Le Conan de Brian Wood

Conan le barbare par Brian Wood et collectif

L’histoire du grand amour de Conan

L’histoire du grand amour de Conan Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Article de: MATTIE-BOY

VO : Dark Horse

VF : Panini

Tous les scans de cet article Copyright  Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

L’article d’aujourd’hui sera consacré à la série en 25 épisodes Conan the barbarian de Brian Wood sortie en 2012. En France, PANINI a publié le tout en 4 tomes.

Alors…je prends un risque en chroniquant cette série. Celle-ci divise en effet pas mal le public. Certains l’aiment et y voient une autre vision du personnage qui fonctionne en elle-même et qui peut même être intégrée à la mythologie de son auteur si on considère que le personnage de Conan est ici plus jeune que dans la plupart des histoires connues. Et d’autres hurlent au sacrilège en affirmant que ce n’est pas le vrai Conan et que ça ne correspond pas au héros de Robert E. Howard.

Par conséquent, je vais forcément être en désaccord avec une partie du public. Parce que je ne suis pas un immense connaisseur du personnage (même si j’ai lu tout le run de Roy Thomas sur la série Savage Sword of Conan ), et donc je m’en fiche un peu de l’ultra fidélité aux romans. Et du coup j’ai bien aimé cette série sur la jeunesse du célèbre barbare Cimmérien.

Un guerrier enragé quand il le faut. (James Harren)

Un guerrier enragé quand il le faut. (James Harren) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Tout ce run de Brian Wood adapte (en ajoutant quelques nouvelles aventures) l’intrigue de la reine de la côte noire. A savoir l’histoire de la rencontre entre Conan et Bêlit, reine des pirates et grand amour de Conan. Pour avoir lu la version de Roy Thomas dans Conan the barbarian parue chez Marvel, on n’est franchement pas non plus dans la grosse trahison de l’histoire originale. C’est surtout que le personnage de Conan est plus jeune et dépeint d’une manière plus humaine et moins invincible. Ce qui peut complètement être mis sur le compte de son inexpérience.

Globalement l’histoire nous raconte comment Conan, lorsqu’il débute comme membre d’équipage sur un navire, va croiser la route de Bêlit, pirate à la peau d’ivoire qui a sous ses ordres un équipage de guerriers et règne sur la côte noire. Ils vont tomber amoureux après s’être mutuellement impressionnés lors d’une bataille, et former un couple de pirates redoutés. Ils vont ensuite vivre pas mal de mésaventures, dont certaines imaginées par Brian Wood pour étoffer les personnages à sa manière, jusqu’à la conclusion tragique que les lecteurs de Robert E. Howard connaissent bien : Bêlit mourra assassinée, pendue sur son navire, sans que Conan ne puisse rien faire pour l’empêcher (il n’était même pas à ses côtés quand c’est arrivé. C’est une mort sans adieux). Le chagrin de Conan sera grand. Et jamais plus il ne connaitra de relation durable.

Tu me plais, guerrier. Tu seras mon roi. (Becky Cloonan)

Tu me plais, guerrier. Tu seras mon roi. (Becky Cloonan) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Le reproche que j’ai souvent lu à propos de cette série est qu’on n’y retrouve pas la critique de la civilisation mise en avant par Robert E. Howard qui mettait souvent en opposition la « barbarie » et la société civilisée pour critiquer les travers de la civilisation, de sa corruption et de ses crimes qui n’existent pas (ou moins) dans la vie plus sauvage des peuplades plus primitives parfois plus justes.

Seulement voilà le truc : ici, Conan est jeune ! J’ignore si c’est le cas dans la nouvelle d’origine lorsqu’il rencontre Bêlit (ce n’est en tous cas pas vraiment le cas dans l’adaptation de Roy Thomas dans la série Conan the barbarian des années 1970 dans laquelle Conan est déjà le même adulte costaud et taciturne qu’on connaît), mais dans la série de Wood, il est évident que le Conan dépeint est assez étranger à la civilisation. Il ne la connaît pas encore et n’a donc pas d’avis tranché dessus. C’est même là qu’il va découvrir (et même commenter avec sarcasme) certaines règles qui lui paraîtront étranges (notamment lorsqu’il gagne du temps en profitant de la « coutume bizarre » d’enfermer et d’exécuter publiquement les prisonniers à une date ultérieure au lieu de les punir immédiatement.)

Deux personnages qui s’aiment et se noient dans la passion pour fuir leurs souffrances (Declan Shalvey)

Deux personnages qui s’aiment et se noient dans la passion pour fuir leurs souffrances (Declan Shalvey) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

On peut facilement imaginer qu’à la fin de cette saga, après avoir pris de la bouteille, ce jeune Conan va évoluer en homme plus costaud et plus méprisant envers la civilisation. De même, il n’est pas encore le guerrier qui papillonne dans les bras de plein de jeunes femmes. Mais suite à la mort tragique de son amour Bêlit, il est également facile d’imaginer qu’il peut évoluer en un homme endurci qui ne veut plus se laisser affaiblir par des sentiments d’amour, et se rabat sur des relations sans lendemain. Et en ce sens, je considère la série convaincante.

