Depuis l’aube des temps

Powers 7 – Forever Par Bendis et Oeming

J’ai de l’énergie à revendre !

AUTEUR : PRÉSENCE

Le contexte de la série – Brian Michael Bendis (scénario) et Michael Avon Oeming (illustrations) débutent la série Powers chez Image Comics en 2000.

Les superhéros existent dans la réalité depuis un temps indéterminé.

Il ne s’agit pas suivre les exploits d’un individu doté de superpouvoirs (le terme générique utilisé dans cette série est Power).

Les auteurs mélangent des enquêtes policières menées par Deena Pilgrim et Christian Walker, à quelques éléments de la vie d’un commissariat, pour approcher des crimes impliquant la communauté d’individus dotés de superpouvoirs.

Ce tome contient les épisodes 31 à 37 parus en 2003/2004. Il fait suite à The Sellouts (épisodes 25 à 30).

Powers gyrophare

Des dessins à la composition savante et à l’apparence iconique

Il contient une histoire complète qui peut être lue indépendamment de la série, mais qui s’enrichit avec la connaissance des tomes précédents.

À l’aube de l’humanité, un groupe de 7 individus se désaltère au bord d’une mare dans un paysage désolé.

L’un d’eux est reconnaissable à une mèche blanche dans les cheveux, un autre par une mèche rouge.

Powers Forever préhistoire

À l’aube de l’humanité

Ils sont tous les 2 beaucoup plus costauds que les autres. La compétition entre alpha-mâles prend une envergure inattendue.

Des millénaires plus tard, un guerrier barbare à la carrure impressionnante avec une mèche de cheveux blancs arrive dans un village, il cherche un endroit où passer quelques jours.

Ce tome comprend également le script du premier épisode avec le commentaire de Brian Michael Bendis (en abrégé BMB).

Il explique qu’avec le premier épisode de cette histoire, il prenait un gros risque en s’éloignant du schéma bien établi de la série : une enquête policière avec des super-héros.

Son objectif est de raconter la première apparition d’individus dotés de superpouvoirs au sein de l’espère humaine, puis de montrer comment ils ont agi au sein de la société.

Une description crue

Une description crue

Ce premier épisode est resté dans les annales des comics pour les relations sexuelles quasi animales, ainsi que pour son hommage à 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick.

Le constat est que BMB et Michael Avon Oeming (MAO) se sont lâchés pour une description crue qui reste longtemps en mémoire, mais qui fait partie intégrante du récit.

Comme pour la première scène du tome précédent, BMB et MAO commence par une scène choc, sans tomber dans le voyeurisme (difficile de se sentir séduit par cette femelle), justifiée par le récit.

Toutes les coups sont permis pendant les interrogatoires

Tous les coups sont permis pendant les interrogatoires

BMB développe donc une histoire à l’échelle de l’humanité qui va lui permettre d’expliquer au lecteur la place des superhéros et supercriminels dans la société où se déroule les enquêtes de Walker et Pilgrim.

Il fait reposer cette fresque sur quelques personnages aux accents tragiques.

Au fil des époques, BMB montre en filigrane la manière dont les Powers se mêlent à la société, mais il raconte avant tout l’histoire de ses personnages, leur quête du sens de leur différence, le poids des responsabilités liées à leurs pouvoirs (sans tomber dans l’axiome cher à Peter Parker).

Christian Walker rencontre Albert Einstein.

Christian Walker rencontre Albert Einstein.

Le lecteur est emmené dans ces différentes époques en appréciant la proximité avec les personnages, leur questionnement, et les clins divers et variés à différents genres romanesque.

C’est ainsi que le récit rend par exemple hommage aux pulps, tout en invitant Albert Einstein pour une discussion habile.

L’intelligence de Bendis apparaît également dans la manière où le personnage de Mèche Blanche évolue, sans qu’il ne devienne brusquement un génie.

Bendis garde à l’esprit que des pouvoirs physiques extraordinaires n’impliquent pas une intelligence extraordinaire.

Hommage aux pulps

Hommage aux pulps

Évidemment ce parti pris de visiter plusieurs époques différentes (une par épisode) fait reposer une forte responsabilité sur le dessinateur pour engendrer à chaque fois des décors crédibles et assez fournis pour que le lecteur puisse s’y plonger rapidement.

Les qualités d’Oeming éclatent à chacune des époques concernées.

À la recherche de la sagesse de l'Orient

À la recherche de la sagesse de l’Orient

Le premier épisode repose entièrement sur sa capacité à montrer les actions, mais aussi les sentiments des personnages par le biais du langage corporel (ces hommes préhistoriques ne communiquent que par grognements inintelligibles).

Son style à base de gros traits convient à merveille à ce passage et chaque émotion est perceptible avec une intensité impressionnante.

Au fil des épisodes, MAO se permet quelques clins d’œil facilement détectables. Par exemple dans le deuxième épisode, le lecteur repère la silhouette sombre d’un cavalier avec une hache à la main qui évoque le Death Dealer de Frank Frazetta.

Hommage à Conan le barbare

Hommage à Conan le barbare

Il est possible également de détecter plusieurs pastiches des images les plus célèbres de Conan. Toutefois ces références restent au second plan et elles ne prennent jamais le pas sur la narration.

MAO trouve des solutions élégantes pour introduire les éléments visuels propres à chaque époque et pour décrire les combats entre Powers.

Toujours dans le premier épisode, il décrit le combat entre mèche blanche et mèche rouge dans une double page comprenant une soixantaine de cases.

Des bouts de doigts carrés, et une énergie crépitante

Des bouts de doigts carrés, et une énergie crépitante

Le script de BMB montre que l’idée provient de Bendis, mais qu’Oeming l’a amenée plus loin avec une solution visuelle remarquable de simplicité et d’efficacité.

Et il reprend par 2 ou 3 fois cette mise en pages très spécifique créant ainsi un leitmotiv visuel simple à assimiler et créant une résonance magistrale entre différents moments.

2 cases parmi la soixantaine composant une double page de combat

2 cases parmi la soixantaine composant une double page de combat

Avec cette histoire, Bendis et Oeming s’affranchissent du cadre qu’ils s’étaient eux-mêmes imposés pour raconter une histoire remarquable pour plusieurs points.

(1) Ils enrichissent l’environnement de la série, sans la dénaturer.

(2) L’histoire est portée par les personnages au portrait psychologique développé, sans tomber dans le travers de flux de pensées artificiels.

(3) Les séquences d’action et de dialogues s’entremêlent harmonieusement pour une narration fluide.

Une série célèbre pour ses séquences d'interrogatoire

Une série célèbre pour ses séquences d’interrogatoire

(4) La progression narrative tient le lecteur en haleine de bout en bout, avec des visuels marquants.

(5) Derrière ce divertissement intelligent, le lecteur peut distinguer un commentaire sur les composantes immuables de la personnalité d’un individu.

Le lecteur pourra être inquiet par la conclusion un peu trop stéréotypée, mais à ce point de la série je fais confiance à ses auteurs pour éviter de se reposer sur des clichés. La série se poursuit dans Legends (épisodes 1 à 6 de la deuxième époque).

Des compositions pages savamment structurées

Les Super Héros contre attaquent

 

38 comments

  • Bruce lit  

    Malgré la qualité de ton article et les allusions à 2001, je passe. Cet auteur est à jamais banni de ma bibliothèque.
    Mais inversement j’ai fini par investir dans le Ion Man de Fraction que je trouve excellent ! Le karma…

    • Nicolas  

      Tu as vraiment fini par me convaincre de virer Bendis, cher Bruce. Bravo !

      • Bruce lit  

        Je prends aussi les chèques Nicolas !

        • Nicolas  

          lol
          Je garde quand même mes Daredevils.

  • Jord Ar Meur  

    Un petit post avant d’aller au bagne. J’ai parcouru l’article assez rapidement et je le lirai plus en détail en rentrant du boulot. J’avoue que je ne comprenais pas trop cette discussion au sujet de « Bendis ». Quand j’ai repris la lecture de « Comics Marvel » après une pause de plus de dix ans, je ne connaissais de toutes façons pas les nouveaux scénaristes et illustrateurs et les problèmes de continuité m’ont posé un sacré problème au début (avant de me remettre dans le bain avec les rééditions en album de plusieurs épisodes en album).

  • Erik 5  

    Comme je l’ai dit en commentaire dans le précédent article sur ce monsieur, c’est un opportuniste et je rajouterai un fumiste.

    Quand on est capable d’écrire Powers ou Alias, on ne peut pas commettre All New X-Men et Uncanny X-Men ou pratiquement tout ce qu’il fait pour Marvel, peut être à l’exception d’Ultimate Spider-Man qu’il a su intelligemment renouvelé,

    Pour en revenir à Powers, Bruce, je te conseille de dépasser ton aversion pour Bendis et de ne pas jeté le bébé avec l’eau du bain. A l’heure actuelle, tomber sur une bonne histoire étant de plus en plus rare, ne passe pas à côté, ça serait dommage !

    Pour terminer, les origines de Christian Walker et de sa Némésis est la façon dont je rêvais celle de Wolverine….Puis il y eu Origin, une des plus grandes erreurs que Marvel est fait sur ce personnage, mais c’est une autre histoire,,,

    • Bruce lit  

      @Erik, peut être avec un blind test, je me ferai avoir…

      • Nicolas  

        Je déteste Powers : le dessin, les scenars, les dialogues, tout en fait. Hors de ma vue lol

    • Nicojpn  

      Peut etre parce qu’il ecrit pour tout le monde, et pas seulement dans le but de satisfaire M. Presence, M. Erik5 etc.

      Les reactions du genre « parce que j’aime pas c’est de la merde » et les jugements a l’emporte piece « fumiste », « opportuniste » et j’en passe me debecte.

      • Bruce lit  

        Bonjour Nico,
        As tu bien lu l’article : Présence défend Bendis au contraire…. La question du public visé ne fait pas de ceux qui aiment Bendis des imbéciles. Il me semble que tous ceux qui réagissent contre Bendis, moi le premier admettons avoir été mystifié un moment par lui. Pour ma part, Bendis n’ a rien écrit de potable depuis une dizaine d’années et il me semble avoir suffisamment argumenté sur trois articles pour ne pas juger à l’emporte pièce, non ?

        Quand aux avis de Nicolas, ils sont excessifs, passionnés parfois de mauvaise foi mais témoignent d’un amour pour le comic book et son histoire. Le blog est un lieu de débat et de coups de gueule. je serai le dernier à censurer des échanges sauf s’ils dépassent les bornes du respect mutuel. Encore aujourd’hui je viens de dire à mon contributeur Tornado que je n’aimais pas la musique qu’il avait choisi sur le Facebook…

        C’est moi même qui met en forme les articles de Présence et des autres. Crois tu que si la fumisterie régnait sur ce blog, je m’emmerderai à publier des articles qui me prennent deux heures de boulot pour des artistes que je n’aime pas ? Tu verras qu’Ellis, Morrison qui me debectent ont aussi droit de cité.

        Alors pour calmer le jeu Nico, je te livre un scoop. J’ai prochainement programmé un article où je descends Garth Ennis qui est mon Dieu vivant. Tornado se charge de défendre Bendis sur son Daredevil et notre ami Nicolas commence demain sa carrière sur Bruce Lit autour de…humm Rob Liefeld.

        Peace Man !!

        « e ne suis pas d’accord avec ce que vous dîtes, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire » Voltaire.

        • jyrille  

          Bien dit. Cependant il semble que Voltaire n’ait jamais dit ça (mais osef). A part ça, je crois que tu loupes un truc en ne lisant pas ce Powers, sérieusement. Après, faut passer outre le dessin si on n’aime pas ce style mais c’est pas très dur surtout que Oeming s’améliore toujours.

        • Nicolas  

          Bruce, je suis très touché que tu dises ces gentilles choses sur moi : je suis vraiment en amoureux des comics et de leur histoire, c’est vrai.

          • Bruce lit  

            Arent We all brother ?

  • Jord Ar Meur  

    Là ça me parle un peu plus : « Alias » et « Ultimate Spider-Man » (les premiers épisodes). J’ai bien aimé ces deux séries et ne comprenais l’aversion au scénariste qui fait la une de tous les articles sur ce site ces temps-ci. Bruce, tu vas peut-être devoir changer le nom du site pour y mettre « Bendis Pas God ou Good ». Bien je vous laisse à vos débats passionnés. Je ne connais pas trop les BD dont il est question et ne peux vraiment juger.

    • Bruce lit  

      Je ne veux pas la mort de ce type. Les photos de lui sont plutôt sympathiques. C’est ce qu’il incarne qui m’agace. Je me suis fait avoir comme beaucoup d’autres par son écriture et cela a bien duré 10 ans. Ce n’est qu’en additionnant la somme des parties que j’ai compris m’être fait eu…

      • Nicolas  

        C’est son style. NewAvengers paraissait super cool audébut, l’airde ruer dans les brancards, puis il a détruit les Vengeurs, détruit la race mutante, il fout en l’air les X-Men qui ne ressembletn plus à grandchose.
        Ressorts tes Spécial Strange !

  • Jord Ar Meur  

    Je vais finir en effet par ne plus me consacrer qu’aux intégrales Marvel (c’est plus pratique que de ressortir les Strange, Special Strange, Marvel, Fantask, Nova et tous les petits formats en noir et blanc « destinés aux adultes » des éditions Artima/Arédit) des années 70/80. Merci à tous pour vos conseils.

    • Nicolas  

      Comme je lis mes receuils en v.o (merci Book Dep !) je me me prive pas de relire tous les marvel des années 60 à 80, même des histoires parues dans les Strange. Et azussi des inédits avec les Essentials.

  • tornado  

    Il faut effectivement rappeler que la série « New Avengers », c’était souvent lamentable. Pas toujours. Mais très souvent…

    • Nicolas  

      Illisible, je dois dire. Bêtement violent.

  • jyrille  

    Très bonne analyse d’un arc qui est très différent de tout le reste de la série. J’ai les éditions VF (il me manque le tome 3) de chez Panini, et je ne sais pas si la série a continué après le tome 8… Tu me donnes envie de les relire, Présence.

  • Présence  

    @Jyrille – Il y a 8 tomes de parus chez Panini en VF, et 15 tomes en VO.

    • jyrille  

      Merci Présence ! Si je veux la suite, je devrai passer en VO, donc… C’est pas urgent, mais merci pour l’info.

  • sam  

    Ahhhh, je vois que je ne suis pas le seul à apprécier les titres indé de Bendis. En effet si ses travaux mainstream sont souvent de vaste blagues, il semble se réveiller quand il a enfin les mains libres. Le concept de Powers fonctionne sans doute parce qu’il touche aux premiers amours de l’auteur (le polar et le super-héros). Mais comme on le sait, le genre super-héros, il ne sait pas écrire ou avec beaucoup de défauts. Ce ne que quand il s’en éloigne qu’il brille : sur USM, c’est plus la vie de Peter ou de Miles que l’on suit, alors qu’ils grandissent plutôt qu’un récit super-héroïque.

    Sur Powers, cela fonctionne car le super-héros est au second plan. C’est la normalité de cet univers, et on s’attarde plus sur la vie de Walker et Pilgrim et leurs enquêtes qu’autre chose.

    Concernant ce tome en particulier, cette intrigue est vraie prise de risque et Bendis a raison de le souligner car en temps normal cela ne devrait pas fonctionner, mais heureusement l’auteur avait semé suffisamment d’indices (voilés tout de même) pour que l’on puisse voir que cela ne sortait pas en fait de nulle part.

    En outre cela permet de toucher à ce que je pense est un des fils rouges de la série, en effet Bendis a souvent dit que le fait que nous voyons des super héros archi célèbres et en fonction depuis longtemps mourir les uns après les autres de manière violente dans une période de temps assez courte ne relevait pas du hasard…

    Je sais que les autres travaux de Bendis ne donne pas envie de lui donner sa chance, mais ici il s’en sort vraiment bien et ce depuis…presque 15 ans maintenant…enfin quand les épisodes veulent bien sortir…ce truc à une périodicité pire que Planetary…

  • Stan FREDO  

    Quelqu’un qui consulte le blog suit-il « Murder Inc. » ? Je trouve que c’est excellent.

      • Stan FREDO  

        Yo, Wassup? You’re my main man, Bruce!

  • Présence  

    @Stan FREDO – Merci beaucoup d’être passé dire bonjour.

    Pour « Murder inc. », j’attends le recueil. Pour le moment, je n’ai lu que des critiques positives au sujet de cette série.

    • Stan FREDO  

      Là où je réside entre deux raids sur la planète amazon, j’ai un comic book shop dont je deviens un client de plus en plus assidu. De ce fait, je suis un certain nombre de séries mensuelles : ‘All New X-Men’, ‘Astro City’, ‘Coffin Hill’, ‘Savage Dragon’, ‘Harley Quinn’, ‘Ultimate Comics Spider-Man’, ‘All New Ultimates’, ‘MPH’, ‘Starlight’,  »Thor: God Of Thunder’, ‘Original Sin’, ‘Velvet’, ‘Scarlet’ (ça bouge pas trop en ce moment…), ‘Superman’ (Romita JR), ‘Adventures of Superman’ (excellent #15), ‘Jupiter’s Legacy’. ‘Kick-Ass 3′ et ‘The Wake’ viennent de se terminer (dans ce dernier cas, d’une manière que je n’ai pas comprise). J’ai un abonnement automatique à tout ce qui sort avec Chris Sprouse aux dessins, donc bien entendu toute nouvelle série de « Tom Strong ». Idem pour Ryan Sook, même si ça veut dire qu’il faut que je lise 1 n° et demi de ‘Ghost’. Ah, oui ! J’ai oublié ‘Groo vs. Conan’…
      Du coup, pour un nombre apparemment grandissant de séries… je n’achèterai pas le recueil, via amazon ou autre.

  • sam  

    Je confirme, Murder Inc est une belle réussite. Pas de décompression au rabais, le récit est vraiment réussi, avance à un bon rythme, l’intrigue est prenante avec pas mal de twists et les personnages principaux sont des anti héros auxquels ont finit par s’attacher au vu de la merde dans laquelle ils se retrouvent !

    • Stan FREDO  

      Oui, je m’y suis abonné. J’ai aussi un abonnement à tout ce que fait Sean Murphy.

      • Présence  

        Et alors, c’est comment The Wake de Snyder et Murphy ?

        • Stan FREDO  

          Très bien pour le 1ère partie mais il faut probablement que je relise la seconde partie d’un trait car il y a beaucoup de choses qui m’ont échappé en la lisant en 5 morceaux. En l’état, je n’ai en effet pas pigé la fin.

  • Présence  

    Merci. Je mets le recueil dans la liste des sorties à surveiller.

  • Jord Ar Meur  

    Présence, il me semble que la série « New Avengers » en VF chez Panini n’a que 7 Tomes, le dernier en date : « Siège » est paru récemment.

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