Collants sur le divan #1: Peter PARKER alias Spiderman

Collants sur le divan #1: Peter PARKER alias Spiderman

Par OMAC SPYDER

1ère publication le 20/09/16-  Mise à jour le 16/07/17

Omac dans la vraie vie est psychologue clinicien. C’est aussi un lecteur assidu de Comics.
Sous son avatar du docteur Alex HIVENCE, Omac vous livre  les états d’âme de Peter Parker tels qu’ils pourraient se dire lors d’une thérapie où il est bien sûr hors de question de dévoiler son identité secrète.

-Bruce

La folie de l'araignée

La folie de l’araignée

Extrait de séance/15

- Bonjour Docteur.
- Bonjour Monsieur Parker, installez-vous.

Peter Parker s’installe lentement sur le divan tandis que je prends place derrière lui, sur ce fauteuil confortable en velours. Un silence emplit la pièce tandis que mes sens de psychanalyste perçoivent une certaine tension chez mon patient qui se lance soudainement comme on se lancerait d’un immeuble

Le cas Peter Parker Addict aux projecteurs? Aveugle à sa névrose?

Le cas Peter Parker : Addict aux projecteurs? Aveugle à sa névrose?

- Vous savez, j’ai repensé à nos dernières séances, Docteur. Toute la semaine passée j’ai ressenti cette culpabilité de façon plus importante encore, concernant la mort de mon oncle Ben. Je ne peux toujours pas m’empêcher de penser que j’aurais pu l’empêcher.
- Pu, ou dû?
- Dû peut-être, oui. Car j’ai comme une dette maintenant, un dû. Et je ne sais pas vraiment à qui je dois quelque chose, et comment m’acquitter de cette dette. En même temps, ça n’est pas rationnel. Je ne pouvais pas penser que mon oncle Ben allait avoir cet…accident. Alors oui on s’était heurtés juste avant, il était toujours trop prudent…
- Trop..?
- Je voulais dire « très », très prudent. Il ne pensait qu’à mes études, me voyait toujours comme le fils idéal…
- Le fils..?
- Oui, je sais que je suis son neveu, que j’étais son neveu, mais entre nous c’étaient bel et bien des relations de père et de fils. Il m’encourageait, m’entourait, mais m’interdisait aussi…

psy_1a Oncle Ben prédisait déjà une lutte où il sortirait perdant

Oncle Ben prédisait déjà une lutte où il sortirait perdant

- Vous interdisait?
- Oui, de grandir, d’être un homme! J’ai toujours été timide, timoré même. Surtout avec les filles, et sans défense vis-à-vis des autres garçons. J’avais toujours l’impression d’être surveillé, que je ne pouvais pas enfreindre ne serait-ce qu’une petite fois la morale pour me venger, comme un regard devant lequel je baissais la tête. Quand j’ai voulu participer à ce tournoi de lutte, c’était pour me prouver que je pouvais être un homme, plus un petit garçon caché derrière ses livres et ses lunettes! Comment j’aurais pu penser qu’il allait trouver l’adresse dans ma chambre et qu’il viendrait me récupérer? Et qu’il se ferait faucher comme ça?!
- Faucher?
- Oui, faucher. D’ailleurs, nous l’étions toujours, fauchés. Même s’ils faisaient des efforts, mes camarades avaient des voitures, des filles, moi, rien. J’avais honte souvent de qui j’étais. J’ai souvent eu envie de porter un masque…
- Les autres avaient donc des voitures et des filles…
- Oui, et ce tournoi allait pouvoir me rapporter de l’argent, j’allais enfin pouvoir…
- Tuer votre oncle?
- Non…oui…si, tuer cet oncle et devenir un homme. Et ne plus rien devoir à personne. Comme je vous l’ai dit, je suis orphelin. Je suis redevable à mon oncle et ma tante de m’avoir recueillis. Et ça n’est pas simple de grandir avec cette dette. On s’imagine que l’on va un jour s’en affranchir, dégoter le jackpot, changer d’identité et s’émanciper enfin…

La lutte rélle et le conflit intrapsychique de l'adolescent: Entre rêve d'émancipation et meurtre du Père

La lutte réelle et le conflit intrapsychique de l’adolescent: Entre rêve d’émancipation et meurtre du Père

- Et tuer son père?
- Oui, mais pas comme ça… C’était mon oncle Ben, je voulais juste lui montrer de quoi j’étais capable, acheter un bijou à Tante May. Après cela, plus rien n’a été comme avant. Certes, j’ai dû grandir, prendre de la hauteur par rapport à ma vie, protéger Tante May ; j’étais devenu l’homme de la maison en quelque sorte. J’ai trouvé un travail, de photographe.
- Ah! L’objectif…

L'objectif de Peter Echapper au regard cruel du Surmoi en incarnant un regard objectif? Vous noterez que Monsieur Parker contourne la question...

