Elya Police Investigation : Interview Vidu

Elya Police Investigation : Interview Vidu

Un entretien de CYRILLE M

 Un auteur concentré

Un auteur concentré (C) Lea Parker

Vidu est un jeune auteur qui développe une série interactive bientôt lancée sur Facebook. Il nous parle ici plus longuement de son parcours et de son projet. Merci de l’accueillir chaleureusement !

Vidu, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?
Je m’appelle Vidu, je suis dessinateur de bande dessinée numérique et réalisateur de film d’animation. Je me lance en 2016 dans la BD numérique avec La pêche et la mangue une série de turbomédia et j’ai ensuite créé, en décembre de la même année L’immeuble, qui a été récompensé au Festival d’Angoulême 2017. Suite à ce prix, j’ai mis de côté le monde de l’animation pour créer Blue Canvas Média, un studio de création, production et diffusion de bd numérique. Depuis, je travaille sur Elya Police Investigation, une série de bande dessinée numérique sur Facebook de douze épisodes publiés chaque semaine où le lecteur est invité à voter, à la fin de chaque épisode, pour choisir la suite à donner à l’histoire. Elle sera publiée de mai à juillet 2018 gratuitement sur Facebook.

 Extrait de l’espace V.I.P d’Elya Police Investigation présentant la chambre de l’héroïne et donnant accès à un petit jeu vidéo dans l’univers de la série

Extrait de l’espace V.I.P d’Elya Police Investigation présentant la chambre de l’héroïne et donnant accès à un petit jeu vidéo dans l’univers de la série

Tu es dessinateur numérique, mais as-tu également dessiné à l’ancienne, papier, crayon, feutre… ?
Oui, évidemment. Je viens à la base du dessin papier et je continue à faire beaucoup de croquis et de recherches sur papier. Il y a quelques semaines, j’ai donné en compagnie du groupe Robin & The Wood un concert dessiné où j’ai travaillé exclusivement à l’encre de chine et à l’eau. C’est très gratifiant de faire des allers et retours entre les médiums traditionnels et numériques.

A part les outils, quelle est la grande distinction entre ces deux domaines de dessin ? Quelles sont les spécificités de la bd numérique ?
Tout d’abord, les outils ne rentrent pas en compte pour savoir si c’est ou non de la bd numérique telle qu’on l’entend. Il existe des bd traditionnelles, imprimées et totalement réalisées sur numérique. A l’inverse, il existe des bd consultables sur écran qui sont totalement réalisées sur papier puis scannées. Selon moi, la distinction bd traditionnelle / bd numérique se fait de la façon suivante : si le support de lecture est le papier, il s’agit d’une bd traditionnelle, si le support de lecture est un écran, il s’agit d’une bd numérique. A partir de là, au sein de la bd numérique, on peut effectuer une nouvelle distinction : les bandes dessinées numérisées et les bandes dessinées numériques natives. D’un côté les bandes dessinées numérisées ne nécessitent pas ou peu d’adaptation pour être réalisées en papier, de l’autre côté, les bandes dessinées numériques natives ne sont pas adaptables en papier à moins d’un gros travail d’adaptation. Elles sont créées pour et sur les écrans, peuvent comporter de l’animation, des pages infinies, du son, etc. C’est cette catégorie-là qui m’intéresse. Parce que c’est un média tout jeune, où tout reste encore à inventer. Et ça, c’est quelque chose de fou, pour le lecteur comme pour le créateur.

Exemple d’intégration d’un lecteur dans la BD. A droite la photo envoyée par la lectrice, à droit le portrait fait par Vidu et au centre en bas, la case de BD avec la lectrice en tant que figurante.

Exemple d’intégration d’un lecteur dans la BD. A droite la photo envoyée par la lectrice, à droit le portrait fait par Vidu et au centre en bas, la case de BD avec la lectrice en tant que figurante.

