La grande escroquerie du comic-book (Bullshit Detector : The Ultimates)

The Ultimates par Mark Millar et Bryan Hitch

L’ultimate Anti-Millardise de  BRUCE LIT

VO : Marvel Comics

VF : Panini

Captain Cavern et sa bande de Yuppies (C) Marvel

Captain Cavern et sa bande de Yuppies.
(C) Marvel

Voici une revue au vitriol des deux premier arcs  des ULTIMATES de Mark Millar et Bryan Hitch. Soyez prévenus, ses ULTIMATES si souvent portées aux nues par plein de gens biens, notamment Tornado qui signait ici l’un de ses premiers billet pour le blog,  m’ont mis d’humeur massacrante. BRUCE SMASH ! 

Je ne vais pas vous refaire l’histoire car si une chose est quasi certaine, c’est qu’une majorité des jeunes lecteurs de La Maison des Idées a grandi avec les Ultimates, cette remise à jour de l’univers Marvel au début des années 2000 avec strabisme prononcé vers le cinéma. Et puis être anti-Millar, c’est faire du Millar et donc, entrer direct dans le vif du sujet, et je sais faire ça très bien. En résumé:
Yaddi Yadda, continuité trop lourde, bla bla dépôt de bilan Marvel,la la la Joe Quesada, Obladi Oblada nouveaux lecteurs, nouveaux auteurs, Never Mind the Bollocks, Here’s Mark Millar (ma capacité de synthèse a toujours étonné mes enseignants à la fac…).

Et là tout se complique… Parce que dans le coeur de beaucoup de fans, THE ULTIMATES est un classique, un truc aussi indispensable à l’univers Marvel que LA SAGA DU PHÉNIX NOIR ou LA MORT DE CAPTAIN MARVEL. Sur le fond, aucun problème, à chaque génération ses classiques, inutile de comparer l’incomparable. Sur la forme, pardon, c’est là que ça commence à urtiquer. Car ULTIMATES  inaugure une révolution dans le médium du comic book : du super héros facile à comprendre, facile à collectionner, facile, très facile, trop facile à aimer avec ses clins d’oeil à l’actualité de l’époque et sa dose d’ironie. C’est le début d’une recette destinée à….faire recette, au cinéma notamment avec la fameuse méthode Millar : prémâcher le travail d’une adaptation au cinéma quitte à transformer, pervertir, déguiser un scénario en script.

Une contre plongée pour un sexe solaire... (c) Marvel Comics

Une contre plongée pour un sexe solaire…C’est lui qu’a la plus grosse bien sûr  !
(c) Marvel Comics

On a aussi parfaitement le droit de trouver lamentable ce récit dont la vulgarité soi disant assumée n’a d’égal que la pollution mentale qu’elle déclenche chez un lecteur un poil aigri. Quoi ? C’est donc ça, le complexe du Messie selon Millar ? Un truc si formaté, plus dirigiste qu’un CALL OF DUTY où le lecteur n’a aucune liberté d’interprétation, où l’on suggère plus que lourdement le nom des vedettes du blockbuster à venir (aucun ne sera retenu à part Samuel Jackson), où l’ironie du message n’a d’impertinent que la forme ?

Car, et c’est souvent le cas chez Millar, le pitch importe plus que le fond. L’enrobage n’a d’égal que l’enfumage. Et on le sait, la fumée ça pique les yeux, pas vraiment l’effet recherché en Bande Dessinée.
Ainsi donc, ces Ultimates seraient moins parfaits que leurs modèles vertueux, ils se comporteraient de manière réalistes avec une forte critique de la société de spectacle dont les super-héros seraient les Ultimate People. Soit ! Sauf que tout ça est terriblement sérieux !  Aucun second degré, tout ceci est parfaitement hypocrite. Comme lorsque Kurt Cobain laissait croire que I HATE MYSELF AND I WANT TO DIE était une blague alors qu’il s’agissait d’une  véritable déclaration d’intention. C’est le cas de Millar qui a toujours eu l’honnêteté d’avouer son adoration du billet vert.  Et ce n’était pas la première fois qu’il nous faisait le coup.

Une actrice portée disparue désormais... (C) Marvel Comics

Tony Stark et la star d’AMERICA PIE…Tout un programme…(qui s’en rappelle encore) ? ) (C) Marvel Comics

Ses ULTIMATE X-MEN et son AUTHORITY confrontait déjà ses personnages à la célébrité, au culte du pognon et à la vacuité intellectuelle. Que ce soit  pour ses X-Men ou ses Vengeurs, l’héroïsme est une valeur ringarde, irréaliste, l’altruisme pur et désintéressé n’existe pas, surtout dans une Amérique post 11 septembre. Un constat affligeant lorsque l’on sait l’héroïsme réel et l’humilité dont firent preuve les civils lors du 11 septembre et le 13 novembre. Millar prouvera par là même que contrairement à ce qu’il imagine, il a toujours un train de retard sur ses constats sociétaux. Et ses adorateurs l’amnésie complice.

Lire les ULTIMATES c’est aussi bandant que parcourir un bilan comptable ou suivre les cours de la bourse (sic)  : Iron Man ? Il teste ses armures pour impressionner des actrices, des secrétaires et des sponsors. Nick Fury ? Le mec est un vrai banquier qui à chacune de ses scènes dresse l’inventaire de tous ses jouets technologiques et de ce que ça coûte au contribuable américain. Pas une page sans que le borgne ne chiffre pas en millar, forcément en milliards  l’étendue de son pouvoir.  Cap America ? Un beauf vaguement homophobe et raciste qui répond aux civils qu’il justifie son salaire en les sauvant. Hank Pym ? Un mec obsédé par l’inventaire de ses mensurations lorsqu’il grandit. Janet Pym est là pour se faire tabasser et inspirer aux héros une réaction indignée, le lot de toutes les femmes chez Millar dont l’utilité se résume à se faire assassiner et /ou violer dans son oeuvre.

Et  n’oublions pas Hulk. Ce pauvre Hulk, dont il sera dit que Millar l’humiliera de manière continue en le transformant en vieille merde cannibale et psychopathe dans OLD MAN LOGAN, en putois sur pattes dans 1985 avant de le rendre plus abruti que d’ordinaire. Dans ULTIMATES, le personnage se laisse appâter par une paire de nibard, escalade une gigantesque tour, très grande la tour,  et fait de gigantesques dégâts parce que sa copine mange avec Freddy Prinze Jr (l’intuition de Millar pour déceler des légendes du cinéma est remarquable…).  Pour la maturité, on repassera.

Ultimate cocu (C) Marvel Comics

Ultimate cocu !
(C) Marvel Comics

Lorsque Bruce Banner se retrouve en taule et qu’on lui apprend que sa crise de jalousie a tué 500 personnes, sa première réaction est de de se demander l’impact que cet événement aura sur son image publique. Une image assez cool et détachée, hein ? Punk, tout ça ?  Allez dire aux fans de The Clash que leur musique ne véhiculait aucune valeur morale (bonne chance !). Cette ordure de G.W.Bush est présenté comme un mec ultra-cool qui tope dans la main de Steve Rogers. Le Punk, le vrai lui aurait craché à la gueule, les Super-Héros que Millar s’empresse d’humilier avaient déjà cassé la gueule de Hitler et combattu Nixon. Le seul contre-pouvoir à toute cette mascarade est incarné par Thor transformé en alter-mondialiste refusant de servir l’ultralibéralisme de son pays. On se dit que Millar ose enfin la vraie subversion avant que celui-ci accepte de dîner dans un palace avec Tony Stark. Pour la rébellion, on repassera…

Au bout des 6 premiers épisodes, je suis resté fasciné par la médiocrité du propos de Millar ; ainsi donc cette équipe qui dépasse tous les records, qui coûte et veut gagner des millions a été constituée pour arrêter un cocu en colère !  Rendez-moi mes supervilains à cape et mégalomanes… Vous trouvez que j’exagère ? N’est ce pas Millar lui-même qui déclare tout fiérot dans son Manifesto vouloir sortir de la logique du super héros qui traque les voleurs de banque ? Un exemple pas si anodin en fait quand on sait la passion du personnage pour ce qu’on y trouve dans ces banques. Fans ! Millar n’est pas votre héros mais celui de Macron !

Comprenez-moi : voilà un scénariste qui pète plus haut que son Pschit… Il y a du Stan Lee chez cet homme : roublard, sympathique mais totalement obnubilé par le pognon, le marketing et le cinéma. Il y a encore du Stan Lee en vendant de la fumisterie en l’adoubant du mot génial, en appliquant des recettes plaquées froides et sans âme d’un comics à l’autre. Mais au moins, Lee peut se targuer d’avoir participer à la création d’un univers quand Millar se contente de dépoussiérer l’ensemble.

Ultimate Uncoolé (C) Marvel Comics

Ultimate Uncoolé
(C) Marvel Comics

Désacraliser nos super héros c’est bien, c’est punk, c’est salutaire. Sauf que Millar ne sera jamais un punk. JAMAIS.  Les Clash ou les Pistols pouvaient se permettre de vomir sur Pink Floyd, Elvis ou les Beatles.  Ils avaient les chansons, les propos et  la suprême ironie de continuer à les aimer en secret. Leurs albums ce n’était de la pose et ces gens peuvent se targuer d’avoir révolutionné la musique en plus de nos vies.

Millar, lui c’est le Desktop qui débouche des canalisations vétustes.  Tout chez lui n’est que du parfum de synthèse.  L’iconoclasme Punk, la vraie critique  venimeuse et brutale du Super-Héros vous la trouverez chez Pat Mills (MARSHAL LAW) ou bien entendu dans THE PRO ou THE BOYS de Ennis.  Millar veut transformer les Vengeurs en rock star. Gasp ! ses héros ont d’avantage le comportement des minables de LOFT STORY que de Jim Morrison, Keith Richards ou Lou Reed.

Tu dis que tu veux une révolution ? Well, dans son deuxième arc, Millar se dit qu’il serait temps que ses NULLTIMATES affrontent enfin des vilains….
Des Aliens Nazis ! (Soupirs).

Pendant que vous lisez cet article, Nick Fury perd au moins 1 million de dollars... (C) Marvel Comics

Pendant que vous lisez cet article, Nick Fury perd au moins 1 million de dollars…
(C) Marvel Comics

Oui, ça c’est de l’originalité, hein…C’était bien la peine de traiter le Old School de ringard quant on met en scène l’archétype du vilain bête et méchant…Alors que Spider-Man se frottait au totemisme et au chamanisme chez Straczinski, que Frank Castle s’attaquait à la traite des filles de l’est chez Ennis, alors que Peter Milligan, lui, proposait une passionnante thèse sur les affres de la célébrité en partenariat avec Grant Morrison et sa pop culture mutante, Millar lui, inventait la lutte des méchants contre des yuppies avec une mise en scène à la Michael Bay…

Michael Bay…
Le Luc Besson américain. L’homme dont il convient de railler chaque blockbuster. Il faudrait se réjouir d’en avoir l’équivalent côté comics alors que cet univers rengorge de perles aussi accessibles que profondes et jamais rééditées ?  De célébrer un Comics de Parvenu composé de coquilles vides plus soucieux de leur égo trip que de valeurs d’altruisme ? De supporter l’imposture d’un « auteur » qui comme un gosse mime des explosions avec sa bouche et écarte les bras pour montrer que c’est grand comme ça ?!

Millar a triomphé néanmoins : cette version des héros Marvel débarrassée de tout altruisme, de compassion, d’empathie et de générosité est celle que connaîtront nos enfants.  Tandis que le socle dur, celui constitué des fans des héros seventies se sont servi de ces figures mythologiques pour dépasser leurs limites et tenter à leur humble échelle de ressembler à Matt Murdock (l’avocat des pauvres), aux Xmen (les éducateurs de gosses en difficulté, j’y reviendrai dans un prochain article) ou à Steve Rogers (Le rêve américain dans ce qu’il a de plus noble).

A tous ces gens, Millar fit un bon bras d’honneur en tentant de les ringardiser en oubliant cette cruelle vérité : les Punks, les vrais se sont aussi désagrégés et pas toujours de manière très honorable tandis que Roger Waters, les Stones ou MacCartney, ces groupes emblématiques de ce qu’ils voulaient enterrer existent encore.  Tout ceci est presque politique : ce qui fut vendu sous les oripeaux du changement est en fait le conservatisme le plus odieux, celui que l’on tente de fuir en temps habituel en lisant des comics….Que les UTLTIMATES soient du Comics Porn-Corn, du divertissement bourrin, du Big Mark 100% matière grasse, rien de mal à ça. Mais par pitié, arrêtons de porter  Millar réédité à l’envi au pinacle de la création. Car, pour paraphraser Guitry, les Comics c’est trop sérieux pour les confier à des rigolos….

La folie des grandeurs... (C) Marvel Comics

La folie des grandeurs…
(C) Marvel Comics

—–
Des Punks, des vrais, se demandent ce qui est arrivé à nos héros !

112 comments

  • Tornado  

    La plupart des commentaires qui sont sortis aujourd’hui attestent que ce comicbook divise pour son idéologie. Pas pour ses qualités (ni même ses défauts) réelles.
    Il est évident que ceux qui aiment profondément ces figures de papier ne peuvent pas lire ça. Parallèlement, ceux qui attendent les valeurs positives super-héroïques ne peuvent pas lire ça.
    Pour moi qui aime les super-héros complexes, et qui ne rechigne pas devant les figures tordues, déviantes et retorses, c’est du petit lait. Du coup j’ai été ouvert à cette lecture et j’y ai trouvé des tonnes de choses dans le sous-texte.
    Par contre je me défends des « attaques » de Matt. Je ne suis pas un tordu qui n’aime que les super-héros malsains, ou un sadique qui déteste les super-héros au point de n’aimer que les histoires dans lesquelles ils sont ridiculisés ou maltraités. J’aime le super-héros vecteur de quelque chose, qu’il soit positif ou négatif. La plupart des super-héros, je les trouve ridicules et bêtes comme leurs pieds, c’est vrai. Mais parfois, quand ils sont bien écrits et qu’il y a des failles, de la profondeur et une âme, je les aime aussi. Et je rappelle que j’adore Spiderman et Daredevil, Superman aussi. Et que je suis un très grand fan de leurs grandes sagas écrites par Miller, JMS, Johns ou Busiek. Simplement il me faut une lecture où je ne me sens pas pris pour un débile. Et ULTIMATES, encore une fois, c’est juste l’une des seules histoires des Avengers que je n’ai pas trouvée complètement débile.

    • Bruce lit  

      La plupart des commentaires qui sont sortis aujourd’hui attestent que ce comicbook divise pour son idéologie. Pas pour ses qualités (ni même ses défauts) réelles.
      Tout à fait d’accord si je me réfère aux commentaires sur le FB. Parler Ultimates, c’est quasiment parler politique.

      • Nikolavitch  

        Après, on pouvait croire à l’époque à une part de second degré chez Millar : il avait été adoubé par Morrison et Ellis. La suite à montré qu’il était beaucoup plus bas du front que ça.

        Du coup, je me demande si ce n’est pas toi qui as raison sur la scène avec Bush : à l’époque, je l’avais lue comme tournant en ridicule le personnage. Maintenant, il est possible que Millar ait été premier degré là-dessus.

        On en a déjà causé, je trouvais à l’époque un côté sale gosse à cet auteur. et j’ai de la sympathie pour les sales gosses. Mais en effet, avec le recul, on est quand même face au genre de sale gosse qui pisse dans la boite aux lettres des voisins. mon point de bascule, le moment où il a sauté le requin, pour moi, c’est son passage sur les FF. Là, il démontre qu’il ne comprend absolument pas ce que sont les FF, quand Fraction, qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas, parvient à retrouver un feeling très FF avec ses délires sur les remplaçants, la fondation, etc. Fraction crée du fun et du sense of wonder, quand Millar est dans la surenchère stupide.

        • Bruce lit  

          Voilà !
          Pour moi la question n’est pas de savoir si Millar a du talent ou pas, chacun son truc.
          Mais pour ma part il s’agissait de dénoncer tout ce qu’il prétend être et ce qu’il n’est pas.
          Hop…
          J’en profite pour poster ici mon coup de gueule posté sur le mur du blog….

          COUP DE GUEULE-
          Depuis 6 ans, Bruce Lit publie un article par jour. Vous êtes plus de 4500 lecteurs à nous rejoindre chaque mois tout en restant très timides sur les commentaires .

          6 ans ! Et des thématiques qui feraient fuir ailleurs : sur l’homosexualité, la Shoah, Hiroshima, le rock ou le terrorisme vus par le prisme de la BD dans une indifférence totale (sur les groupes, jamais chez moi).

          Avec mon équipe, nous avons proposé le Figure Replay de Jean-Pascal Nguyen des revues en alexandrins, en forme de jeux de rôles, des rubriques psy animées par un vrai psy, les défis Nikolavitch et des focus sur les Uncanny Covers des comics ainsi que sur la peinture de Hopper, la littérature de Jane Austen, de LF Celine, Lovecraft ou Tolkien . Ou l’importance de James Dean dans la culture populaire ainsi que des films de crocodiles….

          Bruce Lit a aussi interviewé des artistes indépendants, débutants ou confirmés, des artistes dont le talent explosent comme Olivier Bocquet ou Vero Cazot BD tout comme Pat MIlls ou Chris Claremont. Et toujours le silence….

          1300 articles en 6 ans et une volonté de fer, une motivation toujours intacte et des idées pour les 6 ans à venir.
          Sur ces 1300 articles tous différents, 2 ont suscité l’ire de la mineure majorité silencieuse : celui où pour une fois, on prenait le contrepied de l’adoration vouée à la saga du Phénix Noir et celui d’hier sur Ultimates où j’ai passé ma journée à répondre à un public soudain réveillé : « nul », « minable », « pompeux », « connard », « dégage », « Article de merde » , que des sobriquets où le message et le messager sont fusionnés pour en prendre plein la gueule.

          Oui mon article est provoc’. Oui je déteste l’écriture de Millar (et ça va pas s’arranger en lisant les réactions outrées de ses minettes). Oui je connais les règles du jeu que de pédants ayatollahs des comics se sont fait une joie de me rappeler alors que je suis sûr de ne plus les entendre par la suite, une fois que reprendront les 1200 articles laudatifs en temps normal.

          Ma charge Anti Millar a été lue plus de 2000 fois (preuve que les pamphlets l’emportent sur la poésie) depuis hier pour une dizaine de commentaires bileux, suffisants et malveillants. A ceux là, je paraphraserai Pialat : « sachez que si vous ne m’aimez pas, je ne vous aime pas non plus. » J’ajoute que j’ai bien l’intention de pimenter mes Bullshit Detectors non par masochisme, mais parce que j’ai le droit, l’envie, le besoin d’écrire ce que je veux si je veux et comme je veux.

          On me dira que c’est le lot de la provocation ? Je répondrais qu’à aucun moment, jamais, jamais, jamais je n’ai insulté mes lecteurs ou ceux dont les goûts différaient des miens (des goûts souvent très conservateurs). J’ai même embauché une équipe pour me contredire (et ils ne se gènent pas pour le faire).

          Personne chez moi ne s’est autoproclamé spécialiste des comics, je n’ai eu que deux trolls en 6 ans que j’ai bannis (un adepte de la bleue marine qui venait faire sa propagande brune chez moi et un autre qui insultait mon équipe), l’ambiance chez Bruce Lit est chaleureuse et détendue.

          Mes modèles ? Frank Miller, Ennis ou Pat Mills, des auteurs qui foutent des coups de pied dans la fourmilière. Mais aussi Gainsbourg, Lennon ou Roger Waters qui n’ont pas hésité à jouer les garnements par amour du jeu et de l’équilibre. N’attendez pas de moi des propos tièdes ou timorés. Si j’ai envie de vomir, je vomirais principalement sur mes bottes, jamais les vôtres. Si vous n’avez rien à dire en temps normal, inutile de venir me gonfler avec vos pudibonderies dès que l’on dépasse d’un décibel. Si ma chanson ne vous plait pas et bien vous pouvez ne pas l’écouter, me bloquer ou patienter pour la prochaine, il y aura toujours un slow après le pogo chez Bruce Lit.

          Et si ces groupes jouent une différente chanson, je vous retrouverais sur la face cachée de la lune.

          Bonne soirée

          -B

          • Matt  

            Eh ben…
            Je suis content de ne pas aller sur Facebook en fait.
            Le phénix noir c’était un peu parti en couilles ici aussi, mais cette fois ça restait cool sur le blog. Je pensais pas que c’était la baston sur Facebook.

            Enfin bon voilà aussi, il y a surement plus de trolls sur facebook. C’est des mecs qui ne laissent pas leur mail et qui n’écrivent pas forcément avec leur vrai nom et ils commentent comme ils respirent sans réfléchir. C’est le cancer des réseaux sociaux. Tout le monde peut parler…et donc les cons aussi, et étaler leur mépris anonymement derrière leur écran.
            D’ailleurs plein de silencieux restent peut être silencieux aussi sur ce genre d’article. Y’a juste une poignée de cons qui ne lisent d’ailleurs peut être qu’un article sur 30 dès que ça concerne un truc qu’ils connaissent.

          • Bruce lit  

            Ce ne sont pas des Trolls Matt, mais bien des intégristes du comic book.
            C’est tout à ton honneur d’éviter Facebook pour te protéger et protéger aussi les autres de tes fameux coups de gueule (qui sont pas méchants quand on te connaît).
            Moi en tant que rédacteur en chef, c’est compliqué. Ceci dit on fait aussi de très chouettes rencontre sur FB.

          • Matt  

            Oui bon trolls ou cons, c’est du pareil au même…
            Si je devais riposter sur Facebook, je passerai ma vie à ça, alors ouais on est mieux ici^^

            Ouais Facebook ramène des lecteurs…mais ça les cantonne à facebook aussi, c’est pour ça qu’ils ne viennent pas commenter ici. S’ils peuvent le faire sur une plate-forme ou ils sont déjà inscrits, peu vont s’emmerder à venir commenter ici.

          • Nikolavitch  

            Mais bon sang, c’est terrifiant les gens qui ne supportent pas qu’on s’attaque aux vaches sacrées : c’est une démarche salutaire qu’il faut renouveler périodiquement.
            Au pire, c’est l’occasion d’affuter ses arguments. mais ce qui se dit sur FB, ce ne sont pas des arguments, justement, mais des vomissures (je rappelle que c’est par construction que FB est comme ça, n’oublions pas que le patron du truc, c’est Lex Luthor).
            Perso, je suis preneur d’un article qui attaquerait, mettons, Alan Moore ou Garth Ennis avec des arguments. ça promettrait des discussions intéressantes.
            Et parfois, il est bon, que les fanboys assument leur mauvais goût. Je connais des fans hardcore de Liefeld qui ne sont absolument pas dupes des qualités graphiques du gars, et qui reconnaissent l’aimer pour toutes les mauvaises raisons. On a tous nos fixettes un peu honteuses. mais s’énerver quand on vous rappelle que ce ne sont que ça, des goûts régressifs, c’est montrer une bonne dose d’immaturité.

            En dernier lieu, rappelons que tout ça, ce ne sont que des comics. Des pamphlets sur les pages desquels des types en slibard se balancent des voitures à la tronche. Si nous sommes ici, tous, c’est que nous aimons ça, et que parfois c’est bien et intelligemment fait. Mais ne soyons pas dupes de nos propres passions.

    • Matt  

      Eh, je t’ai pas « attaqué » non plus hein, ça dort d’où ça ?
      J’ai pas dit que t’étais un tordu.
      Juste que le « gentil VS méchants » ou « héros VS menace » c’est le schéma des 3/4 des œuvres, films ou BD ou romans. Et ça marche,, c’est pas forcément ridicule, et tu en aimes aussi de ces œuvres^^. ça dépend juste de comment c’est présenté.

      Mon coup de gueule sur Ennis ne visait pas non plus ses lecteurs.^^

      • Tornado  

        @Matt : Hey, j’ai mis des guillemets à « attaques » :)
        C’est juste que tu insistes (comme toujours mais ce n’est pas un reproche, on se connait maintenant et on s’aime, non ?) sur des points où je pense que c’est évident : Bien sûr que c’est le schéma des 3/4 des œuvres. Bien sûr que ça marche. Je pensais que tout le monde comprendrait que quand j’ai écrit ça, ça visait le schéma des comics de base, ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
        Evidemment, dans le DD de Miller ou le Spiderman de DeMatteis, c’est un gentil contre des méchants, mais c’est au dessus du lot. Je ne pensais pas devoir le préciser^^

        Tu as lu des sagas classiques des Avengers ? Au secours. La Guerre Kree/Skrulls (et pourtant j’aime bien Roy Thomas), Avengers Forever (et pourtant j’aime bien Kurt Busiek), au secours. Pour moi, les Avengers, c’est 99% de comics imbitables. ULTIMATES surnage à des milliards d’années lumières au dessus du lot.
        Tiens, on peut faire un jeu : Quelles sont les histoires des Avengers que vous avez aimées (et je ne parle pas des trucs adjacents genre Young Avengers, juste des Avengers tout court).
        Pour moi ça va aller vite :
        - Avengers – Les plus Grands Héros de la Terre (les deux mini-série de Joe Casey)
        - Ultimates
        Tout le reste j’ai détesté. Soit parce que j’ai trouvé ça débile (voir plus haut) soit pour d’autres raisons (le run de Hickman, par exemple).

        • Matt  

          J’aime bien pinailler et relever les trucs pas logiques^^ Tu aimes les comics profonds avec sous-texte mais aussi les pulp d’horreur parfois un peu basiques, et là encore sur Witch Doctor j’étais pas sûr que ça t’intéresserait à cause du côté « fun » divertissant. Nan, je dois être bête mais j’aime bien qu’on soit clair parce que j’arrive pas forcément à bien cerner les goûts de chacun^^
          Vous semblez catégoriques sur certains trucs (et pas seulement toi) mais y’a plein d’exceptions en fait.^^

          Mais oui on s’aime, justement depuis le temps qu’on échange (et en MP aussi), je pensais pas que tu te sentirais « attaqué »
          Je sais jamais quand les gens plaisantent à l’écrit, j’suis pas super sociable hein, alors des fois j’ai l’impression que les gens vont se vexer à chaque mot de travers de ma part.

          Les Avengers ? Euh…alors attends je regarde dans mes comics.
          Hum…j’en ai pas. Sauf les sagas de type House of M, Civil War où ils font partie des personnages.
          Ah si ! J’aime bien Disassembled, quand l’équipe éclate^^ Le truc qui annonce House of M avec le pétage de câble de Wanda.
          Et puis il doit y avoir un ou 2 épisodes de Jim Starlin lorsque les Avengers se joignent à Adam Warlock contre Thanos. Mais c’est pas vraiment pour la présence des vengeurs que j’aime bien.

          Sinon ouais, l’équipe des vengeurs ne m’intéresse pas. ça marche vachement moins que les X-men comme équipe pour moi. Et je n’ai pas lu les sagas que tu as lu. Les plus grands héros de la terre j’ai un gros souci avec le dessin.

          • Tornado  

            Ah oui, Disassembled n’était pas mauvais tu as raison (j’aurais dû vérifier car c’est la 3° et dernière saga que j’ai gardée avec les deux autres citées plus haut et j’aime bien aussi le 1° arc des New Avengers qu’il y a juste après dans le deluxe (le seul que j’ai gardé des New Avengers de Bendis)).

            Sinon pour la discussion je pensais que ce que j’écrivais était simple : je préfère une lecture avec des super-héros dégueulasses mais avec un sous-texte et une belle plume, plutôt qu’une autre avec des super-héros magnifiques et une histoire à la noix racontée avec les pieds. :D

            Chez Dc, par contre, tu trouves plein de chouettes histoires avec la JLA.

          • Matt  

            DC c’est autre chose. Les personnages ne m’attirent pas du tout. C’est bête comme raison peut être…mais faut bien en trouver pour ne pas tout acheter^^
            Déjà quand la JLA se pointe dans les comics Batman, ça me gonfle !
            Je n’ai vraiment aucune affinité avec les personnages DC, sauf Batman et peut être Wonder Woman (pour le côté mythologie, tout ça…avec la série de George Perez qui était un gros fan de Harryhausen et qui fait intervenir les dieux (dont un Zeus libertin qui veut fuck Diana à un moment, et qui la punira pour son refus^^), des bestioles en tous genres…bon tu n’aimerais surement pas, c’est surement un peu trop old school pour toi même si ça date des années 80)

            Batwoman c’était chouette mais surtout pour le dessin, je m’en fous pas mal qu’elle fasse partie de DC et heureusement que les autres clowns ne se pointent pas trop dans le comics.

  • Bruce lit  

    Merci Vindicator, Je copie colle un passage d’une réponse faîte sur FB :
    « La France n’a jamais eu dans les années Strange ou Semic d’organe de presse officielle sur les Comics. Des Fanzines, oui, mais rien de l’équivalent d’un Best, Rock’n’Folk ou Mad Movies qui signaient des critiques aussi enamourées qu’assassines. Ma culture vient de là, de ces organes où Lester Bangs pouvait flinguer un album de Lou Reed, où Manoeuvre se plantait total sur les Ramones, où Bowie dans ses années Lets Dance était traité de beauf. Il y avait du style, beaucoup de mauvaise foi et surtout de l’humour. Enfin, pour avoir vécu les années Lug les enfants, je peux vous dire que Ditko ou Kirby se prenaient le double de ce que j’ai envoyé à Millar aujourd’hui. Le style comptait pour moi autant que le fond. J’avais envie d’écrire aussi bien, d’avoir le venin aussi bien dosé, de me venger d’un artiste qui m’avait soporifié ou de venger celui injustement ignoré. »

    • Nikolavitch  

      Tu connais ma détestation profonde de la presse rock et mes réserves fondamentales quant au personnage Manœuvre.

      J’ai toujours été plus un fanzineux dans l’âme, et je trouve que des blogs comme Bruce Lit prolongent cette expérience-là. Des passionnés qui vident leur sac et se pouillent cordialement.

      • Bruce lit  

        @Alex : j’ai un tpb Marvel fanfare, mais c’est pas le top question maquette.
        Tu as dansé le dernier slow avec Coipel et pas de photos ?
        J’ai déjà flingué gentiment du Garth Ennis ici . Je rêve d’un Bullshit Detector sur Watchmen. Et quelque chose me dit qu’il serait moins ciblé que Millar en Bashing.
        Eudeline, Ungemuth, Nick Kent, Constantin, Sabbatier, Despentes, Thiellement, Soligny, Garnier, Dister, De Caunes….la liste des stars de Rock’nFolk qui m’a fait rêver est quand même assez fournie…

    • Eddy Vanleffe  

      quand la presse rock conchie automatique tout ce que j’achète, je me rends compte que je ne suis pas dans la « norme rock » très américaine dans le feeling (alors que dois avoir moins de 20 cd venant des states…).
      je suis tombé dans le rock en récupérant les vinyles des Beatles de mon père et écoutant Fast as a shark d’Accept…
      je suis sensible à la puissance, les mélodies et les harmonies de guitares…
      Je ne me force plus à aimer des trucs dont je n’ai que faire
      je contrebalance ça avec des essais de curiosité sur des trucs épars comme le traditionnel et le folk (j’adore le son de vielle à roue)

  • JP Nguyen  

    Sorry, j’arrive après la bataille…

    J’ai lu la série à l’époque et j’avais bien aimé. Je l’ai relu il y a quelques années et… j’ai encore aimé (peut-être un peu moins, mais ça « fonctionne » encore pour moi).
    Alors oui, les références people sont à présent totalement datées et Millar n’a pas eu le nez creux pour name-dropper les stars.
    Oui aussi, beaucoup de personnages sont des connards… ou plutôt des poseurs… mais ça reste fun et surtout, avec le contexte Ultimates, il y a une liberté pour écrire les personnages différemment.
    Ce Steve Rogers-là a beau avoir un côté bien réac et redneck, Millar lui ménage quelques chouettes séquences émotions (les retrouvailles avec Bucky et Gail…)
    Et puis les dessins de Bryan Hitch, quand même…

    Le truc, c’est que j’aime bien cette maxi-série comme une version alternative des Avengers, pas comme version de référence.

    Les histoires des Avengers que j’ai aimé lire et relire :
    La Mort de Warlock (par Starlin)
    L’annual vs Rogue et la Confrérie, par Claremont et Golden
    Under Siege par Stern – Buscema
    Le run de Busiek – Perez (mais j’ai pas tout lu)

    • Nikolavitch  

      Le Claremont Golden est tellement beau, oui. Ça a été réédité récemment, ça, d’ailleurs ?

  • Eddy Vanleffe....  

    @Bruce; V’est marrant, je partage cette fascination pour la prose de la presse musicale, et pourtant je suis très énervé contre la tendance à vouloir dire Ca, c’est bien, Ca c’est mauvais goût, Ca, c’est le passé etc… Rock et Folk a longtemps été illisible pour moi. la mauvaise foi, ça fait plus marrer quand c’est matraqué en mantras ad lib…

    @Tornado, je te rassure, moi, c’est bien l’histoire que je n’aime pas, parce que ça vole pas haut. si les persos a subi ce lifting pour qu’un truc bien puissant emerge du scénar (comme dans Watchmen) , mais non, c’est juste pour courir après Hulk à poil. bof.
    par contre les dessins tabassent, oui. et puis ça reste très « entertainment » c’est rigolo, on saute d’un bon mot à un autre… mais voilà Millar a fait largement mieux sur Authority…(son premier arc reprend les vengeurs et ça, ça m’a fait marrer comme une canaille…)

    Je ne suis pas un grand fan des Avengers de toute façon. j »étais un grand fan des X-Men parce que je trouvais que c’était le seul comics qui racontait autre chose que des super pugilats gamins comme le dit si bien Tornado. et justement c’était à mes yeux le terrai des Avengers ce genre de truc là. j’étais pas accro…
    j’ai rencontré un gars à Astro City qui était super fan et son enthousiasme m’a convaincu d’acheter Avengers Forerver et c’est vai que j’ai apprécié ce côté réparateur de continuité de Kurt Busiek en découvrant les dessins de Pacheco. J’ai creusé depuis et…

    les histoires que je retiens ce sont UNDER SIEGE pour le coté street de l’histoire et le casting de seconds couteaux. a l’époque les Avengers, c’était pas la rolls avec les plus grands héros de la terre.
    Les MONTS DE WUNDAGORE avec John Byrne au dessin, vintage mais distrayant.
    Certains arcs de Busiek/Perez et ZONE ROUGE de Geoff JOhns et Olivier Coipel.
    J’ai une tendresse pour les très vieux de Roy Thomas et Buscema et il y a ce DOOM EMPEROR que j’ai toujours pas déniché….

    • Matt  

      Ah Zone rouge de Johns et Coipel est plutôt sympa ouais.
      Tu l’as lu Tornado ?^^
      Bon ça ne révolutionne rien mais c’est pas niais et c’est prenant.

      • Nikolavitch  

        Tiens, j’en profite pour me livrer à une attaque gratuite et mesquine contre Coipel.

        Je viens de découvrir qu’il avait mon âge exactement, et on lui donne dix ans de moins, et il se démène sur le dancefloor comme un petit jeune en pétant la classe. Je suis jalousie.

        (oui, je reviens d’Angoulème. Et Coipel est toujours un type aussi super)

    • Tornado  

      Sur la presse musicale, je te rejoins oh ! combien.
      Cette doctrine du « musicalement correct » m’a pourri la vie, avant que je me décomplexe et que j’envoie chier ceux qui n’était pas content (y compris chez mes proches amis) que j’écoute ce que j’avais envie et que je zappe ce que je n’avais pas envie d’écouter.
      Cette doctrine évidemment pétrie de mauvaise foi, avec le recul, je la rejette complètement. Franchement, si je devais jeter tout ce qui n’est « pas assez ceci, trop cela, trop mou, trop lent, trop long, où il y a trop d’instruments, trop de synthé, trop de violons », purée je me priverais de plus de la moitié de ce que j’aime, et je m’obligerais à écouter plus de la moitié de ce que je déteste ! Non.

  • Tornado  

    Non, je ne l’ai pas lu. Mais je veux bien vous croire sur parole, d’autant que Johns est à l’aise dans les récits impliquant de nombreux personnages.

    • Eddy Vanleffe  

      honnêtement ZONE ROUGE devrait être un des seuls arc des Avengers « canal historique » que tu pourrais apprécier… à l’extrême rigueur le run de Johns en entier.

      sinon les indépendants font du boulot intelligent sur le sujet

  • Matt  

    Panini a ressorti 2 albums « Avengers par Geoff Johns » mais je n’ai pas tenté. Je ne cours pas après non plus.
    Mais zone rouge est au début du tome 2.
    J’avais lu Zone rouge dans un album « best comics » au papier mat tout pourri^^ C’est une collection un peu nulle de Panini qu’ils avaient lancé il y a 6 ou 7 ans de ça.
    Donc la réédition est une bonne nouvelle pour les fans mais bon…de là à l’acheter, je sais pas.

    • Eddy Vanleffe  

      Ben ça dépends à qui tu causes…
      de mon point de vue le run de Johns est sans doute plus simple, plus mature (il tente le coup des Avengers pro actifs dans le pouvoir) et plus accessible que ce qui existe depuis…
      En plus le focus se fait d’avantage sur des persos secondaires peu exploités comme La Valet de coeur et Scott Lang.

    • Matt  

      Oui je parlais pour moi. Déjà lu Zone rouge dans une édition moche que je n’ai pas gardée.
      Est-ce que je veux le racheter ? Avec la saga suivante incluse dessinée par Scott Kollins que je ne supporte pas ? Pas sûr…

  • Tornado  

    Il fut un temps j’aurais tenté. Mais aujourd’hui, non, j’ai bien d’autres trucs à acheter et à lire que du Avengers, franchement.
    En plus j’imagine que c’est dans la collection « Icons » au papier mat. Je hais cette collection ^^

    • Matt  

      Aucune idée de la collection. Mais c’est trop peu cher et trop fin pour être un Icons je pense. Les tomes coûtent 18€…

    • Matt  

      Non c’est en Marvel Select on dirait.

  • Chris L  

    Un pote a dû partager le coup de gueule sur Facebook, du coup, vous venez de gagner un lecteur ! :D

    Ah, le cas Millar… J’ai trouvé ça amusant au début. J’avoue que son run sur Authority me fait toujours marrer pour l’outrance MAIS plaquer la même formule sur Ultimates (et un peu partout, en fait) m’a laissé le goût d’une blague un peu trop longue
    Et malheureusement il ratisse large, impose une sorte d’image du comics actuel – avec les adaptations. Du cynisme de poseur allié à du gros spectacle, de la fausse subversion, fun et régressif à la fois, finalement très bien pour lire en faisant caca.

    Il a quand même de sacrés dessinateurs à son service, c’est comme ça que je me fais baiser à lire ses histoires. Ce n’est pas tout le temps débile, alors j’ai toujours un espoir qu’il entre dans la maturité.

    Quant à la polémique, le milieu du comics n’échappe pas à la fermeture d’esprit quand on écorne des idoles. Les gens qui aiment se sentent visés par la critique. C’est le jeu !

    • Matt  

      ça me tue ça aussi. Bendis, Millar, même Charle Soule ont toujours des dessinateurs qui tuent. Mais putain c’est souvent naze.
      Alors qu’un Alan Moore s’entoure de dessinateurs que je n’aime pas très souvent…
      Frustration !

      • Chris L  

        Ouaip, j’ai acheté Reborn pour Greg Capullo et Jupiter’s Legacy pour Quitely…parce que je suis faible. Et j’ai encore été déçu : c’est un peu marrant, y’a quelques idées mais c’est très superficiel. Vain… Du coup, j’ai déjà globalement oublié les histoires. Ce sont des comics que je réouvrirai juste pour le dessin.

        Alan Moore, par contre, je relis avec plaisir ! Il a quelques dessinateurs que j’adore : Chris Sprouse, Rick Veitch ou Kevin Nowlan. Les autres, ça passe bien même si ça peut être spécial. En fait, il n’y a que les trucs avec sa femme que je trouve vraiment rebutants.

          • Chris L  

            En effet, ça a l’air sympa. Le dessin est même cool. Je m’étais arrêté à Cobweb…

  • Captain Cavern  

    J’ai vu passer votre coup de gueule hier sur facebook et suis venu aussitôt par l’odeur du pamphlet alléché. J’ai bien fait : quelle énergie, un post qui a du coeur et pardonnez l’expression des couilles. C’est construit, argumenté, passionné. Ne vous découragez pas, c’est formidable.

    Bien amicalement

    • Bruce lit  

      Never mind the bollocks, captain.

  • Eddy Vanleffe  

    et bien en fait de manière générale j’aime assez bien Millar, comme une sorte de plaisir coupable
    j’ai bien aimé 1985, son run de Wolverine…
    Kick Ass c’est con comme la mort mais le discours est plus fin qu’on pourrait croire (sans être stratosphérique non plus…) et je le trouve sincère dans son amour de SUPERMAN quand il écrit SUPERIOR ou HUCK…
    Après il souffre du syndrome du pitch de film ce dissuade pour certains trucs…
    Je crois aussi que pour la seconde génération de héros oisifs, JUPITER LEGACY est mieux réussi que sa petite sœur bâclée présente dans le MULTIVERSITY de MOrrisson.

    il n’y a que ULtimates, et Old man logan que je trouve très bas de gamme pour leur réputation.
    après finalement avec un esprit sale gosse, pourquoi pas?
    mais on ne donnerait pas un oscar à Michael Bay non? là c’est pareil.

    • Matt  

      J’ai 3 comics de Millar.

      Son Authority que j’aime bien. Pour le coup il semble quand même se moquer des idéologies qu’on lui attribue.
      Son Civil War qui, même s’il reste en surface, reste un bon divertissement, bien supérieur aux events suivants.
      Son Spider-man que j’ai chroniqué.

      Après j’ai eu le malheur de lire son Nemesis qui est une purge, et peu d’autres trucs me tentent après avoir lu certaines critiques. Ses Ultimates ne me font pas envie, son Red Son non plus

      • Bruce lit  

        Et si on parlait de son fabuleux pitch de la tante May qui se tape le père de Peter Parker…

  • Tornado  

    Franchement, je pense que Millar était différent à ses débuts. « 1985″ est très beau. KICKASS (je suis d’accord avec Eddy) un bilan postmoderne sur l’héritage des comics plus fin qu’on le prétend (c’est en tout cas ce que je pense et dis dans mon article). Dans Authority il dénonce et critique le système et capitalisme. Idem dans Civil War. Idem aussi dans Ultimates jusqu’à ce qu’à la fin, il décide d’un coup de se ranger derrière le drapeau américain avec un cynisme assez vachard. A ce moment là, on dirait qu’il change son fusil d’épaule et qu’il épouse soudainement ce qu’il dénonçait jusque là. Ça vous a apparemment échappé, mais c’est ce que je disais (peut-être trop brièvement) dans mes articles sur 1985 et Ultimates.

  • Matt  

    Tiens à ce propos Bruce, tu mentionnes Authority dans l’article

    « Ses ULTIMATE X-MEN et son AUTHORITY confrontait déjà ses personnages à la célébrité, au culte du pognon et à la vacuité intellectuelle. »

    Mais tu as lu ça toi ? Une saison 1 de Ellis et une saison 2 de Millar ? Et tu connais ?^^
    Non parce que justement moi je ne trouve pas que son Authority parle du culte du pognon ou de la vacuité intellectuelle. Ce sont même les méchants remplaçants de Authority qui sont comme ça alors que le gouvernement US (je crois) essaie de remplacer l’équipe incorruptible par des bons soldats complètement dérangés.

    • Bruce lit  

      Pour te dire vrai je n’en ai aucun souvenir….

  • OmacSpyder  

    Un démontage en règle des Ultimates de Millar et de Millar lui-même dans une revue énergique et argumentée. Ça… clash!
    Nulle subversion en effet, celle-ci serait une imposture que l’article démonte elle aussi.
    Nulle révolution, puisque la vacuité remplace la densité des héros sans retour à une autre densité à proposer.
    Nulle valeur à proposer si ce n’est celle en effet du voyeurisme à tout crin teinté d’un cynisme sans relief puisque homogène chez chacun.

    Bref, ça valait bien une remontée de bretelles!
    Alors bien sûr que j’ai lu cette révolution annoncée à l’époque. Et que j’en conserve le souvenir d’un truc balancé sur grand écran. J’avais néanmoins les références des héros, ceux de la Terre 616 et leurs valeurs que cet univers ultime balaie.
    Tout est ultime en effet, ça sent la fin d’un monde, un monde sentant la fin et où chacun est préoccupé de sa propre jouissance dans ce monde mis à mal. D’ailleurs ce monde ultime connaîtra un ultimatum balayant une première fois ce monde déjà en pièces pour le reformer autrement. Avant d’être avalé par Galactus.
    Il y aurait donc une justice dans le jugement dernier…

  • James  

    Hello Bruce !Perso,je suis pas fan de l’univers ultimate!Au début,j’avais acheté les ultimates Spider-man car je suis fan de Mark Bagley mais j’avais oublié la nullité des scénario de Bendis et que dire des ultimates X-men et des ultimates Avengers!Je trouvais ces équipes froides et sans chaleur et cela manquait d’humanité que l’on retrouvait dans les équipes originaux!Donc comme toi,je n’aime pas les ultimates mais j’irais plus loin l’univers entier de ultimate était un rendez-vous raté de Marvel pour la nouvelle génération….

    • Bruce lit  

      l’univers entier de ultimate était un rendez-vous raté de Marvel pour la nouvelle génération….
      Nous ne somme pas beaucoup à l’avoir pensé.
      Je n’ai jamais été jusqu’au Ultimate Spider-Man. Il semblerait que le niveau soit de très bonne qualité et constant.

      • Matt  

        J’avais lu le début, ça semblait pas mal fichu, même si je n’étais pas très fan du dessin de Bagley et que finalement c’était trop proche de l’univers 616 pour que ça ait un quelconque intérêt pour moi. Quitte à ré-imaginer, je préfère que ça change radicalement, comme Spider-man NOIR ou 2099 (sur le principe, car niveau qualité je ne sais pas ce que vaut 2099)
        Mais ça n’engage que moi.

          • Eddy Vanleffe  

            Spider-Man 2099, j’ai longtemps resisté parce que sur le principe en tant que lecteur intolérants des 90, je pensais que c’était de la connerie.
            j’ai pris le best-of Panini parce qu’entre-temps j’ai vu que c’était du Peter David et que ça ne pouvait pas être mauvais et j’ai trouvé ça très très bien. Le duo graphique Leonardi/williamson est très compétant bien qu’un peu rushé à la scienkiewicz et l’histoire se construit de manière très sympa entre un monde à la Judge Dredd et le légendaire « post-modernisme » qui essaie de trouver la réponse du « à quoi bon les super héros dans un mode pipé et violent? » c’est l’un des trucs les plus osé du Marvel Universe avec le recul. j’ignore ce que valent les autres séries…

          • Matt  

            A l’époque de la sortie de l’univers 2099, j’avais un bouquin trouvé chez un marchand de journaux. C’est ultra violent en général. Pas du tout pour les petits. La série Doom, on voyait des gens se faire arracher la peau et tout. A mon jeune âge à l’époque, je fus choqué^^
            Il y avait du Ghost Rider 2099 qui était très classe graphiquement, mais toutes ces séries au final je n’en ai lu qu’un bout sans bien comprendre (je n’avais ni le début ni la fin^^)

            mais ça semblait très osé. Tout !
            Je n’ai jamais franchi le pas de prendre le best of Panini juste parce que…ben…c’est pas complet quoi. ça doit se terminer sur un beau « à suivre » non ?

          • Eddy Vanleffe  

            C’est le comics: on n’a JAMAIS rien de complet…
            les arcs ne sont pas coupés donc ça se lit sans trop de frustration (même si j’aurais bien pris la suite… mais étant seul dans ce cas je me contente de ce qu’il y a…)
            merci pour le topo 2099…

      • James  

        perso,je trouvais que les récits de Bendis sur ultimate spider-man manquait d’action comme à son habitude!Et que dire de sa réécriture de l’univers de spider-man:Tante May était une mégère,le bouffon vert ressemblait à une version de l’abomination raté et Gwen Stacy était une délinquante!Je n’insisterais pas sur la mort ridicule du Capitaine Stacy ou celle de Gwen Stacy(eh oui encore que sur ce coup la mort de MJ aurait pu faire la différence)!Et comme,je l’ai dit pour les autres ultimates!La version de ultimate spider-man manque de chaleur,d’humanité et d’une dimension social ….Mais le but de l’univers de Ultimate était de faire du pognon sans se fouler ….

    • Eddy Vanleffe....  

      Je suis assez fan de ‘l’univers ultimate pour tout avouer.
      j’étais assez complice de cette idée de présenter un univers qui rénove.
      de toute façon, ces années ont été une bonne redistribution des cartes:
      -marvel knights
      -marvel canal historique
      -marvel ultimate
      -marvel Max.
      il y en avait pour tout les goûts, sans se marcher sur les pieds…
      Ultimate Spider-man a été une série très bien menée, par Bendis qui en avait la maîtrise absolue. sa façon de rénover la maladie cardiaque de Tante May, de développer la présence d’oncle Ben ou de recaser « you hit the jackpot » . tout est respectueux de l’univers original, c’est pas du tout un boulot d’éléphant dans un magasin de porcelaine
      tout le contraire de…
      des trucs de Millar
      mais ça reste assez récréatif et ça ne fait pas de mal à l’univers normal alors bon…
      je dois aussi dire que le truc qui m’agacé chez Ultimate, c’est plus l’auréole qu’on lui a faite que la bd en elle même. je l’ai trouvée vide ok, mais comme le précise Tornado, il y a plein de points « sale gosse » ou action qui en font un truc marrant. pas le chef d’oeuvre de déconstruction patati patata…mais un petit machin alternatif marrant. X-Men c’est pareil d’ailleurs, et y’ a un peu plus d’intrigues (au moins six épisodes racontent quelque chose et pas un combat contre un hulk à poil). ça ne vole pas haut mais ça permettait de lire un truc sans la continuité étouffante avec des persos plus neufs. ULtmate galaktus était pas mal même si très très très décompréssée. Ultimate HUman etc…c’était un truc assez crédible jusqu’à Loeb…oh putain! il auraient du arrêter là…

  • Matt  

    Quelqu’un a entendu parler de « the magic order » de Millar ?
    ça se tape des bonnes notes quand même.

    • PierreN  

      Avec un Coipel en forme ça aide. Millar a le cul bordé de nouilles question dessinateurs (Canete dernièrement).

      • Matt  

        Je serais tenté de te dire que ça aide, mais que ça fait pas tout non plus.
        Donc peut être qu’il a pondu un truc sympa quand même.^^

      • Matt  

        Il y a des BD sur Netflix maintenant ? Je pige pas tout.
        En tous cas je suis tenté moi^^ :

        ://www.youtube.com/watch?v=mRdUhM7kxKs

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *