Collants sur le divan # 2 (Storm chez le psy)

Collants sur le divan # 2 : Tornade

Par OMAC SPYDER

Le cas Ororo Munroe La cyclothymie ou "des tornades sous un crâne"

Le cas Ororo Munroe. La cyclothymie ou « des tornades sous un crâne

Note du Docteur Alex HIVENCE : Depuis quelques temps je suis amené à suivre une patiente semblant souffrir de cyclothymie. Un confrère me l’a adressée. Il semblait bouleversé. J’ai accepté de rencontrer cette patiente une fois avant de décider de la suite à donner. Il est vrai que cette femme dégage une aura particulière, comme si l’air ambiant se modifiait à son passage. Elle ne présente guère de pudeur physique, ses émotions semblent à fleur de peau. Dès que je pense arriver à un point intéressant pour la thérapie, cela déclenche des réactions assez spectaculaires. Je comprends les résistances sur lesquelles mon confrère paraît avoir trouvé des limites. Je vais tenter de tenir le cap en retranscrivant les séances au plus près, comme un navigateur le ferait avec un carnet de bord.

Extrait de séance n°9

« Bonjour Docteur Hivence
H : Bonjour Mademoiselle Munroe »
Ororo Munroe s’installe sur le divan avec un naturel qui laisserait croire qu’elle suit cette thérapie depuis bien plus longtemps qu’en réalité. Elle se déplace avec légèreté, portant une tenue vaporeuse qui suit ses mouvements presque imperceptibles. Elle porte des bijoux ethniques dont elle m’a confié son affection particulière. Comme une recherche de racines… J’ai parfois l’impression que sans ces racines, elle pourrait décoller du sol…
O : Êtes-vous perdu dans vos pensées, Docteur?
H: Je vous écoute, Mademoiselle Munroe, reprenez où vous en étiez.
Je comprends d’un coup le bouleversement de mon confrère. Ororo Munroe paraît très observatrice et réceptive au moindre changement de…climat chez son interlocuteur. Elle reprend:
O: « Je vous parlais de la perte de mes parents la dernière fois, et le tremblement de terre que cela avait été dans ma vie. Littéralement… »

La mort traumatique, ou l'origine de la dépression?

La mort traumatique, ou l’origine de la dépression?

Disant cela, je la vois se recroqueviller presque imperceptiblement sur le divan, comme une réminiscence vécue dans son corps propre.
H : « Oui, et vous m’évoquiez votre sentiment d’abandon suite à cette perte brutale.
O: Oui, Docteur. Comment aurait-il pu en être autrement? C’est comme si une part de moi était restée avec eux, comme ensevelie par ce deuil… D’ailleurs j’ai horreur des espaces clos. Heureusement que vous avez quelques plantes ici dans votre cabinet, ainsi que des statuettes africaines qui me permettent de respirer un peu… Je pourrais vite me sentir confinée dans cet espace restreint… »
Les doigts de la jeune femme ouvrent un peu son corsage en énonçant cette idée, comme pour mieux respirer. Je vois sa poitrine se soulever un peu plus fortement, comme quelqu’un en train de suffoquer…

Libérez, délivrez! La revendication d'une femme hors des contraintes (masculines)!

Libérée, délivrée ! La revendication d’une femme hors des contraintes (masculines)!

H: « Vous sentez-vous souvent contrainte, Mademoiselle Munroe?
O: Même mes amis ignorent à quel point le quotidien m’étouffe. J’ai très souvent envie de tout balayer, d’un revers de main, tout souffler, pour respirer à nouveau pleinement… J’ai l’impression de ne pas être faite totalement pour cette vie.
H: Quelle vie? Expliquez moi.
O: Cette vie-là environné de béton et de petits chefs. J’en provoquerais bien un en duel pour lui montrer qu’il n’est qu’un petit homme, le remettre à sa place. Je suis certaine que je pourrais faire face. La vie m’a amenée à user de ruse et d’habileté, vous savez… Bref, parfois les petits hommes mériteraient une leçon pour sortir de leur vue étriquée des choses…

Ororo vs Cyke: la tempête face au cyclope. Emancipation 1 – 0 homme sur le retour

Ororo vs Cyke: la tempête face au cyclope.
Emancipation 1 – 0 homme sur le retour

H : Comme votre père qui s’est laissé ensevelir sous la routine? »
A peine eus-je prononcé ces mots que je sentis une onde froide comme si l’air se refroidissait brutalement dans mon cabinet. Ororo Munroe changea de position sur le divan, se raidissant…
O: « Je Ne Vous Autorise Pas! Mon père était un grand homme! Ce n’est pas sa faute s’il m’a laissée toute seule, c’est la guerre, et la guerre seule qui l’a tué!! »

L’ambiance avait radicalement changé, passant de l’intimité de l’aveu à une froideur sans appel, comme suivant ses mots de colère froide. Cela risquait de compromettre la thérapie en balayant les avancées en un coup de vent. Je tentai de la ramener au sol…
H : « Je sais cela, Mademoiselle Munroe. Mais je vous incitais à parler d’avant. Vous parlez très peu d’avant cette perte, cet abandon. Un peu comme si votre vie… (avait commencé avec leur mort, avais-je envie de dire, mais je reformulais aussitôt) n’avait pas existé avant cela.
O: Avant j’étais heureuse, tout allait bien. Mes parents étaient des gens formidables, mon père était un père rassurant, et ma mère une vraie déesse! »
Je pensai en mon for intérieur qu’Ororo Munroe idéalisait cette période, refoulant toutes les imperfections de sa vie d’alors dans les tunnels de sa pensée. Une pensée me traversa en un éclair : que de ces tunnels resurgirait un jour ces pensées refoulées, cette réalité qui rentrerait en conflit avec cet idéal du Moi. Je choisis cependant une autre voie pour l’instant…

Ororo's Land : l'enfance idéalisée?

Ororo’s Land : l’enfance idéalisée?

H : « Et vous dans tout cela, comment vous voyez-vous? Une déesse aussi?
O: Par la… Que me dîtes-vous là?! Est-ce ainsi que vous me voyez?  »
Disant cela, ses mains se levèrent au-dessus et ses longs doigts effilés dessinèrent comme d’étranges circonvolutions dans les airs…
Je poursuivis :
H: Retournez-vous souvent les questions comme cela? Vous semblez parfois comme en guerre avec vous-même.
O: En guerre? En conflit voulez-vous dire? N’est-ce pas un état naturel, le conflit? Regardez les masses d’air, elles sont sans cesse en conflit les unes avec les autres, non? N’en est-il pas de même pour nos pensées?  »
Comme un écho à cette phrase, Ororo Munroe glissa ses doigts dans ses cheveux et les défit de leur bandeau noir, qu’elle portait en permanence lors des séances. Ses cheveux blancs ainsi libérés étaient étonnants de lumière… Il y avait un côté sauvage dans sa façon d’associer ses réponses à ses gestes…
O: « Il faut prendre soin de sa nature, enchaîna-t-elle en m’arrachant à mes rêveries. N’est-ce pas le plus important? Notre nature profonde, sans artifices. Prenez les vêtements par exemple, ne sont-ils pas une extension de nous-même? Mais ne sont-ils pas le plus souvent inutiles? Moi, ils m’étouffent le plus souvent. Si cela ne tenait qu’à moi, je vivrais nue.

