La jeune femme et le requin (Review : Instinct de survie)

Instinct de survie par Jaume Collet-Serra

1ère publication le 17/01/17-MAJ le 31/08/18

Prends un petit poisson, glisse le entre mes jambes...

Prends un petit poisson, glisse le entre mes jambes… ©Sony Pictures

Par BRUCE LIT

VF : Sony

Sorti en 2016, Instinct de survie (« The Shallows« ) est un film américain tourné par Jaume Collet Serra (Esther, La maison de cire, Non Stop) et interprété par Blake Lively.

Le film interdit au moins de 13 ans aux Etats Unis joue d’avantage sur le suspense que sur l’horreur pure. Amputé de la moitié de son budget durant la production, Instinct de survie bénéficie tout de même d’une BO signée Marco Beltrami.

Comme les dents du requin, des spoilers affutés pourront couper court à votre plaisir de lecture. Voici le teaser du film :

Depuis Jaws, la vague (sic) de films de requins varie du gore sanguinolent au kitsch voire au grand guignol (de Mort au large à Super Shark, Shark 3D, Jurassic Shark Sharknado en passant par Peur Bleue, la liste est monstrueuse et évoque un peu les critères du porno : des requins toujours plus gros et plus profonds).
Jamais les squales n’ont retrouvé leur statut de Saigneurs de la mer depuis le chef d’oeuvre de Spielberg. Ou alors, sur le même principe, mais sans requin, citons le magnifique Orca ou le premier Open Water, remarquable huis clos à ciel ouvert qui renouait avec la terreur invisible.

Classique mais efficace : tout le film résumé en une image

Classique mais efficace : tout le film résumé en une image ©Sony Pictures / Source La isla social club

Lorsque arrive cet Instinct de survie, on y croit plus du tout. Et pourtant, la fille (Blake Lively) est jolie, l’affiche simple et efficace, la bande annonce plutôt réussie. Alors que je m’attendais à un énième nanar, le film tire plutôt bien son épingle du jeu et se hisse haut la main dans le top 5 des meilleurs Shark Movie. Voici pourquoi :

Le pitch : Nancy, une surfeuse Texane se rend sur une plage sud-américaine pour exorciser la mort de sa mère décédée d’un cancer. Avant la tombée de la nuit, elle s’offre une petite partie de jambes en l’air avec les vagues avant d’être attaquée par un grand requin blanc. Elle a à peine le temps de se réfugier sur un rocher et de compter les heures avant la marée haute. Il ne lui reste que 100 mètres à parcourir pour atteindre la terre ferme. Sauf que le requin en question est bien décidé à lui faire la peau.

Commence alors un récit plein de tension et de suspense plutôt bien troussé : notre héroïne est trop blanche, trop américaine, trop sympa, trop Wasp pour se faire bouffer.  Même son sang est très joli. Certes. Mais sans armes, sans téléphone, grièvement blessée et sur un rocher désertique le rapport de force est si déséquilibré que l’on a hâte de voir comment elle va s’en tirer.

Et pourtant, ça commençait vraiment mal. Les plans clipesques ultra léchés avec visio-conférence sont très agaçants. De plus tout laisse à croire que l’on a à faire à un footage movie avant que -ouf-, le récit ne reprenne une trame classique.  D’autre part, tout au long du film, pourra t’on s’étonner de la persévérance du grand blanc à vouloir dévorer une nénette d’à peine 60 kgs alors qu’à deux mètres l’attend le cadavre d’une baleine…. Il est insinué que notre amie a empiété sur le territoire de chasse du squale déclenchant sa furie. On n’y croit pas une seule seconde, les squales n’étant pas connu pour leur sédentarité…

Une jolie performance dactrice où une t^te à claque finit par devenir attachante

Une jolie performance d’actrice où une tête à claque finit par devenir attachante ©Sony Pictures / Source : The Knockturnal 

Instinct de survie commence très mal en fait. Le réalisateur prête à cet animal fantastique des caractéristiques qui ne lui appartiennent pas. C’est pas ça qui réconciliera le grand public avec ses animaux en voie d’extinction alors que le bonus DVD insiste sur la disparition de ces animaux indispensables à notre écosystème et rappelle que les attaques du requin sur l’homme sont moins dévastatrices que l’on croit : 98 personnes mordues en 2015 contre 1.3 millions de tués sur la route dans le monde…