L’objectif de Peter : Échapper au regard cruel du Surmoi en incarnant un regard objectif? Vous noterez que Monsieur Parker contourne la question…

- Oui, l’objectif était de pouvoir gagner rapidement de l’argent.
- Grâce à ce que vous, vous pouviez voir…
- J’ai compris cela lors de nos séances, je n’avais plus ce regard au-dessus de ma tête, ce jugement permanent qui m’interdisait, me freinait, me gardait au sol. Je suis devenu ce regard, un oeil qui voyait les délits, les transgressions, les crimes petits ou grands des autres… Et j’en gagnais de l’argent.
- Quel retournement…
- Oui, c’est moi qui avais le pouvoir. Mais, et c’est à cela que je pensais en venant aujourd’hui, je me rends compte que ce pouvoir ne m’émancipe pas comme je le pensais. Ma vie reste compliquée…

J’entends ainsi mon patient prendre conscience de ce qui le hante intérieurement, et commencer à tisser lui-même ses propres réflexions. Il a l’air d’être relativement à l’aise avec cette gymnastique qui consiste à tisser des ponts entre deux pensées distantes, comme autant d’immeubles proches et dont le sommet demeure cependant éloigné.
Me représentant ce jeune Monsieur Parker tisser de toit en toit, je choisis d’évoquer un élément de sa réalité, afin d’éclairer comment il compose aussi avec ces éléments-là. Je reprends alors:

- Comme avec votre boss, n’est-ce pas ce que vous disiez récemment?
- Oui, j’ai l’impression qu’il ne me voit pas à ma juste valeur. Les clichés que je lui rapporte, il ne voit jamais les contorsions que je dois faire pour les récupérer… C’est désolant. Il me considère toujours comme un petit nouveau, me paie trois fois rien… C’est difficile d’être à la hauteur avec ce genre d’hommes…

Peter et Jonah Une relation père-fils en jeux de regards obliques?

Peter et Jonah : Une relation père-fils en jeux de regards obliques?

- Un peu comme avec votre oncle Ben?
- Oui. L’un m’encourageait et j’avais l’impression que ça m’écrasait. Lui me discrédite sans arrêt, et j’ai l’impression qu’il m’écrase comme ces cigares qu’il fume jusqu’au bout avant de les écraser minutieusement dans son cendrier. D’ailleurs, j’ai fait un rêve la nuit dernière en parlant de ça. Je me battais, un peu comme ce tournoi de lutte mais à plus grande échelle, avec un homme vautour. Il était âgé, très âgé même, mais avait le dessus sur moi. J’avais beau monter en haut du plus grand immeuble, il me survolait toujours. Et mes bras cherchaient à s’allonger pour l’atteindre, il tournoyait toujours au-dessus de ma tête avec son crâne chauve et son corps décharné. Un jour, en plaisantant, un camarade m’a dit : « toi, ta kryptonite, c’est les vieux! » Il ne dit jamais rien de sérieux celui-là, mais là, en vous parlant, j’ai l’impression qu’il a raison… Et cela depuis la mort d’oncle Ben.

Oncle Ben's revenge? La kryptonite de Peter, les vieux!

Oncle Ben’s revenge? La kryptonite de Peter :  les vieux!

- Vous trouvez toujours un « vieux » pour vous ramener au sol?
- Oui, voilà. C’est comme si oncle Ben revenait sous des masques différents et me rappelait où est ma place. Et comme au lycée, je ne me défends presque pas, comme si j’étais convaincu qu’ils ont raison, que je ne dois pas chercher à me hisser au-delà, à leur être… supérieur…
- Et vous parliez des filles tout à l’heure?

Soudainement, mon patient se saisit l’avant-bras comme si un quelconque animal l’y mordait, se redresse d’un bond et me lance, comme affolé:
-  Je… je dois partir immédiatement, Docteur
- Que vous arrive-t-il, Monsieur Parker? La séance n’est pas terminée.
- Je m’excuse… je dois…je ne peux pas…

Il prend sa veste d’un geste vif et s’en va avant même que j’aie eu le temps d’ajouter quoi que ce soit. Un vrai courant d’air…
Je me questionne sur le motif de cette disparition soudaine. Que rejoue-t-il à travers cette façon de disparaître au regard de l’autre? Est-ce une façon d’abandonner autrui comme lui-même se vit abandonné par ses parents? Juste avant de quitter la séance, nous parlions de sa façon de ne pas se défendre face aux personnes âgées qui le harcèlent, comme autant de vautours le guettant. Est-ce une manière d’échapper à la mort en s’enfuyant ainsi de façon impromptue? Et ces derniers mois : « je dois, je ne peux pas », comme s’ils résumaient une partie de son destin névrotique, la dette et l’impossibilité à…être? Nous reprendrons cela la semaine prochaine, me dis-je en regardant le divan laissé… vide.

Pas besoin de présence physique pour ce regard omniprésent qui rappelle les fautes des truands Mais qui est le fautif, Peter?

Pas besoin de présence physique pour ce regard omniprésent qui rappelle les fautes des truands. Mais qui est le fautif, Peter?

Extrait de séance/16

Monsieur Parker réapparaît comme prévu la semaine suivant, l’air détendu, comme si de rien n’était. Quel rôle me fait-il jouer ainsi, pour disparaître et réapparaître avec une indifférence feinte? Plus de trace de fébrilité, je décide donc de reprendre exactement là où nous en étions restés lors de la séance interrompue.

- Nous en étions restés à votre relation avec les filles, avant que vous ne jouiez d’ailleurs les « filles de l’air »…
- Oui, là aussi, c’est compliqué. Comme vous le savez déjà, avec Gwen, ça ne s’est pas bien passé. Là aussi, plus rude a été la chute. Avec Ben j’avais l’impression de me racheter…
- Avec Ben?
- Non, avec Gwen.
- Vous venez de dire « avec Ben », c’est intéressant, non?
- Vous pensez que Gwen a été ma tentative de rédemption?
- Vous avez dit vous-même « plus rude a été la chute », étrange comme formulation, non?

Gwen ou l'amour en un clin d'oeil? De"Look after Gwen" à "I see it now" Un jeu de cache-cache mortel!

Gwen ou l’amour en un clin d’oeil? De »Look after Gwen » à « I see it now » Un jeu de cache-cache mortel!

- Je suis tombé avec elle, je pense. Là encore, mes bras n’ont pas été assez longs pour la rattraper. Je pensais qu’enfin j’allais accéder à un bonheur sans nuage, sans rien devoir, juste profiter. Elle était solaire, m’entourait, m’encourageait, j’avais l’impression de vivre vraiment pour la première fois. Les masques étaient sur le point de tomber, sans culpabilité, sans dette… et c’est arrivé. Elle aussi a été fauchée. Heureusement que Mary est là aujourd’hui.
- Elle s’appelle comme votre mère.
- Oui, Mary aussi… vous me l’avez déjà fait remarquer, Docteur. Mais avec elle j’ai vraiment l’impression d’avoir tiré le jackpot.
- Ah! vous avez « dégotté le jackpot » sans passer par la lutte…

Le jackpot : une chance au ratage, une chance au tissage

Le jackpot : une chance au ratage, une chance au tissage

- On peut dire ça, mais je dois toujours faire face à mes responsabilités. J’ai peur pour elle, après ce que j’ai vécu avec mes proches. J’ai failli perdre ma tante May plusieurs fois. J’ai déjoué un mariage avec un manipulateur, un homme qui l’avait prise dans ses tentacules…

Le remake oedipien de Peter : le fantasme de voyeur et de censurer la sexualité parentale

Le remake oedipien de Peter : le fantasme de voyeur et de censurer la sexualité parentale

- Pas dans ses filets?
- Non, ça, c’est moi! (avec un rire dans la voix)…
- Comment cela?
- Oui, j’ai souvent l’impression d’être au centre d’une grande toile, d’où chacun me guette et m’attend au tournant. J’ai besoin d’avoir toujours un oeil sur tout ce qui m’entoure, il me faudrait même des yeux derrière la tête parfois! »

La toile névrotique de Peter Parker: Les figures de la culpabilité oedipienne. Etre au centre de la toile ou pris dans la toile?

La toile névrotique de Peter Parker: Les figures de la culpabilité oedipienne. Etre au centre de la toile ou pris dans la toile?

Le moment me paraît alors opportun pour reprendre ce qui s’est passé lors de la dernière séance, puisqu’il ne semble pas enclin à l’évoquer lui-même. C’est presque comme si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, ça me ferait presque douter de la réalité de cette fuite soudaine. Je profite de cette évocation du regard, de son envie manifeste de voir tout ce qui l’entoure, pour questionner cette façon de disparaître lui au regard de l’autre aussi inopinément.

- Ah, encore une histoire de regard… La dernière fois, c’est vous qui avez disparu de mon regard en vous enfuyant de façon imprévue…
- Oui, je ne sais pas trop comment vous expliquer… J’ai eu la… sensation qu’il allait arriver un malheur à quelqu’un… Il fallait que je m’assure que tout allait bien…
- N’est-ce pas votre propre désir refoulé de vous défendre, d’agresser ceux qui vous harcèlent, qui vous amène à ressentir cela? N’est-ce pas de vos propres pulsions dont vous vous méfiez, et que vous projetez sur des menaces extérieures, comme autant de chimères, de goules, de goblins virevoltants?
- Oui, ça me poursuit en quelque sorte. Mon regard sur les gens qui m’entourent m’inquiète parfois. Vous savez, mon meilleur ami, Harry, son père est un homme qui l’écrase aussi. Il est froid et distant avec lui. Mais avec moi, il se montre encourageant, motivant, chaleureux. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de l’avoir toujours à l’oeil. Autant j’ai souvent voulu porter un masque pour donner le change, autant j’ai la sensation que lui, Norman, en porte un en permanence. Et derrière, je vois malgré moi un monstre grimaçant…

Regard, mon beau regard... Réalité ou regard déformant?

Regard, mon beau regard… Réalité ou regard déformant?