La nudité, ou l'infantile survivant du traumatisme

La nudité, ou l’infantile survivant du traumatisme

H: Comme un enfant? Risquai-je.
O: Et quel mal y aurait-il à cela? Qui nous a dicté notre tenue? La nature ne pourrait-elle pas nous suffire…
H: Une déesse-mère en quelque sorte?
O: Je vois où vous voulez en venir, Docteur… »
Ces quelques mots me traversèrent tel un éclair. Un frisson éléctrique me traversa le dos. Un silence s’ensuivit, comme une chappe de plomb avant une averse lourde. La patiente sembla prendre sur elle pour contenir l’orage qui grondait en elle ; elle reprit la parole:
O: « Le point commun que je pourrais avoir avec la « Déesse Mère », comme vous dîtes, est que je chéris la vie par dessus tout. La vie et le mouvement qui l’accompagne, et qu’aussi je ferai beaucoup, sans trop penser jusqu’où, pour protéger les miens.
H: Les vôtres?
O: Oui, ceux qui m’acceptent avec mes mouvements, mes changements, disons… d’humeur. J’ai conscience depuis que je viens vous voir que ce n’est pas si aisé pour mon entourage de ne pas se sentir parfois comme un simple fétu de paille malmené par mes bourrasques. Mais si on touche un cheveu d’un des miens, mes bourrasques pourraient bien viser volontairement celui qui aura ainsi osé outrepasser ses droits. Je déteste ceux qui tentent de vampiriser les autres, leur prendre leur énergie vitale pour leur propre compte. Ceux-là déclenchent à coup sûr ma colère!  »

Les vampires attaquent Ou ceux qui prennent

Les vampires attaquent. Ou ceux qui prennent…

H: « Vous êtes ainsi contre ceux qui « prennent » aux autres…
O: Oui, mais je vois où vous voulez en venir. Je pense les voir comme un courant d’air qui tente de me ramener toujours au même point. Mais fermez la fenêtre et le courant d’air disparaît! »
A ces mots, un volet certainement mal bloqué claqua d’un coup sec contre le mur et me fit sursauter! Je m’excusai pour me lever et aller replacer ce volet avant de me rendre compte en ouvrant qu’il n’y avait absolument aucun vent dehors. Je coupai court à ma réflexion et revint m’asseoir pour reprendre la séance interrompue. Posant mon regard sur Mademoiselle Munroe, je la vis détendue sur le divan, un genou replié, une main le long du corps tandis que l’autre virevoltait toujours devant ses yeux. Un nuage sombre passa et donna à cette scène une teinte particulière, faisant refléter les cheveux argentés de ma patiente installée tranquillement. Il émanait de cette femme une sorte de beauté sauvage, enfantine, intouchée…

Du sentiment d'abandon à l'abandon, de soi?

Du sentiment d’abandon à l’abandon  de soi?

O: « A quoi pensez-vous Docteur? Je ne vous entends plus.
Sa phrase comme un coup de tonnerre me coupa la pensée sous le pied.
H: Il me semble que je pose les questions ici, Mademoiselle Munroe
O : Certes. Je m’inquiétais juste de ne plus vous entendre… »
Elle paraissait sincère et je ne savais plus si je devais accorder à cette phrase l’envie de défier le petit homme que je représentais ou le souci de protection qu’Ororo Munroe évoquait pour ses proches. Il y avait aussi la possibilité que ce silence réactive aussi la perte, l’abandon subi. Avait-elle peur d’un abandon de ma part?
H : Je suis bien là, lui dis-je, pour répondre à cette éventuelle inquiétude inconsciente.
O : A la bonne heure! Vous êtes un vrai courant d’air quand même. Vous me lancez sur une piste, puis soudain j’ai l’impression que vous volez vers d’autres cieux.
H : Le ciel vous inspire-t-il, Mademoiselle Munroe ?
O : Le ciel, c’est la liberté. Vous connaissez depuis quelques séances déjà ma peur des endroits clos. Je ne peux supporter l’idée de ne pas pouvoir m’envoler… m’échapper… Il me faut toujours assurer mes arrières pour être sûre de jouer les filles de l’air au cas. Les hommes, vous êtes parfois comme des serrures verrouillées…

La fille de l'air, ou comment Ororo se libère toujours des contraintes

La fille de l’air, ou comment Ororo se libère toujours des contraintes

H : Votre père était-il ainsi selon vous? » J’avais conscience du risque de mon intervention à ce sujet mais ne pouvais pas laisser ma patiente dans ce brouillard ; je me devais de percer ses défenses et souffler ses résistances.
O : « Vous voilà insistant. Je vous dis que mon père était un grand homme. Pourquoi aurais-je voulu lui échapper? Il n’a jamais outrepassé son rôle. Pourquoi aurais-je voulu être loin de ses bas?
H : De ses bas?
O : De ses bras, ai-je dit. Qu’insinuez-vous par là?! Les bassesses des hommes ne concernent pas mon père. C’est… c’est arrivé plus tard, lorsqu’on a voulu fouillé ma chair…
H : Et qu’est-ce qui vous est « chair »? »
Un éclair passa dans ses yeux lorsqu’elle lança:
O : « Par tout ce qui m’est cher, je vous en veux de me ramener à ces moments! C’était peu après la mort de mes parents, les hommes de l’orphelinat me dégoûtaient. J’ai fui, le plus loin possible!
H : Qu’avez-vous fui?
O : Je sentais leur regard sur moi… Il fallait que je m’en aille, loin…
H : Jusqu’où?
O : Jusqu’au fond de moi. Jusqu’à un endroit où j’étais à nouveau libre et où je pouvais moi-même prendre mon destin en main.
H : Que preniez-vous en main exactement?
O : Leur argent! J’étais une excellente pickpocket. Je gagnais ma vie ainsi…
H : Vous faisiez donc les poches des hommes qui en avaient dedans…
O : Oh! Vous m’exaspérez avec vos allusions masculines!

La sexualité refoulée La pureté virginale, phobie de l'acte sexuel ou fantasme inconscient de viol?

La sexualité refoulée.
La pureté virginale, phobie de l’acte sexuel ou fantasme inconscient de viol?

H: Vous ne parlez guère de vos relations avec les hommes d’ailleurs…
O : Il y a peu à en dire. L’homme veut dénaturer ce qui l’entoure ou régner dessus. Que peuvent-il réellement comprendre à la Nature?
H : Ne vous-êtes vous jamais perçue vous-même comme une femme idéale? Un nature indomptée?
O : Pour mes parents, j’étais une déesse! Et ce sont les guerres des hommes qui me les ont enlevées, ces hommes avec leurs rivalités de territoire et leurs machines. J’ai bien tenté de me laisser…approcher. Mais ils me semblent trop…
H : Petits?
O : En quelque sorte, oui
H : N’avez-vous pas qualifié votre père de « grand homme »?
O :Oui… J’ai cru que ces hommes pouvaient être grands un moment. Sans doute dans mes moments de vulnérabilité, lorsque j’ai perdu… pied. Qu’ils pouvaient me « réparer » de quelquechose…

psy_10 Dé-possédée par un homme Le même homme pour réparer: une version du syndrôme de Stockholm?

Dé-possédée par un homme. Le même homme pour réparer:
une version du syndrôme de Stockholm?

H : Pensez-vous que vous cherchez à séduire malgré tout?
O : Comment cela? Qui pourrais-je cherche à séduire? Dans quel but?
H : Juste pour séduire, innocemment, sans autre but que celui-là.
O : Je ne vous suis pas, Docteur.
H : Un peu comme une enfant, voyez-vous? En s’exposant naturellement…
O : Je ne m’expose pas. Je suis telle que je suis.

Une sexualité infantile, ou la séduction innocente?

Une sexualité infantile, ou la séduction innocente?