Quel est son potentiel selon toi ?
Le potentiel de la bd numérique est, selon moi, énorme. Du côté des bd numérisées (comme les fantastiques travaux de Maliki, Laurel ou Yatuu), on a un formidable outil de pré-publication, en lien direct avec les lecteurs, permettant aux artistes d’être extrêmement proches de leur communauté et de pouvoir vivre de leur travail en s’affranchissant du système de l’édition classique. Du côté des bd numériques natives, le potentiel est tout aussi incroyable. Avec Elya Police Investigation, la facilité de création de ce média me permet de proposer une série de douze épisodes, publiés au rythme d’un épisode par semaine (comme une série tv américaine), mais en proposant au lecteur de participer en votant à la fin de chaque épisode pour influencer l’histoire. Mais ce n’est pas tout, les lecteurs peuvent apparaître en tant que figurant dans la BD, participer à l’élaboration de l’univers, et plein d’autres choses. L’introduction de la BD est un petit film d’animation, etc. C’est une occasion rêvée d’expérimenter et d’unir le monde de la BD, du jeu vidéo et de l’animation pour créer un nouveau média, qui répond aux attentes des lecteurs de notre époque.

Extrait en exclusivité d’une case de la série de bande défilée Elya Police Investigation

Extrait en exclusivité d’une case de la série de bande défilée Elya Police Investigation

Quels logiciels utilises-tu ? As-tu des préférences ?
Quatre-vingt-dix-neuf pour cent du temps (99% !), j’utilise Adobe Photoshop. Et le reste du temps, c’est Adobe Premiere ou Adobe After Effect, mais c’est vraiment anecdotique dans mon travail de dessinateur. Dans le cas de Elya Police Investigation, j’utilise de fait beaucoup Facebook pour essayer de pousser le site dans ses derniers retranchements et offrir la bd numérique native la plus originale possible.

Je ne connais Balak que via son travail avec Bastien Vivès et Sanlaville pour leur manga Last Man, peux-tu nous dire quels autres de ses travaux t’ont donné l’envie de faire de la bd numérique ?
J’adore Last Man ! Je suis un grand grand fan de Bastien Vivès, qui m’a amené à Last Man, qui m’a amené à Balak, qui m’a amené au Turbomédia (une sous-catégorie des bd numériques natives). Balak est l’inventeur de cette forme de bd qui se rapproche d’un diaporama animé et qui a donné par la suite des sites comme TurboInteractive ou les Auteurs Numériques entre autres. Je ne peux que vous conseiller de fouiller le blog de Balak, c’est une petite mine de bonnes idées et le meilleur moyen de s’émerveiller au turbomédia.

Extrait de « L’immeuble », premier prix du Challenge Digital au Festival Internationnal de la Bande Dessinée d’Angoulême 2017

Extrait de « L’immeuble », premier prix du Challenge Digital au Festival Internationnal de la Bande Dessinée d’Angoulême 2017

Quelles sont tes influences graphiques ?
Hum… Dans le désordre : Bastien Vivès, Moebius, Tatsuyuki Tanaka, Katsuhiro Otomo, Hiroya Oku, Frederik Peeters, Gotlib, Claude Serre et enfin Boulet avec qui j’ai eu la chance de faire une intervention lors du Festival d’Angoulême 2018.

Tes bandes dessinées favorites ?
Tout en haut de la liste, c’est Polina, de Bastien Vives. Suivi de près par Pilules Bleues de Peeters. Sinon, je relis Gantz (de Hiroya Oku) tous les trois mois. Et je me rends compte que ma liste va être vraiment redondante avec celle de mes influences graphiques. Quel auteur j’adore lire sans qu’il soit une influence graphique directe ? Joann Sfar ! J’adore ses carnets, je les ai tous lus. Et c’est lui qui m’a donné cette envie d’emporter un carnet de croquis partout où je vais !

Extrait de « L’immeuble », où le lecteur est invité à découvrir l’histoire par l’appartement de son choix.

Extrait de « L’immeuble », où le lecteur est invité à découvrir l’histoire par l’appartement de son choix.

Est-ce que les bds participatives comme Les autres gens t’ont influencé, par leur format ou leur mode de diffusion ? Que penses-tu de ces bds en général ?
En toute honnêteté, je suis totalement passé à côté des Autres Gens à l’époque, mais j’ai rattrapé mon retard récemment et j’adore. Je trouve le concept génial, j’aime le scénario, les dessinateurs impliqués, je prends beaucoup de plaisir à lire ça. Je suis très enthousiaste et je trouve que Thomas Cadène a une vraie vision et une vraie ambition que je respecte énormément. Dans le même genre et plus récemment, il y a Le secret des cailloux qui brillent qui est une bd numérique de très belle qualité, sur le même format.

Il y a, dans la bd numérique que tu veux développer (Elya Police Investigation), une part d’interactivité. La rapprocherais-tu du jeu de rôle et des Livres Dont Vous Etes Le Héros ?
L’influence des Livres dont vous êtes le héros sur mon travail est vraiment forte. Dans L’immeuble, je proposais au lecteur de se promener parmi les vingt-sept appartements d’un immeuble et d’y voir ce qui se passait en dix cases représentant les dix dernières minutes. De cette manière, chaque lecteur peut se promener dans le temps et dans l’espace de manière à créer un récit unique et personnel. J’aime l’idée de se perdre, j’aime l’idée de redonner au lecteur du pouvoir et de l’implication, sans aller vers le jeu vidéo non plus. Dans Elya Police Investigation, c’est encore différent. Le lecteur choisit la suite à donner au récit. Donc pendant un an je dessine et je scénarise tous les embranchements possibles des douze épisodes, et ensuite, c’est un jeu de va et viens avec le lecteur et moi pour créer ensemble une histoire collective. Il existe des fins où l’héroïne meurt ! Et le jeu va plus loin. Imaginons, il y a un crime qui se commet dans la BD. On a trois suspects. Si les lecteurs choisissent le mauvais suspect, je le ferais se faire enfermer dans l’épisode d’après, mais quelques épisodes plus tard, les mêmes crimes avec le même mode opératoire se reproduiront, indiquant que les lecteurs s’étaient trompé de suspect. Et ainsi de suite. Je pense que cette expérience sociale peut créer quelque chose de très ludique et amusant.

 Extrait de la série de Turbomédia « La pêche et la mangue »

Extrait de la série de Turbomédia « La pêche et la mangue »

Boulet parsème parfois ses notes de blog de cases animées , et il explose le format de la page dans une case très longue à défiler, ce qui était déjà le cas dans Chicou-Chicou (ce qui a dû poser pas mal de problème lors de l’édition papier). Penses-tu que Elya pourrait elle aussi être diffusée sur papier après un certain temps d’existence ?
On en revient un peu à la distinction bd numérisée et bd numérique native. A titre personnel, ce qui m’intéresse, c’est vraiment créer un contenu adapté à la lecture sur écran (dans le cas d’Elya, aux portables et aux tablettes). Du coup, ce contenu va demander un travail d’adaptation conséquent pour le faire passer au format papier. Mais ce travail est vraiment intéressant et peut, qui sait, par rebond, permettre de proposer un format papier jamais vu ? Je pense sincèrement que la bd numérique et la bd papier peuvent beaucoup s’enrichir l’une de l’autre et sont très complémentaires.

Photo de Vidu durant les 25HBD où il a réalisé, en collaboration avec l’artiste tatoueuse Poulby, 12 tatouages en 25h, selon un thème et une contrainte découvert le jour même, sur 12 personnes différentes.

Photo de Vidu durant les 25HBD où il a réalisé, en collaboration avec l’artiste tatoueuse Poulby, 12 tatouages en 25h, selon un thème et une contrainte découvert le jour même, sur 12 personnes différentes.

L’utilisation de Facebook est un support plutôt original, connais-tu d’autres bd qui utilisent Facebook comme moyen de diffusion ?
Je connais pas mal de BD sur Instagram. Ce sont souvent des petites pastilles humoristiques vraiment agréables à suivre au quotidien. Je ne connais pas trop ce qui se fait sur Facebook mais j’imagine qu’il doit y avoir des contenus équivalents. Le challenge avec Elya Police investigation est de proposer une série plus longue, avec un vrai travail sur l’interactivité et le dessin. J’espère que la série trouvera son public et qu’on sera nombreux à voter pour influencer l’histoire !

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique lorsque tu dessines ou écris ?
De la musique sans parole. Du coup, Four Tet, Bonobo, Explosions in the Sky, Moderat, etc. Ou alors, quand il est tard la nuit et que je dois tenir, un bon gros Linkin Park ! Ou Nina Simone.

Un dernier mot pour les lecteurs de Bruce Lit ?
Chaussette.

Quelques dates clés à venir :
19 mai 2018 : Premier Episode d’Elya Police Investigation

Du 19 mai au 21 mai : Lancement de la saison 01 au Bordeaux Geek Festival (conférence + rencontre + stand)

——-

Le 19 mai sur FB paraît Elya Police Investigation, une BD numérique où selon les votes VOUS pourrez intervenir sur le scénario voire apparaître dans l’histoire !  Cyrille M vous fait découvrir ce projet original et son auteur Vidu dans un entretien exclusif chez Bruce Lit.

La BO du jour : vivons cette aventure main dans la main.

16 comments

  • Présence  

    Voilà une découverte totale en ce qui me concerne, et je viens de prendre un sacré coup de vieux avec des technologies qui ne me disent rien, et une playlist où je n’ai reconnu que les 2 derniers…

    Dans le même temps, l’interview est claire et compréhensible et m’a permis de découvrir tout un pan de création dont je subodorais à peine l’existence. Heureusement que Mattie-Boy avait déjà évoqué les comics Marvel un peu animé avec Deadpool.

    Le degré d’interactivité de ce média est très impressionnant, jusqu’à pouvoir être intégré dans l’histoire. Il y a une question que je me pose à la fin : comment se passe la rémunération ?

    • Jyrille  

      Merci beaucoup Présence ! Je te rassure : je n’avais jamais entendu parler de Four Tet, ni de Bonobo ni de Moderat avant cette interview. As-tu écouté la BO du jour ?

      Je suis également extrêmement curieux de ces formats nouveaux que je ne connais que via le blog de Boulet principalement, et je me pose la même question quant à la rémunération. Espérons que Vidu passera par ici !

  • Matt  

    Article intéressant. Bon alors moi j’ai beau avoir parlé d’un comics Deadpool conçu pour une lecture numérique, et j’ai beau trouver aussi que la version numérique est meilleure que la version papier…eh ben au final ça m’emmerde un peu^^ J’aime bien tenir le bouquin entre les mains. J’aime bien pouvoir emmener une BD en vacances sans trimbaler un PC et un accès internet, ce genre de trucs…
    Donc en fait…je suis convaincu que le format numérique peut proposer des systèmes de narration intéressants comme pour le Deadpool dont je parlais qui se rapproche parfois d’une sorte de dessin animé…mais ça me fait flipper parce que je sens que ce n’est plus mon mode de lecture. Donc je vais louper des trucs.

    P.S : pssst…y’a pas de copyright sur toutes ces photos ?^^

    • Jyrille  

      Merci Matt ! Pour le copyright, étant donné que toutes les images et photos ont été fournies par Vidu, j’espère bien qu’il ne nous fera pas de procès :)

      Je préfère également les versions papier, la preuve, après avoir lu tout le blog de Chicou-Chicou, je n’ai pas hésité une seconde à acheter sa version papier malgré la perte de quelques effets intéressants. Mais je pense qu’il y a un marché pour ça, dans une vision plus ludique et plus intermittente, comme un jeu pendant la pause. Je ne vois pas un From Hell dans cette version, mais plutôt de courtes histoires. Même le feuilleton les Autres gens a fini par être imprimé.

  • Présence  

    Non, je n’ai pas encor eu le temps (et la possibilité) d’écouter la BO (ce soir).

    En y repensant cet article, constitue également un développement fascinant aux propos purement théoriques que tenait Scott McCloud dans Réinventer la bande dessinée (2000, Reinventing Comics) sur le potentiel du média numérique pour la bande dessinée.

    • Jyrille  

      Je n’ai pas lu ce Scott McCloud, tu me le conseilles ?

      • Présence  

        Pour être honnête, ça fait environ 15 ans que je l’ai lu et je n’en garde pas grand souvenir. Ce dont je me souviens, c’est que McCloud avait bien perçu les possibilités offertes par l’espace virtuel, en particulier dans les changements de forme et les liens permettant de jouer sur les structures reliant les cases. Il est vraisemblable que depuis 2000 une partie significative de l’ouvrage soit devenue obsolète du fait des avancées technologiques.

      • Bruce lit  

        L’art Invisible est aussi bien un traité syntaxique de la grammaire de la BD qu’un manifeste de philosophie : qu’est ce que le Lecteur projette de lui-même dans un rond et deux points pour imaginer un visage sur un papier ?

        • Présence  

          Il ne s’agit pas de l’art invisible. Scott McCloud a écrit 3 BD sur la BD :

          - L’art invisible (1993)
          - Réinventer la bande dessinée (2000)
          - Faire de la bande dessinée (2006)

  • Bruce lit  

    Le hasard a voulu que sans m’en rendre compte, je déprogramme l’article pour le poster aujourdhui, la veille du lancement du projet de Vidu ! Je n’ai jamais été fan de jeu de rôle, ni d’interactivité, mais c’est bien que ce genre d’initiative existe et qu’elle ait droit de cité ici. Je lis sur tablette uniquement pendant mes vacances pour ne pas alourdir nos valises. Je préfère évidemment le support papier.
    Le projet de Vidu me rappelle le jeu vidéo Fahrenheit http://www.jeuxvideo.com/jeux/playstation-2-ps2/00012450-fahrenheit.htm sur PS2 que j’avais bien aimé, notamment pour la musique de Badalamenti.

    Je te remercie néanmoins Cyrille pour cette interview au pied levé dont j’aurais été bien incapable de me charger n’étant pas suffisamment investi pour ce projet. Ta mise en page avec une mise en gras plus douce que celle habituelle inspirera désormais les itw à venir. En fait je l’ai déjà utilisée hier pour celle de Vero Cazot.

    La BO : écoutée ce midi. Jamais un instrumental de u2 ne m’a paru si long….

    • Jyrille  

      Le hasard fait bien les choses ! Je ne connais pas ce jeud vidéo, j’y jetterai un oeil (j’ai encore une PS2 qui traîne chez moi qui appartenait à Maël…).

      Explosions in the sky ne me semblait pas aussi consensuel que U2 mais il faudra que je réécoute l’album. De toute façon je préfère Godspeed.

  • JP Nguyen  

    Puisqu’on parle de Scott McCloud, l’un des souvenirs que j’ai de « L’Art Invisible » c’est qu’une des particularités de la BD, c’est de laisser le contrôle du déroulement de l’histoire au lecteur. C’est à lui de faire les enchaînements entre les cases, de « comprendre » comment s’écoule le temps, tout en ayant la possibilité de s’attarder sur une page ou une case, de relire un dialogue… Même si les fonctions pause/retour arrière existent pour les films sur DVD/Blu-Ray, l’expérience n’est vraiment pas similaire… C’est pour ça que j’aime la BD et plus généralement la lecture. C’est un support qui laisse une partie du contrôle au lecteur, tandis qu’en video, j’ai l’impression de me faire dicter le tempo.

    Sinon, encore un bel entretien, Cyrille. Décidément, tu n’interviewes que des gens biens ;-) !

  • matt & Maticien  

    Fascinant les possibilités de la bd numérique native et totalement en phase avec les évolutions sociales actuelles ( participatif and co). c’est vraiment chouette, c’est une forme très démocratique.

    Ma seule inquiétude c’est l’utilisation d’une plateforme historique old school comme Facebook (qui n’est pas toujours à la pointe de la démocratie ).

    Ma bd est vraiment l’art le plus vivant du moment. Merci pour cette chouette découverte. je vais aller chercher la bd sur Fb. Sauf erreur j’ai pas vu le lien dans l’article.

    • Bruce lit  

      La BD n’est pas encore en ligne M&M. Le mieux est d’aller sur le site de Vidu : http://vidu.fr/ ou sur son FB : Victor Dulon

      • matt & Maticien  

        ok. thanks

  • Jyrille  

    @Présence : merci pour les précisions. J’ai lu les deux autres et autant je conserverai L’art invisible autant je n’avais pas été très enthousiaste en lisant Faire de la bande dessinée.

    @JP : merci gars ! Ce que tu rappelles du McCloud peut également nous interroger sur la lecture de bd numérique native. Elle change sans doute ce sujet de vitesse de lecture.

    @Matt&M : merci, je pense également aller voir cet Elya dès aujourd’hui.

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *