Hell ain’t no bad place to be !

Encyclopegeek : Hellboy par Mike Mignola

 Un démon très humain.

Un démon très humain

VO : Dark Horse

VF: Delcourt

AUTEUR : Lion STEPHANE MAILLARD PERETTI

Où notre ami Stéphane vient nous causer de Hellboy, la plus célèbre créature de l’adulé Mike Mignola.

« Mike Mignola ne dessine pas les pieds » C’est une remarque du sémillant Rob Liefeld, ancienne star des comics et co-fondateur de Image Comics qu’il blogua il y a quelques temps. On parle d’un type qui a l’habitude de courber les sols, de rajouter de la fumée ou de recourir à n’importe quel subterfuge pour ne pas avoir à dessiner ces membres de l’anatomie humaine qu’il abhorre. Mais comme ça me fait saigner tous les orifices de parler de lui, je vais me recentrer sur Mike Mignola et Hellboy, sa plus grande création.

Alors que l’artiste prépare la sortie des deux ultimes chapitres de Hellboy In Hell, revenons sur la carrière déjà longue d’un auteur qui aura su créer son univers loin de Marvel et DC, les deux géants de l’édition US.

HP Lovecraft, l'une des influences de Mignola... Par Mignola

HP Lovecraft, l’une des influences de Mignola… Par Mignola

C’est chez  Marvel justement que Mike Mignola, alors tout jeune, fait ses débuts à l’aube des 80′s. On le trouve oeuvrant sur Hulk, Alpha Flight ou encore Rocket Racoon, un personnage tellement obscur que parler de sa présence dans un film il y a encore dix ans aurait fait rire Bruce Wayne en personne. Son travail pourtant déjà reconnaissable, reste alors assez loin de ce qu’il est à présent, oscillant entre du Mike Ploog, et à certains moments, du P.Craig Russel. Ne déchaînant pas la folie des fans, il va de magazine en magazine (Marvel Fanfare, Daredevil…) mais lorgne déjà sur sa liberté d’expression en fuyant les grands studios.

Le trait et les personnages de Mignola sont rapidement volumineux, se mouvant dans une atmosphère steam-punk… des ombres et les formes dans ces ombres. Clairement, il n’est pas en accord avec les genres à la mode. On ne trouve généralement pas de personnages finement sculptés, minces, aux muscles détaillés ou de femmes plantureuses chez lui. Et il ira de plus en plus vers un environnement victorien, qui baigne ses histoires à venir d’un halo lovecraftien.

Oui...Mignola a été viré de X-Force....

Oui…Mignola a été viré de X-Force….

Il réalise le dessin de Cosmic Odyssey chez DC Comics, puis se retrouve dans son élément avec le one-shot de Brian Augustyn Batman By Gaslight où la chauve-souris affronte Jack L’éventreur, inspirant ainsi la création des comics Elseworlds (variante des « What If » de l’éditeur rival).

Il travaille ensuite notamment au character-design du superbe Dracula par Coppola, et l’adapte en bande-dessinée. Travailler pour le medium du cinéma accélère l’envol du bonhomme qui bosse aussi avec Dave Gibbons (Watchmen, avec Alan Moore) sur le comic Alien de Dark Horse…
En attendant, à la fin des années 80, personne n’aurait imaginé voir un film sur un personnage de Mike Mignola au ciné avant les triomphantes inventions de la clique à Jim Lee, qui dévore l’industrie des comics. D’ailleurs, Mignola s’occupera d’un épisode d’X-Force (!), la version paramilitaire des New Mutants.

Mignola se charge de la version comic de Dracula

Mignola se charge de la version comic de Dracula

Cet épisode reste à part dans la débauche de flingues, cases sans décors et scripts-à-trous du moment, et même Fabian Nicieza, pourtant proche du désordre de l’époque, en garde un souvenir particulièrement bon: l’épisode montre que Mignola n’essaie à aucun moment de coller au genre hype des futurs Image-Boys. Mignola fait du Mignola: des cases larges, des ombres couvrant ses personnages… Il fait siens les héros de X-Force pour un épisode.

Toujours est il que les fans demandèrent plus de Liefeld après cet épisode, et que Mignola enragea de ne pouvoir dessiner la cover de l’épisode et refusa ainsi de travailler pour Marvel pendant des années. Il se vengea d’ailleurs avec la cover de Doom Force, une parodie de Liefeld écrite par Grant Morrison, qu’il signa « Mignola, Doin’ Penance. »

 Le tout premier dessin de Hellboy, qui changera encore beaucoup

Le tout premier dessin de Hellboy, qui changera encore beaucoup

En 1994, le grand-oeuvre de Mike Mignola va débuter pour de bon.
Délaissant complètement les deux géants des comics et prenant son indépendance en main, il va créer Hellboy chez les éditions Dark Horse.

HELLBOY, détective du paranormal

Lorsque Mike Mignola parla pour la première fois de son personnage à sa femme en lui disant « Je vais créer un comic book appelé Hellboy » elle répondit « Bon, on vivra toujours dans un appartement, hein? »

Pourtant, Mignola, aidé pour ses débuts par le légendaire John Byrne au scénario, va aller jusqu’au bout. La première aventure de Hellboy sera publiée dans le mag’ « San Diego Comicon Comics« #2 en 1993.
Comme Mignola l’explique entre autres dans le luxueux Hellboy Library Edition #1, la première représentation du démon remonte à 1991, un dessin publié dans le programme d’une convention. Le nom apparaissait sur la ceinture du personnage. L’idée ne le lâcha plus et il dessina une équipe à la Challengers of the Unknown, où l’on retrouve le perso central ainsi que d’autres futurs intervenants. Un Hellboy plus proche de sa version finale apparait ensuite sur une couverture d’un fanzine Italien.

2 des membres du BPRD, Abe Sapien et Liz Shermann, dans le premier récit de Hellboy

2 des membres du BPRD, Abe Sapien et Liz Shermann, dans le premier récit de Hellboy

Mais l’histoire se focalise sur un personnage donc, Hellboy, une créature apparue dans notre monde pendant la seconde guerre mondiale, invoquée par le moine Raspoutine pour le compte des nazis, et recueillie enfant par le professeur Trevor Bruttenholm qui lui donnera son sobriquet, faute de connaitre son vrai nom.
Le lecteur va suivre Hellboy de cette période jusqu’aux temps présents, souvent dans des histoires courtes, allant de lieu en lieu, de mythes séculaires en inventions pures de l’auteur.

En cela, Hellboy est une véritable invitation au voyage: Mignola dessine les paysages de nombreux pays et les créatures folkloriques de ceux-ci, formant un univers toujours plus fourni, en grands aplats de noirs et formes vaporeuses. Ses planches utilisent des détails architecturaux pour nous amener à l’intérieur de l’histoire, d’une manière parfois proche des mangas, ainsi que pour marquer le passage du temps.

Une planche typique de Mignola, installer un décor et une atmosphère particulière au récit

Une planche typique de Mignola, installer un décor et une atmosphère particulière au récit

Hellboy, est aussi le compte-rendu de l’évolution du style de l’auteur qui va aller de plus en plus à l’essentiel. Essayant moi-même de dessiner, je peux dire que c’est là un exercice risqué, tant les défauts d’une planche sont souvent calfeutrés par une avalanche de détails. Le trait de Mike Mignola, c’est la beauté dans la simplicité.
Arriver à amener son lecteur à comprendre la situation en un nombre minimum de détails. Alex Toth disait qu’il faut trouver ce qui est utile dans un dessin. Et ne dessiner que cela. Avec précision.
C’est l’approche typique du dessin animé. C’est aussi de cette manière que l’on crée un panneau de signalisation.

L'épisode "Pancake".

L’épisode « Pancake »

Hellboy, pour revenir à lui, travaille pour le BPRD, le « Bureau for Paranormal Research and Defense ». Sa personnalité et son physique sont empruntés à ceux du père de Mignola… qui avoue aussi emprunter beaucoup à sa propre personne: Hellboy parle, s’exprime comme son créateur…

Le grand gars cramoisi me fait beaucoup penser à Ben Grimm, des 4 Fantastiques: Grognon et soupe au lait, calme tant qu’on ne le cherche pas, le cigare au bec et amateur d’alcool entre amis ou seul, il a le verbe facilement grossier et ose toujours dire tout haut ce qu’il pense. Franc et aimant ses amis, doux envers celle qu’il aime, il n’apprécie guère son physique, comme l’homme de pierre de la première famille de super-héros. Et comme lui, il a ses coups de blues dont il sait rebondir grâce à un caractère de battant.

Au fur et à mesure de ses enquêtes, ce démon en mal d’humanité en apprend plus sur ses propres origines, sur son père, le démon Azzael, et sa mère, Sarah Hughes, une sorcière. Et sur la main droite de la mort, un artefact apocalyptique greffé à son bras.

Hellboy rencontre de la famille, au fond des enfers

Hellboy rencontre de la famille, au fond des enfers

De l’Angleterre au Japon, en passant par la Scandinavie, la Russie ou l’Afrique, Hellboy devient adulte à son rythme, se faisant alliés et ennemis en chemin. Beaucoup d’ennemis, tels La Baba Yaga ou Hécate.

Mignola prends plaisir à montrer un monde peuplé d’êtres oubliés, merveilleux ou effrayants, sans donner d’ordre chronologique à ses histoires, dans un premier temps. Il a d’ailleurs toujours aimé ce procédé et ce sont les volumes de courts récits qu’il suggérerait au nouveau venu pour débuter la lecture de son oeuvre.

La Baba Yaga, puissante sorcière Russe qui donnera du fil à retordre au héros

La Baba Yaga, puissante sorcière Russe qui donnera du fil à retordre au héros

Bien sûr, une chronologie va s’installer pour montrer un véritable fil rouge plein de retournements, dans une ambiance digne de Poe ou de Lovecraft, sans néanmoins vampiriser ces auteurs… comme il le dit lui-même, « Lovecraft, c’est avant tout une atmosphère ». Sculptant sa propre cosmogonie, il cite Kirby, Wally Wood, Jeff Jones et Frazetta comme ses influences graphiques, se demandant, très humble, comment on peut parler de lui comme référence sans connaitre ses « pères ». Mignola a déjà envoyé Hellboy faire équipe avec d’autres héros, tel Ghost ou Batman, pourtant il ne cache pas qu’il se moque bien du détective de Gotham, et qu’il n’y connait d’ailleurs pas grand chose.

Il a travaillé avec des géants tels P. Craig Russel ou Corben, créant avec lui l’Homme Tordu, un des antagonistes les plus effrayants de la saga. Le « Mignolaverse » s’est agrandi depuis de plusieurs séries spin-off, comme Abe Sapien, Witchfinder ou BPRD.

Hellboy et sa pétoire se la pètent sur grand écran

Hellboy et sa pétoire se la pètent sur grand écran

Deux films ont déjà été tirés des pages du comic book. Transcris à l’écran par Guillermo Del Torro (Le Labyrinthe de Pan) le premier respecte plus ou moins la genèse du héros et pioche de ci-de là dans différentes histoires, le second est une invention hors-continuité qui est tout à fait regardable et distrayante. Mignola ne s’est d’ailleurs jamais trop posé de questions sur les quelques salles qui ont refusé de diffuser la pellicule en même temps que celle de la Passion du Christ de Mel Gibson

La saga de Hellboy continue de nos jours, toujours teintée d’ésotérisme, entraînant le démon limant ses cornes toujours plus loin dans l’inconnu, plus profond dans ses origines. Lire Hellboy, encore une fois, c’est voyager en étrange compagnie, et partir en voyage, et s’il faut le faire, préférez comme Mike Mignola la version papier plutôt que celle sur Kindle… On ne sait jamais ce que l’on peut trouver entre les pages d’un vieux grimoire.

Le futur de Hellboy pèse sur lui telle une épée de Damoclès

Le futur de Hellboy pèse sur lui telle une épée de Damoclès

11 comments

  • PierreN  

    Bel article bien documenté sur cette franchise dont j’avoue ne jamais avoir été très friand, ça doit même être le seul cas où je préfère l’adaptation au matériau de base.
    Dans le genre pépite 80′s de Mignola n’oublions pas l’immanquable graphic novel Dr Strange & Dr Doom: Triumph and Torment.

  • Tornado  

    C’est bon signe quand on lit un article et que, arrivé à la fin, on a envie que ça continue ! Un bien bel article, que j’aurais aimé écrire…

    « Une authentique création ». Voilà la réflexion que je m’étais faite en lisant les premiers albums d’Hellboy il y a déjà des années. Et pourtant on n’y trouve que des archétypes de la littérature fantastique ! Mais le fait est que Mignola sait les faire siens, et les régurgiter à travers le prisme de sa propre vision artistique.
    Il faut vraiment que je me remette au Mignolaverse, dont j’achète tout à cause de Présence, et dont les albums des diverses séries dorment sur mes étagères en les remplissant !

    Je n’aime pas tellement le premier film. Par contre j’adore le second, sorte d’Indiana Jones au pays des celtes, avec deux doigts de Lovecraft ! Ce devait être une trilogie. Mais le 3° film ne se fera finalement pas.

  • JP Nguyen  

    Un article encyclopédique où transparaissent l’admiration pour l’auteur et son oeuvre, ainsi qu’une affection particulière pour Rob Liefeld ;-)
    Tu as quasiment tout dit, et de belle manière, en particulier sur l’approche graphique « less is more » de Mignola. Je mentionnerais tout de même le coloriste Dave Stewart, dont la palette contribue beaucoup à l’ambiance de la série.
    Je m’étais refait la série il y a environ deux ans, en empruntant toutes les VF à la médiathèque. J’en suis ressorti avec un sentiment bizarre. C’est vachement bien foutu, on se sent pas pris pour un con mais pourtant, il manque un petit quelque chose. Des personnages vraiment attachants ou bien un message fort, qui rendraient vraiment l’histoire mémorable. Du coup, j’aime ce comicbook plus pour l’ambiance que pour l’intrigue.

  • Bruce lit  

    Le Facebook du jour:
    « Gothic delice » 4/5
    Il était une fois Mignola. Il était une fois Hellboy. Il est une fois où Stephane Maillard Peretti parle pour Bruce Lit de la création de ce personnage emblématique de Dark Horse, un détective qui serait le fils que Ben Grimm des FF et que Lovecraft n’auraient jamais eu. Une encyclopegeek passionniste où il est aussi question du meilleur ami de l’homme : Rob Liefeld…
    .
    La BO du jour…non AC/DC serait trop facile. La musique satanique par excellence resterait celle de Black Sabbath pour notre démon en herbe https://www.youtube.com/watch?v=Ze-cX8qzFDY

    @Stéphane: je trouve comme Tornado que l’article aurait pu être plus long tellement tout ça est intéressant ! Merci pour la découverte de Hellboy que je ne connais que via le cinéma. J’avais adoré le 2. Le 1 beaucoup moins. Pourquoi le 3 ne se fera pas ?
    Hélas étant peu féru d’occultisme, de magie et de démons, Hellboy m’est souvent tombé des mains malgré ses dessins toutes les fois où je l’ai emprunté en médiathèque. Je ne comprenais rien à la chronologie. Maintenant, je veux bien retenter. Est-il un volume que tu me conseillerais particulièrement ?
    Il y aussi un Mignola qui a l’air vraiment particulier: l’homme à tête de vis que j’hésite toujours à emprunter. C’est bien ?

    Tu m’auras appris en tout cas que Mignola aura écrit X-Force ! C’est incroyable cette histoire, l’équipe de bourin de Marvel pour un trait si raffiné ! C’est, je sais pas moi, comme si Gaiman avait écrit pour Spawn….oops…ça aussi, c’est fait…
    Je me rappelle lorsque Hellboy est sorti en France à Album, je trouvais les dessins atroces puisque j’étais dans ma période Jim Lee. Erveything changes indeed….

  • Jyrille  

    Super article Stéphane ! Il manquait car je ne connais pas du tout le travail de Mignola. En fait, je n’ai lu qu’un seul tome de Hellboy, que je viens de ressortir pour le relire : le tome 8 édité chez Delcourt en VF, intitulé Trolls et sorcières. Un recueil d’histoire courte. J’ai aussi ouvert mes Doom Patrol pour revoir la couverture de Doom Force, on ne reconnaît pas du tout son trait.

    Comme Tornado et Bruce, j’étais frustré d’arriver à la fin de l’article tellement on a encore envie d’en lire plus sur ce dessinateur et son univers. Tout comme Naifeh et son Courtney Crumrin, il a su prendre des images classiques pour les détourner à son bon vouloir. Eux deux tentent d’économiser leurs efforts du trait pour aller à l’essentiel. Je ne dessine pas, mais je confirme que c’est une des marques des grands. Il faut que je lise du Alex Toth.

    Quant aux adaptations ciné, je n’ai pas vu la première en entier, j’ai trouvé le second très réussi mais avec une histoire bien trop légère. Et oui, mon avatar est Abe Sapien, mais par David Mack.

  • Leo... Leo qui? Ah, lui!  

    Yo!
    Bon, je brille par mon absence ces temps-ci. Merci à tous d’avoir lu cet article (Je crois que c’est mon premier pour 2016 -_- ) … Il manque en effet un tout petit quelque chose pour transfigurer complètement Hellboy, un approfondissement des personnages, comme le disait JP.

    Je n’ai pas voulu en faire plus que ça sur Hellboy , tout simplement parce que, même s’il y a vraiment beaucoup de choses à dire, encore, les articles longs peuvent faire fuir.

    Il n’est pas encore dit que le troisième film jamais ne sorte… Mais c’est vrai que seul Ron Perlman semble se battre pour son éventuel accomplissement.

    Un tome pour découvrir Hellboy, Bruce? Comme dit Mignola, les histoires courtes, The Chained Coffin et autres histoires ou The Right Hand of Doom. Mais si tu préfères une histoire plus longue, Wake The Devil.

    Et si ça te plait, je suis conquis pas Hellboy in Hell qui est un conte gothique par excellence.

  • Présence  

    Sympathique rappel des débuts de Mike Mignola chez Marvel, avec une anecdote que j’ignorais pour la couverture de Doom Force. Il a effectivement collaboré à plusieurs reprises avec Philip Craig Russell, et également avec Howard Chaykin pour une adaptation du cycle des épées de Fritz Leiber, et pour Iron Wolf (chez DC Comics).

    J’ai bien aimé comment tu as rapproché la démarche artistique de Mignola avec celle d’Alex Toth. Je me souviens qu’à la lecture du premier tome d’Helboy, le charme de cette façon d’aller à l’essentiel n’avait pas opéré sur moi (ça a été mieux par la suite).

    C’était très agréable de pouvoir bénéficier d’une vue d’ensemble de la série qui s’étale sur des années, sans parler des séries dérivées dont l’incroyable BPRD, ou les plus éloignées comme Lobster Johnson.

    • Leo (Toujours lui)  

      Salut Présence… Merci pour ta lecture.
      Même ressenti , le premier tome de Hellboy n’avait pas réellement fonctionné sur moi.. Il m’a fallu des années pour le redécouvrir.
      La conclusion du run « Hellboy in Hell » arrive, par contre, et le dessin de Mignola est à son zénith…

  • Le moustachue  

    En voilà un article Ultra efficace ! J’ai vue le premier film et j’ai donc chercher a lire les comics j’avais hésité a le prendre car le dessin était diffèrent de ce que je connais et je m’étais ravisé mais grâce a Bruce lit mon portefeuille va souffrir pour mon plus grand plaisir !

  • Lone Sloane  

    Atmosphère, atmosphère…c’est vrai qu’il a une belle gueule d’atmosphère, Hellboy.
    L’absence de chronologie et le goût de l’obscur compensent, je trouve, l’absence d’empathie que l’on peut avoir pour les personnages.
    La réfêrence à Alex Toth dans le chouette paragraphe sur le trait caractéristique de Mignola, m’a rappelé l’inspiration que fut Milton Caniff pour Hugo Pratt. Et je suis sensible au travail de ces deux auteurs probablement, parce qu’au-delà du réel et de la vraisemblance, ils créent une atmosphère soit fantastique soit d’aventure romantique qui irrigue pleinement l’imaginaire du lecteur.
    Tirer le diable par la queue de l’encrier qui sent bon le mystère.

  • The original writer (euh... Stéphane, quoi)  

    Merci de m’avoir lu, content que ça vous plaise…
    Hellboy in Hell # 9 est paru le 4 mai dernier, le 10eme épisode conclura cette partie d la saga. Mignola dessine tout cet arc et il n’a pas perdu la main…

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