H : Et que pensez-vous que cela produise chez les hommes qui vous côtoient?
O : Je ne m’en soucie pas! Ne croyez-vous pas que j’ai autre chose à penser?
H : Comment écrivez-vous « panser »?
O : Vous m’entraînez sur un étrange terrain, Docteur. Quel lien pourrait-il y avoir entre mon rapport aux hommes et ce que j’aurais besoin de « panser », comme vous dîtes, chez moi?
H : Peut-être une question en rapport avec les transports amoureux, votre météorologie interne. Ne vous comportez-vous pas comme une enfant qui innocemment montre son corps mais qui inconsciemment chercherait à séduire? Et le fruit de ce comportement ne créerait-il pas en vous quelques mouvements, changements internes, comme une… excitation dont vous vous défendriez? »

Un silence. Je sentis le climat s’électriser rapidement, comme si avec mes mots j’avais tendu une perche de métal tandis qu’un orage se préparait. Cette électricité semblait parcourir Mademoiselle Munroe dont le corps se raidissait étrangement. Je crus percevoir de légers spasmes le long de ses membres. Ses doigts bougeaient comme s’ils jouaient avec une aiguille invisible. J’étais témoin de ses changements d’humeur au fur et à mesure de la séance elle-même, et je me sentais soudain réduit à un rôle d’observateur, comme on voit arriver une tornade et que l’on sait que courir sera vain. Puis dans un roulement de tambour, un mot sortit:
O : « Assez!!! Je ne sais pas ce qui vous permet d’aller aussi loin, je ne sais pas si vous chercher à me blesser, mais par ce qui m’est cher je ne resterai pas ici en vous laissant parler ainsi!! Je devrais vous…

psy_12 La tempête face aux hommes : une agressivité refoulée face à un père impuissant à sauver sa famille?

La tempête face aux hommes : une agressivité refoulée face à un père impuissant à sauver sa famille?

O : Oui..? M’ensevelir? Me balayer comme fétu de paille? »
Et soudain Ororo Munroe s’effondra…comme une enfant.
O : Je voudrais parfois redevenir une enfant. Reprendre ma vie, un nouveau départ, avec l’innocence de ces jours. Le monde est si cruel, les hommes, même rois de leurs émotions ou inventeurs de rêves, deviennent des mirages et perdent toute consistance, ils finissent par passer, comme le vent. Au fond de moi, je ne les laisse pas m’approcher réellement. L’enfant en moi continue de les fuir.

Le retour de l'infantile ou le refus de la sexualité

Le retour de l’infantile ou le refus de la sexualité

H : Avez-vous peur qu’ils vous abandonnent eux aussi? Comme votre père et votre mère?
O : C’est possible, Docteur.
H : Pensez-vous que vous deviez choisir entre le viol ou l’abandon?
O : Pourquoi parlez-vous de « viol »?
H : Vous évoquez parfois cette enfance passée à « voler » les autres, les hommes, riches, de préférence. Et vous exprimez votre dégoût inconscient du rapport sexuel avec ces mêmes hommes, la peur qu’ils vous prennent quelquechose. Voyez-vous?
O : J’ai souvent peur d’être forcée… contrainte… Oui. Et cela dépasse même mes rapports aux hommes. Je me méfie aussi de certaines femmes…

La sexualité infantile : l'indifférenciation de l'objet sexuel

Homme-femme : mode d’emploi ? 

H : Oui, vous voyez les choses comme une enfant, et vos peurs vous font réagir de façon brusque, imprévisible. Une enfant qui cherche toujours désespérément à se sauver, quitte à soulever des bourrasques qui balaient tout.

O :  J’ai peur de mourir rattrapée par tout cela. Quelque chose qui me cloue au sol. Par la déesse! Rien qu’y penser me terrorise…

la mort qui cloue au sol. Le phallus mortifère?

la mort qui cloue au sol. Le phallus mortifère?

H : En attendant, il va vous falloir vivre. Arrêtons ici pour aujourd’hui si vous le voulez bien.
O : Oui, Docteur. Merci.
Je vous dois..?
H : Rendez-moi mon portefeuille avant, dis-je en souriant.
O : Comment?!
H: Je plaisantais… Vous pouvez payer, oui. La même somme que je vous prends d’habitude…
O : Oui ; la liberté n’a pas de prix

Prendre, voler, donner : l'argent et la sexualité

Prendre, voler, donner : l’argent et la sexualité

Je pris quelques notes après que Mademoiselle Munroe s’en soit allée. Il apparaissait assez clairement que le lien entre ses mouvements d’humeur, sa cyclothymie, et son passé traumatique pouvait s’établir. Il avait manifestement interrompu pour partie au moins son développement psychique adulte en maintenant une image idéalisée de son enfance et notamment des figures parentales. Mademoiselle Munroe n’était pas passée par ce stade adolescent lui permettant de se forger ses propres images et objets d’amour ; elle demeurait écartelée, ballotée entre sa partie infantile et sa partie adulte qui s’était construite notamment sur la transgression, au travers ses actes de petite délinquance. Cette transgression refoulée téléscopait une autre image de transgression que représentait l’acte sexuel. Ororo Munroe semblait ainsi maintenue sur ce plan à une représentation infantile, sans pudeur mais avec un fantasme de viol très présent et l’envahissant occasionnellement lors de rencontres hasardeuses.

J’avais été assez bien inspiré de prendre avis d’un confrère pour analyser mon contre-transfert et ne pas me laisser envelopper par son charme naturel. Celui-ci m’avait attiré l’attention sur la séduction qu’elle pouvait opérer comme une diversion qui serait contre-thérapeutique. Celle-ci agissait en effet comme un brouillard qui l’amenait à échapper à la vue de ses interlocuteurs ; ces derniers ne la voyaient principalement que selon ce qu’elle voulait bien leur montrer, en usant de climat chaleureux, d’averses froides, ou de bourrasques hostiles, selon son intention plus ou moins consciente. Le brouillard semblait se dissiper progressivement. Il ne fallait pas perdre le cap. Ororo Munroe n’était qu’une enfant effrayée, perdue, endeuillée, dont la phobie montrait la souffrance à ciel ouvert. Ses mouvements psychiques et ses défenses montraient aussi sa capacité de résilience.

Le brouillard comme résistance: Un moyen inconscient de faire diversion

Le brouillard comme résistance:
Un moyen inconscient de faire diversion

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La BO du jour : D’autres Mme méteo tombent les hommes….

77 comments

  • Nicolas Giard  

    Magistral ! Une analyse brillante de l’un des personnages les plus fouillés de l’univers des X-Men !
    Je rajouterai la tentative de viol subie par Ororo de la part d’un camionneur dans le flashback de l’ep 270 à la Nouvelle Orleans, expliquant sa peur inconsciente des hommes et son fantasme de les dominer. Elle y fait clairement allusion dans l’épisode des X-Men chez les Morlocks.

    • OmacSpyder  

      Merci Nicolas. C’est vrai que ce personnage est fascinant pour plusieurs raisons et ce petit extrait de séance sur le divan n’en aborder que certains aspects, ceux que j’ai estimés de façon subjective éclairer la personnalité d’Ororo.
      C’est vrai que cet épisode flash-back colle bien à ma tentative d’éclairage sur la relation problématique entre Mademoiselle Munroe et les hommes. Merci pour cet ajout!

  • Matt  

    Très belle analyse pertinente (et avec humour aussi) de notre belle Ororo.
    Un personnage fascinant dont je peux aussi comprendre le rejet d’une vie faite de béton pleine de petits chefs. C’est vrai qu’on aimerait bien les remettre à leur place et les renvoyer à leur humble état de simple être humain ces gens intimidants qui se nourrissent de nos peurs pour juger si on est assez bien pour eux.

    Bref…Storm est un personnage que je me suis mis à apprécier justement quand elle s’est retrouvée privée de pouvoirs, qu’elle a montré ses faiblesses, ses angoisses.
    Un personnage qui méritait bien une petite analyse.

    • OmacSpyder  

      Merci Matt. C’est vrai que c’est un personnage qui a évolué de façon cohérente jusqu’à un certain point, ce qui a permis cette essai d’analyse. Elle a pu montrer ses failles tout en gagnant en densité. Pour l’humour, heureusement que la psychanalyse le permet! C’est un lieu de vie intérieure un divan… :)
      Et oui, elle le méritait bien et Bruce a très bien fait de la proposer à cet exercice!

  • Matt  

    Il y a des scans très chouettes dont je ne connais pas l’origine d’ailleurs…
    Pourtant j’en ai lu des X-men.
    Les premier et dernier scans par exemple.

