Le défi Nikolavitch : Coupez, coupez, il en restera toujours quelque chose (la Snyder Cut)

Lé Défi Nikolavitch : Mais c’est quoi la Snyder’s cut ?

Un article de   ALEX NIKOLAVITCH

Illustration de  MATTIE  BOY

Chaque mois, Alex Nikolavitch, traducteur, romancier, essayiste, scénariste et subisseur des beuveries de Bruce Lit est mis au défi de répondre aux plus grandes énigmes de la culture populaire.

Je l’avais enfin, ce saint Graal, le pressage DVD probablement pirate et guatémaltèque du seul documentaire de Piotr Boljemoï, réalisateur moldo-slovaque de génie mort tragiquement écrasé par une caméra de 135 kilos en filmant un plan en contreplongée du fond d’un puits, celui dont Christopher Nolan saura s’inspirer quarante-cinq ans plus tard pour THE DARK KNIGHT RISES.

De ma main rendue tremblante par l’émotion esthétique, je le glissai dans mon lecteur, me décapsulai une bière artisanale brassée par les moines de Nanda-Parbat et m’installai avec délices dans mon canapé (oui, tout ça de ma main tremblante, cherchez pas). Les premières notes du générique, avec ses cartons maladroits retentirent, et…Et on frappa à ma porte. Je mis sur pause.

Je me proposais d’éconduire l’importun (ça ne pouvait pas être le facteur, il venait justement de me livrer la galette tant attendue) et j’ouvris la porte en me composant ma meilleure posture guindée et glaciale à la Alfred Pennyworth des grands jours, et…
Et merde.

C’était Jonah J. Monsieur Bruce, mon bien aimé rédacteur en chef. Ne disposant pas du maillet Harley Quinn amoureusement réalisé avec ma fille pour carnaval, je fus bien obligé de le laisser entrer.

D’un air grave, il s’installa au bout de ma table, comme pour présider une réunion cruciale. Que me voulait-il encore ?
« Niko, t’en penses quoi, toi, de cette histoire de SNYDER CUT ? »
Je sifflai ma bière d’un trait. On n’avait pas le cul sorti du sable, décidément.

Par où commencer, tiens ? Zack Snyder… Bon, c’est quand le même le mec qui a fait SUCKER PUNCH, film que j’aime beaucoup pour deux raisons, la première c’est qu’il y a Emily Browning en jupette et Scott Glenn, l’autre, c’est que j’ai dû en voir trois fois dix minutes dans le désordre en une dizaine d’années, et donc que je n’ai pas la moindre idée de ce que ça raconte. J’ai juste vu des scènes marrantes et complètement foutraques avec des dirigeables nazis qui m’ont fait penser à l’attaque de Londres dans le manga HELLSING.

Ouais, y a des domaines où je suis faible et corruptible.
@WarnerBros

Pour le reste, oui, c’est vrai que j’aime bien 300 pour le côté complètement ouate de phoque de faire un peplum qui soit en même temps une comédie porno gay. C’est quand même un des films les plus drôles du monde, quand on y pense. Hein ? La véracité historique ? Aux dernières nouvelles elle était passée sous les pattes des rhinocéros de guerre de Xerxès et se remet péniblement au service des polytraumatisés de la Salpétrière, merci de demander. Vraiment, merci pour elle.

Bon, on me souffle dans l’oreillette que c’est le mec qui a fait WATCHMEN, aussi. C’est vrai. Film qui a plein de qualités et peut convaincre n’importe qui que Snyder sait faire de l’image. C’est blindé de plans méga iconiques… la plupart étant d’ailleurs des reprises de plans de la BD, mais en image qui bouge, forcément, c’est plus mieux. Y a toutes sortes de bonnes idées, dans ce film. J’en aime beaucoup le générique, d’ailleurs, dont l’enchaînement parvient (presque) à me faire supporter la musique dessus, un de ces trucs de Dylan dont… non, je ne vais pas partir sur Dylan, sa voix atroce, le vide musical du truc et la poésie niveau collège, c’est pas le propos (Salopard d’enculé – Ndr). Bref, WATCHMEN qui aurait été le film de super-héros parfait si Snyder avait pigé de quoi parlait la BD. Tant pis, on fera mieux la prochaine fois.

La prochaine fois, d’ailleurs, c’était quoi ? Ah oui, MAN OF STEEL. Ça c’est un truc assez marrant, tiens. Alors qu’il reslipait chastement les Spartiates dans 300, là, il déslipe Superman. Paye ta cohérence artistique. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça voulait dire beaucoup.

Bref. Je vais pas casser du sucre sur le film, dont il y a dix minutes que je trouve vraiment à mettre au crédit du réal et des auteurs avec qui il bossait, cette séquence où le message « you are not alone » parvient à la Terre. Elle est vraiment chouette. Tendue. Y a une pure ambiance, et une ambiguïté sur le fil en VO, puisqu’on ne sait pas au départ si ce « you » s’adresse aux Terriens découvrant qu’ils ne sont pas seuls dans l’univers ou uniquement à Kal-El. Ça, c’est top. C’est de l’écriture comme je l’aime. Après, j’aime bien Amy Adams dans le rôle, y a pas de souci, et franchement, Cavill fait bien le job. Mais qu’est-ce que je m’emmerde comme un rat mort avec ce film… Et pourquoi faire de Jonathan Kent un tel connard, d’ailleurs ? Ah si, je sais. Jonathan Kent, à la base, c’est la sagesse rurale du New Deal de l’époque Roosevelt. Les valeurs de l’Amérique profonde, celle du travail dur méritant salaire, de la solidarité et de la main tendue. Et on sait que la tendance de fond, entre les années 50 et 80, a été de laminer et rendre impossible même de penser à nouveau le New Deal en termes politiques. Du coup, les descendants de Jonathan Kent votent Trump, offrent des AR-15 à leurs mômes et regardent du Ku-Kux-porn sur Fox News. Le film prend acte de ce changement sociologique et tente une synthèse qui tombe à plat. Dont acte. Ou alors c’est que Snyder n’a rien compris aux valeurs du personnage, celles qui font de Superman non pas un Kryptonien eugéniste et raciste comme ses ancêtres, mais un modèle de bonté et d’espoir.

Une théorie, c’est qu’en fait, Snyder a compris le personnage, sur le fond, et a construit sa trilogie dans l’idée de le faire passer graduellement de connard à mec bien.

