Angel Heart (Batman : Étranges apparitions)

Batman : Etranges apparitions par Steve Englehart et Marshall Rogers

Prends un petit poisson, glisse le entre....ahem....

Prends un petit poisson, glisse le entre….ahem….© Dc Comics

Un rapport d’incident signé   BRUCE LIT

VO : DC

VF : Urban / Eaglemoss

Étranges apparitions recueille les numéros 439 de 1974 puis 469-476 de la série Détective Comics.  Tous les épisodes sont scénarisés par Steve Englehart. Les dessins du #439 sont signés Walt Simonson. Les autres sont de Marshall Rogers avec -excusez du peu- un encrage de Terry Austin. 

Ces épisodes bénéficient d’une impeccable traduction de Jean-Marc Lainé.

Pour peu que la notion de spoilers soit transposable pour des histoires datant de 1977, je préfère sortir mon Joker.

Nous sommes en 1977.  Le Punk en Angleterre va bouleverser la culture pop occidentale en renversant ses institutions et donner un coup de jeune à un rock en voie d’anoblissement.  Sur notre perfide Albion, des jeunes punks de 2000 AD créent Judge Dredd, le flic aussi fasciste qu’invulnérable.

Chez Marvel ,Chris Claremont propulse les X-Men  vers des strates inenvisageables. D’ici peu, Frank Miller achèvera de faire de Daredevil une série majeure, adulte et littéraire.   Wolverine et le Punisher introduisent dans le monde des Super-Héros des antihéros cyniques, sombres, revenus de tout et qui ont oublié leur catéchisme.  Et du côté de DC, éditeur pas franchement réputé pour l’exploration des failles de ses personnages, on foutait quoi pendant ce temps ?

Et bien, Steve Englehart arrivait et-c’est pas moi qui le dit, mais la préface de Urban- inventait rien de moins que la version canonique de Batman : pince sans rires, froid et tourmenté. Pour qui découvre ces épisodes 40 ans après, sans plus d’affection que ça pour un personnage monolithique et sans émotions, c’est une sacrée bonne surprise.  Une narration nerveuse en totale adéquation avec la mise en scène inventive et réaliste de Rogers.

Où est Robert Mitchum ?

Où est Robert Mitchum ?© Dc Comics

Alors que Batman surplombe Gotham, il assiste impuissant à un braquage qui tourne mal : un criminel en s’enfuyant abat les parents d’un jeune garçon. Il n’en faut pas plus pour que le vigilant traque impitoyablement les braqueurs. En terme d’action, Engleheart fournit en moins de 22 pages son quota d’action aux jeunes mâles de l’époque : Batman se bat en ville, au bord d’une falaise et sous l’eau.

La force de l’histoire est pourtant ailleurs. Elle est tout d’abord dans le syndrome post-traumatique de notre héros qui se déroule sous nos yeux. En assistant au dit meurtre, Batman ouvre grand les yeux d’horreur : sa compassion pour le jeune orphelin le dispute à ses souvenirs douloureux. Walt Simonson entremêle de manière très fluide le présent et les souvenirs du jeune Bruce Wayne, avec dans les deux cas, l’impuissance d’un homme qui a embrassé sa carrière de justicier pour éviter ce cas de figure.

Ange gardien ou de la mort ?

Ange gardien ou de la mort ?© Dc Comics

A l’instar d’un Peter Parker déchaîné sur les traces du minable qui a abattu son oncle, Batman se lance dans une expédition sans surprise. C’est un code super-héroïque que l’on retrouvera par la suite dans les Shonen comme St Seiya ou Dragonball : un héros n’est jamais aussi dangereux que déchaîné.    Sauf que dans le cas de Batman, c’est une colère froide, silencieuse voire inquiétante.  Engleheart donne la parole aux vilains, qui, sans pouvoirs n’ont pas l’ombre d’une chance face à un justicier qui joue avec eux comme le chat avec la souris : se refusant au meurtre, Batman les laisse mijoter dans leurs angoisses et leur culpabilité.