  • Tornado  

    C’est vraiment passionnant comme concept que ces « petites » séances de psy opérées depuis l’univers Marvel.
    Une véritable plus-value pour notre blog bien aimé, quand bien même il n’y en aurait qu’une par saison !
    Notre psy maison oserait-il un jour se pencher sur le cas Moon Knight ? :D

    Par rapport à l’arc « Lifedeath », qui est une des meilleures histoires des X-men pour moi (du niveau d’évidence de « Dieu Crée l’Homme Détruit »), j’avais pensé en le lisant, que Tornade et Forge nouaient une véritable histoire d’amour, passionnelle et durable (et très adulte par rapport aux habituelles bluettes, indignes même d’un soap pour ménagères de moins de 65 ans que nous balançaient les récits Marvel). Et puis cette relation est immédiatement retombée comme un soufflet, à l’image du charisme de Forge, assez impressionnant sur cette saga, et ensuite complètement anecdotique sur le reste de la continuité X.
    A l’époque, j’ai été très déçu de voir cette relation avortée. Et j’ai été encore plus déçu lorsque j’ai vu que Tornade finissait par se marier avec la Panthère Noire. le genre de mariage consensuel à l’Américaine qui m’exaspère, où les noirs doivent être avec des noirs et les blancs avec des blancs. Et en plus avec ce « Tchallah » que je n’ai jamais aimé (il y a des personnages comme ça avec lesquels on n’accroche pas) !
    Moi j’aimais bien les couples mixtes chez Marvel, comme Iron Fist et Misty Knight ou même Diablo et sa demi soeur (hem) ! Et donc j’étais à fond dans cette histoire d’amour crédible et forte avec Tornade qui trouvait en Forge une sorte de Pygmalion et qui se livrait enfin entant que femme.
    Après cet arc, lorsque j’ai vu que les X-men repartaient pour des aventures plus ou moins infantiles, la série m’est tombée des mains et j’ai fini par revendre l’intégralité… de mes intégrales. :(

    • Matt  

      Moi je trouvais ça sympa ce retour aux sources de Tornade en Afrique. Ce n’est pas tant son mariage avec un noir qui m’intéressait mais le fait qu’elle se préoccupait à nouveau de son pays.
      Et puis bon il ne faut pas tomber dans l’effet inverse. Le métissage c’est bien mais faut pas non plus râler si les noirs se marient entre eux.
      ça m’étonne un peu ce que tu dis sur Forge et Tornade parce que finalement ils n’ont jamais vraiment eu de relation dans Lifedeath. Plutôt après quand ils sont prisonniers de l’adversaire sur une terre parallèle (histoire que tu n’as surement pas lue vu ce que tu décris)
      Dans Lifedeath on sent bien que Storm est fragile et pas insensible au charme de Forge mais en effet ça avorte avant d’avoir pu commencer vraiment quand elle apprend que c’est lui qui l’a dépossédée de ses pouvoirs.
      Moi j’ai toujours perçu Forge comme un mec instable. Dans sa tour de verre à revivre son passé au vietnam via des hologrammes.
      Bruce reprochait à Ellis d’avoir rendu Forge cinglé dans sa mini série « ghost box » mais perso j’ai vu ça comme un prolongement de ses psychoses. Ce mec n’est pas net du tout ! Omac, une analyse de Forge ?^^

    • Matt  

      Pour Tornade en tant que reine du Wakanda, j’avais lu des épisodes sympas de Black Panther dans un recueil « dark reign » de Panini (épisodes n’ayant aucun rapport avec Dark Reign…mais bon logique Paniniaise)
      Et aussi des épisodes où elle devait se prouver digne comme reine, je sais plus si ce sont les mêmes épisodes.
      Bref c’était sympa et ça changeait aussi le cadre de l’action.

      • PierreN  

        Pour les histoires de Black Panther dans les Marvel Monster de Panini (Dark Reign ou Secret Invasion j’ai un doute), j’avais bien aimé l’arc d’Aaron.

        • Matt  

          Pas lus.
          Moi c’était les épisodes de Hudlin Reginald je crois.
          Pas un scénariste connu, certes mais je les avais trouvé bien sympa. Avec un black panther dans le coma, une de ses suivantes (ou filles ou femmes, je sais plus) qui veut prendre le relais et Ororo qui doit gérer le pays.

    • PierreN  

      Qu’est ce que tu penses du second Lifedeath, Tornado ?
      Même s’il ne vaut pas le premier, j’en garde un bon souvenir, et comme Matt (décidément), je préfère la période mohawk d’Ororo, lorsque elle s’imposait comme le leader de l’équipe malgré la perte de ses pouvoirs, quitte à recadrer Cyke par ce qu’il préfère jouer au chef d’équipe plutôt que de changer des couches.

      • Matt  

        Le problème du second Lifedeath pour moi, c’est surtout que je n’ai pas lu les épisodes qui précèdent et ça fait bizarre de commencer en Afrique avec une Ororo blessée par balle. Kékicépassé avant ?
        Mais sinon il est pas mal oui.

        • PierreN  

          La seule chose qui me revient dans la chronologie prè-Lifedeath 2, c’est le moment où elle est attaqué par les jumeaux Strucker, réapparus peu après dans le procès de Magneto dans le 200. Faut dire que la chronologie autant du 200 avec toutes les histoires annexes et les crossovers qui s’y rattachent.
          Et il y a aussi la fois où elle aide les New Mutants, peu avant l’arc à Asgard, lorsque Karma est devenue énorme après que la possession mentale de son corps par le Shadow King.
          Dans les inédits vf, c’est dommage que l’on ait toujours pas eu droit à la mini-série Kitty Pryde & Wolverine, qui me donne bien envie malgré le style graphique d’Al Milgrom, et qui explique le background « ninja » de Kitty, après sa rupture avec Peter.

          • Matt  

            Exact, jamais lu Kitty & Wolvie. Je pourrais le prendre en VO mais bon…autant je lis la VO, autant je préfère quand même éviter si ce n’est pas un truc que je veux absolument découvrir. Le confort de lecture n’est pas le même. Et si c’est inédit en VF, on peut espérer que si elle sort, ce ne sera pas Coulom à la trad vu qu’elle est out.

            J’ai lu le 200 ainsi que Asgard et Tornade en love interest de Loki. mais je ne sais pas à quel moment elle va en Afrique et pourquoi elle est blessée par balle dans Lifedeath 2. Il me manque des épisodes entre ces 2 périodes.

          • Bruce lit  

            Lifedeath 2 : Tornade perd ses pouvoirs. Comme Logan le fera après sa perte d’adamantium, ou Scott après la mort de Jean, elle a besoin de reprendre sa vie en main et ses racines.
            Sa perte de pouvoirs est écrit comme une mutilation. Kurt Wagner apostrophe violemment Charles Xavier en lui disant que le rêve des Xmen est suicidaire. Rachel Summers leur rappelle que les Xmen sont synonymes d’espoir (ce qu’ils ne sont plus désormais) quelque soit les époques.
            Ororo part alors au Kenya, sa terre natale. Elle y croise les jumeaux Strucker qui ont tué un lion à la crinière blanche comme elle. Sur leurs traces, elle les choppe en train de foutre la merde dans un village africain. Les Strucker l’embusquent et lui tire une balle dans la tête.
            Mortellement blessée, elle croit vivre ses dernières heures. Commence ainsi Lifedeath 2.

            X-Bruce

          • Bruce lit  

            Il est possible aussi de passer par les pockets panini en VO. Très économiques !

          • Matt  

            Tiens je connais pas. Comment est la qualité de papier ? C’est en couleur ?

          • Bruce lit  

            C’est en couleur et en papier glacé. Le seul hic, c’est le petit format. C’est à peine plus grand qu’un télépoche.

          • Matt  

            Hum…mais ça mérite réflexion. Je vois un sommaire sympa sur certains numéros avec des épisodes que je voudrais mais qui sont noyés dans 30 autres épisodes dont je me fous dans les TPB.

