Bons perdants (The Losers)

The Losers par Andy Diggle et Jock

Article de JP NGUYEN

VO : DC Comics

VF : Panini/Urban

Cette série, faut-il l’oser ou pas ?

Cette série, faut-il l’oser ou pas ?

Cet article sera consacré à la série The Losers de Andy Diggle et Jock (avec plusieurs dessinateurs intérimaires). Ses 32 numéros ont été publiés sous le label Vertigo de DC Comics de 2003 à 2006. L’ensemble de la série est disponible dans 5 TPB :
Ante Up
Double Down
Trifecta
Closed Quarters
Endgame
Elle a aussi été rééditée en 2 omnibus.
En VF, Panini avait commencé à publier un tome puis Urban Comics a édité toute la série en 2 épais volumes.
Nous évoquerons aussi rapidement le film tiré de ce comicbook, sorti en 2010.

Avertissement : Spy+Losers = Spoylers !

D’ailleurs, on va commencer par parler du film. C’était encore un de ces soirs où je voulais me mettre le cerveau en pause. Une rapide sélection de VoD plus tard, je lançai la lecture de The Losers. Le casting était sympathique : Jeffrey Dean Morgan (le Comédien dans Watchmen), Chris Evans (le futur Captain America), Idris Elba (qui jouera Heimdall dans Thor) et Zoe Saldana (qui n’était pas encore la Gamorra des Gardiens de la Galaxie).
Dès les premières minutes, le film paye son tribut au comicbook : la présentation des personnages se fait en arrêt sur image avec incrustation de portraits réalisés par Jock, le dessinateur régulier de la série. Le rythme est rapide et on n’a pas le temps de s’ennuyer pendant une heure et demie qui enchaîne les fusillades, les casses, les complots et trahisons… C’est un pur divertissement, qui puise ses personnages et son pitch dans le comicbook mais qui reste très en surface. Du coup, on obtient une sorte d’ersatz de l’Agence Tous Risques, film sorti la même année, qui bénéficiait d’un plus gros budget et connut un succès assez mitigé, quand The Losers fut, lui, un échec commercial. Ainsi, même si la plupart des personnages survécurent à l’aventure, le film ne connaîtra pas de suite.

Dommage ? Pas forcément. Le film est sympathique mais propose une ambiance différente du comicbook. Avec les contraintes marketing et la pression des studios, je ne pense pas qu’un second opus aurait pu aborder tous les thèmes présents dans la version papier, bien plus sombre et avec une dynamique différente entre certains personnages, qui ne restent pas tous soudés jusqu’au bout.

Un film d’action revendiquant fièrement ses origines comics

Un film d’action revendiquant fièrement ses origines comics

Mais au fait, j’ai oublié de vous dire de quoi ça parle, alors allons-y… Une équipe des Forces Spéciales, sous les ordres de la CIA, exécute une mission qui tourne au fiasco. Les agents sont un temps laissés pour morts puis mis sur une liste noire de personnes à éliminer. Ils partent en quête de vengeance contre Max, le commanditaire de la mission initiale, et découvrent que celui-ci trempent dans un drôle de complot, d’échelle mondiale…

L’équipe est au départ constituée de cinq agents : Clay, le leader opérationnel ; Roque, son second, Jensen, le hacker ; Cougar, le sniper et Pooch, le pilote. Ils sont vite rejoints par Aisha, une improbable femme-soldat afghane.
J’ai lu cette série à peu près à la même époque où je dévorais 100 Bullets . Les Losers, c’était un peu une cousine de la série de Brian Azzarrello et Eduardo Risso, se déroulant dans le monde de l’espionnage plutôt que dans la Mafia. Bien que stylé, le trait de Jock ne me séduisait pas totalement, je préférais la netteté de Risso. En revanche, Andy Diggle écrivait bien. Le saviez-vous ? Avant de se commettre dans le médiocre Shadowland chez Marvel, le scénariste avait rendu de bien meilleures copies pour DC/Vertigo ! Ici, il signe une intrigue assez bien ficelée, riche en rebondissements, agrémentée de dialogues fluides, qui sonnent juste, avec des voix et des registres de langage différents selon les protagonistes.