Comme certaines histoires de Wolverine ou du Punisher, Batman est vu en focalisation interne : Engleheart est un narrateur omnisicient décrivant les tourments intérieurs du Justicier qui ne laisse rien paraître de l’extérieur. Celui-ci semble privé de parole,  comme un enfant qui ferait voeu de silence en expiation de ce qu’il n’a pas pu empêcher.  Un parti pris narratif que reprendra un Matt Wagner dans son très réussi Zorro  avec un Bernardo se murant dans le silence après avoir assisté au viol et au meurtre de sa mère.

Le Batman a perdu la parole. A quoi bon dialoguer avec la racaille ?

Le Batman a perdu la parole. A quoi bon dialoguer avec la racaille ?© Dc Comics

Tout au long de cette histoire Batman se montre à la fois arrogant ou suicidaire : il tombe volontairement d’une falaise, s’expose aux balles sans bouger ou simule la noyade pour tuer psychologiquement ses antagonistes. La surprise est dans la conclusion de l’histoire : Bruce Wayne le temps d’une séquence enlève son masque et s’effondre en larmes. Une scène que j’attendais depuis longtemps et qui humanise notre héros. Pleure t’il ses parents ou ce qu’il est devenu ? La conclusion de Engleheart est sans ambages et touchante. Un classique instantané, même pour un lecteur habituellement insensible aux aventures du Batman.

Suivent alors 3 épisodes que j’ai trouvés parfaitement dispensables où Bats affronte Le Pingouin, le Dr Phosphorus et Deadshot et qui m’ont rappelé pourquoi l’univers de Batman m’est souvent resté indifférent : sa galerie de vilains grotesques (au sens étymologique du terme) qui ne fonctionne pas sur moi. Ces épisodes se lisent plaisémment, même si le volet psychologique s’efface derrière des affrontements ordinaires.

Bruce Wayne pleure ses parents ou sur ce qu'il est devenu ?

Bruce Wayne pleure ses parents ou sur ce qu’il est devenu ?© Dc Comics

Il existe pourtant un fil narratif entre ces histoires : la mise au ban de Btaman par le Conseil Municipal de Gotham qui décide de se débrasser de cet empêcheur de corrompre en rond.  Même si aujourd’hui, un Bendis ou un Millar iraient beaucoup plus loin dans la traque réaliste du héros, il reste suffisamment de trame narrative pour présenter un héros enchaînant blessures et fatigue au fil des combats. Un procédé qu’utilisera formidablement par la suite Ann Nocenti sur son DD qui a beaucoup en commun avec ces histoires.

En trame secondaire, on rencontre Silver St Cloud, une femme que Bruce Wayne va aimer sincèrement. Elle inspirera par la suite le personnage de Vicky Vale dans le Batman de Burton. Insuffisamment développée à mon gout, cette idylle continue de montrer la richesse de l’écriture d’Engleheart. L’identité du héros est au centre de ce travail. Le Dr Hugo Strange la découvre et joue les imposteurs comme le fera Kraven avec Spider-Man. Le Joker refuse d’apprendre qui se cache  sous le masque de son meilleur ennemi. Et Silver reconnait le langage corporel de Bruce Wayne sous la cape du sombre héros (sic).

Qui suis-je ?

Bruce is Strange© Dc Comics

Avec les épisodes Hugo Strange, Englehart remet Bruce Wayne en situation de faiblesse : drogué et affaibli, il est volé de son costume, de son identité. On le voit quasi nu et impuissant (re-sic) : l’évidence que Bruce Wayne est une enveloppe vide sans cape noire pour cacher tout ce qu’il veut montrer (comme dirait l’ami Gainsbourg). J’ai beaucoup aimé ces épisodes qui m’ont rappelé non pas les films de Nolan que je déteste, mais les jeux Arkham Asylum, notamment le premier : cauchemars et hallucinogènes.

Encore une fois l’écriture de Englehart est moderne : il sait trouver le juste équilibre entre le récit de super-héros traditionnel et ses grosses ficelles (la maison piégée, des serpents qui tombent sur la tronche de Batou et-vlan- un antidote pile poil sous la main pour contrer la morsure d’un mamba….) et ce qui sera la maturation des super héros de Miller : une psychologie encore balbutiante d’un héros qui n’est pas le moins fou de son bestiaire.

Welcome to my nightmare !

