L’Alpha et l’Oméga (La division Alpha de Byrne)

Focus : La Mort de Guardian

Boom !

Mort à l’arrivée !

ParOMAC SPYDER

VO : Marvel

VF:  Lug

La rubrique Focus se concentre sur un moment ou un persooange en particulier dans notre vie de lecteur. Avec ses cheveux bien coiffés en arrière et la raie au milieu, le petit Omac Spyder a décidé de vous faire un exposé sur la mort de Guardian, le leader de la Divison Alpha.

Cette histoire légendaire n’a toujours pas été réédité chez les marchands de sandwichs….

Il est un comics qui a marqué de façon indélébile les lecteurs de Strange : celui voyant le leader de la Division Alpha mourir de façon brutale à la fin de l’épisode. Le Strange numéro 192 du mois de décembre 1985 contient en effet l’épisode 12 de la série Alpha Flight, baptisée sous nos latitudes « Division Alpha ». Son titre en version française : « Rendez-vous avec la mort » ( « One shall surely die », en v.o.).

SOS d'un leader en détresse

SOS d’un leader en détresse

Ce rendez-vous est alors une annonce au caractère inéluctable : à l’issue de ce numéro, un des membres de la Division Alpha aura trouvé la mort. Commence alors un épisode où cette épée de Damoclès pèse au-dessus de la tête de chacun des protagonistes. Et en même temps, est-ce la vérité? Et si ce rendez-vous était un rendez-vous manqué où la fin de l’épisode se conclurait sur un pied-de-nez à la mort programmée par ce titre?

Or, il n’en est rien. Et nous resterons médusés à la fin. Revenons un peu sur cet épisode clé qui contient tant d’éléments qui mènent rationnellement à une issue fatale tandis que le lecteur pris émotionnellement dans ce récit ne peut s’y résoudre.

Usual Suspects

Usual Suspects

Les hérauts de la Mort

Les vilains convoqués pour ce rendez-vous mortel sont des personnages déjà évoqués dans le passé de la jeune équipe : la Division Oméga (Oméga Flight en v.o.). C’est le groupe en formation qui était sensé pouvoir intégrer la Division Alpha à l’issue de son entraînement. Ce sont un peu les Nouveaux Mutants des X-Men, sans la jeunesse, mais avec l’inexpérience.

Quel danger peuvent-ils bien représenter? Nous retrouvons des personnages aux mines patibulaires comme Byrne sait les dessiner : Box : dirigeant un robot synthézoide à la force démultipliée, Lil Diamond au corps de diamant, Flashback pouvant invoquer ses doubles temporels, Smart Alec à l’intelligence améliorée, Wildchild sorte de Dents de Sabre du pauvre. A l’affiche, pas de quoi fouetter les Alphans. Seulement voilà, le timing est important. Et dans celui de l’équipe canadienne, l’heure est particulière, la conjonction des éléments tend à son affaiblissement au pire des moments. Une conjonction fatale des événements s’organise insidieusement, planche après planche.

Guardian saute...sur l'occasion!

Guardian saute…sur l’occasion!

La Division divisée

Lorsque Guardian lance le rappel des troupes une fois qu’il réalise être tombé dans un piège, celui orchestré par Jerry Jaxon, l’équipe est toujours au Canada, dispersée et suivant le cours de leur vie. Si le couple Hudson est à New York, c’est que James McDonald Hudson a accepté une offre opportune de travailler pour le groupe Roxxon (épisode 10). Cela forme une aubaine inespérée après la fermeture par le gouvernement du Département H, émanation des services secrets canadiens hébergeant et finançant le programme Alpha, Bêta et Oméga.
Les épisodes précédents ont montré les différentes aventures survenant aux Alphans.
Aurora et Véga ont affronté un ennemi commun dans l’épisode 8.
Sasquatch a combattu seul le Super-Skrull (épisodes 9-10).
Puck a vécu une aventure dans l’hôpital-même où il était hospitalisé (épisode 3) après avoir été blessée par une Marrina devenue sauvage (épisode 2).
Harfang a combattu seule de son côté dans le fameux épisode de la tempête de neige et de la planche blanche de Byrne.
Marrina quant à elle est partie suivre sa quête sur ses origines avec le Prince des Mers, Namor, après la bataille contre le Maître .

Après ces aventures individuelles, l’équipe doit se rassembler pour répondre à l’appel.C’est la seconde fois seulement que l’équipe sera rassemblée depuis le début de la série.

Les feux de l'amour et du hasard

Les feux de l’amour et du hasard

Le temps perdu…

Le rassemblement de l’équipe ne se passe pas aisément. Et les Alphans vont perdre un temps précieux à rejoindre leur « fearless leader », comme le surnomme le Dr Walter Langkowski.
Celui-ci connaît d’ailleurs des crises de folie furieuse sous son avatar de Sasquatch. Les jumeaux Véga et Aurora se sont brouillés suite à leur dernière aventure, Aurora souhaitant voler de ses propres ailes, ce qui n’est pas du goût de son frère, le duo évoluant un peu à l’instar d’un autre duo de mutants : Vif-Argent et la Sorcière Rouge. Véga veut protéger sa soeur d’elle-même, de sa double-personnalité, et de sa relation avec Sasquatch.
Cette relation « fraternelle-plus-un » rappelle le triangle Vif-Argent, Sorcière Rouge et Vision. Pour Véga, Sasquatch est un monstre qui doit rester éloigné de sa soeur. Le rassemblement de ces trois-là cause d’emblée une difficulté et les susceptibiltés vont être mise à rude épreuve. Tout comme le lecteur qui attend de voir l’équipe secourir son leader et cesser ses enfantillages, il faudra l’intervention du sage Shaman pour mettre l’équipe, moins Marrina contant fleurette au fond de l’Océan, en route vers le signal d’appel.

Il y a ainsi comme un déni de la situation de danger dans la réaction des protagonistes. Comme des enfants, ceux-ci se querellent, oubliant la situation de détresse, retardant le départ, comme si la réalité pouvait attendre. Comme si le temps suspendait son vol.

"Alphans, rassemblement! " Il était temps...

« Alphans, rassemblement! « 
Il était temps…

Alpha Crash

La Division Alpha, l’équipe canadienne qui a tenu tête aux Etranges X-Men, est enfin rassemblée. Elle compte dans ses rangs un colosse velu orange qui s’est frotté à Hulk, un puissant Shaman aux pouvoirs magiques confirmés, une déesse métamorphe aux transformations animales impressionnantes, deux speedsters aux tempéraments vifs. En face d’elle : une équipe de débutants, des apprentis dont la formation s’est arrêtée soudainement lorsque le gouvernement a coupé les crédits.

La Division Alpha est-elle pour autant opérationnelle? Les évènements précédents ont laissé des traces importantes, et celles-ci vont largement interférer dans cette bataille rangée où le poids lourd alphan fait face à l’outsider oméga.
Le temps de l’épisode s’écoule. Et nous attendons que la Division Alpha règle rapidement ce problème de Division Oméga. Or, les choses ne se passent pas comme prévu…

Le bal commence : chacun choisit un partenaire

Le bal commence : chacun choisit un partenaire

D’emblée, là où les jumeaux fonctionnaient de concert au temps de leur partenariat fraternel, ici Aurora se jette dans la mêlée en provoquant son frère quant à son inaction. Elle choisit de se frotter à Wildchild, rencontre de type « la belle et la bête », mais qui ne profite pas à la belle Aurora. Lancée en solo au combat, l’attaque rapide de Wildchild la désarçonne et Aurora se retrouve figée par cette violence physique inattendue lui laissant les marques de lacération sur le corps. La double personnalité d’Aurora la paralyse, la laissant vulnérable.

Sasquatch, le colosse orange ayant envoyé Colossus dans les airs et s’étant frotté à Hulk, affiche ici une hésitation qui profite rapidement à l’élément fort des Oméga : Box. Cette hésitation à utiliser pleinement sa force est due à sa crainte d’entrer à nouveau dans une furie incontrôlable. Sasquatch se retrouve ainsi paralysé par sa propre peur et vaincu par le synthézoïde Box.

Sasquatch mis en boîte!

Sasquatch mis en boîte

C’est au tour d’Harfang, la déesse Narya, de se jeter dans la mêlée, avec le pouvoir impressionnant qui est le sien. Hélas! Le sort qu’avait utilisé Shaman au moment de sa naissance (voir l’épisode des origines) a lié la déesse à la terre du Canada. La bataille se déroulant à New York, la déesse voit ses forces la quitter, son corps dépérir avant même d’avoir porté un coup. Smart Alec, qu’elle visait dans son début d’attaque, dira qu’il avait anticipé cet effet par son intelligence améliorée. Shaman vole à son secours mais sur un champ de bataille, un blessé et un soldat qui secoure, cela fait deux ennemis neutralisés. Au temps pour la Division Alpha qui perd ici de précieux points.

Par la Déesse! Loin du Canada, loin du coeur...

Par la Déesse! Loin du Canada, loin du coeur…

En un temps record, ce sont donc quatre Alphans dont trois poids lours qui accusent une défaite. Restent en lice Véga et Puck. Le premier rattrapera la bévue de sa soeur, tandis que le second tirera Guardian des pattes de Flashback en assommant l’original, faisant disparaître les clones temporels du même coup.

La première équipe de super-héros canadiens se retrouve dans une situation inattendue : seuls deux de ses membres réussissent à agir efficacement. La Division Oméga conserve l’avantage pendant un temps précieux. Cependant, cette situation n’a pas l’air d’alarmer Guardian qui prend le temps de remercier Puck, et qui, comme déconnecté de la réalité, les exhorte à battre « ces clowns », cette équipe de seconde zone qui ne vaut pas celle des X-Men.

Guardian qui prend son temps : Un combat comme tant d'autres...

Guardian qui prend son temps :
Un combat comme tant d’autres…

Un compte à rebours fatal

Le temps est compté. Le titre est clair : rendez-vous avec la mort. C’est un rendez-vous sous forme de compte à rebours qui s’est engagé dans ce numéro 12 de la Division Alpha. Les planches comportent souvent cinq cases, avec un découpage classique, montrant le combat dans des séquences s’enchaînant inéluctablement vers l’issue. Cependant, dans la forme, rien ne transparaît. L’histoire se déroule sous les yeux du lecteur comme une enième histoire de combat contre une menace qui n’a de mortelle que le nom. La première fois que l’équipe a été réunie, elle s’en est sortie par un travail d’équipe sans faille : contre le grand monstre Toundra, l’attaque puissante de Sasquatch, la pluie de Shaman utilisant l’eau de la lame de fond apportée par Marrina, conjuguée à la spirale des jumeaux Véga et Aurora, finit par dissoudre la menace. Bref, une efficacité redoutable face à la Nature incarnée.
Mais ici, il plane un doute. La division de l’équipe amène à un déroulement du combat qui semble s’enchaîner un peu malgré eux.

Un découpage classique pour une issue qui dérape...

Un découpage classique pour une issue qui dérape…

Rapidement, les évènements s’enchaînent. Guardian est entraîné par Box vers une pièce isolée où le combat prend des allures de duel. Et ce duel s’avère en fait être une vengeance : pas de Roger Bochs dans l’armure mais Jerry Jaxon! L’ancien collègue de James McDonald Hudson a subi une descente aux enfers après le départ de celui-ci lorsque ce dernier est parti emportant au passage le prototype d’armure. Perte d’emploi, séparation familiale, tentative de suicide ayant entraîné la perte de l’usage de ses jambes, autant de maux dont il impute la responsabilité pleine et entière à Guardian et sa Division Alpha. Pour satisfaire sa soif de vengeance, Jerry Jaxon s’est associé à une femme fatale (qui sera en fait un androïde) et a organisé l’enlèvement de Heather Hudson. Guardian arrive à la rescousse, comme le ferait un Superman sauvant Loïs Lane. Une histoire que les lecteurs de comics connaissent bien : le héros scintillant venant sauver la miss en détresse.

Dès lors le combat qui s’engage est un combat personnel entre deux hommes qui se sont cotoyés et dont l’un souhaite voir l’autre mourir. Classique! Guardian doit bien évidemment puiser dans ses ressources et dans son raisonnement pour trouver le point faible du robot Box. Ce que font les vrais héros : ils allient force et intelligence. Un schéma toujours classique. Puis, le héros est mis au pied du mur et doit sauver la mise dans un temps imparti, afin de terminer de déjouer ce piège infernal. C’est alors une scène de compte à rebours pendant laquelle le leader de la Division Alpha montre un sang-froid héroïque, réarrangeant les pièces de son armure en surchauffe afin de garantir son intégrité. Une scène que le lecteur aurait pu voir dans un épisode d’Iron Man où celui-ci repositionnerait ses processeurs pour se sortir d’un mauvais pas. Le compte à rebours est lancé et se précise dans une planche extraordinaire de simplicité et de tension que Byrne maîtrise en associant chaque case au chiffre de ce décompte.

Compte à rebours Contrôle en 3 fois 3 cases

Compte à rebours
Contrôle en 3 fois 3 cases

Nous arrivons à cet instant au moment de bascule. Jusqu’ici, l’histoire suit un schéma classique où la menace est affrontée, où celle-ci évolue dans un combat personnel, et où la demoiselle en détresse est sur le point d’être libérée.

Comme nous l’avons vu, dans ce rouage classique se glissent quelques grains de sable qui, même anecdotiques, grippent le déroulement de l’histoire et altèrent son issue. Certes, les complications diverses et variées font partie intégrante des combats super-héroïques, afin de hausser le niveau de difficulté et ainsi accroître la valeur de la victoire. Cependant, ici, nous avons un schéma inverse : la menace ne grandit pas. Elle est dès le départ sinon peu importante au moins négligeable pour une équipe comme la Division Alpha qui combat les réservistes non entraînés de l’équipe Oméga. Et la menace diminue au fur et à mesure de l’histoire : lorsque la Division Alpha rassemblée rejoint Guardian, celui-ci obtient un renfort de poids, et lorsque Guardian combat seul à seul Box alors qu’il a déjà tenu tête aux X-men dans l’épisode mémorable l’amenant à passer du nom de Weapon Alpha à celui de Vindicator, le combat en face-à-face ne peut que lui être favorable.
Or, ce n’est pas le chemin que prend véritablement l’histoire. Le fil conducteur de l’histoire semble davantage tirer du côté des défaillances, des failles de cette équipe qui se décompose sous nos yeux : la Division Alpha appelée à la rescousse montre ses points de faiblesse accumulés au fil des épisodes précedents. C’est comme si la trame dessinée par Byrne depuis le début formait un écheveau dont il suffisait désormais de tirer le premier fil pour voir l’ensemble se détricoter progressivement. Là encore, la forme demeure classique au niveau des planches : le canevas se détricote comme il s’est tricoté, et nous passons du Flight au Crash.

From Flight to Crash

From Flight to Crash

Le rendez-vous avec la Mort

La séquence de cette scène où Heather, s’étant entre-temps libéré des griffes de sa kidnappeuse Courtney, part à la recherche de son héros de mari renvoie à cette idée d’un laps de temps de trop. Encore ce temps qui file, cet écheveau qui se défait pour aboutir à cette scène incroyable : Guardian est pulvérisé sous les yeux de sa femme! La superposition des deux premières cases indique bien le rapport temporel de la seconde de trop. Cette seconde où tout bascule, comme une conclusion à l’ensemble de ces grains de sable venant gripper le mécanisme. Jusqu’à l’explosion. La scène est d’une simplicité limpide : un instant, puis celui d’après. Pas de transition, juste cette ultime protection de Guardian à l’égard de son épouse : « Non! ne rentre pas! ».

L’explosion comme une conclusion de ce temps perdu. Une conclusion sous forme d’une flagrante déflagration. Après cette trame en apparence classique, après ces planches respectant les codes, le rendez-vous avec la mort a lieu. Et cette mort comme une interruption brutale rappelle alors que la mort survient insidieusement, dans un enchaînement de petits évènements qui s’entrelacent discrètement pour mieux se refermer sur sa victime.

La dernière planche, une pleine page, montre crûment cette réalité que le lecteur se prend de plein fouet. L’enchaînement du scénario et des séquences de Byrne nous amène à nous prendre le mur de cette réalité avec toute la déflagration qu’il contient alors. Là, pas de menace surdimensionné, pas de scénario épique catastrophique : une mort qui est la conclusion traumatique d’un épisode où le canevas de ce qui fait tenir la vie se détricote lentement. Ici, la mort n’est pas épique, elle est l’issue d’une division, d’un contretemps. La banalité devient tragique.

Déflagration : la réalité qui explose!

Déflagration : la réalité qui explose!

Byrne to be alive?

Cet épisode m’a fortement marqué comme lecteur de comics. Et je pense ne pas être le seul. Il regroupe en un seul temps ce qui a fait de la Division Alpha conduite par Byrne une équipe si particulière. Une équipe avec un fearless leader qui subit le leadership avant d’y trouver sa place, avec un colosse aux transformations impressionnantes, avec un petit homme velu bourru mais au coeur gros, avec une déesse vivant sa part d’humanité difficilement, avec deux êtres rapides comme s’ils se téléportaient, avec un équipier aux couleurs orange et vert au pouvoir spirituel, agissant sur les esprits. Et une femme rousse dévouée à son leader de mari.

Cette mort de Guardian, ça pourrait être la mort inversée de celle de Jean Grey : ici, c’est l’équivalent canadien de Cyclope qui meurt et Jean Grey qui survit. L’autre aspect inversé est d’une part le caractère épique et cosmique de la mort de Jean Grey face au caractère tragique et ordinaire de celle de Guardian, d’autre part le suicide de l’une face à la mort par contretemps de l’autre. Ce qui marque les esprits pour l’une c’est la mort du personnage, pour Guardian ce sont les circonstances à peine perceptibles mais qui renvoient à une tragédie ordinaire du contretemps, rendant sa mort plus brutale. Tout le long de cet épisode, le lecteur peut se sentir divisé en deux : d’un côté il connaît le titre de l’épisode, d’un autre il profite d’une lecture construite comme les épisodes précédents bénéficiant tous d’une issue favorable aux héros. Pourquoi en irait-il autrement? Lisant cet épisode la première fois, j’ai anticipé une sorte de twist inversé: le titre allait mentir et le rendez-vous annoncé n’aurait pas lieu. La mort aurait, encore une fois dans les comics, un contretemps. Or, l’histoire a construit un écheveau imperceptible qui contredisait insidieusement, par autant de grains de sable que l’on pouvait aisément mettre de côté, ce scénario, « mon » scénario. Cela provoqua une issue qui pulvérisera la conviction implicite qui guidait alors ma lecture. La Mort avait bien rendez-vous, malgré l’oubli, malgré la conviction. Et elle frappa, magistralement, dans une explosion de sentiments mêlés, à la toute fin.

L'Alpha et l'Oméga

L’Alpha et l’Oméga


« Byrne, baby burn! » 4/6
Une équipe de héros divisés qui perd face à des vilains Bêtas ? Un leader qui meurt bêtement sur le champ de bataille ? La mort de James Hudson alias Guardian est à la Division Alpha ce que celle de Phénix est aux X-Men : un must ! Anthony Uår en décortique la mécanique dramatique pour Bruce Lit.

La BO du jour : mais où est la notice de cette p**** d’armure !

38 comments

  • Vindicator  

    Vindicator approves ;). Quelle surprise de voir un second couteau faire la une de Bruce Lit. En même temps, la semaine dernière on a eu Iceberg ! Merci pour cet article :)

    • OmacSpyder  

      Guardian le valait bien! Et c’était l’occasion de faire revivre cette période de la Division Alpha. Un second couteau, peut-être, mais quel épisode!! Ça méritait bien la une!
      Et en plus, si Vindicator approuve, c’est la consécration ultime!! :)

  • Jyrille  

    Je ne comprends pas le choix de la BO mais j’approuve avec énergie.

    Je ne connaissais pas du tout cette histoire et encore une fois, les dessins de Byrne me plaisent énormément, mais l’histoire ne m’intéresse pas. Et puis j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’être confronté à ce genre de fin dans mes lectures bds, il aurait fallu que je la lise à l’époque. Cependant, cette dernière planche pourrait également être trompeuse : finir sur une action aussi inattendue est souvent signe de renversement de situation dans l’épisode suivant.

    La planche du décompte est vraiment chouette, j’avais été intrigué lorsque tu en parlais dans un autre commentaire, je suis bienheureux de la voir si facilement !

    • OmacSpyder  

      @Jyrille : Merci d’être passé! ;)
      Sabotage en b.o. : le titre reflète pour moi cette idée d’un sabotage en cours dans ce combat qui devrait être remporté en situation ordinaire. Byrne distille progressivement les éléments qui vont venir savonner la planche de cette équipe puissante sur le papier, aboutissant à cettec fin inattendue et mortelle.

      L’épisode suivant, à l’instar de la saga du Dark Phénix, s’ouvre bien sur les funérailles de Guardian. L’épisode débute par le cauchemar post-traumatique de Heather. Wolverine est présent. L’ambiance est noire et les dessins, encrage et couleur traduisent cette atmosphère sinistre. Pas de renversement, mais un enterrement donc.

      La planche du décompte est géniale en effet! Elle marque les esprits et montre bien ce moment de bascule entre les dessins limpides et clairs d’avant et ceux sinistres et pleins de confusion d’après…

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