            Merci pour cette découverte ! Je vais surement en tenter un voir si je ne m’éclate pas trop les yeux à le lire. Et si c’est ok, je vais pouvoir me faire ma sélection d’épisodes sans garder les pavés que j’ai.

          • Bruce lit  

            Les numérotations des épisodes sont exactement les mêmes que les TPB.

          • Matt  

            Ah ben non !

            X-Men: Rogue Storm The Uncanny X-Men #144-150

            Si tu connais un TPB qui édite uniquement ces 7 épisodes, je serai intéressé.

            Pareil pour celui-là :

            Uncanny X-Men: Scarlet In Glory The Uncanny X-Men #169-175

            A ma connaissance, ces épisodes ne sont dispos que dans le Marvel Masterworks 9 qui contient aussi la mini série Wolverine de 4 épisodes + God loves man kills (que j’ai déjà en VF)

    • OmacSpyder  

      Gracias Tornado! Forcément qu’avec ton pseudo tu ne pouvais que pointer le bout de ton nez ;)
      Le cas Moon Knight? Pourquoi pas mais c’est déjà évident qu’il est fou, non?
      J’ai voulu éclairer ici une raison valable pouvant expliquer dans la trajectoire du personnage pourquoi en effet une relation qui s’établit de façon adulte, crédible et qui prend sens au vu de l’histoire n’a tout compte fait pas trouvé d’issue favorable. Voir en quoi cela nous parle de la personnalité d’Ororo. Et en effet dans un premier temps l’histoire avec T’challa paraît inappropriée. Mais j’ai tenté d’y lire ce qui ressortait de cette histoire pour notre Ororo.
      J’ai eu visiblement des sensations similaires aux tiennes pour les histoires sentimentales de notre belle héroïne…

      • Tornado  

        Moon knight : C’était pour rire (histoire de prêcher par l’absurde) ! :)

        Je n’ai pas encore lu « Lifedeath 2″… Dort sur mes étagères…

        Pfiou… Toutes ces histoires des 90′s sur les X-men par Lee ou Silvestri. Dire que je rêvais de lire ça à une époque. Aujourd’hui : Pas même sous la torture ! :D

  • Tornado  

    Bien évidemment, elle a le droit de se marier avec un noir, hein :)
    Non, c’est surtout le fait d’avoir avorté une relation que j’avais trouvé enfin passionnante qui m’avait déçu. Du coup Tornade (effectivement) ne franchissait pas la limite (l’idylle ne fut pas consommée) et, au final, optait pour un mariage bien propre, bien consensuel, bien à son rang, etc.
    Le fait que Forge n’est pas clair rend également le personnage intéressant, non ? Dommage que peu de scénaristes n’aient creusé le filon de la saga « Lifedeath » en ce qui le concerne. Il avait un charisme fou dans cet arc.

    • Matt  

      C’est vrai que ça le rend intéressant. Sauf que ça fait bizarre parce que ceux qui ne savaient pas comment l’écrire ou qui s’en foutaient en ont fait un mec lisse sans personnalité (dans les années 90)
      Et j’ai bien aimé au contraire que Warren Ellis en fasse un mec qui a basculé. Ok on peut râler niveau continuité sur le fait qu’il y est allé un peu fort etc. Mais moi ça ne m’a pas dérangé.

      Le potentiel de Storm en reine était aussi assez intéressant selon moi. Mais ça non plus ça n’a pas été bien développé. Quelques épisodes comme je le dis que j’ai trouvés bien sympas, mais après hop un crossover AvX et elle quitte son mari.

  • Bruce lit  

    @Omac :
    Je vois que je ne suis pas le seul à être impressionné par ces articles dont je suis très friand et à proposer de nouvelles listes de patients. Pour le prochain épisode, ce sera au tour d’un super vilain de passer sur le divan. Un indice : E.M.L….
    Je n’aurai jamais pensé que les névroses d’Ororo s’inscrivaient dans la Cyclotomie. La métaphore du viol et la colère contre les hommes oui, ça bien sûr. Ororo est une éternelle femme enfant qui retourne à l’enfance et se marie avec un roi. Comme dans les contes de fées….
    C’est un personnage comme tu l’écris si bien qui vit des choses extrêmement matures, y fait face avant que Marvel recommence à vouloir l’infantiliser. C’est dommage. C’est une femme formidable. Qui n’a jamais voulu assumer son leadership sur les Morlocks et qui ne paiera le prix fort (un petit oubli de ta part de cette saga clé).

    Outre le viol dans la saga des Broods, Ororo est sans doute une des première super héroïne à se poser la question de l’avortement : toute vie est sacrée dit-elle tout en sachant que cet alien la dévore et va la tuer. Il y a aurait d’ailleurs beaucoup à écrire sur cette saga formidable que je n’aimais pas enfant : trop sombre, trop violente, trop scifi…

    Omac, la claustrophobie comme celle d’Ororo ça se soigne bien ? Par Hypnose ?

    @Nicolas Giard : j’ignore totalement de quel épisode tu causes :). C’est sûrement durant/pendant la saga australienne ? Les Xmen époque Silvestri j’aime pas. Pour moi l’âge d’or des Xmen s’arrête à l’épisode 200 avec le procès de Magneto. Après, il y a quelques truc que j’aime bien, notamment le fabuleux FF Vs Xmen, mais les dessins de Silvestri + Psylocke+Dazzler+Longshot, c’est le pire trio de nazes…C’est aussi l’époque où tout s’éparpille entre New Mutants, Xcalibur et x Factor.

    @Matt : l’iconographie de l’article est très chouette en effet et rebondit parfaitement sur les propos. La dernière image correspond à un superbe crossover avec Dracula. La première, merde, c’est dans quoi déjà ?

    • Matt  

      Moi j’aime bien la période australienne des X-men (donc Silvestri, Longshot tout ça^^)
      Et le fait que ça s’éparpille en séries, je trouve que ça donne plus de temps « d’antenne » aux personnages vu qu’ils sont moins nombreux dans les équipes. La partie avec les reavers, la première saga à Genosha, le retour des Brood, c’est cool.
      Les épisodes dont parle Nicolas par contre c’est post seuil du péril quand Storm est redevenue gamine et là j’aime plus du tout. C’est un peu nawak avec une Jean Grey en mode tentacules hentaï, etc. Et le Xtinction agenda tout pourri.

      Un crossover avec Dracula ? Qui est bien ? C’est quoi le nom des séries dans lequel il est paru ?

    • Nicolas Giard  

      Spécial Strange 77 avec la magnifique couv de Jim Lee sur fond bleu. Cet episode se passe après la periode australienne, dessiné par Whilz Portacio. Ororo subit une tentative de viol, et poignarde à mort son agresseur.

      • Bruce lit  

        @ Nicolas e confirme ! Jamais lu cet épisode !
        @Matt : il y a deux épisodes avec Dracula en fait. Je cherche les références ce soir

        • PierreN  

          L’épisode avec Dracula, ce serait pas un annual ?

    • PierreN  

      @Bruce: la première image, je crois que cela doit correspondre à l’arc de Byrne ouù les X-Men sont fait prisonniers dans le repaire de Magneto (celui qui est sous un volcan).
      Je rejoins Matt à propos de la période australienne, que je préfère largement aux épisode de Jim Lee.

      • Matt  

        @PierreN : Copain !
        Pour moi la période australienne part en vrille après Inferno (certains diront pendant Inferno mais j’aime le début de la saga, le second degré délirant de certaines scènes et la fin avec Sinistre. Mais c’est vrai qu’il y a des épisodes pourris au milieu) Mais après Inferno avec l’arrivée de Nanny, je n’aime plus. Havok tue Tornade par erreur et tout le monde est en mode « oh, ne te tourmente pas, tu ne l’as pas fait exprès » Euh…hé les gars ! Tornade est morte, merde ! Puis il y a le seuil du péril, Psylocke change de corps on ne sait pas trop comment (ce sera expliqué dans les années 90 par Lobdell comme quoi Spirale était derrière tout ça), Storm redevient gamine, Jean Grey se fait pousser des tentacules à cause de Masque des Morlocks…bof bwerk, j’aime pas.

