DERNIER PORTRAIT AVANT RECONSTRUCTION (L’HOMME GRIBOUILLE)

L’HOMME GRIBOUILLE par Serge Lehman à la plume et Frederik Peeters à la griffe d’encre

L'homme gribouillé" n'est pas celui que l'on croit © Editions Delcourt

L’homme gribouillé » n’est pas celui que l’on croit
© Editions Delcourt

Un gribouillage de OMAC SPYDER

VF : Delcourt

1ère publication le 17/10/18- MAJ le 28/12/18

AVANT-PROPOS

Dans un Paris suffoqué par les pluies diluviennes, une mère et sa fille se lancent sur la piste d’un extraordinaire secret de famille. Serge Lehman et Frederik Peeters au sommet de leur art.

Dans la famille Couvreur, il y a Maud, 75 ans, auteur de romans pour enfants dont le succès n’a d’égal que la discrétion. Il y a Betty, sa fille au caractère ombrageux, sujette à des crises d’aphasie qui la privent littéralement de parole. Et il y a Clara, la fille de Betty, lycéenne brillante et fabulatrice qui rêve d’aller vivre avec son père à Londres…

Un matin de décembre, Maud fait un AVC dans son sommeil. Clara, qui vit provisoirement chez sa grand-mère, tente d’appeler les secours mais un homme étrange fait irruption. Il dit s’appeler Max et affirme que Maud devait lui remettre un paquet. Clara essaie de le repousser mais Max subit alors une hideuse métamorphose et menace la jeune fille avant de disparaître en laissant derrière lui deux plumes noires.

Déboussolées par l’hospitalisation de Maud et l’intrusion de Max, Betty et Clara n’ont d’autre choix que de se lancer dans une enquête sur les secrets de la famille Couvreur. Une enquête qui va insensiblement se transformer en voyage initiatique au pays des monstres et des merveilles avec au bout, peut-être, un secret venu du fond des âges.

A L’ASSAUT DES RESSORTS

Nous voilà projetés dans un récit aux rebondissements et ressorts multiples, à la densité rinçant comme la pluie mais au rythme tonitruant d’un orage d’été. Les personnages apparaissent, et nous les connaissons rapidement, immédiatement intimement. Le parti pris des niveaux de gris est d’une efficacité redoutable, tranchante. Nous sommes plongés dans ce voyage en dehors et en soi, la pluie comme le seul élément fixe qui accompagne toutes les révélations et chaque bouleversement.

Le récit imbrique d’emblée trois générations de femmes. Il convoque sous un déluge la transmission entre femmes, la nécessité du mythe et la question de l’identité. Le déluge intervient d’emblée comme un élément métaphorique du passage, tel un rituel nécessaire à une quête initiatique se déroulant sur les 326 pages noir et blanc de l’album.

Le dessin de Frederik Peeters est nerveux comme un manga, ambitieux comme un Graphic Novel américain, et travaillé comme une bd franco-belge. Le pari du noir et blanc transporte d’emblée dans l’univers à la fois quotidien, presque banal au point d’être déroutant, mais aussi étrange au point d’en devenir, littéralement, fabuleux. Le découpage est précis, les scènes d’action se retrouvant dans une accélération magique, tandis que les scènes d’échanges entre les personnages conservent ce qu’il faut de simplicité et de légèrement incongru pour capter le regard et l’attention. Le rythme apparaît extrêmement maîtrisé, tout le long de ces 326 pages qui se tournent presque automatiquement, comme si une mystérieuse présence tournait les pages à votre place, vous entraînant jusqu’à la chute, avec un soupçon de frustration qu’il vous faudra accepter jusqu’au bout, un mystère demeurant.

Quand Le Nom surgit de l'amnésie! Ou Le fantastique s'invite à la quête. © Editions Delcourt

Quand Le Nom surgit de l’amnésie!
Ou
Le fantastique s’invite à la quête.
© Editions Delcourt

LA STRUCTURE DU RECIT

Le récit se lit à différents niveaux. C’est une enquête, c’est une histoire familiale, c’est un récit fantastique, c’est un conte. Le lecteur choisit ce qu’il veut lire, tout comme il peut lire les quatre.

L’enquête est menée tambour battant par la mère et la fille, Betty et Clara, pour découvrir ce qui se cache derrière ce secret de famille que vient agiter ce mystérieux personnage de Corbeau. L’irruption de ce personnage étrange, celui de la couverture, agit ainsi dans l’histoire comme un déclencheur. Ce qui était caché va progressivement voir son voile se lever, et va interroger l’histoire familiale à travers un secret ancien. Il y sera question de faux papiers d’identité, de la seconde guerre mondiale, et ainsi du Nom qui se transmet aux générations. De ce qui est donné, et de ce qui est parfois, définitivement ou provisoirement, perdu.

L’histoire familiale amène le lecteur à assister à une relation entre les trois femmes de chaque génération de la famille Couvreur : Maud, Betty et Clara. Chacune présente son tempérament bien trempé, les échanges sonnent juste dans ce que chacune raconte de sa place. De grand-mère, de mère, de fille, Maud, Betty et Clara relatent les attentes, les espoirs, les impasses, les frustrations, et aussi les secrets qui traversent ces trois générations présentes. Nous les côtoyons dans leurs relations problématiques en assistant aussi à une sorte de limpidité qui leur échappe encore.

Le récit fantastique conduit le lecteur d’une situation du quotidien dans laquelle le fantastique s’invite progressivement comme agent de vérité. Si le quotidien dans sa banalité conserve le voile des secrets, le fantastique qui fait irruption va le déchirer en entraînant les personnages et le lecteur dans son sillage.

CONTER LES PAS POUR ALLER PLUS LOIN…

Le conte agit tel un glissement de terrain qu’on ne perçoit pas mais que l’on peut prévoir en suivant consciencieusement les signes géologiques. Il transparaît sous chacune des quatre lectures possibles : enquête, histoire familiale, récit fantastique, conte, tout en demeurant caché. Si c’est un conte, il doit en respecter la structure et présenter des éléments de narration permettant notamment d’aborder les différentes facettes d’un même personnage dans la réalité. Et puisqu’il est question d’ « homme », le titre le pose comme tel, fût-il « gribouillé », alors il reste à suivre cette piste afin de retrouver dans le récit les facettes différentes qui déconstruisent puis reconstruisent cet homme en question. Avant d’élucider de quel homme il est question.

Dans le récit, cette question de l’« homme gribouillé » apparaît de façon récurrente. Il est alors question d’un dessin d’enfant représentant un homme dont le visage n’est pas représenté. Ce dernier demeure représenté par un gribouillage enfantin. Il s’agit d’un homme aux formes grotesques, un gribouillage à la place du visage. La piste de cet homme gribouillé apparaissant dans les dessins de deux enfants va être suivie par Betty et Clara pour en saisir la signification.

Si l’homme prétendument gribouillé dans le récit apparaît dans le dessin de personnages du récit tel quel, nous pouvons suivre une autre piste : celle de l’homme qui se dessine. Au-delà du personnage tel quel, nous pouvons suivre une autre piste en parallèle. Celle-ci n’apparaît pas sur la carte, et il s’agit alors de s’engager hors des sentiers battus pour tenter de l’entrevoir…
Ainsi, au détour du récit, nous trouvons plusieurs morceaux de cet homme comme autant de pièces d’un puzzle qu’il nous faut rassembler afin de saisir à quo nous avons affaire…

Le protecteur Ou Je de miroir : Lehman et ses lubbies Le protecteur Ou Je de miroir : Lehman et ses lubbies © Editions Delcourt

Le protecteur
Ou
Je de miroir : Lehman et ses lubbies
© Editions Delcourt

 

LES VISAGES DE L’HOMME GRIBOUILLE

Dans le récit nous croisons une figure masculine que l’on nommera : le protecteur. Un personnage du nom de Fabien Lemarcj apparaît comme un personnage apportant sa protection et son attention particulière à Betty. Il se montre rassurant, malgré son apparition récente et dans d’étranges circonstances. Il fait partie d’un club de psychogéographes quelque peu obscur, mais sa présence est bienveillante et sécurisante. Il s’apparente ainsi à la figure du Parent sécurisant.

Nous croisons aussi la route d’un personnage un peu moins fréquentable bien qu’érudit. Quelque peu libidineux envers Betty, ce personnage a la particularité d’avoir six doigts à chaque main. Et ses mains se montrent particulièrement baladeuses vis-à-vis de la gente féminine, ce dont Betty fait un peu les frais tout en se défendant suffisamment de cet entreprenant jouisseur. Ses six doigts semblent s’allonger comme autant de phallus au bout de la main pour venir profiter gratuitement de la femme devant lui, tel un enfant le sexe érigé cherchant à profiter d’une sensualité promise. Ce personnage s’apparente à la figure de l’Enfant jouisseur.

Le jouisseur Ou « Mon enfant, pourquoi ai-je de si nombreux doigts? » © Editions Delcourt

Le jouisseur
Ou
« Mon enfant, pourquoi ai-je de si nombreux doigts? »
© Editions Delcourt

Dans le récit nous trouverons parmi les personnages fantastiques une force destructrice sans langage que seul le chant des femmes peut endormir. Il ne faut pas longtemps pour entrevoir dans ce dernier la figure du Nouveau-né que seule la voix maternelle apaise pour calmer ses angoisses et lui permettre de s’assoupir dans la sérénité. Voici donc le Nouveau-Né perdu.

Enfin nous apercevons à travers le personnage étrange du Corbeau celui qui vient questionner le Nom. Ici le Nom du Père, son identité, celle qui re-couvre (le nom de famille au départ est Couvreur) le secret familial mais qui pourtant fournit une identité. C’est un nom provenant de l’extérieur, qui n’est pas le nom de jeune fille, à l’instar du nom paternel qui traditionnellement vient masquer le nom de jeune fille de l’épouse et se transmettre ainsi aux enfants. Cet élément n’est pas une figure de l’Homme à proprement parlé, mais en recouvre une part en lui attribuant un Nom, ne serait-ce qu’un nom d’emprunt. Voici donc le Nom-du-Père.

Ainsi quatre figures de l’homme se détachent dans la structure narrative. Le Nouveau-né, l’Enfant jouisseur, le Parent protecteur, et le Nom du Père. Mère et fille, Betty et Clara vont tour à tour croiser ces figures de l’homme, venant implicitement interroger son identité mais aussi la place qu’elles prennent vis-à-vis de chacune des figures esquissées. Il devient ainsi peu à peu élémentaire que chacune de ces figures forme les pièces du visage de l’auteur.

LE CONTENU LATENT : SUIVRE LA VOIX…

Qui dit conte dit contenu qui échappe à son auteur. Au moins partiellement. Si l’auteur Serge Lehman propose une histoire issue de lui-même, le contenu latent présente des aspects littéralement inouïs.

Nous avions vu dans METROPOLIS comment Serge Lehman avait travaillé la question du regard. Cette fois-ci, nous faisons le pari que la mise en récit concerne la question de la voix. Regard et voix forment chez l’être humain deux aspects essentiels, en ce sens qu’ils correspondent à ce que l’on nomme en psychanalyse des pulsions partielles. C’est-à-dire des éléments auxquels le petit homme va s’accrocher pour se construire psychiquement. Chacun a le souvenir d’un bébé suivant avec jubilation un regard ou écoutant une voix famlière comme s’il lui était suspendu l’espace d’un instant.

Un premier élément nous mettant sur la piste de la voix concerne l’aphasie de Betty. Dans la famille Couvreur, la mère présente une particularité : face à certaines situations éprouvant visiblement un peu trop son inconscient, notamment lorsqu’elle se retrouve en présence d’un homme, elle perd sa voix. Impossible de prononcer un quelconque mot. Si Serge Lehman a pu déclarer s’être inspiré d’un trait de caractère de sa femme, d’une timidité de celle-ci pour créer ce trait caractéristique de Betty, nous verrons qu’il n’est sans doute pas si anodin. Soit Serge Lehman brouille les pistes, soit cet aspect a échappé à sa conscience. Mais poursuivons notre cheminement…

« Aphasie, est-ce que j'ai une tête d'aphasie? » Ou Quand la voix s'en va, tout s'en va  © Editions Delcourt

« Aphasie, est-ce que j’ai une tête d’aphasie? »
Ou
Quand la voix s’en va, tout s’en va 
© Editions Delcourt

Cet homme gribouillé, sans visage, est un Golem dépourvu de parole. Il représente une force ancestrale qui se déchaîne, et dont la rage destructrice ne peut être apaisée que par un chant féminin spécifique, chant qui s’est perdu dans la transmission des générations. Si cela peut nous évoquer ces mères célibataires en détresse devant leur nourrisson pleurant et hurlant, ces mères parfois démunies, et à juste titre, face à ce déchaînement archaïque d’un nourrisson qui n’a que le cri pour exprimer la palette complète de ses besoins, il en va aussi de la voix de la mère comme élément pulsionnel apaisant. Ce qui se transmet entre mères rejoint cette façon de bercer et d’apaiser le petit être qu’elles ont porté, grand-mère et mère se transmettant quelque recette secrète sur l’endormissement de bébé. Et ce que le récit met ici en exergue, c’est qu’il n’est pas question du contenu, mais du rythme, du chant, de la voix dont va se servir la figure maternante. Peu importe ce qu’elle dit, et dans quelle langue, le Golem du récit à l’instar du bébé en détresse et déchaîné va avoir besoin de la voix de la fonction maternante pour trouver son apaisement.

Et c’est la voix rassurante et contenante qui va donner corps au bébé, rassembler, avec le regard, toutes les pulsions insensées qui le traversent corporellement et psychiquement.Sans regard ni voix, le bébé est un corps désorganisé et furieux. Le chant des femmes dans le récit apaise le Golem enterré, après que celui-ci ait combattu le Corbeau, celui qui fait payer pour porter le Nom et masquer son identité. Le faux patronyme tombe comme un masque et survient le nom signifiant, celui qui fait sens. De « Couvreur » pour rester sous couverture, survient « Singer », le nom réel et symbolique ramenant ces femmes retranchées au lien qui les unit et à leur rôle dans la vie.

Les Forces à l'oeuvre Ou Elucidation de l'inconscient en terrain glissant © Editions Delcourt

Les Forces à l’oeuvre
Ou
Elucidation de l’inconscient en terrain glissant
© Editions Delcourt

CONCLUSION : DECONSTRUCTION EN FORCE(S)

Certes les forces déchaînées qu’invoque « L’homme gribouillé » ne sont pas sans faire penser aux ultraforces contemporaines qui dépassent le commun des mortels en libérant des forces au-delà de la mesure humaine. L’ultralibéralisme, l’ultraconsommation, l’ultramondialisation, forment des forces sans commune mesure et pourraient bel et bien constituer ce Golem tellurique déchaîné ou ce Corbeau venant demander de toujours payer pour conserver son identité.
Il en irait alors d’un mythe parlant de notre monde. Et le chant permettant d’apaiser ces forces serait alors à inventer, du côté d’une authenticité et d’un retour à soi, qui sait?

Mais il est certain que le chant du Monde évoque ce dont chacun a besoin pour vivre. Un mythe fondateur retrouvé permettant de trouver sa voix propre, parce que celle-ci forme le rebord d’un monde qui donnerait, sans elle, le vertige. L’homme gribouillé est, même si c’est aux dépens de ses auterus, un voyage vers soi-même au plus profond, au plus intime, ce qui le rend aussi universel.

Si Serge Le(h)Man retrouve ses marottes volontaires et conscientes sur les lieux à réenchanter, les espaces comme porteurs de sens, et qu’il a trouvé un dessinateur à la hauteur pour cette transiton sublime, il est surtout passé en une saison, sans faire avaler de couleuvres au lecteur, de celui qui retrouve son regard à celui qui retrouve sa voix. C’est dès lors à un voyage plus dense qu’il n’y paraît que nous sommes ici conviés. Un voyage qui s’opère avec la magie de Frederik Peeters projetée directement sur notre rétine. Serge Lehman est désormais en passe de passer du gribouillage de soi à l’écriture du moi. La suite ne peut désormais que se construire dans une reconstruction retrouvée…

Chapeau, Corbeau...Rideau! Delcourt

Chapeau, Corbeau…Rideau!
©Delcourt

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Ce n’est pas un secret : chez Bruce Lit, on est fans de Serge Lehman. Le voici de retour avec Frederik Peeters pour une exploration onirique des secrets de famille dans « L’homme Gribouillé »

Les filles du canyon

Ressemblent aux filles de la Roche- Maugris
Leur chant résonne
Elles croisent un vol d’oiseaux possédés
Un voyage vers soi entrepris
Jusqu’à ce que le fils de l’homme ordonne
De tromper la mort
Et dans un silence d’or
Ouvrir une porte vers un autre Paradis

38 comments

  • Matt  

    Et donc…quelqu’un d’autre que Omac a testé cet homme gribouillé ou Metropolis ?

    • Bruce lit  

      Pas moi. J’attends de le trouver en occaz’. Je n’achète quasiment rien en neuf mis à part mon Walking Dead semestriel.

      • Matt  

        T’as raison, il faut bien le nourrir ce pauvre Kirkman millionnaire qui avoue ouvertement qu’il ne fera jamais de fin à son comics tant que ça lui rapportera des sous. ça, c’est un mec qui a tout compris, un bon capitaliste qui mérite son argent^^
        Qui a besoin d’intégrité artistique finalement ? C’est pour ces couillons d’indépendants et de petits éditeurs qui publient des BD d’il y a 50 ans. Ah là là, z’ont rien compris^^

        (ahem…je déconne…^^ Juste une façon sarcastique de critiquer Kirkman)

    • Présence  

      L’homme gribouillé est toujours dans ma pile de lecture.

  • OmacSpyder  

    J’ai un plan.
    Présence lit l’Homme gribouillé d’ici la fin de l’année ( ça se lit d’une traite un jour de froid ou de pluie )
    Et le passe à Bruce pour bien débuter l’année! :)

    @Matt : excellent la charge contre Kirkman! Un article : les comics Walking Dead fabriquent- ils eux-mêmes leurs zombies? ;)

    • Matt  

      Ah mais oui complètement^^ Un petit gag dans ma tête : une foule de zombies dans les rues qui font la queue…et la chute : ils sont devant la porte de la librairie lors de la sortie du dernier album Walking Dead^^

      Après chacun lit ce qu’il veut, tout ça…
      Mais si y’a bien un truc que j’aurais pas envie d’acheter neuf, c’est ça^^ (et les trucs Panini quand ils font du sale boulot)

      • OmacSpyder  

        Il y aurait une mise en abyme de folie! Et le patient 0 serait Kirkman, le premier zombie ayant infecté tous les autres!

  • Eddy Vanleffe  

    Alors je viens de lire ce livre.
    C’est vraiment une belle bête…
    le nec plus ultra de ce qu’un auteur actuel de ce pays peut offrir…
    dans un contexte assez étouffant médiatiquement parlant, ce livre est une bouffée d’oxygène offrant sur un même plan quelques chose de totalement terroir et totalement exotique…
    le côté rigolo c’est le point commun avec un animé japonais BLUE SEED.
    Dans cet animé;une jeune fille est la descendante de la princesse Kushinada et elle doit sauver l’humanité (le japon) d’une malédiction ancestrale que seules les femmes de sa famille peuvent conjurer.
    suite à un imprévu la précédente Kushinada n’ a pas pu mener sa mission à bien et un cruel destin attend donc la prochaine…
    Après tout est totalement différent, pourtant un air de famille ressort bizarrement.
    ici l’aventure est autant intérieur, familliale que purement fantasy et l’équilibre tient tout seul.
    la facilité de lecture est évidemment un plus, c’est un don incroyable que de rendre tout simple.
    le dessin est incroyablement organique, sans avoir besoin d’être trop réaliste. un très bon climat et j’adore la partie montagnarde…
    un bémol? je l’ai lu à la vitesse de la lumière, sans doute trop pour en savourer pleinement la richesse.
    mon Lehman préféré.

    • Jyrille  

      Raah, tu aides pas… il est dans ma liste de trucs à acheter…

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