Fire Don’t Walk With Me (Bullshit Detector : la saga du Phénix Noir)

X-men : La Saga du Phénix Noir, par Chris Claremont, John Byrne & Terry Austin

C'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule !

C’est un roc ! … c’est un pic… c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … c’est une péninsule !

Par : TORNADO

VO : Marvel

VF : Lug, Semic, Panini 

Cet article portera sur l’arc narratif de la série Uncanny X-men généralement surnommé La Saga du Phénix Noir.

Il portera tout spécialement sur la publication de cet arc dans La Collection de Référence parue chez Hachette en 2015, qui regroupe les épisodes Uncanny X-men #129 à 137, publiés initialement entre janvier et septembre 1979. Tous ces épisodes ont été coécrits par Chris Claremont & John Byrne, dessinés par John Byrne et encrés par Terry Austin.

La compilation ayant été réalisée à partir du matériel publié précédemment dans l’Intégrale X-men de l’année 1979 par Panini Comics, la traduction est toujours l’œuvre de l’inénarrable Geneviève Coulomb…

Un festival de bulles de pensées risibles d’une profondeur rare vient alourdir enrichir les images...

Un festival de bulles de pensées risibles d’une profondeur rare vient alourdir enrichir les images…

Et voilà que je viens ici critiquer La Saga du Phénix Noir. LE truc incritiquable. LE trésor sacré des fans de comics de super-héros, défendu becs et ongles à la vie à la mort par des hordes de fanatiques amourachés, pour lesquels la saga en question représente le sommet du top des tops de la création en la matière. L’apogée du duo Byrne/Claremont, autant que celle de la série, et autant que celle de l’univers mutant tout entier.
Et voilà que je viens salir ce joyau céleste avec mes sales pattes et mes odieuses deux étoiles et demi, portant ainsi outrage à ce qui ne peut être contesté : Soit l’une des plus grandes histoires de super-héros jamais écrites, et par ailleurs l’un des événements-charnière ayant propulsé le medium dans la sphère adulte et lui ayant offert ses galons de valeur artistique proclamée.

A ma décharge, je pense qu’il faut que je commence par préciser que cette saga n’opère aucune sensation de nostalgie sur moi puisque je ne l’ai pas découverte dans la prime enfance. Je suis arrivé sur la série un peu après, et j’ai fait connaissance avec l’univers des X-men au début des années 80 par le biais des albums LUG de la collection Les Etranges X-men, principalement avec Dieu Crée, L’Homme Détruit, la Saga des Broods et le passage chez Belasco. Ce sont ces sagas qui me rendent aujourd’hui nostalgique de mes années Strange , pas le Phénix.

Des personnages décérébrés candides qui prennent le temps de réfléchir, même en pleine action…

Des personnages décérébrés candides qui prennent le temps de réfléchir, même en pleine action…

J’ai lu cette saga une première fois il y a quatre ans, et je me souviens que j’avais été déçu (un truc du style « Alors c’est ça la grande saga du siècle !!! Mais c’est pourri pas terrible en fait !!!« ). Je l’ai donc relue à l’occasion de cet article, histoire d’être sûr de mon coup car en vérité je ne me souvenais pas de grand-chose quatre ans après. L’essentiel s’était évaporé en même temps que les habitants de la planète du système D’Bari (la planète annihilée par le Phénix noir)…

Puisque le dernier article sur un comic book old-school que j’ai écrit (Je Suis Docteur Strange ) avait quelque peu froissé la sensibilité de certains de mes confrères et néanmoins amis chroniqueurs, je vais tâcher aujourd’hui d’être beaucoup plus consensuel et surtout bienveillant. Je me suis effectivement aperçu que mes coups de gueules et mes attaques en matière de oldies blessaient les copains, alors qu’elles étaient avant tout adressées à des lecteurs (ceux qui confondent les vessies avec des lanternes, prétendent que tout se vaut et que les comics de l’âge d’argent ou de bronze valent bien tous les chefs d’œuvre de la littérature) qui, en définitive, ne venaient pas lire mes missives. J’ai donc compris que la chose était plutôt mal pensée et contre-productive.
Je vais donc faire mon possible pour être gentil…

Des combats lourdingues passionnants, dominés par des commentaires débiles de haut vol…

Des combats lourdingues passionnants, dominés par des commentaires débiles de haut vol…

L’histoire, tout le monde la connait mais allons-y quand même : Depuis son retour d’un voyage spatial qui a mal tourné, Jean Grey est devenue le Phénix, une entité surpuissante habitée d’un pouvoir sans cesse grandissant qui fait d’elle l’équivalent d’une déesse. Carrément.
Manipulée par le Cerveau, un supervilain membre du Club des Damnés, Jean pète les plombs et libère le Phénix Noir, le côté obscur de son entité. Elle renie les X-men, s’envole vers d’autres galaxies et, sur un coup de tête, dévore un soleil pour se ressourcer, créant ainsi la destruction d’une planète peuplée de milliards d’habitants extraterrestres.
De retour sur terre, elle combat ses amis mais le professeur Xavier parvient à contenir le Phénix Noir grâce à ses pouvoirs psy. Jean redevient elle-même mais l’Empire Shiar la recherche désormais afin de la détruire, jugeant qu’elle représente un danger intolérable pour notre univers. Les X-men combattent alors la garde Shiar et, pour mettre fin à ce conflit destructeur, Jean se sacrifie. C’est la fin du Phénix et la mort (provisoire) de Jean Grey, anciennement Marvel Girl.

Des personnages complètement neuneus cultivés, qui disséminent ça et là quelques références extrêmement pointues…

Des personnages complètement neuneus cultivés, qui disséminent ça et là quelques références extrêmement pointues…

Il faut bien évidemment imaginer l’effet qu’a pu produire cette histoire à l’époque de sa publication initiale. Les gamins qui lisaient la série et suivaient la lente montée en puissance du Dark Phoenix durent probablement être assez traumatisés par un récit d’une noirceur sans précédent.
Pour l’anecdote, il faut rendre à César ce qui appartient à César et surtout retirer au duo Claremont/Byrne la paternité de ce final shakespearien puisque la mort du Phénix n’est pas de leur fait. Comme le précise un extrait d’une interview de Chris Claremont publié dans la présente compilation, les deux compères voulaient que Jean Grey survive mais qu’elle perde ses pouvoirs, redevenant une simple humaine à la fin de la saga. Et c’est bel et bien les pontes de la Marvel qui, estimant que la rédemption n’était pas possible (pouvait-on accepter qu’un personnage qui cause la mort de six milliards d’êtres vivants puisse s’en sortir aussi facilement ?), décidèrent de faire mourir la belle. Ce faisant, les éditeurs motivèrent un final choc qui allait secouer, durablement, la galaxie des lecteurs de comics super-héroïques.

Les jeunes lecteurs de l’époque n’étaient pas préparés à une telle noirceur. Certes, il y avait eu la mort de Gwen Stacy en 1973, mais là, voir une de leurs héroïnes basculer vers le côté obscur et hurlant son désir de mourir sous les yeux de ses amis et frères d’armes, c’était totalement autre chose.

Une héroïne déguisée en sapin de noël iconique, bascule soudain du côté obscur…

Une héroïne déguisée en sapin de noël iconique, bascule soudain du côté obscur…

Tous les fans de l’univers mutant le savent : Les meilleures sagas de l’histoire éditoriale des X-men se sont construites sur la durée. Chris Claremont était le roi des intrigues composées patiemment sur la longueur, multipliant les fill-in et les sous-intrigues ; faisant exister ses personnages par en dessous et semant peu à peu les graines d’une lente évolution des caractères. Et sur le moment, ça fonctionnait tellement bien que les jeunes geeks de l’époque se sentaient en osmose avec cette famille imaginaire de héros tourmentés. Une sorte de « formule fabuleuse », avec des protagonistes dont les atermoiements correspondaient à ceux de leurs lecteurs, parce que le parcours difficile vers l’âge adulte de ces derniers pouvait trouver une sorte d’écho au milieu de ce groupe de mutants persécutés à cause de leurs différences.