Les morts n’ont plus rien à perdre

Les morts n’ont plus rien à perdre

Au départ, The Losers n’étaient pas une pure création mais une revisite d’une ancienne série de DC Comics, créée par Robert Kanigher en 1969, à qui l’on doit aussi Unknown Soldier . La démarche de Diggle a d’ailleurs été directement inspirée par celle de Garth Ennis et Killian Plunkett, qui avaient imaginé une aventure moderne pour le personnage de la seconde guerre mondiale, avant que Joshua Dysart et Alberto Ponticelli ne récidivent brillamment . Les Losers originels étaient aussi des soldats de la seconde guerre mais leur caractère distinctif était la poisse qui leur collait aux rangers et la pratique d’un certain autodénigrement. Comme beaucoup de récits de guerre publiés chez DC Comics à cette époque, la série mettait davantage en lumière les aspects négatifs de la guerre, plutôt que d’exalter la bravoure et les hauts faits d’armes de valeureux soldats alliés. Kanigher était en cela influencé par la proximité de la guerre du Vietnam, qui allait écorner pour longtemps l’image du gentil soldat américain combattant pour la liberté…

Même s’il ne les a pas créés, Jack Kirby eut l’occasion de mettre en scène les Losers sur une douzaine d’épisode (Our Fighting Forces #151-162), qui ont été traduits chez Urban en 2017. Il adopta un ton assez différent de Kanigher, à cause de son expérience de vétéran mais aussi du fait de son attirance pour le bizarre et le spectaculaire. Dans The New Frontier , c’est à cette version-là que Darwin Cooke rendra hommage, en narrant le dernier baroud d’honneur de Johnny Cloud sur l’île des dinosaures.

L’équipe d’origine, fort différente…

L’équipe d’origine, fort différente…

Revenons au run de Diggle et Jock, où les soldats sont devenus des barbouzes mais avec une filiation notable avec la version de Kanigher : les ex-agents de la CIA remuent la merde et déterrent des dossiers embarrassants pour l’Etat américain. Toutefois, les agissements forts discutables de l’Agence (trafic d’armes et de drogue pour financer leurs opérations clandestines) servent principalement de toile de fond à la série. A l’inverse de Queen & Country , The Losers privilégie l’action et les rebondissements plutôt qu’une approche naturaliste. Dans l’ensemble, les explosions et les coups de théâtre prévalent sur le commentaire géopolitique. Même si le récit fait référence à des pays existant réellement (l’Irak, l’Afghanistan, l’Ukraine etc.) et non à des nations fictives ; les opérations spectaculaires et le but ultime poursuivi par le méchant de l’histoire, Max, font qu’au fil de la série, on passe plutôt de Jason Bourne à James Bond (avec moins de gadgets, tout de même) sans jamais trop tutoyer John le Carré. La critique de la CIA est, au final, bien plus légère dans The Losers que dans d’autres comics, comme par exemple Fury : My War Gone By de Garth Ennis et Goran Parlov.

La galerie de personnages est un peu en demi-teinte. A la tête de l’équipe, Clay, n’a pas vraiment de background et ne brille pas particulièrement par son humour. Du coup, il conserve une banale image de pète-sec aboyant des ordres tout au long de la série sans qu’on puisse vraiment le connaître davantage. Aisha est la badass de service, un mélange d’Elektra et de Black Widow mais sans aucun glamour. Elle cache un secret dévoilé très tardivement et qui m’a laissé un arrière-goût de révélation Scooby-Doo. Les plus attachants sont Jensen, le nerd et pitre de service ; Pooch, qui aspire un jour à retrouver sa famille pour vivre une vie normale et Cougar, le sniper peu loquace mais efficace. C’est grâce à ces trois-là que l’équipe a une âme et que le lecteur se soucie de savoir si ces Losers finiront ou pas par décrocher la victoire…

