Collants sur le divan #4 : Dr DOOM (Doom chez le psy ??)

Les Productions OMAC SPYDER présentent: 

Le Docteur Alex HIVENCE dans:

Le ravissement de Victor Von DOOM !

Partie 1 : L’enlèvement (Bande son : Bram Stoker’s Dracula Theme)

L’heure tardive de la journée m’incitait à rêvasser. J’attendais mon dernier patient, après un appel mystérieux de la veille : « Je dois vous voir rapidement ». Je rédigeais pendant cette attente quelques notes sur mes dernières séances. Peter Parker, Ororo Munroe
DOOM! DOOM! DOOM!
Je sursautais à ces trois coups répétés qui semblaient venir de dehors. J’entrouvris la fenêtre qui donnait sur la rue faiblement éclairée. Rien. Soudain, ma porte vola en éclats et j’eus devant moi un spectacle effrayant! Un homme à visage de robot accompagnés de robots, une scène digne des récits de science-fiction… L’air irradiait comme s’il était chargé de composantes électroniques.

Une offre qu'on ne peut pas refuser ou: Quand le destin frappe à la porte ou: Dr Doom sonne toujours trois fois

Une offre qu’on ne peut pas refuser ou:
Quand le destin frappe à la porte ou:
Dr Doom sonne toujours trois fois

« Veuillez nous suivre, cher Docteur », dit calmement l’homme au visage métallique.
« Qui êtes-vous? », réussisais-je à articuler, tant mon coeur battait la chamade.
« Vous le saurez bien assez tôt. Le Maître veut vous parler »
Je ne savais si cette créature de cauchemar parlait d’une autre personne ou de lui-même à la troisième personne. Je balayais mon bureau de mon regard, comme si je cherchais une issue. Cela n’échappa pas à l’attention de l’homme au masque de fer qui appuya sur la détente de son arme. Un gaz en sortit, puis, ce fut le noir complet…

Je me réveillai quelques temps plus tard, avec un mal de crâne. L’air était froid, j’entendais parler une autre langue, de l’allemand sûrement. Un des robots me portait comme un fétu de paille. J’aperçus au loin en relevant la tête une masse sombre et perçus une aura qui entourait le bâtiment qui se dressait droit devant moi. J’avais l’impression d’être Jonathan Harker en chemin pour le château de Dracula.

Temple of Doom ou : Indiana Jones, Dracula? Non, Victor Von DOOm : L'ombre du destin plane

Temple of Doom ou :
Indiana Jones, Dracula? Non, Victor Von DOOm :
L’ombre du destin plane

Très rapidement les robots atteignirent une salle du château, me laissant en compagnie de celui qui m’avait ainsi enlevé : cet homme au visage de métal. Je ne connaissais toujours ni son nom ni ses motifs. Comme s’il lisait dans mes pensées, il énonça d’une voix posée et métallique :
-VVD : « Bonjour Docteur Hivence. Je manque à tous mes devoirs, je me présente : Docteur DOOM. Je suis le monarque de ces lieux où je viens de vous inviter à me rejoindre. J’ai besoin de vos lumières, cher Docteur »
Son ton était courtois, celui qu’on utiliserait dans une mondanité quelconque. Pas d’animosité dans ses propos. Une demande d’aide qui provenait d’un homme qui semblait ne pas avoir besoin de l’aide de quiconque. Mais l’expérience m’a souvent montré que cela demande souvent d’y regarder à deux fois ».
-AH : « Est-ce bien de moi dont vous parlez, Docteur… Doom? Quelle aide pourrais-je bien vous apporter? Et pourquoi vous y prendre de cette façon?
-VVD : Oui, je ne commets pas d’erreur de personne. J’ai déjà invoqué des docteurs par le passé, et je ne m’y suis pas trompé. Mais aujourd’hui c’est de vous dont j’ai besoin, et ce dont le Docteur DOOM a besoin, il s’en empare.
-AH : Mais de quelle aide parlez-vous? Connaissez-vous ma spécialité?

La voix métallique qui me répondit vint cette fois-ci de derrière moi, alors que mon hôte se dressait pourtant devant moi. Je me retournai et vis alors le sosie parfait de mon hôte se tenir droit devant moi, entouré d’autres « doubles » de lui-même. Comme si de rien n’était, le monarque reprit son propos.

Doom and Doubles! Ou : Miroir mon beau miroir, dîtes-moi qui je suis... Déclinaison du narcissisme infantile

Doom and Doubles!
Ou :
Miroir mon beau miroir, dîtes-moi qui je suis…
Déclinaison du narcissisme infantile

-VVD : Il suffit! Bien sûr que je connais votre spécialité, Docteur. Croyez-vous que je serais venu vous quérir autrement? J’ai besoin que vous m’éclairiez sur une partie de moi qui m’échappe. C’est bien votre domaine, n’est-ce pas?
-AH : Oui, oui, mais, disons que je ne vous connais pas, ça ne se passe pas comme cela. Il faut que vous me parliez de vous, ça demande du temps…
-VVD : Le Docteur DOOM n’a que faire de ces contingences ridicules! J’ai ici les moyens d’accélérer le temps. »
D’un coup, ses robots jusqu’alors immobiles se mirent à bouger à nouveau et s’emparèrent de moi. Suivant des ordres muets, ils m’installèrent sur un fauteuil surplombé d’un étrange casque relié à des circuits étranges. Je tentais de me défendre sans trop y croire. La force implacable des robots appuya mon incrédulité. Un de chaque côté de mes épaules pour m’asseoir sur le fauteuil tandis qu’un troisième baissait le casque sur ma tête. Le Docteur DOOM regardait la scène impassiblement, je le sentais presque s’impatienter. Avant que j’aie pu formuler la moindre résistance, un des robots abaissa une manette et soudain mon cerveau s’électrisa. Un flux d’images me traversa, mais aussi des émotions, des souvenirs, des sentiments… J’étais comme un disque dur que l’on charge de données. Puis ce fut à nouveau le noir total.

