Fire Don’t Walk With Me (La saga du Phénix Noir)

X-men : La Saga du Phénix Noir, par Chris Claremont, John Byrne & Terry Austin

1ère publication le 30/05/17- MAJ le 06/10/18

C'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !  Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule !  ©Marvel Comics

C’est un roc ! … c’est un pic… c’est un cap !Que dis-je, c’est une péninsule !
©Marvel Comics

Par : TORNADO

VO : Marvel

VF : Lug, Semic, Panini 

Cet article lors de sa première publication a fait polémique.  Il y a eu ceux qui ont rigolé. Ceux qui, pas d’accord se sont lancés dans le débat pour confronter Tornado. Et ceux qui l’on insulté, lui et l’équipe du blog (tant qu’à faire…). Si bien entendu les deux premières réactions sont normales (on ne touche pas impunément à une saga culte),  je tenais à rappeler que Charles Xavier en son temps recueillit chez les Xmen des personnages  violents voire provocateurs qui ne croyaient pas plus que ça à son rêve. 

Respect de la différence, coexistence pacifique, tolérance, tel les sont les valeurs véhiculées par les Xmen. Et comme on dit au cinéma : les opinions de cet article ne sont pas représentatives de la Bruce Lit Compagny, un blog qui vénère les X-men et Chris Claremont en particulier

 -BRUCE Octobre 2018

  Cet article portera sur l’arc narratif de la série Uncanny X-men généralement surnommé La Saga du Phénix Noir récemment réédité par Panini en version Omnibus.

Un festival de bulles de pensées risibles d’une profondeur rare vient alourdir enrichir les images...

Un festival de bulles de pensées risibles d’une profondeur rare vient alourdir enrichir les images… ©Marvel Comics

Et voilà que je viens ici critiquer La Saga du Phénix Noir. LE truc incritiquable. LE trésor sacré des fans de comics de super-héros, défendu becs et ongles à la vie à la mort par des hordes de fanatiques amourachés, pour lesquels la saga en question représente le sommet du top des tops de la création en la matière. L’apogée du duo Byrne/Claremont, autant que celle de la série, et autant que celle de l’univers mutant tout entier.
Et voilà que je viens salir ce joyau céleste avec mes sales pattes et mes odieuses deux étoiles et demi, portant ainsi outrage à ce qui ne peut être contesté : Soit l’une des plus grandes histoires de super-héros jamais écrites, et par ailleurs l’un des événements-charnière ayant propulsé le medium dans la sphère adulte et lui ayant offert ses galons de valeur artistique proclamée.

A ma décharge, je pense qu’il faut que je commence par préciser que cette saga n’opère aucune sensation de nostalgie sur moi puisque je ne l’ai pas découverte dans la prime enfance. Je suis arrivé sur la série un peu après, et j’ai fait connaissance avec l’univers des X-men au début des années 80 par le biais des albums LUG de la collection Les Etranges X-men, principalement avec Dieu Crée, L’Homme Détruit, la Saga des Broods et le passage chez Belasco. Ce sont ces sagas qui me rendent aujourd’hui nostalgique de mes années Strange , pas le Phénix.

Des personnages décérébrés candides qui prennent le temps de réfléchir, même en pleine action…

Des personnages décérébrés candides qui prennent le temps de réfléchir, même en pleine action… ©Marvel Comics

J’ai lu cette saga une première fois il y a quatre ans, et je me souviens que j’avais été déçu (un truc du style « Alors c’est ça la grande saga du siècle !!! Mais c’est pourri pas terrible en fait !!!« ). Je l’ai donc relue à l’occasion de cet article, histoire d’être sûr de mon coup car en vérité je ne me souvenais pas de grand-chose quatre ans après. L’essentiel s’était évaporé en même temps que les habitants de la planète du système D’Bari (la planète annihilée par le Phénix noir)…

Puisque le dernier article sur un comic book old-school que j’ai écrit (Je Suis Docteur Strange ) avait quelque peu froissé la sensibilité de certains de mes confrères et néanmoins amis chroniqueurs, je vais tâcher aujourd’hui d’être beaucoup plus consensuel et surtout bienveillant. Je me suis effectivement aperçu que mes coups de gueules et mes attaques en matière de oldies blessaient les copains, alors qu’elles étaient avant tout adressées à des lecteurs (ceux qui confondent les vessies avec des lanternes, prétendent que tout se vaut et que les comics de l’âge d’argent ou de bronze valent bien tous les chefs d’œuvre de la littérature) qui, en définitive, ne venaient pas lire mes missives. J’ai donc compris que la chose était plutôt mal pensée et contre-productive.
Je vais donc faire mon possible pour être gentil…

Des combats lourdingues passionnants, dominés par des commentaires débiles de haut vol…

Des combats lourdingues passionnants, dominés par des commentaires débiles de haut vol… ©Marvel Comics

L’histoire, tout le monde la connait mais allons-y quand même : Depuis son retour d’un voyage spatial qui a mal tourné, Jean Grey est devenue le Phénix, une entité surpuissante habitée d’un pouvoir sans cesse grandissant qui fait d’elle l’équivalent d’une déesse. Carrément.
Manipulée par le Cerveau, un supervilain membre du Club des Damnés, Jean pète les plombs et libère le Phénix Noir, le côté obscur de son entité. Elle renie les X-men, s’envole vers d’autres galaxies et, sur un coup de tête, dévore un soleil pour se ressourcer, créant ainsi la destruction d’une planète peuplée de milliards d’habitants extraterrestres.
De retour sur terre, elle combat ses amis mais le professeur Xavier parvient à contenir le Phénix Noir grâce à ses pouvoirs psy. Jean redevient elle-même mais l’Empire Shiar la recherche désormais afin de la détruire, jugeant qu’elle représente un danger intolérable pour notre univers. Les X-men combattent alors la garde Shiar et, pour mettre fin à ce conflit destructeur, Jean se sacrifie. C’est la fin du Phénix et la mort (provisoire) de Jean Grey, anciennement Marvel Girl.

Des personnages complètement neuneus cultivés, qui disséminent ça et là quelques références extrêmement pointues…

Des personnages complètement neuneus cultivés, qui disséminent ça et là quelques références extrêmement pointues… ©Marvel Comics

Il faut bien évidemment imaginer l’effet qu’a pu produire cette histoire à l’époque de sa publication initiale. Les gamins qui lisaient la série et suivaient la lente montée en puissance du Dark Phoenix durent probablement être assez traumatisés par un récit d’une noirceur sans précédent.
Pour l’anecdote, il faut rendre à César ce qui appartient à César et surtout retirer au duo Claremont/Byrne la paternité de ce final shakespearien puisque la mort du Phénix n’est pas de leur fait. Comme le précise un extrait d’une interview de Chris Claremont publié dans la présente compilation, les deux compères voulaient que Jean Grey survive mais qu’elle perde ses pouvoirs, redevenant une simple humaine à la fin de la saga. Et c’est bel et bien les pontes de la Marvel qui, estimant que la rédemption n’était pas possible (pouvait-on accepter qu’un personnage qui cause la mort de six milliards d’êtres vivants puisse s’en sortir aussi facilement ?), décidèrent de faire mourir la belle. Ce faisant, les éditeurs motivèrent un final choc qui allait secouer, durablement, la galaxie des lecteurs de comics super-héroïques.

Les jeunes lecteurs de l’époque n’étaient pas préparés à une telle noirceur. Certes, il y avait eu la mort de Gwen Stacy en 1973, mais là, voir une de leurs héroïnes basculer vers le côté obscur et hurlant son désir de mourir sous les yeux de ses amis et frères d’armes, c’était totalement autre chose.

Une héroïne déguisée en sapin de noël iconique, bascule soudain du côté obscur…

Une héroïne déguisée en sapin de noël iconique, bascule soudain du côté obscur… ©Marvel Comics

Tous les fans de l’univers mutant le savent : Les meilleures sagas de l’histoire éditoriale des X-men se sont construites sur la durée. Chris Claremont était le roi des intrigues composées patiemment sur la longueur, multipliant les fill-in et les sous-intrigues ; faisant exister ses personnages par en dessous et semant peu à peu les graines d’une lente évolution des caractères. Et sur le moment, ça fonctionnait tellement bien que les jeunes geeks de l’époque se sentaient en osmose avec cette famille imaginaire de héros tourmentés. Une sorte de « formule fabuleuse », avec des protagonistes dont les atermoiements correspondaient à ceux de leurs lecteurs, parce que le parcours difficile vers l’âge adulte de ces derniers pouvait trouver une sorte d’écho au milieu de ce groupe de mutants persécutés à cause de leurs différences.

Evidemment, La Saga du Phénix Noir s’inscrit parfaitement dans ce schéma, ce qui sous-entend qu’il ne faut pas en lire le seul dénouement pour l’apprécier pleinement, mais au contraire remonter sur une ou deux, voire trois saisons en arrière afin d’en saisir toute la densité émotionnelle.
La présente compilation ne constitue ainsi que la partie émergée de l’iceberg, et ne peut décemment pas prétendre à une lecture auto-contenue puisque les connaisseurs vous diront qu’il en manque tout le début, c’est-à-dire, au bas mot, une bonne trentaine d’épisodes…

 LA scène-clé de la Saga du Phénix : Hormis deux ou trois bulles de pensée infantiles surannées, un passage incontestablement réussi…

LA scène-clé de la Saga du Phénix : Hormis deux ou trois bulles de pensée infantiles surannées, un passage incontestablement réussi… ©Marvel Comics

Bon. A présent, je m’aperçois que j’ai réussi à sortir tout plein de bonnes choses sur cette saga mais que je ne suis pas encore entré dans le vif du sujet. C’est-à-dire tous les éléments liés aux difficultés de lecture qui ont fait que j’ai assimilé la chose à une véritable torture mentale, m’obligeant à effectuer des pauses fréquentes, pour en venir finalement à bout après trois interminables semaines.

Je ne peux ainsi le cacher : En tournant les pages et en ayant systématiquement à l’esprit l’idée qu’il s’agissait là, pour beaucoup de gens, de l’Everest des comics super-héroïques, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que, tout simplement, pour que ce ramassis d’inepties cette histoire soit à ce point considérée comme un chef d’œuvre du genre, le reste du genre en question était tout simplement en dessous de tout. Et qu’ainsi, d’un point de vue complètement subjectif et personnel en m’excusant platement et humblement à plat-ventre la tête bien écrasée contre le sol sali d’immondices crasses, je me dise que, décidément et définitivement, toute cette époque éditoriale comprise entre 1939 et 1981 n’était constituée, en matière de comics de super-héros, que de grosses bouses infantiles récits candides réservés à des attardés mentaux lecteurs friands de récits purs et innocents, qui sont demeurés au stade larvaire savent lire entre les vignettes afin de préserver la flamme de l’enfance et de l’ingénuité. Et que tout le monde aille se faire foutre je ne sois tout simplement pas réceptif à ce type de narration moisie simple et universelle…

Pour moi LE vrai climax de la saga. Et là pour le coup je suis bien obligé d’avouer qu’il s’agit d’une planche superbe !

Pour moi LE vrai climax de la saga. Et là pour le coup je suis bien obligé d’avouer qu’il s’agit d’une planche superbe ! ©Marvel Comics

Le problème est toujours le même : A partir de 1981, Frank Miller commence à scénariser la série Daredevil  et Alan Moore récupère le déjà désuet Miracleman . Cinq ans avant Watchmen et The Dark Knight Returns , les deux auteurs vont asséner un vilain uppercut à l’industrie consacrée et ringardiser de manière définitive donner un petit coup de vieux à trois décennies d’histoires super-héroïques en deux temps, trois mouvements quelques années.

Je me souviens que, dès le lycée, j’avais lâché mes Strange et mes Titans pour d’autres horizons et, qu’en ce temps là, je lisais Les Fous d’Arkham, Miracleman et Orchidée Noire. J’étudiais les arts appliqués (dans feu la filière technologique F12) et je rêvais encore de devenir dessinateur de BD. Des auteurs comme Grant Morrison, Neil Gaiman, Dave McKean et Alan Moore représentaient pour moi le modèle ultime, le fantasme du génie au pays du IX° art. Et j’admirais leur science de la narration, du découpage et du dialogue ciselé. C’était au tournant des années 80 et des années 90.

Le fait est que je me suis familiarisé avec ce type de narration en plein cœur du Dark Âge et, manifestement, je ne m’en suis jamais remis. Et pour moi il est, apparemment, très difficile de prendre les comics old-school et leur narration moyenâgeuse surannée pour ce qu’ils sont. C’est-à-dire des débilités infantiles histoires d’une autre époque où les codes de communication étaient différents.