        • PierreN  

          J’aime beaucoup cette période jusqu’à la crucifixion de Logan, après dès l’arc sur l’île de Muir, la baisse de régime se fait sentir, et Silvestri se montrera bien plus en forme sur ses premiers épisodes de Wolverine (vive Dan Green).
          La jeune Tornade, l’arrivée de Remy « monsieur j’me la pète » Lebeau, Betsy qui se transforme en sex symbol asiatique, Longshot qui disparaît on ne sait où, les tentacules de Jean (bien nawak ça), tout ça j’ai du mal, surtout quand Bill Jaaska est au dessin.

      • OmacSpyder  

        @PierreN : bien trouvé pour l’image : c’est bien cet épisode où Ororo est prisonnière avec les X-Men sous le volcan, base de Magneto. Elle vient d’essayer de s’échapper avec l’épingle cachée dans son serre-tête, mais Nanny, le robot gardien de Magneto, la surprend et lui retiré l’objet qui était sa clef de sortie… bref, c’est un peu une allégorie de sa vie, cette image…

        • Matt  

          Cela explique que je ne connais pas. Je n’ai pas lu les premiers épisodes des X-men. J’ai du commencer à partir de la saga du phénix environ.
          J’ai un peu peur que les plus anciens aient pris un sacré coup de vieux quand même. Pour moi Claremont s’améliore en 83 après sa mini avec Frank Miller comme l’avait souligné Tornado.

          • Tornado  

            :)

            Moi j’ai lu !
            Les premiers épisodes par Len Wein & Chris Claremont sont illisibles à mon sens.
            La saga de Protheus était à la fois très infantile dans la forme, et assez impressionnante à certains moments.
            Et sinon, il y a la saga des Broods, dont on parle rarement. Une saga qui m’avait extrêmement impressionné enfant, et que j’ai vraiment aimé relire adulte, malgré des passages en dents de scie (nostalgie, quand tu nous tiens). Et il y a aussi la saga de Belasco qui est quand même très intéressante (avec la mini-série « Magie » et les dessins de John Buscema). Enfin, l’épisode flashback sur la rencontre entre Xavier & Magneto est également très cher à mon coeur.
            Comme quoi j’aime quand même certains trucs ! :)
            Ah ! j’oubliais ! les épisodes « Vignettes » sont superbes, à la fois côté scénario (je trouve que Claremont n’a jamais été aussi appliqué) et côté dessin.

          • Matt  

            Ah tiens le recueil Vignettes m’a toujours fait de l’oeil, mais il s’agit de quoi au juste ? D’épisodes qui se glissent dans la chronologie de ceux de la série ? C’est pas incompréhensible à lire sans la série en parallèle ?

            La saga des Brood tu parles de celle là ?

            http://www.bulledair.com/index.php?rubrique=album&album=etranges_xmen7

            Faudrait que je la relise. A l’époque, les X-men dans l’espace ne m’intéressaient pas. Jamais lu Belasco. Par contre Magie oui (parce qu’à l’époque Panini l’a publié n’importe comment dans l’intégrale 1988)
            C’était bien, malgré Coulomb qui n’a pas réussi à totalement détruire cette saga.

          • PierreN  

            « Ah tiens le recueil Vignettes m’a toujours fait de l’oeil, mais il s’agit de quoi au juste ? D’épisodes qui se glissent dans la chronologie de ceux de la série ? C’est pas incompréhensible à lire sans la série en parallèle ? »

            C’est ne pas toujours nécessaire, tout dépend des histoires.
            Si je me souviens bien, à la base c’est une série de back-up présents dans la série classic x-men qui réédite le run de Claremont.
            ces histoires servent de complément et développent certains éléments de l’intrigue, comme l’amitié de Jean et Ororo, le passé de Magneto, la rivalité entre Logan et Victor Creed. Et cela fait parti de ce que le scénariste a fait de mieux sur la franchise je trouve.

          • Matt  

            A ce point ? Mince, je ne pensais pas louper un truc de cette qualité.

          • Tornado  

            La saga des Broods est très longue et l’album que tu cites en propose un seul extrait. Il me semble qu’elle a duré au moins deux ans, raison pour laquelle je suis étonné quand je constate que personne en parle !
            A l’époque, il est évident que Claremont surfait sur le succès du film Alien. Mais il proposait là une saga un peu plus adulte que d’ordinaire. Je me souviens d’un épisode très intense, où Wolverine était persuadé d’avoir un alien en lui.

            Vignettes propose; comme le dit Pierre, des back-up, mais d’un extrême qualité scénario/dessin (pour l’époque). De très bons (mais aussi très courts) épisodes, très bien écrits. Claremont a avoué avoir eu tout le temps et toute la latitude afin de s’appliquer sur ce matériel. J’en avais fait le commentaire à ma zone si ça t’intéresse (même si ça date un peu).

          • Matt  

            2 ans ? N’exagérons rien, elle a l’air de faire 8 épisodes compte tenu que l’épisode 159 est celui avec Dracula et que c’est fini dans le 168, avec la saga des morlocks qui commence dès le 169.
            Par contre du 154 au 157 il y a déjà quelques épisodes cosmiques avec Deathbird, la sœur de Lilandra et potentiellement la première apparition des Brood mais j’suis plus très sûr.
            Au pire disons 1 an, ne faisons pas les marseillais^^

            Bon il me reste à lire Vignettes alors.

          • Tornado  

            J’ai à moitié tort, mais j’ai à moitié raison : La saga des Broods s’étend sur les intégrale 1982 et 1983… ;)
            Si tu aimes cette période, l »acquisition de « Vignettes » me parait effectivement indispensable. Pour tout dire, c’est une des seules choses que j’ai gardées des X-men de Claremont avec « Dieu Crée l’Homme Détruit », « Lifedeath » et l’album LUG Belasco avec la rencontre entre Xavier & Magneto !

          • Tornado  

            Et… Je ne suis pas marseillais mais toulonnais (c’est juste à côté) ;)

          • Matt  

            ça dépend, moi la période que je connais mieux c’est justement juste après les Brood jusqu’à la période australienne.
            Je n’ai rien avant. Mais bon je suis bien tenté de relire cette saga des Brood.
            Tout ce qui est avant, Days of Future past et la saga du phénix pour le coup, malgré leur côté culte, j’ai lu et revendu. Les idées sont bonnes mais ça ne m’a pas pris par les sentiments. Me suis un peu emmerdé. J’imagine que c’est ce que tu appellerais une narration datée, même pour moi.
            J’aime bien la saga des Morlocks et la période où Storm n’a plus de pouvoirs par contre. Les personnages ont plus de temps pour être développés vu que Cyclope et d’autres se sont tirés former X-factor.

          • Tornado  

            « Days of Future Pasts », j’avais trouvé ça chiant dès le départ déjà. Mais la « Saga du Phenix », je ne suis pas encore sûr, il faut que je la relise (je me suis pris l’édition Hachette). Promis, je vais la relire un de ces quatre et proposer l’article à Bruce.

          • Matt  

            J’aurais presque envie d’un remake de Days of Future past (la BD hein). Parce que le potentiel est là, c’est une histoire avec de bonnes idées mais compressées dans 2 pauvres épisodes ultra bavards et dont les scènes qui devraient être cultes et épiques se résument à une vignette unique écrasée dans un coin de page.