Welcome to my nightmare !© Dc Comics

Cet équilibre est en fait très délicat et peu savent le maîtriser : ce moment de grâce où le super-héros accomplit ce pourquoi il a été conçu : botter de vilains culs tout en abordant les rivages du symbolique, du social et du psychanalytique.  A ce titre, Le poisson qui rit contentera les fans du Joker qui le découvriront tel qu’ils l’aiment : dangereux, imprévisible et complètement cinglé. Mais pas tant que ça.

La situation est absurde : en contaminant les poissons de Gotham en leur donnant son visage, le Joker espère….toucher un copyright et s’adresse à un juriste pour s’enrichir. Est-si délirant ?  Et bien non ! En Europe on est en plein No Future et le Joker pourrait bien être le nihiliste des Sex Pistols qui ne sait pas ce qu’il veut mais devine comment l’obtenir.  Et nous sommes du coup raccord avec le Joker de Nolan, celle qui a fasciné toute une génération.

Ça doit être épuisant d'affronter ce taré....

Ça doit être épuisant d’affronter ce taré….© Dc Comics

Que ce soit Strange, le Pingouin ou le Joker, tous veulent être le Batman à leur manière. Un homme qui s’approprie la loi pour assouvir ses pulsions. Mais, surtout, et c’est un aspect qui est souvent passé sous silence, sa richesse matérielle. Les vilains veulent s’enrichir et mener le train de vie d’un….Bruce Wayne un personnage qui lui la dilapide pour attraper des criminels qui pervertissent le rêve américain.

Or, les ambitions du Joker de lancer sa marque de poisson n’a rien d’inconcevable au pays du dollar. Qu’on se rappelle de la Bible altermondialiste No Logo de Naomi Klein qui donnait des exemples édifiant de tentatives ratées d’industriels américains pour s’enrichir tel que que Coca-Cola qui voulait acheter la couleur rouge pour en percevoir des copyrights internationaux  ou projeter son logo sur la lune….Un problème de logo que le Batsignal a depuis longtemps résolu !

Enfin, filons une rapide métaphore religieuse : le Joker veut imprimer son visage sur des poissons. Le poisson est le symbole du Christ, sauveur de l’humanité. Batman étant, celui de Gotham, nous avons encore une fois la preuve de la complicité voire l’amour du Joker envers notre héros. Une dimension ambiguë qui n’échappera pas à Miller et Morrison qui balanceront du Chéri  entre le Joker et Batman.

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Ne me mets pas en colère, tu n’aimerais pas ça….© Dc Comics

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Et vint Steve Englehart pour inventer la version canonique du Bat-Man et d’un Joker mortellement dangereux. Les origines revisitées de Bruce Wayne, son séjour en psychiatrie et l’obsession du Joker pour les poissons :  Tous ces épisodes sont sortis chez Urban et Eaglemoss et passés en revue chez Bruce Lit.

La BO du jour : Bien sûr il est des drames atroces ; mais voir Bruce Wayne pleurer….

53 comments

  • Eddy Vanleffe  

    l’encrage fin mais tramé rend ces épisodes d’une rare élégance. il me semble que le premier épisode qui t’a tant marqué est l’ouvre graphique d’un jeune artiste italien qui ne s’est pas intégré au système américain, ses deadlines et ses contraintes. d’ailleurs cet épisode est exceptionnel avec des images de fous notamment celle ‘un Batman dans le ciel dont la silhouette évoque réellement une chauve-souris.
    Les histoires sont de l’accabit du dessin animé des 90″s qui y puisera une inspiration flagrante.

  • Bruce lit  

    Il s’agit de Sal et Vin Amendola (dont je n’avais jamais entendu parler).

  • artemus dada  

    Ahaha .. Je suis sûr que ni Pat Mills, ni John Wagner, pas plus que Carlos Ezquerra n’étaient ni ne se considéraient, comme des « punks ». Mais c’est vrai que le zeitgeist a dû jouer.

    Pas plus que Dredd n’est un fasciste.
    Il est surtout une belle intuition, celle de faire de la BD de science-fiction à un moment où ce n’était pas si évident que ça, et un règlement de compte.

    Peu de temps avant son invention, un hebdomadaire de bédé anglaise avait eu a subir les foudres de la censure, Action, tel était son nom.
    On y voyait de jeunes prolétaires être des héros, et même un boxeur Noir. Schocking !
    Qui plus est, le ton y était très violent (déjà).

    Judge Dredd est donc en partie, la réponse de Mills à la censure, en prenant le contre-pied d’Action est en faisant de Dredd un policier, que n’aurait pas renié Mickey Spillane.

    Autrement dit un représentant de ce même l’Etablisment qui avait fait des misères à son magazine, et tout aussi violent que les personnages d’Action.
    De là à faire de Dredd un fasciste, il y a un pas que je ne franchirai pas.

    Surtout après 40 ans d’une existence, très très loin d’être binaire.

    • Bruce lit  

      Hello Artemus,
      Je ne connais pas assez la bio de 2000 AD, mais le punk plutôt pas trop mal et ce que j’en ai lu ont souvent cité Dredd comme le flic luttant contre l’anarchie prônée par les pistols. Je me rappelle aussi avoir lu ses aventures dans de vieux magazines de métal.
      J’ai de la sympathie pour Joe Dredd un flic brutal mais non dénué de valeurs. Lorsque j’en ai parlé à ce bon vieux Pat Mills lors du dernier Comic con (et j’ai eu le temps de lui tailler une bavette voir ici), il m’a confirmé que la société de Dredd était une société fasciste (les habitués savent que cette question me travaille).

      Mais je veux bien concéder ceci : le fascisme est devenu le raccourci commode de tout comportement et société autoritaire alors qu’il en existe des milliers de déclinaisons. Fascisme et nazisme ont été souvent accommodés à toutes les sauces.

      • artemus dada  

        Je suis bien sûr d’accord avec Mills et toi, la société où vit Dredd est une société totalitaire, et on peut effectivement dire fasciste. Toutefois, il n’y a pas d’apologie d’un parti politique.
        À moins de considérer la Justice, dans les outrances dont elle se pare à Mega-City One, comme un parti politique.

        Seulement Dredd, n’est pas -de mon point de vue- un fasciste en tant que tel, même s’il vit dans une société qui l’est, est qu’il en est un des plus farouches représentants.
        Dans nombre d’aventures il fait preuve d’humanisme, voir de compassion, ce qu’un fasciste ne ferait sûrement pas.
        En outre ses nombreuses aventures, aux tons parfois très différents, montrent un homme très complexe ; des aventures où toutes les idéologies (et donc les partis politiques) sont souvent raillées.

        Et, mais c’est un argument spécieux, je te l’accorde, Dredd combat souvent types qui eux, mériteraient d’être qualifier de fasciste.
        Voir le Juge Cal, personnage que l’on peut découvrir dans le tome 3 des Affaires Classées commercialisé par DELIRIUM, même si pour le coup c’est sur le ton de l’absurde.

  • JP Nguyen  

    Ceux-là non plus, je ne les ai jamais lus. A une époque, je tournais autour mais en feuilletant la VO, je n’avais été totalement séduit par les dessins de Marshall Rogers…
    Et les déclarations de désamour de Tornado avec ses épisodes ne m’avaient guère incité à m’y replonger.
    Ceci dit, avec la VF qui doit se trouver maintenant assez facilement, je devrais peut-être retenter l’affaire…

  • Présence  

    Ce sera vraiment la semaine des paradoxes, puisqu’ayant lu ces épisodes il y a quelques années, je n’avais pas réussi à m’intéresser. Il est vrai que j’avais déjà lu de nombreuses histoires de Batman auparavant, et certaines que je trouvais plus abouties que celles-ci. il est vrai aussi que je n’avais pas en tête le contexte que tu évoques : Steve Englehart inventant rien de moins que la version canonique de Batman. Du coup, c’est vrai que c’est un peu injuste que je juge ces histoires sur la base de celles qui ont suivi, en empruntant la direction donnée par Englehart.