Asseoir son autorité ou: Le fauteuil du destin

Asseoir son autorité ou:
Le fauteuil du destin

Je me réveillais quelques temps après, au même endroit. J’avais l’impression d’un comique de répétition. Combien de fois allais-je m’évanouir ainsi? Quelle était le sens de cette répétition incessante? La voix de mon hôte me sortit de mes pensées.
-VVD : « Vous voici revenu parmi nous, cher Docteur. J’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de cette façon cavalière de vous recevoir et de vous inviter à m’aider. C’est seulement, voyez-vous, que je n’ai guère de temps à perdre. Mais ceci n’a rien de personnel, voyez-vous »
-AH : Allez-vous me dire enfin comment je pourrais vous aider?
-VVD : Vous avez désormais accès à tous mes souvenirs, Docteur Hivence. Ma formidable machine de transfert d’esprit a permis cela. Il a suffi que je remodèle quelques aspects pour que son usage me serve aujourd’hui ainsi, tel que j’en ai décidé ».
-AH : C’est vrai. Aussi incroyable que cela paraisse, je peux me souvenir, ressentir les différentes étapes de votre vie. Comment est-ce possible?! »
-VVD : Ce qui est ma volonté est possible! Ne vous attardez pas sur ces questions purement matérielles. Si je vous ai fait quérir, c’est pour m’instruire sur moi-même.

Partie 2 : La demande faite au Docteur (Bande son : INXS « Never tear us apart »)

VVD : « Voyez-vous, cher Docteur Hivence, j’ai conquis bien plus de pouvoir qu’aucun mortel n’en a jamais rêvé. J’ai acquis des connaissances scientifiques supérieures à tous, je suis un expert en magie ; j’ai déjà convié par le passé un autre Docteur pour en arriver là. Fort de cette expérience, j’ai décidé de faire appel à vos services pour une chose qui m’échappe encore : pourquoi, alors que j’ai conquis plus d’une fois le pouvoir absolu, pourquoi alors que je maîtrise plus qu’aucun autre homme les arcanes de la connaissance, pourquoi le Docteur DOOM doit-il incessamment perdre et revenir au point de départ? Enseignez-moi, Docteur Hivence, si vous en êtes capable.
AH : Je vois dans vos souvenirs… Excusez-moi d’hésiter, c’est plutôt nouveau pour moi… que vous avez une sorte d’ennemi héréditaire, un double que vous haïssez.
VVD : Ah! Richards! Forcément! Et qu’a-t-il à voir là-dedans? Même si lui et ses maudits amis ont oeuvré pour organiser mes défaites, contrecarrant mes plans.
AH : Je ne parle pas des quatre, juste de lui, le Docteur Reed Richards.

Mon double, mon ennemi: celui qui annule mes succès ou L'amour narcissique ou l'image d'un père à faire déchoir?

Mon double, mon ennemi: celui qui annule mes succès
ou
L’amour narcissique ou l’image d’un père à faire déchoir?

VVD : Oui, celui par qui le mal est arrivé. Dès le départ il a glissé une erreur dans mes calculs infaillibles pour me nuire. Et depuis il n’a jamais cessé de se prétendre mon égal…
AH : Ainsi vous lui attribuez vos défaites et ceci dès la première, celle qui vous a à tout jamais… marqué. Ne pensez-vous pas qu’il est commode de demeurer dans ce scénario fantastique où cet homme, cet ancien ami, est la source de vos maux. Ne pensez-vous pas qu’il représente un substitut sur lequel vous projetez les raisons de vos défaites amères?
VVD : Vous osez… Oui, oui, je dois vous laisser continuer si je veux approcher de la vérité. Même si je dois endurer pour cela vos analyses insidieuses… Poursuivez!
AH : Je pense que le Docteur Richards n’est qu’un double de vous-même. Un peu comme ce robot, là, qui vous imite parfaitement. Et que chacun de ces doubles comporte une fonction qui au fond vous échappe…
VVD : Ne jouez pas aux mystères avec moi, Docteur Hivence, je n’aime pas perdre mon temps ainsi que je vous l’ai dit. Laissez les sous-entendus de côté et donnez-moi votre idée de la vérité.
AH : Vous savez que ça ne marche pas exactement comme cela Docteur. Vous avez déjà convoqué un Docteur ici même par le passé, afin qu’il use de ses arcanes pour vous permettre de vous en sortir. Et plus précisément de sortir votre mère des griffes du… Diable?
VVD : Oui, c’est bien lui, Méphistophélès, que vous voyez dans les souvenirs que je vous ai provisoirement greffés.