    • OmacSpyder  

      @Bruce : élément-aire, mon cher Watson! Quelqu’un qui modifie le climat extérieur en fonction de son état interne, et qui varie de météo comme une humeur qui change, en laissant passer une dépression. .. c’est de la cyclothymie! ;) Après, cela ne résume pas le personnage. On peut voir dans les autres éléments une explication de cette cyclothymie. Un cyclone pour dépasser les tempêtes intérieures…
      Pour le couvercle posé sur la saga des Morlocks, c’était difficile à caser en une séance. Il faut respecter le rythme du patient et le Docteur Hivence ne voulait pas encourir les foudres de la belle! Mais ça pourrait être abordé dans une suite en effet. En même temps il est bien évoqué par notre psychanalyste que ce qui surgira des tunnels de l’inconscient échappera certainement à notre patiente du jour…
      Pour la claustrophobie, oui ça se soigne. La thérapie verbale comme la psychanalyse peut soigner des phobies, mais aussi en effet l’hypnothérapie ou des techniques telles L’EMDR sur les traumatismes, puisqu’ici nous sommes dans ce registre.

      • Matt  

        C’est valable pour l’arachnophobie ?
        Moi avoir problèmes avec grosses araignées. Moins avec les petites mais ça m’a déjà pris 10 ans pour réussir à vivre et dormir en sachant qu’il y a des petites araignées dans la pièce. A ce rythme c’est pas gagné pour les grosses dégueulasses…

        • OmacSpyder  

          @Matt: Toutes les phobies, les vraies, celles qui engendrent une angoisse irrépressible face à la situation, fonctionnent sur le même principe : l’angoisse est focalisée sur l’objet et la situation et a tendance à faire tâche d’huile, à s’étendre. Ceci permet d’éviter de ressentir cette angoisse de façon plus diffuse. La thérapie consiste à trouver l’origine de cette angoisse pour ne plus la focaliser sur un objet ou une situation mais la replacer dans un fonctionnement global de la personnalité.
          Ne pas supporter les petites araignées, c’est souvent phobique. Ne pas aimer les grosses poilues, c’est un peu normal… ;)

  • Matt  

    Allez puisqu’on est dans le thème sexxxy girls, on peut se lâcher.

    Mes Marvel women favorites :

    Storm
    Mystique
    Malicia
    She Hulk (surtout dans les séries comiques, car une femme rigolote, c’est chouette aussi)
    Black Widow
    Black cat

    Eh, c’est pas une liste hiérarchique en fonction de leur plastique hein ! Mais des persos intéressants.

    • Bruce lit  

      Mystique : oh la vache, t’aimes les méchantes toi ^^
      Malicia : un personnage super interessant mais qui m’exaspère la plupart du temps…j’aurais du mal avec une nana aussi tourmentée….

      Globalement je n’aime pas trop les femmes trop belles.
      j’aime la beauté modeste en vrai comme en BD. Ma femme Marvel idéale reste Kitty Pryde pour son intelligence et sa joie de vivre.

      • Matt  

        Ah attention, j’ai pas dit que je voulais une femme comme Mystique en compagne ! Pas fou non ? Mais elle est classe, elle est souvent odieuse mais a un « soft spot » avec malicia par exemple. J’en ai parlé dans mon article, je la trouve intéressante.

        Pareil pour Malicia qui serait difficile à gérer mais dont les problèmes sont compréhensibles quand on prend du recul et qu’on n’est pas envahi au quotidien par ses angoisses.

        Pour le coup les femmes « trop belles » c’est un peu difficile à juger en BD parce que selon les dessinateurs, elles n’ont pas toujours la même plastique ni la même frimousse. Donc c’est plutôt soit le look que j’aime bien (costume, couleur de cheveux, etc) ou tout simplement leur background intéressant.
        Par exemple je ne sais pas comment tu fais pour trouver Spider woman super belle sachant que la plupart du temps toutes les héroïnes sont dessinées « belles ». Donc ouais t’as raison mais…pas plus que les autres quoi.

  • Léo Vargas  

    Sais-tu que tu devrais réaliser un film sur Freud !!! Autrement, c’est un excellent article que nous avons là !

    • OmacSpyder  

      Thanks Léo! Avec ton patronyme, c’est toi qui devrais écrire ;)
      Freud aux pays des super-héros, bonne idée de psychanalyse-fiction!! :)

      • Léo Vargas  

        Ha ha ha !

  • Présence  

    Total respect ! Je suis jaloux de la complémentarité exemplaire entre le texte et les dessins. Je rêve de pouvoir faire aussi bien. J’ai beaucoup aimé l’analyse d’Ororo que j’ai lu comme un thriller. c’est épatant de construire et déconstruire ainsi un personnage, jusqu’à pouvoir en extraire les dynamiques émotionnelles. Je reste confondu devant l’éclatante réussite de cette analyse, d’autant plus périlleuse que le personnage a été construit et développé par plusieurs auteurs successifs.

    • OmacSpyder  

      C’est un très joli compliment ça, Présence! Merci :)
      Des images et des idées mijotent ensemble un petit moment jusqu’à tenter de s’emboîter pour rédiger l’article. J’ai tenté de faire un peu comme ce qui se faisait par ici ;)
      J’aime bien l’idée du thriller. Après tout, une psychanalyse, c’est une enquête. Et comme pour les images, je passe le personnage (que Bruce me propose) à mon mixer interne personnel pour, comme tu dis, en extraire ce qui l’anime, c’est tout à fait l’idée oui! Ensuite, la patiente est prête pour le divan et se mettre à parler…

  • Jyrille  

    Je suis loin d’avoir lu tous les commentaires, mais je peux déjà dire que j’aurai adoré écrire celui de Présence, je pense tout pareil. Surtout que je ne connais pas trop le personnage. Je n’ai reconnu que deux ou trois scans, mais cet exercice de déconstruction puis de consolidation d’un personnage est extrêmement intéressant et enrichissant. Penses-tu que certains personnages seraient incapables de passer sur ton divan car trop trahis ou trop changeants à cause de leurs nombreux auteurs ?

    J’ai senti également que ta patiente ne semblait pas te laisser indifférent, par moments tu fricotes avec l’écriture érotique… parjurerais-tu ton serment ? :)

    • Bruce lit  

      @Matt et Tornado : les Broods = épisodes 154 à 167 ! C’est donc Tornado qui a raison !
      DOFP : putain les gars vous charriez là ! je défie quiquonque de trouver dans les comics de l’époque autant de noirceur et de désespoir. On parle quand même du premier comics de super héros se passant dans des camps d’extermination quoi !
      Par la suite, c’est le gros bordel. MAis critiquer DOFP c’est comme préférer Terminator 4 au premier parce que les FX sont mieux et les coupes de cheveux ringardes :)

      @Omac : pour rebondir sur les remarques de Présence et Jyrille, je te ferais cet ultime compliment : je trouve que tu as parfaitement su trouver la voix d’Ororo. C’est admirable !
      A propos, Claremont passe à PAris la semaine prochaine. Devinez qui a pris sa journée pour aller lui serrer la pince….

      @Matt : Xmen vignettes : un épisode indispensable : celui où Magneto refait sa vie en URSS après Auschwitz et où meurt sa fille sans que personne ne lui vienne en aide. Erik devient alors MAgneto.

      • Matt  

        Eh ! J’ai dit que c’était plein de bonnes idées, DOFP. C’est juste hyper précipité, condensé, bavard, ça sent le rush. Et je connais les contraintes de ce type de comics donc je ne dis pas que c’est nul. Sauf que par rapport au potentiel du truc, on se retrouve avec une BD qui parle davantage qu’elle ne montre. C’est chiant. ça sent le gâchis. Désolé.
        Je l’ai acheté et en le lisant…eh ben je me suis dit que c’était une idée de fond géniale mais que j’avais juste lu le story board là…avec les idées directrices. Si ça sortait aujourd’hui, ça tiendrait sur 12 épisodes.

        Et depuis quand 14 épisodes ça fait 2 ans pour les Brood ?^^
        Surtout qu’il y a une pause au milieu de ces épisodes, on ne triche pas !

      • Jyrille  

        Félicitations pour Claremont ! Tu vas sans doute être très ému. Il sera aussi à Angoulême cette année.

