Interview Eric Liberge

Interview Eric Liberge

Propos recueillis par MATTIE-BOY

1ere publication le 12/11/16-MAJ le 27/08/19

Lorsque Mattie Boy intégra les rangs des contributeurs de Bruce Lit, rien ne pouvait le préparer à ce que, dans l’heure qui suivait la publication de Mardi-Gras Descendres, l’article récoltait les éloges de son auteur Eric Liberge.
L’occasion était trop belle de jouer les entremetteurs pour que ces grands timides se rencontrent via Internet (et se vouvoient, dans un village global où tout le monde se tutoie, c’est mignon !) et que Matt puisse poser les questions à son idole. Pas d’os ! celui-ci est très accessible et nous livre en exclusivité son intérieur (qui, déception, ne semble pas sorti d’un cimetière-cet homme serait donc un simple humain ?-) ainsi que le squelette de son travail.- Bruce

Eric est prêt à signer la suite de Bone !

Eric est prêt à signer la suite de Bone !

Bonjour Eric. Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours artistique ?

Je n’ai pas fait d’école d’art, juste une fac de langues vivantes. Ceci pour dire que l’envie de faire de la BD mon métier a toujours été chevillée en moi. Bien sur, j’ai pris quelques cours de dessin, pour acquérir les bases, mais en ce qui me concerne, le parcours a été très progressif. Je n’ai pas été propulsé dans la profession du jour au lendemain. J’ai commencé à publier dans les fanzines (Le Goinfre, PLGPPUR) en 1992 – cela a été pour moi l’occasion de toucher à beaucoup de domaines narratifs, car on nous laissait une liberté créative totale. Ce n’est qu’en 1996, avec l’envie d’en sortir, que je me suis mis à songer à l’univers de Mardi-Gras Descendres.

Monsieur Mardi-Gras Descendres était votre premier projet ?

De série vraiment sérieuse, oui. En fait, j’ai procédé par élimination. Je ne me voyais pas faire de western, ni de policier, ni de science-fiction. Tout ce que je voyais en rayon se ressemblait un peu trop. J’avais aussi des choses à dire, sur la vie, la conscience, et d’autres sujets plus intimes. Je suis donc revenu à une idée que j’avais eu vers la classe de 5e : un univers narratif peuplé de squelettes qui seraient en fait le reflet de nous sur terre. Un miroir déformant de ce que nous sommes, de notre condition.

Lorsque j’étais petit les squelettes me faisaient peur. Par la suite je me suis mis à les trouver captivants via l’humour noir de Pierre Tombal ainsi que le cinéma d’horreur. Quelle est votre histoire avec eux et ce qui vous pousse à en dessiner tant ?

Il y a bien sûr une esthétique évidente, une sorte de laideur belle, mais pour moi, cela va plus loin que l’apparence. Avec cet environnement, je peux aborder les questions de l’invisible, de l’après-vie et de la mort. Comme tout un chacun, je cherche des réponses dans ce domaine, mais ce terrain d’expression qu’est Mardi-Gras Descendres déborde sur mes autres projets. La problématique que j’aborde reste plus ou moins la même dans les autres albums que je produis, dans lesquels je suis auteur complet. Je peux donc affirmer que l’invisible et l’après-vie est mon sujet principal.

Les outils du maître

Les outils du maître

D’où vous vient cet intérêt pour l’ésotérisme et l’alchimie qui sont très présents dans Mardi-Gras Descendres ?

Ce sont des artifices – il n’y a là-dedans rien de sérieux. C’est pour moi un décor qui sert de toile de fond au délire que je développe dans Mardi-Gras Descendres. Il faut que ce décor soit crédible – je lui donne donc l’emphase nécessaire pour qu’il puisse happer le lecteur et lui faire croire que tout le charabia que je développe est vrai. Mais c’est plutôt une mise en abîme très ironique des croyances que l’humain colporte comme autant de vérités sur la religion, la morale – tous nos travers en fait.

Vous adoptez une approche qui ne condamne presque personne dans Mardi-Gras Descendres. Pas même ce grand Septuagésime malgré ses crimes. Personne n’est parfait, mais personne ne semble complètement mauvais.

C’est ce point de vue qui, à mon sens, fait les bonnes histoires. Il y a toujours 2 faces à quelque chose – rien n’est jamais vraiment tranché. Le manichéisme, en ce sens, serait bien peu captivant. Je mets dans Mardi-Gras Descendres toute notre ambiguïté au service d’une petit comédie métaphysique qui fera ressortir tous nos défauts. En cela peut-être, je juge un peu, ou peut-être, je désigne, mais je laisse penser le lecteur. Cette impersonnalité me permet de rester libre.

On sent comme un revirement dans le tome 4. Descendres ne terminera pas son exploration des 7 péchés capitaux. Aviez vous prévu de terminer la série ainsi depuis le début ?

C’est vrai, j’ai laissé plusieurs portes ouvertes, parce que je m’y sens chez moi, et veux inconsciemment avoir la possibilité d’y retourner un jour – comme ce qui s’est produit avec Le facteur cratophane. Pour faire court, sur les quatre premiers tomes, je savais ce que je voulais exprimer, je savais aussi où je voulais aller, mais je me suis laissé la liberté des caps à viser pendant que je réalisais les albums. J’avais aussi, bien sur, une idée de comment tout cela allait finir.

Bones in progress !

Work in progress

Concernant vos dessins, au-delà des squelettes qui sont très impressionnants de réalisme, surtout dans le prologue, c’est aussi les décors qui donnent cette atmosphère si particulière au récit. Faîtes-vous beaucoup de recherches pour trouver toutes ces idées d’architectures, de forteresses et de bateaux volants ?

Non. Je me fie uniquement à mes visions intérieures. Parfois tout de même, j’ai besoin d’appuis, alors je regarde un peu les cathédrales gothiques, etc… mais elles sont vite oubliées pour embrayer sur le style que j’ai développé. Ces visions me collent à la peau – c’est véritablement  »chez moi ». C’est un fil, sur lequel je tire, et qui se dévide à volonté.

Il y a eu plusieurs versions colorisées de Mardi-Gras Descendres, avec des teintes différentes. Une raison à cela ?

Lorsque Dupuis a été d’accord pour reprendre et finir Mardi-Gras Descendres avec le tome 4, inédit à l’époque, l’éditeur avait suggéré de tenter une couleur pour élargir le lectorat. J’avais été séduit par l’expérience, à condition que ce soit moi qui fasse cette colorisation. Aujourd’hui, je trouve qu’elle offre un éclairage intéressant, mais la forme immuable reste pour moi le noir et blanc pur avec niveaux de gris au lavis – et je rêve qu’un jour, je refasse un album uniquement dans ces tons.

Les thèmes de la mort, du fanatisme et de la dictature sont des thèmes qui vous tiennent à coeur dans vos travaux ?

C’est ma quête. J’ai traité le fanatisme dans Mardi-Gras et Wotan. Aujourd’hui, je me dirige plutôt vers ce qu’il y a derrière le miroir, l’après-vie en somme, à travers un roman graphique que je vais faire pour Glénat et qui s’appellera ‘‘Le corps est un vêtement que l’on quitte’‘.

Certificat d'authenticité

Certificat d’authenticité

J’avoue être moins familier avec vos autres travaux. Pouvez-vous nous en parler un peu ?

Il y a deux faces à mon travail : le côté tout public qui regroupe les projets que je fais avec des scénaristes, et qui me permettent d’aborder tous les sujets qu’on me propose – et le côté auteur tout seul, comme je l’appelle, où là je traite mes sujets. Ces derniers albums sont peut-être moins abordables, mais en tout cas, je suis dans ce contexte créatif, tout à fait fidèle à moi même et j’assume 100% de ce que je publie. Ce qui n’est peut-être pas le cas avec le tout public, où souvent je ne fais pas la couleur, ni les dialogues, etc.

Vous avez travaillé seul et aussi avec des scénaristes en tant que dessinateur uniquement. Que préférez-vous ?

A votre avis ?:)

Quels sont les auteurs qui vous ont influencé dans vos travaux ?

Les auteurs du journal Métal Hurlant des années 70, en somme, la première vague de BD adulte française de science fiction – Druillet, Moebius, Bilal – mais aussi quelques auteurs franco-belges comme Leloup, Derib, Chaland. J’ai beaucoup lu de BD à l’adolescence, mais aujourd’hui, je n’en lis plus. Les seuls albums que je repasse parfois sont les Tintin. Hergé, pour moi, est éternel.

Quelles sont vos lectures ? BD ? comics ? mangas ?

Donc, pas de BD. Si je lis, je vais plutôt vers la littérature classique : Flaubert, Zola, Kafka… Et aussi les biographies. J’adore lire la vie d’un autre. Ses pensées, ses épreuves. On se sent moins seul. C’est ainsi que j’ai scénarisé Camille Claudel pour un album chez Glénat, J’ai aussi accepté de faire Alan Turing avec Arnaud Delalande aux éditions Les Arènes, et que l’on fait maintenant la jeunesse de Staline ensemble.

Avez-vous un avis sur les adaptations de BD au cinéma ? Est-ce que cela vous intéresse pour vos Oeuvres ?

On m’a toujours dit que Mardi-Gras Descendres se prêterait bien à une adaptation à l’écran avec la 3D d’aujourd’hui. C’est tentant, mais rétroactivement, je serais toujours déçu du résultat de l’appropriation par un autre que moi. Je préfère l’original aux interprétations.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Ex immo corde : avec vous de tout coeur !

Mais il manque quelqu'un par rapport à tout à l'heure !

Eric : 0 – Skeletor : 1

—-La BO du jour

Dis Eric, des squelettes, tu en as aussi dans ton placard ? (avec images de Ray Harryausen pour toi Mattie-Boy ou l’art de faire plaisir à tout le monde en contenant chacun).

https://www.youtube.com/watch?v=o_W569auUmc

19 comments

  • Matt  

    Eh bien tout ceci est fort intéressant. Le seul truc que je regrette un peu c’est d’avoir du envoyer toutes les questions d’un coup. Parce que du coup j’en aurais presque d’autres maintenant en fonction de ses réponses^^
    Et puis ma question sur ses préférences de travail a l’air idiote maintenant vu qu’il y répondait tout seul juste avant…

    Si peu de recherches pour l’univers architectural ? Eh bien ce sont de sacrées visions intérieures qu’il a notre Eric. En tous cas, c’est sûr qu’on sent la quête personnelle dans Mardi-Gras Descendres.

    Son prochain roman graphique pour Glénat pourrait m’intéresser. Tout comme « le cas Alan Turing » tiens.

    Décidément Hergé est véritablement immortel s’il est le seul à trouver grâce à ses yeux. Il faudra bien que quelqu’un fasse un article sur Tintin un jour…
    C’est curieux qu’un auteur de BD en lise si peu. Mais comment fait-il pour s’en passer ? C’est tellement bien.

    En tous cas merci à lui. Je me rends compte que je n’ai même pas dit merci dans l’interview. Pfff…j’ai juste envoyé mes questions mais je n’y ai pas mis les formes. C’est malin.

    • eric LIBERGE  

      HELLO ! encore merci pour cette belle ITW, j’aime prendre le temps de répondre, et en profondeur, donc merci ! Si tu en as d’autres (questions), pourquoi pas !

      • Matt  

        Merci à toi vous. Je te vouvoie ou je vous tutoie ?^^ C’est pas toujours évident pour moi ça, comme le fait remarquer Bruce. J’ai été élevé comme ça, je garde un peu de distance avec les inconnus. ça doit aussi venir du fait que je déteste les familiarités de certains commerciaux.^^

        Pour les questions, on ne va pas refaire une interview dans les commentaires, mais c’est vrai que j’étais tenté d’approfondir sur le volet alchimie car, tout artifices soient-ils, les éléments mentionnés existent bien et on sent un vrai boulot dans les reproductions de gravures historiques ou certains symboles. Comme tu le dis, cela rend l’univers crédible. Du coup j’aurais envie de demander « pourquoi l’alchimie en particulier ? » Parce que c’est assez méconnu en fait. Cela vient de ta culture générale ? Ou est-ce que c’est venu de cette envie de créer un univers atypique différent de ce qu’on pouvait trouver en rayons et qui a donc demandé des recherches ?

        Et aussi peut être une question concernant les suites des sagas puisque tu ne dis n’avoir pas fermé toutes les portes volontairement. Qu’en penses-tu en général ? Car j’ai moi-même toujours un peu peur (et c’était le cas pour le facteur cratophane, même si sa lecture m’a rassuré) d’un retour qu’on pourrait percevoir comme commercial et qui n’aurait pas grand chose à apporter de plus.

        Et enfin si un autre travail personnel dans lequel tu es auteur complet te tenait particulièrement à coeur. Histoire qu’on découvre ça^^

        Merci encore.

  • Bruce lit  

    Insatiable Mattie Boy ! Il s’agit tut de même de ta première ITW, elle est passionnante et il est certain que les contraintes techniques des réponses via mail ne peuvent qu’être frustrantes.
    Pour autant, Eric Liberge répond de manière complète et achève de me convaincre d’investir dans Mardi Gras.
    J’ai souris sur le passage où il reconnait son ésotérisme de pacotille qui est d’une honnêteté désarmante.
    Hergé : les questions de droits m’ont souvent fait hésiter à écrire et publier sur Tintin dont je suis fan absolu. JP et Tornado ont sauté le pas. Je crois que Thierry Araud bosse sur Tintin et les soviets.
    Je suis d’accord Hergé est immortel : à l’inverse de toutes nos discussions sur les comics, rien n’y vieillit, même pas les vêtements, c’est absolument sensationnel quand on y pense.
    Eric Liberge : si tu nous lis, je serais absolument ravi de faire un focus sur tes Bd historiques, notamment celle de Staline.

    Voilà en tout cas une personnalité attachante qui met son art au service de ses convictions, plutôt indépendants du travail des autres et admirablement totalement déconnecté de l’obsession du passage au grand écran ! Merci à lui et à toi donc Mattie Boy.

    Ps : qui se dévoue pour écrire sur Bilal ? (mon cauchemar absolu).

    • Matt  

      L’ésotérisme de pacotille fait pourtant bien référence à des choses existantes. Il s’est donné du mal pour qu’on y croit^^ Là pour le coup, il y a du avoir des recherches mais visiblement sans qu’il s’y intéresse vraiment. Juste un fourre-tout d’idées ésotériques et religieuses.

      Ton cauchemar Bilal ? ça veut dire que tu n’aimes pas, c’est ça ?^^
      Enfin je comprends, je n’aime pas tout de lui non plus, c’est quand même un peu dingue des fois. J’ai la fameuse trilogie Nikopol mais je ne sais pas si je me sens à la hauteur d’écrire dessus. Je pense que je passerai à côté de 3000 trucs. Il faudrait un mec un peu dingue aussi pour écrire sur lui^^

    • Matt  

      Au fait la BO est sympa^^
      Je ne connais rien à Alice Cooper, mais celle-là est rigolote.
      Je vais être connu comme le skeleton guy moi avec mes articles plein d’os. Vu que j’en ai encore dans mon placard. Enfin même le tien, Bruce^^

  • Lone Sloane  

    Merci pour l’interview où, je trouve, le courant passe entre vous deux pour donner encore plus de relief au travail d’Eric Liberge sur Monsieur Mardi-Gras Descendres et à l’étude anthropologique de cette belle nécropole de papier qu’a faite Matt en ces lieux.
    Les photos postées donnent un aspect très familier, voir même intimiste à l’ITW qui confortent l’esprit de simplicité des échanges. Je lirai volontiers le futur travail d’Eric sur la jeunesse de Staline, basée j’imagine sur la passionnante biographie de Simon Sebag Montefiore.

    • Bruce lit  

      @Eric Liberge : Keep on writin’em and we’ll keep on readin’them (and reviewing, of course !).
      @Lone Sloane ; il est très atypique d’avoir un auteur nous ouvrant son intérieur. Preuve de la spécificité de cet auteur.

  • Tornado  

    Je vais dans la librairie de mon quartier tout à l’heure. Je vais encore essayer de chercher cette intégrales de MGD…

    @Matt : J’ai écrit deux articles sur Tintin ici. Mais ce sont des généralités. Le premier (l’un des premiers du blog) parle de l’humanisme selon Hergé. L’autre est un article sur le premier film adapté des aventures de Tintin !
    JP a écrit sur « Le Sceptre d’Ottokar ».
    J’envisage de me relire toute la collection, dans un avenir plus ou moins proche. Là, il est fort probable que je proposerais des articles à Bruce.

    • Matt  

      Curieusement je n’ai pas cette passion pour Hergé. Il faudrait que je relise Tintin, ça fait un bail que je les ai lus. Bien sûr que j’ai aimé, mais je n’ai pas d’envie particulière de posséder tout Tintin. Enfin…à une époque on avait tout mais je ne sais plus trop où c’est, les BD étaient plutôt à mon frère. J’aimais beaucoup Haddock qui me faisait bien marrer et les histoires étaient bonnes. J’avais une préférence prononcée pour le dyptique sur la lune à l’époque. Mais tout racheter maintenant ? Pas trop envie. Peut être juste mes histoires préférées.

  • Présence  

    Je rejoins Loane Sloane sur l’intérêt des photographies, surtout pour un gaucher des 2 mains comme moi, qui se demande toujours quel genre d’outils utilise un artiste pour arriver au résultat sur la page. J’ai même réussi à reconnaître la pierre à encre. J’en déduis qu’Eric Liberge fait tout à la main, rien à l’infographie.

    Il y a toujours 2 faces à quelque chose. – Voilà un point de vue adulte qui promet des récits qui échappent à une opposition primaire bien / mal.

    Cette interview m’a donné envie d’aller voir sur amazon les autres ouvrages d’Eric Liberge, et j’ai reconnu Le cas Alan Turing que j’ai failli offrir à mon fils (mais il avait visionné le film sur le même mathématicien avant).

    J’ai vu qu’Eric Liberge confirme les influences que tu citais hier, à commencer par Philippe Druillet.

    • Matt  

      Pour Druillet, je n’ai pas vraiment de mérite puisqu’il le mentionne dans les bonus de l’intégrale Mardi-Gras Descendres. Mais je me demandais s’il était le seul^^

      J’ai vu le film sur Alan Turing aussi, concernant son rôle dans le décryptage d’Enigma. ça ne me gênerait pas de voir ce que donne le BD. Même si forcément je ne pense pas être très surpris par les faits.
      C’est un homme qui a quand même contribué à écourter la guerre mais sans que ça puisse jouer en sa faveur lors de son jugement pour homosexualité (ouais, c’était puni de prison ou de castration chimique encore à l’époque…) Et tout ça parce que forcément c’était tenu secret cette histoire d’Enigma. Plus injuste que ça, tu meurs. Ah, il a été remercié post mortem. Alors l’honneur est sauf…

  • Jyrille  

    Interview très intéressante et bien menée pour une première ! Je rejoins Lone et Présence pour les photos, c’est tout de suite plus immersif et émouvant.

    Je n’ai fait que trois interviews mais je pense que le meilleur format, pour nous amateurs, c’est le chat, par Messenger par exemple. C’est vivant et on rebondit plus facilement sur les réponses.

    En tout cas j’adore lire des auteurs raconter leurs parcours et intérêts et comme Éric Libergé j’aime bien lire des biographies… mais j’en ai peu lues. Ce qui m’intéressait le plus dans les Inrocks (quand ils étaient encore un mensuel), c’était les interviews et les dossiers sur un groupe ou artiste.

    Encore bravo Mattie !

    • Matt  

      Merci

      Oui tu as raison pour le format. J’avoue qu’en envoyant toutes les questions d’un coup je me suis dit que je ne pourrais pas rebondir sur les réponses, et que parfois même je risquais de demander un truc déjà expliqué dans une réponse précédente. Mais bon, tant pis. C’était sympa en tous cas de sa part de se prêter au jeu et je suis content que mes articles aient plu.

      Par contre ça veut dire que si on a du mal à dire d’un auteur français, faut faire attention aux réactions^^ C’est pas Morrison ou Bendis qui vont venir se plaindre ici.^^

      • Bruce lit  

        Oui et non….
        Il est possible de critiquer le travail d’un artiste sans détruire l’homme.

  • Présence  

    Bonjour Mattie-Boy,

    j’avais gardé à l’esprit de le nom d’Éric Liberge, sans pour autant sauter le pas de lire Monsieur Mardi-Gras Descendres. Du coup, quand j’ai vu son nom sur une autre BD, je suis allé la regarder de plus prêt, et je viens de finir le premier tome : Le suaire 1 – Lirey, avec un scénario de Mordillat & Prieur. C’est une excellente lecture et je te remercie d’avoir attiré mon attention sur cet auteur.

    En parcourant à nouveau cette interview, je m’aperçois que la planche présentée avec la mention Work in progress fait partie du tome 1 de Le suaire.

  • Bruce lit  

    Liberge sera en expo vente-dédicace le 28 septembre à Montrouge

    • Présence  

      Il est vraisemblable que cette séance de dédicace corresponde à la sortie du tome 3 du Suaire, excellente série que j’ai commencée, après que Mattie Boy ait loué les mérites d’Eric Liberge pour Monsieur Mardi-Gras Descendres.

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