Docteur et Docteur: Utiliser l'autre comme double et comme sacrifice ou La trahison (de soi) comme compulsion de répétition

Docteur et Docteur:
Utiliser l’autre comme double et comme sacrifice ou
La trahison (de soi) comme compulsion de répétition

AH : Mais vous l’avez trahi! Vous vous êtes servi de lui, pour tenter de sauver votre mère. Mais cette trahison vous l’a fait perdre irrémédiablement.
VVD : Irrémédiablement, oui.
AH : Vous voyez donc que vous avez causé ici votre propre perte. Vous avez tenté là encore de l’imputer à « l’autre Docteur », mais vous savez au fond de vous que vous êtes le seul responsable de cet échec. Et ceci a à voir avec votre mère. Que lui devez-vous, Victor?
VVD : Comment?! « Victor », vous osez…
AH : Oui, Victor : la Victoire. N’est-ce pas un destin que votre mère vous a confié et que vous fuyez? Votre mère a disparu, et vous avez été IMPUISSANT à l’éviter. Vous avez une dette impossible à rembourser, ‘Victor’. Et vous voilà coincé entre votre prénom qui réclame de vaincre cette dette et votre patronyme qui vous condamne à un destin : DOOM! Deux pertes, votre mère et votre père, et au centre, le petit Victor et son IMPUISSANCE.

Le traumatisme infantile : la perte de l'être aimé Ou Comment rejouer l'absence maternelle en revenant toujours au point de départ?

Le traumatisme infantile : la perte de l’être aimé
Ou
Comment rejouer l’absence maternelle en revenant toujours au point de départ !

AH : Alors vous faîtes du sur-place, comme un enfant qui aurait perdu ses parents dans une fête foraine et qui n’oserait pas s’éloigner au cas où ses parents reviendraient le chercher là où ils l’ont laissé. Ainsi, chaque fois que votre plan échoue, vous revenez ici, en… Latvéria, c’est ça? Vous revenez dans les jupons de votre mère, ‘Victor’.
VVD : Ma patience a des limites, ne l’oubliez pas Docteur Hivence. N’oubliez pas que si vous m’analysez, je vous observe aussi, et qu’à vouloir voir de trop près derrière le masque, vous pourriez en être…marqué à votre tour.
AH : Vous souhaitez parler du masque ainsi, Docteur DOOM. Puisque nous parlons d’immuabilité, d’immobilisme, qu’est-ce qui change moins qu’un masque? Et en même temps, qu’est-ce qui empêche de voir son véritable reflet tandis que vous multipliez vos doubles, comme autant de reflets immuables de vous-même? Et n’oublions pas ces autres reflets que vous utilisez pour faire porter vos défaites à d’autres : vous savez comme je suis à même de le savoir grâce à votre machine que vos répliques robotiques endossent bien souvent vos échecs. Comment le monde réagirait-il s’il savait qu’ils en endossent parfois un peu plus qu’ils n’imaginent? Ces répliques sont bien commodes pour quelqu’un qui a appris à déplacer son esprit dans des corps différents. Et puisque nous parlons de ces corps où vous projetez votre esprit, quelle idée que celle de le projeter dans le corps de celui à qui vous faîtes endosser la majorité de vos réelles défaites : encore le Docteur Richards!

Celui qui empêche Victor et qui l'entraîne vers son Doom : Le Fantastique contre l'Impuissance

Celui qui empêche Victor et qui l’entraîne vers son Doom :
Le Fantastique contre l’Impuissance

AH : Ainsi, vous vous enfermez dans un scénario où lorsque vous vous projetez, littéralement dans votre cas, dans une possible identification à une réussite, vous vous dédoublez en un autre qui l’annule. J’en viens même à me demander si le Docteur Richards existe ou si vous ne l’avez pas inventé pour annuler vos vaines et illusoires tentatives de succès. Ce Monsieur Fantastique est celui qui vous ramène sans cesse au point de départ. Qu’en dirait votre père?
VVD : Que voulez-vous dire, petit Docteur? Est-ce encore une tentative de provocation? Pour parvenir au savoir je puis faire preuve d’une extrême persévérance. Y compris celle qui comprend le fait de vous laisser parler sans vous atomiser sur-le-champ! Mon père, à vous de me dire ce que vous croyez comprendre.
AH : Vous commencez à insinuer que je pourrais échouer, ‘Victor’. Cela signifie-t-il que vous préparez une issue si jamais la vérité que je vous expose vous déplaît?
VVD : Vous parlez de vérité?! Regardez-la en face petit homme!

La Vérité en face ou: Le reflet insoutenable...pour qui?

La Vérité en face ou:
Le reflet insoutenable…pour qui?

AH : Vous pouvez vous retenir, Docteur DOOM. Ou alors voulez-vous m’impressionner comme vous l’avez fait pour un autre Docteur que vous aviez fait quérir là encore pour vous aider? Mais qui devrait ici regarder en face son reflet? Étonnamment vous devenez menaçant alors que nous évoquions votre père… Vous souvenez-vous de ses dernières paroles? « Tu dois te protéger… » et vous avez répondu : »Personne n’aura à le faire. Je deviendrai fort ». Est-ce ainsi que vous êtes devenu fort : en vous cachant derrière un masque pour faire endosser vos défaites successives aux autres? Je pense que c’est de votre père que vous cherchez à vous venger, ‘Victor. Parce qu’il vous a abandonné alors que vous aviez déjà perdu votre mère. Depuis lors, vous n’êtes plus animé que par ces deux forces : récupérer votre amour perdu, votre mère, et vous venger de votre père, on peut aussi l’appeler Reed Richards.

