Des serpents et des gosses

 

Power Pack par Louise Simonson June Brigman et Jon Bogdanove

1ère publication le 23/12/16- Mise à jour le 16/09/17

Lion AUTEUR : STEPHANE MAILLARD PERETTI

4 petits fantastiques

4 petits fantastiques

VO : Marvel

VF : Lug / Semic

A l’approche de noël, Stéphane Maillard Peretti retrouve son âme d’enfant pour nous causer des ministars des 80′s : Power Pack ! 

Est-ce là Force Rouge, Force Jaune, Force Bleue, Force Rose et Force Blanche? Que nenni. Ces gamins-là sont la plus proche famille des Goonies, d’Eliot et ses potes dans E.T., de ceux d’Explorers ou de Stand By Me.

Tout ce petit monde pré-ado s’agitait déjà dans les salles de ciné du monde entier lorsque débuta la saga de cette famille que nombre de lecteurs ont oublié ou dénigré. Power Pack -nommé Puissance 4 sous nos tropiques- sorti de l’imagination de Louise Simonson (X-Factor, New Mutants) débute en mai 1984 et présente une fratrie de 4 enfants âgés de 12 à 6 ans: Alex, Julie, Jack et Katie Power.

Les aventures de cette petite famille bientôt rejoint par Franklin Richards (fils de Reed et Sue Richards des FF) va les mener des égouts de NYC aux confins de la galaxie, et les faire croiser un éventail d’adversaires allant des Sentinelles chasseuses de mutants au terrible Croque mitaines.
A une époque où l’univers Marvel rimait avec multiplicité, Power Pack offrait une porte d’entrée aux jeunes lecteurs en permettant l’identification avec des
persos de leurs âges, allant de rencontre en rencontre vers chaque famille de la firme. Ces enfants au grand coeur se rapprocheraient évidemment de celle des mutants plus que des Avengers, tout en restant dans le giron des 4 Fantastiques.

 En France, sous le nom de Puissance 4 dans le mag Spidey

En France, sous le nom de Puissance 4 dans le mag Spidey

Faisons plus ample connaissances avec ces héros version junior. Lorsque la série débute, c’est June Brigman, portraitiste, qui définit l’apparence des jeunes: Alex, blond et fin, intelligent et posé, Julie, cheveux roux mi-longs, sage et studieuse, Jack, jeune saloperie châtain aux tâches de rousseur, espiègle et effronté, et Katie qui n’est encore qu’un grand bébé aux nattes longues.

C’est par une nuit d’été qu’un « smartship »-un vaisseau pensant- s’écrase sur la plage bordant la maison des parents. A l’intérieur, Aelfyre Whitemane, un extraterrestre de la race chevaline des Kymellians, aux prises avec les reptiliens et belliqueux Snarks, une lointaine famille des Skrulls.

Le Croque Mitaine chasse toujours les enfants!

Le Croque Mitaine chasse toujours les enfants!

Découvert mourant par les 4 gamins, il leur lègue ses pouvoirs tout en leur laissant le choix, le transfert pouvant être dangereux. Alex se voit ainsi doté du contrôle sur la gravité, Julie sur le vol à haute vitesse, Jack sur la masse et Katie… peut désintégrer à loisir.

La plus jeune équipe de héros de la Marvel réussit à délivrer leurs parents kidnappés et à mettre en déroute les Snarks qui convoitaient la machine du père Power, un savant renommé. Se faisant, ils se frottent à Douglas Carmody , le patron crapuleux de leur père qui les reconnait et développe rapidement une dangereuse fixation par rapport aux petits.
Eux, savent que le plus dur sera de cacher leurs capacités à leurs parents qui ignorent ce qui s’est récemment tramé.

Franklin embarque dans l'aventure

Franklin embarque dans l’aventure

Après un déménagement à NY, Alex et compagnie, avides d’aventures, font diverses rencontres hautes en couleur: la Cape et l’Épée, Spiderman, Thor, Beta Ray Bill… chaperonnés de loin par le smartship Friday, restée sur Terre, qui leur crée des costumes apparaissant à volonté, adaptés à leurs pouvoirs.

Visant un public à la base pré-ado, le titre va évoluer à l’instar de la saga Harry Potter en grandissant avec ses lecteurs. Il fait écho dans les titres plus adultes: Kidnappés et défigurés par les Morlocks, mutants difformes peuplant les égouts, ils sont sauvés par les X-men auxquels ils s’attachent rapidement. Dans les Fantastiques, alors scénarisés et dessinés par John Byrne, le tout jeune Franklin rêve des rejetons Power: leur venant en aide contre le prince des Snarks, Jakal, venu chercher vengeance, il risquera sa vie, devenant le 5eme membre de la team.

Snarks Wars, Jakal dans toute son horreur

Snarks Wars, Jakal dans toute son horreur

La transformation de la série s’effectue à l’arrivée au dessin de Jon Bogdanove. Son style très cartoony, souvent encré à la perfection par Hilary Barta, collera parfaitement au ton résolument social que les histoires vont adopter.

Alors que l’hiver tombe sur NY, les Snarks reviennent hanter les Power, kidnappés et emmenés sur la planète mère.
L’empereur est mourant, et une guerre éclate pour définir son successeur. La terrible reine Maraud compte arracher leurs pouvoirs aux enfants et les transférer à son fils meurtri, Jakal, pour promouvoir son ascension. Cet acte scellera le destin du prince, le corps des Snarks ne résistant pas à l’utilisation des pouvoirs Kymelians, au contraire de celui des humains.
Au sortir de cet arc, les Power, mêlés à un conflit qui les dépasse, voient leurs pouvoirs redistribués dans le désordre. Alex, surtout, est à présent doté de la capacité de désintégration, qui sera une source de questions sur le prix de la vie pour l’ainé de la famille, en pleine crise d’adolescence. Il se verra bien incapable de l’utiliser face à des ordures telles Dents de Sabre, créant des dissensions dans l’équipe.

Réunion

Réunion

Leurs parents marqués par leur absence, les jeunes perdront une part de leur innocence, encore, dans le massacre souterrain des Morlocks par les Maraudeurs.
Les amourettes d’Alex lui attirera l’inimitié d’un camarade de classe, persuadé qu’il est un mutant.Menacé d’un revolver par Johnny, son rival, le jeune ado comprendra combien le respect de la vie le différencie des malfrats qu’il rencontre dans son existence super-héroïque.
Le sujet de la drogue va alors être abordé lors de 3 épisodes inédits en France. La censure interne frappait fort chez Lug/Semic, mais j’y reviendrai.

 des gamins et des armes

Des gamins et des armes

Le pack rencontre Trash, un groupe de mutants en bute à la société, tous battus ou abandonnés par leurs parents, recueillis et utilisés par un odieux et monstrueux dealer, le « Garbage Man », qui obligera Alex, de plus en plus souvent au centre de l’histoire, à sacrifier son amitié nouvelle avec Johnny.

Franklin sera pris en chasse par le Moule Initial, sentinelle quasi indestructible, voulant prévenir l’avènement des 12, une fable mutante. Un épisode illustré et imaginé par Bogdanove, un morceau de bravoure qui marquera les lecteurs.

Crack et autres drogues

Crack et autres drogues

Mais c’est lors du crossover Inferno que la vie de Puissance 4 va basculer. Carmody, qui n’a jamais oublié ses multiples échecs face aux gamins, se trouve hideusement transformé en monstre protéiforme, et attaque le foyer familial. Acculés, les enfants devront révéler leurs pouvoirs à leurs parents. Grâce aux Nouveaux Mutants, l’échéance sera retardée, mais pour peu de temps.

Passé l’épisode 50, Jon Bogdanove quitte la série qui va péricliter pour se conclure à l’épisode 62.
Quelques apparitions dans d’autres séries pour répondre aux questions laissées en suspens, et malgré quelques relaunch post-année 2000 hors continuité et particulièrement inintéressants, l’intérêt du public ne reviendra plus. Marvel, vouant l’équipe à des histoires et dessins véritablement enfantins, perdra ce qui faisait d’elle un vecteur d’aventures que les adultes aussi pouvaient aborder.

Combat à mort contre le Master Mold!

Combat à mort contre le Master Mold!

