LA TRAHISON OUI, MAIS AVEC STYLE (STAR TREK DISCOVERY Saison1)

 STAR TREK DISCOVERY par Bryan Fuller et Alex Kurtzman

Par :  PATRICK 6

Cet article portera sur la saison 1 de STAR TREK DISCOVERY.

Attention les spoilers seront ici aussi tranchants que les dents d’un Klingon !

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V for Discovery !

Avant de nous lancer dans la critique de cette nouvelle série de l’univers STAR TREK (et pour ceux qui seraient un poil perdus au milieu des 6 séries et de la douzaine de films préexistants) je crois utile de commencer par faire un point sur la chronologie de la franchise au petit écran. Pour plus de clarté je vais utiliser la temporalité de l’histoire et non pas celle de la diffusion (car oui hélas STAR TREK a subi l’influence de l’autre franchise spatiale concurrente, STAR WARS, en s’infligeant à elle-même des préquelles à gogo).

-Tout commence au XXIIème siècle (de 2151 à 2156) avec la série STAR TREK ENTERPRISE (en réalité la 5ème série de la franchise, diffusée de 2001 à 2005 et s’étirant sur 98 épisodes).
L’action se déroule 100 ans avant les aventures du capitaine Kirk. Starfleet nomme Jonathan Archer comme capitaine de l’Entreprise (NX-01), le premier vaisseau équipé de la Distorsion 5. Sa mission : « découvrir de nouvelles vies de nouvelles civilisations ». L’idéalisme du capitaine participera à la fondation de la Fédération des planètes unies (une sorte d’utopie socialiste à but d’unification pacifiste de la galaxie). Il finira du reste par en devenir le président.

-Vient ensuite STAR TREK : THE ORIGINAL SERIE (alias Star Trek tout court) qui se déroule de 2265 à 2269 (diffusée de 1966 à 1969 sur 79 épisodes).
Bon là je ne vous apprends rien, c’est la série qui a tout commencé, celle avec Monsieur Spock et ses oreilles pointues.
La Fédération envoie pour une nouvelle mission de 5 ans le vaisseau Enterprise (NC-1701) « to bodly go where no man has gone before ». Sur ces 5 années seulement 3 firent l’objet d’une diffusion dans le cadre de la série. On peut supposer que les 2 années manquantes sont celles reprises dans le dessin animé STAR TREK THE ANIMATED SERIES (diffusé de 1973 à 1974). Ce cartoon s’adresse ceci-dit aux plus jeunes.

-STAR TREK NEXT GENERATION : l’action se déroule de 2364 à 2371 (diffusée de 1987 à 1994 avec 178 épisodes) soit 71 ans après la dernière aventure de l’Enterprise NC-1701 (dans le 6ème film Sar Trek). Le nouveau capitaine s’appelle Jean-Luc Picard (Patrick Stewart) et son vaisseau est l’entreprise NC-1701-D. La paix a désormais été signée avec les Klingons, mais de nouveaux ennemis sont apparus : les Cardassians et surtout les terribles Borgs.

-DEEP SPACE NINE : Suite directe de La Nouvelle Génération (2369 à 2375, diffusée de 1993 à 1999) cette série se déroule non plus sur un vaisseau spatial parcourant l’espace mais sur une ancienne base spatiale Cardassienne.
Les intrigues commerciales et politiques se déchaîneront autour de ce point spatial stratégique.

- STAR TREK VOYAGER (172 épisodes diffusés de 1995 à 2001, Stardate : 2371 à 2378).
Kathryn Janeway est nommée nouveau capitaine du vaisseau USS Voyager. Après leur malheureuse rencontre avec une anomalie stellaire l’équipage du vaisseau se retrouve projeté à l’autre bout de la galaxie (le Quadrant Delta) à 75.000 années-lumière de la terre ! Rejoindre notre monde leur prendrait 75 ans à vitesse maximale… Dans la réalité leur quête durera 7 saisons et les amènera à explorer un pan totalement inconnu de l’univers avant de retrouver leurs pénates.

Plus de 16 ans après la fin de la dernière série estampillée Star Trek c’est à la surprise générale que la nouvelle mouture de la franchise fait son apparition sur les petits écrans ! STAR TREK DISCOVERY, car tel est son nom, se déroule en 2256 soit entre les séries ENTERPRISE et CLASSIC.

Le monde est en paix lorsque la série commence, mais pas pour longtemps ! Après un siècle de silence les Klingons font à nouveau parler d’eux. Ils décident en effet de s’unifier pour partir en guerre contre la Fédération. Leur but : lutter contre les humais qui « viennent détruire l’identité Klingonne en la noyant sous la boue cosmopolite ».
Michael Burnham (qui est une femme, comme son nom ne l’indique pas) bien qu’humaine a été élevée comme une Vulcaine par Sarek (le propre père de Spock). Elle est officier de Starfleet sur l’USS Shenzou, sous les ordres du Capitaine Philippa Georgiou (alias Michelle Yeoh).

Alors qu’une première bataille se prépare avec les Klinglon Michael désobéit à sa supérieure hiérarchique provoquant involontairement la destruction de son vaisseau et la mort de Georgiou.
Jugée pour mutinerie, elle est condamnée à la prison à perpétuité par une cour martiale (on ne rigole pas avec l’autorité chez Starfleet). Alors qu’elle est transférée par navette vers sa nouvelle prison, elle est interceptée et recueillie par le vaisseau USS Discovery. Contre toute attente le capitaine Gabriel Lorca lui propose de rejoindre son équipage. Les motivations de ce dernier resteront mystérieuses jusqu’à la fin de la saison…
Quoi qu’il en soit, Michael accepte la proposition du capitaine. Elle ne tarde pas à découvrir qu’à bord du Discovery se prépare un nouveau projet qui pourrait changer la face de la guerre : grâce au réseau Mycelien le vaisseau peut se matérialiser instantanément en n’importe quel point de l’univers…

L’USS Discovery, un vaisseau pas comme les autres  ©CBS

Des effets époustouflants
©CBS

La série commence comme une série traditionnelle ST : un vaisseau explorateur avec un triangle de personnages en son centre focalisant totalement l’attention des spectateurs (la fameuse sainte trinité Kirk/Spock/McCoy reconstituée). Et puis sans qu’on s’y attente le statuquo vole en éclat dès le 3ème épisode avec la destruction du vaisseau et la mort du capitaine ! Dès lors la série qui s’annonçait comme avançant sur des rails d’un classicisme révérencieux (mais forcené) sort littéralement des chemins battus pour trouver sa propre voie ! Les fans crient au scandale mais au moins on ne pas reprocher à la série d’être conformiste.

Dans le second vaisseau (le Discovery donc) aucun triangle relationnel à l’horizon, bien au contraire de nombreux seconds rôles sont mis en avant (même si certains acteurs ne sont que décoratifs : sur la passerelle deux personnages n’ouvrirent tout simplement jamais la bouche !)

Le moins que l’on puisse dire c’est que STAR TREK DISCOVERY est une surprise totale. Pour les fans comme pour les néophytes du reste. Ceux qui en sont restés aux effets kitchs de la série de 1966 et ses décors en carton-pâte risquent de tomber de leur chaise ! On voit immédiatement qu’un budget très conséquent a été consacré aux effets (en CGI pour la plupart). Si les batailles étaient précédemment avares en plans larges, ici le contrepied exact est choisi : les scènes d’action sont pléthoriques et explicitement filmées.

Au niveau costume, il en va de même. Fini les pyjamas en guise d’uniformes ! Les tenues sont très travaillées et leur design très élaboré. Les maquillages ne sont pas en reste non plus. Vous pouvez oublier les maquillages ridicules et sommaires des Klingons de ST Classic ! Ici les visages sont très impressionnants (plus qu’ils ne l’ont jamais été au cours des séries précédentes). Les traits des acteurs sont difficilement reconnaissables sous les prothèses. Du reste c’est un peu le problème justement, car si les visages sont très effrayants, ils en perdent un peu en expressivité. Ainsi donc qu’ils soient contents ou pas les Klingons ont toujours les traits figés ! Tout passe par la voix ou par le regard, mais zéro au niveau expressivité ! Par bien des aspects ce travers est symptomatique de toute la série : ce qui est gagné en spectaculaire est perdu en intimité et en émotion ! Il est clair que cette saison ne fait pas dans la nuance et ne s’encombre pas de sensiblerie…

Qu’on y pense, la motivation première des capitaines précédents, de Kirk à Picard, était avant tout d’éviter la guerre. Par exemple à chaque épisode de NEXT GENERATION des trésors de diplomatie et de négociation étaient déployés pour que la bataille n’éclate pas. Alors qu’avec DISCOVERY ni Michael et encore moins le capitaine Gabriel Lorca ne s’encombrent de pourparlers ! Leur stratégie est bien plutôt de frapper d’abord et de poser des questions ensuite !