La colère face au père : Celui qui abandonne Celui qui avait une solution pour tout?

La colère face au père :
Celui qui abandonne
Celui qui avait une solution pour tout?

VVD : Est-ce tout Docteur? Pensez-vous avoir résolu aussi facilement mon énigme alors que je suis en quête depuis si longtemps? J’ai l’impression que mon implantation de souvenirs vous a aussi conféré une audace que vous n’aviez guère à votre arrivée ici.
AH : Votre calme vous honore, Docteur Doom. Ainsi, vous interprétez ma franchise comme un effet…en miroir? Voilà une mise en abîme qui n’est pas très surprenante. Vous pouvez aisément attribuer vos défaites à autrui, mais vous pouvez aussi aisément vous accaparer leurs réussites. En parlant de réussites, ou de conquêtes : et si nous abordions vos conquêtes amoureuses? Même avec vos souvenirs imprimés dans mon esprit, cet aspect de vous reste flou… N’avez-vous pas un meilleur moyen d’explorer le temps de vos amours?
VVD : J’ai passé ma vie à posséder le pouvoir et le savoir. J’ai évidemment le meilleur moyen dont vous puissiez rêver pour explorer ce temps, comme vous dîtes, cher Docteur : une machine à explorer le temps!

Partie 3 : Ô temps suspends ton vol (Bande son : La machine à remonter le temps/ Indochine)
La machine à répéter le temps ou: Comment revenir toujours au même point!

La machine à répéter le temps ou:
Comment revenir toujours au même point!

AH : Bien, ce souvenir était donc exact aussi : vous possédez donc une telle machine.
VVD : Bien sûr! La réalité se plie devant le Docteur Doom! Et le temps m’obéit. Ainsi nous pouvons retourner voir des épisodes de mes conquêtes amoureuses, puisque vous pensez pouvoir y déceler une quelconque explication au problème que je vous ai soumis. Voici l’un d’entre eux, il devrait vous plaire.
AH : Ah! La Sorcière Rouge. Cela ne vous étonne pas que vous choisissiez comme compagne une sorcière alors que votre mère fut tuée pour sorcellerie? Et vous ne voulez toujours pas voir en quoi vous repassez sans cesse sur le même chemin. Qu’espériez-vous? Qu’elle vous aime et ne vous abandonne pas cette fois?
VVD : A votre façon de vous adresser à moi, Docteur Hivence, j’ai l’impression que vous n’appréciez guère ma compagnie. Je vous reçois pourtant avec déférence, bien plus que votre rang ne vous le permettrait.
AH : Vous savez pertinemment que cette attitude à mon égard ne vise qu’à m’extorquer des informations. Je n’ai pas apprécié votre façon de faire à mon encontre : ce rapt, ce lavage de cerveau… Mais vous vous éloignez du sujet, ‘Victor’…
VVD : Je fais le détour qu’il me plaît.
AH : Et vous revenez toujours au même point. A vouloir diriger le cours de nos échanges, vous ne vous étonnerez pas que votre névrose décide de votre destinée. D’ailleurs, intéressant ce choix d’une Sorcière, mais une Sorcière du Chaos, comme un souhait inconscient de rompre le cours de choses.

Le Tyran et la Sorcière Le Destin et le Chaos L'enfant perdu et la mère hallucinée

Le Tyran et la Sorcière
Le Destin et le Chaos
L’enfant perdu et la mère hallucinée

VVD : Wanda aurait pu m’apporter beaucoup plus qu’elle ne m’a apporté. Elle n’a pas été à la hauteur. Ses enfants ont tout gâché avec leur « croisade ». Ce ne sont que des illusions d’enfants, j’étais la personne qu’il fallait pour Wanda : quelqu’un qui pouvait la…
AH : Contrôler? Manipuler? N’êtes-vous comme ces enfants tyranniques voulant faire plier leurs parents et les soumettre à leur désir? N’êtes-vous pas de ces enfants sadiques, ‘Victor’? Vous avez souhaité qu’elle vous « répare », qu’elle s’occupe de vous. Comme une mère que vous auriez gardé rien que pour vous.
VVD : Changeons d’époque!
AH : Oui, continuons ce voyage fort instructif. Voilà, ce que j’aperçois me semble un autre éclairage intéressant: voilà que vous vous éprenez de la femme de votre ennemi! Parmi toutes, vous vous octroyez la famille de l’homme que vous haïssez comme un père qui vous écraserait à chaque fois. Oedipe aussi était Roi, Docteur Doom.

La femme de mon ennemi Ou : La place dans le lit du père honni

La femme de mon ennemi
Ou :
La place dans le lit du père honni

VVD : C’était une époque particulière : j’étais Dieu!
AH : De mieux en mieux. Vous n’en manquez pas une, ‘Victor’. Dieu, rien que ça. Et avec les pouvoirs de Dieu, que faîtes-vous : vous prenez la place de l’homme que vous dîtes haïr. Comme un petit garçon prend l’habit de son père. Comme un enfant jaloux et maladroit rêve de la vie de celui qui remporte tous les succès. C’est cela votre supériorité, Docteur DOOM? Quand vous ne volez pas son corps, vous occupez sa vie. Ce miroir dans lequel vous vous regardez vous renvoie-t-il une si grande insuffisance?
Déjà vous aviez oeuvré lorsque le couple Richards a eu un bébé, une fille. Vous les avez aidés, mais en demandant de vous accorder le choix du prénom de leur fille. Vous avez choisi Valéria, comme votre amour d’adolescence si vos souvenirs sont bons… Quelle étrange requête, ne trouvez-vous pas? Vous donnez à la fille de votre rival le prénom de votre premier amour.
VVD : Cela m’a semblé convenir. Je pouvais ainsi sur elle plus tard intervenir, d’autant plus aisément du fait de cette empreinte.