  • Tornado  

    Ah ouais… Il se passe tout ça là-dedans ?
    Bon… je m’en vais faire le rabat-joie ailleurs… ;)

    • Bruce lit  

      @Artemus Dada : on est totalitairement d’accord ! le personnage me rappelle souvent Frank Castle dans son monolithisme, son côté pète-sec et ses fenêtres d’humanité insoupçonnées. Les choix qu’il doit faire sont souvent les moins pires à prendre en situation d’urgence et face, il faut dire à une sacrée racaille :). J’aime beaucoup les histoires comme Demokratia où ses méthodes sont remises en questions. Il me tarde de lire le travail d’Ennis sur le perso.

      @Tornado : come as you are. C’est pas si grave, j’ai plus que flingué en mon temps aussi. C’est pas du jeu sinon. J’aimerais vraiment avoir l’avis de spécialistes du personnage.

    • Bruce lit  

      Ah, et ben j’ai bon gout alors :)
      Merci Pierre.

    • Eddy Vanleffe  

      C’est aussi celui que j’ai préféré de tout le recueil alors c’est un one-shot sans grand rapport avec le reste de l’album

  • nicolas  

    Souvenirs de jeunesse ça, cette vision inquiétante du Joker dans un Batman Poche (Sagédition), souriant et complêtement psychotique. Effrayant. Je vais aller lire mon hardcover avec l’intégrale des episodes. Pour frissoner un peu :-)

  • Matt  

    The laughing fish est un des épisodes les plus marrants de la série animée Batman des années 90. Il va bien falloir que tu tentes le pas de la regarder, Bruce. S’il y a UNE série animée sur un super héros à ne pas louper, c’est celle là. Il faut te l’offrir aussi pour te convaincre ? ;)

    https://www.youtube.com/watch?v=gf7Tbt9ewY8

    • Bruce lit  

      Effectivement il faudrait que je m’y mette, tout le monde sauf moi a l’air de connaître ses épisodes.

      • Jyrille  

        Non tu n’es pas seul… j’ai commencé à mater la série mais je manque de temps là, et il faudrait que je trouve une plateforme correcte.

        • Matt  

          Je lui ai tout filé. Mais pour l’instant il m’a dit que bof, pas bien fan^^
          Je lui dirais bien de continuer parce que tous les épisodes ne se valent pas. Mais bon…

          • Bruce lit  

            @Matt : je les regarde tous les soirs avec ma fille qui est fan. Le doublage est vraiment excellent. Les histoires aussi même si l’univers de Batman et son casting ne me parlent pas plus que ça.

            @Jyrille : je réécoute bcp de Lee Hazlewood en ce moment. Un vrai cauchemar à trouver en occaz’.

          • Matt  

            A l’occasion jette un oeil à la VO (il y a les 2 pistes sonores, tu peux choisir si tu lis ça avec un lecteur comme VLC)
            Juste pour entendre Mark Hamill qui fait la voix du Joker, et notamment ses rires complètement dingues. La meilleure voix du Joker ever !

  • Vindicator  

    Dîtes les gars, c’est normal ce cycle Batman alors que le nouveau Marvel est en salle ?

    • PierreN  

      C’est parce qu’il y a déjà eu un cycle Thanos il y a quelques jours de cela.

  • Vindicator  

    Ok.
    Merci Pierre N. Vous faîtes pas dans le commercial

    • Eddy Vanleffe  

      NAAN
      on est purs et intègres et on refuse le système! :)

  • Vindicator  

    C’est tout a votre honneur, mais vous perdez des lecteurs non ?
    (chouette review sinon m.lit)

    • Matt  

      Moi j’avoue que j’ai pas tout pigé non plus en fait^^ Il y a eu une semaine rediff sur Thanos pour coller à l’actualité du film, mais 2 semaines plus tôt. Donc en fait, on fait un peu dans le commercial, mais comme des bleus au mauvais moment^^ (ouh, je vais me faire taper ;) )

      • Bruce lit  

        @Matt et Vindicator : bon, je m’explique. Depuis le début du blog, j’ai fait un choix de ne pas coller à l’actualité, tout simplement parce que je ne souhaite pas que Marvel et Dc me dictent mon agenda. Il y a eu un spécial Thanos il y a deux ans et effectivement un autre il y a 15 jours.
        Or, 1/voir mon attachement à ma liberté de publier ce que je veux quand je veux
        2/ j’avais prévu que cette semaine tous les blogs se consacreraient à cette actualité. Je vous invite à regarder le panoramique des publications aujourdhui ici. Du coup, le blog serait perdu dans la masse.
        3/ Enfin, dans l’équipe, mise à part Matt et Pierre, les films MDCU n’interessent pas/plus grand monde quoique, personnellement, les gardiens de la galaxie 2 et Logan ont à mes yeux remonté le niveau de 10 ans de films ennuyeux.