Ni la diplomatie de Picard, ni le courage de Kirk, le chemin le plus court pour Capitaine Lorca c’est un poing dans ta tronche !  ©CBS

Ni la diplomatie de Picard, ni le courage de Kirk, le chemin le plus court pour Capitaine Lorca c’est un poing dans ta tronche !
©CBS

Pire encore l’utopie de Starfleet est ici mise à mal. Le bel idéal de paix et d’harmonie interstellaire est totalement trahi tant les cadres de l’organisation sont présentés comme corrompus et imbus d’eux même ! Une fois poussés dans leurs derniers retranchements, le masque de la civilisation tombe et ils sont prêts à toutes les compromissions pour survivre !
En ce sens Discovery est en complète contradiction avec TOUTES les autres séries Star Trek ! Bien qu’étant fidèle à la forme (les éléments de la mythologie Star Trek sont tous présents) le message pacifiste de Gene Rodenberry – le créateur de la franchise – est néanmoins complètement bafoué et réduit à néant !

Bon alors après tout ça je vous vois venir, vous allez me dire « Hey mais c’est de la merde ton truc ! Ce n’est plus STAR TREK c’est STAR WARS !» Et bien contre toute attente cette affirmation est fausse ! La série, malgré son manifeste négationnisme, tient la route et fonctionne parfaitement par elle-même !

Tout d’abord STD aborde des thèmes forts. Par exemple la série classique se terminait par un épisode où une femme tentait de voler le commandement de Kirk puisqu’elle considérait avoir été écartée de ce poste à cause de sa féminité (bon en réalité c’était une follasse, mais bon ce n’est pas le sujet hein). Ici au contraire la guerre des sexes a été gagnée et les deux têtes pensantes du vaisseau USS Shenzou sont des femmes (et même pas caucasiennes en plus) ! Tout d’abord on retrouve Sonequa Martin-Green (déjà vu précédemment dans WALKING DEAD) et l’excellente Michelle Yeoh (sa filmographie est longue comme mon bras, mais contentons-nous de citer TIGRE ET DRAGON).

Par ailleurs nous disons ici au revoir aux épisodes indépendants les uns des autres et pouvant se regarder dans n’importe quel ordre. Ici il y a une chronologie, un début et une fin. L’action étant assez dense, manquer un seul épisode revient à ne plus rien comprendre lors du suivant ! La fidélité est non seulement souhaitée mais nécessaire.

Souhaitant rester généraliste (et convaincre en dehors du cercle étroit des fans de Star trek) la série vise large, offrant une large gamme de contextes à l’écran : des combats, de l’amour, de l’humour, de l’angoisse… En ce sens DISCOVERY est une vraie réussite proposant un spectacle complet aussi saisissant qu’étonnant.
Le talent des réalisateurs successifs est manifeste, tant esthétiquement la série est d’une modernité créative ravageuse.

Bon, là où le bas commence à blesser sérieusement c’est au niveau de l’écriture des scénarios. Par exemple à quoi bon réserver un twist pour le moins inattendu vers la fin de la saison, pour le réduire à néant à peine 2 épisodes plus tard ? Sans vouloir en dire trop mais le destin du capitaine Lorca est pour le moins expédié à la va-vite. Ce qui ne rend pas du tout hommage à son rôle primordial durant toute la saison…
Même topo pour la résolution de la guerre Klingon/Fédération bouclée en un seul épisode, aussi peu crédible que bâclé !
Cependant en « compensation » cette saison se termine avec un cliffhanger époustouflant annonçant la rencontre entre le Discovery et l’Enterprise (de la série classique) ! Cette promesse de réunification réconcilie les fans hardcore et contribue à faire passer la pilule de la conclusion peu convaincante.

Girls Power !  ©CBS

Girls Power !
©CBS

Toujours au rayon points faibles signalons aussi le rétrofuturisme incongru de la série : les vaisseaux semblent bien plus élaborés et sophistiqués que dans toutes les autres séries. Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes puisqu’elle est supposée se passer avant ! De plus la technologie développée sur le Discovery n’a été mentionnée nulle part dans les autres séries (alors qu’elle représente une avancée technologique qui rend obsolète tous les autres vaisseaux à venir !).

Au final DISCOVERY multiplie les clins d’œil et les références à l’univers Star Trek préexistant (la charte graphique, les personnages, les accessoires, etc…). De ce point de vu la série est irréprochable et les fans sont au paradis. Cependant bien que respectant la forme des autres séries, Discovery se réinvente totalement est fait tabula rasa des codes imposés par Roddenberry. S’il ne reste pas grand-chose de l’esprit Star trek, cette trahison se révélera paradoxalement plutôt positive, voir nécessaire (hey qui veut voir pour la N-ième fois les aventures des Boyscouts spatiaux de la Fédération ?). Ce remaniement permet d’amener du sang neuf dans la franchise et lui faisant découvrir de nouveaux horizons (et accessoirement surprendre les fans). On tourne ici le dos à l’humanisme forcené -marque de fabrique de Star trek- pour se tourner vers une SF cynique et froide mais parfaitement efficace !
Plus de 50 ans plus tard au mépris du danger Star Trek continue à évoluer et à avancer vers l’inconnu !

—–

Violent, riche en twists et d’un budget conséquent, loin des idéaux pacifistes de la série originale, STAR TREK DISCOVERY a su séduire Patrick, notre Trekkie maison.  Il vous en explique les raisons chez Bruce Lit.

Pour la BO faisons du neuf avec du vieux !

58 comments

  • Matt  

    Moi j’ai un problème avec Alex Kurtzman. Je trouve que c’est un scénariste à chier. Il a écrit quoi déjà ? Hum…Xena la guerrière, le pire mission impossible (le 3), Transformers, la légende de Zorro, Amazing spider-man 2…ah ouais bien. Et il a réalisé le dernier « la momie » ? Ouh, il y a du lourd…
    Enfin bon je n’ai pas tenu longtemps devant cette série moi. Pour être honnête c’était pas si mauvais (même s’il parait que la saison 2 s’enfonce encore) mais je ne veux pas voir ça quand je mate du Star Trek. C’est du Star Wars, avec des super vilains et du drama théâtral etc.

    Je ne suis pas le public visé. Je n’aime pas cette itération. Franchement je sais que parmi nous il n’y a pas trop de gens qui se préoccupent de la crédibilité scientifique dans la fiction et de petits scénarios intéressants sur des questions éthiques, culturels…mais si on aime ça…faut regarder quoi maintenant ? The orville ?

    En fait je suis davantage exaspéré par le fait que tout se ressemble que par cette série en elle-même. On n’aura bientôt plus de diversité et tout convergera vers UN type de divertissement grand spectacle qui pète de partout et qui ne raconte rien de passionnant, avec un scénar prétexte à la baston.

    • Jyrille  

      Je ne connais pas The Orville, c’est quoi ? En tout cas je partage tes craintes vers le lissage de films, séries, livres etc… avec le même format, les mêmes climax, les mêmes personnages et les mêmes effets. J’espère que ce ne sera pas le cas mais lorsque je vois de bonnes séries s’arrêter au détriment de celles qui marchent uniquement, ça me déprime.

