Conférence de presse Glénat / Dragon Ball Super

Conférence de presse Glénat / Dragon Ball Super- Le 30/03/2017

AUTEUR BRUCE LIT

Si on nous prend par les sentiments....

Si on nous prend par les sentiments….

Nous sommes le 30 mars 2017 et votre serviteur, en plus de célébrer son anniversaire au regard de ce qui semble être les dernières RTT de l’humanité, a la joie d’être convié par les éditions Glénat au lancement de Dragon Ball Super version librairie.
Dragon Ball Super ? Euh…. pas si super quand même. On en avait déjà parlé ici il y a deux ans pour le meilleur et pour le pire.

Mais quoiqu’il arrive l’attachement de la bande à Goku est indélébile et rencontrer le grand Jacques Glénat himself, ça ne se refuse pas. Ça se déroule à la Maison du saké, une très jolie et très spacieuse bâtisse consacrée à…la dégustation du saké. L’accueil, assuré par la sémillante Fanny qu’on avait déjà croisée au Comic-Con 2015, est irréprochable. A l’entrée un petit déjeuner complet et à la sortie un sac de goodies conséquent constitué d’un livre consacré aux actions figures de Mangas, des posters, un porte clé et bien sûr ce premier volume de Dragon Ball Super que je passerai en revue en fin d’article.

Soif !

Soif !

Dans la salle une petite centaine de personnes de Skyrock, Libé, mais aussi du Figaro. Sur l’estrade Jacques Glénat donc avec, à ses côtés, Satoko Inaba, responsable éditoriale, Sebastien Abdelhamid journaliste pour Canal + et enfin Jhon Rachid, comédien et humoriste qui, avec sa verve et une gouaille désarmante va être en osmose avec Sebastien pour dire son amour de Dragon Ball.

Disons le tout net : il s’agit clairement de lancer le produit Dragon Ball Super. Le ton est forcément à l’honneur de Jacques Glénat. Ce n’est pas ici que l’on pourra entendre des analyses en profondeur, critiques et originales sur la série phénomène de Toriyama. Il y a désormais des blogs pour ça et ici même on en avait livré une analyse pas dégueu. J’avoue même avoir levé un sourcil de scepticisme lorsque les deux acolytes enfoncent les portes ouvertes de la nostalgie du club Dorothée.

 Sebastien-Abdelhamid Godelu et Jacques Glénat


Sebastien-Abdelhamid et Jacques Glénat

Pourtant, le plaisir à parler de cette saga aussi populaire que Star Wars est si réel, que l’on se prend vite au jeu surtout que les anecdotes éditoriales valent leur pesant de cacahuètes. Tout d’abord ce constat quoi: depuis le début de la série, Dragon Ball a vendu 30 millions d’unités ! Mais il n’en a pas toujours été ainsi.

Glénat et Sakoto Inaba rappellent que l’éditeur fut précurseur en matière d’édition française de Mangas. Un format qui terrorisait aussi bien les librairies (Pas de ce truc dans mon magasin !) que les les auteurs franco-belges qui craignaient que la production asiatique ne les annihile.  La Belgique refusa ainsi la commercialisation de Dragon Ball sous prétexte que les blagues récurrentes autour de la culotte de Bulma était inconvenante pour les habitués du Franco Belge.

Jhon Rachid et

Jhon Rachid et Sakoto Inaba

Glénat raconte ensuite ses premiers voyages au Japon et rappelle qu’il y a 30 ans, rencontrer des auteurs nippons n’était pas si aisé du fait que le bloc soviétique empêchait tout vol direct. Le Japon était donc une province inconnue et incomprise des amateurs de bande dessinée quand il ne s’agissait pas de méconnaissance géographique tout court. Sakoto fait marrer l’auditoire en contant que, petite, ses camarades lui demandaient dans quelle partie de la Chine se trouvait le Japon ! Et que tous les garçons s’agglutinaient autour d’elle lorsqu’elle sortait dans la cour de récré ses exemplaires VO de Dragon Ball.

Pour Jhon et Sebastien, Goku fut le premier ambassadeur de la culture nippone. Sebastien avoue avoir visiter le Japon pour marcher sur les traces de son héros et assouvir sa passion pour ce pays. Jhon évoque quant à lui les valeurs d’abnégation, de sacrifice et de solidarité véhiculée par la série. Dragon Ball serait ainsi une série à consonance écologique puisque le Genkidama emprunte les forces de la nature. Intéressant. Plus insolite, la comparaison des valeurs de Goku avec celles du rap…

jacques Glénat ferme les yeux sur larrogance de Bruce Lit : ne pas être convaincu par Dragon Ball Super

Jacques Glénat ferme les yeux sur l’arrogance de Bruce Lit : ne pas être convaincu par Dragon Ball Super !

On voit défiler les successives éditions françaises de Dragon Ball. L’assemblée se marre à l’évocation des premiers volumes en noir et blanc que les gosses coloriaient ou les sueurs froides de Glénat lui-même lorsqu’il s’est agi de publier les volumes suivants dans le sens de lecture japonais.

Un point intéressant est la qualité des publications Glénat qui,à l’inverse des mangas originaux à peine meilleurs que du papier journal, a toujours proposé du papier et des couvertures de qualités. Au point même que les éditions françaises d’Akira inspirèrent les japonaises. Alors qu’ Ottomo,  un auteur que Jacques Glénat a pu inviter officiellement pour une dégustation de Bordeaux vient parfois en France, j’ai appris que  Toriyama n’apparaissait quasiment jamais en public. Glénat avoue même à demi mots avoir été surpris que le mangaka soit encore en vie !

Son successeur aux dessins Toyotaro semble à peine moins discret avec une visite en France à son actif. Une visite pas si évidente nous explique Sakoto lorsque l’on sait les cadences de travail infernales des Mangakas qui ne dorment que 3 heures par nuit. Un tour en Europe mettrait en péril leurs productions !

Vé les blogueurs !

Fuuuusion !

Après un échange malicieux entre les deux geeks et votre serviteur autour de la pertinence pour nos sayens de changer de couleur de cheveux à chaque arc , il est temps de se quitter après l’annonce officielle de Monsieur Glénat de la republication intégrale du catalogue Miyazaki d’ici la fin de l’année. Intéressant lorsque l’on sait que les aventures de Nausicaa sont épuisées depuis longtemps.

Je lis dans le train ce premier Dragon Ball Super. Rappelons qu’il s’agit de donner une suite officielle à la série interrompue en 1996. L’histoire reprend donc après quelques mois après la victoire contre Majin Boo.

Ouais ! Des Goodies !

Ouais ! J’ai 44 ans ! 

La qualité graphique est indéniable. Le trait de Toriyama a été digéré par Toyotaro, c’est super dynamique, le découpage limpide. Mais le scénario euh….c’est quand même assez euh.. bâclé? Pendant des années on nous a rebattus les oreilles avec la décompression exagérée de l’animé qui voyait Goku augmenter son ki pendant trois épisodes. Une décompression reconnue désormais puisque l’édition DVD Dragon Ball Z Kai commercialise la série débarrassée de ces scènes bouche trou.

Et bien, ici, c’est l’exact inverse…Je veux bien que les épisodes soient déjà sortis en amont en version animé, mais là c’est ni fait, ni à faire. A certains moments j’ai même repris ma lecture pour vérifier si je n’avais pas sauté des pages avant de réaliser que, non, il s’agissait vraiment d’ellipses et fautes de script embarrassantes.

Cest reparti !

C’est reparti !

Ainsi Goku atteint sa forme divine en quelques pages, Vegeta a atteint ce même niveau sans passer par la forme SSJ3. Nos amis acceptent de concourir et de plaisanter avec Beeruss un génocidaire de masse qui a quand même ordonné la destruction de leur planète natale.  Quant à l’affrontement contre Freezer, il est résumé à une note de page laconique et on croît rêver quand on voit que Pilaf et ses comparses assistent au tournoi d’arts martiaux…Tout donne l’impression que Toriyama n’a pas envie de s’emmerder avec les chapitres introductifs de cette nouvelle série.

Pourtant, après avoir introduit des univers parallèles dont le concept rappelle celui de Marvel,  le déclic se passe : certaines vannes sont proprement hilarantes et des comiques de situations, comme le test d’intelligence pour s’inscrire au tournoi que Goku manque d’échouer,  rappellent les grands moments de la série !

Pour ce premier épisode papier de Dragon Ball Super, Toriyama arrive à nous décevoir autant que nous enchanter. Le volume 2 qui paraîtra en juillet nous dira sûrement si l’ingestion d’un senzu s’imposera ou pas.

BASTON !

BASTON !

—–

« Comme quand j’étais petit 2/5″
Glénat publie la suite officielle de Dragon Ball Z : Dragon Ball Super. Pour ce faire, le 30 mars dernier était organisée une conférence de presse sans Toriyama ni Toyotaro mais avec Jacques Glénat himself, Sebastien-Abdelhamid Godelu et Jhon Rachid.
Bruce Lit en était l’invité de marque (page) et vous en raconte tous les détails ainsi que la review de ce premier tome pas si super….

