Interview Olivier Jalabert

Interview Olivier Jalabert- Glénat Comics

1ère publication le 29/05/16- Mise à jour le 31/07/17

AUTEUR SONIA SMITHjal_0

Depuis novembre 2014, Olivier Jalabert est le grand manitou de Glénat Comics offrant à l’éditeur un nouveau souffle et un nouveau regard. Cet homme au parcours très riche et dont la vie est toute dévouée aux comics est aussi un homme de convictions comme en témoignent ses choix éditoriaux et ses prises de risque.

Malgré un emploi du temps très chargé, Olivier Jalabert a bien voulu prendre un peu de temps pour répondre à nos questions, présenter son travail mais aussi son équipe de choc chez Glénat.

Première question toute simple, comment devient-on éditeur de comics ?

A ce jour, si je devais résumer mon parcours professionnel, je dirai qu’il commence par la fac et se termine dans le comics mais en réalité, il a commencé dans le comics avant la fac, précisément le 5 avril 1974 (hé oui, ça va faire 42 ans que j’en lis) avec la découverte des super-héros Marvel dans Strange N°52, un numéro que j’ai racheté il y a une quinzaine d’années pour le souvenir car depuis je suis passé à la VO. Après des études scientifiques et les premiers jobs, j’ai commencé ma carrière dans la BD comme libraire spécialisé chez Album Comics en mars 1995. J’ai ensuite pris la direction de la librairie en 1996 puis ouvert le « nouveau » magasin du 67 BD Saint Germain (emplacement actuel) que l’équipe de l’époque et moi avions conçu, avec ses ruelles et son look évoquant l’architecture de NY, la Mecque des Super-Héros. J’ai dirigé la librairie jusqu’en septembre 2007 avant de rejoindre Soleil comme éditeur.

Olivier et son tout premier comics

Olivier et son tout premier comics

Pendant ma période Album, j’ai bossé pour plusieurs éditeurs dont Panini (pour des éditos et de la traduction), le FIBD (Comité de pré-sélection et animateur des Rencontres Internationales), Marvel US (comme talent scout), le Festival et l’association Jules Verne Aventures et j’ai participé aux montages de deux boites (Yatoy pour des jouets et V2O pour l’édition). J’ai quitté Soleil en décembre 2010 et j’ai rejoint Ankama comme business developer et j’ai pris la direction de la maison d’édition en janvier 2011 pour une « pige » de 1 an environ.
J’ai quitté Ankama fin octobre 2013 pour me consacrer à plusieurs projets personnels en free-lance avant de rejoindre le groupe Glénat pour prendre la direction de la cellule comics en novembre 2014.
Si je regarde le parcours de mes confrères et le mien, je crois qu’on devient éditeur de comics par passion et engagement et puis, j’ai envie de dire parce qu’on a du bol ;-).

Tu es le directeur éditorial de Glénat comics depuis 2014 et on peut dire que les choses ont beaucoup bougé depuis ton arrivée; Quelles missions t’ont été confiées ?

Au départ, Jacques (Glénat, PDG) et Jean (Paciulli, DG) m’ont confié une première mission de prospection du marché US pour analyser sa situation, proposer un positionnement à Glénat et donner au groupe une légitimité sur ce marché.
Nous avons travaillé avec mon compère JD Morvan pour développer un catalogue orienté vers le creator-owned, un marché en pleine explosion aux USA, notamment avec les créations qui se développent fortement chez Image. L’idée était de définir un ADN comics propre à Glénat.

JD Morvan : le comparse

JD Morvan : le comparse

Peux-tu présenter la façon dont tu travailles et l’équipe qui t’entoure ?

Nous sommes une petite équipe de passionnés qui comprend notamment JD (consultant artistique externe), Fanny Blanchard (notre dynamique attachée de presse) et Eloïse de la Maison (notre super community manager). Nous travaillons en amont avec JD pour la prospection des titres, en discutons en interne ensuite avec les équipes et une fois le programme défini, on se met en ordre de bataille ;-)

Fanny Blanchard, attachée de presse de choc et Eloïse de la Maison une CM ultra dynamique

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Fanny Blanchard, attachée de presse de choc (en haut) et Eloïse de la Maison une CM ultra dynamique (en bas)

Au regard de tes expériences chez Panini et en comparaison avec Urban ou Delcourt, comment décrirais tu la culture « Glénat » ?

La culture Glénat est tout d’abord de mettre en avant de nouvelles séries de création originale d’auteurs renommés mais aussi de révéler les talents de demain et de proposer quelques licences de l’Entertainment en lien avec des sujets qui nous passionnent (X-Files par exemple). Notre positionnement est assez ado/adulte et nous mettons l’accent sur des catalogues d’auteurs de « genre ». Nous avons envie de faire connaître le comics à un public plus vaste, au delà de l’image habituelle de « BD de super-héros pour teenagers », principalement garçons d’ailleurs. Les filles lisent aussi du comics ! Notre ambition est aussi de développer des créations originales par de judicieux mariages d’auteurs internationaux, comme nous l’avons annoncé avec Le Haut Palais, la nouvelle collaboration de Mike Carey et Peter Gross.

Aucun titre n’évoque les super-héros dans ton catalogue, seul Furious aborde le sujet et sous un aspect assez caustique, c’est un choix affirmé que de se détourner de cet univers ?

Nos confrères font ça très bien et comme je te disais plus haut, nous voulons élargir le spectre de la production de comics en France vers des genres plus adultes, plus variés. Donc oui, choix affirmé.

Certains auteurs sont déjà reconnus dans le monde du comics comme Charles Soule ou Jimmy Palmiotti, d’autres sont moins connus du public français, comment effectuez-vous vos choix ?

En lien avec les points précédents, nous travaillons sur des catalogues d’auteurs connus et d’autres moins connus, nous basons nos choix sur des coups de cœur éditoriaux et notre envie de développer le comics de création dans sa pluralité.

Olivier Jalabert entre Jimmy Palmiotti et Kelly Sue DeConnick

Olivier Jalabert entre Jimmy Palmiotti et Kelly Sue DeConnick

As-tu une totale liberté dans ces choix ? Des titres comme Sex Criminals ou The Infinite Loop qui se révèlent être une vraie réussite étaient-ils faciles à défendre au premier abord ?

J’ai une très grande liberté pour proposer des titres en effet, y compris sur des œuvres engagées et/ou controversées. Je n’ai par exemple eu aucun mal à imposer le choix de publier Bitch Planet.

D’ailleurs de nombreux titres véhiculent de vrais engagements ou des questionnements sociétaux et sociaux, est-ce un parti pris de ta part de choisir ce type de sujets ?

C’est un choix délibéré et totalement assumé.

Certains puristes chipotent sur le choix de mettre des titres comme Golem sous le label Glénat comics alors qu’il s’agit d’une œuvre italienne à très forte inspiration manga, pourquoi un tel choix ?

La vérité, c’est que nous n’avons pas véritablement réfléchi Golem en pure « stratégie » marketing. Nous avons eu la « faiblesse » d’avoir un véritable coup de foudre éditorial pour le livre lui-même quand BAO, l’éditeur original, nous l’a présenté. Au delà de la prouesse graphique et de la dynamique pure de la narration, nous avons tous été séduits par la profondeur du récit, par l’importance (même si « évidente » aux yeux des afficionados du 9ème Art) du propos. Golem est un ovni éditorial, LRNZ est un extraterrestre de la BD/Comics/manga, nous ne voyions pas ce bouquin autrement que comme BAO l’avait imaginé, d’où un format totalement identique à la VO. C’est un exemple parfait de fusion réussie entre BD/Comics/Manga.

Glénat comics est aussi connu pour ses multiples formats. Comment se décide le choix du format, est-ce un respect total du format d’origine ?

Nous avons 2 formats « standards », identiques à nos confrères d’ailleurs : 173×265 pour les publications plutôt « mainstream, cœur de cible comics » (Ghost, Letter 44) et 185×283 pour les publications « auteur » (Drifter, Lazarus, The Infinite Loop). Puis un format hors norme : 199×302 pour des ouvrages passerelles entre le comics et la BD (Sex Criminals, The Shaolin Cowboy, The shame Trilogy).
Enfin, nous respectons aussi les formats originaux lorsque ceux-ci font sens : Polar, Golem

Glénat comics explore des genres très différents, notamment le polar, la SF ou les mythes des vampires ou de l’Au-delà, quels sont tes genres de prédilection ?

Je n’ai pas vraiment de genre de prédilection, mais plutôt des ambiances, des tons, des sujets abordés, des personnages charismatiques. J’aime beaucoup les nouvelles héroïnes de comics, écrites ou pas par des femmes d’ailleurs.

Vois-tu de grandes tendances se dégager dans le monde du comics indépendant ? On note par exemple un retour du Western, abordé chez Glénat de manière détournée par Pretty Deadly ou des récits mafieux comme dans Dead Letters par exemple ?

Je pense que tu tiens là, le point principal justement. Le marché US du creator-owned est devenu un véritable marché de comics de genre, le super-héros en faisant majoritairement partie bien entendu. Mais force est de constater que tous les genres y passent : SF, polar, western, horreur, récits intimistes, fables de SF, humour, etc… C’est le retour de l’âge d’or.

Quels sont, selon toi, les auteurs à suivre ?

Dur de faire une liste, il y en a tant… Greg Rucka, Matt Fraction, Rick Remender, Jason Aaron, Jeff Lemire, KS De Connick, Kelly Thompson, Ivan Brandon, Charles Soule, Ed Brubaker… et bien sûr nos frenchies préférés, Pierrick et Elsa.

Olivier Jalabert entouré de Matt Fraction, Kelly Sue DeConnick et Geof Darrow

Olivier Jalabert entouré de Matt Fraction, Kelly Sue DeConnick et Geof Darrow

Tout récemment vient d’être annoncée la parution des comics X-Files par Glénat Comics et réjouit tous les fans de cette immense série, est-ce une ouverture sur des comics plus mainstream ?

En quelque sorte, c’est surtout l’envie d’exhumer une série de comics qui est passée un peu sous le radar à l’époque et qui mérite véritablement le détour. En bons fans de la série TV que nous sommes et avec la sortie de la saison 10 à la télé, l’occasion était trop belle de remettre X-Files sur le devant de la scène…

Aurais-tu des chiffres de vente à nous communiquer par rapport au reste du marché de la BD ?

A ma connaissance, le comics en France représente 10% environ du marché de la BD en France.

Le retour du X chez Glénat !

Le retour du X chez Glénat !

Hormis les titres que tu publies, quelles sont tes lectures ? De manière générale, quels sont tes goûts en matière de littérature, de musique, cinématographique ou autre ?

Wow, plein, trop en comics, une très grande partie de la production US, y compris celle des deux majors. En BD, beaucoup de choses, mais plutôt des romans graphiques comme récemment  L’Arabe du futur  de Sattouf,  Carnet de Santé foireuse de Pozla, Zaï, zaï, zaï, zaï  de Fabcaro.
Littérature : peu malheureusement pour des questions de temps, mais plutôt Ellroy.
En musique, je suis très rock : des 60’s à aujourd’hui et assez métal aussi, j’ai grandi avec la NWOEHM. Mais j’écoute aussi des trucs plus soft comme Muse ou Coldplay, plus mainstream quoi.
Au ciné : TOUS les genres mais mes GROS coups de cœur récents sont : Mad Max Fury Road, Star Wars E.VII, Vice/Versa, The Wild, Carol, The Danish Girl et Deadpool.

Une question de Bruce : lorsqu’on relit les vieux Panini, on te trouve Jeremy Manesse et toi dans le courrier des lecteurs. Dans certaines réponses, le chambrage des lecteurs était assez violent. Peux tu nous en dire un mot ?

Je suis d’accord, mais c’est la faute de Jérémie, il avait une mauvaise influence sur moi, moi je suis gentil  (je confirme que les réponses de Jalabert étaient nettement plus aimables que celles de Manesse-Ndr). En vrai, je ne me souviens pas avoir été virulent avec des lecteurs, mais si c’est le cas, c’est forcément la faute de Jérémie.

Un petit mot pour les lecteurs de Bruce Lit ?

Salut à tous ! N’hésitez pas à jeter un œil sur les publications Glénat Comics, je suis sûr que tout le monde peut y trouver son compte. Et si vous avez des suggestions et des remarques, allez-y, on est là pour ça !

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La BO du jour: Désolé Olivier, Jalabert, ça me fait penser au Tour de France !

10 comments

  • Bruce lit  

    « Nous aussi, on sait faire » Finale
    Entre Urban,Panini et Delcourt, Glénat Comics s’impose progressivement comme l’éditeur de Comics alternatifs dirigé par le sémillant Olivier Jalabert. Il raconte tout (son parcours, les séries, les artistes) pour Bruce Lit à Sonia Smith, fan autoproclamée de ces publications.

    Je garde un souvenir du Stand Glénat lors de la dernière Comic Con: un festival d’artistes sympas (même mon copain Fraction…) et une super ambiance, la possibilité de discuter presque indefinement avec Palmiotti, Darrow, Charretier et Colinet. Grâce à ton interview Sonia, je suis presque sûr d’avoir croisé Jalabert à l’époque d’Album. Le bonhomme est indéniablement sympa, il est rare dans ce milieu que l’on présente aussi ses collaborateurs et on ne peut que se réjouir d’avoir un éditeur publiant du comics alternatif.
    Mais pour l’instant mis à part Shaolin Cowboy que je garde à titre sentimental, aucune publication Glénat ne m’a réellement convaincu: les scenarii de Denver (Palmiotti) sont horriblement brouillons, Pretty Deadly m’a ennuyé dès le premier volume, Lazarus ne m’a emporté que pour le volume 3 avant de m’achever, Sex Criminals ne m’a pas fait bander et il est hors de question que j’achète quoique ce soit de Charlie Soule ….
    Néanmoins, j’apprécie le travail éditoriale de toute cette équipe: les maquettes sont irréprochables, les trads de qualité, les couvertures douces. C’est juste que….pour l’instant, rien ne m’a bouleversé…

  • Sonia Smith  

    Ah ah comme quoi Bruce, il y a vraiment des sensibilités différentes parmi nous et c’est très bien, je suis effectivement fan de la majorité des publications de Glénat : Infinite Loop, Bitch Planet, Letter 44, Lazarus, Pretty Deadly, Sex Criminals et maintenant Lady Mechanika et Lady Killer qui sortent le 1er juin. je suis fan parce qu’on trouve des personnages atypiques, des femmes fortes, des vrais discours sur la différence, sur les discriminations comme j’aime en lire dans les comics.
    Tout ne m’a pas convaincue : Day Men est bon sans plus, je n’ai pas aimé Graveyard Shift et je n’ai pas tout lu non plus…
    Je comprends tout à fait qu’on n’accroche pas forcément mais vraiment, j’apprécie cet air frais dans le monde de l’édition comics. Merci en tous les cas de m’avoir permis d’interviewer Oliver Jalabert :-)

  • Matt  

    C’est bien de faire de bonnes rencontres avec des gens sympas comme ça. Je sais qu’en ce qui me concerne, je ne suis absolument pas du genre à chercher les autographes ou à rencontrer des auteurs. Après tout, ce qu’on aime chez eux est dans leurs œuvres. Après ils peuvent s’avérer sympas avec de la chance, mais je n’ai aucune envie de découvrir qu’un auteur que j’aime bien est un con, ou quelqu’un de désagréable. Surtout que souvent ils ne sont pas forcement en de bonnes conditions pour être sympas. Dans les salons, après des tonnes d’autographes ou autres harcèlements subis par des fans, ils peuvent aussi être irritables. Et ça peut se comprendre.
    Sinon je n’ai quasiment rien lu de Glenat, moi. J’ai été tenté par Pretty Deadly mais j’ai comme l’impression que la série est arrêtée, non ? Lady Mechanika m’intrigue, je serai donc acheteur dans quelques jours (mais dommage que le volume 1 ne contienne que 4 épisodes…pour une première série de 7 épisodes.)

  • Présence  

    C’est le retour de l’âge d’or. – Sentiment que je partage entièrement, je ne me souviens pas d’une époque dans les comics où le marché était aussi diversifiés, avec autant de genres représentés et autant de créateurs avec des points de vue différents.

  • Jyrille  

    D’après ce qu’en dit Présence, ce que je vois en librairie (Urban Indies notamment), le mail que Présence m’a envoyé et mon attrait quasi exclusif pour le comics depuis quelques temps, je suis aussi d’accord avec cette assertion. Pour la collection Glénat, je n’ai pour l’instant été attiré que par le Darrow et Sex Criminals mais rien ne dit que d’autres titres ne m’intéressent par la suite. Bizarrement ce sont les titres grand format, de ce que je comprends de l’interview.

    J’ai trouvé cette interview extrêmement riche et intéressante, cela met un peu des étoiles dans les yeux, c’est un peu un boulot de rêve et de passionnés, c’est gratifiant. Le web a changé la donne pour plein de choses, notamment le fait de pouvoir directement discuter et partager avec des personnes qui auraient été inatteignables il y a vingt ans. J’adore le parti-pris et l’envie de faire découvrir des choses en dehors du marché principal, bref, je vais la relire avec grand plaisir. Bravo Sonia !

    • Présence  

      Comme Sonia, j’ai bien aimé Lazarus, avec une prise hauteur du scénario à partir du tome 2 qui m’avait conquis pour suivre la série sur le long terme. Drifter d’Ivan Brandon & Nic Klein est moins facile d’accès, plus expérimental dans le registre de la science-fiction, et très personnel, avec des thèmes sous-jacents complexes (commentaires des 2 premiers tomes à l’endroit habituel).

    • Sonia Smith  

      Merci beaucoup, c’est vrai que c’est une réelle chance de pouvoir discuter aussi facilement avec un éditeur très accessible et de pouvoir lui poser directement les questions qui te taraudent ou des questions naïves sans qu’il t’envoie paître :-), Olivier Jalabert est d’une grande simplicité et vraiment, je souhaite à son équipe une très grande réussite !

    • Olivier Jalabert  

      Merci et n’hésite pas à jeter un oeil sur le site glenatcomics.com (bin quoi, je fais de la pub hein^^), on ajoute des rubriques au fur et à mesure et pas mal de contenu « bonus » pour donner du relief aux albums que nous sortons.
      notre CM (Eloïse) réponds toujours très vite aussi.
      Comme tu le dis, le net nous rapproche et nous permet aussi de communiquer avec nos lecteurs et recueillir leurs avis.

  • Tornado  

    Interview vraiment passionnante (et pourtant je ne suis pas très friand de la chose). On a forcément tous croisé Olivier Jalabert Bd St Germain , non ?

    Etant donné que je suis devenu très sélectif, je n’ai pas encore craqué pour une des séries Glénat. mais je dois dire que je suis à deux doigts de le faite pour Lazarus…

    La réponse d’Olivier à propos de ses goûts (« Je n’ai pas vraiment de genre de prédilection, mais plutôt des ambiances, des tons, des sujets abordés, des personnages charismatiques ») résonne fortement dans mon esprit. Je me reconnais complètement dans cette formule.

    Sinon, puisque nous sommes invités à poser des questions et faire des suggestions, je me lance : Est-il envisageable que vous puissiez récupérer des séries appartenant à un autre éditeur qui ne souhaite pas les publier. Par exemple, une série Vertigo comme « The Unwritten » ne semble pas intéresser Urban Comics. Et elle serait complètement à sa place chez Glénat.

    • Olivier Jalabert  

      Salut Tornado,
      merci de tes mots sympas.
      Tu devrais vraiment essayer Lazarus, c’est une série intéressante, rythmée, à plusieurs niveaux de lecture et pleine de surprises/rebondissements. Un vrai divertissement et un propos de « fond ».
      Pour The Unwritten, je serai d’accord bien sûr car je vais publier leur nouvelle série (Mike Carey et Peter Gross: le Haut Palais) en 2017, mais comme c’est du Vertigo, c’est forcément chez Urban.
      D’ailleurs, j’ai déjeuné avec Mike à Londres le week end dernier et nous allons ajouter pas mal de bonus (dont une partie prose additionnelle) au bouquin :-)
      @++ OJ

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