      • Matt  

        Bah je ne connais The Orville que de nom, mais la recommandation vient de fans de Star Trek qui disent que c’est dans cette série qu’ils trouvaient leur fix de Star Trek vu que Discovery est devenu un gros space opera baston façon Star Wars.
        Apparemment c’est une série de SF plus légère, plus calme, plus…Star Trek

        résumé wikipedia : C’est une comédie dramatique de science-fiction qui se déroule dans un futur rappelant celui de Star Trek, où la Terre fait partie d’une grande collectivité de civilisations qui cohabitent dans l’univers. L’histoire se déroule autour d’un vaisseau d’exploration de classe moyenne, nommé l’USS Orville, et de son équipage. Au 25e siècle, la Terre fait partie de l’Union Planétaire : une civilisation étendue, avancée et surtout pacifique, possédant une flotte de 3000 vaisseaux. Parmi eux, le Orville, un vaisseau spatial dirigé par le nouvellement nommé capitaine Ed Mercer. Celui-ci se fait imposer comme second son ex-femme, qu’il tentait d’oublier depuis leur rupture.

        Après c’est pareil, je sais pas ce que ça vaut ni si ça tient sur la durée. Mais j’ai l’impression, surtout en SF, que ça devient difficile d’avoir des types de divertissements variés. La SF devient conne au cinéma…faut aller voir côté romans ou BD pour avoir du plus intéressant.

      • Nikolavitch  

        Orville, c’est fun. ça reprend l’esthétique Star Trek d’origine avec des personnages bien barrés et des thématiques modernes et assez fun. (le couple constitué par le capitaine et… ben… son ex… et second… a une dynamique assez géniale)

        • Jyrille  

          Ok, merci Matt et Niko !

  • Patrick 6  

    Ah Matt ! Je ne suis pas d’accord avec toi ! Je te retrouve enfin ^^
    (j’ai failli être inquiet hier !)
    Alors concernant Kurtzman on ne peut pas dire qu’il n’ait fait que des chefs d’oeuvre, c’est sûr, mais mine de rien sa participation à deux films Star Trek par JJ Abrams le rend carrément légitime.
    Pour le reste en effet ce n’est plus vraiment Star Trek mais ça reste de la bonne science fiction efficace et, oui, spectaculaire !

    • Eddy Vanleffe  

      bonjour, c’est le vieux con…
      ma résolution de 2020, c’est ça…
      la pop-culture qui m’offrait un refuge et aujourd’hui la vitrine de mes angoisses…
      Evidemment Patrick, le truc qui me fait reculer c’est ce renoncement à l’humanisme. Je comprends la volonté de changer, mais que’est-ce que ça nous dit de notre société?
      Le pacifisme c’est has-been, Let’s fight…
      je vois de plus en plus des protagonistes principaux être des crevures, égoïstes, ingrats et dégueulasses avec leurs proches ou dans leurs méthodes…
      bref ça me tente pas…

      • Matt  

        Ouais voilà, on oublie la spécificité de Star Trek.
        Non seulement c’est fuck le pacifisme, mais en plus au final…ben ça ressemble à plein d’autres trucs. Aux Avengers qui se battent contre un super vilain, à Star Wars ou ça se bat contre un vilain empereur et où c’est la guerre tout le temps.

        Que ça plaise, moi je veux bien. Mais…sérieux, y’a que moi qui veut de la variété ? Des concepts différents ?

    • Matt  

      T’es pas d’accord avec quoi ?^^ J’ai juste dit que c’était pas ma came.
      Euh…le premier Star Trek de Abrams ça va, mais le 2…que le scénar est con !!

  • Ben Wawe  

    J’ai dévoré les deux saisons de Star Trek Discovery en quelques semaines, littéralement happé par l’intensité et le dynamisme de la série.
    La 2e saison m’a un peu moins plu, sûrement parce qu’elle n’avait plus l’attrait de la nouveauté et parce que l’intrigue principale était autant moins originale que moins passionnante. Mais la 2e saison reste de bonne qualité, avec le plaisir de voir l’équipage du Discovery prendre une part active, une intégration pertinente de personnages déjà vus (Christopher Pike, Best Starfleet Hero Ever). Il est surtout intéressant de voir cette saison « corriger » des éléments de la 1ère qui étaient discordants avec l’Histoire de Star Trek (et notamment « pourquoi » cette technologie n’est pas réapparue depuis).

    Après.
    Pour cette 1ère saison, je n’en pense que du bien. De Star Trek, je connais (et aime) essentiellement ceux lancés par JJ Abrams, qui me conviennent complètement. J’ai vu Star Trek First Contact, sans grand souvenir ; j’ai essayé la série originale, aux pitchs pertinents mais des épisodes trop looongs pour les traiter.
    Discovery fait feu de tout bois dans ses saisons, avec des effets spéciaux impressionnants, un dynamisme total, des scénarios intenses. Je sais que les fans ont critiqué le côté agressif et combatif des personnages, mais je trouve que le discours final de Michael dans la saison 1 explique bien le cheminement des héros sur ce sujet. Un cheminement justifié par le fait que la guerre est brutale et violente, un conflit si puissant qu’il justifie la guerre froide la série originale.
    Oui, la résolution de la guerre est « facile », mais quelle aventure générale ! J’ai une grosse vingtaine d’années de passion SF et de culture populaire, et j’ai été cueilli par deux twists (le Klingon, le capitaine), que je n’ai pas vus venir. Surtout, le destin du capitaine ne me gêne pas, tant l’intensité et le dynamisme des épisodes emportent tout.

    Je suis fan.
    Ce n’est peut-être pas « le » Star Trek, mais c’est « mon » Star Trek, le genre que j’aime. De l’action, du dynamisme, des twists, mais un discours de fond humaniste, même s’il faut naviguer pour y parvenir.

    Bel article, sinon. Cette semaine me plaît.

  • Kaori  

    Merci Patrick de m’ouvrir les portes d’un univers que je ne connais absolument pas !
    Je me demande où j’étais durant ces années 80-90, parce que clairement, tout cela ne me dit absolument rien ! (à part le DEEP SPACE NINE, je me rappelle de ce nom de série… J’ignorais qu’elle appartenait à STAR TREK !)
    C’est d’ailleurs amusant de voir que deux séries ST étaient diffusées en même temps.
    Merci donc pour cette chronologie qui m’a permis de m’y retrouver au moins de manière temporelle.

    Je comprends que le négationnisme soit perturbant pour les fans. Et cet extrémisme, cette absence d’humanisme, cela sert peut-être à délivrer un message autre que « la paix, c’est surfait, passons à la guerre » ?
    Enfin, je ne sais pas, parfois la violence en image sert justement à dénoncer cette violence… (oui je reste optimiste et sans doute un peu naïve…)

    En tout cas, tu vends bien le truc, j’aime bien les personnages mystérieux. Tu te doutes que c’est un gros c****** et tu te demandes comment ils ont fait pour tomber dans le panneau (toujours se méfier des personnes qui veulent t’aider de manière « désintéressée »… C’est TWD et FTWD qui me l’ont enseigner ;) )

  • Nikolavitch  

    J’ai vraiment bien aimé Discovery, avec de beaux personnages (Lorca, notamment, le plus dark des captain)

    et même si, analysées dans la longueur, les saisons sont pas dingue dingue au niveau histoire, la construction des cliffhangers est bien foutue. franchement, je regardais ça avec plaisir.

    la bonne nouvelle 2020, c’est qu’avec la nouvelle série Picard, la licence repart de l’avant.

    « To Baldly Go where no Man has gone before », pourrait dire Patrick Steward.

    • Ben Wawe  

      Avec même un 4e film prévu.

  • Bruce lit  

    Si un Trekker tel que Patrick accepte avec bonhomie la trahison du matériel original, où va notre Entreprise.
    N’étant pas du tout client de la série, je ne risque pas de constater l’écart entre l’original et la copie. Pas plus intéressé que ça par de énièmes va-t-en-guerre .
    Lorsque j’ai proposé à Madame son visionnage l’autrefois, elle m’a répondu « t’as pas autre chose que tes trucs de geeks » ?

    #Lembourgeoisementlaguette

    • Matt  

       » je ne risque pas de constater l’écart entre l’original et la copie. Pas plus intéressé que ça par de énièmes va-t-en-guerre . »

      Bah si justement. C’est pas des va-t-en-guerre à la base Star Trek. Donc la différence est bien nette.
      Tu penses SF alors tu te dis « je m’en fous » mais imagine juste la différence entre…ben…les X-men Vignettes de Claremont et les events de super héros modernes ou les persos deviennent tous des crevards et se tapent et se trahissent entre eux constamment en faisant péter la moitié de la terre à chaque fois^^

      • Bruce lit  

        Oui, c’est ce que je dis « Pas plus intéressé que ça par de énièmes va-t-en-guerre . »

        • Matt  

          Dans la saison 2 il semble y avoir un grand super vilain « the red angel », menace cosmique machin bla bla
          Curieusement la production a débuté après Avengers Infinity war^^
          De là à y voir une tendance à faire toujours la même chose quelle que soit la franchise, il n’y a qu’un pas.
          Curieusement ça ne marche pas en BD de faire ça. Personne n’est impressionné par le « spectaculaire » d’un event Marvel comics. Le son et l’image c’est puissant hein^^ Sauf que ça fournit une excuse pour ne plus se fatiguer…

    • Tornado  

      @Bruce : Ahahah j’ai la même à la maison ! :D
      Mais on arrive quand même à regarder des trucs ensemble (en ce moment la saison 2 de MINDHUNTER).

  • Présence  

    Merci beaucoup pour la remise en ordre des différentes séries, intéressante pour elle-même et indispensable pour comprendre la place de Discovery dans cette saga.

    Michael Burnham (qui est une femme) – Hasard de mes lectures, j’ai terminé il y a peu le premier tome de Ms. Tree qui se prénomme Michael et qui est une femme. Quel choix bizarre quand même.

    Les fans crient au scandale mais au moins on ne pas reprocher à la série d’être conformiste. – Décidément le degré de fidélité à l’original est au cœur des préoccupations. A te lire, la question de tourner le dos à l’humanisme de Gene Rodenberry est épineuse : à la fois un souffle nouveau, à la fois une trahison. Les autres éléments que tu cites (technologie de voyage spatial révolutionnaire) peut amener à se demander si ce comportement belliqueux ne va pas être châtier par une annihilation radicale.

  • Tornado  

    Merci pour la remise en ordre des séries car j’étais personnellement à l’ouest jusqu’ici : Je n’ai regardé que le ST Classic (série originelle + films) ainsi que la série NEXT GENERATION (mais pas en entier).
    Tu m’as bien vendu la chose. Moi qui suis davantage SW que ST, moi qui ai adoré les deux films d’Abrams, je pense que ça peut franchement me plaire. Je suis client :)

    • Matt  

      Tu vois Tornado, quand tu parles de bastons de bac à sables chez les super héros, ou de sphère infantile du genre…bah pour moi ce genre de SF à grand spectacle au script inepte, c’est la même chose : du spectacle neuneu pour enfants.
      Et je ne dis pas ça pour lancer un débat ou vexer qui que ce soit…mais c’est dans ces moments que je ne comprends plus nos échanges. C’est juste une question de medium ? ça passe au ciné mais pas en BD ? Ou il y a autre chose ?

      • Tornado  

        Oui il y a autre chose : la forme. Adulte ou pas. Si ce n’est pas adulte ça ne me parle pas. Et il faut que ce soit bien fait sans être débile. Je ne vois pas ce qu’il y a de débile là dedans. Mais je ne cherche pas le débat. Je voulais juste dire à Patrick que ça me tentait bien.

      • Matt  

        Ce Star Trek je sais pas trop, j’ai pas vu en entier, mais Star Wars est complètement débile niveau script oui.
        Je suis désolé, mais je ne dis pas souvent à quel point je trouve certains trucs idiots. En général je fais des articles qui défendent des œuvres. Donc c’est pas pour être chiant que je m’exprime là (Eddy va encore me tomber dessus que je te harcèle…)
        C’est juste que je ne comprends pas…
        En quoi ces épopées spatiales à base de grands vilains et de bastons sont plus adultes que des bastons de super slips ? Et pas besoin d’aller chercher dans les comics old school. Tu n’aimes pas non plus les films du MCU ou certains comics modernes quand il y a trop de bastons.
        Et là tu valorises Star Wars par rapport à Star Trek en disant que c’est davantage ta came. Star Wars : un pur produit mainstream bourré d’action sans réflexion aucune qui a recyclé 30 fois les mêmes péripéties et idées.

        Enfin bon…bref…
        Désolé, désolé, j’insiste souvent sur ce débat mais c’est fou…quand c’est à mon tour de trouver un truc inepte, il s’avère que personne n’est d’accord non plus avec moi, même ceux qui ont l’habitude de lapider les divertissements régressifs.

        • Tornado  

          Ah mais je comprends ce que tu veux dire ! Rassure-toi : En ce qui concerne Star Wars, je ne suis pas objectif du tout. Je reste le même gamin que j’étais quand j’ai découvert la saga ^^
          Mais n’empêche que je ne suis pas hyper fan de Star Trek. les personnages, dans leur version classique, je ne les aime pas tellement. Ils m’ennuient. Je préfère le reboot de Abrams avec ses personnages plus jeunes, plus modernes. Ça a mieux marché avec moi.
          Par exemple pour les films ST, j’aime beaucoup le 1° qui est un trip très contemplatif, j’adore le 2° qui a justement un côté très SW, mais ensuite les autres je les trouve vraiment assez ennuyeux.

        • Matt  

          Je t’accorde que le premier film Star Trek de Abrams est pas mal.
          Le 2 par contre…oui bon ben ça fait SW voilà. Avec les mêmes incohérences dans le script et des personnages idiots qui ne savent pas marchander et sont pas capables de voir la trahison à 3km ^^
          La série SK a vieilli, elle est hyper kitsch. Mais à cause du manque de budget, la série développait des petits scénars intéressants et avec des notions de science sympas. ça m’aurait plu de voir une version moderne mieux réalisée de ça. Mais non…dès qu’il y a du pognon et qu’on constate que le MCU ou SW ça marche bien, bah hop on transforme ça en space opera baston panpan boum…

          Peut être qu’il faudrait que je fasse un coup de gueule dans un article comme toi sur la saga du phénix pour me lâcher un peu^^ ça me ferait peut être du bien de gueuler sur ce qui m’énerve dans le mainstream au cinoche, notamment cette tendance à uniformiser un peu toute la SF avec un nivellement par le bas histoire que ça plaise, réduisant les concepts de la SF (variés et très bien expliqués par Niko dans son défi^^) à peau de chagrin.

        • Kaori  

          Alors je ne l’aurais certainement pas exprimé de la même façon que Matt ^^ mais je me posais la même question : pourquoi Tornado déteste le MCU mais adore Star Wars ^^

          (Parce que pour ma part, c’est plus l’inverse, je regarde le MCU avec mes yeux de môme sur excitée, alors que les derniers Star Wars, ben, j’ai loupé un truc… et ce que j’en ai lu des commentaires sur le dernier ne me donne pas plus envie…si ce n’est que je me suis sentie comme toi quand t’étais gosse : la seule de « l’école » à pas avoir vu le film !!! ^^ )

          • Tornado  

            M’enfin vous avez bien lu mon article quand même : ^^
            Le film est raté et la postologie aussi. Mais y a des trucs qui marchent avec le vieux fan. Avec l’enfant planqué au fond de lui (sur l’épisode 9). J’ai jamais crié au chef d’oeuvre, hein…
            Hé oui, Star Wars, c’est mon truc. LE truc qui a fait de moi le geek que je suis aujourd’hui. Ça fait partie de mon ADN. A côté, les super-héros, ça me correspond à peu-près autant qu’une vieille paire de chaussettes que j’aurais oublié depuis longtemps ! :D

          • Kaori  

            @Tornado, je n’ai pas lu ton article puisque je voulais quand même ne pas me spoiler, je compte le voir un jour, je pensais juste attendre la sortie DVD -__-
            A une époque, on y serait allé en couple. Maintenant je suis supplantée par mon fils de 11 ans, pendant que je garde la dernière de 7 ans…

        • Matt  

          Tiens pour rigoler : je me souviens d’un épisode de Star Trek ou le vaisseau se fait miniaturiser et un membre de l’équipage doit sortir, et on lui dit de porter un masque parce qu’à l’extérieur les molécules d’oxygène seront trop grosses pour que son organisme miniaturisé puisse les gérer.
          ça fait truc de geek je sais, mais ça ajoute des péripéties cool, et ça donne de la cohérence à l’univers.

          Et dans le 2eme Star Trek de Abrams avec ce crétin de kurtzman au scénar…un flingue à fusion froide…qui congèle.
          Putain…
          La fusion froide ça génère pas du froid !!!! Je le sais sans même avoir suivi une filière scientifique.

          Alors ok dans Star Wars on s’en tape de tout ça, c’est à peine de la SF, c’est de la fantasy. Mais Star Trek c’était censé être de la SF, et bien fichue. C’est quoi cette blague ?

          Ouais ouais ok on peut imaginer que dans le futur ça existe les machins qui congèlent et que ça s’appelera la fusion froide tout ça, bla bla…mais bon voilà c’est fini les vrais concepts scientifiques et les réflexions, t’as juste baston + super technologie que tu peux pas comprendre du futur de la magie…ok.

          • Jyrille  

            En même temps dans la série originelle, les gars se téléportaient sans combinaison ni scaphandre sur n’importe quelle planète et Spock disait en arrivant « C’est bon, l’air est respirable »… On repassera sur la cohérence scientifique ^^

  • Patrick 6  

    @ Eddy : Oui effectivement la télé est le reflet de notre société, l’optimisme des années 60 a fait place au cynisme cru des 20’s ! Cependant l’équipage du Discovery n’est pas composé que de « crevure » (seulement quelques-uns) je le vois plus tôt comme l’idéalisme d’une minorité vs le matérialisme de la majorité. Qui va gagner ? Vous le saurez dans le prochain épisode ^^

    @Ben Wawe : Je suis en train de terminer la saison 2 de Discovery. Bon je ne peux pas en dire trop (des fois que je veuille faire un nouvel article) mais si l’histoire est plus confuse que dans la saison 1 mais le rythme et les coups de théâtres sont tout simplement époustouflants !
    D’autant plus que dans cette nouvelle saison les références à Star Trek classic sont omniprésentes ! Un vrai bonheur pour les fans ^^
    La série originale n’est pas basée sur le rythme mais surtout sur la relation entre les 3 protagonistes. Mais évidemment il faut cautionner l’aspect kitsch ;)

    @ Karoi : Les années 90 furent une période faste pour la franchise ST, pas moins de 3 séries passant (presque) en même temps ! Que du bonheur ^^ Bon pas de chance à l’époque les séries ne passaient pas sur les chaines nationales (mais uniquement sur le câble ou autre satellite) je suis donc totalement passé à côté à l’époque !
    Pour le reste, 50 ans de boyscoutisme était sans doute trop pour les producteurs de la série. Cette nouvelle approche étant (contre toute attente) une réussite, on ne peut pas les en blâmer !

    Tiens tu mentionnes Fear the walking dead. Je crois que je me suis arrêté dès la 1ère saison. A tort ?

    @Nikolavich : Tu l’as compris je partage ton opinion ;)
    « To baldly go where no hair has gone before ! » ça c’est du slogan ^^

    @Bruce : Star trek est surement une série d’essence masculine vu que peu femme l’aime !
    (je ne demande pourtant qu’à avoir tort pourtant)

    @Présence : La logique laisse penser en effet qu’une annihilation radicale va intervenir d’ici peu ! De qui de quoi reste la question.

    @ Torando : Youpi ! J’ai fait un adepte ^^
    Oui je trouve que Star Trek 2 : la colère de Khan est le meilleur de la série (à égalité avec le 6 : Terre inconnue).

    @ Matt : « le vaisseau se fait miniaturiser et un membre de l’équipage doit sortir, et on lui dit de porter un masque parce qu’à l’extérieur les molécules d’oxygène seront trop grosses » euh mince ça ne me dit rien du tout ! Tu es sûr que c’est Star Trek ? Quelle série ?

    • Présence  

      Pour les molécules trop grosses : peut-être Deep Space 9, saison 6, épisode 14 One little ship

      • Patrick 6  

        @ Présence : Ahah ça c’est de la précision ! J’aime ^^ J’en suis à la saison 3 de DS9 dès que j’aurais confirmation je te le dirais ^^

  • Jyrille  

    Merci énormément pour l’article, Patou ! Je ne connais pas Alex Kurtzmann mais le nom me dit quelque chose…

    Quoi qu’il en soit, je vais réitérer mes connaissances en Star Trek : la série CLASSIC, les deux premiers films de 78 et 80 (?), les deux premiers films de JJ Abrams. Et c’est tout.

    Sur Netflix, j’ai mis dans ma liste une tonne de séries Star Trek, sans savoir de quoi il s’agissait, et sans vélléité de m’y attaquer (j’ai décidé de me faire MAD MEN, JUSTIFIED, je dois finir CLOAK & DAGGER, NORSEMEN (je n’aime pas du tout), LE BAZAR DE LA CHARITE, VIKINGS, NARCOS MEXICO… bref). Grâce à ton article je peux enfin y voir clair, comme dans la chronologie de Donjon ou de Star Wars auxquelles on ne comprend rien si on ne lit pas des articles !

    J’ai bien aimé ta prose, et l’utilisation de « Stardate » pour situer les séries. Je suis un peu comme les réticents, pour moi, Star Trek, c’est l’humanisme et l’utopie qui font que les hommes sont à la recherche d’autres civilisations et de paix. Je suis donc étonné de cette direction mais pourquoi pas ?

    D’ailleurs pour poursuivre la discussion, je rejoins un peu Eddy quand il condense si bien ceci : « la pop-culture qui m’offrait un refuge et aujourd’hui la vitrine de mes angoisses… » Se peut-il que nous ayons un devoir de nous adapter à cette nouvelle pop-culture qui émerge ? Elle est tout de même représentative de notre époque. Je pense qu’il faut essayer de la comprendre et de promouvoir ce qui peut être un peu différent (DIRK GENTLY les gars !).

    La BO : un bon titre et un bon clip !

    • Eddy Vanleffe  

      @Jyrille…
      et bien je suppose que cela nous aiderait dans un certain sens de nous adapter et de se plier à certains changements mais le « devoir » non… justement
      l’agenda porté par cette nouvelle pop culture qui se cale sur ce qu’on va très vite appeler des « nouveaux lobbys » exige un sens critique et non pas une « démission »
      la mode en ce moment est je trouve qu’on jette le bébé avec l’eau du bain…
      Connais-tu la série Murder?
      et si oui, apprécies-tu cette série?
      je compte bien faire un truc dessus parce qu’elle incarne à mes yeux tout ce qui ne va pas et tout ce qui va… c’est à la fois très bien foutu mais surtout très parlant du climat de notre époque…

      • Jyrille  

        Je connais Murder mais je ne regarde pas. Mes enfants, si, et ils aiment. Alors tu as raison, je me suis mal exprimé : je ne parlais pas de démission, mais d’essayer de comprendre en quoi cela pouvait bien être aimé, pour quelles raisons. Je ne comprends pas du tout le succès du rappeur Lorenzo, qui est vulgaire et à la musique basique, mais j’ai mes ados pour m’expliquer que c’est un rôle, du second degré. J’ai des niveaux de lecture qui me manquent. Ce qui est intéressant, c’est justement d’en débattre avec les nouvelles générations. Ma fille a adoré SW 7, elle a détesté le 8 et le 9. Les potes de mon fils étaient dévastés par le manque de sérieux du SW 9. Ils sont tous fans de Harry Potter et de Friends. Ils ont suivi le MCU avec moi et ils apprécient les concepts. Ca fait partie de leur culture, autant les écouter pour voir leur point de vue et leurs ressentis.

        Donc désolé, pas de capitulation, mais un appel au débat, surtout que je le dis souvent : ces générations ont grandi avec des dessins animés bien meilleurs que les nôtres, ils jouent à des jeux de société bien meilleurs etc… Ils sont, pour moi, beaucoup moins naïfs que nous à leur âge.

        • Eddy Vanleffe  

          des animés bien meilleurs que les notre?
          t’as des exemples?

          je trouve pour ma part et sans nostalgie aucune que Capitaine Flam aux arcs de quatre épisodes comme des enquêtes (une première mondiale) les références de Ulysse 31 et la sensibilité écologique et pacifiste d’Albator en font pour moi des pièces maîtresses intemporelles… au même titre que Cowboy bebop, Serial Experiment Lain, Evangelion, et désormais Assassination Classroom, mais pour une série comme ça combien de trucs basiques avec des combats, des lycéennes en jupettes et des shinigamis…
          il ya eu les Monster, L’attaque des Tians, Paranoia Agent… chaque époque ses chefs d’oeuvres…
          bon après la génération les visiteurs du mercredi, oui il regardaient des marionnettes débiles et sauf attendrissement sur son enfance, ça cassait pas trois pattes à un canard…

          • Jyrille  

            Et bien voilà : rien qu’en voyant Dora l’exploratrice tu te rends compte de la qualité bien plus étendue. Je te citerai Code Lyoko, Martin Matin, Ben 10, Pucca, Oggy et les cafards, Les zinzins de l’espace, Martin Mystère… et en film Disney, on a eu La petite sirène, ils ont eu Kuzco et Mulan (que je n’ai toujours pas vu pour ce dernier) !

            Tu regardes un Capitaine Flam aujourd’hui tu tiens huit minutes… Albator je ne sais pas… De notre génération, je trouve que seuls Ulysse 31 et les Tex Avery n’ont pas pris trop d’âge. Ah et les Mystérieuses Cités d’Or, le Sherlock et les Trois mousquetaires de Myazaki aussi. Maintenant je n’ai pas revu de Scooby Doo ou de Capitaine Caverne, je ne sais pas si les Hanna Barbera ont bien vieilli.

          • Matt  

            Eh oh les Looney Tunes c’est vachement cool^^

            J’ai un peu de mal avec ce débat. parce qu’en fait dans les 2 époques il y avait du bon et de la merde. Quand je vois les trucs qui passent sur Gulli pour les enfants, des dessins animés hystériques ou ça hurle tout le temps et très mal dessiné…ouais je vais te dire que Alice au pays des merveilles ou la petite sirène de Disney c’est vachement mieux.
            Après si tu compares un Pixar moderne avec un Rémi sans famille…oui je vais te dire que le moderne est mieux.
            En fait c’est une erreur de tout mettre dans le même panier selon les époques je trouve.

            Et les zinzins de l’espace…pitié hein…bon j’aimais bien gamin mais ce genre d’animation laide et hystérique ou c’est crado et que ça bave et dégueule partout…tu vas mettre ça au dessus d’un « la belle et la bête » de Disney ou qu’un Albator ou Capitaine Flam ? Sans déconner les gars…

          • Matt  

            Après il est possible que les dessins animés de maintenant véhiculent moins d’idées à la con ou de stéréotypes qu’à notre époque. Mais sur la forme c’est du dessin simpliste torché à l’ordi, de l’hystérie bruyante pour maintenir l’attention des enfants, et…au final plein de dessins animés des années 40, 50, les Disney ou le début de la japanime proposaient des trucs plus posés et avec des aventures plus prenantes que les déboires navrantes de bienvenue chez les fucking loud !

          • Eddy Vanleffe  

            héhéhé…
            Je ne crois pas que « bien vieillir » soit un vrai critère…je cite ce qui fait plébiscite, je ne dirais pas Goldorak parce ça a beau être une vache sacrée, on reste sur une qualité moindre…
            quand je vois des dessin animés actuels, je les trouve catastrophiques (je n’ai jamais rien compris à Code lyoko) et pour moi Ben 10, c’est sympa sans plus…

            je ne comprends pas comment tu compares Kuzco à La petite sirène (souvent considéré comme la renaissance du studio annonçant la Belle et la Bête alors que Kuzco fait parti du creux créatif avec Hercule et La ferme se rebelle qui amènera la firme à se concentrer sur la 3D…
            Les Hanna Barbera sont objectivement mauvais, c’est animé avec le cul, les scènar est toujours le même et il n’y a pas le moindre atome de second degré. c’est sympa parce que ça rappelle les seventies mais si on enlève les lunettes de nostalgie, c’est juste hyper basique…

          • Matt  

            Moi d’accord avec Eddy pour le coup^^
            Ouais Les Hanna Barbera c’était rigolo mais il y a souvent une image fixe et juste une main ou une tête qui bouge dans l’image^^ C’était hyper fauché comme truc.

            Après je pense qu’il y a du bon dans toutes les époques.
            Et les Tom & Jerry bon dieu ! Certains ont eu des oscars !^^ Il y avait du cartoon de fou dans les vieilleries, c’était vachement bien.
            Et de nos jours sur les chaines pour enfants, t’as plein de 3D dégueu mal animée, de cris et de hurlements, de rots et de pets…euh…
            Ouais ok il y a aussi du bon, mais c’est loin de faire la majorité. Comme à notre époque en fait, c’est pareil^^

          • Eddy Vanleffe  

            il n’y a pas de règles en la matière je pense..;
            c’est que perso je ne crois pas au concept de « ringardise » chaque truc est fait selon les standards de son époque… et après il y a de bonnes et de moins bonnes choses…
            Tu parles de remi sans famille … ça a sans doute vieilli, mais c’est une adaptation d’un roman français, les scnéario est donc
            1-original
            2-ne dépend pas des canons (un opposant par épisode-une morale)
            3-possèdes des moment sde grâce inoubliables ( la mort de Vitalis qui se revoit en chanteur d’Opera avant de rendre son dernier souffle avec ce plan sur les flocons sur un fond en forme de vitrail d’église…)
            4-est réalisé par Ozamu Dezaki qui possède une patte de réalisation (Lady oscar, Cobra et les oav de BlackJack…)
            cet animé avec les moyens de son époque a tout déchiré…
            Pixar est tellemetn différent qu’on ne peut pas les comparer…sauf que si… La-Haut commence par le résumé d’une vie en « muet » qui reste un des uppercuts les plus tristes de l’histoire de l’animation américaine mainstream…
            exactement ce qu’ pu être Remi en son temps et sur un autre format…

            après techniquement, on est meilleur aujourd’hui…oui… mais même Disney de fait pas zootopia ou la reine des nieges tous les ans…

          • Jyrille  

            Niveau animation, les mangas de l’époque comme Capitaine Flam ou Cobra, c’était tout de même pas super. Alors non, de nos jours aussi il y a de la mauvaise animation, mais de manière générale, je trouve que les scénarios sont moins insipides, plus drôles, plus originaux. Les zinzins de l’espace sont les vrais descendants de Tom and Jerry. Qu’on ne peut pas comparer avec le reste, puisque dès les années 60, il était impossible de refaire ce genre d’animation : trop cher. Les seuls capables de faire ça maintenant, c’est Pixar, avec des courts métrages avant les films (comme Presto qui est un chef d’oeuvre).

            Mais oui, il y a toujours des trucs bien et des trucs nuls, c’est sûr. C’est simplement que de manière globale, ce que j’ai pu voir d’actuel prend moins les enfants pour des neuneus. Je serai incapable de revoir un épisode de Maya l’abeille ou de Rémi sans famille aujourd’hui. Une tristesse sans nom à chaque épisode…

            Quant à Kuzco, c’est un excellent dessin animé, j’ai dû le voir trente fois. Il est drôle, original, enlevé, rien à voir avec un schéma ultra classique comme la Petite sirène. Et puis tu as Raiponce et la Reine des neiges, bien ancrées dans la modernité, et qui se moque des princes charmants.

          • Matt  

            Moi l’impression que j’ai Jyrille, c’est qu’il y a eu un effet ras le bol des contes de fées « neuneu », mais qu’en prenant le contrepied du truc de nos jours, on fait du « drôle fun meta » qui désamorce tous les effets dramatiques…et il y aura aussi un ras le bol au bout d’un moment Parce qu’à force de se moquer des clichés, de désamorcer le sérieux, ça raconte quoi ?
            Certains dessins animés moins neuneu ont hélas pris le parti de faire uniquement de la comédie. Et ça ne reste pas la comédie. ça se moque mais ça ne marque pas. Et il n’y a plus d’effroi, plus de brutalité. Et il en faut aussi pour forger le caractère^^ Tout le monde est rigolol, même les méchants, etc.

            Alors oui les vieux Disney parfois maintenant ça fait vieillot, cliché, machiste avec ses princesses juste bonnes à tomber amoureuses.
            Mais de nos jours ça déconne trop, il n’y a plus de tension dramatique et un personnage féminin connait forcément le kung fu ou les armes sinon le film se fait traiter de machiste^^
            Big scoop : des femmes, et des hommes aussi, qui ne savent pas se défendre, ça existe quand même, qu’on vive dans un monde tolérant ou pas. D’ailleurs ça va finir pas avoir un effet pervers cette tendance : ça va humilier les plus faibles qui ne sont pas capables de faire les trucs incroyables que TOUS les personnages seront tenus de faire pour avoir l’air politiquement corrects.

            Mais je m’égare^^

            J’ai pas honte d’aimer des Disney et d’adorer les Looney Tunes ou TOm & Jerry.

          • Eddy Vanleffe  

            Je ne juge pas l’animation sur ses moyens (4 à 8 images par secondes) pour le considérer comme de qualité Cobra, c’est une des meilleures séries de tous les temps, le parrain de tous les cowboy bebop de la planète avec des scénars cruels, variés (competition de sport, chasse au trésor, douze salopards, vengeance, braquages, voyage dans le temps, james bond)un héros immédiatement iconisé par son canon dans le bras.
            Remi est un truc plein de pathos qui horripile facilement mais les japonais sont les meilleurs dans ce domaine, et ils sont loin d’être infantilisant.
            Le film de Galaxy Exrpess 999 est une fable d’une force poétique hallucinante et surtout d’une créativité u’on peine à retrouver aujourdh’ui….
            le rythme aujourd’hui est en effet plus rapider pouvant rendre « laborieux » le visionnage d’un truc plus vieux, mais on a la même chose dansles vieux films pourtant la nouvelles version des Sept mercenaires ne peut pas faire oublier la première, à moins de ce dire qu’il faut enterrer le passé sous la technologie infromatiue car oui cette révolution a fait prendre un coup de vieux monumental à tout aujourd’hui…
            une bonne série que je conseillerais sur Netfllix (pardon Matt!^^), c’est « Le prince dragon » scénar intelligent, épique, progressiste et bien rythmé dans un univers cohérent et attrayant…

          • Matt  

            J’aime pas Netflix mais j’suis pas idiot, je sais bien qu’il y a de bons trucs diffusés dessus^^ C’est la méthode de diffusion hyper concurrentielle et sélective que je n’aime pas.

            Sinon moi je reste convaincu qu’un rythme plus lent n’est pas un truc « vieux »
            C’est juste qu’on nous a habitué à un rythme frénétique de stressés de la vie. Netflix propose même de regarder les films en accéléré, ça vous dit quoi de notre monde de cinglés ?
            Non, le rythme rapide n’est pas synonyme de modernité, mais de maladie^^ On est tous au taquet et écartelé entre 50 trucs à voir comme des gosses dans un magasin de bonbons. Et plus ça va vite, plus on peut consommer. Plus le rythme est effréné et moins on a le temps de questionner la logique du scénar (cf Star Wars 9 ^^)

            On ne me convaincra pas que vitesse = progrès.

          • Kaori  

            « Et bien voilà : rien qu’en voyant Dora l’exploratrice tu te rends compte de la qualité bien plus étendue. Je te citerai Code Lyoko, Martin Matin, Ben 10, Pucca, Oggy et les cafards, Les zinzins de l’espace, Martin Mystère… et en film Disney, on a eu La petite sirène, ils ont eu Kuzco et Mulan (que je n’ai toujours pas vu pour ce dernier) ! »

            Attends, je crois que je fais un malaise, je reviens…

            Non, non, non, c’est pas possible, je ne peux pas te laisser dire que ce que tu cites est MIEUX que ce que nous on a eu dans les années 70-80-90 !
            Ou alors c’est parce que tu recherches l’humour !
            Code Lyoko, ouais, y avait un peu de fond, c’était pas si mal. Niveau animation c’était par contre très laid. Oggy et les cafards, rien que la musique, j’ai de l’urticaire. Au même niveau que Zig et Sharko pour moi.
            Je préfère encore Tom et Jerry.
            Ben 10, la première série avait un potentiel, en terme d’animation. La dernière est horriblement laide.
            Martin Mystère, rah la bande de têtes à claque !
            Les zinzins de l’espace, euh j’ai dû regarder un épisode…
            Non, vraiment, c’est tout ce que je déteste…
            Tu m’aurais cité Star Wars Rebel, encore ! Ca, c’est une bonne série d’animation assez récente.
            Allez, une autre que je trouve réussi et qui me fait bien marrer (avec un super doublage en prime) : les as de la jungle.

            Mais le reste, non, non non.
            Quand le Club Do a fermé ses portes, on s’est retrouvé avec quoi ? La famille Delajungle !!! Le dessin animé le plus laid du monde !!! Mon fils s’était entiché de ses rediffs quand il avait 5 ans, donc j’en ai vu quelques-uns, c’était pas si con que ça, mais mon dieu que c’était laid !! La même clique que les Razmockets. Nickelodéon, le mal incarné. Bob l’éponge quoi !

            Mes enfants regardent pas mal de dessins animés (et on n’a pas d’abonnement), donc pour les enfants, je dirais que ce qui sort du lot, c’est Ninjago, Miraculous, les as de la jungle, Gumball (pas mal de référence pour les adultes).
            Mais y a aussi le pire, comme She-zoo, les fesses (un truc de slip dont je ne me rappelle plus le nom), Rekkit etc…
            Rien, rien, rien ne pourra jamais égaler l’âge d’or de nos dessins animés des années 80.
            Tous les samedis, on attend les épisodes de Nicky Larson et ma fille est fan de Captain Tsubasa. Les deux sont fans de Dragon Ball Super (pareil, ils peuvent se lever à 7h exprès pour les re-regarder)…
            Ah, si, en récent, ils aiment bien les Avengers et Spider-man…

            Je ne leur montrerai pas Rémi ou Lady Oscar, ou même Princesse Sarah. Pour moi c’est des mélos, que j’ai aimés suivre enfant, mais un vrai cauchemar, ces machins, c’est quand même super malaisant ! Le petit Lord et tout ça, même registre, on n’en fait plus des comme ça. J’ai encore un peu de mal à comprendre pourquoi on s’/nous infligeait ça.
            Mais c’était quand même vachement plus beau que les trucs américains fait à la va-vite !

            Quant à la petite sirène, mais c’est des classiques, oui, mais ils resteront à jamais. Kuzco, je l’ai vu une fois, ça ne m’a pas du tout parlé. J’en ai oublié tout le film. Mulan, par contre, oui, j’adore. Mais la petite sirène, bon sang !

          • Jyrille  

            Je m’exprime sans doute mal, et j’ai également très peu de nostalgie pour les vieux dessins animés, en tout cas on a du mal à se comprendre…

            Alors Matt, je suis d’accord pour dire que rapidité ou changement de paradigme n’est pas forcément synonyme de modernité. Mais c’est également bienvenu d’avoir cette diversité.

            Eddy, je ne me souviens pas vraiment de Cobra, peut-être as-tu raison, je commence à perdre ma vision de l’enfance…

            Kao, d’accord pour dire que Tom et Jerry c’est génial (ça l’est) mais non, tu ne peux pas dire que les dessins animés des années 80 et 90 sont l’âge d’or ! Bob l’éponge, que j’avais oublié, c’est absolument génial ! La famille pirate, c’est super, Martin Matin c’était drôle et original, et Oggy et les Zinzins, c’est drôle, décalé, oui, c’est mieux que Hannah Barberah !

            Enfin bon, je manque de culture finalement. En tout cas c’est clairement mon ressenti, et pourtant, j’ai passé mon enfance devant la télé (ma meilleure amie à l’époque).

          • Kaori  

            Pourquoi tu dis que tu manques de culture ?

            Alors pour Hannah Barbera, je ne vais pas te contredire, je n’ai jamais aimé.

            En tout cas on avait la même meilleure amie, mais peut-être pas les mêmes émissions à regarder ;) .
            Et surtout, je mets l’animation avant le propos. Un dessin animé avec des dessins moches, mal proportionnés ou irréalistes comme Bob l’éponge, je n’y arrive pas. Ok ça peut être drôle ou satirique, mais ça ne m’intéresse absolument pas. Ce n’est pas ce que je recherche.

            Martin Matin, toujours pas vu, je sais juste que ça existe parce que mes élèves regardent… Quand ma fille regarde, je lui demande de changer, ou je reviens plus tard ^^;;;

        • Jyrille  

          Parce qu’il y a une tonne de DA que je n’ai pas vus, ou oubliés (comme Cobra)… Mais je ne réagis pas comme toi car je ne mets pas l’animation en premier lieu. Et j’essaie de m’adapter aux enfants, ce qui les intéresse. Ils adorent Bob l’éponge, que je ne trouve pas moche du tout. Pucca, c’est basique autant pour le dessin que l’animation mais c’est hyper drôle. Bref, je ne me mets pas à mon niveau lorsque je parle de DA, j’essaie de voir ça avec mes yeux d’enfants. Et ce qui compte va plus loin que la beauté du dessin ou de l’animation je pense, même si évidemment je suis émerveillé chaque fois que je vois un Miyazaki ou un Tex Avery.

          • Eddy Vanleffe  

            Voilà c’est le filtre qui manque pour bien se comprendre. ^^ On en parle pas de la même chose…
            Je m’en balance du regard des enfants . évidemment que je trouve que Dora est certainement très pédagogique…
            MAIS pour moi L’animation n’est pas un truc pour enfant. et ça dès mon enfance justement.
            Cobra n’est pas un truc pour gosse du tout (parce que retrouve la peau du dos arrachée de sa petite amie clouée sur un mur… c’est un peu gore…^^)
            Je vois les oeuvres indépendamment de leurs supports…
            On a plus aujourd’hui d’adaptation de classique littéraire par exemple…
            Non pour moi il y a des dessin animés mal faits et d’autres bien faits… parfois sans moyens, mais ça c’est une autre histoire….
            Je militais au moment du grand boum des 90′s pour que justement l’animation ne soit pas claquemurée à cette vision prisonnière d’un truc pour gamin. pendant qu’on regardait Albator OU Ulysse les adultes s’avachissaient devant Santa Barabara ou La roue de la Fortune…qui regardait des débilités? eux ou nous?
            Les Japonais adorent le mélo et on eu une passion pour le romantisme et la littérature européenne…
            Ils ont été très influencés par les écrivains assez ironiques comme Dickens ou Jane Austen et il ne fait pas chercher plus loin la naissance de série comme Candy, Princesse Sarah (adapté d’un roman de Frances Hodgson Burnett), Georgie etc…
            Rem Sans Famille vient d’un roman d’Hector Malot sans doute influencé par les Mystères de Paris ou Les Misérables.
            Lady Oscar est une extrapolation du Marie Antoinette de Stefan Zweig (le seul qui a fantasmé l’idylle avec le noble suédois de De Fersen) en croisant ça avec la vie d’un transformiste, lui inspiré du chevalier D’Eon…
            on peut aussi parler du programme d’incitation à la lecture qu’était le World Masterpiece Theater produit par la Nippon Animation un vaste projet donnant lieu à Heidi, Un Chien des Flandres, Tom Sawyer, Les Robinson Suisses, les 4 filles du docteur March etc…
            tandis que la Tokyo Movie Shinsha se chargeait de l’Ile au Trésor.
            rien que cette « facette » de la japanime des années 80 montrent une volonté d’ouverture et de diversité qu’on a plus de mal à trouver aujourd’hui…
            Attention, on essaie de toucher tous les publics désormais, mais en même temps et ce faisant, on lisse chaque série. Nickolodéon se sont spécialisé un temps dans le satirique mais je trouve ça souvent trop moche pour pouvoir y jeter ne serait-ce qu’un oeil…
            Il parait que Bob L’éponge, c’est bien, mais je ne peux pas, même si j’y décèle parfois un peu de l’esprit des Monty Pithon…

          • Kaori  

            J’attendais ton intervention, Eddy, parce que tu défends mieux les animes de notre époque que moi ^^

            Bon ben voilà, tu as mis en avant une partie de ce qui rendait sérieuse l’animation de cette époque : l’adaptation de la littérature. Après, même si c’était des romans, c’était quand même très très extrême, mais oui, on retrouve du Dickens…

            LADY OSCAR, c’est mon premier traumatisme animé, juste après LE TOMBEAU DES LUCIOLES. Naïvement, je pensais que tous les dessins animés passant à la télé étaient à destination des enfants et donc, devaient bien finir…
            Je les ai tous regardés, ces dessins animés tristes à mourir (bon sang, LE CHIEN DES FLANDRES, je n’ai pas regardé en entier, je me suis spoilé la fin, jamais je ne regarderai ça !), et malgré leur plombage d’ambiance, il y avait une vraie trame, des valeurs, ça racontait quelque chose…

            Je ne souhaite pas forcément imposer ça à mes enfants, mais il n’empêche que je les trouve bien moins gâtés que nous…

            Notre point principal de discordance vient du fait que je regarde l’animation dans le premier but de rêver… pas de me divertir, mais de voyager, partir dans un autre univers… et si l’animation est légère ou excentrique comme dans la plupart des œuvres que tu cites, Jyrille, alors forcément, ça ne fonctionne pas sur moi…
            Le seul dessin animé du genre que j’ai apprécié, c’était LES SIMPSONS. Pour l’originalité, les références, l’irrévérence, mais ça s’arrête là. Et c’est un dessin animé à destination des adultes, qui plus est…
            Je me rends compte que l’esthétique a une grande importance dans l’appréciation que j’ai d’une oeuvre, et je pensais bêtement que c’était le cas de tout le monde…. Je me rappelle de HE ARNOLD. Tu te rends compte que ce garçon avait une tête en forme de ballon de rugby ?? Rien que ça, c’était rédhibitoire :D

          • Matt  

            Z’ont bien raison les voisins du dessus (Eddy et Kaori)
            Après il y a peut être un malentendu avec Jyrille quand il parlait de meilleurs dessins animés. Peut être plus adaptés aux enfants alors oui. Pas meilleurs artistiquement parlant.
            Parce que c’est clair qu’à notre époque un Ken le survivant c’était pas pour les gosses^^ A tel point qu’il a fallu plein de censure et un doublage ridicule pour rendre ça acceptable pour les enfants.
            Cobra non plus, pas pour les enfants en effet. Mais à notre époque la France se disait « dessin animé = enfants » alors ils ont tout pris pour diffuser ça dans des programmes jeunesse et se sont retrouvés emmerdés à devoir censurer la violence et les allusions sexuelles (city hunter^^)

          • Matt  

            Et les Disney étaient certes plus clichés aussi. Mais ça c’est l’époque qui a changé, pas la qualité des dessins animés. Du coup ça s’accompagne de thématiques différentes dans les programmes jeunesse.
            Après ça reste très bon en tant qu’œuvres.

          • Matt  

            Mais je trouve qu’il y a quand même une tendance à l’hystérie de nos jours qui n’est pas forcément une bonne chose^^
            Des dessins animés qui vont hyper vite, ou ça hurle partout.
            Là je pense plutôt que c’est une mauvaise habitude à donner aux gosses, ça va les conditionner à n’aimer que les trucs qui explosent de partout et qui ne prennent pas leur temps (pour les préparer à aimer les trucs tout mal foutus comme Star Wars 9 ?^^)

  • JP Nguyen  

    Après visionnage de l’épisode 1, je retrouve pas mal l’ambiance des films de Abrams et ça me va bien, puisque c’est la version de Star Trek qui a ma préférence !
    Par contre, c’est vrai que le pacifisme est aux abonnés absents, ne serait-ce que dans la signfication du titre « Des salutations vulcaines »…
    Je serais bien tenté de me faire la suite mais faudrait que j’arrive à vendre ça à ma chère et tendre…

    Je trouve abusé de qualifier ça de Star Wars car quand même, on garde quasiment tout du décorum de Star Trek. Il y a des institutions, comme Starfleet, une chaîne hiérarchique, de la politique, du techno-babble sur les filtres/capteurs/l’armement. Star Trek garde son habillage plus « intellectuel », face à Star Wars qui est privilégie le fun et l’action.

  • JP Nguyen  

    Bon, j’en suis à 13 épisodes sur 15 et… j’aime beaucoup !
    Il y a de chouettes personnages et des twists qu’on ne voit pas trop venir, avec des morts soudaines. J’aime bien Sonequa Martin-Green dans le rôle principal, les effets spéciaux assurent bien et certaines touches d’humour sont bienvenues.
    Thanks Patrick !

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