        En son temps, Bruce Lit a proposé des reviews à chaud de Star Wars 7, Xmen Apocalypse ou Logan. Avec le temps, ces reviews n’ont pas de grandes vocation à être rediffusés.
        Donc, je pars du principe que cette semaine, on peut lire sur le blog autre chose que du MDCU. C’est mal ?

        @Omac : oui, les doux dingues sont attachants. Euh, le Joker ? pas vraiment quoi…

        • Matt  

          Ok je comprends. Non, c’est pas mal, je m’en fous de l’actualité moi. Mais c’était la rediff Thanos qui était bizarre du coup^^ On aurait aussi pu s’en passer, non ? Non pas que ce soit mal de rediffuser mais c’était pour coller (un peu quand même) au prochain film, non ?
          Bon moi les films je ne m’y intéresse pas plus que ça non plus. ça dépend lesquels et je ne vais pas les voir à leur sortie (pas vu Black Panther). Mais c’est juste que je ne veux pas juste les rejeter par principe juste parce que c’est chiant que tout le monde en parle. Comme tu le dis, il peut y avoir de bonnes surprises.

          • Bruce lit  

            Les rediffs, outre l’opportunité de coller à l’actu (ce qui est pas mal de montrer que l’on ne vit pas dans une grotte), permet aussi de redonner une seconde jeunesse à des articles comme L’entité Thanos, qui, en son temps, était passé inaperçu. De quoi faire plaisir à tout le monde en faisant plaisir à chacun.
            Si dans l’équipe vous voulez chroniquer ces films je reste ouvert, vous le savez.
            Je ne rejette plus ces films. C’est une porte d’ouverture comme les autres pour les comics qui aurait pu me faire bander 20 ans plus tôt. Ca nous amène de nouveaux lecteurs. Et alimente nos débats.

          • Matt  

            Moi ce qui me gonfle avec Infinity War c’est que d’après ce qu’on m’en a dit sans me spoiler, il faut avoir vu Thor 3 déjà. Parce que ça reprend après que Asgard ait été détruit par Hela et tout…
            On m’a dit aussi que c’était bien. Mais il vaut quand même mieux avoir suivi la phase 3 (donc Cap america 3, Thor 3, les gardiens de la galaxie 2)

            Et on m’a dit aussi que Thanos n’est pas tout pourri. Ce qui ne veut pas dire qu’il est aussi intéressant que chez Starlin mais on m’a dit qu’il avait un côté ambigu quand même et que ce n’est pas une caricature de méchant qui veut juste être méchant. Ce qui me semblait être le point à ne pas foirer quand on met en scène un perso qu’ils ont teasé depuis tout ce temps.

            J’irais peut être le voir quand même parce que j’adore le perso de Thanos et que je suis curieux. ça peut aussi vouloir dire que je vais pleurer si je trouve ça raté mais bon…

          • Eddy Vanleffe  

            Perso je crois à un truc qui devenu un vrai credo dans mes goûts culturels:l’intemporalité!
            une fois que c’est sorti/publié/paru; c’est dans le grand fourre tout de l

          • Eddy Vanleffe  

            Perso je crois à un truc qui devenu un vrai credo dans mes goûts culturels:l’intemporalité!
            une fois que c’est sorti/publié/paru; c’est dans le grand fourre tout de la culture ne général.
            qui se soucie de savoir si Mozart a le swag?
            j’aime les choses que j’aime point barre.
            j’aime les films Marvel comme des….bonbons. c’est mauvais pour les dents mais une fois de temps en temps c’est super bon. Je préfère les comics car je considère la BD comme une forme d’art supérieure, mais les films sont sympa et vous ne me ferez pas dire de mal du prochain Marvel car voilà, il doit être cool….
            mais je ne me sens pas obligé de le voir cette semaine non plus… je ne suis pas prisonnier de l’actu….