La BO du jour : entrez dans la légende !

64 comments

  • Matt  

    Autre truc sympa, mais qui ne marche pas en mode histoire : la technique de changement de corps de Ginyu permet vraiment de voler le personnage adverse et sa barre de vie pour le restant du match.
    Bon…faut réussir à la placer cela dit cette attaque.

  • Matt  

    Tiens bah il y a du battle damage au niveau de l’apparence en fait. Pas de vêtements déchirés mais des bleus et de la saleté. Mais j’ai pas bien pigé comment ça marche. Parce qu’en mode Story, y’en a pas. Mais en mode arcade, oui. Mais ça ne se produit pas tout le temps, donc je pense que ce n’est pas lié à la barre de vie mais au nombre de dégâts qu’on prend (c’est pas pareil, parce qu’en changeant de perso, certains reprennent un peu de vie, comme dans les jeux Capcom. Donc on peut se faire tuer sans que l’apparence ne change si ça se passe trop vite. Mais en prenant des dégats, se régénérant puis revenant en combat et se reprenant des dégats, on finit par être tout sale^^

    Et voilà c’était un message de gros geek fanboy qui intéresse 2 personnes sur la terre^^

  • Bruce lit  

    Le Battle Damage : dans les autres opus, c’est souvent quand tu te prends un suprême dans la tronche. Ça peut aller assez vite si tu bouffes du Genkidama en début de partie.
    // Ton message sur Bayonetta : content de savoir que l’excellence de la franchise s’est prolongée au delà du premier opus.

    • Matt  

      Ah peut être que c’est quand on se prend une attaque de niveau 3 en effet. J’avoue que j’ai ps le temps de bien regarder quand ça se produit^^ J’essaie de rester en vie.

      Tiens tu te souviens tu m’avais dit que je ne sais plus quel ami à toi qui passait ici jouait toujours avec C-18 sur un des anciens jeux. Bah tu sais quoi ? Elle est super cool à jouer aussi dans ce jeu^^ Elle est rapide, certaines attaques font intervenir C-17 et ça peut vraiment faire mal comme combo si bien placé. Bref un des meilleurs persos pour moi avec Goku, Piccolo, Freezer et Vegeta. Cell et Kid Buu sont pas mal aussi.

      Techniquement les commandes sont à peu de chose près les mêmes pour chaque perso mais leurs attaques n’ont pas la même nature. Le « supreme » comme tu dis, de C-16 par exemple, il tire vers le sol, et perso pour moi c’est super chiant à placer^^ Piccolo a des attaques géniales, on peut le téléporter rapidement alors que l’animation de son super a déjà commencé, pour surprendre l’ennemi.

      Bayonetta 2, tu prends le premier et tu fais encore plus abusé^^ On combat des trucs dans les airs avec des ailes, on surfe le long d’un tourbillon en poursuivant un boss, puis on entre dans le tourbillon, on prend parfois le contrôle des invocations géantes de Bayonetta (les bestioles avec ses cheveux là)…c’est tellement over the top dans le sens jouissif du terme^^ Je ne l’ai pas encore fini bien sûr mais pour l’instant c’est énorme.

      • Bruce lit  

        C’est Matt et Maticien qui jouait en permanence C-17. Son Supreme faisait intervenir C17. Je ne serais pas surpris d’apprendre que celui-ci ait vu sa puissance augmenter vu que c’est quasiment le sidekick de Goku dans DB Super.

        • Matt  

          Ah ben pareil le supreme de 18 fait intervenir 17 pour une attaque de frangins.
          Le truc sympa, c’est que si tu as pris Krilin aussi dans l’équipe (on choisit 3 persos), c’est Krilin cette fois qui apparaitra dans le supreme de C-18, pour une attaque de couple marié^^

  • Matt  

    Il a son costume tout pourri de ranger aussi dans l’anime C-17 ?

    • Bruce lit  

      Oui, il est garde forestier sur une île pour nourrir sa famille.

      • Matt  

        Ok. Mais c’est pas super comme look^^
        Il est drôlement maniable et rapide dans le jeu. Il n’y a que C-16 avec lequel j’ai du mal à jouer. Il fait très mal mais comme souvent avec ces persos, il est lent, lourd, basé sur les chopes de close combat. Pas pratique.

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