Le Diable au corps! (Le Diable en bouteille + Interview Bob Layton)

Le diable en bouteille par David Michelinie, Bob Layton et JrJr

Y'a du jaune, du rouge, du saucisson....

Y’a du jaune, du rouge, du saucisson….

ParOMAC SPYDER

VO : Marvel

VF : Lug, Panini

Le Diable en bouteille, run célèbre qui introduisit l’alcoolisme de Tony Stark, est réalisé en 1979 par le trio resté depuis lors dans nos circuits électroniques : David Michelinie, Bob Layton et John RomitaJr. Ce trio opère depuis quelques numéros déjà sur le titre Iron Man et va laisser leur empreinte digitale sur le héros à l’armure. Cette histoire composée de 9 épisodes va marquer notre Vengeur à l’armure rouge et or de façon indélébile.

Le diable au corps : quand l’armure boit la tasse

Faisons ensemble le postulat suivant : le corps et l’armure de Tony Stark ne font qu’un, de façon métonymique. Pour rappel, la métonymie est une figure de style qui remplace un mot par un autre avec lequel il entretient un lien logique sous-entendu. Exemple (pris au hasard): « boire un verre », ou le contenant remplace le contenu. Ici, nous allons tenter de voir que l’armure d’Iron Man est en fait le contenant de l’état interne de Tony Stark. L’armure, le corps, ça ne fait qu’un.
L’un est le prolongement de l’autre, et ceci dès ses origines. Cela est d’autant plus criant avec l’armure qui épouse les formes et la musculature du corps de son porteur. Et ce run va montrer ce point de façon particulière.

Dès le premier épisode, nous assistons à la rencontre de notre Tête de Fer avec Namor, tête de bois s’il en est. La bataille pourrait d’ailleurs être celle du pot de fer contre le pot de terre, puisqu’il est question d’exploitation du sol par une société industrielle. Notre Tête de Fer fonce tête baissée dans le combat face à un Submariner décidé à défendre le seul habitant d’une île. Le combat va entraîner les deux belligérants sous l’eau où Iron Man parvient à ne pas se laisser submerger. Ceci jusqu’à ce que le contrôle de son armure lui échappe, celle-ci ouvrant alors les protections en plexiglass des yeux et de la bouche en plein combat sous-marin, faisant boire la tasse à notre Tête de Fer!

Une tasse, ça va... ou "The Iron Man and the Sea"

Une tasse, ça va…
ou
« The Iron Man and the Sea »

La cuirasse est donc percée une première fois de façon inattendue, nous tenant en haleine jusqu’à l’épisode suivant. L’armure prévue pour protéger Tony Stark de l’extérieur montre ainsi une première faille en laissant pénétrer un élément extérieur inoffensif, mais dont le danger va résider dans le fait que si l’armure protège, elle isole et contient aussi ce qui vient de l’extérieur vers l’intérieur. En somme, Iron Man est d’emblée bel et bien sous pression dès cet épisode évocateur d’un certain marin ayant quelques accointances avec la bouteille : The Old Man and the Sea… Prince.

Control or not control :That is the question

L’histoire pose ainsi rapidement ce nouveau danger généré par Hammer, l’ennemi intime d’alors de Tony Stark : Justin Hammer a trouvé un moyen de prendre le contrôle de l’armure de notre Vengeur. Le diable est dès lors dans l’armure, laquelle va échapper aux pires moments au contrôle d’un Tony subissant ces avaries. La question shakespearienne se pose d’emblée, même si elle se trouve remaniée, au vu de l’image représentant Tony Stark face au casque de son armure, à l’instar d’Hamlet face au crâne de Yorick, qui rappelons-le était bouffon à la cour royale du Danemark. Le parallèle avec l’armure est d’autant plus saisissant.

Mais un autre élément nous rapproche de Shakespeare, à savoir le titre de l’épisode 121 : A ruse by another name. Celui-ci rappelle la réplique de Juliette, dans Roméo et Juliette, énonçant à l’égard de son Roméo : »“What’s in a name? That which we call a rose, By any other name would smell as sweet.”, que l’on peut traduire par : « Qu’y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons rose, sous un autre nom, sentirait aussi bon ». « A rose, by any another name », ici remplacé par « une ruse, quelque soit son nom » évoque le subterfuge mené par la compagnie Roxxon pour tenter de s’emparer du vibranium contenu dans le sous-sol de l’île. Mais ici, ce titre évoque aussi une tragédie shakespearienne d’un conflit entre deux familles poussant le contrôle de leurs membres jusqu’à la mort de ces derniers.
Insidieusement, comme un alcool ne faisant pas encore effet, le titre prépare ainsi à une tragédie, à un conflit, à une question de contrôle et à une question de vie ou de mort.

Ce contrôle va dès lors être le fil rouge de cette histoire : le contrôle de l’armure, pris entre le sabotage de Hammer et les vérifications de Stark, le contrôle de l’entreprise, pris entre la tentative de prise de contrôle de Stark Entreprise par le SHIELD et celle de Tony de garder la main sur son entreprise, le self-control de Tony pris entre sa vie d’entrepreneur milliardaire et celle du Vengeur en armure. Cela aboutit à une tentative éclair et imbibée de notre milliardaire de ne plus endosser l’identité de Tony Stark mais seulement celle d’Iron Man. Tous ces éléments préparent le terrain à ce qu’on appelerait aujourd’hui un burn out. Mais comment s’échapper de soi-même lorsque l’on a construit sa propre armure?

Tony No More: Burn Out ou Break Out!

Tony No More:
Burn Out ou Break Out!

Stark, my name is Stark : Tony Stark

Les référence à Hemingway et à Shakespeare ne sont pas les seuls pour parcourir les affres de Tony Stark. Un autre référence qui colle bien à l’époque est celle aux films de James Bond. Deux titres d’épisodes y font référence : Casino Fatale! (épisode 123) et The Monaco Prelude (épisode 125). Tony Stark pris dans les filets cherche à reprendre en main la situation par le biais de son identité civile.
Juste avant, l’armure d’Iron Man a été confisquée par les autorités après que le Vengeur ait tué un ambassadeur pendant une rencontre officielle. Lors du photo shoot, le répulseur de notre Vengeur en armure a été activé par Hammer au moment où le bras amical de notre Tête de Fer lui passait dans le dos. La mise en marche du répulseur s’est avéré fatal!

La pulsion du répulseur ou Perte de contrôle fatal!

La pulsion du répulseur
ou
Perte de contrôle fatal!

Tony se verra dans l’obligation de remettre son armure aux autorités. Quand ça n’est pas lui-même qui perd le contrôle, le contrôle de l’armure lui échappe d’une autre façon. Ce qui est intéressant par ailleurs dans cet épisode est que le Vengeur rouge et or ne semble pas apprécier particulièrement cet ambassadeur opportuniste qui cherche à profiter de la publicité que lui permet la présence d’Iron Man devant la presse rassemblée. C’est comme si l’armure exécutait les pensées contenues de Tony Stark, en mettant fin à cette mascarade organisée. L’armure comme révélateur des pulsions de notre milliardaire? Décidément, la cuirasse se fissure sérieusement…

La place revient dès lors à Tony Stark jouant les espions par intérim. Epaulé par Jim Rhodes, soutenu par sa plantureuse conquête d’alors Bethany Cabe et engageant Scott Lang pour une mission impossible : le ton est donné!

Changement d'armure Ou Les jeux dangereux d'un milliardaire

Changement d’armure
Ou
Les jeux dangereux d’un milliardaire

Cependant, nous avons ici une version de Bond qui file un drôle de coton : certes il fréquente les casinos, il profite d’une formation accélérée au combat par Captain America, il utilise des gadgets comme la ceinture grappin (que l’on ne verra que dans Goldeneye, soit en 1995!) mais son penchant pour les drinks apparaît progressivement hors de contrôle et le fait déraper de plus en plus fréquemment. Ainsi la présence de l’alcool n’est pas très différente ici du film ou des séries de genre où le héros se sert quelques verres bien tassés pour supporter les affres du quotidien. Mais ici nous assistons petit à petit à une dépendance qui s’installe insidieusement. Alors que le décor nous est plutôt connu, celui de la vie de milliardaire de Tony Stark, playboy, patron d’entreprise, philanthrope etc., qui pourrait être un James Bond avec une double identité, nous sommes témoins d’une pression à laquelle Tony ne parvient plus à faire face sans prendre quelques puis plusieurs verres d’alcool.

La version d’un Tony »James Bond » Stark, sous-entendant un contrôle sur soi et son environnement comme l’agent secret qu’il copie alors, aurait pu constituer une autre armure, mais celle-ci ne tient pas non plus et se fissure. Le costume blanc comme l’armure rouge et or ne tiennent plus. Les armures défensives de Tony, celles qu’il se construit pour tenir debout le lâchent peu à peu, l’amenant à se regarder dans un miroir sans masque.

Masques, costumes et quatrième mur

N’oublions pas que nous sommes dans une histoire d’Iron Man, et que celui-ci possède sa galerie de vilains typiques. Eux aussi utilisent des gadgets, de la technologie ou des armures. Ils sont dès lors de la partie. Là où Tony Stark emploie Iron Man, Justin Hammer (sous les traits de l’acteur Peter Cushing qui outre Star Wars et Dracula joua son premier rôle dans « L »homme au masque de fer »!) emploie une galerie de vilains qui affronteront bien évidemment notre héros.

Trois parmi eux reviennent dans plusieurs de ces épisodes : Blizzard, Melter et Whiplash. Ce qui est étonnnant est que ces trois personnages peuvent être associés à l’alcool : entre la glace pour les drinks on the rocks, l’alcool qui réchauffe et fait fondre (l’inhibition déjà dans un premier temps, pas toujours la glace) et le « coup de fouet » que vantent les buveurs à court d’arguments, nous voilà avec un cocktail de vilains qui nous entraînent sur une pente savonneuse!

Blizzard, Whiplash et Melter: Martini au shaker!

Blizzard, Whiplash et Melter:
Martini au shaker!

Si la glace et le fait de fondre sont communs aux langues française et anglaise, l’expression du coup de fouet n’existe qu’en français. Cependant, il existe bon nombre d’accidents de la circulation engendrés par l’alcool qui se sont terminés par un ‘whiplash’, qui signifie : un coup du lapin! Et au vu de la conduite de l’armure sous l’emprise de l’alcool, Iron Man a intérêt à avoir de bons airbags internes.

En l’occurrence, l’armure se prend en effet un mur lors d’une sortie en Iron Man imbibé d’alcool. Cela produit d’ailleurs un effet inattendu puisque notre Vengeur doré franchit non pas un mur lambda mais bel et bien le quatrième mur! A son insu et sous l’emprise de l’alcool, notre Vengeur doré croise ainsi le staff éditorial en pleine réunion, manquant de peu de décapiter Jim Shooter himself!

I (almost) shot the Shooter But I didn't kill the demon in me

I (almost) shot the Shooter
But I didn’t kill the demon in me

Le diable dans les détails

Parmi les épisodes de ce run apparaît un retour sur les origines d’Iron Man (épisode 122). Sous forme de flashback, nous revoyons défiler sous nos yeux le récit des origines : de la capture au Viêt Nam à la rencontre avec le Pr Yinsen jusqu’à la création de l’armure et son évasion. Pourquoi ce récit à ce moment de l’histoire? L’explication paraît venir dans la conclusion : Tony Stark retraçant le chemin parcouru jusqu’à ce moment fait l’inventaire de ce qu’il a amélioré : l’armure est désormais solide comme du diamant, son coeur réparé ne nécessite plus sa cuirasse pour fonctionner : il n’y a désormais plus de faille.

A moins que… Nous pouvons aisément imaginer que ces origines forment aussi un évènement traumatique pour Tony : capturé par l’ennemi, en situation de perdre la vie de deux façons, soit par arrêt cardiaque soit par caprice de ses geôliers. Si l’accent a été mis sur la guérison du corps : le coeur à maintenir, il n’apparaît étonnamment pas d’autres séquelles de l’évènement. Sauf une peut-être : se baptiser l’invincible Iron Man, comme un moyen cathartique de conjurer le sort en se prétendant désormais invincible et un homme de fer que rien ne peut plus atteindre.

Retour à la source ou Les failles colmatées

Retour à la source
ou
Les failles colmatées

L’absence de faille apparente telle que Tony Stark s’en persuade conjuguée aux tiraillements et aux pressions agissant sur différents fronts : professionnel avec le risque pour son entreprise, personnel avec son rôle d’Iron Man qui prend l’eau et l’armure (l’extension de son corps) dont il perd le contrôle, vont mettre à jour une nouvelle faille dans l’armure. Cette faille est justement son auto-persuasion dans sa capacité à contrôler ce qui lui arrive, moyen de résilience post-traumatique qu’a mis en oeuvre Tony Stark depuis son évasion au Viêt-Nam.
Face à une réalité qu’il ne parvient plus à contrôler : son entreprise, son image, son armure, notre playboy milliardaire va frôler une dépendance qui correspond à un déni. Ce déni est la marque de fabrique de Tony Stark, sa véritable armure : il peut nier son impuissance à faire face. Le dépendance s’installe ainsi insidieusement avec ce déni, lequel s’installe lentement dans le récit à travers différentes scènes où la banalité du verre d’alcool glisse progressivement vers une dépendance masquée.

D'Invincible à Devint cible ou The Shakespeare in Me

D’Invincible à Devint cible
ou
The Shakespeare in Me

Le diable dans l’armure : quand l’esprit se mure

Revenons au point de départ : l’amure comme métonymie du corps. Là où l’armure dysfonctionnait nous arrivons maintenant à un corps qui ne répond plus. Le prolongement est acté, et l’ennemi est bel et bien intérieur. La mascarade ne tient plus. Dans une planche unique nous assistons au combat de Tony Stark face à cette perte de contrôle. C’est la plantureuse et directe Bethany Cabe qui aidera notre playboy à déjouer la déchéance annoncée, souhaitant elle-même réussir là où elle avait précédemment échoué avec une relation précédente, son compagnon s’étant alors tuée au volant. Chacun des deux a quelquechose à rattraper : Bethany son échec et sa culpabilité, Tony son contrôle sur sa vie.

La fin de l’histoire sera celle d’une issue précaire. Tony mènera un combat certes important mais qui n’ira pas au fond de l’affaire pour en sortir complètement. Au-delà d’un combat rapide, Tony Stark n’ira jamais voir ce qui sous l’armure de son esprit s’était fissuré. Il aura seulement replacé ses défenses, réinstallé les circuits de son déni, reprogrammé le clivage qui d’un coup de répulseur, juste un peu plus long que d’ordinaire, l’aura sorti de l’ornière. Tony n’aura pas écouté véritablement ce que son armure, son corps lui disait de sa détresse. Nous trouvons là les éléments d’un stress post-traumatique jamais cicatrisé, et nous pouvons penser aisément que celui-ci ravive des souvenirs d’enfance, voire un secret de famille…Quelques années plus tard, le diable de la dépendance s’étant suffisamment glissé sous l’armure, Tony sombrera dans la déchéance que ce récit annonçait en ouvrant l’amure à cette fissure…

Réparer

Réparer

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A drink with Bob Laytonlay-0

Les réseaux sociaux sont comme des micro-circuits : ils permettent des échanges de données, un peu comme si nous étions pendant un instant les processeurs d’une même armure, fût-elle dysfonctionnelle. Et à l’occasion, ils permettent d’interroger un auteur dessinateur de renom sur ses idées lors d’un run que l’on vient de relire et de chroniquer. Ici, Bob Layton, co-scénariste et encreur du run « Demon in a bottle », se prête au jeu de quelques questions rapides comme des rayons répulseurs!

Omac Spyder : Monsieur Bob Layton, merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions rapides sur le run « Demon in a Bottle », pour lequel j’ai écrit un article à paraître sur un blog français. Vous êtes un des auteurs familiers d’Iron Man, et le run dont nous allons parler a marqué les lecteurs de Tête de Fer. Etes-vous prêt?

Allez-y, lancez!

Tout d’abord, dans Demon in a Bottle, est-ce que l’on peut dire que l’armure et le corps de Tony Stark sont comme connectés, reliés en quelque sorte? En effet, lorsque l’un défaille, dysfonctionne : l’armure, l’autre : le corps, fait défaut juste après, Tony Stark en perdant le contrôle?

 Pas littéralement. Mais l’idée était d’emmener Tony en dehors de sa « zone de confort ». En perdant l’armure ou la coquille qu’il s’était forgée intérieurement, on s’est dit que cela entamerait le processus qui le conduirait au bord du gouffre. Et à partir de là ça devenait intéressant…

 Un autre point qui m’a interpellé : il y a des références à Shakespeare ou à Hemingway dans les titres du run, ce qui n’est pas si commun. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ces choix?

Oh…ça c’est une question pour Michelinie! (le scénariste). Il s’est toujours montré génial pour trouver des titres intelligents!

Dans ce cas, c’est bien trouvé! Toujours dans ce run « Demon in a bottle », c’est comme si Tony Stark vivait une aventure à la James Bond lorsqu’il est privé de l’armure. Est-ce que c’était intentionnel comme idée?

 Absolument!

Pouvez-vous nous dire comment cette idée vous est venue?

J’ai toujours été un fan de James Bond, et je voulais donner au personnage de Tony certaines de ses qualités. Alors j’ai voulu montrer un Tony qui voyage de par le monde, un Tony homme à femmes et capable de se débrouiller dans un combat seul sans tous ses gadgets. Et ça lui allait plutôt bien!

Merci de m’avoir accordé un peu de temps pour vous poser ces quelques questions, c’était vraiment très sympathique de votre part, et un honneur d’échanger ces quelques mots.

Merci Omac.lay_2

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C’est la bonne nouvelle de cette rentrée : votre blog préféré a obtenu la licence IV et peut enfin vous parler picole. Pour ce faire, c’est Omac Spyder qui trinque et cul sec vous sert un peu de démon en bouteille, la célèbre histoire où par l’alcool Tony Stark est vaincu…Et en digestif, une mini interview de Bob Layton ! Cheers !

La BO du jour : l’ancien roi d’un jour a perdu la foi et pris sa bouteille :

39 comments

  • Présence  

    Cet article passionné fait briller le fond de ce récit de mille feux. Alors même que la forme reste marquée par son époque, le thème mis en scène (l’alcoolisme) ramène les aventures d’Iron Man dans un monde plus réaliste.

    Ton article est palpitant de bout en bout car il montre de manière manifeste la dimension métaphorique que peuvent prendre les aventures des superhéros, aussi éloignés qu’ils soient de la réalité (une armure volante, un supercriminel avec un pistolet et un pantalon à rayure verte). Sous les artifices factices de la fiction de divertissement, je me souviens effectivement du malaise à la lecture, de voir cet individu se fissurer sous la pression, sans que cela ne soit de sa faute.

    Réinstallé les circuits de son déni – Du fait de la nature des héros récurrents, le lecteur était forcé d’anticiper que tout reviendrait à la normale à la fin de l’histoire, i le souhaite même. Pourtant, le personnage Tony Stark a bien gardé une cicatrice : l’obligation de l’abstinence et la conscience de son point faible.

    Merci beaucoup pour cette lecture passionnante d’une histoire marquante d’Iron Man.

    Après avoir lu l’interview de Bob Layton, je comprends mieux pourquoi elle n’a pas bénéficié d’un article à elle toute seule. J’ai trouvé sa réponse sur les titres très rigolote, révélatrice de ce qu’il conçoit être le travail du scénariste.

  • Jean Vieillard  

    Merci mille fois pour cet article qui décortique merveilleusement cette période charnière et fondamentale du personnage. Dès le premier paragraphe, la trouvaille de la métonymie nous indique qu’on va avoir affaire à un texte qui n’a pas peur d’analyser dans les coins. Et surtout, surtout, merci d’éviter l’épuisant, le pavlovien écueil du texte lambda consacré à la culture pop du XXème siècle, qui, de plus en plus, doit systématiquement débuter par ces introductions sur le style ou les mœurs de l’époque, introductions qui ont généralement la tonalité navrante d’une excuse contrite. Dommage que certains commentateurs ne suivent pas votre exemple. Mais je vous laisse, il faut que j’aille parler du King Kong de 1933, non sans préciser profusément que ah là là l’image est en noir et blanc et le singe est en pâte à modeler, mais essayez de ne pas faire attention, chers lecteurs, c’est parce que la forme reste marquée par son époque.

  • Tornado  

    Dois-je vraiment laisser un post si c’est pour être méchant étant donné qu’il s’agit d’une saga que j’ai trouvée naze et infantile ?
    Je préfère dire que l’article est chouette mais là encore il me rappelle les articles dithyrambiques que j’avais lu sur ce « Demon » et qui m’avaient poussé à acheter et lire le truc… Pour que je me dise au final qu’on avait pas lu la même chose, ou alors que les mecs étaient encore plus bourrés que Stark pour y voir autant de richesse alors que je n’y avais vu qu’une série de bastons débiles contre des vilains grotesques en pyjama flashy ! (et d’ailleurs les titres me faisaient rire parce que je les trouvais ridicules car en complet décalage avec le contenu infantile !).
    Houlalah… Je n’arrive pas à être gentil…

    J’ai pourtant lu tout l’article sans m’ennuyer une seconde, grâce, probablement, à la bonne humeur constante et communicative de son chroniqueur, qui parvient toujours à transformer les naïvetés inhérentes aux comics old-school en des symboles intéressants !
    Et il y a donc effectivement des idées intéressantes qui m’avaient échappé à la lecture (aveuglé que j’étais par toutes ces bastons à la con). Comme cette « métonymie » qui embrasse le concept de la série et de son personnage atypique et moderne

    Excellent article, donc, à la fois léger et pointu, qui ne me réconciliera pas avec les comics old-school (désolé pour ma franchise un peu rude), mais qui m’aide à comprendre comment on peut apprécier la chose à l’âge adulte, avec le regard nécessaire… que je n’ai pas.

  • Matt  

    Jamais lu cette histoire. J’ai tendance à trouver Tornado trop sévère donc je pourrais surement apprécier le comics, mais après je ne suis pas un gros fan d’Iron Man.
    Là ou j’avais trouvé que l’alcoolisme était traité par dessus la jambe de manière ultra infantile c’était dans cette purge d’Iron Man 3, un film que j’ai trouvé vraiment naze car tout le temps en train d’essayer de nous faire rire avec de l’humour bien lourdingue. Tony qui se met à boire et danse avec son armure et déclenche une baston, wouhou ! Et puis après plus rien, il va mieux. Je ne supporte plus les films Iron Man. A l’époque j’avais apprécié le premier mais le personnage de Tony joué par Robert Downey Jr me sort par les yeux, je le trouve insupportable. Il n’y a que dans le film Civil War ou je le trouve supportable car il arrête un peu de se la péter face à de gros problèmes.

    • PierreN  

      « Tony qui se met à boire et danse avec son armure et déclenche une baston, wouhou ! »
      Ça, c’est plutôt une scène du 2.
      Je garde un bon souvenir d’enfance de ce run, mais à la relecture, force est de constater que Michelinie n’est clairement pas pour moi un des plus grands scénaristes de ces périodes, ce qui explique sans doute pourquoi je préfère la second guerre des armures par Byrne et JRjr à la première.

      • Matt  

        Ah c’est le 2 ça ? Bon de toutes façons j’aime pas ces films…

        • Bruce lit  

          Un article aussi brillant que la coque métonymique de Tony Stark. C’est fascinant à quel point le personnage existe en lui même au delà des auteurs. Que celui-ci soit alcoolique et en armure le contenant. Et que finalement que l’ivresse soit là au delà du contenu.
          Je n’ai jamais lu cette histoire, mais le diplomate tué par l’inconscient symbolique de Stark, j’ai diablement envie de lire ça.
          Quant au contenu de l’itw de Layton, on peut pas dire que ça suinte de profondeur et de réflexions profondes. Même si c’est très sympa de répondre au pied levé. Tout ceci a t’il été élaboré ? Oui, je pense car Michelinie a écrit de bonnes histoires, non, car le personnage existe en lui-même et sa portée symbolique peut échapper à ses auteurs.

          Enfin, la photo : Robert Downey Jr ne m’a paru si sinistre : son visage : qu’est ce qu’il a l’air antipathique, il a fait de la Botox non ? Il a le teint cireux , le regard vide, les lèvres super gonflées. Sûrement une extension du mal être de Stark. Personnellement, je ne le supporte pas au cinéma, mais on en reparle demain.
          Et il n’échappera pas que la photo à pour arrière fond une pub pour une marque d’alcool…

          • Matt  

            Je n’ai vu Robert que dans Iron Man et les Sherlock Holmes…et il joue de la même façon insupportable. Est-ce qu’on lui écrit toujours le même genre de personnage arrogant ? A-t-il déjà joué autre chose d’une autre manière ? Aucune idée. Ce n’est pas un mauvais acteur mais il joue trop bien le mec infect.

          • PierreN  

            Je l’ai trouvé plutôt convainquant dans Kiss Kiss Bang Ban et Tonnerre sous les tropiques, dans un registre bien éloigné du connard arrogant (faut avouer que je ne connaît pas trop sa filmographie d’avant les années 2000 et ses problèmes de drogue qui l’on éloigné des plateaux,, son retour en grâce auprès de la critique et du public pouvant ainsi être comparé à celui de McConaughey).

  • Eddy Vanleffe  

    Qu’est-ce que j’adore les dessins de cette époque, tous les effets métalliques typiques à l’encrage de Layton.
    J’avais été déçu par la saga en question tellement j’étais sur de relire la période « O’Neil/Mac Donnel où un Tony Barbu dormait dans les cartons et engrossait une clodo… trash à mort :)
    ici on est dans le old school avec des aventures à la James Bond et des effets de scènes assez pimpants…
    l’alcoolisme est vraiment progressif et avec le recul amené de manière insidieuse comme peut l’être cette maladie en fait.
    Pas mon classique préféré mais, je ne trouve pas que ça ait vieilli tant que ça.
    mais bon je suis irrécupérable, j’aime le comics de super héros qui sauvent des gens et pas les paramilitaires qui se battent entre eux sans arrêt en se contrefichant des passants. :)

    • PierreN  

      « Qu’est-ce que j’adore les dessins de cette époque, tous les effets métalliques typiques à l’encrage de Layton. »
      Layton se débrouillait effectivement très bien sur cet aspect-là, mais c’est aussi sur ce point que l’on peut
      discerner les limites de son approche. Son style « rigide » et les effets de matière conviennent bien à la représentation des armures et des objets métalliques, mais pour le domaine de l’organique et des personnages de chair et de sang, je trouve ce style un peu trop raide (heureusement que le peps apporté par les laytouts de Romita permettait d’atténuer cette impression et de rendre ces planches moins froides/lisses et plus dynamiques).

      • Eddy Vanleffe  

        le rendu brillant est partout chez lui sur la table, les classeurs, la botte que l’on voit sur le dernier scan…
        Bon moi je trouve ça marrant en fait et puis j’ai copié ces « effets » plein de fois quand j’étais gamin, c’est devenu « organique » chez moi.
        j’ai déjà des épisodes de Layton tout seul, et c’est moins beau, c’est clair.

        • Présence  

          Je partage cet avis sur la qualité moindre des dessins de Bob Layton quand il fait tout tout seul, avec une petite exception dont je garde un bon souvenir : la minisérie Hercules de 1982.

  • JP Nguyen  

    Une relecture étonnante de cette vieille saga avec des parallèles que je n’aurais jamais fait… Quant à savoir ce qui est de l’intentionnel et ce qui est amené par le lecteur. Il faudrait déjà être sûr des intentions des auteurs… Mais l’est-on ? (comme dirait Bob). Non.
    Un peu comme Eddy Vanleffe, je trouve, rétrospectivement, que cette descente dans l’enfer de l’alcool est très « light » par rapport à la période O’Neil/McDonnell/Mitchell, où Tony perdait tout et passait un paquet d’épisodes à la rue… Ces épisodes étaient moins jolis à regarder mais plus poignants.
    @Pierre N : le scénar de Armors Wars II ne m’a jamais convaincu, pour le coup, malgré les faiblesses et gimmicks du trio Michelinie/Bright/Layton, Armors Wars I reste un bon souvenir

    • Bruce lit  

      Ahaha très bon ça le laiton JP !

    • Présence  

      Pour aller dans le sens de JP, j’ai lu Armor Wars II pour la première fois cet été, et j’ai bien cru que je ne serais pas capable de lire ces épisodes jusqu’à la fin.

  • OmacSpyder  

    @Présence : Voilà! Les mille feux et cette opposition entre ce qui brille chez Iron Man et ce qui se fissure dans l’armured Tony Stark. Pour l’interview, c’est en effet un shooter rapide!
    Métaphores et métonymies éclairent ces récits dépassant dès lors les intentions conscientes des auteurs.
    @Jean Vieillard (non, sérieux? ;)) : Merci! Je pense que ces récits méritent d’être abordés avec un regard qui ne les cantonne pas à leur époque. Et ce qu’ils abordent peut supporter une analyse poussée et tenir la route. Je comprends donc tout à fait ton propos qui fait plaisir à lire.
    @Tornado : Ouf! Tu aurais pu être méchant et tu as choisi de suivre mon propos. J’en suis ravi! Si mon petit propos permet de croiser les regards plutôt que le fer (et c’était pourtant à propos), alors l’objectif est atteint!
    @Matt : Tu peux te jeter à l’eau! Tu verras, c’est bien mieux mené que l’allusion rapide et ebouriffante de l’opus 2 d’Iron Man. Un retour à la source s’impose! ;)
    @Pierre N : Tu abordes le point sensible : quel souvenir d’enfance ce récit qui laissait entrevoir une faille dans l’armure du Vengeur doré! Et ma relecture visait à expliciter ce qu’évoque Présence sur le malaise qui ressortait à sa lecture. La guerre des armures, intéressant aussi! :)
    @Bruce : ça serait intéressant de lire ce run. J’espère que ma petite grille de lecture peut servir de jet-boot à ton envie de tenter! On y trouve en effet des aspects de l’alcoolisme comme la désinhibition qu’endossent les dysfonctionnements de l’armure, une façon de donner à voir, faire comprendre ce qui échappe peut-être pour partie même aux auteurs. J’aime l’idée du personnage qui leur échappe : ah! Control or not control?^^
    @Eddy : Pareil! J’adore ces effets de brillance métallique. Comme une coquille d’or mais si justement enferme autant qu’elle protège son porteur. Nous verrons comment elle affecte aussi Rhodey ensuite^^
    Et ici, on a du superhéros et de la faille dans l’armure, littéralement. Bref, du héros comme on en demande! ;)
    @JP : Tu saisis là mon intention d’aller confronter mon propos à un des auteurs passant de l’or à l’argent de la parole pour arriver au laiton de l’interview. Cela pour confirmer que sans l’armure, Anthony (Stark) bronze! ;)
    L’échange a été trop rapide pour aller dans le fond du sujet, mais je pense qu’une part de ce qui est présent dans cette histoire résulte d’un cocktail : intention (des auteurs) interdit (de l’éditeur), inconscient (des auteurs et du personnage!).
    Il est vrai que la descente est light. Mon propos est de tenter d’éclairer en quoi le light apparent cache un sombre caché ;)

    • Matt  

      Oui et puis une approche light peut être subtile justement. Quand on met en scène une chute vertigineuse avec pour conséquence de se retrouver à la rue, ça peut aussi sembler exagéré, non ? Enfin ça doit exister mais ça peut aussi faire un peu propagande anti alcool non ? Des fois le mal s’immisce insidieusement et n’a pas des conséquences drastiques sur le confort matériel mais plutôt psychologique.

      • OmacSpyder  

        @Matt : Tout à fait. C’est bien ce que j’ai tenté d’éclairer ici, le côté insidieux de cette entrée dans l’addition. Ensuite, ton propos ouvre une thèse intéressante : la crédibilité va-t-elle du côté de la monstration de la déchéance ou du côté de l’apparition insidieuse d’une faille, passant aussi par ses métaphores et ses détails insignifiants?

        • Bruce lit  

          @Omac : -hips- Addition ou addiction ?
          J’ai oublié de préciser que la citation de Shakespeare est d’une beauté poétique formidable.

          • OmacSpyder  

            @Bruce : Diable! Vitime de mon orreteur orthographique!
            En même temps, la modération, c’est bien. L’addition, c’est pas bien! :)

            Pour revenir à Shakespeare, oui, ça inspire…

        • Matt  

          Perso je pense que parfois à vouloir trop en faire dans le démonstratif, sans que ce soit forcément moins crédible, on sent trop l’intention des auteurs derrière de nous dire que « l’alcool (ou la drogue, etc) c’est maaal »
          Alors oui dans un sens c’est mal d’en abuser…mais on n’est pas censé se rendre compte que l’auteur veut absolument nous en convaincre. Quand ça prend le ton d’une propagande (potentiellement bénéfique mais propagande quand même), on remet en question la véracité des faits. Et puis on est pas complètement cons, on le sait que l’alcool c’est dangereux. C’est plus intéressant de montrer comment on peut sombrer, les faiblesses des persos, la difficulté à s’en sortir afin d’analyser la pathologie.

          • PierreN  

            C’est aussi une façon de perpétuer la tradition du héros à problèmes marvelien, puisque Stark a fini par venir au bout de ses problèmes cardiaques, il lui fallait un autre talon d’Achille.

          • Bruce lit  

            @Matt : n’oublions pas que cette histoire se passe quand même dans les années 80, durant l’ère Reagan où la chute d’un industriel comme Stark préfigure celle des yuppies de American Psycho. N’oublions pas non plus que ça se passe aux Etats Unis, un pays sans système de santé étatique qui ne bénéficie pas de campagne préventive financé par la sécurité sociale. C’ets donc tout à l’honneur de Marvel de se faire le médium d’une campagne anti alcoolique et de faire de Tony Stark son ambassadeur. N’oublions pas qu’à l’époque et encore aujourdhui, celui picole, c’est un vrai homme ! Il te suffit de voir n’importe quel épisode de Dallas à l’époque pour voir qu’à chacune de scènes les héros se servent des whiskys au bureau à n’importe quelle heure de la journée.

          • Matt  

            Ah mais je ne reprochais rien. Je n’ai pas lu les histoires en question. Je me dis juste que parfois ce n’est pas en exagérant que c’est le plus pertinent. Mais bon oui ça reste une bonne initiative.

  • OmacSpyder  

    @Matt et Bruce :
    Je rejoins Matt sur le fait que ça n’est pas en exagérant une situation, ici l’alcoolisme, que l’on fait passer le message le plus clair. Rester sobre (sic!) peut avoir une portée plus importante.
    Ici, comme tu le dis Bruce, on prend le contrepied de Dallas ou de James Bond, qui est un peu la référence de fond (dixit Bob Layton, pour la source de confirmation JP ;) ). Les auteurs montrent ainsi en quoi un verre de temps en temps, pour décompresser, parce que la journée a été dure, parce qu’on perd pied et qu’on se raccroche à un verre pour nier cette difficulté, peut amener un homme appelé l’homme de fer à sombrer.
    @Pierre N : En effet, cela va dans le sens du héros marvellien de posséder un talon d’Achille, mais ici le choix de cette faiblesse est différente d’un handicap (cécité, handicap moteur, marteau enchanté qui doit rester à proximité, intellect affaibli à la transformation, etc.). C’est une faiblesse « acquise » par un comportement.

    En outre, quand on sait le développement autour du secret de famille de Tony Stark, cela donne un angle encore différent à ce symptôme. Le lien entre les addictions et les secrets de famille s’établit alors pour redéfinir l’identité de ce personnage.

  • ComicsetMerveilles  

    Pour ma part, Romita Jr + Layton = les meilleurs dessins d’Iron Man toute période confondue…

  • Jyrille  

    Superbe article Omac, où tes capacités incroyables d’analyse textuelle sont parfaitement placées. J’ai particulièrement apprécié le rapprochement armure-corps et les explications quant aux titres de Shakespeare. Je ne suis pas certain des trois vilains qui rapellent l’alcool par contre. La mini interview en bonus est très agréable !

    Évidemment je n »ai pas lu ces épisodes mais j’ai très envie d’essayer. Le second scan, celui sous l’eau, est superbe.

    Enfin, et bien Faith No More est un de mes groupes favoris mais tout le monde le sait déjà.

  • Jyrille  

    Ah d’ailleurs je suis d’accord avec Shakespeare, j’en parlais avec mes collègues cette semaine : le nom, d’un objet, d’une personne ou de quoi que ce soit, peut n’avoir aucun rapport au final avec son existence, ses qualités et sa définition. En extrapolant, cette vue de l’esprit, si elle était acceptée par toutes et tous, permettrait une avancée considérable dans le combat contre les préjugés, et une clairvoyance sur les informations et les médias qui abusent de termes inventés et vidés de substance dont le seul but est d’associer des concepts basiques afin d’orienter des avis déjà biaisés.

    J’en parlais dans une chronique : https://www.amazon.fr/gp/aw/review/B00000887F/R2UB4LH79BN7Y2/ref=cm_cr_dp_mb_rvw_1?ie=UTF8&cursor=1

  • OmacSpyder  

    @Jyrille : Merci d’avoir trouvé le temps de lire cet article!
    Il est vrai que pour le rapprochement entre l’alcool et les trois vilains, j’ai – disons – poussé le bouchon un peu loin ;) Mais je trouvais intéressant de fouiller l’idée…
    Pour la bo, c’est Bruce qui a choisi. Et en effet je sais que tu apprécies.
    Pour Shakespeare (là c’est bien moi^^), j’ai trouvé que le choix des titres apportait un éclairage supplémentaire. Cela nous menant en plus comme tu le soulignes à une autre analyse sur l’identité des choses : le lien entre lle nom qu’elles portent et leur identité est en effet contingent. A l’heure où le flacon compte souvent davantage que son contenu, cette prise de distance est d’autant plus pertinente.
    J’ai bien aimé dans ton commentaire en lien ton idée selon laquelle un individu ou un groupe pouvait  » changer de personnalité mais pas d’identité »! Cette remarque glissée l’air de rien est très riche dé sens…

    • Jyrille  

      Merci beaucoup Omac ! Je dois encore lire ton dernier Collants sur le divan consacré à Doom. J’en ai lu la moitié mais je crois qu’il faut que je la relise en entier…

      • OmacSpyder  

        En plus la moitié d’un Collants sur le Divan, c’est quoi? Un Bas sur le Chesterfield? ;)

        • Jyrille  

          Huhuhu

    • OmacSpyder  

      C’est vrai que c’est marrant! On en apprend plus sur.. Alex et son traumatisme à la vue d’un Tony Stark bodybuildé joggant dans une tenue qui paraît féminisée avec son souvenir ému de Veronique et Davinanovitch. Bon, on en apprend un peu moins sur l’histoire…^^

      • PierreN  

        Dans le genre 80′s, ça me rappelle un peu la fameuse scène de la plage de Rocky 3, avec Apollo et Rocky en shorts qui courent ensemble, considéré depuis comme un grand moment d’homo-érotisme cinématographique involontaire par certains (pareil pour Top Gun et Freddy 2, mais dans le cas du film de Scott, c’est en raison d’une réplique de Tarantino tiré d’un film méconnu).

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