Génération Albator

Albator par Leiji Matsumoto, Rintarohn et Toei Animation

Première publication le 09/04/15- Mise à jour le 08/01/17
Troisième publication à l’occasion de la mort de Seiji Yokoyama le compositeur de l’OST.

AUTEUR : Lion STEPHANE MAILLARD PERETTI

Publié chez Kana

DVD : TF 1 Video

Borgne to be wild ( sorry Stéphane, pas pu résisister...)

Borgne to be wild ( sorry Stéphane, pas pu résister…)

On trouve de tout dans l’univers de Leiji Matsumoto… Des pirates de l’espace, des trains qui filent de planète en planète, des saloons mal famés sur des astres perdus, des femmes aux cheveux plus longs que leurs jambes, et une utilisation de la chronologie qui fait tourner ses fans en bourriques.

Akira (Leiji) Matsumoto, né en 1938 au Japon, est principalement connu en France pour son capitaine balafré, Albator. C’est sur cette oeuvre (du moins son avatar de 1978) que que nous allons nous pencher dans ce dossier. Forte du succès retentissant de Goldorak, Antenne 2 décide en début 1980 de réitérer l’expérience. La nouvelle recrue est un personnage élancé, voir filiforme, à la cicatrice sur la joue et au bandeau sur l’oeil.

Harlock (ou Herlock comme on préfère l’écrire au Japon) devient chez nous Albator, pour ne pas faire penser au capitaine Haddock. L’appellation française viendrait du mix entre le mot albatros et le nom du rugbyman Jean-Claude Ballatore. La série n’est jamais passée dans son intégralité, laissant de côté quelques épisodes concluant la saga, diffusés enfin lors des années 2000 avec un nouveau doublage. Elle est adaptée au petit écran par Rintaro (Shigeyuki Hayashi) et conclut le manga abandonné en route (comme souvent) par l’auteur original.

L' Arcadia, un précieux et constant Deux Ex Machina

L’ Arcadia, un précieux et constant Deux Ex Machina

En 2977, les êtres humains ont conquis l’espace, et la Terre est régie par un gouvernement unique, à la tête duquel a été placé un premier ministre incapable et couard. Apathiques, gavés d’émissions télévisées et servis par les robots, ils ont chassé notre bon capitaine dont le caractère rebelle semble peu en adéquation avec ce monde. Libre, il vogue sur les mers spatiales dans son galion céleste, l’Arcadia (ou Atlantis, en France) avec son équipage…

Les Terriens nonchalants n’imaginent pas que leur existence est sur le point d’être bouleversée par le retour des Mazones (VF: Sylvidres) … Et, si une immense sphère noire ne reflétant pas la lumière s’écrase bientôt sur Terre, peu s’en inquiètent. De ceux-ci, le professeur Daiba et son fils, Tadashi (Ramis), essaient de prévenir le premier ministre de l’arrivée d’un peuple guerrier. Mais, ses avertissement ignorés, le savant sera assassiné devant les yeux de Ramis, qui est sauvé de peu par l’arrivé d’Albator, l’invitant à combattre avec lui sous la bannière de la liberté.

Une magnifique couverture du manga par Leiji Matsumoto

Une magnifique couverture du manga par Leiji Matsumoto

Car voilà l’idéal du héros. « J’erre parmi les étoiles. Les gens m’appellent le « capitaine Albator »… une voix me susurre: « parcours cette mer sans lendemain, et vis en homme libre. » et elle me chante: « vis libre sous ta bannière, celle de la liberté ».

Ramis sera d’abord peu impressionné par la vie dans l’Arcadia. L’équipage lui semble être un ramassis de bons à rien, à la discipline peu convaincante et au désordre effarant. Il se ravisera et décidera de rejoindre la troupe de Harlock après la première attaque du navire par les Sylvidres, ces « femmes qui brûlent comme du papier ».

Le leitmotiv d'Harlock sur la liberté

Le leitmotiv d’Harlock sur la liberté

Commence alors un long périple pour l’adolescent, son mentor, et ses hommes, dont les figures les plus emblématiques sont Yattaran/Alfred, Kei Yuki/Nausica , Mimé/Clio , le docteur Zéro, Maki le chef mécano et Masu la cuisinière.

Très vite, Tadashi apprend à connaitre ses compagnons et permet au téléspectateur d’en faire de même, ainsi que dans le manga. Yattaran qui passe son temps à bâtir des maquettes, qui ne supporte pas qu’on le dérange et ne se bouge le cul que lors d’une attaque, Kei, belle et intelligente, sûre d’elle et de son capitaine, et Mimé, unique survivante de son peuple, sauvée autrefois par Albator à qui elle a voué sa vie et qui ne se nourrit que d’alcool (un autre choc pour le jeune homme)

Enfant, j'adorais voir l'Atlantis défaire ses ennemis à coup de tranchoir...

Enfant, j’adorais voir l’Atlantis défaire ses ennemis à coup de tranchoir…

L’envahisseur est très bien préparé. Il vient de l’autre côté de l’univers, et réclame la Terre comme sa patrie d’origine. Il semble même être le créateur de l’espèce humaine, et aurait vraisemblablement terraformé la Terre. A sa tête, la terrible reine Sylvidra/Lafressia, qui semble fascinée par l’indomptable capitaine et son sens de l’honneur exacerbé. Ces extraterrestres sont des êtres végétaux, des plantes anthropomorphes. Albator et compagnie enquêtent dans les jungles, via les artefacts d’époque précolombienne des musées, les ruines incas et mayas… Et sur Terre, les avertissements d’Harlock ou du professeur Kussuko, ami de Daïba, sont ignorés.

Il est à remarquer un certain sexisme dans l’histoire (voire dans l’oeuvre entière de Matsumoto.) On le ressent bien moins fortement avec la traduction Française, mais certaines tirades (« Bien que ce soit une femelle, elle est officier supérieur à bord de l’Atlantis » -soupir) n’ont pas été évitées. A la lecture du manga paru chez Kana, l’impression est d’autant plus forte.

Car des années et des années après son arrivée sur nos chaines, le pirate revint sous nos tropiques en 2002 avec, enfin, l’oeuvre originale qui servit de base à l’animé. Ici, on est fidèle à la version Japonaise. Mais très rapidement, le lecteur qui se rappelle du héros de son enfance (ou bien qui l’a revu en DVD) constate un changement: si l’histoire suit le même chemin, le capitaine au grand coeur… semble être méchamment plus froid et psychorigide. Et pour un personnage aussi longiligne, le balai risque d’être assez long.

Ici, les sylvidres morphent hors de la végétation amazonienne pour acculer les héros tels des zombies

Ici, les sylvidres morphent hors de la végétation amazonienne pour acculer les héros tels des zombies

Les scories du scénario sont ici plus palpables, et l’histoire, bien qu’intéressante, est bien moins endiablée que dans l’animé. Ce n’est pas forcément un mal, car le format feuilleton télévisé (un épisode-une aventure complète) ne s’adapte pas vraiment au format papier qui ressemble plus à une longue saga continue. Si le manga se focalise sur les découvertes successives de l’équipage, l’histoire personnelle des protagonistes est bien plus détaillée au petit écran.

Ainsi, dans la BD, Tadashi/Ramis ne souffre pas d’hallucinations au sujet de sa mère (décédée sur Triton, abandonnée par les politiciens ignorant ses appels au secours). Si la série TV nous montre des affrontements entre Ramis et Albator (se soldant parfois par une torgnole gantée dans la tronche du plus jeune) le capitaine du manga reste bien plus placide, comme si son indifférence et sa froideur pouvaient à elles seules convaincre l’incandescent gamin.

A la télé, un épisode au moins est consacré à tous les notables. Ainsi, à Kei Yuki, que l’on découvre tourmentée par un ancien ami, traitre à la solde des envahisseurs végétaux. A Maki, confronté à son passé, son ancien capitaine, Tornadeo, qui tua sa compagne, une infiltrée Sylvidre. A Mimé, femme au grand pouvoir, hantée par les fantômes de sa race, sauvant Harlock à elle seule plusieurs fois.

Toshiro, Stellie et Emeraldas

Toshiro, Stellie et Emeraldas

Un grand rajout de l’animé par rapport au manga, est le commandant Vilak/Mitsuru Kiruta. Il est le rival de Harlock, le seul soldat semblant échapper à la torpeur générale, mais il est bien seul. Il finira par rejoindre le camp de la résistance dans le dernier épisode diffusé en France lors des années 80.

Mais c’est surtout Stellie/Mayu, qui donne au héros toute son humanité. Personnage inventé par Rintaro (il insista sur la création de celle-ci), cette petite fille est l’enfant du meilleur ami de Harlock, Toshiro, et de Emeraldas (beaucoup tirèrent à la vue d’Emeraldas l’explication farfelue que Harlock est finalement une femme)

Dans sa folie possessive, cette Sylvidre voudra faire d'Harlock son compagnon

Dans sa folie possessive, cette Sylvidre voudra faire d’Harlock son compagnon

Encore une fois, le capitaine semble bien plus humain à la télé. Dans les pages de Matsumoto, il manque clairement d’une réelle motivation dans sa lutte contre les Sylvidres et son aversion de l’humanité est agaçante. Il balance même à deux reprises qu’il ne sait pas ce qui l’empêche de tirer au canon sur la planète pour la vaporiser… Coolos, le héros. On ne peut pas non plus mettre de côté son habitude à dénigrer ses semblables pour des torts partagés pourtant par ses membres d’équipage, eux aussi assez feignants et je-m’en-foutistes. Que dire de ce capitaine qui juge l’Humanité en généralisant, mêlant hommes, femmes et enfants?

Oui, à la lecture du manga, le personnage animé est bien plus chaleureux et crédible, moins répétitif et pompeux. Un autre problème vient ternir le manga, aux yeux d’un lecteur occidental du 21eme siècle. J’en parlais plus tôt, mais une certaine misogynie suinte à plusieurs reprises.

Si Mimé semble tout connaitre de l’Arcadia et de son représentant, elle n’en pipera jamais mot à Tadashi qui cherche d’où vient cette sensation que le vaisseau est vivant (Il l’est, d’ailleurs, la psyché de son créateur ayant été transmutée dans l’ordinateur central de l’Atlantis)… Comme si il s’agissait d’une affaire d’hommes, et d’hommes seulement! Que dire de Nausicaa qui ira jusqu’à mentir sur ses capacités de pilote pour ne pas vexer un homme plus jeune et moins gradé qu’elle?

Les bébés Mazones sortent d'incubateurs végétaux. Creepy.

Les bébés Mazones sortent d’incubateurs végétaux. Creepy.

Le premier épisode de Captain Harlock montre déjà toutes les ficelles de la série, des meilleures aux plus agaçantes: l’aspect fier et laconique du héros, son attachement/mépris pour la Terre, son amour pour Mayu, les incapables du gouvernement terrien, la menace Sylvidre, et l’éternel Deux Ex Machina qu’est l’Arcadia.

Pourtant, une chose est vraie: Ici, même les ennemies sont honorables. Dans l’univers de Matsumoto, les « bons » et les « méchants » errent entre les zones de gris. Les Mazones et surtout Sylvidra, leur reine, doivent lutter contre leurs propres doutes, la dissidences compréhensible (ou non) des troupes et des civils, les sabotages… les trahisons. Dans les pages du livre, le leader Sylvidre éliminera l’une des siennes, qui attaquera Harlock, outrepassant les ordres.

Et comment ne pas penser à l’épisode où une sylvidre diaphane développe une fascination malsaine pour le pirate emprisonné dans un cercueil de glace, ne pouvant plus se résoudre à éliminer l’objet de sa haine première? Celui où le chef mécano se retrouvant dans une pouponnière Mazone, a la preuve que les humains ne peuvent procréer avec les envahisseurs et ce faisant, accepte de tuer celle qu’il croyait être sa fille, prouvant ainsi..qu’il est bien moins humain que l’extraterrestre…

le 42eme homme d'équipage, transcendé en ordinateur humain, Toshiro.

Le 42eme homme d’équipage, transcendé en ordinateur humain, Toshiro.

Ou encore la longue quête de Harlock pour retrouver Stellie, qui restera traumatisée par son enlèvement jusqu’à ce que l’esprit de son père fasse entendre l’air qu’il lui jouait dans sa prime enfance à l’ocarina.

Comment, aussi, ne pas saluer le style désuet, démodé et indéniablement unique de Matsumoto? Les femmes au corps interminables, longilignes, faméliques presque, et pourtant gracieux, simplement beaux. Ses hommes rabougris, à part les meneurs au physique gracile, aux bras et jambes en fils de fer. Ses spationefs d’une rare beauté. Ces cheveux qui s’entremêlent aussi bien que chez Alphonse Mucha… Le vide interstellaire qui semble plus accueillant que le coeur des Hommes…

La quête et la mélancolie...Les Sylvidres, sur l'Ilot de l'Ombre Morte, ont la nostalgie d'un lointain passé... Et touchent Yattaran

La quête et la mélancolie…Les Sylvidres, sur l’Ilot de l’Ombre Morte, ont la nostalgie d’un lointain passé… Et touchent Yattaran

Harlock, c’est le héros romantique par excellence. Son univers est baigné de mélancolie, celle qui étreint le coeur du héros, ce coeur qui a autrefois perdu ce qu’il avait de plus cher, cette nostalgie d’un mieux que l’on ne peut atteindre mais pour lequel on se bat. Des visages des personnages jusqu’à la musique de Seiji Yokoyama (Saint Seiya) malheureusement remplacée chez nous par les compositions fades de Eric Charden…

Autour de Harlock, tous ont vécu un drame. Que ce soient la trahison ou l’exil, ils ont perdu le sourire mais se raccrochent les uns aux autres et surtout à leur chef, un des héros les plus charismatiques venus du Japon.

Rien n'est simple pour Vilak, face à un incapable comme son premier ministre

Rien n’est simple pour Vilak, face à un incapable comme son premier ministre

Pour un animé s’adressant à des ados (et même si en France les propos des héros ont étés édulcorés, ajustés à un public d’enfants) Captain Harlock reste une oeuvre évitant le manichéisme.

Rarement personnages de manga n’auront étés si complexes, à cette époque. Le contexte politico-social décrit à maintes reprises fait de cette histoire un cas à part dans ce flot de récits venus de l’Est dans les 80s. Alors que tout un chacun critiquait les « japoniaiseries » et leur soi-disant vacuité d’idées, force est de constater que Matsumoto et Rintaro partageaient là des idées bien adultes pour une émission telle que Récré A2.

La fière Lafressia, qui fera passer son peuple, puis l'honneur avant tout

La fière Lafressia, qui fera passer son peuple, puis l’honneur avant tout

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Albator,le capitaine corsaire revient faire son p’tit tour d’anthologie chez Bruce Lit du manga aux dessins animés. Et le moussaillon Stephane Maillard Peretti à la barre !

La BO du jour : Les fans les plus célèbres d’Albator !

33 comments

  • Matt  

    Au risque de faire hurler les puristes, moi j’ai toujours préféré Albator 84 avec les humanoïdes. C’est par ce dessin animé que j’ai connu le personnage, j’ai beaucoup aimé le film (à l’époque découpé en 4 épisodes à la télé) qui fait office d’intro à la série et dans lequel on le voit perdre son œil et sa chérie qui diffuse des messages de révolte à la radio.
    En le voyant en VO (et pas dans n’importe quelle édition) on se rend compte que plein de dialogues sont passés à la trappe à la traduction. Les premières éditions DVD ne collaient d’ailleurs des sous titres que lors des dialogues VF et certaines phrases n’étaient donc même pas traduites.
    Le dessin était plus chouette aussi. J’aimais bien le personnage de Alfred (en VF) qui est en réalité Yattaran, le gnome amoureux de la belle Emeralda.
    Techniquement on pourrait penser que ça se déroule avant Albator 78 mais à chaque fois ce sont des reboot car ça ne colle pas par rapport au vécu des personnages.

    • Matt  

      Euh oups, le Alfred de Albator 84 c’est Toshiro, pas Yattaran. Celui qui finit dans l’ordinateur après sa mort.

  • Matt  

    Je trouve que le long métrage qui constitue le début de Albator 84 permet d’établir une empathie envers le personnage souvent trop froid. Au début il est vulnérable. Il se fait trahir, se fait crever un œil, perd sa chérie qui se fait tirer dessus dans le dos par un gros lâche.
    On comprend mieux le dégout d’Albator pour ses semblables et sa quête pour trouver une autre planète. Il ne cherche même pas à sauver la terre, il s’en fout, il renie son peuple de lâches et cherche un abri pour lui et ses amis. Et au passage il corrige un peu les injustices là où il passe.
    Moi j’aimais bien. C’est vrai que c’était un peu triste. Plein de morts, tout ça…mais ça me plaisait bien. J’ai connu Cobra après et j’ai bien aimé aussi.
    A l’inverse, même si j’aimais bien Ulysse 31 à l’époque, j’ai bien plus de mal à re-regarder la série maintenant. J’ai essayé et je n’ai pas accroché même si je suis conscient de ses qualités.

    • Léo Peretti  

      La série de 84 a peu marché au Japon, où Urusei Yatsura (Lamu) de Rumiko Takahashi à démoli l’audimat sur une chaîne concurrente.
      Pourtant, du beau monde à la musique, à la prod et aux designs (dont Shingo Araki, l’un de mes dieux) et un personnage bien plus sympathique, en effet!
      Le film est bien différent en Japonais et la série a souffert en France d’une traduction qui perdait parfois (souvent) tout le sens de la VO.
      J’ai une préférence pour le 78 et son Arcadia bleu, au tranchoir de front, mais je ne peux nier que j’aime beaucoup la seconde série, plus enjouée et rythmée.
      J’ai essayé l’an dernier de revoir la série Cobra, je n’ai pas accroché à l’invincibilité du personnage. Néanmoins, ça reste du très bon!

      • Matt  

        Pour info le film Albator 84 a eu droit à un sous-titrage respectueux de la VO dans cette édition DVD :

        http://www.dvdanime.net/critiqueview.php?id_critique=2559

        Et en effet en VF il y a un paquet de dialogues qui disparaissent ainsi que les plans indiquant que les ancêtres d’Albator et Toshiro étaient dans le camp allemand lors de la 2nd guerre (ouh là là pas bien pour les n’enfants ça)

        extrait de la chronique sur la Vo :

        « Le montage du film en VF se voit ainsi zapper à deux reprises en VOSTF, lors du passage entre le deuxième et troisième chapitre et en toute fin juste avant le générique qui le clôture (dont la version japonaise a été conservée sur les deux versions).
        Pour la série, on notera seulement le recours à ce procédé à la fin du sixième épisode lors d’une réplique de Johnny/Tadashi mais qui s’avère plus du domaine du choix éditorial.
        Enfin sur la film ou la série, de nombreux plans laissant apparaître les Kanji de noms de lieux (bases/QG ennemis), planètes ou autres mentions en fin d’épisode, ont été réintégrés avec un sous-titre adapté selon la version.

        Concernant le sous-titrage de la VO, les personnages et vaisseaux disposent donc de leur nom original (Harclock, Tochirô …) mais on notera le choix étrange d’adapter les Illumidas (Humanoïdes) en Llmidas. Dommage qu’une meilleure cohérence n’ait pas été assurée entre le livret et le sous-titrage plus logique si l’on excepte le nom du peuple envahisseur. Néanmoins, hormis une ou deux petites erreurs tels qu’une réponse négative devant un Oui, il n’y a rien de choquant et l’on peut pleinement apprécier cette VOSTF inédite. « 

  • Eddy Vanleffe  

    Lire ALBATOR en cinq tome chez Kana a été l’une de mes plus grandes désillusions en effet pour les mêmes raisons que Stéphane.

    si je peux me permettre d’émettre un avis hasardeux, j’y avais vu un vieux manga 70′s écris par un japonais très traumatisé par la défaire face aux alliés et qui sentait le revanchisme avec tous ces couplets sur la faiblesse et l’avachissement des pacifistes, que la liberté valait tous les combats plutôt que de vivre sous une tutelle internationale et anonyme (USA).
    j’ai trouvé le manga belliqueux là où le dessin animé faisait preuve d’humanisme (peut être grâce à cette sale gosse avec son ocarina de merde qui casses les oreilles)

    • Stéphane  

      Effectivement, se dégage de la lecture des oeuvres de Matsumoto un relent de revanche et de passéisme qui passe mal chez moi… Heureusement que les animés sont assez différents. ùj’adore les dessins de ce gars, mais sa vision de la vie me gonfle cordialement!

  • Nikolavitch  

    J’ai une chose à dire sur Albator : il m’a appris à tenir mon verre ballon avec classe quand je picolais. autant dire qu’il a fait de moi l’homme que je suis à présent. (parce que c’est un vrai équipage d’alcoolos, l’Atlantis)

    • Stéphane  

      Du capitaine au dernier moussaillon, de la filiforme extraterrestre à la vieille cuisinière en passant par Nausica, et même les tombes et les ordinateurs sont arrosés d’alcool! :D

      • Eddy Vanleffe  

        Vous connaissez un manga où ils picolent pas comme des trous… On se croirait dans le Nord pas de calais…
        Quand j’étais petit, j’étais persuadé que Juliette je t’aime parlait de mon immeuble

        • Stéphane  

          Hahaha, là, t’as réussi à me faire rire!
          Même dans Olive et Tom , y avait un alcoolo en la personne d’un entraîneur.

          Cependant, aucune allusion d’alcool dans Saint Seiya! (et dans Capitaine Flam non plus, il me semble)

    • Jyrille  

      Ah ah ah ! J’ai complètement oublié ça mais l’image de Albator avec son verre à vin m’est immédiatement revenue…

  • Eddy Vanleffe  

    Capititaine Flam est une adaptation d’un pulp qui date peut-être de lap prohibition….Nan je déconne mais c’est pas un manga…
    Sait Seiya? il faut trouver un alcoolique à tout prix…

    • Léo  

      Je sais, Il y a un dossier sympa sur Capitaine Flam, dans le blog… Devine qui l’a écrit ^^
      J’ai pourtant pensé à lui, alors que j’ai de suite mis Ulysse 31 de côté… Bizarre.

      Néanmoins, en voilà un autre: Cobra! Mais bon, lui, il préfère les nanas presque à poil.

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