- Encore une histoire de père et de fils…
- Oui. Quelque part, j’envie Harry, je ne veux que son bien, je suis son ami. Pourtant, une part de moi l’envie. Ou plutôt je me verrais bien prendre sa place. Ça me culpabilise, vous savez? Et j’ai peur que quelque chose se produise, comme ça arrive souvent dans ces cas-là. Avec moi, les pères meurent ou me persécutent, vous avez remarqué? C’est comme si le regard qui me surveille tournait ma vie en cauchemar dès que ma part d’ombre me faisait faire quelques écarts, même par la pensée, ou qu’elle me soufflait des envies d’insouciance. C’est comme si je ne pouvais m’exprimer véritablement que sous un masque. Vous savez, ici je suis sérieux, mais en dehors quand je veux m’exprimer véritablement, je le fais de façon très désinvolte! Personne ne pense à ce moment-là que je puisse être sérieux, et j’échappe ainsi au courroux qui menace.
- C’est votre masque…
- Oui, c’est ça, personne ne pourrait prêter à Peter Parker de telles paroles sérieusement. J’échappe ainsi au regard culpabilisant et aux cauchemars qu’il peut engendrer dans ma vie. A un moment de ma vie j’aurais pu changer d’identité pour échapper à cette malédiction, vous savez?
- Changer d’identité?
- Oui, ou prendre un pseudo, ça se pratique de plus en plus. Les célébrités le font…
- Les malfrats aussi…
- Vous êtes parfois pire que mon boss vous! J’aurais pu utiliser une fausse identité, prendre le prénom de mon oncle et le nom de jeune fille de ma tante, par exemple.
- Donc pour échapper à votre culpabilité, vous auriez pris le prénom de votre oncle mort et le nom de famille de votre tante? Vous auriez annulé la mort de l’un et le mariage de l’autre. N’est-ce pas une curieuse façon d’échapper à la culpabilité?
- J’aimerais tant pouvoir faire plus. Pouvoir, oui… Mais chaque fois que j’essaie, c’est comme tenter de vider le sable d’une plage ; ça aussi, ça revient dans mes cauchemars. Je suis sur une plage, tout est rassemblé pour que j’en profite. Je suis en maillot rouge et bleu, sous le soleil. Et soudain je m’aperçois que la mer a disparu, et que le sable s’anime et essaie de m’emprisonner, m’étouffer! Je ne suis pas fait pour me reposer et profiter… Même le sable le sait!

Sous la culpabilité, la plage: La vie de Peter et ses grains de sable

Sous la culpabilité, la plage: La vie de Peter et ses grains de sable

- Et se rendre compte que la mer a disparu…
- Oui, ma mère a disparu. Parfois c’est étouffant cette idée-là.
- Mais Mary est toujours là…
- Oui, et ça me donne tellement de responsabilités. Il ne manquerait plus que je sois père à mon tour… Je préfère oublier cette idée pour l’instant. Je ne sais pas si j’aurais le pouvoir d’assumer de telles responsabilités. Et si elle échappait à mon regard…
- Décidément, ce regard. Vous ne pouvez pas avoir les yeux partout, voyons. Quel être vivant aurait cette capacité?
- Une araignée, voyons!
- Oui, « voyons ». Intéressante, cette formulation. Arrêtons là pour aujourd’hui.
- A la semaine prochaine, Docteur.
- A la semaine prochaine, Monsieur Parker. Prenez soin de vous en attendant.

Je raccompagne mon patient puis me retrouve seul dans mon cabinet. Comme à mon habitude, je jette quelques notes complémentaires sur son calepin : Un sentiment de culpabilité toujours important / évolue progressivement vers un sentiment de responsabilité / pris dans cette toile du regard culpabilsant, tentative de transformer cette culpabilité pesante en responsabilté morale, mais ces dernières l’écrasent, image de soi infantile s’attribuant de grands pouvoirs/ Rejoint l’idée d’une névrose obsessionnelle
Cette question du regard demeure fondamentale : voir, être vu, se sentir regardé, voir sous le masque… Le regard comme Surmoi, instance de censure des pensées et des actions/ Images paternelles très présentes, avec sentiments ambivalents d’attraction et de méfiance.
Rêves aux thématiques infantiles : personnages s’apparentant à des figures animales : hommes aux tentacules, homme âgé-vautour, ou à des scènes d’enfance : le sable.
Se sent à la fois regardé, tente d’inverser le mécanisme psychique en étant lui-même le regard porté sur ce qui l’entoure : photographe comme choix professionnel, tentative de contrôler par le regard/ D’espionner? / Parents anglophones/ Spy (en anglais) Spy « der Man »?
Monsieur Parker ne m’a-t-il pas parlé de parents espions? Réalité ou fantasme imaginaire? Cette question du regard qui (l’)espionne, (le)voit, (le)contrôle semble prépondérant, omniprésent. J’en parlerai peut-être à mon collègue, le Docteur Mc Farlane… Si je devais un instant résumer en une figure ce jeune Peter Parker, je le représenterais assurément avec une paire d’yeux démesurés…

Peter Parker : a Spy Der Mann

Peter Parker : a Spy Der Mann

—-
Imaginez un psy fan de comics (ben oui, ce sont des humains presque comme les autres !). Imaginez qu’il fantasma à ce que ressemblerait une séance de psy pour nos super héros ! Vous l’avez rêvé ? Omac Spyder l’a fait ! Spidey sur le divan ? Chez Bruce Lit uniquement !