Mais s’il n’y a pas de commentaire sur la civilisation, est-ce qu’il y a autre chose ? Eh bien oui, il y a une bonne partie du récit consacré au choc des cultures. Bêlit, reine des mers, voyagera jusqu’en Cimmérie avec son bien-aimé et passera de reine des pirates expérimentée à faible femme qui supporte très mal les rudes conditions climatiques de la Cimmérie (neige et froid des montagnes.) Elle sera aussi regardée de haut par les autochtones, comme la « femme trophée » de Conan. Ce qui casse complètement le mythe de la redoutable reine de la côte noire certes, mais rend aussi les personnages plus humains car absolument pas invincibles lorsqu’ils sont sortis de leur élément.

Bêlit, temporairement aveuglée par la neige, va beaucoup galérer en Cimmérie (Vasilis Lolos)

Bêlit, temporairement aveuglée par la neige, va beaucoup galérer en Cimmérie (Vasilis Lolos) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Conan aussi aura droit à ce traitement. Suite à un arc (très réussi au demeurant) durant lequel tout l’équipage de son navire est victime d’une maladie contagieuse (à cause d’un cadavre contaminé laissé à l’abandon dans une barque), Bêlit, que Conan parviendra à sauver au prix de terribles efforts alors qu’il cherche une guérisseuse, perdra l’enfant qu’elle était sur le point de mettre au monde.

Perdant son visage de femme guerrière, cette dernière se renfermera sur elle-même et rejoindra sa famille dans sa contrée natale en plein désert (euh…d’ailleurs au passage c’est bizarre d’avoir une peau d’ivoire quand on vient du désert…Est-elle albinos ? Bref, peu importe.) Conan bien sûr partira à sa recherche à travers le désert, dans une contrée très déplaisante pour lui, pour essayer de la ramener avec lui sur la mer.

Un adversaire plus fort que tous : la maladie et la perte d’un enfant (Declan Shalvey)

Un adversaire plus fort que tous : la maladie et la perte d’un enfant (Declan Shalvey) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Ainsi les personnages mettent chacun un pied dans la vie et le passé de l’autre et dans des lieux qui les affaiblissent physiquement et spirituellement. Ce qui les rend peut être moins monolithiques et invincibles que dans les récits d’Howard, mais malgré tout humains et convaincants pour qui ne serait pas réfractaire à une autre manière de dépeindre les personnages.

D’ailleurs, même si ça ne plaira peut être pas aux féministes, j’aime bien le traitement accordé à Bêlit qui est assez nuancé. C’est une femme forte de caractère et douée à l’épée, mais qui n’a pas une force ridiculement surhumaine…et peut donc se retrouver dans la mouise si elle est isolée de ses hommes et encerclée par plusieurs ennemis costauds. Je veux dire…on ne peut pas peser 50 kilos et tenir tête à 5 mecs en armure de 100 kilos chacun. Elle n’est pas sans défense mais ce n’est pas Red Sonja non plus

Conan participe à une bataille pour infiltrer la forteresse où demeure Bêlit (Mirko Colak)

Conan participe à une bataille pour infiltrer la forteresse où demeure Bêlit (Mirko Colak) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Si je devais dégager un reproche à la série concernant les personnages, c’est peut être ce traitement de la relation entre Conan et Bêlit qui se rapproche d’une relation amoureuse moderne avec les amants qui veulent chacun connaître le pays d’origine de l’autre, Bêlit qui retourne chez ses parents après le traumatisme de la perte de son enfant, etc. Comme je l’ai dis, ça développe davantage leur côté humain, mais ça ressemble aussi à des comportements modernes.

Dans une époque si sauvage, est-ce que la vie avait autant de valeur ? Est-ce que la perte d’un enfant en couche pouvait autant abattre une femme ? N’était-ce pas une chose à laquelle les femmes étaient préparées compte tenu du caractère surement fréquent de la chose sans encadrement médical ? Aucune idée. Mais bon après tout, pourquoi pas ? Je ne sais pas du tout comment ça fonctionnait ces trucs-là dans l’antiquité, et encore moins dans un univers fictif. C’est juste qu’en effet ça brise un peu (trop ?) l’image des personnages taciturnes et forts qu’on attribue souvent à Conan et Bêlit.

Conan essaiera de récupérer une Bêlit en deuil que son père refuse de laisser repartir (Andrea Mutti)

Conan essaiera de récupérer une Bêlit en deuil que son père refuse de laisser repartir (Andrea Mutti) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Ah oui, et puis un détail aussi : la mère de Conan est en vie, alors que dans la chronologie de l’univers de Howard, d’après ce que j’ai compris, elle est morte en donnant naissance à Conan. Seul son père est en vie. Mais bon…Brian Wood propose peut être sa propre version de Conan dans laquelle il a choisi de ne pas la faire mourir. C’est un choix qui pourra faire hurler les puristes, mais je m’en fous un peu parce qu’au final, ça n’a aucune importance dans l’intrigue.