    • OmacSpyder  

      @Jyrille: Merci! Et question très pertinente! Pour répondre à l’envers, je dirais que certains personnages s’y prêtent dans la façon dont ils ont été créés et respectés ensuite. Donc oui, certains personnages réussissent à résonner tandis que d’autres, mal construits, donnent davantage creux pour ce type d’exercice. Bref, tout le monde n’est pas apte au divan, il faut exister pour cela!^^
      Quant au contre-transfert du Docteur Alex Hivence, ses observations ne servent bien sûr qu’à cerner au plus près sa patiente en laissant aussi aller ses associations d’idées… ;)
      @Bruce: ça c’est du compliment puisqu’en effet c’est le but, de rendre « parlants » le personnage concerné, de le respecter avant de sonder son âme avec son accord.
      Pour Claremont, il y en a un qui a trop de chance!! J’aimerais bien être à sa place ;)

      • Bruce lit  

        Hé ! C’est la deuxième fois en 20 ans ! Du coup j’ai presque tous mes Xmen signés de lui !

        • OmacSpyder  

          Ça c’est beau! Il y a de quoi être jaloux… J’espère qu’on aura des photos!

          • Bruce lit  

            Hé ! C’est prévu ! Mais chhhhut….plein de surprises au RDV….

  • JP Nguyen  

    J’arrive après la pluie de commentaires. Je ferais court : well done Omacspyder !

  • Patrick 6  

    J’arrive après la bataille et je n’ai pas grand chose à rajouter aux commentaires précédent à part que je suis très impressionné !
    Aussi original sur le fond que sur la forme ! Bravo !
    La prochaine fois je suggère une psychanalyse de Psylocke, pour que je puisse enfin comprendre quoi que ce soit concernant ce personnage !
    (quoi qu’à la réflexion Psylocke sur un divan… il me vient soudainement plein d’idées en tête n’ayant aucun rapport avec la psychanalyse !)

  • OmacSpyder  

    @JP : « la pluie…de commentaires », c’est bien vu! Merci Figurines Man! :)
    @Patrick6 : Merci. Tu aimes prendre des risques à vouloir allonger une ninja télépathe toi! ;) Oui, tes associations d’idées s’égarent…
    Mais si elle demande de l’aide : « Tendez -moi le bras, Doc… » ça sera compliqué pour le psy aussi! :)

  • Eddy Vanleffe  

    super article!
    j’adore et je crois que je vais me les bouffer un par un ^^

    Pour moi Ororo est ne sorte d’incarnation de la femme libre comme le souligne l’entretien, voulant sans cesse se débarrasser des contraintes, elle ne trouve pas cet élan durablement avec un homme qui aurait tendance à la ramener au sol tandis qu’elle veut s’envoler…
    Sa relation avec Yukio est d’ailleurs révélatrice, elle se découvre, se révèle et son retour avec le mohawk et le cuir et clou est à mon sens un véritable comig out avec le quel ses partenaires sont obligés de réagir avec réalisme (réactions de Kitty qui reconfigure sa relation avec cette grande sœur à ce stade).
    j’ai depuis lu un interview de Rob Halford chanteur homosexuel de Judas Priest connu pour avoir caché son homosexualité pendant des années, mais qui souffrant en silence, s’est mis à arborer un look outrancier à base de cuir, clou, casquette, fouet, transformant ses pulsions en « show » pour le public à l’époque complètement dupe.
    Ororo est donc à mon sens la vraie première bissexuelle du monde Marvel. queer peut-être, j’en sais rien. ce n’était pas dit explicitement (Jim Shooter étant ouvertement homophobe), mais c’est bien cette histoire que Claremont a raconté…

    • OmacSpyder  

      Merci Eddy!
      Je ne peux que t’encourager à lire ces Collants sur le divan, un dernier étant programmé très prochainement.
      Il est vrai que le personnage d’Ororo est très riche et son action sur les éléments se retrouve dans sa personnalité : la cyclothymie, ou le changement d’humeur dû à un conflit intérieur. Une météo intérieure en quelque sorte. Le passage au look Mohawk en est une expression. Pour l’article, nous avons affaire à Ororo pré-Mohawk. Mais elle contient en germe ce changement orageux et sombre.
      Pour la bisexualité, cela dépend du sens du vent, Ororo pouvant être considérée comme bisexuelle car non concernée par le genre en tant que telle mais par l’électricité qui se déclenche dans une rencontre… Ton commentaire est en tout cas très intéressant, à plus d’un titre!

  • Matt  

    Je me doute que ma question va rester sans réponse puisque c’est les vacances…mais dans le doute, pour les rares personnes présentes, quelqu’un a lu la série Storm de Greg Pak qui date de 2014 ? Uniquement sortie en VO.

  • OmacSpyder  

    Hello Matt,
    J’avais aperçu cette mini-série sur Storm mais en effet il n’y a pas eu de sortie vf. Pourtant ça aurait fait une publication sympa : Storm y traverse des aventures qui font resurgir Forge et repose la question de leur relation, Callisto qui permet d’évoquer sa relation avec cette dernière lors d’un combat dans les tunnels, Gambit dans une aventure de vol qui aboutit à la morale selon laquelle le gain le plus important est soi-même (le but d’une psychanalyse en somme!). Nous y croisons aussi Wolverine avant sa mort et voyons la réaction d’Ororo ensuite qui croise alors Yukio. La relation sentimentale entre Ororo et Logan ne m’a jamais semblé naturelle, en dehors d’une attraction résultant des combats menés ensemble. Une derrière histoire permet d’aborder le rôle de professeur d’Ororo, dernier rôle en date, et de sa façon d’être avec un élève, de sa façon de transmettre alors que celui-ci bascule du mauvais côté rongé par son pouvoir. Storm apparaît globalement comme une libératrice, celle qui apporte une solution sans forcer l’autre, laissant les courants ascendants l’apporter…
    Après s’être libérée de ses propres angoisses et illusions, elle se présente à travers ces aventures comme quelqu’un pouvant apporter la paix à l’autre en lui montrant le courant qu’il peut prendre peu se libérer. Une évolution assez naturelle en somme…
    Le scénario apparaît bien ficelé en ce qu’il permet d’aborder différentes facettes, les dessins sont corrects. Certaines planches sont très belles.

    • Matt  

      Hello.
      Ah ben tu sembles avoir plus qu’aperçu la série si tu peux en dire autant. ça m’intéresse pas mal du coup.
      Je m’étais dit que j’allais éviter la VO quand je peux, mais vu que Panini ne semble plus qu’éditer les crossovers au détriment des séries plus discrètes, je ne vais pas avoir le choix.
      Merci de ton intervention.

      • OmacSpyder  

        @Matt : J’ai lu il y a un petit moment via une appli (c’est loin d’être ce que je préfère, mais à défaut sue publication vf). J’avais en effet lu un peu rapidement, ça mériterait une seconde lecture. Pak a l’air de respecter le personnage d’Ororo, en revisitant son passé pour mieux l’amener vers les courants (d’air) nouveaux.
        Merci d’avoir attiré mon attention à nouveau sur cette mini-série!

  • Matt  

    Apparemment ce serait au début une petite série de one shot centrés sur Storm. ça se passe avant Secret wars, plus ou moins conjointement avec la merveilleuse mort de Wolverine (ahem…). Logan est vivant dans les premiers épisodes, puis mort dans le 3 ou 4.
    Il y a 2 TPB VO pour 11 épisodes.
    Apparemment c’est plutôt bien noté au début. Plus mitigé à la fin.

    http://www.multiversitycomics.com/previews/theres-a-storm-coming-in-greg-pak-and-victor-ibanezs-storm-1-preview/

  • Matt  

    J’aime bien Storm, j’aime bien les one shot et les séries courtes, et j’aime bien Greg Pak. Donc forcément ça m’interpelle. Et je suis étonné que le lecteur tout terrain Présence ne connaisse pas (du moins, pas de commentaire sur la zone).
    Greg Pak c’est Magneto le testament, Planète Hulk, Red Skull incarné. Bon ok c’est aussi « world war hulk », mais franchement qui s’en sort bien avec les events de commande ?

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