Des covers diversifiées et inventives

Des covers diversifiées et inventives

Comme mentionné plus haut, je suis assez partagé sur le dessin de Jock lorsqu’il fait du séquentiel. Sur des covers, son sens de la composition, ses trouvailles et sa patte si particulière font souvent merveille. J’avais beaucoup aimé son travail sur les covers de Scalped et, sur cette série, il livre encore de très chouettes visuels en couverture. Cependant, quand on bascule dans les pages intérieures, je ressens comme un manque. Au niveau des décors, le dessinateur tend vers l’épure et ne donne pas toujours suffisamment d’identité aux lieux visités par les personnages.
Je lui reproche aussi l’abus de motifs trop géométriques pour représenter les coups de feu et certaines explosions. Même si ça fait partie de son style, le rendu visuel n’est pas toujours convaincant. En revanche, dans le registre de l’action, que ce soit dans les combats et les poursuites, il assure à la fois au niveau du trait et de la mise en page.

En plus du design des personnages principaux, Jock aura quand même eu le mérite de définir l’atmosphère générale de la série, bien aidé dans sa tâche par Lee Loughridge, dont la colorisation participe grandement à l’unité visuelle des 32 numéros. Mais une fois de plus, Jock aura davantage brillé sur ses covers aux images évocatrices, que sur ses pages intérieures, aux cases parfois trop stylisées et épurées.

Du mouvement, mais peu de décors…

Du mouvement, mais peu de décors…

Parmi les cinq dessinateurs intérimaires de la série, mes préférés sont Shawn Martingbrough (# 7-8) et Colin Wilson (#26-28). Respectant parfaitement le design des personnages, ils apportent un supplément de texture dans les décors qui immergent davantage le lecteur dans le récit. Martinbrough hérite d’épisodes de transition, où les membres de l’équipe vaquent chacun de leur côté entre deux missions. Mais son sens de la mise en scène fait qu’on ne s’ennuie pas pendant des pages essentiellement dévolues aux dialogues, uniquement ponctuées, à la fin du numéro 8, par une rapide confrontation à sens unique entre Aicha et un trafiquant de femmes.

Colin Wilson s’est vu, lui, confié la tâche de mettre en scène la mort de Roque, qui avait trahi l’équipe à la fin du premier arc. Non content de donner une sortie fracassante au traître, il réalise, dans la séquence suivante, une merveille de scène à suspense où Pooch, blessé et menotté à un radiateur, ne dispose que de 45 secondes pour désactiver le détonateur d’une bombe… en lui tirant dessus ! Et ce n’est pas fini ! Pour se remettre de son émotion, Pooch aura le droit à une explosion nucléaire et un crash d’avion ! Tout ça, avant de commencer le dernier arc !

 Une scène à suspense où le Colin nous prend dans ses filets…

Une scène à suspense où le Colin nous prend dans ses filets…

En me replongeant dans la série pour rédiger cet article, je réalise que de The Losers j’ai davantage retenu certaines scènes, des morceaux d’action explosive bien troussés, que sa méta-intrigue ou son sous-texte. Au final, l’adaptation cinématographique n’avait peut-être pas puisé si loin que ça de la source ! Toutefois, le Max du film est un méchant totalement caricatural et absurde, au point d’en devenir ridicule, tandis que celui du comicbook est plus impressionnant, avec une ambition bien plus grande : il veut fonder son propre état souverain !
Distillant au passage une critique de l’impérialisme américain, le final de la série est également plus sanglant, avec plus de morts par rapport à l’histoire portée sur grand écran, où tout le monde survit, sauf Roque. Plus d’émotions aussi, lorsque le laconique Cougar s’épanche auprès de Pooch dans l’avant dernier numéro avant de partir pour son dernier assaut…

Même si, à l’époque, j’avais eu moins de plaisir à suivre cette série que le 100 Bullets d’Azzarrello/Risso, elle m’est aujourd’hui davantage sympathique. Si ce n’est le glissement progressif vers une surenchère spectaculaire mais en relative cohérence avec le ton du départ, The Losers honorait fort bien son contrat. Des anciens agents des forces spéciales, trahis et laissés pour mort, qui veulent leur revanche et vont la prendre. On signait pour lire un récit d’espionnage riche en action et on n’était pas déçu, contrairement aux mésaventures d’un agent Graves qui avait commencé comme énigmatique bon samaritain pour finir en parrain parvenu.

Bien habillée par des covers de Jock, saupoudrée de références historiques aux basses manœuvres de la CIA de par le monde, agrémentée par des twists inattendus (même si pas tous réussis), The Losers n’est pas LA série du siècle mais un bon comicbook d’action/espionnage. Si c’est un de vos genres de prédilection et que vous ne connaissez pas encore cette série, essayez-la ! Vous n’avez pas grand-chose à perdre !

 Les Losers : sans gain et sanguins !

Les Losers : sans gain et sanguins !

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La mission du jour de JP Nguyen : réhabiliter les Losers une série Vertigo passée dans l’oubli après un film pas gagnant au box-office. Une série illustrée par Jock et scénarisée par Andy Diggle qui prouvait qu’il était capable de faire autre chose que du Shadowland. Rehab chez Bruce Lit.

La BO du jour :
Beck se revendique de leur bande… Et vous ?

37 comments

  • Présence  

    Voilà qui ramène 8 ans en arrière, à l’époque où je recommençais tout juste à lire des comics. Ton article ravive mes vagues souvenirs qui correspondent exactement à ce tu présentes : un scénario qui tourne au spectaculaire dans la deuxième moitié, des personnages peu étoffés, et une intrigue bien retorse ans le bon sens du terme.

    Je me souviens que j’avais eu du mal avec quelques pages de Jock, mais que j’avais bien aimé la sensation qui s’en dégage : massive et brut de décoffrage, du fait de ces aplats de noir aux contours très particuliers. J’ai bien apprécié comment tu soulignes l’importance du travail de Lee Loughridge qui reste un excellent coloriste à ce jour. Dans les autres comics de Jock, j’avais trouvé son travail sur Hellblazer: Pandemonium bien en phase avec le scénario de Jamie Delano, du fait de sa dimension expressionniste.

    Par contre, comme tu l’indiques, j’ai eu du mal à retrouver par la suite des scénarios d’Andy Diggle qui soit à la même hauteur, et pas seulement pour Shadowland.

  • Tornado  

    Ouh punaise j’aanvie de pousser une gueulante là !!! … … … Nan je déconne ! :D

    Losers est une des séries qui dort sur mes étagères depuis un bail. Typiquement le truc qui a quasiment fait l’unanimité à une époque où je ne voulais rien rater de ce qui sortait de chez vertigo. Et puis j’adore le style du trop rare Jock (s’il est très actif sur les couvertures, il dessine finalement peu de comics à ce que j’ai compris). Contrairement à JP, je suis assez fan car je privilégie la qualité du découpage et l’efficacité du style à « l’esthétique » du dessin on va dire. Et le manque de décors ne m’a jamais gêné (rarement en tout cas) car c’est un peu le langage de la BD que de faire ce genre de « sélection naturelle » sur les éléments à montrer ou pas, au service de la narration. Clairement une question de goût, dans ce cas précis en tout cas.

    Quant à Diggle, l’évolution de sa carrière fait peine à voir. Parti comme un anti-lo(o)ser de la trempe d’un Ennis ou d’un Azarello, il aura livré un travail assez médiocre pour Marvel avant de devenir, au terme d’un Shadowland lamentable en tout point, un paria du monde du comic-book. Je me demande en quoi il est responsable de la bérézina « Shadowland », d’ailleurs, ce qui pourrait relancer la discussion d’hier (en plus apaisée), sur le rôle des editors aux dépends des auteurs… ;)

    • Fred Le mallrat  

      @Tornado: tout a fait d’accord avec toi sur le graphisme… si je pouvais je te piquerai ta partie pour editer mon commentaire..

    • Eddy Vanleffe  

      il me semble me souvenir qu’en effet, son passage fut handicapé d’un « énorme cahier des charges » où il devait se débarrasser du Daredevil chef de La Main et où il a confessé n’avoir pas réussi à imposer sa voie. Par ailleurs il se désintéresse des super héros et là où certains « se forcent » il apréféré être honnête et se barrer…
      Que fait-il depuis? quelques piges pour dépanner…
      Les hasards de la vie ont fait que grâce à Green Arrow Year One, son nom soit désormais associé à un personnage de la série TV et « immortalisé » indirectement…

    • artemus dada  

      Sur les editors et le travail en coulisse, je ne peux pas grand chose pour Shadowland, mais si JP est d’accord et que ça n’empiète pas sur ses plates-bandes, et Bruce aussi, je peux vous faire un petit article sur les coulisses de The Losers.
      Car il se trouve que j’aime beaucoup Diggle (j’ai même revu le film tiré de la série, pas plus tard que la semaine dernière), et que je bossais de mon côté sur The Losers.

      Comme ça en le postant ici, je me livrerai aux « pinaillages » de ceux qui me reprochent de l’être, pinailleur. (smiley)

      Bref ,si Bruce et JP son OK!, que Bruce me contacte : artemus.dadaatlaposte.net

      • JP Nguyen  

        @artemus : je n’ai aucune objection là-dessus, je n’envisageais pas d’écrire davantage sur cette série. Je te laisse entre les mains de Bruce. Méfie-toi, c’est un contremaître intraitable… Une sorte de Jonah Jameson sans la moustache mais avec des lunettes cassées… ;-)

  • Eddy Vanleffe  

    The Losers….
    assez bizarrement, l’article fait écho à mon ressenti de l’époque.
    En effet Losers fit Jursiprudence. après une certaine lune de miel où tout ce que je lisais de chez Vertigo me faisait grimper au plafond…Losers fut le premier que je trouvais en deçà.
    le ramassis de personnages bad-ass, bien poseurs me laissaient entrevoie pour la première fois les failles du comics adulte souvent inutilement démonstratif dans ses « Fuck the fucking fuck! you cocksucker! »

    • Fred Le mallrat  

      @Eddy: pour moi c etait le renouveau de Vertigo… avec 100 Bullets, Johnny Double, Fables.. Car vertigo m avait décu avec des Vamps, Codename Knockout des séries que je trouvais « putassieres » à la image (des 90′s), des relances de swamp thing par Diggle ou Vaughan assez moyenne

      • Eddy Vanleffe  

        C’est là qu’on voit qu’on a pas tous le même jeu et qu’on part pas tous avec les même atouts…
        J’ai jamais lu aucun des titres que tu cites… :)

    • Présence  

      Excellent la dernière phrase. Il m’arrive aussi de m’interroger sur l’intérêt d’une surenchère dans les grossièretés.

      • Fred Le mallrat  

        Au-delà des grossieretés.. pour moi il y a ces « faux comics adultes » du cul+cynisme+violence extreme qui n a aucun discours et devient donc purement voyeuriste..
        Apres l’arret de Sandman puis Preacher, Vertigo n’a plus de séries locomotives pendant quelques années.. et la cherche.
        En plus, des editors comme Alex Alonso, Dennis (un truc comme ca?) arrivent et sont moins dans le surnaturels que berger, Bond et cie.. et la transition entre surnaturel et polar va pas se faire simplement.

        • JP Nguyen  

          Entre 2002 et 2008, la série locomotive de Vertigo, c’était pas un peu Y : The Last Man ?
          Je dis ça, j’ai jamais accroché à ce titre mais, de mémoire, elle apparaissait beaucoup dans les blog-reviews et dans les nominations aux Eisner Awards…

          • Fred Le mallrat  

            Je parle plus de la fin des années 90 avant 100 bullets.