Concernant la partie graphique…eh ben là non plus ça ne plaira pas à tout le monde. D’une part parce qu’il y a pas mal de dessinateurs qui se succèdent, et donc l’homogénéité graphique n’est pas au rendez-vous (même si les styles de certains dessinateurs se ressemblent) et d’autre part parce qu’ils ont surement tous reçu la consigne de ne pas dessiner Conan comme la montagne de muscles que tout le monde connaît. Bien que costaud, il fait plus svelte et jeune. Mais passé un petit temps d’adaptation, ça ne m’a pas dérangé.

Un arc teinté de mélancolie durant lequel Conan et Bêlit consomment du lotus jaune et rêvent ensemble d’un futur possible avec des exploits guerriers, des enfants, puis une vie paisible qui ne se produira jamais (Davide Gianfelice)

Un arc teinté de mélancolie durant lequel Conan et Bêlit consomment du lotus jaune et rêvent ensemble d’un futur possible avec des exploits guerriers, des enfants, puis une vie paisible qui ne se produira jamais (Davide Gianfelice) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Vous êtes prêts ? On va nommer les artistes dans l’ordre : Becky Cloonan pour les premiers épisodes, puis James Harren, Vasilis Lolos, Declan Shalvey, Mirko Colak, Andrea Mutti, Davide Gianfelice, Paul Azaceta et Riccardo Burchielli. Comme ça prendrait 3 fois trop de temps pour parler du style de chaque artiste, je vous laisse juger par vous-même grâce aux scans que j’attribue aux dessinateurs respectifs.

Globalement le style de chacun me plait assez, sauf pour Vasilis Lolos qui donne un charisme d’huitre aux personnages le temps de 2 épisodes, ou Mirko Colak et Andrea Mutti qui ont certes un joli style mais qui s’éloigne le plus des autres avec des têtes vraiment différentes pour les personnages. Quant à me préférence, je crois qu’elle va à James Harren dont la brutalité des combats est sans égale, à Declan Shalvey qui retranscrit bien les émotions des personnages, et à Riccardo Burchielli qui termine la série.

 Bêlit, faut pas lui parler mal ! (Paul Azaceta)

Bêlit, faut pas lui parler mal ! (Paul Azaceta) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Certaines pages sont très belles, et Paul Azaceta qui avait commis quelques atrocités graphiques chez Marvel sur des épisodes de Spider-man s’en sort mieux ici. Sur la fin, un long passage est accordé au chagrin de Conan qui reste à veiller la nuit sur le navire contenant la dépouille de son aimée auquel il a mis le feu (tel un viking.)

Alors qu’il est attaqué par des prédateurs nocturnes, sa rage éclate et il devient lui-même semblable à un animal sauvage pour repousser l’attaque. Ici, Conan se moque complètement de la mort. Ce thème sera abordé dans un dernier épisode qui le montre en train de boire dans un bar et se lancer dans des combats comme s’il espérait tomber sur quelqu’un d’assez fort pour mettre fin à sa vie. Au final, c’est un Conan à la fois triste et endurci qui quitte la taverne en fin de série.

Je suis arrivé trop tard, mon amour. Pardon ! (Riccardo Burchielli)

Je suis arrivé trop tard, mon amour. Pardon ! (Riccardo Burchielli) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Au final, si la série est irrégulière graphiquement et potentiellement pas hyper fidèle (même si je ne suis pas le mieux placé pour en juger et que la série ne me semble pas incompatible avec le reste des comics que j’ai lus), on s’intéresse aux mésaventures des personnages et à l’évolution de leur relation, ainsi qu’à la transformation de Conan. Et c’est l’aspect humain qui prime sur les intrigues à base de voleurs, d’anciens ennemis de Conan et autres trésors à piller.

Dans cette série, Conan est surtout un jeune homme qui se confronte au monde qui l’entoure et évolue en fonction des rencontres qu’il fait. Il apprend, il a des faiblesses, il tombe amoureux et souffre. L’environnement et les personnages secondaires, même quand ils ne sont pas extrêmement développés, ont un impact sur lui. Les puristes de mauvaise foi pourront râler que ce n’est pas comme ceci ou comme cela que Conan devrait se comporter, mais pour moi qui choisit de voir le verre à moitié plein, je prends ça comme son apprentissage avant qu’il soit le guerrier sûr de lui que l’on connait.

Venez sales bestioles, je m’en fous ! C’est vous qui mourrez ! (Riccardo Burchielli)

Venez sales bestioles, je m’en fous ! C’est vous qui mourrez ! (Riccardo Burchielli) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

Cette vision de Conan offre un peu de changement pour ce personnage dont l’intérêt repose rarement sur l’émotion. C’est donc suffisamment différent pour avoir son propre intérêt. Et pour moi, pas trop différent au point qu’on ne reconnaisse pas les personnages non plus. Ça donne même un background crédible à Conan et justifie son attitude plus sévère et insensible qu’on lui attribue souvent. Mais ceci n’est que mon humble avis.

Ma note n’est pas plus élevée parce qu’entre les fluctuations graphiques et certains épisodes moins inspirés que d’autres, le niveau qualitatif n’est pas constant, même si les parties les plus importantes (comme le début et la fin) sont réussies.

Certains dessins en pleine page sont très réussis (Paul Azaceta, James Harren et Declan Shalvey)

Certains dessins en pleine page sont très réussis (Paul Azaceta, James Harren et Declan Shalvey) Conan the barbarian © 2012 Dark Horse.

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Un Conan jeune, inexpérimenté, amoureux et romantique ? Avec sa mère toujours vivante ? Hérésie ou redémarrage intéressant. Mattie Boy a eu envie de défendre le Conan de Brian Wood chez Dark Horse. Plaidoyer chez Bruce Lit.

BO du jour :

43 comments

  • Nikolavitch  

    Il peut s’avérer intéressant de comparer aussi le traitement donné à l’histoire de Bélit par Morvan et Alary chez Glénat, qui assume complètement cet aspect « vision du personnage par des auteurs »

    • Jyrille  

      Ah ça peut être intéressant, j’aime bien Morvan.

  • Matt  

    Psst…Bruce, tu as mis un lien vers l’article sur « Savage sword of Conan » quand je parle de « Conan the barbarian ». C’était 2 séries différentes^^

  • Présence  

    Encore une bonne surprise d’article cette semaine ! Quand j’ai vu l’annonce de cette série, je l’ai tout de suite écartée de mes lectures potentiels, parce que Brian Wood ne me semble pas toujours très investi dans ses travaux exécutés dans le cadre d’un contrat de main d’œuvre, par comparaison avec les séries dont il est propriétaire. Contre mon gré, j’étais quand même curieux de savoir à quoi ressemble sa version de Conan.

    Super idée que d’avoir mis des planches des différents dessinateurs dont plusieurs sont des habitués des séries Dark Horse (en particulier pour les séries dérivées d’Hellboy) ou d’Image Comics.

    Au fil de ton article, j’ai bien compris que Brian Wood n’essaye pas de faire du Robert E. Howard, ou même du Roy Thomas, et qu’il propose sa propre interprétation, sa propre version, en utilisant Conan comme un genre en soi, pour évoquer le mariage mixte. Voilà une ambition qui lui ressemble bien.

    Du coup à la fin de l’article, ma curiosité est entièrement satisfaite (merci) et je n’éprouve plus de curiosité pour cette série, visiblement bien faite.

    • Matt  

      « je n’éprouve plus de curiosité pour cette série »

      Euh…je ne sais pas trop si c’est positif ou négatif comme constat au final^^

      • Présence  

        Pour moi, c’est très positif : ton article a réussi à satisfaire ma curiosité, et à me faire une idée sur mon intérêt pour cette série. J’ai retenté de lire des comics de Conan ces 2 ou 3 dernières années, et je mer rends compte que je suis moins attiré par le personnage. J’aime beaucoup Brian Wood comme auteur et il me reste d’autres séries de lui à lire, donc je devrais pouvoir survivre sans lire cette série.

  • JP Nguyen  

    Ayant un rapport différent avec le Conan de Howard, que j’ai lu et que j’apprécie, je ne sais pas trop quoi penser de cette adaptation. C’est un parti pris différent mais pas forcément inintéressant. Mais l’hétérogénéité des dessins est un frein. Je n’avais quasiment rien lu de Declan Shalvey depuis son Moon Knight et les extraits montrés m’invitent à me réinteresser de près à cet artiste.
    Je pense essayer une lecture en ligne avant d’aller plus loin…

    • Jyrille  

      Pssst, JP… essaie INJECTION 🙂

    • Matt  

      Je sais que je ne suis pas un grand fan moi-même d’une trop grande diversité dans le dessin pour une même histoire, mais parfois ça ne me dérange pas. Il faut dire que là quand un dessinateur se pointe, il termine souvent un arc. Donc on a un dessinateur = une courte histoire. Vasilis Lolos = l’arc en Cimmérie. Andrea Mutti = l’arc dans le désert. Paul Azaceta = l’avant dernier acte avec des sorcières. Riccardo Burchielli = le dernier arc avec la mort de Bêlit. Declan Shalvey = l’arc sur la maladie contagieuse. Davide Gianfelice = l’arc utopique sur le rêve du lotus jaune, etc.

      Et au final je préfère ça que de tomber sur un unique dessinateur qui ne me plait pas sur les 25 épisodes. (genre Vasilis Lolos dont je ne suis pas bien fan)

  • Eddy Vanleffe  

    En ce qui concerne Conan, ça devient très compliqué car personne n’a à mon sens vraiment trahi Howard.
    on critique la montagne de muscle de Buscema, mais s’il l’a fait massif (pour un gars dans les nouvelle a étranglé un ours à mains nues à 15 ans, c’est pas hyper idiot), lui donné aussi une silhouette agile, féline sachant être furtif.
    Le film de avec Schwarzy a donc exagéré la donne du fait du passé culturiste du bonhomme.
    Je me souviens m’être un peu heurté avec un gars qui me soutenait mordicus que le film était une hérésie alors que pour moi pas du tout.
    Bien sur l’aspect polyglotte du personne et donc caméléon social passe en retrait mais en même temps ça n’intervient pas vraiment dans le scénar. et puis le film appuie bien sur l’idée de la civilisation corrompue par le biais notamment de la religion.
    Là je vois dans l’article qu’ils extrapolent à mort sur l’histoire de Bêlit avec fausse couche et retour à la Cimmérie (alors qu’on précise bien qu’une fois parti, Conan n’a plus jamais exprimé le désir d’y remettre les pieds). de tout le cycle Conan ne rencontre même pas de compatriote, étant donné qu’il est le seul à avoir le goût du voyage. ces derniers sont vus comme des paysans autarciques.
    Ça me fait plus tiquer que sa stature.
    Le truc chez Conan, c’est que dès qu’un se démarque des marqueurs très forts de l’oeuvre de Howard, ça devient un barbare lambda…
    J’ai feuilleté les franco-belge et j’ai juste eu l’impression de lire du Soleil académico-industriel.

  • Bruce lit  

    @Eddy : c’est quoi le problème avec les éditions Soleil ?
    @Matt : et bien je suis très intéressé par ce Conan novice et vulnérable. D’avantage attiré par une histoire d’amour tragique chez les barbares que la mythologie du Cimmérien pour laquelle je pense arrivé trop tard.
    4 Tomes donc ? et tous indispensables ?

    • Matt  

      @Bruce : 4 tomes oui, et tous indispensables. ça se suit^^
      Mais t’auras peut être plus de chance de les trouver en VO à prix correct.
      Panini et ses tirages limités…

      @Eddy : Je ne te cache pas que je me contrefous pas mal du fait que Conan ait pu déclarer un jour ne plus vouloir retourner en Cimmérie^^ C’est pas l’endroit où il va qui va me bloquer dans ma lecture. S’il se mettait à pratiquer la magie par contre, ce serait un trop grand écart pour le personnage qui déteste (et a peur) de ça^^

    • Matt  

      @Eddy : Et puis de la même façon, on peut imaginer que c’est suite à ce qu’il vit dans ce comics qu’il décidera de ne jamais revenir en Cimmérie.^^

      Je ne suis pas un gros connaisseur du perso mais comme je l’ai dit, les écarts ne me choquent pas et on peut prendre le truc comme « la jeunesse de Conan »

  • PierreN  

    Pas de titre d’article pour une fois ?
    S’il y a du James Harren, c’est susceptible de m’intéresser…

    • Matt  

      Je suis nul pour les titres alors des fois je laisse Bruce en choisir. Et là ben…il n’a pas du avoir d’idée non plus^^

      • Bruce lit  

        Ah Ah Ah : j’avais opté pour VULNÉRABLE en réfréence à un album de TRicky mais j’ai trouvé que ça sonnait mal et « trop » Présence 🙂
        Alors au vu de la réappropriation que tu décris j’ai choisi de faire semblant de ne pas avoir choisi ! Ceci n’est pas un titre !

        • Jyrille  

          « Conan in love »

          Non ?

    • Matt  

      Les quelques bastons illustrées pas Harren font presque mal^^ Au niveau des combats, il y a une férocité assez palpable dans son dessin.

  • Jyrille  

    Conan in love ! Ne connaissant que trop peu le personnage (jamais lu un roman), cette nouvelle adaptation ne me dérange pas du tout, et puis je ne suis pas contre des descriptions de personnages connus différentes avec le temps et les oeuvres (cf. nos discussions sur le DD saison 3 de Netflix).

    Je suis totalement tombé amoureux de la couverture. Et aucun des scans que tu présentes ne me déplaît ! Evidemment, les dessins de Declan Shalvey ont ma préférence, mais ceux de Riccardo Burchielli m’interpellent également.

    Merci donc Mattie pour cette découverte !

    La BO : j’écouterai plus tard, est-ce inspiré de la BO du premier film de Milius ? Tu me rappelles que je dois la choper.

    • Matt  

      Non, la BO c’est la musique du jeu multijoueur en ligne Age of Conan. Je ne joue pas en ligne donc je n’ai jamais testé le jeu, mais j’aime bien la BO^^
      J’ai pris un titre dans le lot mais il y a d’autres musiques sympas aux sonorités variées (en gros si t’aimes pas celle là, tu peux en aimer d’autres)

      Pour la fidelité du personnage, je trouve que Conan est un personnage assez flexible tout de même. Son époque est floue, les civilisations aux moeurs différentes sont nombreuses, etc. Je ne vois pas de quoi m’offusquer devant certaines libertés. Sauf évidemment si Conan devenait un sorcier qui tire des boules de feu…

  • Eddy Vanleffe  

    @Bruce.
    Je ne suis pas trop fan de l’heroic fantasy clonée de chez Soleil où tout a un parfum de Lanfeust, une esthétique quasi identique et une colorisation qui m’évoque les celluloïds animés.
    c’est juste un savoir faire que je n’arrive pas à appréhender. Si je dois plus ou moins designer ce que je n’aime pas lire en BD, ce sera le médiéval fantastique Soleil produit à la chaine par des logiciels.
    Je suppose que beaucoup en ont autant au service de la BD de super héros qui véhicule aussi une esthétique et des thèmes récurent et répétitifs de l’extérieur.
    Mais pour moi, Marlysa, les forêts d’opale, les bidules de Troy, les naufragés d’Ythaqu et tout ce qui en dérive, ça va à la poubelle.
    @Matt
    le problème quand on lit les romans, c’est de parvenir à se détacher et à adopter le fameux raisonnement du  » C’est une autre version » blablabla
    quand je lis un truc qui dit un truc qui contredit un autre, je tique et je sors du récit.
    il me fait faire abstraction et après ça va.
    je le fais sur les films parce que c’est un autre univers. je le fais sur pas mal de bd entre elles mais j’ai du mal avec la transition roman/bd. non j’ai du mal sur la transition
    oeuvre originale/produit dérivé.
    Pour autant je force le trait parce que cette version à l’air chouette en fait. je suis réservé sur Brian Wood parce que j’ai l’impression qu’il n’a qu’une histoire à raconter, mais…

    • Matt  

      « Si je dois plus ou moins designer ce que je n’aime pas lire en BD, ce sera le médiéval fantastique Soleil produit à la chaine par des logiciels.
      Je suppose que beaucoup en ont autant au service de la BD de super héros qui véhicule aussi une esthétique et des thèmes récurent et répétitifs de l’extérieur. »

      C’est bien d’en être conscient en tout cas de ta position partiale^^ Parce que ouais y’a du très sympa aussi chez Soleil. Mainstream peut être, mais pas plus que du super héros. (et même souvent moins lourdingue que le old school au niveau narration 😉 )

      je ne suis pas un grand défenseur de Soleil parce que je n’aime pas vraiment Lanfeust et compagnie, mais j’ai déjà chroniqué des trucs sympas de chez Soleil ici : Les Druides, les contes de l’Ankou, les forets d’Opale (le truc le plus proche d’un Lanfeust que tu ne pourras surement pas blairer^^)
      Et il y a des trucs intéressants notamment chez Soleil Celtic (Arawn, Excalibur les chroniques) et plus adultes que Lanfeust.

      • Eddy Vanleffe  

        Je ne suis pas dans l’analyse objective, tu t’en doutes…
        Les Forêts dOpale, c’est pas mal mais on voit les trucs arriver à des kilomètres, j’ai du mal avec ça. Le dessin est pas mal.
        Le reste, ça va être selon les fois.
        J’ail u les Elfes à la bibliothèque. C’est pas mal mais bon ça finit toujours mal et certains tomes me paraissent plus parler de nudisme que de grande fresques elfiques… j’ai rien contre mais souvent dans le franco-belge, ça me paraît gratuit. comme dans les pubs des années 80.
        L’ankou ça envoie de pâté au dessin et ça raconte des vraies légendes…
        les celtic, me semblent souvent vouloir surfer sur ce fantasme des forêts pleine de de faeries, sans avoir de vraies histoires qui décollent.
        En fait alors qu’en roman je trouve que le la fantasy est hyper variée au niveau des thèmes, des ambiances, les intrigues etc… je trouve ça très pauvre en BD. c’est tout le temps des histoires de prophéties, de grandes conjonctions etc…
        Je ne sais pas si tu connais mais Les LEGENDES DES CONTREES OUBLIEES par Chevalier et Ségur sont un sommet d’imagination, de graphisme en couleurs directes, avec des intrigues et des personnages haut en couleur.
        Pour moi, c’est ça l’heroic fantasy, un truc qui dépayse à fond.
        Au contraire de Conan qui pose un univers antique avec des superstitions et de la magie très frustre quasiment parallèle au notre. on est plus dans le peplum magique que dans un univers étrange.
        Je me souviens d’une nouvelle où il affronte un dragon mais qui d’après la description n’est rien d’autre qu’ne sorte de dinosaure survivant et perdu. du coup on comprends que ce n’est qu’un dragon qu’aux yeux de ce barbare qui n’en n’a jamais vu avant…

        • Jyrille  

          Tornado et moi-même sommes fans des Légendes des contrées oubliées 😉

        • Matt  

          Ah mais Conan c’est de la dark fantasy il me semble, non ? C’est pas foufou plein de dragons et de magie ni rien. Juste un peu des sorciers chelou parfois qui lorgnent plus vers l’horreur.

          Je n’ai pas lu les contrées oubliées. Mais tout le monde en parle tout le temps. Faudrait que je m’y mette.

          Cela dit, encore une fois, je ne suis pas un élitiste moi^^ Et je peux apprécier « les forêts d’Opale » même sans crier au chef d’oeuvre.
          Comme toi tu peux lire du super héros old school fun pas forcément révolutionnaire^^

        • Matt  

          Cela dit Eddy je suis d’accord que Arleston (Lanfeust, Ythaq) il ressort toujours la même recette. J’ai tenté les forêts d’Opale parce que j’ai aimé le dessin et au final il ne fait pas de l’humour débile à base de jeux de mots ridicules (j’en parle dans mon article sur Opale) et du coup la série est fort sympathique pour moi.
          Mais bien sûr qu’il y a du machin niais pour ados et tout ça. M’enfin le bashing général de Soleil, je suis pas d’accord. Je n’y participe pas.
          Même une BD d’horreur comme Pandemonium (chroniquée ici aussi par moi-même) c’est du Soleil. Faut pas croire qu’ils ne font que des trucs identiques. L’auteur Arleston oui par contre, davantage^^

        • Matt  

          Et selon les lecteurs, le dépaysement n’est pas provoqué par la même chose. Moi j’avoue que c’est l’univers (les us et coutumes, les habitants) et le visuel (même pas forcément le style de dessin, mais l’imagination mise dans la création des lieux, des décors, des costumes) davantage que les rebondissements. Tant pis si je vois venir certains trucs à des km, c’est pareil dans le seigneur des anneaux. On sait comment ça va finir, on ne sait pas forcément qui va crever au passage mais c’est cousu de fil blanc. Mais l’univers est chouette.
          Du coup dans les forêts d’Opale avec ces décors fantasques dans les forêts, ses créatures bizarres, ses marchés bondés de personnages étranges, j’ai eu ma dose de dépaysement.
          A l’inverse, la très estimée série La quête de l’oiseau du temps, même si je veux bien reconnaître que c’est une meilleure BD de par ses thèmes et son atmosphère, le dessin de Loisel ne me fait pas rêver, le ton bouffon et comique tombe parfois à plat, la fin est déprimante et pas à mon goût…et j’ai aucune envie de la relire^^ Même si je ne dirais jamais que c’est mauvais. Mais pas trop ma came.

          • Eddy Vanleffe  

            Ah moi j’ai prendre une boite de Lithium pour finir la Quête…
            En plus ils ont établi ce fameux shéma du héros élu et innocent tendance bouffon mais qui mange tellement que ça en devient une sorte de chemin de Croix.
            dans le genre il y a l’épée de cristal …

            La légende, c’est pas gai non plus mais c’est bien, très bien fait… et visuellement, c’est la claque….

          • Matt  

            En fantasy de type « orientale » j’ai bien aimé la Dynastie des dragons, et La légende des nuées écarlates.

          • Matt  

            Ah et le cycle d’Ostruce aussi. Très bizarre. Des hommes dragons, du cyberpunk, de la fantasy, je sais même pas trop dans quoi le classer. Mais très sympa.

    • Bruce lit  

      OK.
      Je n’ai lu aucune de ces histoires.

      • Bruce lit  

        @Matt : quelques messages pour toi sur le FB

        Marc Gagnon (lecteur du Quebec) : Bruce ma journée commence avec vous et cet article! Je vais m’abstenir de commenter puisque je n’ai pas lu cette série. Mais, pour un conservateur et amoureux de Howard comme je le suis, je n’ai pas grand envie de la lire!

        Reste que c’est un excellent article et l’auteur est franc et juste dans sa méconnaissance de l’oeuvre de Howard.

        Dois-je lui donner sa chance? Je ne serais pas très ouvert d’esprit si je ne le fais pas. Je n’ai donc pas envie, mais je vais la lire car vous avez piqué ma curiosité avec cet article. Merci.


        Jay Lordinator
        du blog Lesbian Geek : En tant que grand fan de Conan, je partage l’avis de Mattie Boy : C’est différent de ce que l’on a lus auparavant sur le personnage, mais pas incompatible et du coup justifie son comportement.
        Je ne suis pas d’accord avec toute les aspects de la critique mais j’en suis arrivé moi même à une conclusion similaire après la lecture.

  • Tornado  

    Juste un petit mot pour dire que j’ai plein de choses à dire mais pas le temps aujourd’hui. Alors je reviens demain… 🙂

    • Matt  

      Euh…ok, merci d’être passé.

      Je sais pas si c’est bon signe quand Tornado a plein de trucs à dire…

  • Tornado  

    Bon :

    1) Bordel de XXXXX de XXXXXX de chiasse de XXXX de XXXX !!! J’ai regardé sur le net, et j’ai vu que les quatre tomes VF se vendent désormais à prix d’or !!! 🙁
    J’ai au départ boycotté le run de Wood sur Conan (comme je l’explique dans mon article fort long sur le Conan de Dark Horse ici sur le blog) pour deux raisons :
    a) J’ai lu son Star Wars insipide (et plusieurs commentaires de Présence) et je me suis méfié de ses autres boulots de commande…
    b) Panini ayant stoppé la publication de la série Dark Horse en VF à l’équivalent du tome 9 VO pour enchainer directement avec le run de Wood (équivalent des tomes VO 13 à 16), en changeant au passage le format de publication, j’ai refusé de cautionner leur boulot de merde.
    Du coup je me suis toujours dit que j’attendrais un article digne de ce nom avant de me décider si, oui ou non, j’achèterais ces quatre tomes en occasion.
    Ton article Matt, arrive donc trop tard puisque, maintenant que tu mas donné envie de lire ça, ils ne sont plus disponibles à un prix raisonnable…

    Comme je le disais dans mon article, la version Dark Horse a ceci de passionnant qu’elle propose une version à la fois conforme au canon du personnage, tout en réinventant son parcours de manière moderne et foisonnante. Les auteurs piochent ainsi dans l’oeuvre d’Howard et transforment ou ajoutent plusieurs passages tout en respectant l’essentiel de la mythologie de la l’âge Hyborréen. Les puristes ont hurlé à l’assassin, mais on en a rien à foutre et, au contraire, tant mieux si ça a pu les contrarier (Ouais chuis trop méchant ^^…).
    Du coup, enfin une lecture qui ne propose pas pour la XXXXXXX° fois les mêmes sempiternelles mêmes histoires avec la même approche.
    Dans cette logique, Wood va encore plus loin en modernisant à l’extrême les personnages et leurs relation. Je trouve le parti-pris très intéressant.
    L’approche choisie par Dark Horse était de se baser sur « Le Parcours Probable de Conan le Barbare » rédigé par un des correspondants d’Howard (parcours adoubé par l’auteur en personne). Manifestement, dans ce parcours, la mère de Conan ne meurt pas en couche et Conan retourne la voir plusieurs fois.
    Je n’arrive pas à me souvenir si Howard fait mention de cela dans ses nouvelles.

    J’ai lu le 1° album de l’ère Glénat (LA REINE DE LA CÔTE NOIRE). Le scénario est tout à fait honorable et fidèle à la nouvelle originelle mais le dessin très connoté LANFEUST en moins bien est totalement rédhibitoire. J’ai refilé illico l’album à un copain (après que Bruce me l’ai refilé) !

    • Matt  

      « Manifestement, dans ce parcours, la mère de Conan ne meurt pas en couche et Conan retourne la voir plusieurs fois. »

      Ah ! Intéressant. Wood devait savoir ça, et s’avère finalement bien plus calé que moi ou certains puristes pas contents^^ (euh…ce qui est normal j’imagine^^)

  • Tornado  

    2) Et donc le run de Wood fait suite aux tomes précédents de la série Dark Horse, d’après « Le Parcours Probable de Conan le Barbare » , tout en proposant la propre voix d’auteur de Brian Wood.

    Et donc ton article, fort bien troussé, me donne à présent férocement envie de lire ce run. Reste plus qu’à croiser les doigts en espérant que je tombe dessus, en VF, un de ces quatre chez un bouquiniste. (et non, je ne le lirais pas en VO, merci de ne pas insister ^^).

    A un moment donné, Panini m’avait fait miroiter une possible reprise de la série. Mais à présent que Marvel a re-récupéré les droits, je crois qu’on peut faire une croix dessus (en VF)…

    • Matt  

      C’est pas moi qui vais te dire de lire de la VO. Je le fais moi-même qu’avec parcimonie.^^
      Content malgré tout de t’avoir intéressé (même si les tomes sont durs à trouver)
      Mais ne désespère pas, j’ai acheté mes tomes à un moment où ils étaient déjà chers, mais j’ai fini par choper un lot à prix correct. Bon c’était grosso modo le prix neuf alors que c’était pas neuf, mais bon les bouquins étaient en bon état.

  • Tornado  

    2) (suite) : Oui parce que la série Dark Horse, au cas où je ne me serais pas bien fait comprendre, proposait « Le Parcours Probable de Conan le Barbare » dans l’ordre chronologique, contrairement à l’approche opposée choisie par Howard. Encore un truc qui a fait hurler les puristes (bien fait pour eux !) ^^

    • Matt  

      Ok donc techniquement le run de Wood ne raconte pas tellement la « jeunesse » de Conan s’il a vécu plein de trucs avant. Mais disons que sans avoir pris ce run pour une suite, j’ai eu le sentiment de lire la jeunesse de Conan^^ Et ça passait bien de ce point de vue.
      Pas trop gêné par les fluctuations graphiques ?

    • Matt  

      Durant ma lecture, je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai pensé à toi sur l’arc mélancolique où conan et Bêlit rêvent de la même chose après avoir pris une drogue (le lotus jaune) dans une sorte de « maison des plaisirs »
      Cette idée à la fois jolie et tragique d’un futur plein de bons moments qu’on te montre pour mieux te dire que ça n’arrivera pas, que c’est une chimère. Un moyen de montrer ce que les persos peuvent avoir inconsciemment comme désirs dans leur cœur. Cette idée d’une vie illusoire vécue en quelques heures, et le retour à la réalité.
      Je ne sais pas comment expliquer le truc…c’est comme de la nostalgie inversée^^, dirigée vers le futur (je ne sais pas s’il y a un nom pour ça…)

  • Tornado  

    Pour les fluctuations graphiques, ça ne me gêne pas sur les scans, et encore moins si tu dis que ça ne t’a pas gêné.

    De la nostalgie inversée ? Je ne crois pas qu’il y ait un terme pour ça… A part la mélancolie ! 🙂
    Mais tu as raison, je suis très sensible aux deux. Et ce sont des sentiments que je ne trouve pas négatifs, bien au contraire.

    • Matt  

      Il y a bien un ou deux artistes qui m’ont gêné parce que les visages changeaient un peu trop, mais bon ça doit concerner 5 ou 6 épisodes sur 25.

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