Aujourd’hui, on croise Alex dans les titres Fantastic Four, il a 19 ans et fait partie de la Future Foundation. Julie a été aperçue dans Avengers Academy, elle vole toujours et a une petite copine.

Bien sûr, des héros-enfants, ce n’était pas si nouveau. Déjà, les Young Allies, dans les années 40, ou les nombreux sidekicks chez DC abordaient l’idée.
La différence chez Power Pack, est due à l’importance donnée à la vie personnelle des mômes. Bien que très en avance sur leur âge, tous avaient un caractère bien distinct et des réactions crédibles qui permettaient de les associer avec nos propres expériences et… de les aimer. La série abordait des thèmes adultes à la morale intéressante et se penchait sur l’éternel sujet de l’apprentissage de la vie, tout en gardant une bonne dose d’humour et de magie.
Malheureusement, en France, la série fut très censurée, c’était la politique de Semic qui était particulièrement lourde lorsque un comic book incluait des enfants.

Inferno, Innocence Lost

Inferno, Innocence Lost

Sans respect pour l’oeuvre originale, « Puissance 4″ était dépouillé de moments marquants, des cases montrant les Snarks furent redessinées, les dents aiguisées des reptiles amoindries, leurs langues pendantes gommées, les visages apeurés des petits, altérés. Les moments charnières traitant de drogue, de suicide ou encore de fugue étaient purement et simplement « oubliés », les autres voyaient des pages entières subtilisés. Disparue la critique sur les armes à feu, pas de mort brutale d’enfants chez nous… Peu de séries furent autant tronçonnées. La fratrie Power a sûrement été calquée sur celle des Pevensie, dans Narnia, par CS Lewis. Une téléfilm fut réalisé au début des années 90 aux USA, et aussitôt oublié.

Pour ce qui est de sa lecture de nos jours, en tant qu’ouverture à l’un des univers les plus vastes et connus de ce médium, Power Pack ne manque pas plus d’intérêt que les nouveaux comics développés chez Marvel post-Disney (bien au contraire) , et pour qui à un esprit -et un coeur- ouvert, le bouquin réserve des tonnes de bons moments -mise à part certains épisodes, tout de même…
Et surtout, si toutefois la BD reprenait dans les prochaines années, Power Pack ouvrirait la voie à des histoires sur les problèmes de l’enfance et l’adolescence, des contes modernes comme à l’époque de sa sortie originale.

Welcome to the Future Foundation!

Welcome to the Future Foundation!

De plus, 3 des jeunes de la fratrie sont récemment apparus pour une histoire dans le comic book « Choosing Side » de Civil War 2, où l’on pouvait les trouver en pleine introspection, et à la lumière de l’arrivée prochaine de séries comme The Champions (la nouvelle équipe, hein, constituée d’ados, pas celle, has-been, des 70s!), il est certain qu’il y a de la place dans l’univers des comics pour des équipes de jeunes héros.

Vestige de la grandeur de Marvel, Power Pack est un témoignage de l’énorme quantité d’idées amenées par ces auteurs plus tard renvoyés par les Bob Harras et autres Bill Jemas… Un comic book dont les aficionados de séries hypes aiment se moquer, pourtant plein de fun et d’humanité faisant cruellement défaut à l’actualité de notre monde, que les auteurs de BD essayent trop souvent de reproduire dans sa morne réalité.

Des interactions inoubliables avec les Xmen

Des interactions inoubliables avec les Xmen

Sans se prendre au sérieux, visant souvent juste, Power Pack était fait du tissu des films tels Dark Crystal ou les Goonies qui montraient sans le claironner un savoir faire indéniable, offrant une bouffée d’air frais, de magie et de liberté à qui en avait besoin et célébrait le rêve et l’enfance dans tous ses épisodes…

On ne motivera jamais assez l’expérience de la lecture, et si une équipe de gamins pouvaient en engager d’autres sur cette voie, les Power Pack était celle-ci!

Louise Simonson toute craquante avec papa Claremont

Louise Simonson toute craquante en clone de France Gall avec papa Claremont

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La BO du jour : Stéphane est orphelin du Power Pack de la grande époque. Et nous de Daniel Darc, qui dans sa dernière chanson chantait l’enfance, celle pour qui rien ne va. Attention, frisson !

14 comments

  • Présence  

    Quelle belle évocation de cette série atypique, merci Stéphane.

    J’en ai lu les premiers épisodes à l’époque de leur sortie en VO, et tu as entièrement raison le ton initial de la série était à destination des enfants, avec des problématiques d’enfants, mais sans condescendance ou sarcasme. Louise Simonson avait su trouver la voix juste de ces enfants, et des ennemis adaptés.

    N’ayant pas suivi la série jusqu’au bout (j’ai peut-être lu les 10 premiers épisodes), j’ai lu ton article avec beaucoup d’intérêt, à commencer par les efforts déployés pour intégrer le Power Pack à l’univers partagé Marvel, avec Franklin Richards et Cloak & Dagger. Je pense qu’à l’époque, je n’étais pas capable d’apprécier l’esthétique des dessins de Jon Bogdanove. Le dernière image me rappelle que Chris Claremont avait très bien respecté le comportement d’enfant de Katie Powers dans cet épisode solo de Wolverine. Merci pour ces bons souvenirs et la présentation du reste de la série que je n’ai jamais lu.

  • JP Nguyen  

    Je n’ai quasiment rien lu de Power Pack, à part leurs deux apparitions dans Uncanny X-Men et, bien plus tard, le tie-in réédité dans le hardcover Mutant Massacre. Spidey n’était pas une revue que j’achetais. Aujourd’hui, je suis assez circonspect sur le fait que je puisse en apprécier la lecture, les dessins ne m’accrochent pas.
    Par contre, ton parallèle avec la fratrie de Narnia est très bien vue, le nombre d’enfants et l’alternance garçon/fille correspond parfaitement !

  • Sim Theury  

    J’ai une grande affection pour cette série. Les derniers épisodes sont malheureusement catastrophiques.
    Heureusement qu’un Holiday Special avec l’équipe créative originale soit venu remettre de l’ordre après ces errements.
    Très belle chronique en tout cas !

  • Matt  

    Comme JP j’avoue que je n’ai lu Power pack que lors de crossover comme Mutant Massacre, et pour moi ils ressemblaient surtout à des tie in inutiles pour un jeune public qui me gonflaient.
    J’imagine bien sûr que c’est différent lorsqu’on grandit avec et qu’on suit la série depuis le début.

    Les dégâts de la censure que tu soulignes sont intéressants. On ne peut que se douter que la version non-censurée est plus profonde.

    Quant à Bogdanove, je ne sais plus quoi penser. Ses dessins sont atroces sur certains annual X-factor ou lors du crossover moisi « Xtinction Agenda », mais je n’ai rien à dire sur sa prestation dans « X-men vs Fantastic Four » ni sur les quelques scans ici présents ma foi fort sympathiques.

  • Léo Peretti  

    Salut à tous.
    Matt, je pense que comme souvent, l’encreur peut détruire un dessin.
    Les épisodes de X Factor sont effectivement assez laids, alors que les 4 de X-men VS FF sont parfois d’une tendresse merveilleuse par rapport à Kitty ou Franklin, ou d’une violence dans les émotions apparaissant sur les visages que n’importe quel grand du comic book ne renierait pas. Bogdanove sait dessiner des persos comme Ben Grimm ou Doom avec autant de talent que Byrne, par exemple. Je me rappelle de la violence des scènes de confrontations intestines chez les FF dans ce RCM (qui n’était justement pas complet chez nous, quelques pages-2 je crois- passèrent à la trappe)
    J’ai noté le boulot d’encreur d’Hilary Barta qui a tout compris aux crayonnés de Jon Bogdanove sur PP. Pour moi, c’est un régal pour les yeux.

    On trouve ce genre de cas tout au long de l’histoire des comics: l’un de mes dessinateurs favoris, Gene Colan, a vu ses dessins massacrés par l’encrage de Vince Coletta. Alors que Tom Palmer à su rendre sa ligne éthérée dans toute la légèreté initiale.

    Pour terminer sur Mr Bogdanove, je correspond avec lui depuis plus ou moins deux ans. C’est un homme au grand coeur, qui à un sens aigüe de la justice sociale, profondément choqué par l »élection de Trump, il soutient la cause LGBT et s’inquiète grandement du chemin que prennent nos pays. C’est une personne positive qui a su parler à l’un de ses fans comme à un ami, quelque chose que, malheureusement, on ne trouve pas chez tous ses collègues dessinateurs (on ne citera personne?)

    • Matt  

      J’ai aussi parfois entendu le contraire. Que l’encreur peut rendre plus beau des dessins laids. Mais bon difficile de savoir ce qui est vrai.
      J’ai le RCM X-men vs FF. Je ne savais pas qu’il manquait des pages mais ça ne m’étonne pas, c’était souvent le cas chez LUg et dans les revues « les étranges X-men »
      Malgré ça, je les préfère aux intégrales complètes de Panini traduites par Coulomb !!

      Après oui je sais il y a la VO. D’ailleurs j’ai ces épisodes en VO que je voulais revendre. La VO n’est hélas pas un choix que je fais. Je peux lire en anglais mais ce n’est pas hyper confortable pour moi, du coup j’ai du mal à me décider sur ce que je garde. Sans parler du fait qu’en VO ce sont d’énormes recueils. Et quand tu veux que 4 ou 5 épisodes et que tu dois acheter le volume avec 20 épisodes dont tu n’aimes pas la moitié…ça agace.

    • Bruce lit  

      Certains épisodes de Power Pack sont cultes, notamment ceux où les parents Power oublient l’identité de leurs enfants.
      POur autant, je n’aime pas bcp Louise Simonson ou tout du moins son écriture. Son X-Factor, quelle daube…
      Après, je pense qu’à cette époque, je voulais du super héros adulte, pas retourner en enfance. En tout cas ton article synthétise tous les points forts de la saga, si bien que je pourrais en parler sans les avoir lu.
      ET j’ai le numéro de Scarce, moi monsieur !

      • Bruce lit  

        Bon les copains. Il semblerait que le blog soit attaqué par des messages de merde….
        Ma femme ne pouvant pas assurer la maintenance pour les raisons que vous savez je devrais sûrement mettre en place en inscription provisoire parce que ça va vite me gonfler…

  • SCARCE- Xavier Lancel  

    Ma madeleine de Proust.

    • Léo Peretti  

      Salut Xavier.
      On est deux sur ça!
      Je n’ai pas lu l’article de Scarce sur la série… Est-ce que le numéro est encore disponible? (Je devrais demander à l’ami Jennequin, aussi!)

  • Dominique  

    C’est une série mineure!

    • Bruce lit  

      Hello redwave ! Encore loupé le changement d’identité. LA prochaine fois essaie de changer de style, de poster avant 4 heures du matin et surtout de garder la même adresse IP…

  • OmacSpyder  

    Merci pour cet article sur une série qui complétait bien le sommaire de Spidey. Ces quatre enfants dans le vent et les bourrasques des adultes apportaient un air frais aux récits. Et en effet la psychologie de chacun était admirablement bien vue, en adéquation avec leurs pouvoirs.
    De l’aîné qui doit alléger la gravité des événements, à la plus âgée des soeurs, active et volontaire, qui file en arc-en-ciel, au jeune garçon effronté plus ou moins lourd, plombant mais pouvant disparaître dans un brouillard, à la benjamine impétueuse qui absorbe tout ça mais risque bien de tout faire exploser ensuite. Un vrai pack de puissance parlant des fragilités et ressources de l’enfance avec une belle simplicité, sans forcer le trait.
    Spidey visait au départ le jeune public mais trouva avec cette série son ton juste, sans mièvrerie. Merci Stéphane pour ce retour au pouvoir de l’enfance!

  • Jyrille  

    Merci pour ce bel article Leo, je n’avais jamais entendu parler de cette série ni même des personnages avant cette semaine. J’aime le principe et cela a l’air intelligent et intéressant. Par contre les dessins m’attirent moins, à l’exception de celui avec Wolverine et le plus récent avec la légende Welcome to the future foundation ! Cependant les couvertures sont bien conçues…

    Encore un titre de Daniel Darc que je ne connaissais pas, mais qui confirme tout ce que je pense du bonhomme.

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