La BO du Jour—

Docteur, docteur, docteur, je ne sais même pas pourquoi, je viens vous voir cette fois/ Docteur, ça va mal, je vais bien, Docteur, je saurai être patient….

38 comments

  • PierreN  

    Excellent choix pour aborder le sujet de ce personnage entouré par la mort et de nombreuses figures paternelles (Osborn, Stark, Octopus, Ezekiel, capitaine Stacy).
    Murdock est tout indiqué pour cela, que ce soit son rapport au père, aux femmes et à la religion.
    cela m’a rappelé l’épisode de Ditko où spidey passe sur le divan.

    • OmacSpyder  

      C’est vrai que c’est k un personnage qui se prête aisément au passage sur le divan. Je me souviens aussi de l’épisode de Ditko!
      Matt Murdock serait en effet lui aussi diablement bien sur un divan…

  • Matt & Maticien  

    Voilà un bon patient et je découvre un bon praticien. De très belles réussites dans cette exercice créatif qui revisite la psyché de notre héros. Pas de « clichés » mais un nouveau regard pénétrant sur cet animal à 8 pattes un peu voyeur mais qui cette fois se retrouve au centre. La séance donne à penser que finalement Parker est le prisonnier du centre de sa toile…

    C’est aussi intéressant d’entrer dans l’envers d’une séance et d’y voir les doutes et interrogations du docteur. Un exercice cathartique peut être. ..

    ps. les illustrations sont très bien choisies.
    pps. j’ai hâte de découvrir d’autres portraits.

    • OmacSpyder  

      Merci pour le Docteur Alex Hivence qui livre là une partie de ses séances… L’idée était en effet d’éviter les clichés et de permettre à Peter Parker de livrer au-delà que ce que l’on perçoit ou connaît déjà de lui, ou autrement.
      Le psy suit ici pas à pas (le patient eût-il huit pattes!) les mouvements psychiques de son étrange et très humain patient. Ce patient pourrait cependant bel et bien exister en réalité.
      Le psy n’a donc pas ici le savoir d’emblée, mais il aiguille…
      P.S.: d’autres portraits? Pourquoi pas…

  • JP Nguyen  

    Alerte, le secret médical a été brisé ! Il faut dénoncer ce praticien peu scrupuleux ! ;-)

    Bel exercice, le passage sur « la peur des vieux » m’a fait penser à une des (rares) bonnes idées du run de David Michelinie : Spidey était inconsciemment plus indulgent envers le cambrioleur Black Fox car c’était une personne âgée…

    • JP Nguyen  

      Hey Bruce, tu as corrigé trop vite, « derniers moits » est devenu « derniers mois » au lieu de « derniers mots »… (que d’émoi…)

      • OmacSpyder  

        Si les lapsus ne profitent pas de cet article pour se frayer un petit passage et nous glisser quelques bouts d’inconscient à l’oreille, quand le pourraient-ils? ;-)

    • OmacSpyder  

      Le Docteur Alex Hivence livre ici un échantillon de ses séances pour faire avancer la science, voyons! Peter Parker n’est peut-être qu’un pseudonyme au final…
      Black Fox, hum… Je l’avais oublié celui-là mais oui, ça se tient cette idée de sentiment de culpabilité qui se meut en compassion…

      • Matt  

        Ne sommes-nous pas tous tentés d’être plus indulgents envers les personnes âgées ?
        A-t-on envie d’éclater la gueule à un vieil homme impotent ancien criminel ? Et pourtant ça n’excuse pas ses crimes d’être vieux.
        Le pouvoir des vieux…méfiez vous !

        https://www.youtube.com/watch?v=DTMHLTvyn3w

        Je m’excuse si vous connaissez déjà cette vidéo. Moi je l’ai vue il y a peu.^^

  • Matt  

    Chouette exercice de psychanalyse sur un personnage qui souffre de pas mal de nécroses en effet. Et qui est loin, comme le disait Tornado hier, d’être un héros fun et drôle qui balance des vannes. Ou du moins il le fait comme moyen de défense alors qu’il souffre beaucoup dans sa vie. D’ailleurs c’est un truc que je trouve incroyable chez Spidey. Ce mec, il en chie à mort, il s’en prend plein la gueule, et il se sent responsable de tout donc ça lui pèse énormément…et il ne s’est pas encore suicidé. Non, il arrive même à positiver parfois. C’est un héros qui véhicule un message positif incroyable tellement il a une force de caractère surhumaine.

    Je me disais bien qu’avec ses analyses, notre ami Omac Spyder devait être un psy. Les déformations professionnelles hein…
    Par contre, je voudrais dire une petite chose…bon je sais que tu ne fais pas là ton boulot, c’est un article, et il y a pas mal de jeux de mots pour passer d’un sujet à l’autre qui, je pense, ne sont pas ta marque de fabrique au boulot^^…mais je trouve que Peter fait un peu tout le boulot d’analyse hein !
    J’ai eu un souci avec un psychiatre qui ne m’aidait pas des masses. Comme disait une amourette de Peter Parker dans la série « spectacular spider-man », la nommée Deborah qui voyait un psy à un moment : « Docteur, m’expliquer de quoi je souffre ne m’aide pas à m’en défaire ». C’est un peu ce que faisait ce psy que j’ai vu et qui avait l’air de comprendre mon problème mais ne m’aidait pas à le résoudre. Il m’a filé du Prozac (qui ne m’a pas aidé non plus)
    J’ai vu une psychologue par la suite qui avait une approche qui m’a bien plus aidé. Bon après j’imagine aussi que l’efficacité des approches psychanalytiques dépendent aussi des gens. Mais bon…

    • Matt  

      Woah ! J’ai écrit « nécroses » au lieu de névroses. Le lapsus dégueulasse

      • OmacSpyder  

        Ça va, c’est pas la mort..! ;-)

    • OmacSpyder  

      Bien, je suis donc démasqué! Un comble!^^
      En effet l’articulation avec la remarque de Tornado sur l’article d’hier, et que j’avais notée aussi, est très bien vue. Peter Parker n’est pas un joyeux drille. Il a développé cependant des défenses qui lui évitent de plonger mais l’enferment aussi dans une toile plus solide encore que celle que ses bracelets envoient.

      Quant à Peter qui fait le « boulot »? En effet, c’est un patient très actif, qui tente de démêler les fils de son histoire avec souplesse et, pourrait-on dire, une certaine acrobatie! Chaque patient met de lui dans sa psychanalyse. Le psy accompagne ces mouvements et adapte son action à ceux-ci. Ici, le Docteur Alex Hivence a la tâche de suivre le fil tout en plaçant des arrêts sur image pour éclairer autrement des éléments sur lesquels Peter Parker passe un peu rapidement. Pour un autre patient le psy pourrait agir autrement. Le patient en psychanalyse est celui qui travaille, tandis que le psy, disons, « opère ». Le but est de lever les défenses, différemment selon qui est sur le divan, et de réinventer la psychanalyse à chaque patient (disait Freud himself!). Il paraît même que c’est un métier! ;-)

  • Tornado  

    Excellente idée, évidente je dirais même, que ce concept de « collants sur le divan » ! Et en plus, si c’est écrit par un du métier, c’est encore mieux ! :)

    J’ai beaucoup aimé le passage sur les vieux (rapport avec la kryptonite). Une analogie aussi intéressante que geek, qui illustre bien le crédo de notre blog, qui part de la culture geek pour arriver à la culture tout court.
    Plein d’autres passages méritent également le détour, comme l’oeil de l’objectif et, bien évidemment, tout le passage sur l’oedipe qui reste l’un de mes thèmes de prédilection.

    Si je peux me permettre d’être un poil critique (sur la forme, comme d’habitude), je dirais que l’article mériterait d’être plus aéré, avec des sauts de lignes entre les blocs de dialogues, par exemple, et une construction un peu plus structurée de la séance.
    Mais il ne faut rien voir là de méprisant. Les premières Figures replay de l’ami JP n’étaient pas aussi bonnes que les dernières, et tous nos autres articles vont en s’améliorant, sachant que les premiers n’étaient pas encore complètement au point ! (et qu’il reste sans doute encore des progrès à faire). :)

    J’ai passé un très agréable moment de lecture sur l’un des mes super-héros fétiches (je ne suis pas original, mes quatre préférés sont Spidey, DD, Batman et Supes). Et c’est avec un regard plus éclairé encore que je le retrouverai la prochaine fois (ce soir je pense !). Merci !

    • Matt  

      Mes héros préférés sont Spidey et les X-men. Je me suis rendu compte concernant Batman que je préfère l’univers de Batman et ses ennemis que Batman lui-même. Il a une galerie d’ennemis super intéressants : L’épouvantail, le Joker, Two Face, Poison Ivy, Catwoman, même Hugo Strange. J’ai lu récemment la proie d’Hugo Strange et c’était super, mais c’est Hugo Strange et l’épouvantail qui m’ont le plus intéressé dans ces histoires. Finalement Batman on s’en fout un peu de sa vie sans le masque, et au delà de la mort de ses parents, il n’a pas l’air d’avoir vécu grand chose. C’est léger face à Spidey qui attire bien plus la sympathie. Mais les ennemis de Batman sont super intéressants.

      • Tornado  

        J’irais même plus loin en disant que le personnage le plus intéressant de l’univers de Batman, c’est la ville : Gotham City. Bruce Wayne entant que tel est inintéressant. Mais cette alchimie Wayne+Batman+Gotham+vilains+tous ce qui va avec, purée c’est d’une richesse rarement égalée !
        Pour moi, l’univers de Batman, c’est aussi bon et aussi riche que toute la Universal Monster, ou toute la Hammer film. Batman, en fin de compte, c’est le logo !
        Mais sa présence est charismatique, quoiqu’il en soit.

        • Matt  

          C’est vrai, c’est ça.
          Mais je dois avouer que du coup j’ai du mal à m’intéresser à des histoires de Batman qui ne mettent pas en scène certains de ses ennemis que j’aime bien. Des trucs comme « nouvelle aube » avec des démons, ça ne m’attire pas du tout. D’un autre côté The Dark Knight de Finch et Cie qui s’intéresse à un ennemi par tome (Bane, Epouvantail, Chapelier) j’ai bien aimé même si c’est classique.
          Je regrette le manque d’intrigues sur Poison Ivy, Black Mask. Aussi bon que soient les récits de Loeb et Sale, certains méchants font un peu trop de la figuration et ne sont pas du tout développés.

    • OmacSpyder  

      @ Tornado :Merci pour ce retour après cet essai balbutiant de retranscription d’une séance du Docteur Alex Hivence. Ça n’est pas aisé de retranscrire ses notes et annotations. Lire que tu as passé un bon moment de lecture me satisfait pleinement.
      Et j’accueille tes remarques très favorablement. En effet, le texte gagnerait à être plus aéré et structuré. Je retiens surtout que tu évoques une suite en parlant de progression, et c’est sympa ça! :-)
      P.S. : Bruce pourra attester aussi que je suis allé un peu vite en rédaction…

      • Tornado  

        Tu es là depuis longtemps et tu nous soutiens avec une sympathie jamais démentie (en plus de remarques toujours nourries et pleines d’esprit). Alors, je pense que je ne m’avance pas trop en disant que, sans conteste, tu fais déjà un peu partie de la famille ! :)

          • OmacSpyder  

            Oh! C’est gentil ça!! Je vais lâcher une petite larme…
            Ou ça ressemble à une tentative de corruption (version Godfather)… ;-)

  • Bruce lit  

    @OmacSpyder : bienvenue à toi donc à titre temporaire ou permanent, only time will tell ! Je renâclerais pas perso sur des analyses de Scott Summers ou de Logan pour des prochains Rdv.
    Tout d’abord, chapeau voici un article magnifique qui sait être profond (sic) en restant accessible (re-sic) (je m’enfonce…oops…euh bref…).
    Le rapport entre l’objectif de Peter et son métier est formidable ! Tout comme son affrontement des Vieux !
    Dis-moi, j’ai toujours trouvé, qu’outre la reconnaissance que tu abordes si bien dans ton article, le fait que Peter se fasse payer par son pire ennemi pour ramener des photos de lui même est une idée aussi géniale que perverse non ? L’un des rares moment où Stan Lee est génial, mettre tout sans dessus et dessous et laisser ce pauvre Peter se démerder.
    Pour rebondir sur ce que disent Matt et Torndao, S’il est bien un champion de la classe moyenne, c’est bien Spider-Man. Un héros pas si facile à écrire d’ailleurs, la plupart du temps les scénaristes se cassent les dents et le rendent idiot.

    La manière dont il s’exprime chez Hivence m’a totalement convaincu. Je reconnais la voix de Peter emprunte d’une infinie honêteté de sa culpabilité et le fait qu’il fasse tant d’efforts ne me choque pas. a l’inverse de Matt Murdock, Peter n’est pas un taciturne.

    J’ai beaucoup aimé ta démonstration sur la dette permanente que Peter doit payer. J’ajouterai cher collègue que pour corroborer le masochisme de Peter que les initiales de Spider-Man sont….SM. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien, que l’amitié entre Spidey et DD, autre champion de l’automutilation est si forte. Et il y aurait bcp à dire sur les déclinaisons négatives de Carnage à Venom….
    Quel dommage que la frilosité de Marvel ne nous ait pas permis de découvrir Peter papa…..

    Merci encore (en corps ?), donc pour cette review que j’ai toujours voulu lire Omac. tu reviens quand tu veux !

    • OmacSpyder  

      Merci pour cette carte blanche pour cet extrait de séance, Bruce! Et pour la confiance qui va de pair. Si tu as entendu la voix de Peter dans cette retranscription, c’est que j’ai pu démêler correctement les notes. C’était une vraie plongée dans ce qui pour moi fait l’essence (d’araignée!^^) du personnage. Et ce qui les rend vivant lorsqu’ils sont bien écrits, en effet.

      L’aspect du monnaiement de sa propre image à celui qui veut me détruire renvoie en effet bien à ce conflit intérieur de Peter, sorte de masochisme sous des allures de conduite à risque…

      Peter papa aurait été une vraie évolution. Le personnage convient bien à cette évolution-là selon moi. Qui sait..?

      Pour revenir quand je veux, je note l’invitation. Il faudrait que je puisse trouver d’autres extraits de séance. Il y a parmi les noms évoqués ici de très bons candidats…

  • Présence  

    Fantastique ! Ou plutôt spectaculaire ou encore incroyable (amazing) !

    Je suis épaté que tu ais su concilier des éléments déjà développés par moult scénaristes (culpabilité et père adoptif) et rabâchés à chaque redémarrage de série, et y apporter un regard révélateur.