          • Matt  

            La BD une forme d’art supérieure au cinéma ? Carrément ?^^
            Bon c’est une opinion…
            Moi je dirais clairement supérieure au cinéma de type blockbuster pour tous publics, certes. Mais ça dépend vraiment du type de film.
            L’ennui avec le cinéma, c’est que ça coute trop de pognon par rapport à une BD. Et donc il est quasiment impossible de pondre un film de type Star Wars bourré d’effets spéciaux qui soit interdit aux moins de 16 ans pour un public de niche avec des thèmes ultra-trash abordés dedans. Ce ne serait pas rentable. Alors qu’en BD…ça pose pas plus de problème que n’importe quel type de BD, il faut toujours un scénariste et un dessinateur, pas plus. C’est dommage mais ce sont les limitations du cinéma.
            Mais sinon c’est quand même une forme d’art incroyable qui combine le son et l’image, les techniques de la BD pour le cadrage, la performance d’acteurs, le mouvement et tout ce que ça permet au niveau mise en scène, etc.

            Enfin faut pas me demander de choisir entre le ciné ou la BD. Ce serait comme devoir choisir entre ses gosses.

          • Eddy Vanleffe  

            j’avoue en avoir rien à carrrer du cinéma… :)
            C’est une industrie ou des centaines de personnes sont impliquées pour une et demie de conneries…
            je crois que la peinture, la photo, la BD, le roman, le théâtre sont supérieurs à cette hydre polycéphale…
            le cinéma, c’est le Mac Do….

          • Tornado  

            Mais non mais non. Le cinéma, c’est Fellini, Marcel Carné, Orson Welles, Spielberg et Chaplin. C’est la Universal, la Hammer. C’est Excalibur, Metropolis, c’est Miyasaki, Amadeus, Delivrance. C’est presque 130 ans de 7° art !

          • Matt  

            Bon Eddy, je lance un contrat sur ta tête et je l’envoie à toutes les écoles de cinéma pour leurs étudiants^^ Cache-toi bien !

          • Tornado  

            C’est Kubrick, Hitchcock, DaPalma, Coppola, Scorcese, Kurosawa, Sergio Léone, les Monty-Python. Billy Wilder, Marcel Pagnol, les Charlots ( :D ). C’est des génies en chair et en os : De Funès, Brando, Raimu. C’est Orange Mécanique, King Kong, La Vie est Belle. La vie est belle quoi !

          • Matt  

            La Vie est Belle : de Capra ou de Fellini ?^^

          • Tornado  

            Capra. Fellini n’a pas fait de vie qui soit belle (c’est Begnini).

          • Matt  

            Oups oui pardon, me suis gouré de nom italien. ça sonne tout pareil (et hop la remarque raciste…)

          • Tornado  

            Fais gaffe, j’ai une moitié de sang italien et corse, et une autre allemand. On rigole pas avec ça ! :D

          • Matt  

            Italien et corse ? Et tu te prends pas la tête avec toi-même des fois ?^^
            Bon je me tais…

          • Tornado  

            Mes quatre grands-parents : Tornato, Pasquallini, Schaff et Shauzer. Si j’avais eu un peu de sang espagnol, on avait la trinité fasciste originelle. Quand je le dis que je suis dangereux… :D

          • Bruce lit  

            J’ai du sang Sicilien (Tringale, ça sonne basque peut-être ?) et mon père a débarqué de Tunis après l’indépendance sous les crachats des Marseillais qui le traitait de Macaroni
            Pour faire simple, mon grand père a été un résistant reconnu de la première heure (j’ai des photos de lui avec De Gaulle) tandis que ma pauvre mamie, pais à son âme a fait partie des jeunesses mussoliniennes….
            « Hein Mamie, mais tu te rends compte ?!!! »
            « Mais bruce, j’avais 9 ans, tu voulais que je fasse quoi » ???
            « ….. »
            Jusqu’à la fin de sa vie, on lui a fait le salut nazi pour l’asticoter au moment de lui dire bonjour.
            La pauvre