En vrai, je ne sais pas.
Bref, il a enchaîné sur BATMAN V. SUPERMAN DAWN OF JUSTICE (je crois que c’est comme ça que ça s’appelle. Avec un titre aussi alambiqué, on était en droit d’espérer un bijou du genre LES AVENTURES DE BUCKAROO BANZAI DANS LA HUITIEME DIMENSION, mais en fait non), et… voilà un film que j’aurais voulu aimer. Vraiment. Il y a, c’est indubitable, une vraie volonté derrière, une vision, quelque chose. Et… Et.

Punaise, ils ont réussi à foirer même le Lex Luthor et le Alfred. Non, sérieux, la Wonder Woman est top, mais mickeymouser sa bande-son quand elle apparaît, c’est pas possible, par exemple. Ça se veut cool (le morceau est cool, d’ailleurs), mais le résultat, du fait du montage frénétique, devient ridicule. Les enjeux sont pétés comme pas possible, et toutes les scènes fortes (et Rao sait qu’il y en a) (Rao, le dieu solaire de Krypton, pas le druide de Marseille) (sérieux, quoi, non) (vous me laissez continuer, oui?) (merci) sont désamorcées par le récit qu’il y a autour. Le rêve prophétique ? Scène balaise. Qui tombe comme un cheveu sur la soupe, qui n’est suivie que de trois allusions en fin de film… Franchement, j’aurais vu ça dans les mêmes conditions que SUCKER PUNCH, j’aurais dit « cool ». Mais là… Bref, c’est pas mon genre de tirer sur l’ambulance (enfin si, vu que c’est ce que je fais depuis le début de cette péroraison) (mais même les bornes se doivent d’avoir parfois des limites, sinon c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, comme disait toujours la petite voix dans ma tête les matins de gueule de bois) et pour le coup, je n’ai pas été voir la version longue, qui existe pourtant. J’avais vu celle de WATCHMEN, qui ajoute des choses vraiment intéressantes, et tenté celle de SUICIDE SQUAD, qui tente de limiter la casse, mais je n’ai jamais réussi à trouver les forces de me faire celle de BVS-DOJ (dit comme ça, ça fait un peu projet boursouflé à la Hickman, tiens) (non rien).

Bref, nous arrivons donc au sujet du jour. Oui, les enfants, tout ce que vous venez de lire n’était que l’introduction de l’article. Allez-y, détestez-moi, je kiffe ça. Mais figurez-vous que c’est raccord, vu que MOS et BVS-DOJ étaient parait-il conçus comme la mise en place de ce que serait… attention, coup de cymbales, roulement de tambour et krakapoum wagnerien…
JUSTICE LEAGUE.

Et vous savez comme moi le chaos qu’a été la prod du film. Pour ma part, je milite pour la MOUSTACHE CUT. Et là, j’en profite quand même pour redevenir sérieux deux minutes. Je viens de passer 8000 signes à me payer la fiole de Zack Snyder, en me plaçant ici sur un plan strictement artistique (non que je pratique le foutage de gueule artistique, c’est pas mon genre, voyons, mais je veux dire sur le plan de l’œuvre de Snyder), et absolument pas sur le plan humain. Je n’ai qu’une vague idée de quel genre d’homme est Snyder, hormis le fait que nous avons apparemment des convictions opposées dans un certain nombre de domaines. Dont acte.

Mais sur le plan humain, ce qui lui est arrivé pendant le tournage de JUSTICE LEAGUE, je ne le souhaite absolument à personne. C’est l’un des cauchemars ultimes de tout parent. Et visiblement, il lui a fallu du temps pour lécher ses blessures. Là-dessus, je suis de tout cœur avec lui, profondément, sans la moindre restriction.

Maintenant que j’ai bien pété l’ambiance revenons en au drame JUSTICE LEAGUE. Snyder hors-course, la Warner a l’idée brillante (hum) de récupérer Joss Whedon, crédité d’avoir fait passer la barre du milliard au box office aux licences cinématographiques Marvel. L’idée est, sans doute, de marvelliser un peu le truc, après la semi-déception de BVS-DOJ. Et là c’est le drame. Ce mariage de la carpe et du lapin (Whedon est plutôt bon dialoguiste et scénariste, Snyder bon faiseur d’image, mais à la limite, il aurait fallu les faire travailler ensemble dès le début et pas successivement) va accoucher de… Comment dire.

Le résultat n’est pas nul. Il est insignifiant. Et je crois que c’est pire. Y a rien de franchement irritant là-dedans (au moins, BVS-DOJ provoquait des réactions chez le spectateur), rien qui transporte, rien qui ait le « facteur wow » qu’on attend de ce genre de productions et que mine de rien, malgré tous leurs défauts, les Marvel parviennent à nous asséner plusieurs fois par film. Pour tout dire, en tant que film lambda à se mater après une dure journée de travail quand on n’a pas le mental pour un Piotr Boljemoï, même KING KONG SKULL ISLAND lui est supérieur. Le mieux qu’on puisse en dire, c’est qu’il y a des moments franchement sympathiques. C’est maigre.

JUSTICE LEAGUE, c’est ce qu’aurait été AVENGERS si Disney avait décidé d’en faire un direct-to-DVD vite torché et un peu cheap. Sauf que justement, JL n’a pas été vite torché, la production a été longue et douloureuse et a englouti des sommes phénoménales, y compris pour démoustacher ce pauvre Henry Cavill.

Vu la façon dont la fin de BVS-DOJ tentait de monter frénétiquement la mayonnaise pour imposer Darkseid en grand méchant, inutile de dire que ça tombe à plat. Alors en cause, des lignes narratives sacrifiées dans tous les sens lors des reshoots et du montage final. Des plans filmés par Whedon beaucoup plus impersonnels que ceux de Snyder. Des personnages insuffisamment introduits, que le script peine à faire exister. Une menace pas si impressionnante, aux plans un peu absurdes. Et tous les bons points, l’émotion au retour de Superman, par exemple, ou l’utilisation astucieuse de certains pouvoirs, ou certains dialogues fun, se retrouvent noyés dedans. Le film ne parvient jamais à trouver son équilibre. On le subit sans déplaisir particulier, mais malgré tous ses efforts dans ce sens, il n’est pas palpitant. Il se met très bien en place, mais dès qu’on rentre dans le vif du sujet, tout a été vu 50 fois. Et pourtant le film essaie tellement. C’est admirable, d’ailleurs, de le voir essayer, et même réussir fugacement parfois. Mais contrefait et mal foutu, il se pète la gueule tous les trois pas. Bon, j’admets qu’Ezra Miller est plutôt bien en Peter Parker, par exemple. Quoi ? Non, rien. Y a des moments d’émotion qui surnage dans la photographie en bouillie et la musique aux fraises, aussi.

