Fire and Forget : Marvel in the 80s

Encyclopegeek : le Marvel des années 80

Par Stéphane Maillard Peretti

© Marvel Comics

Voici la deuxième partie de l’encyclopegeek de Stéphane consacrée aux publications connues ou  moins connues de Marvel. La première traitant des 70′s est ici. 

Ouaip. Fire and forget, c’est ce que fait Marvel dans les 70s et 80s. Feu de tout bois, avec un nombre énorme de nouvelles séries, de genres différents, parfois artistiquement génial, souvent oubliable.

Fire.

Dans les bizarreries plus ou moins intéressantes de Marvel, Tarzan, l’homme-singe qui ne fit pas long feu vu que ses aventures chez « La Maison des Idées » n’apportaient franchement rien de neuf, et surtout 2001, a Space Odyssey.

2001 a Space Odyssey, first encounter with... Aaron Stack, Machine Man... Thongor, et Tarzan

2001 a Space Odyssey, first encounter with… Aaron Stack, Machine Man… Thongor, et Tarzan© Marvel Comics

Fire.
Adapté du film et du livre par Jack Kirby lui-même, avec une approche différente: les sentiments des personnages sont ici transcrits… On a souvent reproché à Kubrick son approche trop froide dans le film de 1968.
En fin 1976, Kirby continue l’aventure en introduisant un nouveau personnage: Mister Machine, un robot à l’intelligence artificielle nommé X-51, plus tard renommé Machine Man, transcendant son dysfonctionnement grâce à la rencontre avec l’un des fameux monolithes. La série comptera 10 épisodes, tous par King K.
Enfin, surfant sur le succès de Conan le Barbare, une petite pensée pour Thongor de Lémurie, par Lin Carter.

Il était important de suivre les modes pour la boite en perdition fin années 70.
Il y eut des comics sur les ovnis, ou sur les monstres géants, puis sur la Blaxploitation et les thèmes horrifiques du cinéma, lorsque tout cela vendait.
Et puis le disco vient et ce fut la création d’une chanteuse mutante, Dazzler, d’abord en invitée des Uncanny X-Men par Claremont et Byrne, puis dans sa propre série, fabuleusement soporifique.

Mais à cette époque reculée du précambrien, il n’y avait pas que ce genre de musique qui pouvait rapporter pépètes à la maison.
Et ce fut ainsi le cas pour Kiss.

 Avec leur frimousses de chaton, d'enfant des étoiles, d'astronaute et de, euh démon, Kiss s'aventurent chez Marvel avec Alice Cooper

Avec leur frimousses de chaton, d’enfant des étoiles, d’astronaute et de, euh démon, Kiss s’aventurent chez Marvel avec Alice Cooper© Marvel Comics

Le groupe de metal-glam apparaît d’abord dans les pages de Howard the Duck mais, à la fin des 70s, les peinturlurés rockeurs qui avaient été créés pour t’aimer, bébé, ont droit à un comic book à eux: le Marvel Comics Super Special!: Kiss.
On croise aussi dans le mag’ les regrettés Beatles qui ne furent pas les derniers « real life characters » à être présentés chez l’éditeur…
Alice Cooper est, de la même façon, la star d’un Marvel Premiere en octobre 1979. Une histoire écrite par Ed Hannigan sur une idée d’Alice Cooper lui-même avec Tom Sutton et Terry Austin aux dessins. L’histoire présentée fait référence à un album de Cooper, From the Inside. Marvel et Alice réitéreront l’aventure d’une bien meilleure manière dans les 90s, avec l’aide de Neil Gaiman et Michael Zulli.

Moins clinquants diront certains, St François d’Assise, Mère Theresa, Jean Paul II (le retour) auront leurs propres biographie. Pour exemple, Life of Pope John Paul raconte la jeunesse du premier pape qui ne fut pas Italien jusqu’à la tentative d’assassinat sur sa personne. Je n’ai jamais lu, j’avoue, les aventures de ce personnage aux costumes aussi éblouissants que la liste de ses pouvoirs paranormaux (pouvoir d’absoudre les péchés , oubli commode d’actes gênants du Vatican, projection d’eau bénite, pour ne citer que ceux-ci) et son affiliation avec la super-team « Vatican », grande amie des petits et des grands, mais surtout des petits.

 Il y a un intrus dans cette série de comics, sauras-tu le retrouver? -Indice: l'intrus sait aussi se servir de ses pieds

Il y a un intrus dans cette série de comics, sauras-tu le retrouver? -Indice: l’intrus sait aussi se servir de ses pieds© Marvel Comics

Une vraie religion aux UK, le Dr Who s’aventura aussi dans les pages des bouquins américains. Édité aux US et dans la branche anglaise -Marvel UK- le titre racontera les aventures du Docteur en lice, généralement (le Docteur se « régénère » à chaque fois que la série recommence ou doit changer d’acteur principal, ainsi, le nouvel avatar du Time Lord garde t’il ses souvenirs mais change complètement de caractère, ce qui laisse aux fans à choisir son Seigneur du Temps favori).

Quelques noms sympas vont travailler sur la BD, comme par exemple, Alan Moore et Dave Gibbons, excusez du peu.
De nos jours, si Marvel a cessé depuis le temps de publier les aventures de cet extraterrestre venu de Galifrey, les faiseurs de sandwichs, Panini, ont acquis les droits et peuvent donc s’en servir pour d’éventuelles réimpressions…
La présence d’un Moore sur le titre me laisse croire à une certaine qualité, même si je n’ai jamais lu ces histoires.  En terme de « licensing », rien n’aura été aussi déjanté que les années 80 chez Marvel et les comics en général.
Fire and Forget, donc.

 Dr Who sera entre autre écrit par Moore et Gibbons

Dr Who sera entre autre écrit par Moore et Gibbons© Marvel Comics

Fire…

On a cité son nom plus d’une fois, et l’ami Bruce a rédigé un article sur lui, mais parlons tout de même rapidement du cyborg Rom (Read-Only Memory).

Rom the Spaceknight est un jouet de Parker Brothers, qui, pour faire vendre leur produit, choisirent Marvel afin de lui créer un background et des aventures. Commençant en décembre 79, la série dura jusqu’en 1986 sur 75 épisodes, et encore aujourd’hui, nombre de fans de la première heure espèrent en vain un retour du preux chevalier dans le Marvel Universe: hélas, comme souvent, les droits de Rom n’appartiennent plus aux potes de Stan Lee et si on a revu les Spaceknights dans plusieurs séries, le héros principal, supposé mort, n’apparaît pas. Restent des dizaines d’épisodes écrits par Bill Mantlo (encore lui) et illustrés par Sal Buscema, imprégnant les pages de batailles épiques, de hauts faits d’honneur et de sacrifices mais aussi de profonde horreur comme déjà dans Micronauts. Les Spectres Noirs ou l’horrible Hybrid n’ont pas fini d’envoyer des frissons parcourir l’échine des lecteurs d’autrefois…

Les aventures spatiales et horrifiques de Rom, dont certaines couvertures furent illustrées par le génial (enfin, à cette époque, du moins) Michael Golden

Les aventures spatiales et horrifiques de Rom, dont certaines couvertures furent illustrées par le génial (enfin, à cette époque, du moins) Michael Golden© Marvel Comics

Fire:
En 1982, sortent aux USA les jouets de la collection Crystar, the Crystal Warrior chez Remco. Quelques mois plus tard, en 1983, débute The Saga of Crystar qui durera 11 épisodes. Les jouets et le comic book furent créés en même temps, et Marvel en possédait les droits. Peu de gens se souviennent de cette série parue chez nous dans le périodique Spidey, se déroulant dans un monde héroïc-fantasy, où les jumeaux Crystar et Moltar, changés en créatures de cristal et de lave respectivement, s’entre-déchirèrent pour le devenir de Crystallium, leur planète, sous le regard de Ordre et Chaos.
Comme ce fut le cas pour les Micronautes et Rom, les personnages croiseront le tout-venant de la Marvel, comme le Dr Strange, Diablo des X-men ou certains membres de la Division Alpha.

Rajoutons ce « petit » détail: le groupe Danzig utilisera le crâne de démon sur la cover du 8eme épisode et de la typographie du comic book pour remanier son image sur ses albums. L’an dernier, je parlais de ces échanges rapprochant le rock, le rock progressif et le hard-rock des comics, nous y voilà encore… Même si Michael Golden, qui dessina le dit crâne, n’a sûrement pas vu l’ombre d’un billet vert pour cette utilisation « un poil » frauduleuse.

En haut à gauche, la couverture de Saga of Crystar #8, par Michael Golden, avec le crâne de démon qui servit au groupe Danzig. En bas, les jouets de Remco

En haut à gauche, la couverture de Saga of Crystar #8, par Michael Golden, avec le crâne de démon qui servit au groupe Danzig. En bas, les jouets de Remco© Marvel Comics

Restons dans le monde du jouet pour faire un tour d’horizon de licences parfois bien connues en Europe, et qui engendrèrent des pages et des pages de BD outre-Atlantique.
De GI Joe en passant par Transformers (qui dura bien plus que la « mini-série en 4 parties » originellement prévue) il est probable que vous connaissiez certains des personnages de ces bouquins.
Je passerai rapidement sur GI Joe, que je n’ai jamais lu et qui ne m’a jamais intéressé en disant qu’elle reste pourtant une série d’une très grande longévité: 155 épisodes, des séries parallèles… le comic book de Marvel n’est pas l’unique adaptation en BD de ces joyeux soldats qui sont de « Vrais Héros Américains », vu que la Distinguée Concurrence (DC), Dark Horse ou encore Devil’s Due Publishing, pour ne citer qu’eux, se sont essayés à la publications relative à cette collection. C’est néanmoins la version Marvel que le fan gardera en mémoire.

Transformers aussi sera publié par d’autres éditeurs. Et là encore, Marvel s’en tire avec les lauriers. Le comic book débute en 1984, et comme dit plus haut, ne devait être qu’une mini-série de 4 épisodes.
Arrivant ensemble sur Terre, les Autobots (les gentils) et les Decepticons (les, euh, méchants, par opposition) sont recréés par leur vaisseau « l’Arche » pour ressembler/se transformer en des véhicules terriens.
Alors que les Decepticons (des avions et hélicos, plus rompus au combat) ne cherchent qu’à ravir énergie et pouvoir, les Autobots (voitures et camions) se lient d’amitié avec les humains, et surtout avec le jeune Witwicky, campé par Shia -Nononononononono- LaBeouf au cinéma en 2007.
Le dernier épisode montrera un « #80 in a 4 issue limited series » en sous-titre, pour souligner la longévité inattendue de la série, qui mobilisera une pléthore de fans et sera desservie par un dessin à la qualité souvent… inégale. Là-aussi, des spin-offs des personnages favoris verront le jour et certains croiseront le chemin des… GIJoes.

Aux couleurs de la liberté et de la justice dans le monde entier, surtout lorsque du pétrole est en jeu, GIJoes et Transformers.

Aux couleurs de la liberté et de la justice dans le monde entier, surtout lorsque du pétrole est en jeu, GIJoes et Transformers© Marvel Comics

…And forget.

En 1984, une nouvelle branche de Marvel s’adressant à un jeune public voit le jour: Star Comics.
Adaptations de séries tv ou dérivés de jouets et de films, cette collection dura jusqu’en 1988 bien que certains titres continuèrent sous le label général de Marvel.

On y trouve des titres plus ou moins (emphase sur le « plus ») oubliables. Des Thundercats aux Silverhawks, Star Comics publia les aventures de personnages de la licence Star Wars (Droids , Ewoks) ainsi que les Maître de L’Univers, bons potes de Bruce, ou même les Muppets.
Les Transformers et autres restèrent sous la bannière Marvel, leurs histoires un peu plus tournées vers les ados… Sans parler de Rom ou Micronauts, résolument trop sombres. Marvel continua la création de titres qui parfois nous arrivèrent, tel le héros écolo, Nicolas Hulot  Captain Planet.

Forget…
On peut aussi citer Peter Porker, the Spectacular Spider-Ham, inspiré bien sûr de l’Homme Araignée, qui se retrouva récemment mêlé à la continuité bordélique de Marvel: Dans Marvel Zombies, il se fait mordre par Colonel America, puis il apparaît guéri dans le crossover Spiderverse, écrit par Dan Slott, et y survit (ce qui n’est malheureusement pas le cas de nombre de Spidermen venus de réalités bien plus intéressantes)…

Une fatigue sans nom me prend à l'idée de faire une liste exhaustive des nombreux titres de Star Comics... A la place, je vous laisse admirer Musclor, qui copia notre Mireille Matthieu nationale dans sa coupe de cheveux unique

Une fatigue sans nom me prend à l’idée de faire une liste exhaustive des nombreux titres de Star Comics… A la place, je vous laisse admirer Musclor, qui copia notre Mireille Matthieu nationale dans sa coupe de cheveux unique© Marvel Comics

Finalement, on le croise dans Secret Wars version années 2010, avec d’autres itérations du tisseur, tels Spider UK et Spider Gwen (au secours !) pour ensuite appartenir aux Web Warriors.
Il est plus que probable que le Spider-Pig de Homer Simpson soit un clin d’oeil au perso’

Je disais au début de l’article qu’en terme d’adaptation de licences, on en a jamais vu autant qu’en ces jours bénis où Dallas et Dynastie vendaient le capitalisme comme la plus belle invention de ce bipède prétentieux qu’est l’Homme, depuis le rock n’ roll.
Tyco, à la tête d’un petit empire de modèles réduits de circuits, de voitures et de camions , engagea Marvel pour aider aux ventes de ses produits.
Bien sûr, les têtes pensantes de Marvel froncèrent un sourcil, et se concertant, se dirent « allez, banco » (de vrais capricornes…) et la série dura 12 numéros.
Les parents du jeune Ulysses Solomon (US) Archer sont assassinés sur la route et , devenu un routier dans son propre truck, U.S réchappe de peu au même sort des mains du Highwayman. Pour le sauver, on cybernetise U.S. (comme c’était souvent le cas en ces jours où les routiers, étaient importants à guérir au pays de Reagan) lui donnant ainsi les capacités de parler avec son camion (…) et de contrôler les nombreuses armes dont ce dernier se voit doté. Milgrom au scenar’ et Trimpe aux dessins.

US 1 reviendra dans les pages de She Hulk par Byrne, le Highwayman dans celles de Ghost Rider, plus récemment

US 1 reviendra dans les pages de She Hulk par Byrne, le Highwayman dans celles de Ghost Rider, plus récemment© Marvel Comics

Avant d’être un long métrage, l’Agence Tous Risques/ A-Team fut une série de 98 épisodes TV qui eut son petit succès …
Bon, d’accord, son gros succès dans cette décennie pleine de rêves, mais aussi de drogues et de cynisme qu’étaient les 80s. Et Marvel adapta en 3 comic books ces personnages hauts en couleurs dans ses pages. Je vous laisse vous délecter des covers des 3 numéros.

Comme certaines de ces publications (Transformers chez feu-Sagéditions, Thundercats je ne sais où, Life of Pope John Paul II chez Artima/Arédit, et sans doute d’autres que j’ai eu le bon goût de zapper totalement) A-Team se retrouva dans nos kiosques à journaux, traduit et édité par Lug (Diantre, est-ce que ça existe encore beaucoup, les kiosques à journaux, hors Paris? Ça me manque)… Difficile de dire si d’autres revues auraient eu plus justement leurs places chez nous, ou pas.
Après tout, les comics de Chuck Norris chez le même éditeur ne sont-ils pas encore plus improbables? Je suis sûr que la lecture de ces histoire pourrait nous livrer enfin le talon d’Achille de ce redresseur de torts.

A Team: je ne peux décemment pas expliquer l'existence de ce comic book

A Team: je ne peux décemment pas expliquer l’existence de ce comic book© Marvel Comics

Pour terminer, vous connaissez Robotix?
Non, hein?!
Hahahahahaha!
Eh ben moi non plus.
Mais je voulais laisser mon côté complétiste s’y mettre, en citant ce titre tout scintillant en cette fin d’article. Si vous aimez les Transformers, et dans une moindre mesure les Gobots, alors cette série est certainement faite pour…
Non, je ne peux pas écrire ça.
Franchement, vous faites ce que vous voulez, mais il ne sera pas écrit sur ma pierre tombale que c’est de ma faute.

Pour terminer (Fear, humans, ’cause I’ll be back soon!) bien des films furent, tels Dark Crystal, Indiana Jones ou Battlestar Galactica, alors une copie de Star Wars, convertis en comics à succès variable. Ils relataient l’histoire projetée en salles mais aussi des aventures inédites, crées pour le medium du comic book.

Robotix! Avec, euh, des robots! Qui se transforment! Et pleins d'autres idées ingénieuses! (Sûrement)

Robotix! Avec, euh, des robots! Qui se transforment! Et pleins d’autres idées ingénieuses! (Sûrement)© Marvel Comics

Mais cette décennie ne s’est pas seulement satisfaite d’engranger l’argent et les heures de lecture des enfants et des fans de ciné.
D’abord par le biais du magazine Epic Illustrated puis par la branche entière du même nom, Marvel s’attaque à sa version de Métal Hurlant, avec des thèmes et histoires souvent adultes, aux graphisme pour la plupart soignés et aux scenarios visitant les genres déjà abordés de SF et héroïc-fantasy, plongeant des personnages de la continuité Marvel dans des récits plus matures, et permettant aux auteurs de garder main-mise sur leurs créations.

C’est ce que l’on aborde dans la troisième et dernière partie de ce voyage à travers les incongruités et autres pépites bonnes ou oubliables de la Marvel…

 Epic Illustrated et autres, dont je parlerai bientôt. Dès que j'ai le temps, quoi.

Epic Illustrated et autres, dont je parlerai bientôt. Dès que j’ai le temps, quoi.© Marvel Comics

(A suivre dans la troisième et dernière partie)

——

Rom mais aussi Dr Who, L’agence tout risque ou les Transformers mais aussi les aventures de Jean-Paul II (?) et de Mère Térésa (?!) : Marvel a édité tout cela au petit bonheur la chance dans les années 80. Stéphane Maillard Peretti tire le bon grain de l’ivraie dans ce nouvel encyclopegeek made in Bruce Lit.

La BO du jour : euh…Kiss, vraiment ? 

32 comments

  • nicolas  

    Oh la la, j’avais compêtement oublié ces series! Lug nous avait sorti A Team a l’époque de Strange et aussi Star Wars mais c’était tout.

  • JP Nguyen  

    Dans tout ce qui a été cité, je me souviens avoir lu Transformers et Cosmocats, rendu accro par la télé. C’était très bof.
    Robotix m’évoque vaguement une pub de jouet n’ayant pas déchaîné mon enthousiasme.
    En fait, on pleure (ou pas) sur l’omniprésence de Deadpool de nos jours mais bien avant lui, Marvel n’avait aucun scrupule à balancer des trucs bidons sur le marché .

    • Leo mais aussi Stéphane  

      Ouais, euh… c’était pas mono-thématique, au moins… :)

  • Tornado  

    Merci pour ce voyage dans le temps (et parfois) l’espace, c’était très rigolo !
    L’ensemble n’a pas l’air transcendant. Je continue d’aimer la série Tarzan par Thomas & Buscema qui, si elle ne révolutionnait pas le genre, avait au contraire le mérite de développer des aventures connotées dans un esprit pulp comme dans les serials des 30′s.
    La série sur J.Paul II est hallucinante sur le principe (sacré super-héros avec des superpouvoirs sacrés !). Ça me rappelle les figurines du pape et de Jésus Christ que j’avais vu dans les studios Universal à Los Angeles !

    N’empêche, si j’étais un peu méchant, je dirais que les grandes séries ongoing de Marvel, c’est pas forcément meilleur sur la durée que tous ces trucs de marketing. Pour avoir relu, par exemple, toute la série Amazing Spiderman sur toute la décennie 70, je serais tenté de dire, puisque 8 épisodes sur 10 ou 9 sagas sur 10 en moyenne sont à jeter à la poubelle, que c’est tout l’ensemble qui est du même niveau. Mais ça, c’est si j’étais un peu méchant… :D

    • Nicolas  

      Mais pourquoi Tornado est-il si méchant ?

      Parcequeeeeeuuu !!! Ha ha ha !

      Plus sérieusement, beacoup de choses de cette periode sont à jeter, mais il y avait du sacrement bon matériel de lecture, comparé aux années 90 : Les Daredevil de Miller, Cloack & Dagger de Mantlo, la D.A de Bynr,e les X-Men de Claremont (dans ses bons jours), Power Pack à ses débuts, etc..

      • Tornado  

        Le Daredevil de Miller est toujours présent sur mes étagères (contrairement aux intégrales Spiderman et X-men que j’ai refourguées), et je pense qu’il y restera toujours ! :)
        Je crois que j’aimerais assez me relire le GN « Les X-men & les Micronautes », qui m’avait fait grande impression quand j’étais gamin, tout en ayant un peu peur que ça me tombe des mains. Je garde l’idée dans un coin, en tout cas…

        • Eddy Vanleffe  

          Ca risque de te décevoir sur la forme mais ça contient l’un des trucs les plus chtarbés (Bill Mantlo le gars complètement siphonné) que j’ai lu et je veux remettre la main dessus…

          • Matt  

            Mantlo n’était pas un très bon dialoguiste selon moi mais il avait des idées sympas en général. J’aime bien son Cloack et Dagger qui ont fait leur apparition dans son run sur Spidey, ses épisodes de Marvel team-up avec le procès du spectre qui tourne autour de la famille de Jean Dewolff.
            J’ai appris récemment que le bonhomme ne peut plus écrire depuis les années 90 où il a été heurté par une voiture qui l’a laissé en sale état avec de lourds dommages au cerveau.

          • Matt  

            ça m’intéresserait de lire son ROm mais est-ce que ce sera réédité un jour ce truc ?

          • Bruce lit  

            Pour des questions de droits, rien n’est moins sûr…

          • PierreN  

            Puisque les droits pour la publication de Master of Kung-Fu ont fini par être débloqués, on peut espérer qu’il en soit un jour de même pour les séries de Mantlo (ROM & Micronauts).
            Mais pour ça il faudrait un accord entre Marvel et IDW (les détenteurs actuels du personnage).

          • Matt  

            IDW pourrait au moins rééditer en VO le run de Mantlo. Bizarre que ce ne soit pas fait.

          • Matt  

            A moins qu’ils soient aussi bloqués par la présence de persos de Marvel dedans.
            C’est pas une situation de merde ça ? Marvel (et Panini par extension pour la VF) ne peut plus rééditer par exemple le marvel team-up avec Red Sonja et Spider-man. L’épisode a été volontairement omis dans les intégrales. Mais Dynamite qui possède le perso de Red Sonja ne peut pas non plus rééditer un marvel team-up avec Spidey, non ?
            C’est une situation complètement conne quand même. Personne ne peut toucher à ces anciens épisodes…

  • Matt  

    Eh ben je ne savais pas que tout cela existait. C’était intéressant.
    Je découvre que le trucker de l’enfer avec son camion qui bouffe les gens dans le Ghost Rider de Jason Aaron était ce personnage du Highwayman qui existait déjà.

  • PierreN  

    Après le héros routier, dans le genre personnage improbable de Marvel, il y aussi un super-héros joueur de football américain (mais je ne retrouve plus son nom).
    Golden avait aussi dessiné les premiers numéros de la série The Nam durant cette période.
    Un détour du côté du New Universe de Shooter est-il prévu pour le troisième article ?

    • Leo mais aussi Stéphane  

      Salut Pierre.
      New Universe, Shadowline, The Nam, Epic Comics et autres Marvel Fanfare et autres seront présents (normalement) dans la suite.
      Quand j’aurai la forme.

  • Bruce lit  

    Outre le plaisir de te lire, j’ai appris beaucoup de choses dans cet article qui me conforte pour aller dans le sens de Tornado que, non, autant nostalgiques fussions-nous, Marvel, ce n’était pas forcément mieux avant ! Quel éditeur « incroyable » (au sens Jacques Martin du terme) : passer de récits de Kiss à Mère Térésa…La polyvalence de la maison des idées n’aura eu d’égal que son sens de l’opportunisme !
    Ceci dit, j’ai toujours vu le Christ comme un super-héros moi étant gosse. Sans oublier Moïse qui commande à la mer, ou Samson et sa force surhumnaine. C’est encore pour sa qualité littéraire et ses histoires dramatiques que je prends toujours autant de plaisir à lire La Bible. La passion du Christ, la trahison de Judas, le Golghota, tout ça c’est la matrice de toute la culture romanesque à venir. Et c’est beau. Souvent poignant comme le passage où Pierre renie son maître par peur de mourir.
    Euh…
    Je m’égare.

    Ton article m’apprend également que Dazzler apparaît pour la première fois chez les Xmen. Je la lisais souvent dans Titans à l’époque où elle affrontait souvent Rogue dans sa version boudin. J’étais convaincu jusqu’à présent que l’apparition d’Alison Blaire dans la saga du Phénix Noir étant à titre de Guest-Star. Je me coucherais moins idiot ce soir.

    Je sais enfin d’où vient Spider-Ham : joie et bonheur.

    Je déteste Kiss. Mais j’ai lu le comics de Cooper par curiosité et c’est….vraiment….pas terrible (un non fan dirait : NUL).

    Je ne savais pas non plus que l’on retrouve les papas de Watchmen chez Dr Who. Une série que je n’ai jamais vu ni lue. Honte à moi. Qui voudrait écrire là dessus ?

    On attend l’article 3 impatiemment !

  • Eddy Vanleffe  

    bientôt un Event avec John Paul two vs Kiss in a space truck!

    un truc que je concède avec bonheur, ce sont toutes idées foutraques, parfois récupérées n’importe où n’importe comment… (l’exemple le plus flagrant étant Rocket Raccoon et Groot) dans une sorte d’univers bariolé tenant d’avantage du coffre à jouet malencontreusement laissé ouvert au grenier que d’un truc élaboré à la Dune…
    dans une telle débauche d’énergie parfois scintillaient de petits « floppies » hallucinant preuve de l’extrême vivacité de cette école de BD…

    Que reste-il de nos amours…?

  • CharlO  

    Que de souvenirs…merci…je me souviens de certaines de ces couvertures dans un coin du Kiosque…

    Par contre, dans les années 80, j’ai l’impression de me souvenir d’une publicité dans les comics US importés avec un éclair (violet je crois ???) sur une grande page noire avec l’accroche « expect the unexpected », « marvel new universe »…Mais je ne l’associe à rien dans mes souvenirs francophones…Une des séries dont tu parles se raccroche-t-elle à ce…ben je ne sais pas quoi en réalité…

    • Eddy Vanleffe  

      Le New Universe a été zappé par Lug je crois….

      • Nicolas  

        J’ai écris a Lug un jour pour leur demander si ils comptaient publier du New Universe. Claude Vistel m’a très gentiment répondu que seule deux series leurs semblaient intéressantes mais insuffisantes pour une publication, les autres series étant par trop mauvaises.

        • Eddy Vanleffe  

          Ça a vraiment été le carnage éditorial ce truc…

          Shooter a sur rectifier le tir et former Valiant plus tard avec pas mal de beau linge à l’époque (Bob Layton, Barry winsor Smith…)

    • Leo mais aussi Stéphane  

      Ouaip, c’est le New Universe. Satrbrand, Nightmask, Psi force, etc etc…
      On en parle dans la suite de l’article (un jour prochain :) )

  • Présence  

    Total respect ! Alors que je pensais connaître l’existence de tous ces comics improbables (mais si je n’en ai lu aucun ou presque), j’en ai quand même découvert. Je n’avais jamais entendu parler de Thongor !!!

    De même, je crois que je n’avais jamais vu de photographie des jouets de la gamme Crystar.

    Je confirme aussi la réapparition de ces personnages quand Marvel peut résoudre les problématiques de droit. Crystar a fait une brève apparition dans une des miniséries parues à l’occasion de Secret Wars, celle se déroulant sur Weirdworld. Par contre Mère Thérésa n’a pas été réintégrée au Marvel Universe. :)

    Je ne sais pas si c’est grave, même si ça en dit long sur mon taux de contamination : je serais assez curieux de pouvoir lire les épisodes de US1.

  • OmacSpyder  

    Un article où l’on va de découverte en découverte! Marvel a décidément saisi toutes les occasions possibles! On retrouve là le côté industrie du comics^^

    Mais dans cet inventaire à la Prévert ou digne de « La complainte du progrès » pour conquérir le lecteur, on trouve des petites pépites de nostalgie comme Crystar! Ces épisodes dans Spidey étaient assez singuliers par rapport au reste du sommaire : on retrouvait ces héros de fantasy, hommes de cristal et hommes de lave, vivre des aventures romanesques où certains traversaient des mutilations de leurs corps pour sauver le royaume. C’était assez prenant à l’époque!
    Je découvre la gamme de figurines mais j’aimerais bien les retrouver dans la série Secret Wars… Ça n’a pas été publié en vf j’imagine…
    Et Rom bien entendu qui mérite un article à lui tout seul. Les années 80 inventaient sans le savoir le tri sélectif^^

    • Leo mais aussi Stéphane  

      Crystar, Micronauts, Rom, c’était tout de même du bon.
      Parfois du très bon, à certains moments de ces sagas (plutôt pour Rom et Micronauts, vu que Crystar, c’est resté très court… ^^)
      ALors oui, Marvel faisait feu de tout bois. Et de nos jour son trouve ça assez rigolo. Mais il ne faudrait pas mettre de côté le fait que ce n’est que la première partie de l’article, et que dans les années 80, les amateurs de comics et les « marvel zombies » (les fans de Marvel) de la première heure trouvaient toujours leur bonheur dans les séries , les nouvelles et opportunistes, les relances, les graphic novels et la continuation des anciennes qui parfois re-spawnaient en devenant même meilleures que leurs aînées.
      Je ne vois pas ça chez Marvel de l’ère 2010. Les années 2010 n’ont pas amené de nouveautés telles que les Nouveaux Mutants, Cloak and Dagger ou Alpha Flight.
      Shang Chi, Iron Fist et She Hulk ou Squirrel Girl, Moon Girl et Monsters unleashed, mon choix est vite fait…
      Mais c’est encore un autre débat, et il vaut mieux attendre la fin de cette série d’article, peut-être

      • Matt  

        Pour moi le principal problème de nos jours c’est les events systématiques qui réécrivent l’univers tous les ans. Les personnages qui sont dans toutes les séries et donc la nécessité de tout suivre pour s’y retrouver. Les persos qui n’ont plus d’identité, qui passent de gros cons à des gens sympas en fonction des auteurs. Tout cela rend l’accessibilité des trucs assez ardue et tout est fait pour qu’on suive toutes les séries au risque d’être paumé. Ce n’était pas comme ça avant. Même si au niveau des idées de séries il y avait des conneries à toutes les époques, c’était davantage « auto-contenu » avant. Donc si on n’aimait pas une série, on la sautait. De nos jours si on n’aime pas les events et qu’on veut les sauter, on est largué sur ce qui s’est passé, les persos ont changé de série, etc.

  • Vindicator  

    C’est à celui sur son site qui aura la plus grosse…
    culture lol !
    Je prends une option sur une réédition Jean paul II

  • Nico  

    Excellent article Stéphane.
    A part quelques lectures de la période lug, je n avais pas conscience de la diversité mercantile de Marvel à l époque. Pour ma part, j adorais ROM… Mais, j avoue, si je tombe sur un Chuck Norris, je l achèterais certainement :) Il faut faire une pétition à Panini!!!

  • Jyrille  

    Je n’avais aucune idée de la richesse de la production des années 80 en terme de comics. C’est assez effarant, et comme toute production qui a un certain succès, c’est pourtant logique et totalement dans le modèle économique capitaliste flamboyant de ces années Reagan. Merci beaucoup Léo pour m’apprendre qu’il y a eu des comics sur le Pape, A-Team et Dr Who !

    Tu dis qu’il faut en oublier certaines, mais elles font désormais partie d’un patrimoine, et parlent malgré tout du médium, comme dit dans l’épisode de Chroma que Mattie nous a déjà rappelé par deux fois ici. Même si la qualité n’est pas au rendez-vous, je suis certain que ma curiosité naturelle et mon coeur de collectionneur pourrait me pousser à garder certaines de ces productions. Je crois encore avoir un crossover Maître de l’univers-Superman quelque part mais je ne le retrouve plus. Et je sais qu’il est mauvais, mais bon, il y a aussi une certaine nostalgie qui joue. Et retrouver son âme d’enfant face à une histoire avec Kiss, l’émerveillement de voir des mondes différents converger.

    La BO : je n’ai jamais écouté Kiss mais c’est un tube, j’adore ce titre. En ce moment, je regarde entre autres That 70′s show, je ne résiste pas à vous mettre une pub de l’époque (que je viens de découvrir) pour lancer une nouvelle saison de la série : https://www.youtube.com/watch?v=oUmNHkLkDVE

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