Des personnages qui se comportent comme des acteurs de soap-opera au rabais qui dévoilent toutes leurs angoisses…

Des personnages qui se comportent comme des acteurs de soap-opera au rabais qui dévoilent toutes leurs angoisses… ©Marvel Comics

Ainsi, suivre cette série d’épisodes de La Saga du Phénix Noir, avec ces personnages qui surjouent lamentablement s’expriment avec une telle insistance par le biais des bulles de pensées, qui commentent bêtement décrivent l’action à haute voix pour les besoins de la narration, s’avère d’une lourdeur pachidermique vraiment difficile. Voir cette bande de demeurés ces héros se battre toutes les deux secondes aussi souvent contre des ennemis grotesques dotés d’un QI équivalent à un enfant de six ans leurs ennemis, en mélangeant action et dialogues comme un tout narratif absolument insupportable cohérent et fédérateur, demeure apparemment une purge un obstacle que je ne parviens pas à franchir.

Au final, reconnaissons tout de même qu’il s’agit là d’une époque où les comics de super-héros étaient écrits avec les pieds souffraient d’une narration plutôt verbeuse. Les personnages étaient débiles, c’est moi qu’ai raison et tout le monde à tort s’exprimaient peut-être, si je puis me permettre, avec un poil trop d’emphase.
Quant aux répercussions psychologiques sensées retomber sur les protagonistes, avouons là aussi que les auteurs traitent quand même le sujet comme des blaireaux en restant un peu en surface. Par exemple, il m’apparait clairement puéril un peu léger que Jean Grey ne se sente pas davantage bouleversée par la mort des six milliards d’êtres vivants assassinés par le Phénix, et qu’elle se préoccupe davantage de la peine qu’elle a fait subir à ses compagnons. Les deux dernières planches, où l’héroïne meurt, sont ainsi traitées par-dessus la jambe un peu précipitées, sans que l’on comprenne d’ailleurs bien la raison de cette mort (P’tain ! c’est pourri en fait !).

 Le grand combat final dans l’espace, ridicule bagarre de bac à sable pour ado attardé véritable catharsis pour les héros et leurs lecteurs…

Le grand combat final dans l’espace, ridicule bagarre de bac à sable pour ado attardé véritable catharsis pour les héros et leurs lecteurs… ©Marvel Comics

Le casting d’auteurs prête néanmoins à fuir à rêver : Associer Claremont, Byrne et Austin équivalait à l’époque à réunir une véritable bande de bras cassés dreamteam indépassable en termes d’auteurs de comics. Et si leur travail sur cette saga mérite le bonnet d’âne les louanges que l’on sait, il ne faut pas oublier qu’ils continueront à écrire d’autres sagas bien lourdingues histoires cultes au sein de la série, comme par exemple Days Of Future Past .
Pour ma part, je fais quand même le distinguo entre Claremont et Byrne car, si le premier à écrit certains comics de l’époque parmi mes préférés (Dieu Crée L’Homme Détruit, X-men Vignettes), le second incarne à mon sens l’essence du comic book débile et infantile je n’ai jamais accroché avec le style et les histoires de John Byrne. Je trouve par contre les dessins du bonhomme très élégants et j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour l’encrage raffiné de Terry Austin.

Quant au fait que les comics de super-héros soient à ce moment-là entrés dans la sphère adulte, je pensequ’il faut arrêter de fumer la moquette que ça reste une idée à débattre, tant la chose a basculé au rang des vieilleries obsolètes noblement mais indiscutablement vieilli, n’en déplaise aux gros relous de mauvaise foi fans énamourés de la période consacrée, respectable s’il en est. Eu égard aux limites imposées par le Comics Code Authority, les comics de super-héros étaient alors tous plus infantiles les uns que les autres et tous écrits par des blaireaux dont on ne voulait même pas dans les pages d’un reader digest bridés par un cadre qui empêchait les auteurs de s’exprimer librement et qui ne leur permettait pas de s’adresser vraiment à des adultes.

Ainsi se termine cet article que j’espère aussi critique que respectueux, et si ça ne vous plait pas j’en ai rien à foutre qui met un terme à toutes les diatribes que j’aurais pu émettre à l’encontre de ces comics pour enfants de six ans old-school.
Je ne dis pas que je n’écrirais plus jamais rien sur le sujet, mais en tout cas je n’écrirai plus d’articles à charge, préférant à présent me consacrer aux choses que j’aime et non à toutes ces bouses puériles à cause desquelles lire des comics équivaut aujourd’hui à passer aux yeux des communs pour un ado boutonneux attardé aux choses que je n’aime pas. Au moins, j’arrêterai de m’infliger ces lectures à la con des lectures qui ne correspondent plus à ma sensibilité…

J’espère sincèrement que ces lignes m’auront réconcilié avec mes copains du blog, pour qui, malgré les divergences d’opinion, je ressens une réelle et véritable amitié, doublée d’une affection qui me fait me sentir de la « famille », en dépit de ce désamour pour les comics de super-héros old-school…

La mort ridiculement théâtrale émouvante du Phénix. Tout ça pour ça ??? En seulement deux planches, le monde des comics ne sera plus jamais comme avant…

La mort ridiculement théâtrale émouvante du Phénix. Tout ça pour ça ??? En seulement deux planches, le monde des comics ne sera plus jamais comme avant… ©Marvel Comics

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La Bo du jour : il est fou, complètement fou Tornado ! Se croit-il invincible ou a t(il des tendances suicidaires ?

159 comments

  • Tornado  

    Chronique inutile ? 109 commentaires…
    Bileuse ? Humour taquin je dirais.
    Frime ? Alors que j’assume et autocritique mon propre statut de lecteur coincé dans son élitisme ?
    Allez, avoue que tu es vexé ! grand fou, va ;)

  • Alex  

    En fait faut remettre les choses à leur place, tu le fais un peu mais sans empathie.
    Déjà c’est un comics, pas le scénario de la Liste de Schindler, donc c’est plus mince et moins recherché de base. Ensuite ça s’adresse à des enfants, voir des ados, pas plus. Du coup, livrer les pensées des protagonistes les aide à comprendre leurs héros ainsi que la vie (oui c’est pompeux mais j’assume). Bizarrement rien de tout ça dans Jimmy’s basterds, mais le public n’est pas le même, on parle différemment avec marine LePen et Obama. Les combats correspondent à l’action qu’on avait en ce temps, le cinéma ne livrait pas d’oppositions d’anthologie comme maintenant non plus, tout évolue.
    Enfin les dessins sont bons, la narration se fait sur une bonne longueur pour tout assimiler, et le final est balaise. Si la mort de Gwen est iconique celle-ci l’est forcément davantage puisqu’elle touche une héroïne plus connue et qu’on côtoie depuis plus longtemps, ah et ça n’avait jamais été fait, Épervier étant une passade…

  • Tornado  

    Ben… Entièrement d’accord avec tout ce que tu dis ! :)
    D’ailleurs, si tout le monde disait les choses aussi simplement et modestement comme ça, je ne trouverais rien à y redire. Ce n’est que lorsque je lis que c’est un chef d’oeuvre du niveau de Balzac que j’ai envie d’écrire un tel article.
    Moi aussi j’adore plein de trucs de gosses.

  • SM  

    « Cet article lors de sa première publication a fait polémique. Il y a eu ceux qui ont rigolé. Ceux qui, pas d’accord se sont lancés dans le débat pour confronter Tornado. Et ceux qui l’on insulté, lui et l’équipe du blog (tant qu’à faire…). Si bien entendu les deux premières réactions sont normales (on ne touche pas impunément à une saga culte), je tenais à rappeler que Charles Xavier en son temps recueillit chez les Xmen des personnages violents voire provocateurs qui ne croyaient pas plus que ça à son rêve.
    Respect de la différence, coexistence pacifique, tolérance, tel les sont les valeurs véhiculées par les Xmen. Et comme on dit au cinéma : les opinions de cet article ne sont pas représentatives de la Bruce Lit Compagny, un blog qui vénère les X-men et Chris Claremont en particulier.  »

    A la lecture de ce petit texte de reniement (Tournedos doit l’avoir mauvaise…), une image me vient à l’esprit : celle d’un étron que vous recouvrez de chantilly pour le rendre plus présentable et, peut-être même, meilleur au goût. Hélas, chantilly ou pas, ça restera de la merde…
    Comment expliquer ce rétropédalage sur cette chronique? Auriez-vous vu entre temps la lumière sur la saga du Phénix Noir? Ou sachant que le film arrive bientôt, voulez-vous couvrir vos arrières? On ne le saura sans doute jamais.
    Excuses acceptées alors? Non bien sûr, on ne peut pardonner une telle cuistrerie. Dire que Dark Phoenix pue des pieds et porter aux nues Apocalypse à côté, on en a fusillé pour moins que ça à la Libération… Mais cela suffira à éloigner les malfaisants je pense. Tous ces bruyants inconnus qui osaient venir contester vos écrits, mon dieu, quel affront! Quelle hérésie! Vous êtes bien mieux avec votre petite dizaine de commentaires maxi par article, tous écrits par vos potes de boisson. Et comme je vous le disais voilà un an (déjà!) : la saga du Phénix Noir devrait survivre. Même à votre incompétence.

    PS: la prochaine fois que vous illustrerez un article sur les X-Men, évitez les scans issus des rééditions de Panini, ils ont salopé le travail en saturant les couleurs des planches. Prenez plutôt celles des Special Strange. De rien.

    • Eddy Vanleffe....  

      Cette diatribe me donne envie de défendre cet article.

      quand on regarde sur le net, tu remarqueras que 99% des articles consacrés sont dithyrambiques, ce n’est pas celui là qui changera la perception globale ni son incontestable retentissement. seul contre tous, le petit délire-quand même humoristique il faut le rappeler- de Tornado a la mérite d’exister car justement prôner la tolérance et la droit à la différence, la valeur fondamentale des X-Men, c’est aussi combattre la pensée unique.
      si tu prenais la peine de discuter avec Tornado, au lieu de lui envoyer des noms d’oiseau, tu découvrirais un contradicteur tenace mais très ouvert, aux opinions tranchées mais argumentées et surtout qui bousculent un peu la pensée un peu pépère qui a tendance à ne plus remettre en question certains arcs au nom de… de quoi d’ailleurs.
      Le monde est monde et nous devons tous combattre les idées reçues et moi je dis haut et clair que:
      Oui je déteste Watchmen, ça y est je l’ai dit…. je me sens mieux
      allo?
      oui Bruce?
      je n’ai plus de crédibilité pour participer au blog?
      Je suis un faux fan?
      Oh mon dieu!
      qu’ai-je fait?

      sérieusement toutes les opinions sont les bienvenues du moment qu’elles ont énoncées gentiment.
      Tout le monde sait que c’est un billet d’humeur et que les pamphlets jouent justement avec la mauvaise foi…C’est le deal.

  • OmacSpyder  

    @ SM : Que voilà un pseudo qui fait du bien, tant nous usons ici aisément de pseudos idéalisés tandis que d’aucuns osent afficher leur motif d’emblée. Une belle preuve de courage mâtinée d’honnêteté.
    Et enfin cette honnêteté flamboyante arrive pour éclairer cet article et en révéler l’infamie! Ô SM, que ne puisses-tu régler avec autant d’énergie la marche du monde en y jetant qui de droit aux geôles sombres!
    Pousser la conscience professionnelle jusqu’au conseil tant attendu sur les scans, voilà le regard d’un maître en la matière. Parlant de matière, je lis avec un plaisir non feint que tu choisis les tiennes quant aux métaphores utilisées. Nul ne dira qu’une petite fixation au stade anal est susceptible de se lire dans ta prose, alliant ton champ sémantique à ta capacité à nous faire ch…avirer.
    Bref, la sagesse des FFI de la dernière heure fusillant à tout-va les mauvaises graines afin de se montrer leur blason tout neuf, voilà une autre allusion qui montre ton visage fort patriotique et fort à propos pour commenter un article sur une… bande dessinée. Toujours ce sens de la formule qui fouette ce qu’il faut en bon Sado Maso.
    Merci pour cette preuve d’amour, tu n’oublies d’ailleurs pas de revenir avec affection en rappelant avec une émotion à peine dissimulée ton passage voici déjà un an. On aurait pu voir une petite larme couler…
    Tant d’amour, c’est trop d’un coup. Quelle leçon!

  • Matt  

    Les gars, c’est le même SM qu’avant, vous l’avez oublié ou quoi ? Perdez pas votre temps.

    • Eddy Vanleffe....  

      Je ne sais qui c’est…J ne connais pas vos arch-nemesis… :)

      • Bruce lit  

        @Eddy, le gars capable de me démonter intelligemment WATCHMEN, je le publie immédiatement !