          • Matt  

            Dis donc tu sais mettre l’ambiance toi^^ On déconnait, nous.
            Tringale honnêtement je trouve que ça peut sonner français. ça dépend comment on le prononce. C’est pas Mazzucchelli non plus quoi^^
            Pour ta grand-mère, ouais on préfère souvent oublier que les alliés ont été de gros connards aussi avec les femmes de collabo ou autres personnes proches de « traîtres » même s’ils n’avaient rien fait de mal eux-même. Il est facile de se moquer ou reprocher des trucs de ce genre. C’est pas joli-joli tout ça et on n’en parle jamais. C’est toujours les méchants allemands VS les gentils alliés. Or, si on oublie les SS, y’avait surement des gens biens parmi les soldats allemands qui étaient envoyés au casse-pipes.

          • Eddy Vanleffe  

            Ha, Ha

            Bien sûr que j’aime regarder des films, mais je ne les considère pas au dessus du reste…
            si tu proposes un concert ou un film, je préfère le concert…

  • OmacSpyder  

    Après ton article, j’ai commandé le numéro de la collection Eaglemoss qui reprend ces épisodes. La couverture reprend celle de Detective Comics de ton avant-dernier scan « Ça doit être épuisant d’affronter ce taré » (Quelle légende soit dit en passant alors qu’un fou peut aussi être très attachant!) En tout cas cette couverture me rappelle des souvenirs des éditions Poche de Batman, j’ai hâte de relire tout ça!

    Pour revenir à ton article, il restitue bien le rythme haletant de ces épisodes avec la chape de pmomb de silence du héros. Le traumatisme de la mort est présent et pousse le héros aux rivages du suicide. Cela me fait penser au titre plus récent « I AM SUICIDE » du Batman Rebirth tome 2 chroniqué par Présence. La figure du Joker n’est-elle pas ce garde-fou pour Batman? Celui-ci nage comme un poisson dans l’eau dans la folie tandis que Batman en arpente la lisière, constamment entre les deux mondes, sur un fil lui donnant accès aux deux mondes, atout qui lui donne toute sa force singulière…

  • Tornado  

    Ma décision est prise : Je n’irais pas voir Avengers 3. Rien que ce que j’en ai entendu à la radio me fait fuir : 2h30 de pirouettes cacahuètes.
    Et sinon, puisqu’on a raté le coche : C’est quand qu’il nous fait l’article sur Star Wars 8, Pierre ? ^^

    • PierreN  

      Je vair le revoir, d’autant plus que la sortie du prochain Star Wars (Han Solo) est prévue pour juin.

      • Matt  

        Oh punaise ça va devenir pire que Marvel le nombre de films Star Wars.
        Moi pour le coup j’en ai assez de cette saga. Même les premiers au final je ne les ai pas dans ma vidéothèque. Marre des 3000 versions modifiées, j’ai tout laissé tomber^^

        • Bruce lit  

          SW, c’est fini. Sans regrets. Bye bye. Mon aventure se termine avec Jedi et la prélogie.
          Je déteste viscéralement ces films.

          • Matt  

            Tiens j’ai vu three billboards, les panneaux de la vengeance. C’était très bien. ça ne m’étonne pas que ça t’ait plu, c’est vraiment axé sur l’humain avec ses défauts, ses changements, ses moments de rédemption. Des acteurs tous doués et une chouette histoire.

  • Jyrille  

    C’est toujours un plaisir de découvrir les réflexions d’un Bruce qui lit du Batou. J’avais entendu parler de ces histoires via les coups de gueule de Tornado, mais là je vois beaucoup mieux la chose et la raison de l’aura de ces épisodes. Ton article est super.

    Même si cela m’intrigue, je n’investirai pas là-dedans, mais je serai curieux de les lire tout de même. C’est terrible, tu me donnes envie de relire le run de Morrison sur Batman, alors que j’ai des dizaines d’albums qui m’attendent ! Cela dit, je suis en plein Final Crisis – Seven Soldiers of Victory de Morrison et je suis bien content de les avoir en VF. Et je retrouve le plaisir de lire du Morrison.

    La BO : magnifique. Je suis en train de me réécouter Scott Walker, je me suis donc dit qu’il était temps que je rippe mes cds de Brel, cela fait bien longtemps que je ne me suis pas perdu dans sa discographie. Va falloir s’y mettre.

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