Evidemment, La Saga du Phénix Noir s’inscrit parfaitement dans ce schéma, ce qui sous-entend qu’il ne faut pas en lire le seul dénouement pour l’apprécier pleinement, mais au contraire remonter sur une ou deux, voire trois saisons en arrière afin d’en saisir toute la densité émotionnelle.
La présente compilation ne constitue ainsi que la partie émergée de l’iceberg, et ne peut décemment pas prétendre à une lecture auto-contenue puisque les connaisseurs vous diront qu’il en manque tout le début, c’est-à-dire, au bas mot, une bonne trentaine d’épisodes…

 LA scène-clé de la Saga du Phénix : Hormis deux ou trois bulles de pensée infantiles surannées, un passage incontestablement réussi…

LA scène-clé de la Saga du Phénix : Hormis deux ou trois bulles de pensée infantiles surannées, un passage incontestablement réussi…

Bon. A présent, je m’aperçois que j’ai réussi à sortir tout plein de bonnes choses sur cette saga mais que je ne suis pas encore entré dans le vif du sujet. C’est-à-dire tous les éléments liés aux difficultés de lecture qui ont fait que j’ai assimilé la chose à une véritable torture mentale, m’obligeant à effectuer des pauses fréquentes, pour en venir finalement à bout après trois interminables semaines.

Je ne peux ainsi le cacher : En tournant les pages et en ayant systématiquement à l’esprit l’idée qu’il s’agissait là, pour beaucoup de gens, de l’Everest des comics super-héroïques, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que, tout simplement, pour que ce ramassis d’inepties cette histoire soit à ce point considérée comme un chef d’œuvre du genre, le reste du genre en question était tout simplement en dessous de tout. Et qu’ainsi, d’un point de vue complètement subjectif et personnel en m’excusant platement et humblement à plat-ventre la tête bien écrasée contre le sol sali d’immondices crasses, je me dise que, décidément et définitivement, toute cette époque éditoriale comprise entre 1939 et 1981 n’était constituée, en matière de comics de super-héros, que de grosses bouses infantiles récits candides réservés à des attardés mentaux lecteurs friands de récits purs et innocents, qui sont demeurés au stade larvaire savent lire entre les vignettes afin de préserver la flamme de l’enfance et de l’ingénuité. Et que tout le monde aille se faire foutre je ne sois tout simplement pas réceptif à ce type de narration moisie simple et universelle…

Pour moi LE vrai climax de la saga. Et là pour le coup je suis bien obligé d’avouer qu’il s’agit d’une planche superbe !

Pour moi LE vrai climax de la saga. Et là pour le coup je suis bien obligé d’avouer qu’il s’agit d’une planche superbe !

Le problème est toujours le même : A partir de 1981, Frank Miller commence à scénariser la série Daredevil  et Alan Moore récupère le déjà désuet Miracleman . Cinq ans avant Watchmen et The Dark Knight Returns , les deux auteurs vont asséner un vilain uppercut à l’industrie consacrée et ringardiser de manière définitive donner un petit coup de vieux à trois décennies d’histoires super-héroïques en deux temps, trois mouvements quelques années.

Je me souviens que, dès le lycée, j’avais lâché mes Strange et mes Titans pour d’autres horizons et, qu’en ce temps là, je lisais Les Fous d’Arkham, Miracleman et Orchidée Noire. J’étudiais les arts appliqués (dans feu la filière technologique F12) et je rêvais encore de devenir dessinateur de BD. Des auteurs comme Grant Morrison, Neil Gaiman, Dave McKean et Alan Moore représentaient pour moi le modèle ultime, le fantasme du génie au pays du IX° art. Et j’admirais leur science de la narration, du découpage et du dialogue ciselé. C’était au tournant des années 80 et des années 90.

Le fait est que je me suis familiarisé avec ce type de narration en plein cœur du Dark Âge et, manifestement, je ne m’en suis jamais remis. Et pour moi il est, apparemment, très difficile de prendre les comics old-school et leur narration moyenâgeuse surannée pour ce qu’ils sont. C’est-à-dire des débilités infantiles histoires d’une autre époque où les codes de communication étaient différents.

Des personnages qui se comportent comme des acteurs de soap-opera au rabais qui dévoilent toutes leurs angoisses…

Des personnages qui se comportent comme des acteurs de soap-opera au rabais qui dévoilent toutes leurs angoisses…

Ainsi, suivre cette série d’épisodes de La Saga du Phénix Noir, avec ces personnages qui surjouent lamentablement s’expriment avec une telle insistance par le biais des bulles de pensées, qui commentent bêtement décrivent l’action à haute voix pour les besoins de la narration, s’avère d’une lourdeur pachidermique vraiment difficile. Voir cette bande de demeurés ces héros se battre toutes les deux secondes aussi souvent contre des ennemis grotesques dotés d’un QI équivalent à un enfant de six ans leurs ennemis, en mélangeant action et dialogues comme un tout narratif absolument insupportable cohérent et fédérateur, demeure apparemment une purge un obstacle que je ne parviens pas à franchir.

Au final, reconnaissons tout de même qu’il s’agit là d’une époque où les comics de super-héros étaient écrits avec les pieds souffraient d’une narration plutôt verbeuse. Les personnages étaient débiles, c’est moi qu’ai raison et tout le monde à tort s’exprimaient peut-être, si je puis me permettre, avec un poil trop d’emphase.
Quant aux répercussions psychologiques sensées retomber sur les protagonistes, avouons là aussi que les auteurs traitent quand même le sujet comme des blaireaux en restant un peu en surface. Par exemple, il m’apparait clairement puéril un peu léger que Jean Grey ne se sente pas davantage bouleversée par la mort des six milliards d’êtres vivants assassinés par le Phénix, et qu’elle se préoccupe davantage de la peine qu’elle a fait subir à ses compagnons. Les deux dernières planches, où l’héroïne meurt, sont ainsi traitées par-dessus la jambe un peu précipitées, sans que l’on comprenne d’ailleurs bien la raison de cette mort (P’tain ! c’est pourri en fait !).

 Le grand combat final dans l’espace, ridicule bagarre de bac à sable pour ado attardé véritable catharsis pour les héros et leurs lecteurs…

Le grand combat final dans l’espace, ridicule bagarre de bac à sable pour ado attardé véritable catharsis pour les héros et leurs lecteurs…

Le casting d’auteurs prête néanmoins à fuir à rêver : Associer Claremont, Byrne et Austin équivalait à l’époque à réunir une véritable bande de bras cassés dreamteam indépassable en termes d’auteurs de comics. Et si leur travail sur cette saga mérite le bonnet d’âne les louanges que l’on sait, il ne faut pas oublier qu’ils continueront à écrire d’autres sagas bien lourdingues histoires cultes au sein de la série, comme par exemple Days Of Future Past .
Pour ma part, je fais quand même le distinguo entre Claremont et Byrne car, si le premier à écrit certains comics de l’époque parmi mes préférés (Dieu Crée L’Homme Détruit, X-men Vignettes), le second incarne à mon sens l’essence du comic book débile et infantile je n’ai jamais accroché avec le style et les histoires de John Byrne. Je trouve par contre les dessins du bonhomme très élégants et j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour l’encrage raffiné de Terry Austin.

Quant au fait que les comics de super-héros soient à ce moment-là entrés dans la sphère adulte, je pensequ’il faut arrêter de fumer la moquette que ça reste une idée à débattre, tant la chose a basculé au rang des vieilleries obsolètes noblement mais indiscutablement vieilli, n’en déplaise aux gros relous de mauvaise foi fans énamourés de la période consacrée, respectable s’il en est. Eu égard aux limites imposées par le Comics Code Authority, les comics de super-héros étaient alors tous plus infantiles les uns que les autres et tous écrits par des blaireaux dont on ne voulait même pas dans les pages d’un reader digest bridés par un cadre qui empêchait les auteurs de s’exprimer librement et qui ne leur permettait pas de s’adresser vraiment à des adultes.