Valeria Four Ever L'amour adolescent ou la répétition de l'amour maternel : paraître innocent

Valeria Four Ever
L’amour adolescent ou la répétition de l’amour maternel : paraître innocent

Voici notre Fantastique bébé! Ou L’amour narcissique ou Richards comme un partenaire sexuel?

AH : Et ainsi vous restiez dans ce cercle permanent. Vous, Richards, toujours aux prises dans ce miroir de damnation éternelle. Mais c’est de l’amour, ça, Victor! Vous prendriez volontiers sa place, mais vous ne vous pensez pas à la hauteur au fond de vous. Au fond de vous, vous êtes ce petit Victor effrayé, perdu, qui cherche à se rassurer. Et comme la place de héros est prise, vous prenez celle du tyran.

VVD : N’abusez pas de ma patience qui n’est due qu’à ma quête de vérité, petit Docteur. Je puis d’un seul geste vous anéantir.
AH : Et ensuite? Car c’est là la vraie question, n’est-ce pas? Vous avez le pouvoir, vous volez le pouvoir si vous ne l’avez pas, pour vous grandir encore et encore, et ensuite? Vous retournez vous réfugier dans votre château, comme un enfant dans sa chambre ou dans les jupons de sa mère. Comment s’appelle ce refuge, déjà? Latvéria. Etonnant comme l’anagramme avec Valéria est très proche, non? A une lettre près certes, mais cela reste troublant. Un T en moins, soit dit en passant : une lettre parfaitement…symétrique.
VVD : Et ensuite? Fort de cet échantillon de savoir sur ma personne, allez-vous accomplir ce pour quoi je vous ai fait venir? Je vous entends dresser tel un valet l’inventaire des pièces du château que je vous fais visiter, mais point de conclusion quant à sa réelle architecture. Auriez-vous usurpé votre titre, Docteur Hivence? Revenons donc au présent et à notre point d’origine.

Dans l'imaginaire, se fondre dans la place du double Ou Le dédoublement à son comble

Dans l’imaginaire, se fondre dans la place du double
Ou
Le dédoublement à son comble

Partie 4 : Les adieux au destin (Bande son : Comment te dire adieu, Jimmy Sommerville)

AH : Nous voici donc revenus au…point de départ. Après ces souvenirs et ces voyages dans le temps, retour à la case départ. Cela résume bien votre vie, n’est-ce pas. Comment penser sinon qu’après avoir acquis autant de pouvoir, autant de fois, avoir touché du doigt et obtenu parfois un statut divin, vous ne puissiez que revenir ainsi dans votre Latvéria, avec votre masque pour cacher encore votre reflet.
VVD : Continuez votre conclusion, Docteur. Et faites en sorte qu’elle soit à la hauteur du temps que j’ai passé à vous écouter.
AH : Voilà votre problème, ‘Victor’ : vous vous pensez au-dessus de tout le monde, mais vous n’apprenez pas. Pas vraiment. Voilà pourquoi vous revenez toujours à votre destinée qui se répète : obtenir, perdre. Cela ne vous rappelle-t-il pas ce que vous avez traversé avec la perte de votre mère? Une part de vous ne parvient pas à dépasser cette boucle : vous rejouez l’absence maternelle en cherchant à contrôler ce que vous convoitez, et répétez inlassablement sa perte. Quant à votre père, que vous haïssez de vous avoir laissé sans défense, ce père fantastique et guérisseur, qui a cherché une solution pour guérir quelqu’un et qui en est mort, en vous abandonnant : voici que vous le retrouvez dans votre double, votre reflet inversé face auquel vous perdez constamment, en dépit de victoires, ‘Victor’, éphémères. Votre névrose est de répéter sans cesse cette perte. Et de revenir toujours comme l’enfant perdu tombé de son paradis où il jouait à Dieu. Et bien sûr que vous vous sentez coupable. Et déprimé au fond de vous, comme un enfant perdu.

L'enfant perdu qui s'ennuie Ou La mélancolie de l'absence maternelle

L’enfant perdu qui s’ennuie
Ou
La mélancolie de l’absence maternelle

VVD : Puisque vous prétendez connaître la signification de ma souffrance, quel en serait le remède?
AH : Vous prenez toujours les gens de haut, même lorsqu’ils tentent de vous parler comme à un être humain. Vous continuez votre mascarade. Et si je vous indique le remède, qu’est-ce qui me garantit que vous n’allez pas vous débarasser de moi, Docteur DOOM?
VVD : Je ne bougerai pas le petit doigt.
AH : Alors voici. La seule solution pour sortir de cette compulsion de répétition serait que votre supposé rival, ou miroir, disparaisse. Mais entendons-nous bien. Pas que vous le fassiez disparaître. Non, que lui, et au mieux lui, sa femme et ses enfants, disparaissent de votre vie.
VVD : Bien.
AH : C’est tout? « Bien »? Et maintenant.
VVD : J’ai dit
(Et soudain la voix résonne dans mon dos. Encore une de ces répliques!)… Que je ne bougerai pas le petit doigt. Mais nous sommes d’accord pour dire que le petit doigt de tout à l’heure… Est différent de celui de maintenant.
AH : Vous jouez sur les mots, Docteur
VVD : Oui, c’est à mon tour, en effet…

DOOM, DOOM, DOOM
J’entendis quelquechose résonner soudainement et m’attendais à voir arriver une armée de Doombots s’emparer de moi pour se débarasser de ma présence devenue visiblement inopportune.
DOOM, DOOM, DOOM
Mon coeur battait la chamade, j’étais comme paralysé sous le regard désormais hostile de mon hôte…
DOOM, DOOM, DOOM
Un éclair blanc. Plus rien. J’ouvris les yeux, sentant mes paupières lourdes…
Je relevais la tête péniblement, elle était lourde comme du plomb. Regardant autour de moi je me rendis compte que je m’étais endormi dans mon bureau.
DOOM, DOOM, DOOM
Le bruit, encore lui. Je l’identifiais maintenant : quelqu’un frappait à la porte. Je repensai à mon dernier rendez-vous de la journée qui devait arriver… Je m’empressais d’aller ouvrir, en tentant de recouvrer mes esprits dans le corridor. J’ouvris la porte en adressant un léger sourire à celui qui s’impatientait depuis un petit instant.
AH : Excusez-moi, je ne vous avais pas entendu
RR : De rien, nous avions bien rendez-vous ce soir.
AH : Tout à fait. Entrez, je vous prie…

RR

RR

—-
La BO du jour: Ne jamais souhaiter que le Dr Doom te mette la main dessus:

20 comments

  • Présence  

    En plaçant un teaser hier soir, je me demandais bien comment tu allais réussir à faire s’allonger Victor von Doom. La solution est élégante et permet ce monarque de conserver une sensation de contrôle, et de faire travailler le pauvre docteur selon ses conditions.

    Pourquoi le Docteur DOOM doit-il incessamment perdre et revenir au point de départ? – Cette question provoque un écho en moi, renvoyant à la même question posée par Adam Warlock à Thanos, avec la mise à nu d’un mécanisme psychologique irrépressible. C’est assez rigolo de voir comment il est possible d’interpréter une convention des comics (les héros finissent toujours par triompher, et les méchants par perdre), en une analyse de caractère. En même temps, la peur de la réussite existe bel et bien.

    Victor – Je n’avais jamais pensé à réfléchir au prénom du personnage et à la pression qu’il peut représenter. Après avoir lu cette partie de l’échange, je suis complètement convaincu par la charge qu’un tel prénom peut représenter.

    • OmacSpyder  

      Le Dr Doom n’est pas aisé à saisir. A allonger, c’eût été périlleux! Et pourtant sa demande n’en reste pas moins impérieuse, mais à sa façon.

      Il est vrai que Doom et Thanos se rejoignent par cette quête absolue et par cette mise en oeuvre de la faillite de celle-ci. Et quand bien même la convention l’exige, il existe de multiples façons de perdre, ainsi que différents buts qui caractérisent le personnage. Nous avons vu par exemple d’autres ressorts chez Magnéto.
      Chez Thanos, ses échecs s’organisent a priori différemment. Non pas au travers d’une névrose d’échec en lien avec une angoisse d’abandon comme chez ‘Victor’ mais davantage articulée à la pulsion de mort et d’impossible à atteindre. Il se conjugue aussi avec la notion d’être et d’avoir… Il faudrait un tête-à-tête avec le Dr Hivence pour creuser plus avant le cas de ce grand romantique!

      Quant au prénom de notre Docteur en analyse, il éclaire comment le choix de celui-ci peut jouer un rôle déterminant inconscient.

      • Matt  

        On compte sur toi pour une mise en scène convaincante pour Thanos^^ C’est pas n’importe qui non plus le mec. Il a été l’égal de Dieu.

  • Matt  

    Super analyse !
    Et mise en scène très sympa avec l’enlèvement et le cauchemar (mais en est-ce vraiment un ?)

    Comme Présence j’ai pensé à Thanos aussi et à sa tendance à se laisser dérober le pouvoir. Mais contrairement aux échecs de Doom qui relèvent le plus souvent d’une convention des comics (les méchants doivent perdre), Starlin a clairement mis en scène Thanos en train de s’interroger et de remettre en question l’intérêt du pouvoir, ce que je trouve très intéressant.

    Tiens d’ailleurs, j’aime bien le personnage de Doom mais j’ai peu de comics avec lui. J’ai le run de Waid sur les FF et « triumph and torment » avec Strange mais rien d’autre.
    Quels sont les bons récits à lire ?

  • Matt  

    Ah si j’ai aussi X-men vs FF qui, malgré un titre racoleur promettant des bastons, est un bon récit avec Doom qui va soigner Kitty Pryde et dans lequel on peut voir son côté noble malgré sa malfaisance.

    • OmacSpyder  

      @Matt : Merci! Pour le cauchemar, le doute est permis, oui ;)
      Même réponse pour la convention ; il y a plusieurs façons de gagner (Spidey ne gagne pas comme DD par exemple) comme il y a plusieurs façons de perdre.
      Si Thanos s’interroge sur le fait d’avoir le pouvoir, Doom ne s’interroge pas de cette façon. L’échec lui tombe dessus et parfois y compris face à des adversaires mineurs. L’excuse des doubles robotiques, comme il en est question, est facile! Elle multiplie en tout cas les situations d’échec. Comme une névrose de destinée!

      Pour les bonnes lectures avec le Dr Doom, les épisodes des FF où il apparaît régulièrement sont nombreux. Les épisodes classiques ou ceux de Byrne. Il y a le Top BD Fatalis Imperator, les Guerres Secrètes, Secret Wars (l’arc suivant Marvel Now), Triomphe et Tourments forcément que tu cites, pour creuser sa relation avec sa mère, La croisade des enfants pour voir sa relation avec la Sorcière Rouge etc.

  • JP Nguyen  

    Quel mythomane, ce Alex Hivence ! S’imaginer que Doom puisse avoir besoin d’un Docteur !
    « Doom n’a besoin de personne ! »

    Blague à part, je salue le gros effort de mise en scène pour cet épisode, même si je trouve la conclusion un peu abrupte, avec le dialogue autour du petit doigt que je n’ai pas tout à fait compris…

    Mes histoires de Doom : ses apparitions chez les FF de Byrne, Triomphe et tourment par Stern/Mignola, « Fatalis Imperator » par David Michelinie et Bob Hall…
    J’avais aussi aimé la mouture 2099 même si je ne suis pas allé au bout…
    C’est un personnage très charismatique mais qui a parfois été maltraité, ravalé au simple rang de méchant de service, comme par exemple par Bendis dans les New Avengers…
    Franchement, Doom dirigé par Norman Osborn ??? Le concept me « choque » trop pour que je puisse y adhérer…

    • Matt  

      Chez Bendis, je n’ai lu que le passage avant Siège dans lequel Doom essaie de tuer Norman en le traitant de petit homme. Du coup ça ne m’a pas choqué^^
      2099 je me souviens d’un truc super gore quand même. J’étais jeune faut dire. J’avais un recueil Semic 2099 avec un Spider-man confronté à un robot spider-man curieusement névrosé qui tuait plein de gens parce qu’ils l’avaient regardé de travers, un Ghost Rider robotique super classe qui éventrait des monstres, et un Doom bleu. On y voyait des mecs partir en brioche et se reformer à coups de peau qui s’enroule autour d’un squelette. C’était un brin « choquant » pour moi. Même si j’avais bien aimé Ghost Rider 2099. Mais je n’ai jamais lu autre chose que ce recueil car à cette époque ça devait être la BD la plus violente que j’avais et sur laquelle il ne fallait pas que ma mère tombe…

    • OmacSpyder  

      @ JP : Doom a déjà eu recours, sinon besoin, à des Docteurs. Strange et un autre Docteur que l’on aperçoit sur les scans. Mais comme un enfant qui ne demande pas, il se sert! Mais c’est vrai qu’on pourrait penser qu’Alex Hivence prend la grosse tête… Sûrement un effet secondaire du casque auquel le soumet le tyran! ;)
      La conclusion abrupte : ça rejoint ton propos. Quand Doom n’a plus besoin, il jette! Et là comme il le dit à la fin, il ne bougera pas le petit doigt pour remercier ou faire signe qu’il a compris ce que le psychanalyste lui a expliqué. L’autre petit doigt était celui juste avant où Doom menaçait Hivence, le tyran garantissant qu’il n’allait pas bouger le petit doigt pour lui nuire. Lorsque Hivence lui demande un signe en retour de son analyse, Doom fait ironiquement référence à cela : puisque tu ne voulais pas que je bouge le petit doigt, te voilà servi! Une façon supplémentaire de montrer qui contrôle la situation, une dernière défense après que Hivence ait percé l’armure..?

      Doom est un sacré personnage! Et on peut dire qu’il a donné au Doc du fil à retordre! Je te rejoins sur le charisme saisissant et ta liste d’histoires me convient très bien. Et nous avons ici une explication de sa capacité à être un vilain de seconde zone : sa névrose de destinée et ses échecs cachés derrière ses doubles!

  • Vindicator  

    Quel beau travail. J’adore.
    Une chance de voir un jour un autre Victor sur ton divan : dents de sabre ?

    • OmacSpyder  

      Merci Vindicator! Tu veux la peau du psy ou quoi?! ;)

  • Tornado  

    Fatalis ! Un de mes vilains préférés de quand j’étais gamin ! Rien que le visuel des albums LUG (collection « Une Aventures des Fantastiques ») : « Les Robots de Fatalis », « Les Sortilèges de Diablo », « L’imposture de Fatalis », « Le Micro-monde de Fatalis », « La Machination de Fatalis », « La Bataille du Baxter Building » me faisait fantasmer. Du coup, je me souviens que je m’étais commandé tous les albums où je savais qu’il y avait ce bon docteur !
    Je l’avais dessiné aussi, à l’époque, avec le Surfer d’argent. J’étais très fan. Et j’enregistrais les dessins animés des années 60 sur VHS.
    Mieux vaut que je ne relise pas ces histoires aujourd’hui…

    N’empêche, c’est vrai qu’il a un charisme impressionnant. Ce que les adaptations ciné n’ont pas du tout compris puisqu’elles ont montré davantage l’acteur que le costume en fer… :D

    Je trouve que les répliques que tu as mises dans la bouche du vilain (« Il suffit ! », « Vous osez ? », « Ma patience a des limites, ne l’oubliez pas », « N’abusez pas de ma patience ») ressemblent beaucoup à celles que tu avais également offertes au prince des mers. Ce n’est certainement pas un hasard, j’imagine.

