FOR THE LOVE OF GOD (MIRACLEMAN 3)

MIRACLEMAN TOME 3, par Alan Moore & John Totleben

Un article de TORNADO

VO : Marvel Comics

VF : Panini Comics

On the top of the world…
© Marvel Comics / Panini Comics

Cet article porte sur le troisième tome de la magnifique réédition dédiée à MIRACLEMAN, le premier super-héros du Dark Age dans sa version réinventée par Alan Moore (d’après une série originelle crée par Mick Anglo dans les années 50).

Vous trouverez ici un article sur le premier tome, et ici un article sur le second. Nous consacrerons encore un article sur le tome 4, scénarisé par Neil Gaiman et mis en image par Mark Buckingham.

Ce troisième recueil regroupe les épisodes #11 à 16, publiés initialement en 1987, et mis en image par John Totleben (le dessinateur du  SWAMP THING  du même Alan Moore), après que plusieurs dessinateurs différents se soient succédés sur le titre. En fin d’ouvrage, avant les divers bonus (dessins et couvertures alternatives), on trouve deux courts récits plus récents effectués par Joe Quesada, Peter Milligan et Mike Allred.

Miracleman : Désormais un Dieu de l’Olympe…
© Marvel Comics

Le pitch : Dans le futur, le monde a changé. Miracleman, aidé par ses amis extraterrestres, l’a complètement refaçonné. Et il vit désormais dans sa tour, incroyable palais aux multiples facettes merveilleuses et surhumaines, tel un dieu de l’Olympe au-dessus des mortels.

Notre dieu-héros nous narre alors les cinq dernières années de son existence, l’abandon de son ancienne identité humaine, sa rencontre avec Miraclewoman, avec les aliens, ainsi que sa décision de remodeler un monde meilleur.

Mais tout héros possède sa Némésis. Et ainsi celle de Miracleman va revenir, depuis Londres où l’ancien sidekick va commettre le massacre le plus répugnant de mémoire de lecteur. L’affrontement final sera donc à la mesure de ce qu’est devenu le héros : Un combat de titans, à l’échelle des dieux…

Ce troisième tome de la série MIRACLEMAN marque la fin du run d’Alan Moore qui, comme chacun le sait, insista afin que son nom soit retiré des crédits, pour causes de procès avec l’éditeur Marvel Comics (vous ne trouverez donc pas son nom dans le bouquin ni sur la couverture).

Le premier tome avait, en son temps, révolutionné le monde du comic book de super-héros en initiant le Dark âge, version sombre et adulte inédite quant au thème des justiciers dotés de superpouvoirs, en costume flashy. Il était question de déconstruire le mythe, afin de le moderniser et de le projeter dans un monde plus dur, davantage adulte, réaliste et philosophique. Le second avait entériné le concept en revenant sur les origines des personnages, développant encore le background et les éléments fédérateurs d’un univers super-héroïque en pleine mutation. Moore pénétrait alors une sphère interdite jusqu’alors, en déplaçant les constituants du mythe dans une atmosphère proprement glauque et malsaine, traversée par une série de thèmes encore jamais abordés auparavant (violence extrême et sanglante, nudité crue de la chair laide, basculement du héros dans la folie et la perte de ses repères). Puis, au terme de ces deux arcs narratifs, le scénariste avait réalisé WATCHMEN, chef d’œuvre définitif portant très haut la dimension politique et métaphorique de son medium, à travers lequel le super-héros le vecteur d’un discours et d’une réflexion sur le monde réel.
En 1987, il livrait son troisième et dernier acte de la série MIRACLEMAN, un arc narratif se déroulant désormais dans le futur (quoique proche) de l’univers consacré.

Au Panthéon, carrément !
© Marvel Comics / Panini Comics

Il est aujourd’hui admis que les super-héros américains, tels qu’ils furent créées depuis la fin des années 30, ont été, via les deux éditeurs historiques du medium (DC Comics et ensuite Marvel Comics), le terreau d’une véritable création mythologique moderne, héritière des anciennes mythologies antiques. Une série de mythes réinventant notre monde en le peuplant de créatures fantastiques, aux pouvoirs quasi-divins. Une réalité historique alternative fantasmée, où les héros s’élèvent tels des divinités appelées à remodeler ce monde en quête perpétuelle de repères.

Pour son dernier arc narratif, Alan Moore décide manifestement de prendre cette notion de mythologie au pied de la lettre et oriente son récit vers une interprétation conceptuelle stricto-sensu, dans laquelle le personnage de Miracleman et ses compagnons (dont plusieurs extraterrestres à la civilisation avancée) œuvrent à remodeler la Terre tels les dieux d’une Olympe moderne (dans une version majestueuse, cette fois issue de la volonté également surhumaine des auteurs du comic-book !).
Dès lors, le sous-texte devient passionnant puisqu’il développe une série de questionnements sur le pouvoir (existe-t-il une juste valeur de l’exercice du pouvoir si ce dernier est omnipotent ?). Mais les éléments de réponse sont également édifiants puisque, autant les personnages que leur auteur imposent au monde leur propre vision, souvent humaniste, mais également discutable (Alan Moore n’hésitant pas à trancher dans le vif en choisissant ses propres voies, légalisant l’usage des drogues et libérant l’odieux Charles Manson en lui accordant son statut de gourou !).

Encore un qui veut nous réhabiliter Charles Manson…
© Marvel Comics

A propos de Mythologie, le présent recueil ne trompe personne puisque chaque chapitre est introduit par un titre consacré (Olympus, Aphrodite, Hermes, Pantheon, Nemesis et… de nouveau Olympus !). Mais Alan Moore est alors en pleine expérimentation et la lecture de l’ensemble souffre de son ambition. Le scénariste impose au lecteur une narration ans doute trop littéraire, aux textes envahissants, la voix off du personnage principal noyant la plupart du temps les planches de commentaires baroques d’un effet parfois maniéré à l’extrême. Et l’on hésite sans cesse entre une admiration sincère pour ces tournures philosophiques novatrices, et un sentiment de lourdeur, comme si l’on assistait aux délires d’un écrivain sous acide, égaré dans son extase et porté par une écriture surréaliste.
Le scénariste expérimente d’ailleurs ici une série de thèmes que l’on retrouvera, sans doute de façon plus accomplie (mais pas moins verbeuse), dans certaines de ses œuvres futures tournant autour de la magie, du pouvoir de l’imagination et de la littérature, série de thèmes qui trouveront leur aboutissement avec par exemple PROVIDENCE (une relecture de l’œuvre d’H.P. Lovecraft), et surtout avec la série PROMETHEA, certainement son œuvre la plus ambitieuse sur le sujet des mythologies super-héroïques…

Ce troisième tome de la série sous l’égide d’Alan Moore demeure néanmoins une extraordinaire expérience de lecture, complètement dévolue à la maturation de son medium super-héroïque, le propulsant à des années lumières plus loin qu’il ne l’était à peine quelques années en arrière. Les scènes de parlotte sont d’ailleurs contrebalancées par des séquences cathartiques d’une intensité incroyable, dont le point culminant réside en la réapparition du pire ennemi de Miracleman :Johnny Bates (Kid Miracleman). Le combat qui oppose le héros à sa Némésis sonne alors comme un choc, une impressionnante descente aux enfers, encore inégalée aujourd’hui. Ou la démonstration d’un auteur incomparable, capable de clouer le lecteur sur son fauteuil, à l’heure où les comics étaient encore, majoritairement, destinés aux enfants !

On rajoutera également tout un tas de références à la culture sous toutes ses formes, avec la participation au récit (quoique hors-champs) de plusieurs artistes contemporains de l’époque en question, distillée avec un humour caustique (Andy Warhol, revenu d’entre les morts au terme de la politique divine des super-héros qui leur octroie le pouvoir de tout faire, demandant à être cloné en masse !).

Avant que le monde ne soit parfait, il va y avoir de la casse…
© Marvel Comics

Ainsi, certains lecteurs d’aujourd’hui (car la série MIRACLEMAN est restée longuement inédite pour cause de procès incessants) pourront ne pas apprécier le parti-pris du créateur de WATCHMEN, lui reprochant son verbiage (il est vrai parfois envahissant) et ses expérimentations baroques. Les autres apprécieront l’ambition et la profondeur du propos, dont mon commentaire, hélas, ne retranscrit qu’une portion congrue !

John Totleben (dessin et encrage) réalise un travail formidable sur certaines planches, tandis qu’il semble en bâcler certaines. En effet, il peut parfois donner l’impression d’une certaine hésitation entre une illustration naïve, propre à l’univers des super-héros de l’époque, et une approche adulte et expérimentale. Dans l’ensemble, sa prestation est superbe à l’époque où il faisait feu de tout bois en encrant, dans le même temps, la série SWAMP THING du même Alan Moore, dont il illustrait également les couvertures…

En guise de bonus, l’éditeur Marvel offre deux courts récits à ce recueil. Le premier est réalisé par Joe Quesada (dessins magnifiques) d’après un script rédigé par Grant Morrison en 1986 (et qui montre Johnny Bates de retour sur terre après l’explosion nucléaire décrite dans le premier tome). Le second est écrit par Peter Milligan et dessiné par Mike Allred, qui s’amusent à parodier la série telle qu’elle fut écrite par Mick Anglo dans les années 50. Deux bonus anecdotiques, s’il en est…


Nous nous donnons rendez-vous pour la suite de la série, sous la houlette d’un autre grand scénariste du monde des comics : Neil Gaiman.

Du haut de sa tour, Miracleman voit tout…
© Marvel Comics

La BO du jour
Entre Alan Moore et Miracleman, tout le monde se dispute le statut divin. Et pour les aimer jusqu’au bout, il faut avoir la foi…

17 comments

  • midnighter  

    c’est donc dans le tome 3 que j’ ai vu la plus traumatisante destruction de ville décrite dans un comics de super héros

  • Eddy Vanleffe  

    J’apprends ici que c’était écrit APRES Watchmen?
    le chaos éditoriale de cette série me fait me mélanger les pinceaux dans tout ces allers retours.
    Miracle Man est un truc quasi définitif sur le sujet, je trouve… je ne l’idolâtre pas mais ça renvoie au panier pas mal de tentatives du genre qui font « petits bras » à côté…

    • Bruce lit  

      le terreau d’une véritable création mythologique moderne, héritière des anciennes mythologies antiques.
      Il faut absolument que tu lises Mythes et Super Héros de l’ami NIkolavitch qui vient de ressortir dans une superbe version couleur, papier glacé réactualisé. Il y a des passages sur MIRACLE MAN qui devrait te plaire.
      Pour le reste je resterai hélas hermétique à ce verbiage de Moore et cet univers. J’ai péniblement terminé le tome 2 de SWAMP THING accompagné d’un ennui de tous les instants. Si la romance avec Cable est charmante et fermera la gueule de tous ceux qui disent que Moore ne sait pas écrire les sentiments, ce mélange de magie, sorcellerie, ésotérisme et mysticisme ne m’interresse pas du tout. Je n’en pouvais plus et puis en plus la 1ère apparition de John Constantine et sa chasse aux indices. Je déteste ce personnage,il me sort par les yeux et finalement je reste cohérent dans mes goûts puisque tout cet univers s’exportera dans HELLBLAZER.
      La BO : je suis agréablement surpris. Jusqu’au solo à 300km heures, c’est hautement supportable. Il y a de la mélodie du générique de la série KUNG FU là-dedans.

      • Tornado  

        @Bruce : Alors c’est que tu es vraiment allergique à certains thèmes, car le dénouement de l’arc AMERICAN GOTHIC (SWAMP THING) est absolument époustouflant. Je m’apprête à lire le tome 3. Je m’attèle à l’article dès que je l’ai terminé.

        La BO : Je n’aime pas du tout les guitar-heroes qui en font des caisses, mais ce morceau est incroyable. Je n’écoute pas tellement Steve Vaï mais celui-là, oui. La version studio est beaucoup plus contenue (https://www.youtube.com/watch?v=NiTXGswyAls).
        J’avais un copain qui jouait ce titre à la perfection. En concert, c’était hypnotique. Il est parti au ciel à présent. Rest in peace, Franck.

    • Tornado  

      Effectivement, en quelque numéros et une seule série, Moore avait déjà tout dit sur le sujet. Il en avait fait le tour. Cet exercice débouchera sur WATCHMEN, qu’il réalise en parallèle, mais on perçoit bien que MIRACLEMAN est un laboratoire, quand WATCHMEN est un « produit fini ». Quand bien même ça ne raconte pas la même histoire. Disons que les deux sont complémentaires. Ajoutons à cela SWAMP THING et V FOR VENDETTA et on a en même temps, pour moi en tout cas, l’essentiel du comic-book adulte en à peine quelques années !
      Tiens, ça me fait penser que je n’ai toujours pas lu CAPTAIN BRITAIN, qui est également de la même période…

  • Jyrille  

    Et bien c’est un sacré boulot que tu as abattu là Tornado, je n’aurai pas imaginé que le nom de Moore soit retiré de cet ouvrage dès l’époque de sa parution ! Quoi qu’il en soit je ne connais pas du tout Miracleman donc j’apprécie énormément tes présentations.

    « légalisant l’usage des drogues » Oui c’est un sujet récurrent de la SF. Dick le faisait avant lui, dans un monde finalement pas si confiant ni réussi. Il faudrait que je retrouve le roman ou la nouvelle mais mes souvenirs me font défaut…

    Encore une fois je ne suis pas certain d’investir là-dedans même si je serai curieux de lire cette série. Mais bon, ça va, j’ai toute la Ligue des Gentlemen à lire (les derniers tomes) et relire (les premiers), tout Swamp Thing à découvrir. J’ai de quoi faire.

    La BO : je ne connaissais pas Steve Vai si symphonique. Malgré tout cela ne me parle pas, pourtant j’aime le classique, là ça me paraît un peu superficiel, un peu comme le S&M de Metallica dont un second opus vient d’être publié (pas écouté). Et j’adore Vai chez Zappa.

  • Présence  

    Que de souvenirs…

    Le hasard a fait que j’ai commencé à lire cette série en 1988 avec l’épisode 15, celui du carnage. Il n’a pas été simple de trouver les épisodes précédents à l’époque, et mes moyens financiers d’étudiant n’étaient pas à la hauteur des prix des anciens numéros… mais j’y suis arrivé. C’est perspective de relire ce même épisode, et les autres dessinés par Totleben dans une édition de meilleure qualité qui a fait que j’ai acheté la réédition Marvel.

    Les héros s’élèvent tels des divinités appelées à remodeler ce monde en quête perpétuelle de repères. […] La notion de mythologie au pied de la lettre – Tes paragraphes expriment parfaitement ce que j’avais ressenti : l’histoire se libère du carcan d’une convention implicite (la présence des superhéros ne remet pas en cause l’ordre établi), et ces individus dotés de capacités extraordinaires s’installent au sommet de la société, comme des chefs invincibles littéralement et métaphoriquement au-dessus du peuple, sans plus être soumis à la démocratie.

    Super article.

  • Surfer  

    Encore un article de Miracleman finement analysé par notre ami Tornado.
    C’est une œuvre de Moore que je ne connais pas.
    Ces quelques lignes me font penser que je rate quelque chose. Je vais quand même essayer un jour de lire ça.

  • Tornado  

    Je suis stupéfait du peu d’intérêt que suscite cette série quand même. Quand je vois que le moindre truc des Avengers ou des X-men rameute les foules ici, je me dis que je ne vis pas dans le même monde. Pour moi, ce comic-book, là, c’est le top du top of the top. Idem pour le MAXIMORTAL chroniqué par Présence. Je n’ai pas compris que ça puisse être accueilli avec autant de tiédeur.
    Ce n’est pas grave, je continuerai quand même d’écrire des articles sur ce genre de lecture qui me correspond, et de moins en moins sur le mainstream de slips. 🙂

  • Bruce lit  

    -Eh- Une semaine -X est programmée.
    En ce qui me concerne j’avoue m’être un peu lassé de ces comics qui analysent de manière cérébrale le mythe du super-héros. J’en ai été gourmand autrefois jusque l’indigestion. Maximortal et Miracleman rentrent à mes yeux dans la même catégorie. Ceci dit j’ai feuilleté Maximortal hier et les dessins m’ont semblé beaucoup plus accessibles que ce que j’aurais pu le supposer. Peut-être finirai-je par me laisser tenter.
    Un autre obstacle : le truc trop cérébral qui va à l’encontre de ce dont j’ai besoin : une lecture fluide, maline mais immédiate (que j’ai trouvé dans DEPT H). Regarde Tornado, c’est exactement ce qui me bloque pour les Xmen de Hickman : un truc chiant à mourir, avec des fiches, des diagrammes et des frises. En ce qui me concerne, il s’agit donc de la forme et non du fond.
    Un dernier obstacle : tu le précises dans ton article. Le volet judiciaire qui a empêché le truc de paraître plus tôt fait que j’arrive trop tard. Il y a 20 ans, quand je m’achetais 3 comics par mois, j’aurai sans doute adoré lire ça. Aujourd’hui j’en lis un à deux par jour. Je ne partage pas du tout l’amour de Moore pour ces vieux héros de l’âge d’or : Tom Strong, je m’en fous total. Promethea je risque de passer aussi.
    J’ai lu le volume de GAiman de Miracleman, et il m’est tombé des mains : trop référentiel. Gaiman, Moore, ou Ennis pourraient écrire ça que ça ne m’intéresseraient pas plus que ça non pas parce que c’est nul mais parce qu’il s’agit bien de mes limites de lecteur. Ce qui est plutôt positif car il n’est pas dit qu’un jour je ne vire pas ma cuti quand j’aurais fait le tour de ce que je cherche.

  • Tornado  

    Je trouve également Hickman chiant parce que, à part parler de super-héros, de quoi parle-t-il ?
    Ce que je recherche, ce sont des lectures pour les adultes avec une toile de fond pour les adultes.
    Evidemment je peux de temps à autre adorer un simple divertissement. Mais je ne vais pas lui accorder la même valeur qu’une oeuvre vers laquelle je sais que je peux revenir indéfiniment en sachant que je vais y trouver de nouvelles couches de lecture.
    Personnellement je suis tellement lent en lecture et je m’intéresse à tellement d’autres trucs que, en ce moment, je dois lire pas plus de deux BDs par mois… 😀
    LA lecture d’une BD est devenue un sport de haut niveau pour moi : Il faut que j’analyse le fond et la forme.

  • Eddy Vanleffe  

    Cher Tornado, je compatis 🙂

    Je suis un peu comme Bruce, j’ai lu des œuvres analytiques sur les Superhéros parce que durant le début des années 2000, c’était un peu le « trend ». J’en retiens SUPREME, toute la gamme ABC d’Alan Moore, Planetary, ben éviodemment Watchmen et d’autre auquel je ne pense plus.
    je rejette totalement les délires SM-gore-sous-Watchmen de Warren Ellis chez Avatar…
    Miracle Man arrive un peu trop tard, et le comble après Sentry (le monde à l’envers quoi…).
    Je trouve cette trilogie parmi les travaux le plus absolus et jusqeuboutistes sur le sujet. je le conseillerais dès qu’un curieux me demanderait ce qu’il y a sur le sujet. mais je ne l’ai lu qu’une fois et dès que j’essaie d’arriver à ce troisième tome depuis, je lâche l’affaire, comme tu le dis, c’est très maniéré pour nous faire avaler un message sur l’humanité 2.0 avec lequel j’ai du mal désormais depuis quelques mois.
    le succès mainstream existera toujours et dans tous les domaines. Bievenue à Gattaca ou dark City seront toujours plus confidentiels que Independance day ou MIB… et puis surtout il y a l’affect. et encore autre chose: l’amusement.
    je sais désormais aussi qu’ un bouquin doit m’amuser, sinon je lis autre chose sur les civilisations antiques par exemple…^^ et s’il y a bien quelques chose qui ne m’amuse plus ce sont ces auteurs « supérieurs »
    Enfin je sais pour avoir discuté avec des « amateurs » que la violence est un rempart pour certains.; je connais une ou deux personne qui n’ouvriront jamais rien de ce genre rien qu’à cause du gore.
    Pour finir, les commentaires donnent une fausse impression. on est souvent « entre-nous » et on a pas une visibilité sur qui on touche.
    on intimide peut-être les commentateurs extérieurs quand ils voient qu’on se connait tous etc… ou ils postent sur FB

  • Nikolavitch  

    lu ces épisodes y a tellement longtemps, chez un pote qui les avait en floppies…

    j’avais découvert avec la VF du premier tome chez Delcourt, j’avais trouvé le tpb du tome 2 d’Eclipse je sais plus où (à Forbidden, peut-être) et donc, lu le 3 chez un pote et fait l’impasse sur les Gaiman.

    va falloir que je profite des réimpressions pour compléter, voire harmoniser…

    • Tornado  

      Alors en VF tout est déjà épuisé, rien n’est réédité, et les tomes 5 et 6 n’ont jamais été annoncés…

      • Nikolavitch  

        faudra que je me reprenne les VO

  • JP Nguyen  

    J’ai un ressenti proche de Bruce et Eddy, sur ce coup là. L’article de Tornado met très bien en valeur les qualités de l’œuvre, mais ça ne me tente pas parce que c’est encore le grand Alan Moore et un truc déconstructiviste qui se prend au sérieux.
    J’ai souvent lu des allusions à Miracle Man comme œuvre de référence, un jalon dans la façon d’aborder les super-héros… Mais à l’heure actuelle, je n’ai pas envie de m’ y plonger. J’aurais l’impression de faire des devoirs…

  • Fred Le Mallrat  

    Pas une menstion pour la scene du suicide de Mike Moran que je trouve aussi touchante que simple.
    Par contre le nom de Moore y etait à l’époque.
    Le souci est quand Marvel demande le changement de nom en Miracleman, Moore refusa de donner pendant des années le droit de reedition de Captain Britain (ce qui mit fin a sa relation avec Alan Davis).

    Le nom retiré c est juste depuis que Marvel a récupéré les droits.
    Ils ont du negocier avec chacun des auteurs et artistes et autres detenteurs… Moore demande que tout soit donné à Mike Anglo (createur du perso) mais voulu que son nom soit retiré des credits. Il ne veut plus rien avoir à faire avec les séries dont il ne detient pas les droits.

    Le script de Morrison serait à l origine du ressentiment de l ecossais envers Moore.

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