    Au début, il m’a été facile de prendre de haut les lapsus et phrases en suspens à commencer par J’allais enfin pouvoir… tuer votre oncle. Mais de paragraphe en paragraphe, la composante psychanalytique m’a complètement emporté, au point que je me surprenne à hocher de la tête en voyant apparaître le rapprochement entre les 2 Mary, auquel je n’avais jamais pensé.

    Puis je me rends compte en découvrant les remarques sur le masque, et le changement d’identité, que ça parle aussi bien de ma posture sociale et de mon ressenti intérieur, que de l’identité secrète de Peter Parker. Très fort. Cet article m’a rappelé la mise an abîme qu’avait provoqué en moi la série En analyse (In treatment, avec Gabriel Byrne), une sympathique comédie dramatique au départ, des échos déstabilisants de mes propres ressentis les plus intimes.

    • OmacSpyder  

      Woaw! Merci Présence! Je suis ravi que ma petite tentative ait trouvé un écho chez toi. Le propre de la psychanalyse est en effet de prendre ce qui va de soi et de l’aborder sous un angle qui permette un regard neuf et signifiant.
      Comparer les notes du Docteur Alex Hivence avec la série « En analyse » est un réel compliment :-)
      Quant à tes hochements de tête, prends garde! On commence ainsi et on finit psy!^^
      En tout cas, merci d’avoir lu et d’avoir été suffisamment indulgent pour dépasser les petites facilités psychanalytiques du départ.

  • Jyrille  

    Omac, ton article est passionnant. Je n’avais jamais pensé à toutes les dimensions que tu soulèves, même si parfois j’ai l’impression de lire des jeux de mots de JP… Cependant je ne suis pas un fin connaisseur des histoires du Tisseur (ça me fait penser que si ça continue, je vais craquer pour le Spider-Man Blue…), cela explique peut-être pourquoi je serai incapable de faire de tels rapprochements !

    C’est vrai que ce personnage est vraiment torturé, c’est un peu sa marque de fabrique, malgré son humour potache et sa bonne humeur feinte, il est loin des monolithes Thor ou Cap.

    Est-ce que tes séances et tes notes de la vie réelle ressemblent à ça ? En tout cas, j’adorerai lire d’autres séances, d’autres personnages ! DD, Batman, Superman, Cap, La veuve noire…

    • Matt  

      Mais oui il faut craquer pour Spider-man Blue. Pourquoi même essayer de résister ? Quelle idée !
      C’est une mini série qui n’engage pas à acheter autre chose.
      Fonce !

      • Jyrille  

        Bon bon ok… on verra plus tard, là je viens de me payer Zenith tome 1 et le Hellblazer de Azzarello et Corben tome 1…

    • OmacSpyder  

      Merci Jyrille! Un rapprochement entre les associations de la séance d’analyse et les jeux de mots de JP? Pas impossible. Après tout, Freud a écrit sur le mot d’esprit et la vérité qu’il contient à l’insu souvent de celui qui le dit.
      Et en effet Peter Parker lui-même utilise l’humour comme masque et marque distinctive, avec toute la complexité, comme tu le relèves, du personnage.
      Je note ton incitation à publier d’autres notes du Docteur Alex Hivence. Si mes séances et mes notes ressemblent parfois à celles-ci? Disons que dans cet article, Peter Parker est devenu l’espace d’un instant un vrai patient… ;-)

      • Jyrille  

        Merci pour tes réponses Omac ! C’est de plus en plus passionnant, mais je le dis moins bien que Présence.

  • Lone Sloane  

    Très chouette première visite du divan super heroïque, où le tiseur a probablement gagné à voir se réduire son champ visuel, pour pouvoir s’exprimer en liberté et conscience. Reste ce précieux et encombrant sixième sens, qui rappelle le héros ã ses obligations et le contraint disparaître dans des moments parfois intimes ou cruciaux.
    C’est vraiment plaisant à lire, et j’ai particulièrement apprécié ton pasage sur le masque et désinvolture parkerienne face au courroux. Un adage qui pourrait coller au monte en l’air comme aux bonnes chroniques: faire sérieusement les choses légères et vive et versa.
    Merci pour cette prometteuse nouvelle contribution, Omac

    • Jyrille  

      Lone, tu as vu les premières bandes-annonces de Ghost In The Shell ? C’est une catastrophe.

      • Lone Sloane  

        Oui, je vais m’écouter le score de Kenji Kawai pour laver l’affront:-)

      • Matt  

        Ah merde ! Vous me faîtes peur, là. Du coup je n’ose pas aller voir ces bandes annonces…

    • OmacSpyder  

      Merci Lone Sloane! Oui, ce sixième sens est en effet une sacrée invention. Elle rappelle Peter à ses obligations, sorte de Surmoi avec sonnerie intégrée. Mais aussi le prévient-il du danger, comme un contrat entre sa dette et le risque mortel. C’est intéressant a relever…
      Oui, une part de cette maxime pourrait s’appliquer a ce blogspot ;-)

  • Fab_5  

    Un peu pointu pour moi mais top quand même.
    Merci

    • OmacSpyder  

      C’est de la voltige spidermanienne! ;)
      Et encore ça n’est pas la psychanalyse de tête à cornes^^

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