  • Tornado  

    Du prince des mers ET de Magneto (j’avais oublié…) !

    • OmacSpyder  

      @Tornado : les histoires que tu cites sont de fabuleux… classiques! Il y a donc un Tornado alternatif : ton double infantile! ;)
      C’est vrai sue ces couvertures Lug avaient un pouvoir d’attraction incroyable! (Mon correcteur a voulu écrire « incurable »… intéressant, non!^^)

      Pour les répliques de type Monarque ou hypertrophie du Moi, en effet ceux-là doivent avoir des atomes crochus! ;)
      Après ils ont leur particularité par ailleurs. La contradiction, la frustration et eux, ça fait deux…enfin trois, enfin vous voyez quoi… :)

  • Matt  

    Tiens d’ailleurs le nom VF n’est-il pas un peu moins ridicule que celui en VO ? Parce que Doom…c’est vrai que c’est peu stubtil. C’est comme si le mec s’appelait « victor méchant », ou « victor destruction », « victor apocalypse », « victor fin du monde ». Ok Fatalis, il y a « fatal » dedans, ce qui reste un peu « obvious » mais ça fait moins américain déjà. Parce qu’associer « Von » avec « Doom » c’est un peu comme un mec qui se nommerait « Dietrich Von Johnny »
    Non ? Je casse le mythe ?

  • Matt  

    Comme surnom je dis pas…
    Il y a pire comme pseudo de super vilain. Mais comme nom de famille, c’est moyen.

    • OmacSpyder  

      @Matt : en France, plus de 70 personnes ont comme nom de famille… » Destin »!
      Donc ils s’appellent Doom. Je trouve la sonorité du mot assez extraordinaire, comme une botte lourde qui s’abat (Black Sabbath? ;) ) sur quelqu’un. Le poids du destin…
      Le mythe est intact. Ainsi parle le Dr Doom! ;)

  • PierreN  

    « Tiens d’ailleurs, j’aime bien le personnage de Doom mais j’ai peu de comics avec lui. J’ai le run de Waid sur les FF et « triumph and torment » avec Strange mais rien d’autre.
    Quels sont les bons récits à lire ? »

    Les tops de CBR et d’autres sites reprennent une bonne partie des arcs les plus mémorables avec Fatalis :
    http://www.cbr.com/the-greatest-doctor-doom-stories-ever-told/
    http://www.denofgeek.com/us/books-comics/doctor-doom/248393/doom-conquers-all-the-14-best-doctor-doom-stories
    http://www.ign.com/articles/2015/08/06/the-13-most-despicable-doctor-doom-stories?page=2
    http://berkeleyplaceblog.com/2014/08/01/the-berkeley-place-top-10-dr-doom-comics/

  • Bruce lit  

    Un article en acier doublé d’une charmante fanfic ! De tous les personnages sur le divan de Hivence, celui-ci est le plus flippant quand même. J’ai adoré le passage Valeria /Latveria ! Je suis épaté aussi bien par ton inspiration aussi bien que par la connaissance des personnages à chaque numéro. C’est comme si cela coulait de sources.
    C’est vrai que l’obsession de Victor pour reporter ses échecs sur Reed est pathologique et au delà de sa formidable intelligence.
    J’ai une question : on présente toujours le never give up de DD comme le summum du courage et de l’abnégation. Toutefois, et ton article le montre, : Doom n’est il pas l’incarnation de ne jamais vouloir abandonner même en dépit du bon sens ?

    Autrement c’est un personnage ambigü qui si l’on y réfléchit bien a prêté main forte aux héros dans de nombreux events.

    • OmacSpyder  

      L’avantage d’une psychanalyse, c’est que les éléments fussent- ils insignifiants, s’emboîtent, s’articulent, pour montrer la trame qui dirige nos actions. Et éviter la répétition, d’être DOOMED, en somme!
      Réponse : Il existe plusieurs moteurs possibles au fait de ne jamais abandonner, psychiquement. Ici, pour notre Doom, comme tu le relèves, l’abandon est impossible car il reviendrait éventuellement à revivre son propre abandon. Victor Von Doom est de ceux qui se sont construits avec cette angoisse, d’être abandonné et donc d’abandonner, voire de s’abandonner,ce qui serait un échec. C’est ainsi que pour chaque échec qui ne manque pas de survenir, il lui faut un double pour les assumer. Ici : Doc Richards. Ou ses nombreux doubles robotiques.
      Sauf que Doom s’est enfermé dans cette répétition qui n’a de sens inconscient que lui faire revivre la perte, puis sa survie à cette perte, puis son accession au pouvoir, puis la perte etc. Il est ainsi condamné à revivre éternellement, damné comme sa mère, trahi comme son père.
      Quant à son ambiguïté, elle n’est que le reflet d’occasions pouvant venir nourrir son narcissisme. Quelque part, et c’est ce qui en fait un personnage si fascinant, il est au-delà du bien et du mal : il vise sa propre personne et son propre égo pour le restaurer narcissiquement et montrer qu’il n’est plus le petit garçon perdu qui subissait son sort.
      Nous avons vu à quel point c’était une réussite. Et c’est ce que ke psychanalyste lui fait entrevoir…

Répondre à Matt Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *