Des mythes au logis (God of war)

Encyclopegeek : Kratos

1ère publication le 10/10/16- Mise à jour le 08/08/17

VF : PS 2,3,4, PSP

Patibulaire, mais presque

Patibulaire, mais presque

Par: MATTIE BOY

Cet article portera sur Kratos, célèbre icône du jeu vidéo et personnage principal de la série God of War.

Parler de ma relation avec Kratos, c’est parler de choses que j’aime et que je déteste. Voyez-vous chers lecteurs, je suis un fan de mythologie. Les mythes m’ont toujours plus intéressé que l’histoire. Car l’histoire ne fait que nous apprendre des dates de batailles et des noms de rois. Et là où elle est faillible (écrite par les vainqueurs donc souvent fausse), la mythologie est par essence fausse mais davantage représentative de la culture et des croyances d’un peuple.

Donc quel bonheur a priori d’avoir droit à des jeux qui se déroulent dans cet univers fertile. Du moins si vous supportez son héros…
Qui est Kratos ? Eh bien Kratos est un spartiate et il est encore plus brutal et bourrin que ceux de 300 de Frank Miller. Kratos était le champion d’Arès. C’est un homme grand et fort aux tatouages rouges qui manie deux lames au bout d’une chaine. Mais il fut trahi par son Dieu qui l’envoya massacrer la population d’un village dans lequel se trouvait…sa femme et sa fille. Kratos est donc un homme déchiré par le chagrin et en quête de vengeance (même s’il aurait pu ouvrir ses yeux sur qui il tuait, ce bourrin).

Les méthodes douces de Kratos

Les méthodes douces de Kratos

Pour être honnête, God of War premier du nom est un très bon jeu. Le personnage de Kratos y est décrit comme un homme certes fanatique comme pouvaient l’être les spartiates pour plaire à leur Dieu, mais qui a perdu sa raison de vivre. L’époque à laquelle il vit est une époque violente où les guerres font rage, et même si Kratos s’est rendu coupable de massacres, il n’est pas question de le juger comme un homme contemporain. C’est un guerrier élu des dieux, il devait consacrer sa vie à leur plaire. Suite à ce drame qui l’a frappé alors qu’il n’avait jamais provoqué les dieux, il se rebellera et déclarera la guerre à Arès. Faut oser !

Dans ce premier jeu, Kratos va recevoir l’aide des autres dieux de l’Olympe qui considèrent qu’Arès fait n’importe quoi et répand le chaos partout. Ce n’est donc pas un mortel seul qui va aller péter les dents à un dieu. Ce serait absurde, hein ? Ils n’oseraient pas faire ça dans les jeux suivants par exemple, hein ? Ahem…bref. Les autres dieux lui prêteront main forte même si Kratos n’est pas enclin à traiter avec eux, lui qui renie l’Olympe entière. Il traversera le désert pour trouver la boite de Pandore dans un gigantesque temple enchainé sur le dos de Cronos, le titan également père de Zeus exilé par son fils. Tout ça pour récupérer le pouvoir de la boite qui lui permettra de vaincre Arès. Une fois sa vengeance achevée, il voudra mettre fin à ses jours, mais les dieux ne l’accepteront pas et le nommeront nouveau dieu de la guerre.

Kratos défie Arès

Kratos défie Arès

Pour l’instant Kratos est un personnage tragique. Violent mais désespéré et désireux de mourir. Il est mû par un désir de vengeance dévorant qui est l’unique chose lui permettant de tenir jusqu’à la fin. Il se fout de tout le reste et se montrera impitoyable envers les victimes collatérales.

Bon alors pourquoi il m’agace ce personnage ? Eh bien parce que God of War premier du nom restera le meilleur jeu de la franchise. Pour l’instant, sans être un héros, Kratos n’a pas encore subi le syndrome Wolverine (à savoir un personnage progressivement dépeint comme un abruti).
Pour développer le personnage de Kratos, je ne m’intéresserais pas tout de suite à God of War 2. Mais à 2 jeux sortis sur PSP (la console portable de Sony) également jouables sur PSvita (la 2ème console portable de Sony)
Certains fans vous diront qu’ils ne considèrent pas ces jeux comme faisant partie de la série. Pourquoi ? Surement parce qu’ils n’ont pas la console. C’est un coup classique des joueurs mécontents ça (ahem-Ndr). Ils n’ont et ne veulent pas la console, donc ils renient l’existence des jeux dessus. Pourtant il n’y a aucune raison. Ce sont de bons jeux qui font évoluer Kratos de manière intéressante.

Kratos, antihéros au bord du gouffre

Kratos, antihéros au bord du gouffre

Le premier de ces deux jeux est God of War : Chains of Olympus.
Dans cet opus qui se déroule avant même le premier God of War, Kratos est donc encore le champion protégé des dieux. Alors qu’il livre bataille, la divinité Morphée va plonger l’ensemble de l’humanité dans les ténèbres en cachant le soleil. Kratos sera alors chargé d’aller récupérer le chariot d’Hélios et ses chevaux de feu pour retrouver son propriétaire. Le chariot passera par les Enfers et les chevaux n’y survivront pas. Ici, dans le royaume des morts, Kratos va découvrir que Perséphone a comploté pour faire payer à l’Olympe le sort qui lui a été réservé en devenant l’épouse d’Hadès alors qu’elle ne le souhaitait pas. C’est elle qui a plongé le monde dans le noir et a libéré le titan Atlas dans le but d’attaquer l’Olympe, quitte à ce que le monde soit détruit et elle avec.

L’histoire de ce jeu est certainement la meilleure de toute la série. Kratos y aura même droit à une scène touchante qui nous rappellera qu’il est capable d’émotions. Dans ce jeu, sa famille est déjà morte mais il ne s’est pas encore attaqué à Arès. Et lorsqu’il traverse les Enfers et rencontre Perséphone, celle-ci lui propose de rester aux Enfers plutôt que d’essayer de défendre les dieux qui se servent de lui. Et Kratos y retrouvera sa fille. Une scène déchirante nous forcera à repousser ce qui reste d’humanité à Kratos symbolisée par sa fille qui s’accroche à lui. Une décision difficile que prendra notre spartiate pour protéger le monde de la colère de Perséphone. Un rare moment où il sera héroïque. Il affrontera alors Perséphone dans un combat final épique (une femme forte comme antagoniste principal dans un jeu ? Et qui plus est avec un aspect dramatique ? Plutôt rare)

Une douloureuse séparation

Une douloureuse séparation

Dans Ghost of Sparta, le 2ème jeu sorti sur PSP, Kratos devra cette fois-ci retrouver son frère enlevé lorsqu’il était jeune par Thanatos, dieu de la mort. Ce jeu se déroule entre God of War 1 et 2. Kratos est donc devenu lui-même le dieu de la guerre. Une belle promotion quand même. L’histoire de ce jeu est classique et le frère de Kratos un peu transparent comme personnage, mais en terme de jeu il est satisfaisant. Kratos continue à poursuivre sa quête de justice contre les dieux qui ont brisé sa vie et ira reprendre son frère aux mains de Thanatos. Il lui pétera la gueule aussi bien sûr, mais bon il est lui-même dieu de la guerre là…donc ça va, il y a une certaine cohérence à sa puissance.