Et forcément, les spectateurs qui avaient aimé BVS-DOJ et qui appréciaient le cinéma de Snyder en général, ou même en capitaine ou en sergent, ont exigé de voir ce dont Whedon les avait privés, de voir ce que ça donnerait si le film marchait sur deux pattes allant dans la même direction. Et pendant des années, alors que la Warner repensait en profondeur sa stratégie de développement, tirant aussi les leçons des succès de WONDER WOMAN et AQUAMAN (film très imparfait et oubliable, mais plutôt assez bien mené et qui ne génère pas du tout la même forme de frustration que JL, comme quoi ça tient à pas grand-chose) a préféré traiter le problème en l’ignorant. Il n’y avait pas assez de matos pour faire une version Snyder, circulez y a rien à voir merci bonsoir.

Entretemps, les guerres de fans sur la fin de GAME OF THRONES, sur THE LAST JEDI puis THE RISE OF SKYWALKER avaient tout bonnement fait oublier JUSTICE LEAGUE. Seul un petit village de fans hardcore continuaient à lancer aléatoirement des campagnes pour réclamer la SNYDER CUT, campagnes qui tombaient invariablement dans l’oreille d’un chat échaudé qui noyait le poisson.

Donc, quand juste avant l’été, il y a eu l’annonce de la diffusion sur HBzon-Flix ou je ne sais quelle plateforme d’une version revue et corrigée par Snyder selon sa vision initiale, tous les gens qui militaient depuis des années ont sali leur slip rouge.

Et depuis, ça s’invective pour savoir si c’est bien, mal, mieux, idiot, utile, etc. En tout cas, mine de rien, c’est un gros chantier. Et plus inquiétant, ça en inspire d’autres : Ayer réclame de pouvoir faire sa cut de SUICIDE SQUAD et là, on craint directement le pire, curieusement. Je serais plus client, de mon côté, d’une TRANK CUT de FANTASTIC FOUR, par exemple, filme agaçant par plein de côtés, mais dont on voit pile où ça a merdé. Ou d’une LORD AND MILLER CUT de SOLO, tant on voit la patte de Ron Howard dans quasi tous les trucs qui me semblent déconner avec ce film.

Mais en vrai, je m’en bats un peu les miches avec une bardiche (oui, un de mes éditeurs m’a retoqué le mot dans un roman, sous prétexte d’anachronisme, et je le replace ici par pur esprit de vengeance mesquine et puérile) (et pour montrer que j’ai du vocabulaire en dehors des gros mots, aussi) (hein ?) (ah, oui, une bardiche, c’est une espèce de grande hache) (russe) (la hache, je veux dire).

Bien sûr que j’irai voir quand même, ne serait-ce que par curiosité, et puis parce qu’il paraît qu’il y aura Darkseid, et bon, voilà, Darkseid, quoi. Et puis oui, allons jusqu’au bout de la vision de Snyder. Il essayait de dire un truc. Un truc que je soupçonne d’être tout pété, mais tant qu’il ne l’a pas complètement dit, autant lui accorder le bénéfice du doute. Je veux bien voir ça. Pas sûr que ça change grand-chose, mais…

« Dis, mon Niko, c’est normal que ça sente le cramé chez toi ? »

Je bondis en hurlant. « Meeeeeerde ! »

Le pressage pirate et guatémaltèque de mauvais qualité, laissé en pause dans le lecteur, avait pris feu. Zack Snyder, sache que de ça aussi, je te tiens responsable.


La BO du jour

82 comments

  • Nikolavitch  

    Alors, addendum, entretemps, j’ai vu la director’s cut de BvS-DoJ. Et en effet, c’est moins pété. Y a des machins moins cheveuxsurlasoupesque. Ça reste un gros hors sujet pour l’essentiel, mais c’est plus moins pire, ouais.

  • Présence  

    Une bière artisanale brassée par les moines de Nanda-Parbat : si seulement Boston Brand avait connu son existence, son destin s’en serait trouvé adouci.

    Ouate de phoque : j’aime beaucoup cette francisation.

    WATCHMEN qui aurait été le film de super-héros parfait si Snyder avait pigé de quoi parlait la BD : je manque de référence pour le regard critique sur l’objet film, mais je partage ton opinion pour le contresens sur le comics.

    Bardiche : il a fallu que j’aille voir sur wiktionnaire, ma culture étant nulle en ce domaine.

  • Présence  

    L’illustration d’ouverture de Mattie : excellente, ça m’a bien amusé.

    • Nikolavitch  

      clairement, c’est très bien vu !

      • Matt  

        tu l’aimes ton torse huilé et épilé ?^^

        • Nikolavitch  

          c’est un peu de la science fiction, à ce niveau, mais sinon, ouais !

  • Eddy Vanleffe  

    Sans flatterie aucune, j’ai vraiment été pété de rire du début à la fin.
    mention spéciale au » ouate de phoque » et à la bière brassée par les moines de Nanda Parbat… ça va me bousiller ma prochaine lecture du volume sur Ra’s Al Ghul mais ça valait le coup.

    juste comme ça pour savoir. lls sont écrits comme ça tes romans? Parce que je vais les chercher activement si c’est le cas. (oui je m’excuse de ne pas les avoir déjà lus…pardon pardon pardon…)

    • Nikolavitch  

      non, un truc comme les Canaux du Mitan, c’est très sérieux dans le traitement.

      par contre, mon prochain (13 novembre, je crois), le Dossier Akrham, chez Leha, ça va être un peu plus dans le style.

      • Eddy Vanleffe  

        Dossier Arkham connaissant ton penchant pour Lovecraft, ça interpelle forcément.
        Je vais tâcher d’être attentif.

  • Eddy Vanleffe  

    Sinon pour le sujet, comment j’en ai rien à foutre de cette nouvelle version « mythique » donnant lieu à toutes sortes de règlements de comptes qui risquent de dégommer la carrière de Whedon à jamais.
    ça va être de la bouillasse sur fond vert comme d’hab… et je suis en sevrage en ce moment à la clinique « Golden harvest »

  • Matt  

    Article fun, j’ai bien ri^^
    Après pour ma part, je m’en balance pas mal. Je n’aime pas Snyder globalement. 300 ça marche, mais quand on voit qu’en fait Synder fait tout le temps son esthétique dégueu de pub pour parfum, on se demande si c’était pas par hasard qu’il a réussi à donner une cohérence « comic book » à 300.
    Watchmen doit être son film le plus réussi même s’il rend iconique et cool des trucs qui ne sont pas censé l’être. Mais c’est pas dégueu au moins.
    Tout le reste qu’il a touché…argh !
    Et puis les productions de ces films sont un cas d’école, que ce sont le DC universe ou Star Wars. C’est aberrant de voir tant de pognon balancés dans des produits qui ne sont pas pensés dès le début avec rien d’écrit au préalable et qui sont modifiés en cours de route pour essayer de plaire différemment au public…

    • Tornado  

      Tu as vu son dessin animé avec des chouettes LE ROYAUME DE GAHOOLE ? C’est très chouette aussi (huhu… ^^).
      Et au fait très chouette aussi ton dessin est ! 😉

      • Nikolavitch  

        il parait que c’est pas mal, ouais
        un jour peut-être…

      • Matt  

        Thanks
        En dessin animé, je peux pas dire. Il n’a forcément pas la même esthétique qu’en film.
        Mais globalement j’aime pas son approche artistique. Très racoleur.
        300 je ne dirais pas que c’est mauvais mais c’est pas ma came. Je ne peux pas m’empêcher de rapprocher cette esthétique aux pubs racoleuses avec torses huilés et tout…argh
        Après c’est un genre hein. Il y a des fans.
        Mais ces productions de films de super héros, c’est le chaos total. Reshoot, changement de réal au milieu, scénario pas écrit à l’avance (comme Star Wars) C’est hallucinant.

        • Jyrille  

          Je confirme : excellent dessin Mattie !

  • Matt  

    A côté, les films Marvel sont un modèle de cohérence et de planification, qu’on aime ou non (cela reste du cinéma à cahier des charges pour grand public. Mais c’est pensé et écrit à l’avance sans modif de dernière minute pour coller à je ne sais quelle mode)
    Qu’on aime ou non Snyder, le Justice league n’aurait jamais du être « Marvelisé » en milieu de production. Putain t’assumes tu fais ton truc jusqu’au bout.
    ç’aurait surement été de la merde aussi, mais de la merde intègre^^ Avec une vision (dégueu) d’un seul réal.

  • Tornado  

    Héhéhé, très drôle ^^
    Perso j’ai arrêté le massacre après BvS-DoJ. Et j’en ai vu la version longue (verdict : comme c’est beaucoup plus long, c’est juste encore beaucoup plus chiant !). J’ai rien voulu regarder ensuite. On m’a emmené de force au ciné pour WONDER WOMAN : Je me suis endormi (véridique) après le générique de début (c’était après un resto et plusieurs bouteilles de vin…). J’ai voulu le revoir en vidéo : J’ai arrêté 5 mn après le générique parce que les cabrioles au ralenti, c’était pas possible…
    Et puis après plus rien. SUICIDE SQUAD (non, vraiment, Will Smith je peux plus. Et il parait qu’on voit que lui en plus dans ce film), AQUAMAN, JUSTICE LEAGUE… J’ai boycotté. Autant dire que le Snyder’s cut, je m’en fous, mais alors bien.

    Et du coup voilà un article qui tombe à pic, puisqu’il me permet de réviser tout ce qu’il s’est passé en rigolant ! 😀

    PS : J’ai aimé WATCHMEN puisque j’en ai écrit l’article. La version longue est très bien d’ailleurs, et la version ultimate, avec le dessin animé au milieu, est très bien aussi). Et surtout j’adore 300, et même sa suite. Je songe toujours à en faire un article, d’ailleurs.
    Et je déteste MOS. C’est à partir de là que j’ai lâché notre bon Snyder…

  • Surfer  

    J’ai bien rigolé aussi…Merci ça fait du bien 👍.
    Les illustrations de Matt sont sympa.

    De tout ces films, je n’ai vu que 300 et Watchmen.
    En fait, je m’intéresse très peu au cinéma de super-héros et plus ça va, et moins je m’y intéresse.

    « l’enchaînement parvient (presque) à me faire supporter la musique dessus, un de ces trucs de Dylan dont… non, je ne vais pas partir sur Dylan, sa voix atroce, le vide musical du truc et la poésie niveau collège, c’est pas le propos (Salopard d’enculé – Ndr). Bref, WATCHMEN qui aurait été le film de super-héros parfait si Snyder avait pigé de quoi parlait la BD. »

    OK, chacun ses goûts…personnellement je trouve que la bande est une des force du film.
    Pour la poésie niveau collège de Dylan… Y’a un truc que j’pige pas là…Le mec à juste eu le prix Nobel de littérature !
    En ce qui concerne le film, je l’ai trouvé excellent. Il faut voir la version Ultimate Cut de 3h35 ( il s’agit de la version Director’s Cut avec en plus l’incrustation du dessin animé « Les contes du vaisseau Noir ».

    La BO: j’adore 👍

    • Nikolavitch  

      je supporte pas Dylan, mais j’en rajoute pour troller Bruce.

      et ça marche très bien !!!!

      • Nikolavitch  

        en fait, non, Dylan a quand même fait une très bonne chanson, Stuck in Mobile, c’est bien.

        • Surfer  

          Je comprends mieux 😉😄

          • Nikolavitch  

            une chanson correcte dans sa disco, ça le rend déjà plus intéressant qu’Elton John, par exemple.

            **s’enfuit sous une grêle de pierres**

          • Eddy Vanleffe  

            Non je t’applaudis… Je ne supporte pas Elton John

          • Tornado  

            Rhôoôôô ! Elton John c’est top jusqu’en 1976 !

          • Nikolavitch  

            c’est top jusqu’à la mort des Rolling Stones, tu veux dire ?

            y a un lien de causalité ?

          • Tornado  

            Ces putains de punks ?

          • Eddy Vanleffe  

            idée article participatif à la con

            Black and Blue est il le dernier bon album ou le premier mauvais?
            j’entends souvent une césure avec cet album.

          • Nikolavitch  

            ils ont fait des trucs, depuis ?

          • Eddy Vanleffe  

            Je ne sais pas. jamais entendu parler en tout cas.

          • Tornado  

            Moi j’arrive à aller jusqu’à SOME GIRLS tranquille. (1978)

          • Bruce lit  

            Steel Wheels est un bon album avec des chansons qui tiennent la route. Il sonne bcp plus Stones que le Floyd de Gilmour qui sort au même moment. On les traitait de vieux. Ces mecs avaient nos ages.
            Après c’est pas terrible jusque Bigger Bang qui a de bons moments.

          • Eddy Vanleffe  

            j’explose de rire à chaque fois que j’écoute emotional rescue (la chanson, j’ai écouté l’album)

          • Eddy Vanleffe  

            C’est un peu pour la blague…
            Tatoo you était pas si moche (je l’avais en cassette parce qu’il était pas cher^^)
            Bigger bang j’ai du l’avoir à prêter et je me souvient de m’être dit « oui, bon ben c’est du Stones, c’est bien! ».
            mais je ne me souviens d’aucune chanson.

            tout ça est quand même un peu colporté par le groupe lui même . Keith richard n’hésite même pas à dire qu’ils ne font plus rien de bien depuis la moitié des années 70. Pour autant il remercie Mick jagger d’avoir tenu le groupe à bout de bras pendant les 20 ans après.

          • Bruce lit  

            Honnêtement c’est injuste.
            J’achète immédiatement un groupe capable de signer ROUGH JUSTICE.
            Alice Cooper disait il y a quelques années la discrimination anti vieux des ondes radio qui ne diffusaient plus les chansons des papy rockers. C’est du très bon Stones, vraiment honorable.

          • Jyrille  

            Depuis que j’ai vu Rocketman, j’ai choppé plein de Elton, une dizaine de ses premiers (juste avant A Simple Man je crois). Pour le moment, il y a quelques bons titres et un bon album (Madman Across The Water). Mais rien qui me retourne vraiment.

          • Tornado  

            GOODBYE YELLOW BRICK ROAD est pour moi bien plus important que MADMEN. Ceci-dit chacun de ses albums jusqu’à BLUE MOVES est tout à fait recommandable.

        • Jyrille  

          AAaah ouf, c’est une de mes chansons préférées de Dylan (de celles que je connais).

  • Kaori  

    Excellent ! Bravo à Mattie, et merci pour les bons mots toujours aussi drôle.

    Pour ma part, je VEUX voir la SNYDER CUT. Je ne fais pas partie des irréductibles fan hardcore. Mais cette JL, je l’ai encore en travers de la gorge.
    J’avais plutôt bien aimé son BvS, déjà. Plus que MoS où je m’étais endormie.
    Le film JL, pour tout dire, c’est un jour en voyant une pub pour le DVD je pense, que j’ai dit à mon homme « ah mais faut qu’on le voit » et qu’il m’a répondu « mais on l’a déjà vu ! ». « Naaaaaan, l’avènement de la Justice League, je m’en souviendrais, quand même ! ».
    Ben nan… Alors je me suis vaguement rappelé de Batman allant chercher Aquaman, de paradémons, de feu qui pète partout et c’est tout… C’est pas la Justice League, ça !
    Bien plus tard, j’ai appris pourquoi ce film était raté alors oui je veux voir la Snyder Cut !

    Pour rebondir sur les propos de Eddy, cela dit, je trouve que faire une polémique sur le travail de Whedon, lancer des accusations pour faire parler de soi, c’est petit petit petit, minable etc. J’espère vraiment que c’est à lui que ça fermera des portes plutôt qu’à Whedon. Le gars s’est cru chez sa mère ou quoi, il pensait qu’un réalisateur, ça ne donnait pas de directives, peut-être ?
    Bref, fin de l’aparté…

  • Bruce lit  

    Je pense autant m’intéresser autant aux coulisses du MDCU que Alex aux disques de Dylan… C’est à dire rien, ou juste pour le plaisir de troller, étant donner que même les films de Nolan je ne les aime pas…
    Je ne relèverai donc pas les assertions d’un écrivain-copain qualifiant la prose de Dylan d’estudiantine, ce serait comme si je disais que Jack Kirby dessine moins bien que Humberto Ramos…

    L’intro ne précise pas que je suis resté le gosier asséché, étant peu amateur de bière.

    Sur 300, la mauvaise foi de Niko n’égale que celle des Michou Finkimour : l’approximation historique étant d’avantage le fait de Frank Miller que de Snyder.
    Pour le reste tous ces films, leur élaboration, leurs coulisses, je m’en tamponne le coquillard à l’inverse du monde de la musique.
    Je ne me rappelle même plus du générique de Watchmen.

    Henri Cavill : tiens j’ai vu Enola Holmes hier avec mes enfants. Millie Brown est une comédienne très attachant et Cavill joue Sherlock avec une classe certaine .

    Bravo à Matt pour le dessin. Quels sont les pouvoirs de Niko pour être ainsi hilare sur la croix ?

  • Bruce lit  

    Oups…
    Les films DC Marvel alors

  • Eddy Vanleffe  

    Je ne veux pas polémiquer!
    En fait si! ^^*
    Enola Holmes: j’ai pas tenu. un paquet de merde !
    la jeune fille Enola sortie de nulle part cherche sa maman qui est une « suffragette » OK on a déjà situé le truc au sein des productions Netflix.
    DONC Sherlock et Mycroft sont devenus de parfaits connards par le coup de baguette magique
    Mycroft est un mec obèse qui ne sort presque jamais du Club Diogène et qui ne fait jamais de politique puisqu’il fait de l’espionnage et qu’il est toujours du bon côté du manche. donc et espèce d’hystérique qui veut enfermer les femmes dans des cuisines, c’est juste une réécriture à la mode… JE NE PEUX PLUS!
    Quand on a sur la même plateforme la version de SHERLOCK de Steven Moffat ou même celle de Ian Mc Kellen en veillard ancien génie miné par l’Alzheimer, voilà le choix est vite fait.
    J’ai demandé à ma fille lectrice de la bd si c’était présent, elle m’a répondu non. on ne les voit jamais ou alors en caméo… BREF!

    Comme pour THE HAUNTING OF BLY MANOR vous aimiez l’ambiguïté d’une institutrice dont on ne sait pas si elle est folle ou clairvoyante? Passez votre chemin! l’empathie de la caméra la place parmi les gentils sans peur et sans reproches . donc voilà passons!

    • Bruce lit  

      Je me suis endormi une dizaine de fois devant Enola
      The Haunting j’ai vu les 2 premiers épisodes et n’y ai trouvé aucun interêt.
      Là je regarde la bluette EMILY IN PARIS qui au moins me fait rire.

      • Eddy Vanleffe  

        Je me suis carrément arrêté à la bande annonce parce que…; dix seconde de musique et boum le mot sexiste débarque … oups je suis déjà passé à une autre bande annonce…
        c’est pas bien, mais je n’ai plus une seule seconde de patiente avec ce genre de thématique assénée à coups de marteau dans n’importe quelle fiction, enfants, films d’horreur, film romantique,série historique (ouch! cette subite relecture de l’histoire où là encore n’importe qui se retrouve transformé en connard parfait… ) etc…
        si vous voulez un TRES BON dessin animé progressiste qui parvient à assimiler tout le nouveau cahier des charge en introduisant le tout de manière organique non manichéenne dans une saga rythmée et pleine d’idée POSITIVES et bien il y a LE PRINCE DES DRAGONS qui est juste emballant
        ou MURDER qui triture la question dans tous les sens aussi bien pour nous mettre le nez dans le caca qu pour nous dire mais qu’est-ce qu’on propose à la place?
        bref des machins intelligents.
        pas des « pensums » avec le nouvel archétype « Bella Swan » de gamine immature et égoiste (OH PUTAIN CURSED!) qui n’ a faire qu’à des hommes des cavernes abusifs parce que…. c’est le gène le mal. l’héroïne change tout autour d’elle par le simple fait de la princesse…
        J’aimerais bien jeter un coup d’oeil à REVOLUTION mais j’ai juste peur.

        • Kaori  

          Eddy, tu as regardé la saison 2 de The Boys ?
          Y a une scène dans l’épisode 2 qui m’a bien fait marrer. Maintenant qu’une 3ème recrue féminine a rejoint le groupe des 7, les médias se lancent dans un buzz « girl power ».
          2 des nanas se tapent une journée de questions à la fois cons et sexistes, du genre « la force est la nouvelle beauté », « êtes-vous célibataire ? » et « les filles font-elles de meilleurs super-héros que les garçons ? »
          J’ai adoré la réponse de Stormfront (qui se révèlera une des pires ordures de la série…) qui dit « Sérieux, ça change quoi qu’un super-héros ait une bite ou un vagin ? Le plus important ça devrait pas être qu’on soit compétent dans notre boulot ? »
          Pour moi ça devrait être ça, le féminisme. En tout cas, je m’y retrouve totalement. Et ça, c’est une série neutre, où les raclures et les héros sont autant masculins que féminins.
          Bon, par contre, j’ai pas pu m’empêcher de remarquer que cet épisode-là avait été écrit et réalisé par deux femmes ^^; .

          Concernant les questions sexistes, j’étais justement tombée le matin même sur une vidéo rassemblant un florilège de questions sexistes adressées à des acteurs ou actrices. Assez édifiant.

          • Eddy Vanleffe  

            Pas vu THE BOYS parce que je n’ai pas aimé la BD d’une part et que j’ai pas Amazon Prime d’autre part. …
            ceci dit le propos de Garth Ennis sur la question est souvent bien plus intelligent que la moyenne de de la pensée vendue par Netflix sans ses séries. En plus il utilise un procédé qui fait la différence: L’humour!

          • Matt  

            Elle est finie cette série ou pas ? Ils préparent une saison 3 ou ils s’arrêtent ?
            Si c’est pas trop long, et si c’est bien, et que même toi t’as tenu devant^^, ça peut m’intéresser.
            Parce qu’en comics j’aime pas. A cause de Ennis qui est ultra trash

          • Nikolavitch  

            c’est renouvelé pour une saison 3, avec un final de saison 2 bien apocalyptique

          • Kaori  

            @Matt : je détourne régulièrement la tête, et après je me dis « bon, en fait, au point où on en est, j’aurais mieux fait de regarder ^^ ».
            Tu as des scènes WTF où quand tu vois un certain personnage, tu sais déjà que ça va finir en catastrophe, donc tu t’y prépares (et c’est généralement là que je tourne la tête)…

            J’en suis qu’à l’épisode 3 de la saison 2. Franchement, je pense que c’est quand même bien aseptisé par rapport au comics. Tu as pas mal de personnages détestables, c’est certain, mais tu as quelques bons gars et filles à qui t’attacher. Et puis les personnages ne sont pas « tout noir ou tout blanc ».
            Mais c’est vrai qu’il y a une scène dans la saison 1 qui m’avait bien traumatisée… Pas de sang, pourtant. Juste l’horreur d’une situation, la scène où tu réalises à quel point le Protecteur est une véritable ordure…

            J’avais déjà adoré la saison 1 (j’en avais fait un long commentaire sur le blog), et la saison 2 semble bien partie pour être aussi bonne. Jyrille dit qu’elle est même meilleure. Comme l’a répondu Niko, la série n’est pas finie, mais vu le niveau, ça m’est égal, je ne vois pas comment ils pourraient foirer leur truc.

            @Eddy, parfois, il faut aller voir du côté obscur…

          • Jyrille  

            THE BOYS, en série télé, c’est le bien.

            Enola Holmes, je n’ai pas encore tenté, on m’a dit que c’était des romans. Ce sont aussi des bds ?

            CURSED, c’est effectivement un peu gros, mais ce qui me gêne plus, c’est que ce n’est pas super palpitant ni super bien fini (un budget pas assez conséquent sans doute).

          • Jyrille  

            J’ai vu Enola Holmes. Alors oui, le propos sur le sexisme est à la fois lourd, redondant, absolument pas subtil et même carrément gonflant par moments. Mais c’est aussi un chouette divertissement où on ne s’ennuie pas, avec une ambiance à la Club des Cinq. Sherlock n’est pas très aimable au départ, Mycroft est détestable tout du long, mais au moins le personnage de Sherlock évolue dans le bon sens, et de toute façon Henry Cavill est toujours impeccable à chaque fois que je l’ai vu (même dans Man of Steel).

            Alors vous allez dire que je suis trop bon public, mais pas autant. Il y a un truc qui m’a bien énervé récemment, tellement que je me suis arrêté à l’épisode 3 (sur 10), la dernière série HBO en date : LOVECRAFT COUNTRY. Ca n’a qu’un seul rapport avec Lovecraft : le monsieur était notoirement raciste. La série ne parle que de racisme et de ségrégationnisme dans les années 50 aux USA, sans aucune subtilité (en gros tous les blancs sont de gros enculés racistes, tous les noirs sont de gentils artistes cultivés). Dans le genre, WATCHMEN est la version réussie du thème.

          • Tornado  

            Il est très rare que je me formalise sur l’idéologie d’un film. En général je pars d’un principe simple : Le film est ce qu’il est. Il n’a pas à être ce que je voudrais qu’il soit. Je ne peux pas lui reprocher de ne pas être ce que je voudrais qu’il soit.
            En général ça m’exaspère lorsque quelqu’un critique un film parce que sa morale est trop comme ci ou pas assez comme ça. On a l’impression que le critique nous dit vraiment « j’aurais voulu que le film soit comme ça ». Et au final, et bien cela n’est pas une critique valable puisque TOUT y est subjectif…
            Cela-dit, il y a toujours le film de trop pour chaque spectateur. De mémoire, la fois où je me suis le plus insurgé, c’est avec le premier MADAGASCAR (le dessin animé Dreamworks). Là, tu as vraiment un sous-texte qui te dit ouvertement : La nature c’est de la merde. La société de consommation c’est vachement mieux. Politiquement, le message allait trop loin pour moi. Du coup, effectivement, j’ai détesté le film non pas pour ses qualités intrinsèques, mais pour son idéologie.
            Partant de ce principe, comment critiquer le film de manière constructive ?
            C’est ce que j’avais essayé de faire avec V POUR VENDETTA. Pour moi le sous-texte bobo bienpensant du film est non seulement contraire au comic-book, mais en plus il est insupportable. Mais à côté de ça le film est très bien foutu. Bon, ben 2,5 étoiles alors…

          • Jyrille  

            Je suis d’accord avec toi Tornado. J’essaie de prendre les choses qu’on nous présente, pas ce qu’elles devraient être ce que j’aimerais qu’elles soient. C’est d’ailleurs pour cette raison que je trouve que pour le moment, PREACHER la série télé n’est pas la catastrophe dénoncée par Bruce.

            Dans le cas de LOVECRAFT COUNTRY, c’est d’abord la tromperie sur le titre et ensuite ce propos sans saveur. Pour moi il est rédhibitoire. A côté de ça, c’est bien foutu, super costumes, décors, chouette réalisation, acteurs impeccables (même si l’acteur principal manque quand même de charisme). Mais les histoires sont soient alambiquées, pas claires du tout, soient simplistes et vues des dizaines de fois, le tout dans un seul et unique but : dénoncer le racisme. Au bout d’un épisode, ouais, ça le fait, pourquoi pas ? Dès le second, c’est insupportable, puisque chaque épisode raconte une histoire différente avec un fil rouge bien malaisé à cerner. Je n’avais qu’une seule attente, voir comment l’univers de Lovecraft allait être approprié. La réponse : le titre est mensonger. Malgré ses qualités (le budget n’y est pas pour rien, il équivaudrait à celui de GOT), la série accumule trop de mauvais points pour que j’ai envie d’aller plus loin où y prenne un peu de plaisir.

  • Tornado  

    Punaise Eddy, tu me casses le mythe avec ton avis sur Bly Manor… C’est vraiment si mauvais ? J’avais vraiment beaucoup apprécié la saison 1. Je me doute que ça doit être très différent du roman. Je m’attendais à une vraie relecture de toute manière. Pas à un ratage. 🙁

    • Eddy Vanleffe  

      fais toi ton avis… C’est vrai je ne suis pas tendre. Tu peux très bien me dire que je suis dans l’erreur mais même pour les jumpscare , ma fille n’ pas sourcillé. c’est mon échantillon représentatif de l’efficacité d’un truc de trouille.
      Par contre je me suis refait HYPNOSE avec Kevin Bacon. C’est juste excellent, ambigu comme il faut, bien joué, avec une vraie poésie concernant les spectres…

    • Titanium3819  

      Bly Manor est globalement très décevant malheureusement oui.

      La saison est alourdie par de nombreuses longueurs dans le rythme et surtout elle est totalement désamorcée par une structure totalement contre-productive dans la narration. Je vais essayer de ne pas spoiler mais il y a notamment une cassure franche au moment de l’épisode 8, qui est probablement le plus important au niveau du lore de la saison mais qui arrive comme un cheveux sur la soupe pour étoffer l’histoire qui en aurait pourtant bien eu besoin jusqu’à présent. On a presque l’impression de changer de sujet en fait. Par rapport à Hill House d’ailleurs, le lieu (Bly) paraît moins mystérieux et participe vraiment moins à l’intrigue de la saison jusqu’à ce fameux épisode. Il n’y a plus d’interrogation qui nous pousse à vouloir aller au bout comme pouvait l’être la pièce fermée ou d’autres éléments de la première saison.

      Au niveau de l’adaptation il y a évidemment des différences qui étaient de toute façon attendues, mais surtout (encore une fois j’espère/essaye ne pas spoiler) la série élimine finalement toute la substance du matériau de base et relègue ses intrigues plutôt au second plan. Couplé avec le problème de structure évoqué plus haut c’est d’autant plus grave – à mon avis – que les premiers épisodes semblent pourtant indiquer que l’histoire va bien tourner autour des enfants et des anciens gouvernants comme le bouquin/film, ce qui n’est au final pas tellement le cas. Un vrai crève-coeur tant les sous-entendus et les thématiques du roman auraient pu donner des merveilles dans une série comme celle-ci.

      Un autre truc qui m’a un peu dérangé c’est que la saison est également assez maladroite dans l’hommage qu’elle fait au film les Innocents (dont l’ombre plane au dessus tout le long). Dès les premières secondes on reprend le thème musical O Willow Waly et on ne le quittera plus de toute la saison, sans que ça soit un leitmotiv important puisque son utilisation est d’avantage aléatoire dans les épisodes que vraiment réfléchie (il m’a semblé en tout cas). Moi ça m’a donné l’impression que les réalisateurs nous disent: « oui on sait que ce film est génial, donc on tente de s’y raccrocher autant que possible alors qu’on raconte en réalité totalement une autre histoire ». Dans Hill House il y avait des rappels brefs au film de Robert Wise avec notamment le fameux escalier qui était très similaire à celui du film, mais ça restait esthétique et peu envahissant contrairement à ce qui est fait ici.

      C’est con parce que les personnages et le casting sont plutôt bons, et jusqu’à l’épisode 5 (inclus) j’y croyais pas mal malgré les fautes de rythme. Mais passé cet épisode j’ai fait que m’emmerder de plus en plus devant les autres. J’ai plus eu l’impression de regarder une saison de American Horror Story à la sauce romantico/gothique (et donc sans le côté Rock ‘N Roll de AHS) plutôt qu’une suite spirituelle de Hill House.

      • Eddy Vanleffe  

        « Un vrai crève-coeur tant les sous-entendus et les thématiques du roman auraient pu donner des merveilles dans une série comme celle-ci. »

        Voilà Totalement.

      • Jyrille  

        Ah merde, j’ai vu seulement les deux premiers épisodes, qui pour moi sont pour le moment prometteurs et intrigants.

        La saison 1 était très chouette, très bonne ambiance, avec un thème sur la famille plus que sur l’horreur elle-même.

        • Titanium3819  

          Après chacun peu apprécier de manière très différente. J’ai vu plus d’un commentaire satisfaits sur cette saison aussi donc elle a réussi à trouver son public, donc n’hésites pas à faire abstraction des avis négatifs pour la voir sans à priori.

          Au stade où tu en es j’étais toujours optimiste personnellement, les deux premiers épisodes m’avaient même bien plu. C’est vraiment à partir du 6 que j’ai commencé à m’emmerder, même si je trouvais déjà les 3 & 4 moins bons que les 1 & 2.

          Contrairement à Hill House, j’avais vu et lu le film/bouquin avant donc je partais avec plus d’attentes (et il faut aussi y ajouter l’attente que génère la qualité de la saison 1) et la chute était forcément plus risquée.

          Bon visionnage en tout cas

          • Jyrille  

            Merci pour tes commentaires enrichissants et encourageants, Titanium 3819 !

          • Jyrille  

            On est à l’épisode 5 de Bly Manor et ouais, c’est malheureusement vrai, on s’emmerde pas mal…

          • Jyrille  

            The Haunting of Bly Manor : après trois épisodes où je ne comprenais rien (3, 4 et 5), on commence un peu à voir les trucs dans le 6 et on comprend super bien dans le 7. Restent deux épisodes mais il faut avouer que ça tire en longueur pour rien et que c’est vraiment compliqué. Je crois même avoir compris un autre truc en me réveillant ce matin !

          • Bruce lit  

            Là je suis accro au CAVALIER DE LA DAME avec Anna Taylor Joy, mon actrice préférée du moment. Elle est incroyable.

          • PierreN  

            « Anna Taylor Joy »

            Du beau monde à son palmarès en ce moment : Edgar Wright (film à la sortie repoussé comme beaucoup d’autres), George Miller (projet de prequel/spin-off sur Furiosa de Fury Road)

  • Matt  

    Je remercie ceux qui laissent un petit mot pour mon dessin^^
    Il est aussi ingrat d’être dessinateur que d’être technicien sur un film (si le film est pourri, qui pense au taf du costumier ? Du chef décorateur ?)
    Et dans les BD, si ton scénariste est Daniel Way ou Chales Soule, qui relève la qualité des dessins ?^^

    • Eddy Vanleffe  

      Détrompes toi Matt
      et en plus tu fais écho à un truc que j’ai oublié de dire quand on parlait de comics récemment avec la bande.
      il y a un truc quand même : Le dessin.
      même si ça a ses limites, on peut avoir un « plaisir » pour un comics pas ambitieux pour son dessin.
      J’adore mais alors je peux dire que j’adore le dessin de John Romita père… ses femmes, les tenues, les sourires, le traitement des matière ‘une façon de rendre la gomina. c’est pour moi un vrai artiste et je crois que pour les intrigues les plus connes de Spider-Man, cela se transforme soudainement en Artbook.
      après, je le répète il y a des limites aussi.
      Bachalo m’a fait acheter des trucs sur la simple foi de ses planches comme WITCHING HOUR et STEAMPUNK. je n’ai jamais rien compris à ce que je lisais, mais je kiffais. ^^
      il doit y en avoir d’autres comme ça, je n’ai pas fait le tour.
      mais là on est dans le « sensuel » j’ai envie de dire.

    • Matt  

      Je suis d’accord évidemment.
      Si le dessin ne plait pas, autant lire un roman.
      Mais on n’en parle pas assez (moi y compris). On prend ça pour acquis parce que c’est normal qu’un dessinateur sache dessiner. Mais bon…c’est pas juste dans un sens^^.
      On fait comme si tout était normal même si les mecs abattent un boulot de dingue parfois.

      Et puis si on réclame un peu d’attention en tant que dessinateur, on passe direct pour un narcissique.
      ça fait partie de ces métiers ou t’es censé fournir du bon job et fermer ta gueule, sans avoir spécialement de félicitations.
      Un peu comme en informatique tiens^^ Quand ça marche, c’est juste normal. Même si t’en chie en coulisse pour que tout fonctionne.
      Si y’a un souci, houlàlà par contre…

      • Eddy Vanleffe  

        En commentaire j’ai parfois un langage plus leste
        mais en article j’essaie autant que possible de ne pas tacler les artistes. je suis conscient et respectueux de leur immense travail.
        parfois je ressent un décalage comme si c’est pas la bonne « pioche » pour la série mais je ne dénigre pas le talent ni le travail.

  • Andre  

    Watchmen, c’est un peu comme pour V pour Vendetta, la réal passe totalement à côté du message véhiculé dans le comic initial.

    • Eddy Vanleffe  

      le watchmen sauce Matrix ne fonctionne pas sur moi.
      En revanche la modernisation de V reste assez pertinente pour moi. on est plus dans le même registre mais le film n’est pas vide et contient de jolis plans qui m’ont bien secoués.

      • Jyrille  

        Oui, V pour Vendetta est un peu mieux adapté que Watchmen… mais loupe quand même un truc de la bd en en faisant non pas un monde à l’agonie mais uniquement un état totalitaire bien trop subtil pour le spectateur.

        • Tornado  

          Je préfère nettement WATCHMEN et son parti-pris rétro épique que V POUR VENDETTA et son message bienpensant à la noix. WATCHMEN reste un gros spectacle assumé et généreux. Là où V cherche à se la raconter bobo.
          Cela-dit je regarde les deux volontiers entant que simple divertissement.

        • Matt  

          Là je rejoins plutôt Tornado.
          Sauf pour le fait de regarder V. Je ne suis pas fan du film globalement.

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