C’est d’ailleurs toute l’ambivalence de ce film qui semble vouloir aborder ce duel entre une femme et un requin d’un point de vue naturaliste avec un requin organique  crédible à l’écran  tout en  renouant avec la réputation du grand blanc tueur en série de l’océan.
Sur le volet un peu écolo vanté dans les bonus, à aucun moment, le film ne réussit à convaincre. Tout d’abord, ben, c’est un requin quoi….pas un dauphin ou une baleine dont les comportements peuvent susciter empathie et identification. On pourrait même dire que le sous texte est assez calamiteux :  la lutte pour la vie de Nancy est assimilée à celle contre le Cancer.  Or d’un côté on a un film qui dit que l’homme est une bactérie dans l’océan dont le requin est le défenseur. De l’autre, lorsque la bactérie l’emporte sur l’animal, la comparaison avec le Cancer prend l’eau, non ?

Les attaques du squale sont filmés de manière réaliste

Les attaques du squale sont filmés de manière réaliste©Sony Pictures / Source : Culver City Observer

Toutefois,  le public est venu pour le spectacle et c’est ici que le film est plutôt habile car il parvient, en recyclant les ficelles de Jaws et du survival façon 128 hours, à divertir à défaut de surprendre. Ces Survivals obéissent à leur propre règle : souvent très courts, il s’agit de meubler 90 minutes d’un pitch attrayant mais laissant peu de place au développement psychologique des personnages obligés d’être en tension permanente pour maintenir l’attention du public.

Comme pour 128 hours, il est acquis que le personnage va s’en sortir. Reste à savoir comment et dans quel état. Une fois acceptées les limites du récit et l’attitude suicidaire du Requin encore plus con qu’une méduse (il s’acharne à mordre une balise en métal alors qu’il aurait pu croquer la belle américaine directement sur son rocher), Instinct de survie fait le job.  Le film repose totalement sur les épaules de Blake Lively qui accomplit une vraie performance de comédienne, étant donné qu’elle joue face à un requin imaginaire ajouté en post production.

La petite Texane un peu cruche du début du film, débarrassée de ses apparats se révèle face au danger : volontaire, courageuse, sympa et rusée comme pas deux. Américaine. Ses actions sont cohérentes, toujours surprenantes.  Instinct de survie gagne beaucoup à mettre en scène une femme qui utilise sa cervelle plutôt que ses muscles.  Encore une fois, les scénaristes ont limité la casse : Nancy est mordue par le squale ? Ça tombe bien ! Comme le héros de 128 hours, elle est étudiante en médecine et peut improviser des garrots avec une combinaison de plongée. Ceci permet surtout de pouvoir amocher le personnage tout en lui permettant de ne pas se vider de son sang dès les premières minutes du film.
Nancy va devoir composer avec la température de l’eau, les marées, la vitesse du requin, le manque de nourriture.  A partir de là, le film est véritablement excitant.  Tout à son rôle, Lively est mignonne mais pas trop, elle fait preuve d’humour sans paraître débile, elle est capable de performance physique crédible d’avantage liée à l’instinct de survie qu’à de la testostérone aquatique.

Quand Nancy....

Quand Nancy…. ©Sony Pictures / Source : Allo Ciné 

...venge Chrissie

…venge Chrissie ©Universal Pictures France

Alors que le requin, on l’a vu, fait preuve de pulsions suicidaires, le charme du film provient aussi de l’habileté dans la mise en scène de ses attaques. Sa première apparition en ombre totale dans la vague sur laquelle surfe Nancy est totalement inattendue et restitue parfaitement la peur de se retrouver face à ce grand poisson. Oui, Instinct de survie obéit à tous les canons du Shark Movie : vue en….contre-plongée sous marine, cris de noyade, victimes nageant dans leur sang et une amputation très soft,  grand public.

En cela, soyons reconnaissants à  Jaume Collet-Serra d’avoir tourné un film d’avantage axé sur la tension du premier Jaws que de l’horreur gore. On ne voit que très peu le requin, mais lorsque l’on le voit il est très inquiétant, adopte le langage corporel d’un poisson (ce qui n’était pas le cas de Bruce dans Jaws qui flottait plus qu’il ne nageait) et semble doté de vie quand la plupart des Shark Movies bénéficient de maquettes peu probantes ou de requins digitaux bleus mécaniques…

Instinct de survie réussit la gageure de faire dans la bonne série B sans donner la série Z. Si on est loin du thriller psychanalytique du premier Jaws (mais quel film peut arriver à la nageoire de celui-ci ?),   le réalisateur d’Esther parvient à payer son tribut au genre tout y apportant une touche de fraîcheur indéniable avec une comédienne très convaincante. Et la boucle est bouclée : par sa pugnacité et son instinct de survie, Nancy venge la première victime de Jaws : la pauvre Chrissie….Ce qui dénote aussi de l’évolution de la femme en 40 ans passant du statut de victime hurlante à celui de guerrière  absolue.

Un image bien trop propre pour faire peur. Voici du sang transparent, débarrassé de bouts d’organes ©Sony Pictures / Source Robsmovievault

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La BO du jour :

L’homme est un prédateur comme les autres. Et Patrick Coutin, le requin de la plage dans ce classique indémodable aime regarder les vagues qui jouent avec le corps des femmes:

23 comments

  • Matt  

    Intéressant. C’est vrai que j’aurais pensé comme toi que ce serait un nanar.
    Globalement, je fuis les films mettant en scène des animaux. Les réal sont décidément incapables de les faire se comporter de manière réaliste; cohérente, ils leur prêtent des sentiments humains et c’est parfois d’un ridicule accablant.
    Tiens dans Jurassic World, le raptor qui vient vient sauver son dresseur à la fin, puis qui lui lance un regard d’approbation, puis qui regarde le T-rex dans les yeux après la bataille comme pour le remercier et établir une trève entre…NON ! Non, non, non ça ne marche pas bon sang ! C’est des comportements humains ça ! ça se prend tellement au sérieux et c’est pourtant tellement con que c’est risible !
    Harryhausen pourrait leur expliquer comment faire se comporter des animaux s’il était encore en vie.

    Sinon je ne connais pas cette actrice. Jolie ? Ben apparemment elle est mannequin alors bon…^^
    Mais si elle sait jouer, tant mieux. Là aussi ça agace les actrices comme Megan Fox qui n’ont que le talent de tortiller du cul.

  • Présence  

    J’aurais appris un terme que je ne connaissais : found footage.

    Une femme qui utilise sa cervelle plutôt que ses muscles – Quand même, je reste impressionné qu’un réalisateur puisse tirer 90 minutes d’une intrigue aussi mince, comme tu le soulignes.

  • Patrick 6  

    Ton article m’étonne ! La bande annonce m’avait fait penser à un Niéme nanard aux dents longues mais à petit budget. Si tu confirmes le dernier point le 1er semblerait faux… Comme quoi tout arrive ! En même temps le film joue la sécurité : si les spectateurs masculins n’ennuient au moins ils pourront s’occuper à regarder l’actrice en maillot pendant 1h30 :))
    Quoi qu’il en soit je le regarderai à l’occasion suivant tes conseils.
    En parlant de requin l’autre jour je suis tombé sur un film (à suite) mettant en scène des requins… volants ! C’était tellement mauvais que s’en était désopilant !!! (le titre m’échappe pardon)

    @ Présence : Le found foutgage a été popularisé par Blair witch (le film le plus rentable de l’histoire) s’il a connu son heure de gloire avec des films inspirés comme Cloverfield ou Chronicle, en revanche le style se heurte à ses propres limites : on connaît la fin du film avant même son début ! (En résumé tout le monde meurt, seule la caméra « survit » comme témoin des faits)

    • Matt  

      C’était pas Sharknado ton film de requins volants ?
      Un nanar complètement con qui se prend au sérieux avec des requins qui se déplacent dans des tornades et bien sûr mangent des gens dans toute situation, même en étant dans le ciel privé d’eau etc.
      Un gros WTF ce film. ça pourrait être marrant au moins si ça ne se prenait pas au sérieux…

      • Bruce lit  

        Blake Lively a beaucoup joué dans des séries TV notamment Gossip Girl. Elle est à la ville la compagne de Ryan « Deadpool » Reynolds.

    • Bruce lit  

      @Matt : j’aime beaucoup le film Orca qui prête des sentiments humains à une Baleine. J’aime beaucoup les animaux à titre personnel. Comme le disait Scott Mc Cloud dans l’art invisible; l’être humain a besoin de remplir d’humnanité la moindre parcelle autour de lui. Le film Christine ? Une voiture aux sentiments humains ! J’ai lu aujourd’hui le Captain America de Nick Spencer où le cube cosmique se transforme en enfant…Globalement il est possible de se représenter un visage aussi bien dans un tableau de De Vinci qu’avec un rond et deux points.
      Jurassic World : j’avais bien apprécié un divertissement sans prétention.

      @Patrick 6 : Tu parles sûrement de Shraknado : des requins extraits de l’océan par une tornade qui les dissémine dans des villes américaines…

      @Présence le found footage : j’aime beaucoup .REC 1 , qui réinvente le film de zombie dans une cage d’escaliers ! Pour le reste , voir de la morve en gros plans, des plans fixes sur des baskets, ou une caméra alcoolique qui filme les feuilles des arbres, c’est au dessus de mes forces en terme de réalisation…Comme le dit Patrick, le suspense est totalement factice tout comme les conditions de réalisation du truc (le mec qui continue de filmer alors qu’il est en danger de mort….).

      • Patrick 6  

        Ah oui voilà c’est Sharknado ! C’est tellement nul que je me suis demandé s’ils le faisaient exprès ou pas ! Le doute plane, tel les requins du film :))
        Concernant Jurassic world pour le coup je suis d’accord avec Matt, le scénario était catastrophique ! (Pire que les précédents qui étaient déjà bien bas du front).
        La métaphore sur les OGM était trop littérale pour être vraiment convaincante !

        • Matt  

          Ah oui les OGM…ça aussi j’ai rigolé.
          Il a de l’ADN de sèche alors il peut se camoufler comme un caméléon…
          Il a de l’ADN d’autres espèces alors il peut leur parler…

          Notre ADN est très proche de celui du cochon. Vous arrivez à communiquer avec eux vous ?

          Je n’ai pas trouvé le film pire que le 2 et le 3. La première partie est bonne, l’attaque des ptéranodons (ou autres dinos volants) sur les touristes est cool.
          Mais quelle connerie ces scènes de fin avec des regards langoureux chez les dinos. Un animal plus faible (le raptor) ne va pas venir à la rescousse d’une autre espèce. Il va se tirer. Et en plus de ça, on nous met une musique épique sur le raptor héros qui vient sauver son maitre. C’est tellement…beauf…trop américain…

          Et puis ces scientifiques qui créent un animal et qui ne comprennent rien aux capacités de leur création (oh là là on l’a croisé avec un raptor alors il parle avec des raptors, on n’avait pas prévu ça tellement qu’on est cons…)

        • Matt  

          Je ne suis pas contre une très légère humanisation des animaux. J’aime beaucoup les animaux à titre perso aussi (font moins chier que les humains…ahem) et parfois on est tenté de leur prêter des sentiments humains face à une situation cocasse. Mais c’est subtil.
          Dans Jurassic World c’est aussi subtil qu’un poing dans ta gueule !

        • Bruce lit  

          Sharknado : il faut voir ça comme les films de zombies sous marins….

        • Matt  

          Ouais le problème de Sharknado c’est qu’on ne sait pas si c’est volontairement nul ou pas. Ce n’est pas un gros délire assumé comme Braindead, on a l’impression qu’ils se prennent au sérieux alors que c’est super con.
          En tant que gros délire comique ça pourrait marcher mais c’est même pas vraiment drôle non plus, ou alors involontairement avec des acteurs mauvais et des scènes qui se veulent badass mais qui défient les lois de la nature (le requin coupé en 2 par la tronçonneuse alors qu’il arrive a 100km/h dans la gueule du mec qui tient tranquillement son engin) J’aurais trouvé ça drôle justement que ça ne marche pas son truc, qu’il se prenne le requin dans la tronche et gicle 100 mètres plus loin sous le choc de l’impact.

  • Nicolas Giard  

    La fin est risisble, ce requin est reellement suicidaire et con comme une valise ! Et la fille vraiment très chanceuse…

    Bruce, cette année passé j’ai regardé tout ce qu’il m’était possible de voir comme films d’horreurs produits pednants les 7 dernières années par nos amis Américains, j’ai le semtnimetns que les vrais bons films d’horreurs ont été fais dans les années 70 et 80 quand de bons cinéastes savaient revitaliser le genre (Carpenter, Dante? Craven, etc..) et depuis plus rien de franchement mémorable.

    Ou alors je suis vraiment devenu un vieux con…

    • Bruce lit  

      Salut Nicolas : bon, c’est un film d’horreur….Elle ne me pas plus choqué que l’explosion des requins dans les Jaws. C’est la loi du genre. Mais, on est d’accords sur le comportement suicidaire du squale, ça oui…
      Dans les films qui m’ont agréablement surpris, je mettrai American Purge qui rappelle l’ambiance des vieux Carpenter.

      • Matt  

        Oh non, sérieux ?
        Attends je ne trouve pas ce film sur le net. C’est pas « the purge » si ?
        Argh…j’ai trouvé l’idée tellement prétentieuse et mal traitée.
        L’exemple parfait du truc qui peut marcher dans une comédie noire ou une satire sociale mais qui là se prend au sérieux comme si une connerie pareille pouvait arriver un jour.
        Le message du film semble être « regardez, faut pas voter une loi pareille parce que c’est dangereux »
        SANS BLAGUE ?
        Est-ce que la race humaine est conne à ce point pour considérer que légaliser le crime une nuit par an est un bon moyen de s’en débarrasser ?
        La hype autour de ce film me rend malade tellement j’ai trouvé ça débile. Le film ne fait que nous rebattre les oreilles comme quoi « the purge works » sans expliquer comment c’est censé marcher. Comment tu peux laisser des tarés faire n’importe quoi une nuit et le lendemain leur parler comme s’ils étaient sains ?
        Comment peut-on cautionner que les pires comportements humains sont naturels et qu’il est sain de laisser les pédophiles, assassins, tortionnaires se lâcher une nuit ?
        Pourquoi les gens qui veulent rester en paix ne partent pas en vacances cette nuit là ?

        Oh, ce film m’a énervé…
        Ce n’est qu’une excuse pour des scènes de chasse à l’homme dans une maison. J’ai rien contre mais si le but du film c’est juste ça, pourquoi sortir une connerie de loi pareille en trame de fond qui n’est jamais expliquée ni développée ?

        Si je me trompe de film, désolé du coup de gueule^^
        Si je ne me trompe pas…ben…désolé de m’acharner sur des films que tu as apprécié^^

        • Bruce lit  

          Pourquoi tant de haine (bis) ? :)

          Est ce que la race humaine est conne à ce point ?
          euh….tu vas pas être gagnant sur le débat là copain :) au vu des dernières élections américaines….et celles du passé et du futur. Pour être honnête, pour forcer un peu le trait, la plupart des pitch du cinéma, c’est quand même des grosses conneries, mais qui de proche en proche en grossissant le trait parvient à toucher les nerfs de son public. Tu prends l’Exorciste quoi….on peut pas dire que ce soit compatible avec le truc qui arrive tous les jours. Tout comme Soleil Vert. Ou NY 1997 qui met quand même en scène une prison-ville à côté de laquelle Guantanamo fait office de jardin d’enfant. La fiction permet d’être dans le too much. Ca ne me dérange pas au cinéma. peut être moins qu’en BD en fait.
          Je trouve que le volume 2 creuse bien le volet politique et discrimination sociale. Le pitch n’est pas très loin de celui de Freesia ou Ikigami. Moi j’aime bien.

          • Matt  

            Ouais je pensais à Ikigami justement. Mais Ikigami prend le temps d’expliquer le but de la loi, de la critiquer, en montre les effets etc.
            Ce n’est pas l’idée encore une fois qui me gêne mais son exécution. C’est presque du Millar en fait, ça se masturbe en faisant passer une idée basique (car non développée) pour une critique sociale révolutionnaire et profonde. Encore une fois, si on enlève les dialogues des mecs, il faut vraiment le deviner qu’il y a un contexte politique différent.
            Quant aux dialogues, ils ne font que dire que « ça marche » en montrant aussi à la TV des médecins et experts qui arrivent à te dire que « oui nous sommes violents, il faut tuer de temps en temps pour éliminer le crime »
            Que fait-on des vrais malades mentaux ? Ne faut-il pas être relativement sain déjà pour se retenir de faire des conneries en dehors de la nuit où c’est autorisé ? Les cinglés sont devenus respectueux de la loi le reste de l’année ?
            Je n’ai pas vu le 2, mais le 1 m’a donné l’impression qu’il ne s’agissait que d’un jeu de massacre qui se donne des allures de truc profond avec des acteurs qui cabotinent à mort. Et aucune explication sur la façon dont c’est censé fonctionner, sur comment ça impacte la vie des gens. Nope, it just works !
            Pour le coup Ikigami va bien plus en profondeur.

          • Matt  

            A moins qu’il faille considérer maintenant que les films c’est comme les séries TV. Et que le premier film ne peut plus être jugé sans sa suite qui d’après toi va plus en profondeur. Sauf que c’est pas terrible, un film ça devrait tenir la route tout seul. Et pour moi il ne suffit pas de montrer 3 mecs qui disent qu’il y a une loi autorisant le crime pour transformer un slasher en critique sociale. Ou alors une critique sociale de maternelle.

  • Tornado  

    Oh ! le réalisateur de « Esther », l’un de mes dix gros coups de coeur de ces dernières années, assurément !

    Le pitch de ce film de requins, que je ne connaissais pas du tout, ressemble à un autre film du même genre, mais avec un crocodile. Un survival exemplaire intitulé « Solitaire », ou parfois « Eaux Troubles » (« Rogue » en VO), avec Michael Vartan (le fils de Sylvie !). Réalisé par Greg McLean (en 2007), le réalisateur de « Wolf Creek », un autre excellent film d’horreur des années 2000.

    https://www.amazon.fr/Eaux-troubles-Radha-Mitchell/dp/B001ND9C0C/ref=sr_1_4?s=dvd&ie=UTF8&qid=1484650026&sr=1-4&keywords=solitaire

    • Bruce lit  

      Michael Vartan : la star de la série Alias de JJ Abrams !

    • Matt  

      Esther était bien sympa oui.
      Par contre je n’arrête pas de penser à la scène dans l’eau à la fin.
      Vous allez me dire que je suis en mode chiant aujourd’hui, mais il y a tellement de bruits de couteaux qu’on sortirait d’un fourreau (ziing, vous voyez ?) dès qu’il y a un mouvement que ça m’avait fait sourire…
      Je cherche la petite bête mais ce n’est pas une critique que je fais envers le film (enfin un peu…) mais un ressenti que j’ai eu. Je l’ai vu avec un pote qui m’a fait la même remarque. « c’est un peu ridicule que ça fasse « zziing » à chaque mouvement dans l’air comme pour avoir l’air cool »
      Je m’en souviens parce que sur le moment, ça m’a sorti de la scène en me faisant marrer. Je me suis « oh l’ingé son faut qu’il se calme »

      Le film est bon hein, mais des fois l’esprit se braque sur des détails comme ça…
      Faudrait lister les clichés comme ça, histoire de s’en moquer gentiment et de tous les utiliser ensuite comme dans Hot Fuzz. ça m’avait bien plu ce film.

  • Jyrille  

    J’avais entendu parler de ce film, il a l’air pas mal… Merci Bruce pour les conseils. Peut-être Zoé voudra-t-elle le regarder.

    J’ai vu le premier Jurassic Park assez récemment (je ne l’avais jamais vu, je vous le jure) et j’ai trouvé ça terrible ! Un des meilleurs Spielberg pour moi.

    J’ai appris ce que voulait dire found footage récemment, en regardant Baby-sitting, le film français (pas trop mal). Comme je n’ai jamais vu tous les films que vous citez, je n’avais pas pu entendre ce terme. Par contre, Matt, j’adore Hot Fuzz ! Il y a un article sur la trilogie cornetto sur le blog, et je te conseille Scott Pilgrim de la même équipe ou presque.

    Vous me donnez aussi envie pour Esther. Je n’ai même pas vu 128 heures.

    Quant à Blake Lively, elle a un petit rôle (mais elle y excelle) dans le très bon The Town de Ben Affleck.

    • Matt  

      Le premier Jurassic Park est en effet très bon. Et étonnamment je trouve que les effets spéciaux sont encore mieux fait que ceux du Jurassic World récent. Si c’est pas une preuve que la qualité des effets a laissé place à la quantité.
      Enfin vous connaissez mon avis sur les effets spéciaux^^

  • Jyrille  

    Ah et sinon je trouve ça bien que tu mettes le sujet entre parenthèses, Bruce, c’est plus facile à retrouver comme ça.

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