Ainsi se termine cet article que j’espère aussi critique que respectueux, et si ça ne vous plait pas j’en ai rien à foutre qui met un terme à toutes les diatribes que j’aurais pu émettre à l’encontre de ces comics pour enfants de six ans old-school.
Je ne dis pas que je n’écrirais plus jamais rien sur le sujet, mais en tout cas je n’écrirai plus d’articles à charge, préférant à présent me consacrer aux choses que j’aime et non à toutes ces bouses puériles à cause desquelles lire des comics équivaut aujourd’hui à passer aux yeux des communs pour un ado boutonneux attardé aux choses que je n’aime pas. Au moins, j’arrêterai de m’infliger ces lectures à la con des lectures qui ne correspondent plus à ma sensibilité…

J’espère sincèrement que ces lignes m’auront réconcilié avec mes copains du blog, pour qui, malgré les divergences d’opinion, je ressens une réelle et véritable amitié, doublée d’une affection qui me fait me sentir de la « famille », en dépit de ce désamour pour les comics de super-héros old-school…

La mort ridiculement théâtrale émouvante du Phénix. Tout ça pour ça ??? En seulement deux planches, le monde des comics ne sera plus jamais comme avant…

La mort ridiculement théâtrale émouvante du Phénix. Tout ça pour ça ??? En seulement deux planches, le monde des comics ne sera plus jamais comme avant…

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La Bo du jour : il est fou, complètement fou Tornado ! Se croit-il invincible ou a t(il des tendances suicidaires ?

91 comments

  • Tornado  

    Merci à tous pour cette deuxième vague de retours (même si Mister Raf parvient à être encore plus ambigu et opaque dans ce qu’il écrit que ce qu’il dénonce ! :) ).

    Je savais que les fans de comics n’étaient pas très souples en règle générale à propos de leurs comics, mais j’étais encore en dessous de la réalité.
    @Stéphane et Nicolas et même Omac et les autres : Encore une fois ne le prenez pas mal. Je ne sais plus comment expliquer que l’article est à prendre au second degré et que, pas un instant je ne pense que les fans de cette saga sont des attardés mentaux !

    Les commentaires sur Facebook ne m’intéressent pas. Les gens sont à cran sur ces réseaux sociaux et, là encore, réussissent la gageure d’être encore plus fermés, méprisants, aveugles, arrogants et insultants que ce qu’ils dénoncent ! Trop fort.

    A tous ceux qui ont mal pris mon article : Je trouve cette saga très mauvaise (dans la forme narrative). Je trouve ces auteurs très mauvais (dans la forme narrative). Et ma grille de lecture, pour reprendre le terme de Lone, a été la suivante :
    1) Putain mais c’est de la merde !
    2) Heu… non… je ne peux pas écrire ça quand même ! :D Et puis j’ai forcément tort. Comment le gens réussissent à aimer ça ? Parce que ci ? Parce que ça ? Comment faire pour faire passer mon ressenti ?
    Et voilà. Le résultat est là. Et contrairement aux accusations qui voudraient me faire passer pour un tiède malhonnête, mon article est le plus infiniment honnête possible puisqu’il montre les deux facettes de mon ressenti : Le premier, impulsif, littéral, pas bien évolué. Et le second, mesuré, consensuel, tolérant, mais également un peu malicieux…

    Je peux vous assurer que je suis dans la vie l’homme le plus gentil et le plus bienveillant qui soit.
    Mais j’aime bien aussi chambrer. Et c’est vrai que par écrit ça ne passe pas aussi bien que par l’oral. Mes amis qui me côtoient physiquement le savent : Je peux les traiter de tout et rire avec eux de tout (de leur âge, de leur orientation sexuelle, de leur couleur de peau, de leur origine, de leurs défauts) sans qu’ils en soient offusquer, parce qu’ils savent que c’est pour rire et que je n’en pense pas un mot.
    Alors… La Saga du Phénix… C’est un peu de la merde, non ?
    A + ;)

    • OmacSpyder  

      @Tornado : Puisque tu m’évoques : pas de souci pour moi. Je t’ai remercié pour ton article iconoclaste et t’ai traité de punk, donc d’un mot aimable dans la bouche. De mon côté, l’article passe bien. J’attendais même un Detector plus poussé et moins redondant quant aux reproches. J’ai même émis sur la page FB du blog d’en faire un plus en forme sur le fond en lançant des pistes. Dans mon commentaire j’ai même pointé tes légendes très gentilles au fond.
      Alors après bien sûr, ne nous mentons pas complètement : il y a dans chaque blague une pensée véritable qui s’énonce. Ne nous mentons pas. Et certains réceptifs à ce double – niveau de lecture, par intuition, peuvent être heurtés.
      Pour ma part, comme je l’ai écrit sur la page FB, je vis très bien mes moments d’attardement mental. Mais ça n’est pas forcément bien vécu par tout le monde.
      En bref, méchant ou gentil, ça n’est pas la question. Ni premier où second degré. La question est : comment chacun réagit avec cette part de vérité énoncée qui attaque le narcissisme?
      Il n’y a rien à ajouter. Et c’est la seule question qui se pose ici. Nier cela, c’est rester dans le marasme où vous continuez à vous débattre.
      Donc encore une fois : merci pour ce moment drôle comme un clown qui arrose le public.

      • Tornado  

        Merci pour le développement mais, vraiment, si une vérité doit sortir, c’est que je me sens plus proche de vous (amateurs de comics, même old-school) que du commun des mortels. C’était la conclusion de mon article.
        Dans mon boulot, les collègues trouvent que nous (lecteurs de comics) sommes un peu des gamins couillons. Alors tu penses un peu que j’ai vite choisi mon camp (le notre, les lecteurs de comics !).

        Tiens, dans le cadre de mon boulot, il y a une blague que je fais souvent : Quand je croise d’excellents élèves en dehors de mes cours, je leur dit toujours : « Tiens, v’là la racaille ! » Et souvent, ils le prennent mal et le prennent au 1° degré !!! :D. Evidemment, je pense l’inverse ! C’est exactement pareil quand j’écris « attardés mentaux » dans mon article ! C’est du 10° degré ! Là dessus, je persiste et signe ! Ce n’est pas ce que je pense !

        • OmacSpyder  

          Ton propos confirme ce que j’énonce. Tu cloisonnes ici dans l’autre sens en nommant commun des mortels les non lecteurs de comics, plaçant de fait cette fois-ci les lecteurs de comics au-dessus.

          Ça reste donc, fût-ce au millième degré, une représentation entre deux mondes, l’un au-dessous, l’autre en dessous. Ton article se faisait l’écho censuré de l’avis du « commun des mortels » , séparé de l’avis d’un lecteur de comics ouvert et compréhensif. Je pense qu’une part de toi n’est pas sûr de savoir de quel côté il vaut mieux se situer. Nous avons tous nos petits complexes. Encore une fois, l’humour voile nos petites failles en les grossissant pour mieux les occulter. Nier cela risque de les projeter sur autrui non par intention mais par maladresse aveugle.

          Dès lors, nous arrivons à la conclusion qui s’impose : cette séparation, ce clivage, est factice. Nous sommes les deux : commun et singulier, attardé et cultivé. C’est bien ça qui nous fait aller de la culture geek à la culture tout court…

          De tout cela, s’en servir pour aussi se regarder autrement permet d’en ressortir grandi. Si tout était clair, la situation n’aurait pas échappé ainsi. Allons, le miroir n’est pas si effrayant ;)

          • Tornado  

            Tu pointes ici quelque chose d’essentiel, mais au risque de paraître arrogant (ce que l’on me reproche), cette dualité non seulement j’en suis conscient et je l’assume, mais aussi et surtout, c’est tout le contenu de mon article !
            maintenant je veux bien le reconnaître : tu résumes cela bien mieux que moi et de manière bien plus directe , :)

          • OmacSpyder  

            A la bonne heure! Je ne trouve pas arrogant de lire que tu assumes. C’est vrai que c’est mieux formulé dans mon propos que le tien! Donc conclusion : tu es un attardé! Bienvenue :)

  • Eddy Vanleffe  

    Hum….

    Effectivement, je ne sais jamais d’accord avec toi… héhé….

    la seul chose que je trouve dommage, c’est que tu emploie un temps et une nombre considérable de caractère à mépriser ceux qui aurait le mauvais gout de ne pas avoir les tiens…
    personnellement je ne porte pas aux nue ni Alan Moore, ni les autres britanniques qui se contente paresseusement de déféquer et de croie que c’est de l’or en barre…
    y’a deux écoles et y’en aura toujours…
    sinon c’est inintéressant de voir quelqu’un qui ne hurle pas avec les loups….

    • PierreN  

      « y’a deux écoles et y’en aura toujours… »
      Personnellement j’apprécie autant les auteurs « old-school » (Claremont, Gerber, Starlin, Wolfman & co) que la vague de scénaristes britanniques 80′s, et je trouve cela dommage d’opposer les deux, ou plutôt de mettre en valeur l’un au détriment de l’autre. Sans les jalons des auteurs précédents (l’aspect social des relevant comics des 70′s par exemple), Moore et Miller n’auraient pas pu faire ce qu’ils ont fait, et contrairement à Tornado, je ne trouve pas que l’approche de Moore & co aurait forcément ringardisé le style narratif de leurs prédécesseurs.
      Enfin bref je ne vois pas la nécessité de choisir un champ, ce n’est pas comme si il y avait un mur symbolique qui séparait les deux (ou alors seulement dans l’esprit de certains lecteurs). Après tout ces scénaristes britons apprécient eux aussi les oeuvres de leurs prédécesseurs. Moore a rendu hommage à Superman (tout comme Ennis dans un épisode d’Hitman, ce qui est assez touchant est étonnant de sa part, vu son manque d’appétence pour le genre) par le biais de sa collaboration avec Curt Swan et de son run sur Supreme, Morrison est un grand fan du Quatrième monde du king, et Gaiman affectionne le Man-Thing de Gerber.

  • SM  

    « Bruce lit »

    Rien que ça, on sait qu’on a affaire à un crack. Et je ne parle même pas des fautes ou des erreurs de syntaxe de son « analyse ». Enfin, heureusement que peu de gens le lisent. Dark Phoenix devrait s’en remettre.

    • Bruce lit  

      @SM: avec un pseudo comme ça ne faut’il pas aimer souffrir….
      Peu de gens le lisent…heureusement le numéro mille avec des professionnels de la profession semble dire le contraire…
      Et puisque nous sommes dans les attaques personnelles, la prochaine fois que tu essaieras de faire le mariole, tu verras que Bruce Lit est le nom du blog et que l’auteur de l’article s’appelle Tornado. A moins que le crack en question soit d’avantage un brouilleur de perception qu’un manifeste de virtuosité.
      Bien sûr, je ne te salue pas.
      Bruce Rit.

      • SM  

        Hum, ils sont fiers en plus. Remarquez, avec un titre de blog digne d’une blague de Kev Adams et un aspirateur en guise de rédacteur, y’a de quoi… Tout de même, corrigez vos fautes, c’est pas sérieux. Ou embauchez un vrai rédacteur la prochaine fois. Ah ces amateurs se prenant pour des professionnels, franchement…

        • Bruce lit  

          Ah ! Un troll. Un vrai. L’usage voudrait que je t’ignore. Mais tu tombes bien, avant le WE fermer la gueule d’un idiot, ça défoule. Les amateurs ont même interviewé Chris Claremont lors de son dernier passage à Paris et un certain Patrick Mills pour une interview exclusive. Tu pourras aussi vérifier pendant que tu y es qui sont Neil Gaiman, Alex Nikolavitch, Patrick Marcel, Serge Lehman, Laurent Lefeuvre ou JP Jennequin.
          Quant à Kev Adams, tu sembles mieux connaître ce monsieur que moi.
          C’est bon tu es suffisamment feedé ?
          Et quand on donne des leçons de syntaxe : analyse est féminin….
          Bien, maintenant tu vas sûrement rebondir sans tenir compte de tout ça puisque tu ne sais ni lire, ni analyser une argumentation.
          Mais j’ai un avantage sur toi petit troll : je tire la chasse quand je veux…

  • Eddy Vanleffe  

    Salut, Pierre N

    personnellement, dans mes lectures de tous les jours, je n’oppose pas les deux camps….
    l’évolution de mes goûts fait que je me rapproche plus vers les anciens dont je redécouvre le rôle de défricheurs et les arc les plus novateurs du à une époque où l’expérimentation foutraque était plus à la mode.
    les seconds (les britanniques hein!) passé la période où ils m’ont épaté comme tout le monde me font moins d’effet aujourd’hui.
    je pense néanmoins qu’il y a deux deux écoles…de lecteurs surtout…
    mais y’ a de la place pour tout le monde c’est évident.
    Du coup je ne comprends pas le ton agressif de SM….

    • Bruce lit  

      @Eddy: Bonjour Eddy.
      il n’y a rien à comprendre. SM confond critique et insulte, désaccord et offense, argumentation et accusation, indignation et bile. Il a donc décroché le pompon car suite à ses messages, il est le premier lecteur banni du blog en quatre ans ce qui lui fera du temps libre pour aller soigner son syndrome de Tourette ailleurs.

  • SM  

    N’oublie pas de mentionner tous mes messages que tu as scratchés, pourtant sans insulte aucune, montrant indubitablement que tu refuses le dialogue et, en bon crétin rageux, tu voulais avoir le dernier mot pour mieux briller. C’est pathétique. Mais je comprends que tu préfères tes 10 fans bénis oui-oui. Comme sur les réseaux sociaux, les gens ne tolèrent que les bravos, jamais les sifflets. C’est humain.
    Comme je l’ai dit plus haut, la saga de Dark Phoenix survivra à tout ça. Voilà près de 40 ans qu’elle est là et qu’on en parle toujours. Ton blog, lui, dans moins de 5 ans, donnera une belle erreur 404 et personne ne s’en souviendra.

    • JP Nguyen  

      Bon, mec, « SM », tu viens de te démonter tout seul :
      « crétin rageux » : c’est pas insultant ?
      Et qui revient pour avoir le dernier mot et mieux briller ?
      Si tu lisais les autres commentaires, tu verrais que d’autres que toi ont exprimé leur désaccord. Il n’y a pas que des « béni oui-oui » comme tu le dis. Mais les autres sont polis.
      Je sais, il ne faut pas nourrir les trolls mais bon… ça aussi c’est humain…
      Pour l’erreur 404 dans 5 ans : à l’échelle cosmique et même simplement géologique, on disparaîtra tous et personne ne se souviendra de nous. Mais on peut décider de ce qu’on fait du temps qui nous est donné. Je préfère écrire des articles, commenter cordialement et de manière constructive plutôt que de faire le troll.

    • Matt  

      J’ajouterais que traiter toute l’équipe du blog d’amateurs qui se prennent pour des professionnels, c’est pas une insulte ? Amateurs oui sans doute, mais on se prend pour personne de particulier…à part des passionnés de BD.
      Quant aux fautes, on en trouve en gros sur des affiches publicitaires placardées à l’échelle nationales alors qu’elles sont passées par un service communication « professionnel ». Donc en gros ça arrive à tout le monde, et c’est bien pire lorsque la pub en question affiche 2 fautes sur 3 mots plutôt que quelques fautes de frappe sur un article de 3000 mots.

      En gros tu es frustré qu’une saga que tu aimes se fasse tailler, c’est tout. Alors tu veux décrédibiliser ceux qui n’en pensent pas du bien. Quitte d’ailleurs à mettre tout le monde dans le même panier, l’équipe entière du blog qui ne partage d’ailleurs pas forcément l’avis du rédacteur, allant jusqu’à te moquer de choses qui n’ont aucun rapport (le nom du blog, le pseudo du rédacteur)
      Le mec insultant ici, c’est toi.
      ça vaut le coup de s’insulter pour défendre une BD que tu aimes ? Surtout que Tornado a déjà expliqué qu’il ne voulait insulter personne et écrivait un article au second degré, il me semble. Mais peut être n’as-tu même pas pris le temps de lire les commentaires avant de t’enflammer ?

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