A partir de God of War 2, ça se gâte. Pas en terme de gameplay et de diversité. Au contraire, je dirais même que les nombreux ennemis et boss qu’on affronte dans God of War 2 sont très originaux et variés. Le jeu est moins linéaire que le premier, mais nous ne sommes pas là pour parler du gameplay mais de l’histoire et de la caractérisation de Kratos. Ici, elle s’éloigne de la figure du personnage trahi qui crie vengeance. Enfin…pas tellement mais pour retrouver cette raison perdue (il s’est déjà vengé après tout, ça devrait être terminé) le jeu va nous donner une nouvelle raison de vengeance, mais absurde.

En gros, Kratos répète les erreurs d’Arès. Il déclenche des guerres, fait régner le chaos parce qu’il s’ennuie ou qu’il est frustré. Zeus lui retirera alors ses pouvoirs et le destituera. Kratos, furieux d’avoir été puni (alors qu’il le méritait complètement), va déclarer la guerre à toute l’Olympe. A partir de là et pour le reste de la franchise, Kratos devient un sale con insupportable. Il ne cessera de crier vengeance et de massacrer les héros qui se mettront en travers de sa route (Persée par exemple dont on va exploser la tronche sans pitié avant qu’il n’ait le temps d’aller accomplir la destinée qu’on lui connait : sauver sa chère Andromède) Il finira par aller affronter les sœurs du destin qui tissent la destinée de tous, puis Zeus.
God of War 3 est une suite directe du 2 au cours de laquelle Kratos va aller tuer un par un chacun des dieux avec l’aide des titans. Et mieux vaut oublier la façon dont il va vaincre Aphrodite : un mini jeu sexuel pour la faire jouir et ainsi lui faire renoncer à s’opposer à nous. Une déesse grecque reléguée au rang de vulgaire fille de joie. Bref, par la suite Kratos parviendra à ses fins et tuera Zeus.

Aphrodite, déesse de l'amour : "et si on en faisait un grosse chaudasse qui flatte notre ego de mâle ?

Aphrodite, déesse de l’amour : « et si on en faisait une grosse chaudasse qui flatte notre ego de mâle ?

Alors pourquoi est-ce qu’on aime (ou pas) Kratos ?
J’imagine qu’incarner un personnage comme Kratos peut avoir un intérêt pour tous ceux qui aiment voir un mythe désacralisé, des figures emblématiques trainées dans la boue (ici les dieux). Un peu comme ce qu’explique Présence dans son article sur I hate Fairyland.

Mais pour moi ce genre de concept fonctionne mieux avec de l’humour de type parodique. J’imagine aussi qu’il y a un intérêt à incarner un personnage fort qui se dresse contre son destin et brave des forces plus grandes que lui. Mais pour moi, il n’est pas censé y arriver. C’est ça le propre des tragédies grecques. S’il suffisait d’être en colère pour réussir à vaincre n’importe qui, il n’y aurait plus aucun effet dramatique. Et c’est ce qui arrive à Kratos. Parce qu’il parvient à ses fins et ne se remet donc jamais en question, il passe de l’antihéros tragique à l’abruti fini.

Greeeuu ! Kratos pas content (pour changer)

Greeeuu ! Kratos pas content (pour changer)

Pour moi l’évolution du personnage de Kratos me pose un sacré problème. Ce n’est pas la première fois qu’on joue un méchant dans un jeu, mais là c’est un jeu linéaire qui ne nous laisse aucun choix. Certains jeux vidéo permettent de choisir une solution plus ou moins morale, mais sans qu’elle nous soit imposée. Ici dans God of War 2 et 3, on ne peut que subir un Kratos abject qui marave la tronche de n’importe quel pauvre hère qui croise sa route pour parvenir à ses fins Et il m’a été très difficile de m’intéresser et de me sentir concerné par ce qui arrive à ce personnage que je me suis mis à détester alors que je le jouais. Vous avez déjà été à côté de quelqu’un de perpétuellement en colère ? Et qui rejette toujours la faute sur le destin, les dieux en accusant et menaçant le monde entier ? Agréable, non ?

Si l’évolution peut être cohérente (une victime qui devient un bourreau), là nous jouons le personnage, nous ne sommes pas juste témoins de ses actes comme ce serait le cas dans une BD. Nous sommes censés nous identifier un minimum à lui pour ne pas ressentir l’envie d’arrêter le jeu. De plus, dans ce genre de traitement d’un personnage, il y a souvent un retour à l’envoyeur. Mais là, pas vraiment. La fin de God of War 3 n’est pas satisfaisante dans la mesure où il est révélé que les dieux avaient été pervertis par le pouvoir de Pandore. Est-ce une tentative visant à légitimer le comportement de Kratos ? Finalement ils étaient méchants alors il a eu raison d’être un abject salopard ? Il se sacrifiera même pour donner l’espoir (un autre « pouvoir » donné par Pandore) aux humains plutôt qu’à Athéna, dernière survivante et elle-même pervertie. Une sorte de simulacre de mort héroïque pour un mec qui n’avait rien compris et qui était parti tuer tout le monde par orgueil.

Kratos et son pote Zeus

Kratos et son pote Zeus

D’ailleurs Kratos est aussi un gros macho. Chacun des jeux contient une mini séquence plus ou moins cachée durant laquelle Kratos peut gagner de l’expérience en…forniquant avec des filles de joie. GTA le faisait ? Ouais, mais on ne voyait rien, et il ne s’agissait pas de la seule interaction possible avec la gente féminine dans le jeu. Là, mieux vaut ne pas trop s’attarder sur la question de l’objetisation de la femme dans cette franchise. Dès qu’elles ne ressemblent pas à des monstres, elles finissent au pieu, même les déesses. Mais le plus racoleur, c’est d’en faire un mini-jeu.

Voyez-vous, les God of War utilisent à foison une mécanique de jeu appelée QTE (quick time event). Il s’agit de séquences qui se déclenchent par exemple à la fin d’un combat classique et qui consiste à appuyer dans le bon ordre et assez vite sur des touches qui apparaissent à l’écran pour effectuer un finish move qui tuera l’ennemi. C’est utilisé à l’excès dans ces jeux, à un point où ça devient vraiment pénible. Eh bien ces QTE sont aussi là lors de jeux sexuels. On a un peu l’impression de jouer à un jeu flash sexy cheap sur le net mais j’imagine que ça émoustille certains joueurs. Les jeux sont interdits aux moins de 18 ans donc je ne ferais pas de long pamphlet sur la tendance à mettre du sexe partout. Et pourtant je trouve ça préoccupant. Ne pensez pas que je suis un gros prude, mais il y a pour moi une différence entre voir de la nudité en film ou en BD et jouer à un mini jeu consistant à faire jouir une flopée de jeunes filles de joie qui ne demandent que ça (et même une déesse). C’est-t-y pas super macho ça ? Surtout que les filles nous invitent à les rejoindre alors qu’une bataille fait rage et que tout s’écroule autour. Une mise en scène aussi pertinente que dans un porno. Mais passons, cela fait sans doute partie du « charme » du personnage qui m’échappe complètement.

Perséphone, seul personnages féminin fort et non-sexualisé

Perséphone, seul personnages féminin fort et non-sexualisé

Ceci est d’autant plus dommage que Kratos était bien parti pour être un antihéros œuvrant pour la bonne cause et avec un fond d’humanité (sa séparation avec sa fille dans Chains of Olympus est mémorable). Et il évolue dans un univers riche et intéressant peuplé de créatures fantastiques rappelant parfois les figurines crées par Ray Harryhausen (le design des gorgones). Mais on touche vite aux limites de ce type de jeux. Si vous pensez à l’Odyssée d’Ulysse surnommé « Ulysse aux mille ruses », eh bien vous vous souviendrez que l’intérêt de ces légendes réside rarement dans la force avec laquelle les héros ont pété le crâne à l’ennemi pour se sortir d’une situation. Souvent, ils rusent, tendent des pièges, etc. En choisissant de faire de ces jeux des beat them up dépourvus de phases d’infiltration ou de choix multiples pour progresser dans l’intrigue, on se retrouve avec un personnage qui résout tout à coups de lames dans les dents, et c’est pourquoi j’ai été très tenté d’appeler cet article « Stallone chez les grecs ». Les concepteurs masqueront la déchéance de leur scénario par des scènes dantesques et des affrontements titanesques assez impressionnants. Mais ça n’aura pas suffi à votre serviteur pour supporter la suffisance de ce personnage.

Oh, bien sûr, ceux qui aiment juste se défouler en défonçant tout sur leur passage apprécieront surement tous les jeux, et je ne leur jette pas la pierre. N’oublions pas que le principe des « beat them up », c’est d’avancer en butant tous les ennemis qui se présentent, récolter de meilleurs armes pour mieux buter les autres ennemis, etc. Ce sont des jeux un peu répétitifs. C’est pourquoi mieux vaut (du moins pour moi) que l’univers dans lequel on évolue soit riche visuellement et pourquoi pas aussi intéressant au niveau de l’histoire. Ça aide.

Des créatures impressionnantes

Des créatures impressionnantes

Bien sûr, on n’exige pas d’un jeu qu’il nous propose une histoire profonde. S’il y en a une, tant mieux. Mais on peut aussi bien s’amuser sur un Sonic aux graphismes datés et à l’histoire inexistante. Mais lorsqu’on se donne la peine de baser un jeu dans un contexte comme celui de la mythologie grecque, on attend tout de même quelque chose qui nous rappelle les légendes grecques. Et malgré ce côté bourrin assumé, le premier jeu et les opus PSP s’en sortaient en contant des histoires cohérentes et en jouant habilement avec le côté antihéros de Kratos malgré tout au service d’une cause juste, tel le Punisher de Marvel. De même, il ne partait pas seul éclater la tronche à tout le monde. Le premier jeu entier consistait à trouver un moyen d’avoir une chance de vaincre Arès avec l’aide d’autres dieux et leurs armes magiques. Il y avait une certaine cohérence qui disparaitra hélas complètement dans les opus suivants. Or, nous savons que le Punisher ne résout pas tout sans problème. Mais Kratos n’a quasiment plus de problèmes dès God of War 2. Il est sûr de lui, puissant, toujours énervé, regarde tout le monde de haut, ne se remet pas en question et parvient à ses fins pour les mauvaises raisons. Contrairement aux franchises qui se servent des jeux pour faire évoluer leur personnage, celle-ci tend à le faire régresser au fil des épisodes.

Il n’empêche que, au-delà de mon ressenti personnel, Kratos est devenu une icône célèbre du jeu vidéo qui aura même influencé le nouveau look de Drax le destructeur chez Marvel. Il représente donc à présent la brutalité et la vengeance. Il est juste dommage qu’il n’en représente pas davantage l’aspect futile et dévorant comme on pouvait le ressentir dans le premier jeu lorsque, las de tout, incapable de chasser les souvenirs des êtres chers qui le hantent, Kratos voulait en finir avec la vie après avoir vaincu son ennemi.

La nouvelle apparence de Drax le destructeur inspirée de Kratos

La nouvelle apparence de Drax le destructeur inspirée de Kratos

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Kratos, ses trois épisodes et son sale caractère passés en revue par Mattie Boy pour Bruce Lit.

La BO du jour :

Kratos en impose aussi avec sa majestueuse BO ! Si vous n’avez pas envie de faire la guerre après ça, ‘n’êtes que des athéniens efféminés !

37 comments

  • Présence  

    Incroyable ! J’ai joué à un de ces jeux, le premier sur PSP. Pour être honnête mon fils m’a aidé à passer les moments les plus difficiles qui demandaient une dextérité que je n’ai pas.

    2ème incroyable : quel surprise d’être cité… je sens mes chevilles en train de gonfler.

    j’ai bien aimé cet article qui me donne un tour d’horizon plus complet sur un personnage passé dans la culture populaire, sans s’appesantir sur les techniques de jeu. En plus je n’avais pas réussi à dire en quoi cette image de Drax me semblait familière, merci l’expert.

  • Matt  

    C’est moi qui te remercie Présence.

    Un petit « ahem » du boss ? Aurait-il renié aussi les opus PSP à cause d’une impossibilité d’y jouer ?^^
    Eh bien j’oserai dire que c’est bien dommage parce qu’ils sont meilleurs que le 2 et le 3. Oui, j’ose ! j’emm… les puristes qui ne seront pas d’accord^^

    Bon cela dit je comprends très bien que c’est agaçant cette tendance à sortir des jeux sur des supports différents qui obligeraient à s’acheter plusieurs consoles. Pour ma part, j’ai pu jouer à tous les jeux (sauf le 3 que j’ai regardé en let’s play) sur ma PSvita. Ils ont sorti le 1 et 2 dessus, et les opus PSP sont accessibles aussi en version digitale.

    • PierreN  

      Je suis d’accord avec Matt, j’ai également préféré la version PSP.

  • Simkin  

    Bon…
    Je suis lecteur assidu du site depuis quelques mois maintenant, je l’ai découvert un peu par hasard mais je le trouve très bien écrit, avec des points de vue vraiment intéressant, même si je ne suis parfois (rarement) pas d’accord.
    Je ne participais pas jusque maintenant, car vous êtes bien plus calé que moi dans l’ensemble, et il n’y avait bien souvent rien à ajouter (mention spéciale à Figure Replay, je ne pensais pas accrocher et au final, waouh, quelle imagination, et bien mis en scène, bravo).

    Mais là… Je ne peux pas laisser passer ca. Que l’auteur, Matt, ai moins aimé les 2 et 3emes opus de God of War, pas de soucis, mais la facon dont c’est traité, non.
    Déjà parceque je trouve l’article légèrement hautain, j’ai l’impression en te lisant Matt que ton point de vue est vérité, alors que comprend bien que pas du tout.
    Et puis si les « hardcore gamers » ne considèrent pas les opus Psp comme étant de vrais épisodes, ils ont en partie raison, car il ne s’agit pas du même studio, et que c’est plus des spin off que faisant partie de la trilogie originelle. Qu’il soit bons ou pas est un autre débat, mais on peut comprendre que ces épisodes soient davantage mis de coté. Un peu comme Star Wars, je ne t’apprend rien, y’a les trilogies qui représentent le coeur de Star Wars, puis, pour le coup, des milliers de Spin Off liés à l’univers, avec ou sans les mêmes personnages etc… Bons ou pas bon, ils ne sont pas à la base intégrés aux deux trilogies. Idem pour ces épisodes Psp.

    Pour revenir sur Kratos à propement parler, ton idée d’un sombre crétin qui parcours l’Olympe (et au delà) est amusante, mais une fois de plus c’est ton point de vue, pas une vérité.
    J’ai personnellement adoré le fait que Kratos dans sa pure rage, sa folie, s’en prenne aux dieux, qu’il rend pour responsable de tous les maux (pas que les siens), et que ses actions déchainent un cycle de violence primale.
    Après si tu voulais un perso avec des choix moraux différents, etc, je comprend que tu sois décu, mais honnêtement c’est comme reprocher à Ultimex de ne pas respecter les femmes, c’est ce qui fait son essence.
    Le 1er GoW était peut être un peu plus subtil je te l’accorde, mais la suite n’est que la conséquence de ce qui a été mis en place, et puis avouons le, on est dans du blockbuster, la surenchère etc… Donc bon, on ne joue pas à GoW que pour l’histoire, mais ca par contre tu l’as compris et reconnu.

    Non vraiment ce qui m’a gêné dans ton article ce n’est pas ta déception de la vision de Kratos qui ne correspond pas à celle que tu attendais de lui, c’est davantage le fait que tu as l’air persuadé d’avoir le point de vue ultime, celui qui aurait dut être. Alors qu’au final Kratos est pour ma part parfait comme ca (peut être trouves tu Hulk aussi trop aveuglé par sa colère?).

    Et enfin, concernant l’aspect machiste du jeu, effectivement la gente féminine n’a pas forcément la part belle (encore que c’est certaines d’entre elles qui dictent les règles), mais là encore je ne comprend pas.
    Est-ce qu’on veut un parti pris assumé qui ne plaira pas à tout le monde (la preuve) ou bien on fait un jeu (fonctionne aussi avec comics / bd / film / etc) bien pensant pour ne facher personne? Pas de parité et c’est tant mieux pour ma part. Il s’agit d’un jeu, le rôle que tiens certaines femmes est cohérent avec l’univers, après si tu le prends à fond 1er degré je peux comprendre ton désarroi.
    Sinon tu peux ajouter aussi que le héro n’est pas noir et c’est bien dommage car ca manque franchement de diversité (encore que Kratos est gris, donc bon, ca peut passer).
    Ce n’est pas parceque certaines personnes sont hyper 1er degré (« ah ouais génial des QTE ou je nique des meufs, ouais super je me donne à fond ») que la majorité des gens sont trop idiots pour prendre ces mini jeux pour ce qu’ils sont réellement, c’est à dire une preuve encore qu’on est pas dans le politiquement correct, et qui ne font que faire naitre un rictus amusé (« ah les salauds ils ont osé! » ou encore « ahahaha Kratos, quel homme! »). Comme une blague un peu provocante, mais pas hors contexte.

    Voilà, après je ne te jette pas la pierre tu as le mérite de faire des articles et de donner ton point de vue, mais pour le coup, une fois de plus ce n’est pas ta vision de Kratos qui me dérange, mais la façon dont tu en fais une réalité.

    Sinon encore félicitations à Bruce pour ce super site, et à toute l’équipe derrière!

    • Matt  

      Mon cher Simkin, je ne vois pas où tu as vu que je déclarais que mon point de vue était une vérité absolue et que tout le monde devait être d’accord avec moi.
      Je sens que je t’ai offensé parce que tu n’as pas le même ressenti du personnage. Et je savais bien qu’on ne chantant pas les louages du personnage, je m’attirerais les foudres de ceux qui l’aiment. Mais ça comme tu le dis toi-même, il ne peut pas plaire à tout le monde.

      J’ai trouvé en effet que Kratos devenait beaucoup moins subtil que dans les premiers jeux et j’ai trouvé ça regrettable. Après si toi ça te plaît, tant mieux et je n’ai jamais dit que les gens qui pensent différemment avaient tort. Une critique, c’est forcément subjectif.
      Pour moi le côté bourrin assumé (que ce soit pour la violence et le sexe) n’est certes pas un scandale, mais God of War n’est pas spécialement non plus un jeu très second degré de type Duke Nukem et son héros macho bien plus amusant. Tout nous est quand même raconté de manière très « premier degré », ça joue sur le côté tragique et dramatique de chaque évènement et Kratos paraît toujours agir comme un décérébré.