  • Fred Le mallrat  

    Alors moi j’aime bien Jock. Je trouve qu’il a une mise en secen interessante que justement le film ne reprend pas (ca et le flashback qui est mis au début du film et qui donne moins de rebondissment ou en tout installe une telle llinéarité que tout devient prévisible).
    Car bon l atout de cette série est un peu justement les rebondissements.
    Apres je te trouve dur avec le sous texte… il me semble interesant sur les liens petrole/entreprise/cia/etat.. même si c est une tapisserie.. (mai sbon je préfère le Unknown soldier d ellis à celuui de DYsart même si les 2 séries sont des musts pour moi. D ailleurs Unknown Soldier d ellis est pour moi son meilleur taff avec Preacher et Hellblazer).

    Moi j aimais bien diggle.. Shadowland est mauvais, c est assez clair mais ses DD etaient as si mal jusque là et ses Tbolts sont interessants. guns était pas mal non plus. Moins fan de GA year one. et son swamp thing se lit bien. Je pense aussi que Shadowland comme tous les events est ultra edités (on en revient là).
    D’ailleurs lui même comme Editor en chef de 2000 AD est trés contreversé (Mills lui en veut enormément). Je recommande là-dessus le documentaire Futureshock: story of 2000 AD
    https://futureshock2000ad.blogspot.fr/

    • JP Nguyen  

      Ah ah, Fred, tu as été victime du syndrome « je confonds Ellis et Ennis » ;-) (no offense, c’est juste pour taquiner, drapeau blanc, smiley, éléphant rose en tutu et tout ça…)

      • JP Nguyen  

        Sinon, côté mise en scène reprise dans le film, il y a quand même la scène où Jensen est dans un building et fait mine de tirer sur des vigiles avec ses doigts (et en fait c’est Pooch, sur le toit d’un immeuble voisin qui les dégomme)…
        Chris Evans est vraiment très drôle dans le rôle de Jensen, ça fait bizarre de le voir dedans maintenant qu’il a l’image de Captain America qui lui colle pas mal à la peau…
        Une interview d’époque :
        http://collider.com/chris-evans-on-set-interview-the-losers-read-or-listen-here/

      • Fred Le mallrat  

        Ca m arrive souvent…(enfin de confondre les noms pas les auteurs).
        :)

    • PierreN  

      « D’ailleurs lui même comme Editor en chef de 2000 AD est trés contreversé (Mills lui en veut enormément). Je recommande là-dessus le documentaire Futureshock: story of 2000 AD »

      Artemus est justement revenu sur un des travaux du duo Diggle/Jock chez 2000 AD : http://artemusdada.blogspot.fr/2018/03/lenny-zero-andy-digglejock-judge-dredd.html
      Ce n’est pas déplaisant d’entendre un autre son de cloche à propos de la série de Piskor, je me demandais justement si cet aspect « cumulatif/récapitulation neutre » pourrait me convaincre ou me laisser sur le bas-côté.

  • Fred Le mallrat  

    Tiens je me rend compte que j ai les 2 séries les plus récentes de Diggle dans ma pile de lecture.. Uncanny et Control..
    Faudra que je vois ce que ca donne..

  • Fred Le mallrat  

    Aprés pour rebondir sur le rôle d’éditor, on est d’accord que ca ne change pas la qualité de l’histoire… mais par contre la responsabilité de l’auteur.. c est autre chose.
    Je sais qu’il y a des gens qui aiment la série mais pour moi, l echec de la série Captain America Marvel Knights est editoriale.
    Marvel veut lancer une série Captain America qui ne sera pas « superheroique » sans supervillains (et sans le supporting cast habituel et sans continuité) mais dans le même temps vire Rey Nieber, Austen ou Morales dés qu’ils veulent remettre la politique US en question… Donc on a une série sans direction.. soit tu fais politique, soit tu laisses la série dans sa mythologie.. l entre deux ne sert à rien pour moi.

    On peut penser à la saga des 12 que l editorial Marvel a commandé à Alan Davis. Il emt juste en musique une commande.

    On peut parler de One More day ou Original sins pour JMS sur Spiderman.. (bon aprés je suis pas fan de JMS : il part toujours avec 2-3 arcs superbes, de idées brillantes puis son histoire s enlise et soit il bacle la fin, soit il part de la série en plein milieu)..

    On a aussi Engelhart qui avait un nom pour les moments où l editorial avait changé ses scripts (John Harkness ou SFX Englehart).. Chichester a fait de même à la fin de ses Daredevil quand le contenu ne correspondait plus à ce qu il voulait faire…

    Il y a d’autrs histoires que j oublie

  • Bruce lit  

    « Les Losers, c’était un peu une cousine de la série de Brian Azzarrello et Eduardo Risso, se déroulant dans le monde de l’espionnage plutôt que dans la Mafia ». Les couleurs rappellent en effet 100 Bullets.

    Je n’avais pas fait le rapprochement avec tous ces acteurs cités. Il faut dire que j’ai vu le film à sa sortie via Utorrent et que j’en ai le souvenir d’un film standard, interchangeable mais sympathique, effectivement un clone de l’agence tout risques.

    Pour avoir lu le Fakers de Carey et Jock, je me rappelle effectivement avoir été déçu entre le contraste de ses chouettes couvertures et la fadeur de ses dessins.
    L’épisode de conclusion de Digle sur les Thunderbolts avec l’équipe de Ellis était plutôt satisfaisant.

    Je ne suis pas pressé de lire ça, mais je le vois souvent en occaz’. Sait’on jamais.

    Dans le même style, je regarde actuellement la série espagnole La Casa de papel. Des connaisseurs ?

    • Eddy Vanleffe  

      Fakers! Le truc qui est…vain!
      zero souvenir alors j’avais été hypé à donf’…

      • Fred Le mallrat  

        Oui fakers j ai revendu direct..

    • Fred Le mallrat  

      La série Netflix? J ai pas passé l e1.. l heroine merite des baffes.
      Non Losers c est bien meilleur. C est d ailleurs le top dans son genre… et c etait quasiment un storyboard prés à l emploi.
      pour moi sortir un film lambda d une série comme cela c est de l incompétence (peut etre des studios j ai rien contre le réalisateur).

    • Jyrille  

      J’aime bien La casa de papel. C’est un divertissement familial pour moi. Chez moi je suis le dernier, il me reste deux épisodes à regarder alors que les autres l’ont finie depuis longtemps. Ce n’est pas une grande série, ce n’est pas du tout réaliste et l’accumulation de rebondissements est exagérée (comme Breaking Bad) mais c’est très sympathique. J’aime beaucoup l’idée de base. Et puis je trouve les personnages attachants. Bonus : je la regarde en VO alors que je ne connais pas l’espagnol et c’est dépaysant.

      • Bruce lit  

        Ah ! Dans mes bras !
        Je finis la saison -1 ce soir.
        C’est un excellent divertissement, de la bonne BD audiovisuelle qui, décidément, me fait vraiment penser à ces Losers. Entre Raquel et Tokyo, je ne sais pas quels charmes ibériques me conviennent le plus. Elles me font craquer totalement même si ce sont deux styles différents. Je dirais juste que toutes les femmes de cette série sont sexuellement frustrées….
        C’est un bon compromis entre 24 (pour la gestion du temps qui passe assez réussie et les twists) et la première saison de Prison Break en moins WTF. Il n’y a pas tant d’action que ça mais les personnages sont super intéressants. Je me régale des expressions argotiques de la vO. L’espagnol sud américain et le castillan sont très différents.
        Peut être un futur (le premier !!!?) teamup avec toi Cyrille !

        • Jyrille  

          Bon je suis à la ramasse, mais je pose une option pour un team-up avec toi sur La casa de papel. J’ai fini la série hier soir.

  • Yuandazhu kun  

    Très bel article ! Je connaissais pas le film j’y jeterai un oeil au moins pour les acteurs que j’apprécie ! Par contre je vais faire l’impasse sur la version papier…J’avoue ne pas raffoler du style de Jock (dont j’adore les couvertures !).
    Pour Diggle, j’avais beaucoup aimé son passage sur Hellblazer, après Mike Carey il a su repartir sur de nouvelles (ou anciennes) bases, avec un dessinateur dont je suis fan, Leonardo Manco.

    • Fred Le mallrat  

      Si tu aimes Manco, j espere que tu as lu Hellstorm, Druid et Werewolf By Night!

  • Yuandazhu kun  

    Ah mais moi je veux bien tous ces titres avec plaisir !!! Malheureusement j’ai bien peur que ce ne soit jamais sorti en VF si ? (sniff putain de lecteur de VF, mon monde est petit…)

    • fred le mallrat  

      Non mais Marvel US sort un omnibus des hellstorm et druid de ellis et manco

  • fred le mallrat  

    @tornado…
    DC ca ressembler au Marvel des 00′s.
    Apres Bendis sur Superman, on annonce Morrison sur GL et Azzrello sur Suicide Sqaud..

  • Tornado  

    Franchement, il y a très peu de chance que je m’y intéresse. J’ai laissé tomber le super-héros car en fait je crois que ça ne me plait pas du tout en dehors d’une approche particulière/différente. Bendis n’écrit plus du tout comme à ses débuts, et quant aux équipes, j’ai vraiment du mal à supporter le côté « super-partouze ». Déjà, j’ai lâché Batman avec Tom King et James Tynion IV et Superman par Tomasi & gleason (je ne parle même pas de Jurgens) parce que tout semble axé sur les partouzes.
    Je me souviens que je lisais assidument le Superman de Busiek dans les 00′s et que j’étais exaspéré dès qu’il y avait partouze (c’était effectivement déjà le cas et ça me gâchait le plaisir parce que le reste du temps quand Supes était tout seul c’était chouette).

    Sur le principe, Suicide Squad c’est même pas en rêve. Morrison sur GL pourquoi pas (son Superman était imparfait mais auto-contenu (et quand même très intéressant), malgré une forte demande d’ouverture à la continuité…). On verra…

  • Jyrille  

    J’ai toujours été le intrigué part cette série sans avoir osé sauter le pas, et je vais sans doute faire l’impasse, pour le moment en tout cas. Je n’ai pas vu le film mais le casting est alléchant (j’adore Idris Elba par exemple). De Jock je ne connais que Wytches, où son trait colle bien à l’ambiance angoissante. J’adore les couvertures que tu as mises mais je ne suis pas certain d’apprécier le dessin sur autant d’épisodes. J’ai plus envie de me faire Queen and country… et tu me rappelles que j’ai ce dilemme avec Scalped.

    J’ai beaucoup aimé ton article, aussi pétillant que son sujet, notamment les paragraphes sur le dessin et ceux sur les archives : tout se recycle pour de bon ! Tu m’apprends plein de trucs.

    La BO est un chef d’oeuvre que Beck ne refera jamais même si son second album est bien meilleur.

    • artemus dada  

      @Jyrille
      Je ne sais pas si tu lis l’anglais, mais si c’est le cas, pour découvrir Jock, dans ce qui est pour moi sa meilleure prestation, je te recommande Lenny Zero [https://artemusdada.blogspot.fr/2018/03/lenny-zero-andy-digglejock-judge-dredd.html].

      C’est du noir & blanc et ça se passe dans l’univers du Judge Dredd.

      Mais pas besoin de s’y connaître, Andy Diggle avec qui Jock travaille, et ça ne sera pas la dernière fois comme le prouve l’article de JP, fait de ce personnage un excellent ticket d’entrée dans Mega-City One.

      Bref on trouve ça assez facilement, et ça vaut le coup.

      • Jyrille  

        Oui, je lis l’anglais, merci donc pour la référence, Artemus ! Si l’envie me prenait, je reviendrai ici pour récupérer ton lien pour découvrir un peu plus Jock.

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