De nouvelles trajectoires pour Mjolnir

Thor, the goddess of thunder 1 par Jason Aaron , Tussel Dauterman & Jorge Molina

Une couverture un peu surchargée

Une couverture un peu surchargée © Marvel Comics

AUTEUR : PRÉSENCE

VO : Marvel

VF : Panini ( à venir )

Ce tome contient les épisodes 1à 5 de la série débutée en 2014, écrits par Jason Aaron, dessinés et encrés par Russel Dauterman (pour les épisodes 1 à 4), et par Jorge Molina pour l’épisode 5.

Comme le titre l’indique, une nouvelle personne a réussi à soulever Mjolnir le marteau enchanté, et il s’agit d’une femme. Il s’agit d’une deuxième saison écrite par Jason Aaron. La première a compté 25 épisodes qu’il n’est pas indispensable d’avoir lus avant (il y a une page de résumé permettant de comprendre le contexte).

Dans les profondeurs de la Mer du Nord, la multinationale Roxxon a installé une base sous-marine. 2 employés à bord d’un bathyscaphe sont en train d’explorer les abords de la base. Ils font demi-tour fissa, fuyant devant ce qui semble être un géant de glace. Bientôt la base est attaquée par plusieurs géants.

Sur la Lune, Thor essaye encore et encore de soulever Mjolnir, en vain. Il finit par s’interrompre dans son obsession, quand Hugin et Munin indiquent à Odin et aux présents (dont Freya) que Midgard est attaquée par les géants de glace. Thor se rend sur place et attaque Malekith bille en tête, avec un résultat tranchant. Sur la Lune, une mystérieuse main féminine s’empare de Mjolnir.

S'il te plaît, bouge

S’il te plaît, bouge © Marvel Comics

Dans la saison précédente, Jason Aaron avait développé une histoire, sur la base d’un concept intrigant : mettre en scène Thor à 3 époques différentes de sa vie dans un récit entremêlant ces différentes versions. Pour cette deuxième saison de sa plume, le concept semble encore plus basique : mettre en scène une version féminine de Thor. C’est un concept à la fois plus simple et plus idiot, comme s’il jouait au jeu d’enfant « Et si… ? », et si Thor était une femme ?

Le lecteur ouvre donc ce premier tome sans grande illusion quant à la qualité du récit qu’il va trouver, fondé sur un artifice éculé et peu inspiré (= introduire une version féminine d’un héros établi pour donner l’illusion du changement). Il retrouve la méchante multinationale capitaliste Roxxon (déjà présente dans le tome précédent), avec son méchant PDG (Chief Executive Officer), ainsi que le méchant Malekith. Autant dire que Jason Aaron se contente de resservir des méchants déjà vus aux motivations aussi basiques que caricaturales.

Une Thor femme, et pourquoi pas un Thor grenouille ?

Une Thor femme, et pourquoi pas un Thor grenouille ? © Marvel Comics

D’un côté, le lecteur a le plaisir de constater qu’Aaron maîtrise la continuité de l’histoire de Thor et les multiples personnages de la série. Malgré ses motivations quelconques, Il sait insuffler de la personnalité à Malekith, le roi de Sarthalfheim. Il fait apparaître à bon escient Odin, Hugin & Munin (ses corbeaux), Freya, Volstagg, Ulik, et même l’une des 2 chèvres de Thor (Toothgnasher ou Toothgrinder, celles qui d’habitude tirent son char céleste).

Le lecteur se rend également compte qu’Aaron a réalisé un beau travail de raccord avec la continuité. Il gère les conséquences de Original Sin : Thor n’est plus digne de soulever Mjolnir, et il prend le nom d’Odinson (le nom de Thor revenant à cette femme dont l’identité n’est pas révélée), en maniant la hache Jarnbjorn. Il intègre avec élégance Cul Borson (apparue pour la première fois dans la série The Mighty Thor épisode 7 de décembre 2011, puis développé dans le crossover Fear itself).

Sur mon bouc, encore

Sur mon bouc, encore © Marvel Comics

De son côté, Russell Dauterman réussit à insuffler assez de conviction dans ses dessins, pour faire exister tous ces personnages mythologiques. Il bénéficie de la mise en couleurs de Matthew Wilson qui prouve son intelligence chromatique dès la première page, avec le choix de sa palette pour la séquence sous-marine, pas trop lumineuse, tout en restant lisible. Par la suite Wilson utilise les couleurs imposées par le guide visuel pour chaque personnage, mais dans des tons un peu foncé, avec un contraste maîtrisé, une juste mesure entre les couleurs vives des superhéros et des personnages mythologiques, et une retenue nécessaire pour ne pas verser dans l’esthétique des contes pour enfants.

Dauterman représente les éléments mythologiques, avec une approche centrée sur les petits détails. Il privilégie des traits assez fins, lui permettant de donner de la texture aux fourrures du pagne des géants, à celle des épaulettes d’Odin, une forme alambiquée à la tiare de Freya, aux armures et autres vêtements asgardiens. Ses personnages échappent aux stéréotypes des superhéros (malgré le casque qui masque une partie du visage de Thor) pour se rapprocher d’une forme de Fantasy plus adaptée à la mythologie.

La citadelle d'Utgard, dans les montagnes de Jotunheim

La citadelle d’Utgard, dans les montagnes de Jotunheim © Marvel Comics

Cette approche picturale donne plus de substance et de personnalité à une scène comme ces Avengers prisonniers des glaces. Malekith échappe également au cliché du supercriminel dans un costume d’opérette, pour devenir crédible en elfe maléfique. Les dessins de Jorge Molina apparaissent légèrement plus fades par comparaison. Il faut dire qu’il doit illustrer un bon vieux combat de superhéros entre Thor et Absorbing Man (Carl Creel) & Titania (Mary MacPherran), très traditionnel. Néanmoins, il étoffe ses dessins en réalisant lui-même ses couleurs, apportant un éclairage complémentaire comportant un bon degré d’informations visuelles.

Sur le plan visuel, Russell Dauterman sait concevoir des costumes et des morphologies qui emmènent le récit vers les dieux nordiques, évitant de rabaisser tous ces personnages au niveau des superhéros.

Malekith découvre la déesse

Malekith découvre la déesse © Marvel Comics

D’un autre côté, Jason Aaron choisit d’incorporer un esprit comique qui dédramatise certaines situations. Il exagère la personnalité d’Odin, en le dépeignant comme un vieux patriarche réactionnaire, incapable d’accepter l’idée de tout changement, qu’il s’agisse de la gouvernance assurée par sa femme, ou de sa perte de maîtrise sur l’enchantement de Mjolnir. Aaron en fait un individu sûr de son pouvoir, de son bon droit, et incapable d’accepter que sa femme ait le droit d’avoir un point de vue différent du sien. Il passe franchement pour un bouffon trop sûr de sa propre importance.

Dans le même ordre d’idée, Odinson apparaît comme un drogué dont la substance favorite est hors de sa portée. La perte de Mjolnir le plonge dans une phase de déni, similaire aux pires moments du sevrage. Il en devient odieux avec la nouvelle Thor, se comportant en goujat sûr de son bon droit, certain qu’elle doit lui rendre le marteau. Le lecteur comprend bien que le scénariste fait le nécessaire pour établir la légitimité de Thor et pour attirer la sympathie du lecteur sur elle, mais les comportements de Thor et Odin sont vraiment trop éloignés de leur caractère habituel.

Odin : un portrait de père intransigeant et borné

Odin : un portrait de père intransigeant et borné © Marvel Comics

Malgré cette dissonance narrative, cette histoire apporte son quota de divertissement, car Aaron réussit effectivement à donner assez de personnalité à la nouvelle Thor (en particulier par le biais de bulles de pensée, à la fois révélatrices et à la fois assez sibyllines pour ne pas révéler le pot aux roses quant à sa véritable identité). Aaron joue également de la connivence qu’il entretient avec le lecteur. La nouvelle Thor remarque que son nouveau costume est pratique car il cache sa réelle identité (créant ainsi une attente de révélation chez le lecteur). Dans l’épisode 5, Odinson dresse une liste de 14 identités possibles, ce qui joue à nouveau sur l’attente du lecteur qui a lui aussi dressé sa propre liste dans sa tête. À cette occasion, Thor passe encore pour un goujat de premier ordre face à Sif.

Grâce à de menus détails, Aaron et Dauterman insufflent une personnalité à la majeur partie de leur personnage, qu’il s’agisse de Thor en train de s’obliger à parler de manière ronflante pour donner le change, ou de Malekith portant un bras tranché autour du cou. Les auteurs ont eu une très bonne idée, en changeant également la forme du trajet de Mjolnir quand c’est la nouvelle Thor qui le lance.

C'est mon marteau !

C’est mon marteau ! © Marvel Comics

La première fois, le lecteur se dit que c’est perspicace d’avoir ainsi donné à voir au lecteur, l’évolution de la relation entre Mjolnir et la personne méritant de le soulever. La deuxième fois, il se dit qu’ils ont transposé de manière littérale la blague sur la différence de chemin emprunté par un homme (en ligne droite) et une femme (en papillonnant et en passant plusieurs fois par chaque rayon) dans les rayons d’un supermarché). La troisième fois, il se dit que le résultat participe aussi bien de l’approche premier degré, que de l’approche un peu moqueuse.

Ce premier tome consacré à la nouvelle Thor n’est pas exempt de défaut (humour décalé venant saper les effets dramatiques), mais il permet de donner assez de crédibilité à ce nouveau personnage. 4 étoiles.

Le tome s’achève avec des couvertures variantes d’Alex Ross, Skottie Young (toujours aussi perspicace dans sa façon d’épingler les caractéristiques principales d’un personnage dans une représentation très jeune enfant), Fiona Staples, Andrew Robinson, Sara Pichelli, Esad Ribic, Chris Samnee, James Stokoe, James Harren, Salvador Larroca, Phil Noto.

Thor goddess par Skottie Young

Thor goddess par Skottie Young © Marvel Comics

35 comments

  • Bruce  

    C’est quoi cette histoire de chèvres de Thor ?
    Ai je bien compris ? Comme pour le Red Hulk, il s’agit de mettre en scène un nouveau personnage sans savoir qui elle est….?
    Jason Aaron ou non, je n’investit ais pas dans ce truc, Thor étant le personnage Marvel mhorripilant un peu moins que Nick Fury….
    Sur l’incertitude autour du ton employé, je ne peux que comprendre Japon Aaron :difficile de prendre de ce personnage au sérieux. ….

    • Présence  

      Comme Rulk, mais en plus court : le pot aux roses est révélé dans l’épisode 8, soit le tome suivant.

  • Présence  

    Tanngrisnir et Tanngnjóstr – Source Wikipedia

    Tanngrisnir (Qui montre ses dents ; qui grogne) et Tanngnjóstr (Qui fait grincer ses dents; parfois sous la graphie Tanngiost) sont les deux boucs qui tirent le chariot de Thor, le dieu du tonnerre dans la mythologie germanique. Ils sont présents dans l’Edda poétique et dans l’Edda de Snorri écrite en prose par Snorri Sturluson écrites au XIIIe siècle.

    Thor lorsqu’il a faim peut faire rôtir ses boucs. Ensuite, lorsqu’il veut voyager à nouveau, il n’a qu’à bénir les restes avec son marteau, le Mjöllnir, afin que les boucs redeviennent complètement vivants et en bonne santé, prêts à reprendre leurs fonctions la journée suivante. Cependant, leurs os ne doivent pas avoir été cassés ni brisés.

    • JP Nguyen  

      Je me rappellais de ces deux boucs avec leurs noms anglais Toothgnasher et Toothgrinder, déjà présents du temps de Walt Simonson… et apparemment encore avant (introduits dans le comic-book par Steve Englehart, semblerait-il). Merci pour les précisions sur leur origine mythologique, Présence.

      Cela fait longtemps que je n’ai pas lu du Thor. Mon dernier essai remonte au début du run de JMS et Coipel… Avec le mythe du Ragnarok, ce personnage est encore plus sujet aux reboots que les autres héros Marveliens…
      Dommage que pour laisser la place à Thor-femme, Jason Aaron se sente apparemment obligé d’écrire Odinson comme un gros beauf. D’un autre côté, ce n’est rien comparé à ce que d’autres persos féminins ont subi par le passé (je pense au Captain Marvel des années 80, Monica Rambeau, mise sur la touche après le départ de Roger Stern, devenant soudain une incompétente…)
      Tout ça pour dire que je passe… (et tant pis si j’ai tort…)

      • Présence  

        Il me semble aussi me souvenir d’une couverture de Walter Simonson où les 2 boucs apparaissaient.

        Pour avoir lu le tome 2 depuis, le comportement de Thor semble être la conséquence d’une forme de sevrage de Mjolnir, auquel se mêle une bonne couche de jalousie. Visiblement, Nick Fury lui a également susurré à l’oreille une faute qui l’a rendu indigne de lever le marteau, ce qui n’a pas du faire du bien à son amour propre.

  • Jyrille  

    Je suis très heureux d’avoir ton avis, Présence, sur ce nouveau personnage. Je trouve que dans nos temps complexes où le statut de la femme est devenu un sujet politique, cela prouve un certain courage de la part de Marvel. Tout n’a pas l’air exceptionnel mais cela n’a pas l’air raté non plus, et cela me ravit. Je n’investirai sans doute pas pour cause de continuité et tout ça, mais le sujet est fortement intéressant.

    • Présence  

      Courage de la part de Marvel, ou opportunisme… – Dans le dernier numéro de Comic box (celui avec la nouvelle Thor en couverture, n° 95), Xavier Fournier revient sur le remplacement régulier des héros, par un personnage de substitution. Plus que du courage ou de l’opportunisme, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une stratégie cyclique pour « rafraîchir » le personnage le temps de quelques épisodes, pour mieux ramener le titulaire historique par la suite (mais Tornado dira peut-être que je suis trop cynique).

      • Tornado  

        Oups. Tu me mets dans l’embarras. Je ne sais tellement plus ce que fichent les éditeurs Marvel et Dc avec leurs franchises que la notion de cynisme finit par me dépasser !
        Savent-ils eux-mêmes ce qu’ils font ? Non, franchement, ça me dépasse !
        Serait-il possible de lire, aujourd’hui, une mini-série comme « Loki » par Esad Ribic et Robert Rodi, un simple récit autonome et intègre ? Est-ce que cela existe encore ?
        Plus qu’une question de cynisme, le vrai débat consiste à savoir si, désormais, l’existence d’un récit Marvel ou DC déconnecté de la connexion (si je puis dire) est encore envisageable !

        • Bruce lit  

          Allez, on pourrait imaginer de nos jours qu’une saga comme Born Again soit interompue par Secret Wars…

      • Jyrille  

        C’est effectivement un peu cynique mais tu connais mieux les habitudes de Marvel que moi. J’avais cependant pensé à l’opportunisme, toujours possible, pour faire parler encore plus de leurs produits. Sincèrement, j’aimerai que cela ne change pas et que Thor restera une femme.

  • Bruce  

    Ça alors ! Des boucs qui ressusciteraient après de belles aventures ! Mais, ça pourrait faire une belle mini série ça…. Et un excellent rebouc. ….

    • Présence  

      Puisque je vois que ces personnages te passionnent, dans le tome 2 on apprend qu’il s’agit de Toothgnasher. Et, du coup, on se demande bien ce que fait Toothgrinder pendant ce temps là ?

      • JP Nguyen  

        Toothgrinder était occupé ailleurs… overbooké…

        • Présence  

          Bien vu, j’ai bien aimé ce jeu de mots.

  • Tornado  

    Je passe également (l’humour à la Marvel, non merci…). Je ne suis pas très fan de cet univers à la base, même si j’ai lu quelques bons arcs. Je déteste cordialement le run de Simonson et je ne garde en mémoire que les runs de JMS, de Michael Avon Oeming, ainsi que le superbe GN « Loki » par Esad Ribic et Robert Rodi.
    Je me demandais si j’allais craquer pour le deluxe qui vient de sortir chez Panini, par Kieron Gillen et Billy Tan (http://www.amazon.fr/THOR-CONTRAT-Billy-Tan/dp/2809449465/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1436979495&sr=8-1&keywords=thor+panini), puisqu’il s’agit de la suite et fin du run de JMS, qui se finissait en eau de boudin. Mais j’attends d’éventuelles critiques…

    Cela n’enlève évidemment à la qualité du docte commentaire de l’ami Présence, déjà lu sur Amazon il y a quelques temps.

    • Présence  

      Incroyable, mais vrai, je n’ai pas lu ces épisodes de Kieron Gillen (le dessinateur ne m’emballait pas), mais je pense quand même à les lire quand je serai à court d’autres séries (si un jour je le suis), car il avait été très inspiré sur la série dérivée de Loki, intitulée « Journey into mystery ».

      • Bruce lit  

        Kieron Gillen : Ce type à une fanbase ?

        • Présence  

          Ben moi, pour commencer. J’apprécie beaucoup ce qu’il a fait avec Kid Loki et j’ai bien aimé ses X-Men (voilà, c’est dit). Il est le scénariste de la série « Darth Vador » dont les fans disent le plus grand bien. Ses Young Avengers (avec Jamie McKelvie) montraient une sensibilité réelle, et pas seulement opportuniste sur le thème de la diversité.

          Dans ma pile de lecture, j’ai 2 de ses séries indépendantes qui m’attendent : Über pour Avatar, et Wicked + Divine pour Image Comics.

  • Bruce  

    Les X men de Gillen sont assez fantasques…..Jamais, je n’ai lu un Mr Sinistre aussi peu sinistre justement. ..Ses épisodes post Avs X étaient OK, le colossus juggernaut une idée mauvaise qui n’a abouti à presque rien.

  • Stan FREDO  

    J’ai lu avec plaisir cette chronique qui m’en dit suffisamment pour satisfaire ma curiosité mais qui vient en soutien de ma position de ne pas acheter (ni même lire).

  • Sam Spade  

    Bonjour
    J’ai une question d’un lecteur à laquelle je n’ai pas la réponse. Saurez-vous m’aider ?
    « dans quelle lecture peut on suivre la suite des aventures de Thanos aux côté de Hella après la guerre de l’indigne ? » (publiée dans Unworthy Thor (Marvel Deluxe – Thor La Guerre de l’Indigne)

    Merci d’avance :)

    • PierreN  

      Dans la série Thor il me semble (le dernier relaunch V.O. de 2018).

    • Présence  

      Après recherche : suite à son apparition dans Unworthy Thor, Thanos a droit à sa série qui culmine avec Thanos wins. Puis il connaît un sort funeste dans Infinity Wars (2018, de Duggan & Deodato). Enfin il réapparaît effectivement dans la dernière série de Thor en date, celle par Aaron & Mike del Mundo.

      • PierreN  

        Et l’ombre de Thanos plane sur le relaunch des Gardiens de la Galaxie par Donny Cates (scénariste de l’arc « Thanos Wins » justement).

  • Matt  

    Pour réagir à quelques commentaires plus haut sur le run de Kieron Gillen, après avoir lu (et bien aimé) sa reprise du run de JMS sur THor pour proposer une fin, je me suis mis en tête de lire son Journey into Mystery. Ainsi que le Thor de Fraction puisqu’ils terminent ensemble dans un mini crossover « Everything burns » (bon…la série Journey into mystery mettant en scène l’incarnation jeune de Loki, c’est pas comme si c’était un crossover forcé. Thor et Loki…ça reste le même univers.)

    J’ai à peine commencé pour l’instant. Le début du run de Fraction n’est pas super inspiré. Mais on va voir par la suite. Journey into mystery semble très réussi pour plein de lecteurs.
    Le souci c’est encore ce foutu crossover Fear Itself au milieu. Journey into mystery commence d’ailleurs en parallèle à cet event. Bon d’après ce que j’ai compris, on peut lire la série sans le crossover, on reste concentré sur Loki et on est juste vaguement au courant que Odin et Thor se battent sur Midgard contre le serpent.

    Mais par curiosité, j’ai lu en ligne Fear Itself (sans l’acheter hein, pas fou ?)
    Bon…ben en fait ça commence pas mal. Mais ça devient de moins en moins intéressant au fil des 7 épisodes. L’impression que j’ai eu en fait, c’est que plus ça va, moins les évènements se déroulent dans la série Fear Itself. La mise en place est efficace mais ensuite il y a des vilains qui se pointent et qui…je suppose se battent chacun dans leur propre série de leur côté. Et dans la série principale il ne reste qu’un gros bordel de bastons. Bon…méthode Marvel quoi. Les tie-in deviennent plus intéressants que la série mère.
    Alors je ne regrette pas de ne pas l’avoir acheté^^ Et j’espère juste pouvoir apprécier le run de Thor/Loki malgré les références à cet event.
    Pour l’instant, cette période Thor qui va de Ragnarok de Michael Avon Oeming au passage de Fraction/Gillen en passant par le run de JMS est le meilleur truc que j’ai lu sur ce personnage et sa mythologie.

    J’avais aussi repris récemment ma lecture du run de Aaron mais ça devient beaucoup trop bordélique. Les 4 premiers tomes ça allait, avec le tueur de dieux, tout ça…mais déjà je ne me sentais pas impliqué dans la bataille contre Malekith, mais quand le marteau passe à Jane…pfiou…faut supporter le passage de 2 events déjà (Original Sin, Secret Wars) dans lesquels il semble se passer des trucs importants, ensuite il faut lire en parallèle le Thor féminin et la série Unworthy Thor avec l’ancien Thor sans son marteau…et ça n’en finit pas d’une intrigue étirée à l’infini. Il n’y a pas de structure en « arcs », il est toujours question de cette guerre des 9 royaumes mise en pause 30 fois pour raconter quelques autres trucs (l’origine de Mjolnir, les manigances de Roxxon, tout ça) et j’en ai plus rien à foutre en fait^^
    Je préférais l’approche de JMS et son rapport entre l’homme et les dieux, ainsi que le fait qu’il n’y ait pas besoin de connaitre grand chose sur la continuité de Thor.

    • PierreN  

      Le lien avec Origin Sin doit se limiter à une seule page/séquence, donc la lecture de l’ensemble n’est pas indispensable (suffit d’avoir un récapitulatif dans le recueil du début de l’ère Foster, ce qui doit être le cas, ou de consulter cette page sur le net ; l’event n’est pas repris dans les tpb du run, c’est bien la preuve qu’il n’est pas indispensable à sa compréhension).
      Le lien avec Secret Wars se résume avec un mini-série exercice de style (Top Ten avec des Thors, et le lien avec le run doit se résumer aux dernières pages (le sort du marteau d’un des Thors Cops).
      Pas besoin d’épiloguer sur War of the Realms, puisque cela découle des événements du run (la fin de cette intrigue au long cours, depuis l’arc de Garney).

      C’est de la gnognotte par par rapport à X-Men Legacy, parasité par au moins 5 ou 6 events/crossovers.

    • PierreN  

      « son rapport entre l’homme et les dieux, ainsi que le fait qu’il n’y ait pas besoin de connaitre grand chose sur la continuité de Thor »

      La série de Samnee pourrait correspondre à tes critères/préférences (celles qui aura duré moins de 10 numéros, faute de succès niveau ventes).

      • Matt  

        Oui enfin j’imagine qu’on peut y arriver avec de la motivation mais si on ajoute à ça que le run dure 7 ans…non je peux pas^^
        La série de Samnee ? Sur Thor ? Connais pas.
        Mais si ça a foiré niveau ventes, ça se termine quand même ? Ou ça s’arrête en mode bâclé ?

          • Matt  

            Mais il aime rien ce Tornado^^
            Bon…ce que je retiens surtout de ton commentaire, c’est la fin bâclée. ça ne m’étonne pas si la série n’a pas marché. Dommage…
            Pour le reste, c’est purement subjectif j’imagine, on accroche ou pas à un esprit enfantin.
            Bon de toutes façons pour l’instant j’ai de quoi faire avec Fraction et Gillen.

          • Tornado  

            Si j’aimais quasiment tout je n’aurais pas arrêté de lire du Marvel…
            Ce titre de Samnee, là, c’était typique de la hype portée par les modérateurs de Panini qui ne juraient que par les trucs kawaï genre Skottie Young et les runs arty surfaits genre Hawkeye par Matt Fraction. Je me suis fait avoir par leurs conseils plus d’une fois avant de décider de faire l’inverse : Fuir tout ce pour quoi ils s’enflammaient…

          • Matt  

            Entre tout et rien…il y a une nuance^^
            Enfin je m’en fous, je ne sais pas si ça m’aurait plu non plus.

            Mais si je te trouve souvent sévère, c’est parce qu’on parle de comics de super héros quoi. On parle d’un genre qui de base était plutôt enfantin.
            Je ne dis pas que ça doit le rester, mais regretter qu’il n’y ait pas de sous-texte profond dans chaque comics de super slip, c’est un peu comme regretter que les films Pirates des caraïbes ne soient pas plus profonds et politiques^^
            Quand il y a un sous texte adulte, c’est génial, ça élève le truc.
            Mais en exiger partout…tu te trompes de genre de BD^^ Ne lis plus de mainstream alors.

          • Tornado  

            Au contraire, je continuerai à en lire, mais uniquement lorsqu’il y aura ce que je recherche !
            Sinon, j’aurais raté certains des meilleures BDs de ma collection que sont les Punisher d’Ennis, les Ultimates de Millar, les DD de Bendis, les Marvel Color de Jeph Loeb & Tim Sale, les Spiderman de JMS ou DeMatteis, les Tangled Web, le Sentry et les Inhumains de Paul Jenkins & Jae lee, les Eternels de Neil Gaiman, les Fugitifs de Brian K. Vaughan, les Young Avengers de Alan Heinberg, le Iron man de Matt Fraction, le Hulk de Bruce Jones, etc. Heureusement que je ne t’écoute pas sur ce coup là ^^. Et je te signale que dernièrement j’ai raccroché les wagons avec le DD de Mark Waid ;)

    • Présence  

      Même moi, j’avais trouvé que le scénario de Fear Itslef n’était pas terrible.

      • Matt  

        Le plus triste c’est que Stuart Immonen est en forme sur la partie graphique…

        Tous ces dessinateurs de talent qui illustrent des events nazes…c’est triste.
        Heureusement que Coipel a bossé sur le Thor de JMS parce que c’est pas non plus son travail sur Siege que je vais retenir.

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