      Il est inévitable aussi que les suites soient comparées au premier épisode. Et le premier épisode jouait beaucoup moins dans la surenchère violente injustifiée. Kratos paraissait plus légitime dans son rôle. Je ne fais que révéler cet écart et exprimer mon mécontentement. Je ne te demande pas de rejoindre mon avis.

      Pour ce qui est des opus PSP, je ne retiens pas vraiment le fait que ça ne soit pas le même studio. Dans la mesure ou ils s’inscrivent dans la continuité du personnage et font référence à des choses qui lui sont arrivés dans la trilogie de base (plus particulièrement le premier opus), il n’y a aucun raison de les considérer comme des aventures se déroulant dans un univers parallèle. Ils font partie de l’histoire de Kratos.
      C’est un peu comme si on disait que le film X-men Days of Future Past ne peut être la suite de « X-men First Class » parce que ce n’est pas le même réalisateur. La continuité est la même.
      Et surtout, pourquoi tenir ces jeux à l’écart ? Qu’est-ce qui ne va pas dans l’idée de les intégrer à la saga ? Un spin-off n’en est pas moins un bout d’histoire s’inscrivant dans le même univers et développant les personnages.

  • Bruce lit  

    GOW fait partie de mon panthéon des meilleurs jeu ! Le 1 j’ai dû le rejouer au moins 6 fois. Le 2, deux fois, le 3 aucune…
    Voilà, tout est dit.
    je suis plutôt d’accord avec ton analyse Matt. Autant la dimension tragique de Kratos dans le premier volume était flagrante autant dans le deux,c’est totalement oblitéré. Et je ne parle même pas des fautes de scripts : faire appel aux soeurs du destin pour éviter de mourir alors qu’il pourrait tout aussi bien éviter le massacre de sa famille. Je garde du deux un aspect plateforme agaçant avec une utilisation chiante des aîles d’Icare et beaucoup d’énigmes. Pour le 3, je l’avais trouvé sans aucune surprise et surtout, oui Kratos se comportait comme un abruti envers lequel toute compassion ou empathie était impossible. On se sentait pris en otage par le choix des programmateurs, un peu comme lorsque à la fin de Hitman (je sais plus lequel), il faut assassiner un prêtre innocent pour finir le jeu. Pour GOW 3, c’est simple, je ne me souviens même plus de l’histoire…..
    Concernant ma remarque sur les spinoff, je dirais que quel que soit le format TV, Comics, Ciné, Jeu et même musical, je déteste ça. La numérotation GOW 1,2, 3 sur les consoles mêres laisse quand même à penser qu’il s’agit d’épisode canoniques à ne pas manquer.
    En tout cas, merci de tout point de vue franc et efficace, Kratos a toute sa place sur ce blog. Et peut être un jour, le seul, le vrai, l’unique Duke Nukem aussi.

    • Matt  

      Eh bien j’espère en tous cas que ma partie sur les spin off t’aura convaincu qu’ils ne sont pas dénués d’intérêt.

      Dans le monde des consoles, je n’ai pas le même point de vue qu’avec un film ou une BD.
      Parce qu’avec un jeu, il y a la problématique du support qui se pose. Pas en film ni en BD ou tout est dispo en DVD ou BD.
      Pour les jeux, les consoles ont besoin d’exclusivités histoire de survivre. Même si c’est chiant quand un jeu nous intéresse et qu’on n’a pas la console. La PSvita s’est cassé la gueule pour ça : pas assez d’exclus. Plein de bons jeux, mais également dispo sur PS2 ou PS3 ou PS4 (et souvent avec des graphismes plus poussés) Donc pourquoi investir dans une PSvita ? Pour moi c’était simple, je n’ai aucune autre console et j’aime les consoles portables. Donc cette console me ravit. Mais je comprends bien que sans exclu, elle se soit plantée.

      Du coup, il est tout à fait logique de créer des jeux de franhises connues pour promouvoir une console, et donc de faire des spin off par exemple. C’est une logique certes commerciale, mais j’estime que les spin off de GoW sont vraiment de bonne qualité. Et Chains of Olympus a vraiment pour moi la meilleure histoire (même si le jeu est assez court)

      • Bruce lit  

        Oui tu m’as convaincu….mais hélas mon passé videoludique est désormais derrière moi….
        @Simkin : je n’avais pas fait le parallèle avec Hulk. Intéressant. Même si il n’ y a pas de contrepartie Banner pour Kratos : il est pleinement responsable de ses actes.

    • Simkin  

      En fait ce n’est pas de la timidité, juste comme je le disais, je n’avais rien à apporter de plus de ce qui était déjà dit, dans des milieux que j’apprécie énormément mais maitrise moins.

      Pour GoW, qu’on soit clair, si je dois donner mes gouts, c’est exactement pareil, le 1er est dantesque, le deux très bon dans la surenchère mais efficace, et le 3 sans surprises c’est exactement ca.
      Mais je reste en désaccord concernant Kratos. Je pense que le voir aussi « bourrin » correspond finalement à ce qu’il est devenu (qu’on a poussé à devenir), et maintenant qu’il a absolument tout perdu il en veut à la terre entière sans retenue ni nuances. Juste un bon défouloir.

      Il est moins intéressant à suivre, mais ca reste une suite logique.
      Et pour les incohérences, ca oui il y’en a pléthore, mais dur de faire autrement avec le matériau de base.
      Pour ca j’ai réussi à y faire abstraction et leur pardonner.

  • Simkin  

    Le pire étant que j’apprécie les God of War (et Kratos) sans plus, donc non ce n’est pas ca, tu ne t’attires pas « mes foudres » à cause de ca. C’est plus la facon dont tu emmenes les choses dans ton article qui me gêne, on a l’impression (moi en tout cas) que tu balances des faits, alors que c’est un ressenti au final. Tu fais quelques raccourcis, et je me rend compte que tu n’as même pas fait le 3 (même si tu as vu les video et que tu as compris l’histoire).
    En règle général GoW est plus un défouloir qu’un essai de philosophie, et moi perso j’ai vraiment aimé le coté « haineux » du personnage, pas si simpliste que tu le dis, et pour moi c’est ca Kratos, pas autrement. Tu vois comme quoi, il est pas si débile pour tout le monde.