        • Matt  

          Et je le lirais avec intérêt. Parce que je ne suis pas si fan de Moore que ça, et que son statu d’intouchable, au même titre que cette saga du phénix d’ailleurs, finit par donner envie d’entendre un autre son de cloche^^

          • Tornado  

            Moi qui suis un fan absolu d’Alan Moore, complètement convaincu de son génie au delà de toute hype et de tout effet d’influence (je n’admire pas l’auteur parce qu’on m’a dit de le faire, mais de par mon intime conviction qu’il est admirable), je serais très curieux de lire un avis différent, et de savoir pourquoi certains lecteurs n’aiment pas son boulot et n’aiment pas Watchmen.
            Evidemment, si la critique est de mauvaise foi, ça ne marchera pas. Mais si c’est intelligemment développé, ça pourra être effectivement très intéressant.

            Pour moi, l’erreur à ne pas commettre (et qui est hélas bien trop souvent commise par les fanboys de mainstream qui détestent le Moore), ce serait d’essayer de le comparer avec des auteurs de maintream sur le terrain du talent ou du savoir-faire. Ce serait un peu comme comparer Mozart avec des artistes de variété, ou Picasso avec des illustrateurs. Ce ne serait pas crédible, pas constructif et complètement à côté de la plaque. Il faudrait plutôt, à mon avis, tabler sur des éléments d’ordre sémantique, dans l’approche et le traitement des sujets, et bien évidemment dans l’état d’esprit de la narration et du traitement des récits.
            J’ai lu tout Promethea et il a fallu que je m’accroche sérieusement. je peux donc parfaitement comprendre qu’on puisse ne pas aimer une telle expérience de lecture, ni un tel verbiage parce que le bonhomme met beaucoup de texte, quand même.
            Mais bon, moi j’aime les auteurs qui démontent tout ce qui a été fait avant et qui le font avec du panache et de l’esprit. Je trouve ça aussi jouissif que lorsque le rock est venu démonter toute la musique « de vieux ». le truc c’est que ça n’empêche nullement d’aimer encore les « musiques de vieux ». On peut aimer les deux. L’important est juste de ne pas tout confondre. Et donc de ne pas comparer Alan Moore aux auteurs mineurs sur le terrain de son génie.

            Mon Batman préféré est donc celui de Moore et celui de Miller.
            Mon Daredevil préféré est celui de Miller. Et celui de Bendis.
            Mes X-men préférés sont ceux de Grant Morrison.
            Mes Avengers préférés sont ceux de Millar.
            Ma JLA préférée, c’est Watchmen d’Alan Moore.
            Mon Punisher préféré, c’est celui de Garth Ennis
            Ces mecs là sont venus foutre un gros coup de pied au cul dans le mainstream. Et c’était trop bon !

          • Jyrille  

            Complètement d’accord avec Tornado. Sur Watchmen, l’autre point récurrent, c’est le manque d’originalité de l’histoire : évidemment ! Depuis 1986, des tonnes d’histoires semblent avoir le même développement. Mais jamais avec autant de talent et d’invention et de rigueur et de personnages développés et d’intelligence.

            D’ailleurs, c’est un peu le cas de pas mal de choses : je n’ai toujours pas tenté d’écrire sur le remake en vrai de Ghost in the shell, mais le materiau de base est désormais clairement obsolète, comme peut l’être le manga Gunnm par exemple. Le Predator qui va sortir va à mon avis avoir le même genre de souci.

          • Matt  

            Les gars arrêtez de vous regarder le nombril en pensant avoir découvert ce qui est obsolète et ce qui ne l’est pas. Une bonne partie de tout ça est subjectif et il faut un peu d’humilité pour le reconnaître. Plein de gens détestent Moore parce qu’il parle trop, parce qu’il explique tout, parce que ça mâche le travail au lecteur en expliquant tout ce que pense tel ou tel perso. C’est d’ailleurs le principe surexploité de la voix off omniprésente dans les comics qui ne fait pas passer le message par l’image mais s’assure que le lecteur a bien compris.

            ça ne change rien au fait que le propos peut être pertinent mais alors vous placez le génie où ? Le fond ? La forme ? Le fluidité ? L’implication émotionnelle ?
            Vos affirmations en matière de comics ou de musique sont parfois très agaçantes par leur caractère affirmatif comme si c’était une vérité universelle et que les gens n’ont juste pas les bons critères pour juger s’ils n’aiment pas.

            Jyrille je sais déjà que je serais en désaccord avec toi, pour ne pas changer. Gunnm obsolète ? Je vois pas pourquoi. T’as préféré le remake de Ghost in the Shell qui est une coquille vide qui reprend la forme de l’anime en simplifiant complètement l’histoire et les thèmes abordés dans l’anime ? Explique moi en quoi c’est mieux.
            Si tu parles du manga papier Ghost in the Shell, là par contre ok. Les animes ont beaucoup plus développé les thématiques. Après je ne sais pas si obsolète est pour autant le mot adéquat. Les ambitions n’étaient pas les mêmes. C’est juste que quelqu’un s’est pointé pour faire de l’idée de base un truc plus ambitieux.

          • Eddy Vanleffe  

            Je déconnais bien entendu sur le fait de détester Watchmen.
            je serais incapable de faire une démonstration niant l’évidence.
            mais pour être sérieux 5 minutes.
            Je trouve que le boulot de Moore est génial sur un angle précis: celui de la déconstruction, de la mise en abyme et du fait qu’il écrit à la fois des essais et des BD à part entière.
            Watchmen, c’est un peu Understanding Comics de Scott Mac Cloud appliqué aux super-héros. le truc démontre la grandeur du genre en explorant et en démontant ses limites.
            un seul petit bémol, c’est pour déconstruire, il faut avoir de la matière. et je trouve que Alan Moore aime bien taper et pointer les défauts des autres mais ne se mouille pas énormément à créer quelque chose issu de ses seules idées… Toute son oeuvre analyse quelques chose d’autre.
            C’est super intéressant, galvanisant etc.. mais j’aime bien la création pure et à ce niveau là, il me frustre (surtout avec son talent) et dans 1963, il me fâche. parce que oui, on a compris Stan Lee est un méchant pas beau. c’est simpliste pour un auteur de son acabit.
            Je vais comparer avec non pas un « mec vintage » qui ne parle à personne mais avec Warren Ellis (sorry Bruce!) Il fait un Planetary tout à fait dans une veine Moorienne et il a écrit Transmetropolitan qui est une grosse histoire de SF bien personnelle qui est purement une dystopie/utopie qui ne tient qu’à elle même. Moore (en BD) n’a pas de Transmetropolitan et j’aurais bien aimé qu’il en ait.

          • Matt  

            Je suis assez d’accord avec Eddy.
            Ennis c’est pareil. Il tape dans des trucs mais qu’est-ce qu’il crée ?
            Bon ok peut être que faut lire les machins comme Preacher pour voir une création de Ennis, mais c’est bien trop dégueulasse pour moi.^^

          • Eddy Vanleffe  

            si Ennis a Preacher, a train called, love, Crossed, War stories, Dicks

          • Matt  

            Ok ben j’ai rien lu de tout ça, mais j’aime pas son style trash^^
            Mais je remarque que tu ne cites pas les trucs ou il ne fait que taper sur les super héros.^^ C’est bien joli mais déjà comme tu le dis, il faut avoir une expérience dans le domaine pour apprécier la déconstruction et la parodie.
            Toujours est-il que le mot obsolète est pour moi complètement inadéquat pour juger d’oeuvres. ça ne veut rien dire.
            D’une part, il faut remettre l’œuvre dans son contexte (il n’est pas juste de reprocher à un film des années 70 d’être obsolète dans sa façon de parler de la génétique, ça paraît logique. Tout comme les vieux films d’horreur des années 30 ne font plus peur, sont-ils obsolètes ? Sont-ils forcément inférieurs à des films récents qui font sursauter avec des jumpscare ? Pour certains peut être, mais il reste tout de même une atmosphère gothique lugubre esthétiquement intéressante.)

            Sinon c’est quoi ? Quelqu’un parle mieux d’une chose donc les autres oeuvres qui s’y sont essayé sont détronées et n’ont plus d’intérêt ? ça c’est de l’élitisme. Ou sinon c’est une question d’intelligence du propos ? ça c’est de l’intellectualisme. Je ne dis pas que tout se vaut, mais tout a sa place par contre. On peut lire du Moore et on peut lire un divertissement bourrin de Millar aussi. Est-ce seulement comparable ? Non. Évidemment que les ambitions ne sont pas les mêmes.
            Après peut être que Moore a plus de talent que Millar (surement même) mais il n’est pas possible d’en juger en comparant des oeuvres qui n’ont pas les mêmes ambitions.

            Peut être à la limite comparer le Authority de Millar qui a déjà plus d’ambitions.

          • Tornado  

            Et bien voilà, on le tient presque l’article anti-Watchmen ! :)
            Pour ce qui est de cette idée qu’Alan Moore n’a jamais rien créé, j’avoue que je n’y avais pas pensé ! C’est effectivement un bon point d’entrée pour le critiquer à charge.
            Son truc à lui c’est surtout la déconstruction des figures emblématiques de la culture populaire.
            Peut-être qu’il faut regarder dans le début de sa carrière pour voir s’il y a davantage de créativité. Du temps de ses travaux anglais certainement (« Dr & Quinch » peut-être ?), et notamment « V pour Vendetta » qui, même en citant les premiers super-héros pulps, me parait assez original comme création. Son script pour « Fashion Beast », qui a été repris il y a quelques temps par Antony Johnston & Facundo Percio, est du même acabit.
            Récemment, ce qu’il fait avec « Cinéma Purgatorio » est du registre de la pure création. Mais c’est très indigeste. Carrément de l’art contemporain à mon sens, dans ce qu’il a de plus opaque.

            Qu’est-ce qui fait le génie d’Alan Moore ? Et bien simplement qu’il fait mieux que les autres. Qu’il va sans cesse plus loin, plus tôt, avec davantage de force et de sens.
            Picasso était un artiste accompli, meilleur que ses pairs ainés à 11 ans. Michael Jackson aussi. Mozart écrit son premier concerto à 4 ans, sa première symphonie à sept ans et son premier opéra à 11 ans. Son père musicien, écoeuré de voir son tout petit enfant meilleur que lui, arrête la musique et devient son « impresario ».
            Qu’est ce qui fait le génie ? C’est le fait qu’un homme fasse mieux que tout le monde de manière précoce, puis sur la durée. C’est le cas d’Alan Moore.

          • Matt  

            « Qu’est-ce qui fait le génie d’Alan Moore ? Et bien simplement qu’il fait mieux que les autres. Qu’il va sans cesse plus loin, plus tôt, avec davantage de force et de sens.
            Picasso était un artiste accompli, meilleur que ses pairs ainés à 11 ans. Michael Jackson aussi. Mozart écrit son premier concerto à 4 ans, sa première symphonie à sept ans et son premier opéra à 11 ans. Son père musicien, écoeuré de voir son tout petit enfant meilleur que lui, arrête la musique et devient son « impresario ».
            Qu’est ce qui fait le génie ? C’est le fait qu’un homme fasse mieux que tout le monde de manière précoce, puis sur la durée. C’est le cas d’Alan Moore. »

            Voilà, je suis d’accord^^
            MAIS…le grain de sable dans l’engrenage, c’est qu’il s’agit donc de comparer à ce que les autres ont fait.
            Cela dit on peut par exemple trouver plus de virtuosité dans une œuvre de Haendel qu’il a composé à 30 ans que dans une œuvre de Mozart à 11 ans. Les œuvres sont-elles comparables ? Oui. Le talent des musiciens ? Non, ce serait un peu injuste puisque l’un était aguerri à cet âge et l’autre débutait. Résultat oui, l’un d’eux était précoce et avait la musique dans le sang. L’autre peut être pas. Mais quand il s’agit de décider qui a fait les plus belles œuvres ? Pure subjectivité.

            Ce que je trouve agaçant chez certaines personnes, surtout concernant la musique, c’est qu’ils estiment être capables de juger de manière purement objective et donc affirmer une vérité universelle. Mais personne ne peut juger objectivement. On ne peut que reconnaître les pionniers, les précoces, et leur importance dans l’évolution d’un mouvement (genre sans eux, on n’aurait pas eu tel ou tel truc)
            Mais l’appréciation des œuvres et leur « obsolescence » est subjective. Les pionniers ne sont pas toujours les meilleurs, les génies ne plaisent pas à tout le monde. Donc comment crier d’une seule voix que Moore est génial ? Imaginez celui qui n’est pas fan. S’il n’est pas de mauvaise foi, il va chercher à dire des choses positives, mais ce ne sera pas forcément facile si sa prose lui casse les pieds, qu’il ait fait ça avant tout le monde, quand il était très jeune ou quoi que ce soit^^

          • Eddy Vanleffe  

            V pour Vendetta: ben voilà j’avais oublié celui là et en plus c’est mon préféré.
            j’étais tellement dans mon idée de déconstruction que j’avais zappé celui-là. le nez dans la figure qu’on oublie de regarder…
            mais voilà, l’essentiel de sa carrière, il l’a passé à analyser (pas forcément critiquer d’ailleurs) et donc ça le met à part.
            Et, oui, c’est comme tu le dis avec Picasso, etc.. un génie hors norme du 9e art.
            ceci dit, ce ne sont pas ses livres que j’aime lire le plus.
            je m’explique, parce que ça pourrait être pris pour une posture fermée d’esprit.
            Tout comme j’aime Gotlib, je ne peux l’aimer seul, il me faut les références pour l’apprécier au mieux. ses blagues me rappellent que j’aime tout ce dont il se moque et parce que j’aime tout ça, je peux exploser de rire sur ses rubrique à brac.
            Watchmen, c’est pareil. Alan Moore pratique l’amour vache, mais il se nourrit de tout un corpus d’œuvres pour établir la sienne.
            j’ai toujours besoin de me gaver d’oeuvre primaires pour réapprécier à sa juste valeur un Watchmen et surtout dans mon cas Suprême et Tom strong.

          • Bruce lit  

            Un teamup les gars ? Matt/Eddy/Tornado ?

          • Jyrille  

            Juste pour répondre vite fait à Matt : obsolète non pas dans le sens d’une lecture obsolète (dans ce cas pourquoi lirait-on encore Zola ou Proust ?) mais dans le sens des technologies. Avec l’avancée de ces dernières, les propos de ces bds (Watchmen compris, mais moins…) sont un peu dépassées. Et je n’ai jamais dit que je préférais le film de Ghost In The Shell à l’anime ! Il faut vraiment que tu me lises et cesser les a priori…

          • Matt  

            T’as parlé du matériau de base obsolète juste après avoir mentionné le remake. C’était une chance sur deux : tu parlais du manga ou de l’anime^^

            Sinon, pour les avancées technologiques, je ne vois pas en quoi ça pose un souci d’obsolescence. Surtout dans Gunnm qui est un univers à la Mad Max. Et le steampunk cultive un certain aspect de technologie obsolète. ça ne pose souci que si le propos de fond de l’œuvre est énormément lié à la technologie. Et encore…si l’oeuvre possède sa logique interne sans trop se référer à celle de notre réalité et époque, ça peut marcher quand même.
            Gunnm ça cause d’une nana qui cherche sa place dans le monde, qui perd ses amis, son mentor, perce l’illusion du monde parfait de Zalem qui n’est qu’une société réservée à l’élite qui crache ses ordures sur terre. C’est universel.

          • Eddy Vanleffe  

            Il y a aussi le fait que certaines frontières n’existent principalement que dans la tête des fans.
            Alan Moore s’est fâché à propos de Miracle Man avec Marvel parce qu’il voulait que Mick Anglo le créateur original ait des droits d’auteurs.
            il n’a jamais écrit contre ses pairs mais en hommage. Watchmen a débuté comme un hommage à Steve Ditko et ses personnage avant de dériver en « rip-off » accentuant par là, la valeur méta et universelle du bouquin d’ailleurs.
            Tom Strong est aussi un emprunt jouissif à Tarzan et Capitaine Flam, à la fois critique et énamouré, Suprême m’a amené à aimer Superman ce qui tient à l’époque (team-batman) du miracle et que dire de sa ligue?
            Alan Moore a vraiment travaillé dans un esprit canaille/respectueux. là où réside son génie dans ce domaine est justement d’avoir su être en parfait équilibre. il a lui même déploré l’héritage de Watchmen, pas si friand de violence que ça. il n’a de cesse de minimiser ce livre, qui doit parfois étouffer ses autres livres ou même lui interdire de faire dans le léger.
            Parfois on voudrait opposer des choses qui n’ont pas vraiment de raison de l’être comme si on voulait stopper un mariage sous pretexte que les conjoints sont mal assortis.
            Enfin le génie, c’est pas flamme olympique, c’est pas parce que Alan l’a que personne d’autre ne peux pas en avoir non plus.
            Ce que j’ai souvent un peu déploré dans les querelles de chapelles, les partisans d’Alan Moore semblent vouloir n’avoir qu’une idole opposée au reste du monde… une vision conflictuelle qui se goure de combat comme dirait l’autre…

          • Tornado  

            Je ne vois pas beaucoup d’autres génies de cette trempe là dans le monde des comics. Sans doute Frank Miller. Peut-être Will Eisner mais je ne connais rien à son oeuvre.
            Warren Ellis, Grant Morrison ou Garth Ennis ont pondu des chefs d’oeuvre à la pelle et Ellis côtoie en qualité les meilleurs travaux d’Alan Moore avec Planetary.
            Mais atteindre l’excellence à ce point du début à la fin, avec une longueur d’avance sur tout le monde, avec un tel niveau, une telle qualité fond/forme, une telle profondeur, un tel second niveau de lecture, une telle toile de fond, une telle classe…
            Enfin bon… Le problème c’est que je suis en train de me faire mettre dans le catégorie du mec qui dit « Alan Moore y a que lui c’est Dieu les autres c’est de la merde les comics c’est tout pourri à part Alan Moore qu’est un génie« . Ce n’est pas ce que je dis. Je dis simplement que c’est inadmissible d’essayer de le faire passer pour un naze (ou un imposteur, ou un pédant, ou un prétentieux, ou etc. etc.) au profit de quelques artisans besogneux que certains lecteurs préfèrent. C’est leur droit le les préférer. Mais c’est aussi un devoir, selon moi en tout cas, de ne pas tout mettre au même niveau, de ne pas dire que « tout se vaut ».

          • Matt  

            Mais Tornado, il faut aussi accepter que les mecs qui ne sont pas réceptifs du tout à Moore ne peuvent pas se forcer à dire que c’est vachement bien. Tout au plus ils peuvent reconnaitre en effet son côté pionnier, sa fmeuse longueur d’avance dont tu parles, à avoir déconstruit en premier et tout ça. Mais si ça les gonfle à lire…ce ne sera pas facile pour eux d’accepter qu’il est quand même censé être mis au dessus des autres.

            Après on est d’accord qu’il y a une différence entre dire qu’on n’aime pas et dire que l’auteur est un naze^^ Moore n’est clairement pas un naze.
            Mais bon…certains critiquent comme des bourrins. Certains provoquent exprès aussi ;-)

          • Eddy Vanleffe....  

            oups!
            Je ne voulais pas te mettre dans une catégorie, Tornado. c’est un truc que vois poindre de temps à autre sur le net, c’est tout. Finalement, personne ne conteste l’importance d’Alan Moore mais personnellement en tant que polythéiste, j’ai du mal et cela par principe à être aussi catégorique.
            Dans un monde partagé avec Hergé, Osamu tezuka, Naoki Urasawa, Andreas… des gars dont l’oeuvre mérite l’analyse, il y en a…
            En sortant du giron comics, on prend parfois un recul.

          • Tornado  

            Ah oui je suis d’accord. En sortant du cadre des comics US, Il y en a bien d’autres !

  • Vindicator  

    Bien envoyé Omac Spyder ! Le mec qui continue de revenir nous dire qu’il n’aime pas le site !

  • Vindicator  

    Et qui ne sait pas compter en plus, tout le monde sait qu’il n y a jamais 10 commentaires sur vos articles. Là, on en est à plus de 100.
    Un vrai mauvais (au sens : nul) mutant.

  • wildstorm  

    arf, cela me rappelle qu’il faut que je me l’achète cet omnibus absolute ;)

  • Tornado  

    Mais tu es fou ? comme tu as raison !!! ;) ;) ;)

    • Matt  

      Oh, rien que pour la traduction, faut être un peu fou pour mettre 75€ dans la VF.^^

      • wildstorm  

        Fou oui, plus aucun doute depuis des décennies. Comme tlm par ici^^

        Pour l’absolute, c’est surtout le format xxl qui m’intéresse (Byrne inside!). Mais bon, je sais que je pisse dans un violon là :)

        Sinon, si on sait sauter une étape de la distribution, on ne paie plus 75 euros…

        • Matt  

          « Sinon, si on sait sauter une étape de la distribution, on ne paie plus 75 euros… »

          Ah ?
          Tu fais sauter les camions de transport de Panini ?

  • Vindicator  

    Je crois que c’est une nouvelle.

    • Matt  

      Traduction ? Hum…ce serait étonnant quand même. Je n’ai vu l’annonce nulle part alors qu’ils ont communiqué sur le fait qu’ils corrigeaient un peu la VF et l’ordre des épisodes de l’ère d’Apocalypse dans l’omnibus à venir. Mais je n’ai rien lu concernant le phénix à ce niveau.

      Je sais qu’ils refont la traduction de tous les épisodes parus chez Semic (les intégrales X-men sont retraduites depuis celles de 1989) mais le phénix a déjà été publié et re-publié avec sa traduction naze. Même chez Hachette, ça bouge pas, c’est toujours vous-saez-qui à la trad pour les épisodes vintage.

      • Nikolavitch  

        il me semble que, sur la collection Hachette, il y a des corrections apportées à la trad

        • Matt  

          Ah je sais pas.
          Mais Tornado n’a-t-il pas lu le phénix dans la collection Hachette ? Et ça semble tout aussi naze.

        • Matt  

          Ah non, c’était sur le vieux site de Neault, il critiquait la version hachette et c’était la même traduction naze.
          Je pourrais mettre un lien mais je vais passer en modération donc…cherchez « umac phenix hachette » sur votre ami google^^

          • Tornado  

            J’ai lu la collection Hachette. Dans mon souvenir, ça commence de suite par Wolverine qui dit « Vache de valdingue »…

          • Bruce lit  

            @Matt : oui, c’est ça le plus terrible !
            Les formidables traductions LUG /Semic sont signées Coulomb !

          • Matt  

            En VF la seule alternative c’est de prendre les « x-men saga » 14 à 17 de chez Semic. Je sais pas si c’était déjà vous-savez-qui mais en tous cas c’était largement plus lisible, avant qu’elle pète un plomb.

          • Matt  

            C’est à peine croyable. Même à l’époque Lug ou c’était même mieux que Semic (ou l qualité avait déjà baissé) ?
            C’est fou ça. J’aime bien les traductions de l’époque Lug. En bon français.

          • Bruce lit  

            Et bien c’est Coulomb !
            J’ai reconnu son style en relisant des Special Strange. Notamment les épisodes contre Magneto de John Byrne !

          • Matt  

            Je sais pas si c’est bon signe de reconnaître son style…
            Lug n’avait peut être pas qu’une seule personne pour traduire^^
            En tous cas ça n’a fait que se dégrader avec le temps.

  • Tornado  

    J’ai demandé à Panini s’ils refaisaient la trad. Ils n’ont pas répondu. Les connaissant (s’ils l’avaient fait, ils s’en seraient venté dans toutes les lignes), cela signifie clairement qu’ils n’ont rien retraduit du tout…

    • Matt  

      M’étonne pas. Comme tu dis, ils en parlent quand ils font un effort. Comme pour l’omnibus de l’ere d’apocalypse.
      Ce qui serait fendard (ou navrant, au choix) ce serait qu’ils se plantent encore. Alors qu’il existe des recueils VO avec un sommaire dans le bon ordre.
      Parce que les précédentes éditions c’était le chaos. En fait au lieu de mettre les épisodes dans l’ordre de publication initiale, Panini avait mis les diverses séries à la suite. Sauf qu’elles se déroulent en parallèle les unes des autres. Donc en gros on se tapait une série qui s’achevait sur une célébration de la défaite d’Apocalypse et tu tournes la page, hop il est pleine forme. Une certaine équipe partait dans l’espace, on tourne la page, on entre dans une nouvelle série et les membres de cette équipe ne sont pas encore partis.
      Et bien sur comme il n’y avait aucune couverture pour séparer les épisodes en plus, c’était un beau merdier. C’était de constants flash back.

  • Tornado  

    Et ben… Faudrait me payer cher pour que je me relise tout ça ! :D

    • Matt  

      Je parlais de la qualité des éditions hein, pas de la saga^^
      Même si je ne suis pas un fan de la saga non plus. Enfin il faut dire que la lire dans ces conditions, ça n’aide pas non plus. Toujours en train d’essayer de situer quand ça se passe dans la chronologie.

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