Genèse, révélation, animation, Evangelion

Neon Genesis Evangelion de Gainax/Hideaki Anno

AUTEUR : Lion STEPHANE MAILLARD PERETTI

VF: Declic Images et Dybexeva_0

Evangelion, je te hais.
Evangelion, je t’aime.

Un article sur Neon Genesis Evangelion ne peut qu’être réducteur. Ou sinon, il est simplement trop long.
Je me tiendrai ainsi aux grandes lignes de l’animé sans aborder le manga qui suivit ni les nouveaux longs métrages.

René Char disait : « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience. »
Pour cette raison, Neon Genesis Evangelion, « l’évangile de la nouvelle Genèse » mérite l’un et l’autre.
Quoi qu’on pense de cet animé, il y eut un « avant » et un « après » Evangelion. Et de la patience, il en faut pour laisser le temps à cette série de s’épanouir.

Bienvenue à Tokyo 3

Bienvenue à Tokyo 3

En 1995, Dragonball Z se termine enfin, à force de transformations de bad guys et de combats titanesques, lassant les lecteurs; rien de nouveau encore sous le soleil des animés et mangas Japonais. Et le nom « Gainax » n’est pas terriblement connu à part dans son pays d’origine.
La seule série qui aurait pu marquer les esprits est le génial « Nadia et le Secret de l’Eau Bleue » diffusé chez nous sur la 5eme chaîne bien mourante, préfigurant déjà des thèmes typiques de la firme. Gainax et Hideaki Anno ont débuté en 1984 en se faisant remarquer avec Daicon III et IV et en produisant les OAV Gunbuster. Après « Nadia », déserté par ses collègues, Anno passe par une période de dépression. C’est au sortir de celle-ci qu’il s’attelle à Evangelion qui se fera remarquer au Japon comme une série tournée vers une profonde introspection de ses héros, une série au ton adulte et immersif.
En France, la série va d’abord être diffusée en VHS et se faire connaitre principalement par le bouche à oreille.

Evangelion, c’est l’histoire de la solitude et du manque.
La solitude de Shinji Ikari, un gamin abandonné par son père, et de ce dernier, Gendo, qui rappelle son fils à lui pour parvenir à ses fins.
C’est l’histoire d’une humanité survivante, après la catastrophe nommée Second Impact.

Shinji, ou le bonheur incarné

Shinji, ou le bonheur incarné

Le Premier Impact serait le choc de cette météorite, il y a des lustres, qui créa par là-même notre Lune. Le second, une micro-météorite percutant à une vitesse effroyable notre planète en l’an 2001 à détruit l’Antarctique et à transformé les lieux à des centaines de kilomètres à la ronde en une Mer Morte.

S’ensuivit une montée effroyable des eaux et le début de guerres dans le monde entier. La race humaine est réduite de moitié et la situation géopolitique bien différente de ce que nous connaissons.
En 2015, Shinji arrive ainsi à Tokyo 3, dans un Japon dont le climat fut bouleversé par les événements de 2001 et voué à un été sans fin, dont témoignent les cigales stridulant le long de la série entière.

L'arrivée du 3eme Ange

L’arrivée du 3eme Ange

Les rues de la nouvelle ville sont désertes, une alerte est donnée. C’est l’attaque d’un « Ange », créature géante vaguement humanoïde arrivant par le ciel, que l’armée essaye d’endiguer, sans succès.

Très vite, une jeune femme, Misato Katsuragi, déboule dans les rues pour sauver l’ado, et les deux prennent la direction du QG de la NERV, le centre de recherches de Gendo Ikari. Là, d’un promontoire éloigné, sans prendre le temps de montrer nulle affection au fils qu’il a laissé derrière lui des années auparavant, ni de lui expliquer ce qu’il en est, le scientifique demande à l’enfant de grimper dans un béhémoth de métal, alors que les fondations des bâtiments tremblent sous les attaques de l’Ange. Décontenancé, face au regard méprisant d’un père qu’il ne comprend pas, l’ado monte sans trop savoir pourquoi dans ce géant nommé « Evangelion ».
Dans le cockpit, un étrange liquide, le LCL, emplit l’habitacle et ses poumons, et le synchronise avec son double robotique, aux formes élancées et vaguement féminines.

Misato, Gendo, Rei, Asuka

Misato, Gendo, Rei, Asuka

Propulsé dans les rues de Tokyo 3, Shinji comprend que ses mouvements deviennent ceux du géant, et se voit opposé à la créature monstrueuse.
Venant à bout sans trop savoir comment de celle-ci, il se réveille à l’hôpital. Commence alors un long apprentissage pour le jeune homme, qui va habiter chez sa tutrice, Misato, la jeune femme d’une vingtaine d’années vue auparavant. Enjouée, cachant de sévères blessures morales et psychologiques, avec un petit penchant pour l’alcool, bordélique, elle va adopter son colocataire comme un petit frère.

Et posera de plus en plus de questions à sa collègue Ritsuko Akagi. Pourquoi l’attaque de cet Ange précisément le jour de l’arrivée de Shinji? Qui est Rei Ayanami, seule autre pilote d’Eva, jeune fille froide et taciturne, du même âge, pilotant aussi un prototype cyclopéen?
Et le Second Impact, qu’est-ce vraiment? Car Misato, encore jeune enfant alors, accompagnait son père en Antarctique le jour fatidique et se rappelle d’une formidable explosion, d’un géant de lumière rappelant étrangement la forme des Evas, et de deux paires d’ailes monumentales.
Mais surtout, qu’est-ce que le Plan de Complémentarité de l’Homme, ce terme revenant inlassablement, qui promet un sombre avenir?

 L'Eva 01 et 00 prêtes à en découdre

L’Eva 01 et 00 prêtes à en découdre

Shinji découvre son monde. Il heurte sa sensibilité à ses pairs dans sa nouvelle école. Il est le pilote de cette créature qui à combattu en ville, source de nombreuses destructions: Ami, ennemi, les autres enfants le jugent. L’envient. Le craignent voire l’agressent.

Le monde de Shinji, comme l’expliquera Ritsuko, la chercheuse qui s’occupe des étranges blessures de Rei Ayanami, est baigné dans le dilemme du hérisson: Pour se réchauffer, les hérissons doivent se rapprocher, et de par leurs épines, se faire mal. Connaître une personne, c’est ainsi risquer de se blesser, et blesser l’autre. Shinji, Rei, Misato, même, ont peur de ce heurt.

Bedtime stories

Bedtime stories

C’est l’exemple parfait d’une des facettes de l’anime Evangelion: Débuté comme une énième série de robots géants, le chef-d’oeuvre de la Gainax se teinte rapidement de psychologie et de philosophie.
Et, bien sûr, de références bibliques dont la présence grandit exponentiellement.
Car ces Anges ne viennent pas pour rien dans ce coin du monde.
Quelle est l’origine de l’attraction que ressentent ces créature protéiformes envers la capitale flambant neuve? Quelle est la véritable mission des Evas et quelle est l’origine de ces choses qui sont bien plus que des robots?

Les épisodes passent et livrent des explications, amenant plus encore de questions, dans ce Twin Peaks biblico-psychologique.
Nous découvrons peu à peu les peurs, et les colères de tous.
De Rei qui ne sait pas qui elle est, de Shinji qui ne sait ni s’aimer ni l’être, de Misato qui mène une croisade contre les Anges et se sert du jeune homme, de son ancien amour, Kaji, de Gendo, homme terrorisé par la vie sans la seule personne qu’il aimât jamais, feu Yui Ikari, sa femme et mère de Shinji…
Et de Asuka Langley, irascible germano-nippone qui vient compléter l’équipe avec son Eva 02.

When the saints come marchin' in: Les Anges

When the saints come marchin’ in: Les Anges

Jamais auparavant un animé ne fit dans la psychologie comme Evangelion réussit parfois à le faire … ce qui affola bien des djeuns dans la seconde partie des 90s et les poussa à aller se casser les dents en fac de psy: Moi, ça et surmoi, introspection poussée des « Children » … Schizophrénie.
On notera le symbolisme avec les écritures judeo-chrétiennes: L’Arbre de vie de la Kabbale, présent dès le générique, et dans le bureau de Gendo Ikari, les correspondances entre les personnages et les Sephiroths de l’Arbre, la porte de Guf, les noms et formes des Anges.
On trouve des crucifix un peu partout, et les fameux écrits de la Mer Morte, le chiffre sept, la symbolique de la Lune, imprégnant Rei et l’Humanité ne sont que quelques autres exemples.
Les termes scientifiques foisonnent: la mer de Dirac, qui inspira le non-espace où se retrouve Shinji, pris au piège dans l’ombre d’un des Anges, l’ADN et le clonage, mêlés parfois au mysticisme… et la recherche de la mère, disparue…
Dans Evangelion, une rame de métro ou un walkman à cassettes peuvent aussi devenir des symboles et l’utilisation répétée de ceux-ci être des échos du subconscient.

L'arbre de la Kabbale, formé dans le ciel de Tokyo 3

L’arbre de la Kabbale, formé dans le ciel de Tokyo 3

Evangelion fut inspiré par d’autres mangas et animés.
Nausicaa de la Vallée du Vent, de Miyazaki, pour qui travailla Anno, pour la séquence des dieux-guerriers, préfigurant déjà les Eva géantes, Devilman de Go Nagai (Goldorak) et sa fin apocalyptique, Super Dimension Fortress Macross (Robotech, chez nous) avec sa genèse commune à deux races prises dans un long affrontement, et surtout Space Runaway Ideon, un animé inédit en occident et son robot, extension résiduelle de ses créateurs se manifestant via l’humanoïde colossale…

Mais aussi par des oeuvres de SF telles 2001: L’Odyssée de l’Espace : Les monolithes représentants les grands pontes de la SEELE, organisation supérieure à la Nerv et l’alignement de planètes que l’on retrouve dans The End of Evangelion. Un lien est aisément trouvable entre le récit « Les Enfants d’Icare » de Clarke et l’épilogue de NGE.
Le 13 septembre, date du Second Impact est emprunté à « Cosmos 1999 » – date de l’explosion propulsant la lune et la base Alpha hors orbite. Le titre de l’épisode 26 « La Bête Qui Criait « Moi » Au Centre Du Monde » est tiré du livre de Harian Ellison The Beast that Shouted Love at the Heart of the World. Dans la conclusion de la série, on trouve une transposition de l’illustration de couverture du roman The General Zapped an Angel lors d’une des scènes les plus marquantes visuellement.

Symbolisme...

Symbolisme…

Si Evangelion a tellement plut, c’est grâce à la qualité de son scénario et de ses dessins, et l’animation alors au dessus du niveau habituel.

Le public aima ces enfants disparates, ces victimes/cobayes que la vie n’avait déjà pas épargnés, qui se retrouvaient à porter un fardeau bien trop lourd, car, comme on leur dit, « personne d’autres ne le peut »… Et ces géants d’une vélocité improbable, partant dans des accès de rage effroyables et incontrôlés, sources de séquences d’une rare et surprenante violence.

Créant une fanbase gigantesque à la naissance d’Internet, Evangelion fut la source d’une quantité étonnante de forums et blogs à travers le monde, et chacun allait de son petit commentaire plus ou moins éclairé sur la série.
Chaque numéro, chaque nom, chaque mot griffonné sur un pan de mur du décor était fouillé pour trouver un sens caché qui expliquerait un peu mieux l’envers des jaquettes des VHS tentant d’éclairer les otakus souvent perdus de notes soigneusement distillées par l’éditeur…
A une époque où Wikipedia et autres n’étaient pas là pour permettre au profane de traduire les symboles kabbalistiques et la physique quantique, on ne pouvait pas cracher là-dessus, avec les nombreuses erreurs de traductions d’une VO qui faisaient se demander (et je me pose moi-même encore la question) si Mr Anno savait vraiment où il allait ou si plutôt il ne nous jetait pas juste de la poudre aux yeux..

Eva en mode berserker, un épisode "interdit auxmoins de 14 ans, à sa sortie en VHS en France

Eva en mode berserker, un épisode « interdit auxmoins de 14 ans, à sa sortie en VHS en France

Evangelion, c’est l’histoire d’adultes ravagés par l’amour et la perte, l’histoire d’enfants confrontés trop tôt à des vérités trop dures.
Le tout mis en musique de fort belle manière: L’opening « A Cruel Angel’s Thesis » va crescendo et les images se succèdent sur un rythme effréné, et l’OST de Shiro Sagisu passe du tragique au easy-listening à la Tom Sawyer, avec quelques thèmes tranquilles type voyage astral.
On trouve tout un tas de thèmes classiques parfois joués à contre-emploi dans la série, du Canon à trois voix de Pachelbel au Allelujah de Haendel… sans oublier « Fly Me to the Moon » (un clin d’oeil au personnage de Rei) qui fût remixé à toutes les sauces.

Evangelion, je te hais
Evangelion, je t’aime.

Introspections à répétition

Introspections à répétition

Je te hais car plus d’une fois, tu nous as trompés avec tes réponses qui n’en étaient pas, tes persos pleurnichards dont nous attendrons une rébellion oedipienne , et tes fan-services limites odieux.
Comment peut-on aimer véritablement un héros que l’on a envie de baffer, qui jamais ne semble enfin prendre son essor, s’envoler vers sa vie et sa réalité, libéré d’un père despote que l’on souhaite voir échouer et périr?
Et cette peste d’Asuka qui comprend sa limitation mais ne l’avoue jamais, allant jusqu’à l’indicible par ego démesuré.
Toutes ces gamines de 14 ans, gaulées comme des Athena dans Saint Seiya, dessinées dans des poses ne visant que la masturbation d’otakus à peine pubères.
Cette fin en deux épisodes, complètement nébuleuse voire ridicule – masturbatoire à nouveau, pour les gamins en amphis de psycho’ qui regardaient la série à l’époque en alimentant leurs blogs sur les théories à propos du « Shinji en Nous »- provoqua l’exaspération des fans Japonais qui inondèrent les bureaux de la Gainax de lettres éhontées et menaçantes (!) au point que Anno dut promettre un remaniement et une fin plus explicative dans un film. Du jamais vu auparavant…

L'eva, la meilleure amie de l'homme

L’eva, la meilleure amie de l’homme

Evangelion, Je t’aime car tu as redéfini le genre « mécha » établi dans le début des 70s par ce bon vieux Go Nagai. Tu as présenté à tes fans en devenir un joli set de personnages à la psychologie creusée, chose rare dans un animé. Tu nous as balancé des ennemis entourés d’un mystère biblique, des créatures nimbées d’une aura de puissance rarement vues depuis les délires « super-sayajins » de Dragonball Z et autres. Tu as introduit des principes philosophiques généralement absents dans les animés Japonais, ou juste abordés de loin, pour le principe.

Tu as permis une relecture de nombre de tes épisodes, et nous as fait espérer le bonheur de ces gosses, tu nous as donné le plaisir de les voir apprendre à se connaitre, timidement, maladroitement, violemment parfois. Tu nous as choqués.

Et si tu nous prends parfois pour des cons, avec tes monologues tragiques, tes personnages insupportables, qui restent figés sur deux minutes (!), avec ta conclusion nous laissant dur notre faim, tu as su stimuler notre imagination, et notre envie de trouver un « pourquoi ».
Un pourquoi aux questions posées dans l’animé, reflétant celles qui nous hantent dans la vie: Pourquoi l’Autre est-il si difficile d’accès, pourquoi sa connaissance nous peine tant, pourquoi si l’Autre est douleur et incompréhension, nous sentons nous si seuls, incomplets, vides, sans lui, sans elle.
Car si l’enfer c’est les autres, sans eux, nous ne sommes pas grand chose.
Et finalement, il est bien probable qu’à ta découverte, on finisse par trouver des pistes de réponses à toutes ces bon sang de questions existentielles et ça, c’est ce que tout scénariste et créateur peut souhaiter de mieux comme preuve de réussite…

L’attaque des titans

27 comments

  • Présence  

    Quel retour en force sur le blog pour Stéphane !

    Dès les premiers paragraphes, je me trouve corrigé et happé : j’avais dé&couvert Neon Genesis Evangelion par le manga et j’avais toujours cru que celui-ci était à l’origine de la série. Je me coucherai moins bête ce soir.

    La parution des mangas s’étant étalée sur 20 ans, je n’ai jamais fini la série. Par contre, je l’ai offerte en DVD à mon fils à qui elle avait beaucoup plu. Cet article m’a beaucoup plu car il est synthétique tout en restant explicite. Le résumé m’a permis de retrouver les sensations que j’avais ressenties à la lecture du manga. L’analyse m’a permis de comprendre en quoi l’anime est envoûtant, et pour quelle raison les fans se sont plaints de la fin. Merci beaucoup pour cette présentation qui vient enrichir ma culture.

    • Stéphane mais aussi léo  

      Merci Présence, ça fait bien plaisir de lire ça :)

  • Tornado  

    Pareil que Présence : Merci pour ce panorama exhaustif (qualités + défauts).
    Je ne connais pas du tout cette oeuvre. Bien évidemment, après lecture de l’article, j’ai envie de me l’acheter direct, mais je me souviens que ça me fait ça à chaque fois (le coffret Cowboy Beebop dort toujours sur mes étagères depuis l’ancien article de JP…). Alors, faut voir…

    L’auteur a-t-il tenu sa promesse et offert aux fans une vraies fin aboutie en film, finalement ?

    • Bruce lit  

      Je suis passé à côté de cet animé et la pléthore bouffe-étagère du manga ne m’a jamais encouragé à sauter le pas. Je retiens le volet philosophique des personnages et psychologique mais la fin bâclée et l’omniprésence de mystères ne me donnent pas envie de sauter le pas.
      Que faire ?
      Cherche ça en médiathèque, pardi !
      « Nadia et le Secret de l’Eau Bleue » Kézako ?

      En 1995, Dragonball Z se termine enfin, à force de transformations de bad guys et de combats titanesques, lassant les lecteurs; C’est un grand mystère de la culture geek pour moi : St Seiya et DBZ se sont éteints dans l’indifférence et sous les feux des critiques. Moi, je m’en rappelle. Et maintenant, on vit des suites assez médiocres qui perdurent comme si on avait toujours manqué de ces séries, qu’elles avaient toujours été au top et des choses à proposer. La nostalgie ne suffit pas à expliquer cela, non ?

      • Matt  

        Nadia, c’est de son vrai nom bien traduit « Nadia des mers mystérieuse » c’est un très bon anime de 39 épisodes (à l’exception de 3 ou 4 épisodes inutiles au milieu réalisés je crois durant je ne sais quelle grève ou problème de production et qui peuvent être sautés).
        Très inspirée de l’univers de Jules Verne, c’est l’histoire d’une fille africaine qui bosse dans un cirque et qui détient une pierre bleue liée au mythe de l’Atlantide. Elle est en réalité la fille du capitaine Nemo et devra éviter de se faire choper par l’organisation de la Neo-Atlantide qui veut restaurer sa suprématie sur les humains. ça se passe au 19eme siècle au lendemain de l’exposition universelle de Paris. Ambiance steampunk, secret de l’Atlantide, mythe de la tour de Babel détourné pour s’intégrer à tout ça, etc. C’est une série d’aventure très sympa.

        Je crois que Disney a bien pompé dessus pour son dessin animé « Atlantide, l’empire perdu » d’ailleurs. Jusqu’au héros blond à lunettes.

      • Matt  

        Pour vous faire une idée :

        https://www.youtube.com/watch?v=gnsUIhXMnvQ

        Et il faut voir ça en VOST, sauf si vous aimez que ça switche entre deux langues, certaines scènes coupées n’ayant jamais été doublées en français.

      • Matt  

        La VF est correcte cela dit, à part pour un ou deux personnages qui en font des tonnes (Notamment Nemo qui pète certains moments dramatiques avec une voix qui en fait des tonnes) ou quelques traductions foireuses (bouclier d’invisibilité au lieu d’invincibilité, ce qui n’a complètement rien à voir et laisse le spectateur perplexe !!!).

    • Stéphane mais aussi léo  

      Pour ce qui est de la fin, certains te diront que la fin de la série était suffisante (un avis comme un autre, que je ne partage pas)
      Le film « End of Evangelion » va bien plus loin et même si il a ses moments experimento-chiants, pose une fin claire, qui me plaît plus, même si on est encore dans l’abscons à plusieurs moments.

      Le manga m »lange la fin de « End of » et ses propres éléments d’une manière plus satisfaisante, en gardant en tête des éléments oubliés dans l’animé de base.

      C’est dur de dire si Anno est arrivé au bout de son propos, mais oui, je considère qu’il y a une fin aboutie avec le film.

    • Stéphane mais aussi léo  

      @Tornado
      Je t’ai répondu mais la réponse s’est retrouvée un peu plus bas, intercalée avec d’autres commentaires -_-

    • jeremNC532  

      Dans l’article il est dis qu’il y a bien eu un film qui aurai due clôturé la série mais aux vue de la tournure du film les fans se sont diviser et il y en avait qui aurai voulut une autre fin .
      Du coup en 2007 Anno à sortie un reboot de la série mais en film , il a prévue 4 films .
      Aujourd’hui 3 films sont sortient le 4 eme aurai due sortir en 2015 mais Anno s’est occuper du film « Shin Godzila  » se qui lui a pris du temps mais à ce qu’il parai il serait en train de travailler sur le 4 eme film .

      • Stéphane mais aussi léo  

        Oui, les « Rebuild of Evangelion » sont beaux et intéressants (surtout le second, beaucoup moins le glauquissime troisième) et semblent se passer dans une réalité alternative.
        Je ne sais pas pourquoi Anno est revenu à Evangelion, peut-être considère t’il qu’il n’a pas tout dit ou bien il a besoin d’argent pour ses fins de mois… En tout cas, la conclusion de sa nouvelle oeuvre se fait un peu trop attendre. Les 3 films ont très bien marché…

  • Matt  

    Je n’ai jamais réussi à vraiment accrocher à cette série. Elle est certes adulte et traite des problèmes d’ado du personnage principal mais ce dernier est vraiment insupportable (c’est justifié mais quand même…)
    Et puis j’sais pas…j’accroche mal aux histoires de pilotes de robots géants. Même si on est en effet dans le haut du panier ici avec une mythologie poussée.
    Je m’étais dit que je regarderais les nouveaux films You are (not) alone, you can (not) advance, you can (not) redo, etc…mais au final je ne l’ai jamais fait. ça ne me motive pas.

    • Stéphane mais aussi léo  

      Les deux premiers ( nouveaux) films sont très bon. Le troisième repart dans la branlette. Malheureusement.
      On attend la suite et fin depuis…2013. Anno a préféré d’abord faire un film ridicule sur Godzilla

      Quant à Nadia, il est clair que Disney, comme à son habitude, a pompé d’une manière honteuse, comme il l’ont fait avec Le Roi Lion et Tezuka, sans reconnaître les influences.

      Fuck Disney.

      • Matt  

        Bah…j’aime bien Disney quand même. Ils ont fait plein de bons trucs. Mais bon ouais, des fois y sont pas cool^^

  • Matt  

    Je préfère toujours Nadia de la Gainax moi. une série certes moins profonde, plus orientée « divertissement », mais avec laquelle je me sens plus en phase pour son univers et ses personnages, son histoire, etc.
    Mais je salue le travail de l’article, et la remise en contexte aussi puisque j’ai vécu ce « bouche à oreille » à l’époque.

  • Eddy Vanleffe  

    Excellent article pondéré dont je ne retiens malheureusement que les aspect négatifs.

    Le paragraphe « je te hais » résume mon ressenti sur cette série hautement surévaluée à mes yeux. popularisant le héros passif geignard (qui a inondé depuis les dessins animés jusqu’à l’attaque des titans…) et le coté ‘intello-branchouille à base d’un truc psychologique qui est rédhibitoire à mes yeux.
    Après, comme tu l’as si bien dit, il y a un avant et un après, c’est indéniable.

    en animé je crois que c’est cowboy Bebop qui m’a le plus traumatisé… Peut-être Samouraï Shamploo »…
    J’ai adoré Another dans un autre genre…et puis c’est à peu près tout en choses récentes…
    Le dernier animé que j’ai regardé c’est Sword Art Online qui est pas mal mais très déséquilibré selon les arcs (le second est chiant, loooonnng et malsain)

    • Stéphane mais aussi léo  

      Shinji, c’est un problème qui barre l’appréciation de la série à beaucoup (même parfois à moi)
      L’envie de traverser l’écran et de le secouer est presque omniprésente.
      Est-ce culturel, par rapport au mode de vie et à la façon de respecter les aïeux et parents au Japon? Dur à dire.
      C’est la lame à double tranchant de Evangelion. On aime souvent les persos en les détestant.

      • Eddy Vanleffe  

        cette fascination pour la masturbation aussi… très étrange….

        • Stéphane mais aussi léo  

          Je ne me rappelle pas vraiment de ça (à part la branlette intellectuelle, hein) :/

          • Eddy Vanleffe  

            Il y a une scène qui m’a interpellé dans le film (assez obscure quand on était pas fan hardcore) j’ai demandé à des fans si j’avais pas eu la berlue.
            et ils m’ont confirmé que le héros se faisait du bien sur une des héroïnes endormie…(je ne me souviens plus laquelle d’ailleurs)
            Il se peut tout à fait que nous soyons plusieurs à n’avoir pas bien interprété ce passage parce que je le redis, ce film n’est pas abordable en « dilettante ».

            Je dois du coup expliquer, mon background sur evangélion.
            J’ai regardé les deux premières VHS (donc du coup 8 épisodes?)
            Je n’ai pas aimé et je me suis rabattu pour ma « culture » aux films vendus dans la collection « manga mania ». j’a trouvé le résumé chiant et moche parce que cette suite d’extraits était assez affreux (ARMITAGE le film est aussi un collage des OAVS, mais ça fait vachement plus illusion). le second film pour terminer la série est un délire abscon que tu décris bien mieux que moi.
            J’ai donc une vision biaisée par ce prisme et j’ai peut-être rien compris.
            quoi qu’il en soit ton article avec ses allusions à la pratique solitaire m’ont refait penser à ça et je pensais que tu y faisais allusion sans focaliser. ‘j’ai encore eu tort.
            c’est ce qui s’appelle un malentendu. :)

          • Matt  

            Ouais y’a bien branlette devant Asuka je crois…qui est endormie ou dans le coma ou un truc du genre. Je ne crois pas qu’il y ait de quoi mal comprendre, il en a plein la main après le Shinji. Il est mignon…

  • Matt  

    Je me souviens aussi que j’avais vu un film qui résume la série avant de voir le film « end of evangelion ». Et…il est incompréhensible. C’est une succession d’extraits des épisodes qui s’enchainent n’importe comment et laisserait n’importe qui se le carreau (à moins d’avoir déjà vu la série)

      • Matt  

        Ah bah oui voilà. J’avais pas vu que tu avais trouvé ta réponse^^

  • Stéphane mais aussi léo  

    Je n’ai jamais acheté ce film. On me l’avait prêté, j’avais beaucoup aimé la baston entre Asuka et les 10 Eva « série » mais il manquait toujours ce que j’espérais depuis le début: la révolte de Shinji.
    Donc non, cet âne reste prostré (oui, bon, c’est un môme, il en a vu de drôles mais…) et il finit…Comme il finit.
    J’ai rendu le dvd et j’ai rangé cette histoire dans un coin de ma tête en gardant en mémoire une chanson nommée « Komm Susser Todd » (« Viens, Douce Mort », tout un programme!) qui résonne pendant l’apocalypse finale mais à part ça…

  • OmacSpyder  

    Un article qui commence par René Char et finit par évoquer l’existentialisme de Sartre ne peut pas être complètement mauvais. J’apprends en l’occurrence que cet animé a torturé des étudiants qui avec un masochisme supplémentaire se sont engouffrés en fac de psy! Je ne les ai pas croisés cependant, bien que les années coïncident.
    Le climat de mystères se superposant a l’air presque oppressant. Ton article s’en fait le reflet foisonnant et ambivalent, comme ces personnages pris dans une quête qui les dépasse.
    Il y a une certaine mélancolie qui se dégage de tout cela, la pulsion masturbatoire semblant la disputer à la pulsion de mort. Kabbalistique, mais sans les clefs. Tu écrivais toi-même que les héros étaient les héros de la solitude et du manque. Peut-être que toutes ces pistes cachent le désarroi profond d’une certaine humanité qui se scinde en deux. [Voix de Clint Eastwood: ] « Le monde se divise en deux : il y a ceux qui sont dans le coma, et ceux qui se masturbent. Toi… »
    Amen!

  • JP Nguyen  

    Stéphane, ton article est très bien écrit et possède un bel équilibre dans la présentation de l’oeuvre et le non-divulgâchage… Ceci dit, la composante « héros qu’on a envie de baffer » est assez dissuasive pour moi.
    Dans le genre anime avec mechas mais pas que, avec une réflexion politique et philosophique, j’ai bien aimé « Code Geass ».

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