    Ensuite, je pense que tu devrais me relire sur pas mal de points car tes réponses sont un peu à coté parfois. je n’ai pas dit que je voulais mettre les épisodes psp de coté, je t’explique pourquoi. Et ca me semble assez logique en fait.
    Un studio de jeu c’est pas forcément la même qu’un réalisateur. On parle du créateur original qui n’est plus le même, pas juste une succession de réalisateurs qui ont tous leur vision du personnage (ce qui ne veut pas dire que ceux qui prennent la relève soient moins bon, j’espère que tu as au moins noté que je n’avais rien contre leur qualité hein). Donc non, ca ne fonctionne pas avec ton exemple de X-men.
    Je n’ai donc jamais dit qu’il fallait les mettre de les coté, mais qu’ils avaient une importance moindre que la trilogie de base, comme Star Wars pour reprendre cet exemple, avec Star Wars Rebels qui prend une importance moindre que la trilogie originelle (ou surement le Rogue One à venir).

    • Matt  

      Je t’entends bien, inutile de s’agacer.
      Tu prends peut être trop au 1er degré ce que j’écris aussi. J’avoue m’être amusé aussi à descendre un peu une icône populaire qui ne me séduit pas du tout, et je pense expliquer à plusieurs reprises qu’il s’agit de mon ressenti, que ce genre d’approche bourrine de « pétage de la gueule des dieux » marche moins POUR MOI lorsque c’est traité avec un tel sérieux (voir la partie où je cite un article de Présence)

      J’ai bien noté que tu ne descends pas les jeux PSP, ne t’en fais pas. Je te donnais juste mon avis là dessus. Tout comme un héros Marvel peut avoir plein d’auteurs et une seule continuité, Kratos a été écrit par plusieurs studios donc intégrer ces jeux dans un article traitant du personnage me paraissait logique. Et j’ai donc lancé une petite pique à certains puristes qui disent se foutre des épisodes PSP dans mon article, c’est tout. Rien de méchant.

      Et encore une fois, je n’ai pas dit que tout le monde devait le trouver débile. Mais ton rapprochement avec Hulk (pas réputé pour son intelligence) est intéressant.
      Enfin, je suis désolé de n’avoir pas joué au 3 mais je n’allais pas m’acheter une console juste pour ce jeu. C’est un article qui se concentre plus sur le personnage de Kratos et pas les jeux. Donc un visionnage en vidéo de son évolution suffisait. Tu noteras que j’ai d’ailleurs précisé qu’en terme de gameplay, le 2 était bon. Mon problème avec GoW est surtout une question d’aversion pour le personnage qui est en effet subjective.

  • JP Nguyen  

    Merci pour ce topo sur ce jeu/personnage qui me permettent de me faire une idée sur la franchise (et de chercher quoi en faire pour Figure Replay…)
    Je n’ai pas ressenti une animosité dans ta prose juste lu l’expression d’un point de vue. Et les scènes de sexe me semblent bien discutables, avec l’objetisation de la femme… Le prétexte du second degré, ça me parait ledge…

    • Matt  

      Disons qu’on peut tout justifier avec le second degré. Et là, je ne vois pas des jeux spécialement second degré. Quand le jeu est drôle et parodique comme Duke Nukem, le côté sexiste provocant passe mieux.

      Après j’ai trouvé ça con dans le jeu mais comme le dit Simkin, je n’ai pas été outré et j’ai considéré ça comme un petit délire…au début. En voyant qu’il y avait une scène ou 2 de ce genre dans chaque jeu comme une petite marque de fabrique indispensable, là je me suis dit que c’était aussi inutile et racoleur. Impossible de ne pas penser que les concepteurs ont fait ça pour attirer du nolife mort de faim. Donc ouais, certains se contenteront de s’en foutre, mais ce genre de scènes optionnelles ne sont possibles que dans un jeu. Dans une BD ou un film, il n’y a pas de mini jeux ou quêtes secondaires. On suit une intrigue. Donc c’est plus difficile de mettre un truc gratuit qui n’a rien à voir sans que ça se voit. Les jeux permettent ça par contre, et les conneries qu’ils y mettent des fois peuvent être discutables.

      Après je reconnais que je m’agace peut être un peu trop contre God of War mais c’est l’expression de mon mécontentement face à une tendance racoleuse qui joue sur le fait que le PEGI 18 sur la boite de jeu n’est contrôlé par personne.
      Les scènes de sexe inutiles, optionnelles et explicites deviennent plus fréquentes dans les jeux et il y a une stratégie marketing derrière. Un gosse de 8 ans qui se pointe avec un jeu PEGI 18 à la caisse ne sera pas refoulé par le vendeur. Il n’y a pas une grosse paire de fesses sur la jaquette comme sur un film porno. Et les concepteurs le savent bien. Donc ils en profitent.
      Ils ne sont pas entièrement fautifs puisque les vendeurs ne font pas leur boulot…mais pourquoi ils refuseraient du pognon ces vendeurs, hein ? Parce qu’ils ont une morale ?…

      Bon là on rentre dans une polémique autrement plus complexe mais bon…

    • Simkin  

      Alors je me suis surement mal exprimé en plaidant le 2nd degré, je vais essayer de faire mieux.

      Les scènes « de cul » du jeu font partie du background de God of War. Kratos, c’est un homme, un vrai. Et ca implique tout ce qui va avec.
      Certes on peut dire que c’est du machisme, mais pas pour moi. Je ne suis absolument pas (je demanderai à ma femme) macho, mais ca ne choque nullement cette scène dans CE jeu. Peut être dans certains jeux effectivement c’est déplacé, et moi même je trouve ca souvent inutile.
      Mais Kratos tu comprend, c’est un vrai homme, qui brise des machoires et féconde les femmes.
      Pour moi c’est comme Conan ou les spartiates de 300. Ils se doivent de séduire (peut être même par la force parfois) les femmes, et pour les spartiates dans 300 chaque relation sexuelle est une épreuve en soi où la femme doit finir comblée avec le héro triomphant au clair de lune.

      Certes ca embellit pas l’image de la femme, mais c’est comme ca, Conan ne serait Conan sans ses conquêtes et que dirait on d’un Léonidas éjaculateur précoce?
      Et bien Kratos c’est exactement pareil. C’est du background et ca colle parfaitement à l’univers pour le coup.

      Que Matt s’offusque de certaines scènes gratuites de sexe dans des jeux comme GTA, je peux le comprendre (même celles dans les jeux de Cage me gênent, pour dire). Mais dans God of War ca fait parti du package selon moi. Sinon, si le caractère violent et rempli de haine du héro ne plait pas, les scènes « hot » non plus, et la violence gratuite envers des dieux qui font presque pitié parfois, ne plait pas, alors quel est l’intérêt de jouer à God of War??
      Je ne lis pas un Marvel en me plaignant qu’il y ait trop de super héro dedans…

      Non franchement, je peux comprendre la deception, que ce n’est pas ce qu’il attendait du personnage, mais c’est justement ce à quoi le jeu fait référence, donc bon…

  • Jyrille  

    Et bien je confirme que tu fais partie des chroniqueurs de longue haleine, Mattie ! Merci pour ce tour d’horizon, je n’avais jamais entendu parler de ce personnage (j’avais quand même vérifié lorsque Bruce avait posté l’image sur FB : God Of War, non ça ne me dit rien, même mon fils n’y joue pas), et je trouve ça intéressant que tu émettes des critiques. Je suis comme toi très sensible à l’objectisation des femmes (ce qui est paradoxal puisque j’adore les photos de modèles) et je trouve intéressant de décortiquer une franchise et l’intérêt d’un jeu. Apparemment, ici, ce n’est que du défouloir.

    Tu ne dis pas de quel type de jeu il s’agit, à part sur la fin : c’est du jeu de rôle, avec quêtes et missions, non ? Comme tu te concentres sur le personnage, je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus de descriptions des décors, on dirait qu’il n’évolue pas dans un monde fini, mais c’est parce que je suis un néophyte et ne jouerai sans doute jamais à ça.

    Tu m’apprends également qu’il est à l’origine du nouveau look de Drax, que je connais à peine depuis la sortie du film Marvel. Merci donc pour tout ça !

  • Simkin  

    Et je précise que je ne suis pas agacé, c’est surement parceque j’écris exactement comme ca vient, et sans tonalité dans mes pavés, mais je suis plutôt joyeux, pas de soucis!

    • Bruce lit  

      Sur ce coup, je suis plutôt d’accord avec Simkin : Kratos est une brute épaisse, Wolverine est une crème à côté. Il est dévoré de haine et ce même dans ces relations intimes. Il s’agit d’une caricature d’une fuite en avant qui est interrompue dans le N°1 avec la réapparition de sa famille. La preuve il s’affronte lui même. Parfois il évoque un Frank Castle antique qui a d’ailleurs le même rapport aux femmes alors que l’on sait que Garth Ennis est l’un des auteurs les + féministes qui soit. Kratos est donc un type qui a sacrifié sa famille à un guerre sans fin.

      @Simkim : à la décharge de Matt, il ne s’agit que de son deuxième article pour le blog. Il écrit avec passion et générosité mais aussi avec la fougue qu’on lui connaît. Tu aurais dû me lire à mes débuts sur amazon : j’étais certain de maîtriser tout ce sur quoi j’écrivais. Le retour des lecteurs est en celà indispensable pour ne pas obstruer notre point de vue et s’enrichir de celui de l’autre ^^
      @Jyrille : GOW est le must du beat’em all. Avec à l’époque un gameplay révolutionnaire qui s’inspire souvent de Devil May Cry pour des combos furieux et la récolte d’orbes. Par contre, et c’est jouissif, les vilains sont des cérbères, des gorgones, des cyclopes, des minotaures et tout le bestiaire antique. Les boss ? Hadès, Thésée, Jason et les argonautes, et Zeus !!!!

      • Jyrille  

        Ah ouais ok ! ça peut être marrant donc de se battre contre ce bestiaire ! Mais bon je crois que je ne suis pas fan de beat em up, même si j’aimais bien jouer à Doom ou Duke Nukem à petites doses.

        • Bruce lit  

          Attention Doom est un FPS : First Person Shooter. Et Duke Nukem aussi. Là tu joues Kratos façon Tomb Raider, caméra derrière lui. Mais l’immersion est exceptionnelle. Et la musique, grandiose. Et surtout, pour le numéro 1, le scénario est digne de FRank Miller.

          • Jyrille  

            Mais tu n’as pas de mission comme dans Tomb Raider ? J’adore Tomb Raider (j’ai fait les deux premiers en entier seulement…).

          • Bruce lit  

            Je n’ai jamais joué à Tomb raider….Hélas, à l’époque je considérai celà comme une jeu de gonzesse….

          • Bruce lit  

            Ah…il faut que je l’écoute dès que j’ai 5 minutes….
            Cyrille, je craque pour la bassiste, sorte de Charlotte Gainsbourg latine. Et toi ?

          • Jyrille  

            Bien sûr ! C’est Paz Lenchantin qui a loué ses cordes à A Perfect Circle et aux Smashing Pumpkins. Mais ce n’est pas Kim…

          • Jyrille  

            Tu as tort pour Tomb Raider, ce n’est pas du tout pour les filles, et c’est le fait que le perso principal soit une fille que j’ai commencé à m’intéresser un peu aux jeux vidéos (plus le fait que la PS1 était une révolution, je suis toujours fan de Wipe Out). Tiens : http://hyperbate.fr/dernier/?p=11946

            Quant à la bassiste des Pixies, je ne connais pas celle qui officie sur Indie Cindy et sa tournée, c’est une autre que Paz.

          • Jyrille  

            Xabaris ! Je découvre seulement maintenant, plus d’un an plus tard, que tu avais commenté mon article sur Tomb Raider ! Merci, tu m’illumines ma journée !

          • Matt  

            Je confirme. Tomb Raider ce n’est pas pour les filles^^
            Jouer avec un perso féminin, c’est aussi pour les mecs hein. C’est même pas désagréable quand elles sont jolies…
            Tomb Raider 2 est mon préféré parmi les vieux Tomb Raider. Après ça avait du mal à se renouveler quand même. Le 4 est pas mal. Après je suis très fan du remake du premier : Tomb Raider Anniversary.

            Par contre les derniers très récents qui sont un reboot de la franchise, j’accroche pas. Trop proche de Uncharted. Et Uncharted c’est davantage un jeu de tir à la 3eme personne sans énigmes. J’aimais mieux les phases d’exploration et d’énigmes des anciens Tomb Raider. Dans le reboot, elle ne sait même plus nager…

          • Bruce lit  

            @Jyrille : un article sur TR ?
            Aujourd’hui j’adore jouer les filles. Surtout dans des jeux comme Rainbow 6 ! A l’adolescence fallait même pas m’en parler…..

          • Matt  

            Bon cela dit pas mal de filles aiment Tomb Raider. Elles aiment jouer une femme forte et indépendante.
            Tant mieux.
            Ben alors, à l’adolescence t’aimais pas mater les filles ?
            ‘tain je me rappelle des « nude patch » pour foutre Lara à poil. C’était nul. Des polygones moches à poil…bof. Le début de la 3D c’était pas le rendu visuel qu’on a aujourd’hui.

          • Matt  

            C’était sur PC les nude patch…

            Je n’avais plus de console à l’époque.

            J’ai joué à 7 jeux Tomb Raider sur les 9 de la série principale sur PC (eh oui parce que y’a aussi des spin off sur gameboy, tout ça…)
            Je ne compte pas les 2 de la nouvelle série reboot. Eux, je ne les ai pas faits mais j’ai testé le premier. Ce ne sont pas de mauvais jeux mais c’est devenu différent. Trop proche d’Uncharted. Et Uncharted c’est bien mais bon…c’est un peu dommage que 2 licences se ressemblent tant. Et comme je n’ai pas envie de me racheter un PC puissant ou une nouvelle console, je m’en passe.

          • Jyrille  

            Oui Bruce un article très court dont j’ai mis le lien…

    • Matt  

      Compte tenu des derniers commentaires, j’ai la sensation qu’on me réclame presque des excuses pour des propos hors-sujet. Ou du moins que mon avis est à côté de la plaque. Ce qui me paraît prendre des proportions ridicules compte tenu du sujet.

      Il y a une montée en puissance de la surenchère de violence entre le premier jeu et les suites. Le personnage est devenu détestable pour moi par la suite, c’est aussi simple que ça. Que ce soit cohérent ou non (d’ailleurs j’ai bien précisé que l’évolution d’un personnage de victime en bourreau peut être cohérente mais m’a fait perdre l’envie de jouer avec un tel personnage. Je n’y trouvais plus rien de jouissif et ça m’aurait surement moins dérangé dans une BD que dans un jeu ou je me sentais forcé de faire des conneries.)

      Je ne considère donc pas que je me suis planté de jeux et que je leur reproche un truc absurde puisque j’ai réussi à en aimer la moitié. Quant aux scènes hot, au risque de vous choquer, il y en a dans les opus PSP que j’apprécie (« Diantre ! Tu es obscène, Matt ! ») Béh non…je râle parce que je trouve ça dispensable, je n’ai jamais dit que ça rendait forcément les jeux mauvais. Mais si on ne peut plus trouver certains choix discutables…

  • Matt  

    Je n’ajouterai qu’une chose.

    « Sinon, si le caractère violent et rempli de haine du héro ne plait pas, les scènes « hot » non plus, et la violence gratuite envers des dieux qui font presque pitié parfois, ne plait pas, alors quel est l’intérêt de jouer à God of War?? »

    Tout simplement parce que dans le premier jeu, ce n’est pas ce qu’on nous vend. Pas de dieux qui font pitié, pas de surenchère abusée niveau violence (pas trop disons, et pas contre n’importe quel innocent qui passe par là), pas de déesses dépeintes comme des filles de joie, un personnage qui est certes une brute mais qu’on peut comprendre puisqu’il a une vraie raison de se venger, et une dimension tragique puisque Kratos veut cesser de souffrir au point de vouloir se tuer après sa victoire qui ne lui a pas apporté la paix qu’il voulait.
    Est-ce si étrange d’avoir été déçu par les suites qui ont tout exagéré histoire d’attirer les fans de gore, les fans de cul, et oublié le scénar et l’intérêt des persos ?

    • Simkin  

      Mais Matt, est ce si étrange de ne pas être d’accord avec ca et de le souligner?
      Pour moi c’est pas aussi simple que tu le décris, c’est tout.

      Je me met à la place de quelqu’un qui ne connaît pas l’univers, et selon moi ce que tu décris n’est qu’une demie vérité et peut fausser l’idée de ce qu’est le jeu (notamment ses suites). C’est tout. Relis tout ce que j’ai mis je ne met jamais en doute ce que tu ressens du jeu ou du perso. Je fais juste quelques précisions pour apporter certaines nuances. Pour les scènes de sexe entre autre, que les gens comprennent le background et que cela n’est pas forcément à côté de la plaque pour ce jeu là en tout cas.

      Voilà tout. Apres ton article à le mérite d’exister et d’en parler comme je le disais à nouveau plus haut.

      • Simkin  

        Et dernière précision également concernant te dernière remarque, pour moi les suites ne sont que la logique des événements et du caractère de Kratos. Donc certes tu as été déçu par cet aspect, mais ce n’est pas forcément que le jeu s’ouvre aux fans de gore sexe où je ne sais quoi. C’est comme les séries avec leur surenchère entre chaque saison car il faut bien trouver ce qui va leur arriver d’au moins aussi fou qu’en première saison.
        Je comprend ta déception à nouveau, mais je la nuance pour quelqu’un qui n’aurait que ton avis pour se faire une idée.

      • Matt  

        C’est un peu le cas de toute critique cet aspect subjectif. Un fan de Bendis aurait du mal avec les articles de Bruce je pense^^
        Je comprends que tu défendes ce qui te paraît cohérent. Et je t’invite à le faire plus souvent aussi.
        C’est juste que j’ai eu l’impression quand tu me disais que je n’avais pas de raison de jouer à GoW, que pour toi mon opinion était à côté de la plaque à cause de l’orientation volontairement immorale des jeux. Sauf que l’orientation des jeux change en plein milieu pour moi. Pas tant sur la forme puisque Kratos reste une brute mais sur le fond où il devient impossible (pour moi) de cautionner les actes de Kratos de plus en plus immoraux et de trouver le personnage agréable à suivre.

        Pour le sexe, c’est plutôt le fait d’en faire des mini-jeux qui me gêne. Je n’aurais rien dit pour une cinématique montrant quelques ébats. C’est une chose qui diffère des BD ou des films quand on nous rend acteur de quelque chose. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir le marketing racoleur derrière. Mais rassure-toi, je n’ai pas hurlé au scandale auprès des familles de France non plus^^

  • Xabaris  

    Super article bien détaillé ! Merci Matt!

    Pour la part Kratos et God of War n’ont jamais fait partie de mes coup de coeur du jeux vidéo. Pour deux simple raison. La première c’est que les jeux à caractère bourrin du style GoW et autre Devil May Cry ne sont pas mes genre de prédilection.

    Et surtout j’ai joué à GoW3 en premier. Et comme l’a dépeint si bien Mr. Matt, on ne peu pas dire que Kratos soit des plus charismatique. Difficile de s’attacher à un personnage sans morale et cruel, qui n’hésite pas à utiliser une femme vivante pour bloquer l’engrenage d’un levier….faut le faire toit de même…

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