Le galion voguera trois fois (Pirates des Caraïbes)

Encyclopegeek : Pirates des caraïbes par Gore Verbinski

AUTEUR : MATTIE-BOY

L’article d’aujourd’hui portera sur la première trilogie de films Pirates des caraïbes réalisée par Gore Verbinski.

Aventure, batailles navales, monstres et squelettes…comment ne pas leur laisser une chance ?  ©Walt Disney Imagineering

Aventure, batailles navales, monstres et squelettes…comment ne pas leur laisser une chance ?
©Walt Disney Imagineering

Ces 3 films sont des productions Disney respectivement sortis en 2003, 2006 et 2007. Ils sont inspirées de la thématique de l’attraction populaire Pirates of the Caribbean ouverte en 1967 à Disneyland, en Californie.
J’ai longtemps hésité à faire un article sur ces films. Je me demandais si ça en valait la peine. Il ne s’agit pas là de grands classiques ni de très bons films. Seulement je les aime bien. En tant que passionné de cinéma, je dois reconnaître que j’aime parfois des films pas géniaux ou même un peu idiots du moment qu’ils me font passer un bon moment ou qu’ils me font rigoler. Je préfère même ce genre de films à des spin-off de franchises à succès qui profitent d’un ancien succès pour prétendre s’élever au niveau de leurs modèles en se prenant hyper au sérieux et donnant des explications tirées par les cheveux à tout. Comme les Prometheus ou les Alien Covenant de Ridley Scott qui, n’en déplaisent à ces admirateurs, est un réalisateur capable du meilleur comme du pire.

En tous cas, le but de cet article n’est pas d’essayer de faire passer des vessies pour des lanternes en vous déclarant que ces films sont des chefs-d’œuvre incompris, mais plutôt de vous expliquer pourquoi je les aime bien malgré leurs multiples défauts de films pop-corn.

Avant d’aller plus loin, je précise que je ne parlerais pas des 4ème et 5ème films. Parce que le 4ème ne m’a pas emballé (malgré ma bienveillance) et donc je m’en souviens très mal. J’ai surtout retenu que l’aspect fantastique ne s’embarrassait même plus d’explications et que Barbe Noire commandait son navire par la pensée sans pour autant être un fantôme ou autre entité maudite (WTF ?). Quant au 5ème, je ne l’ai pas vu.

L’attraction a d’abord inspiré les films, puis les films se sont invités dans l’attraction  photos libres de droits sources : wikipedia

L’attraction a d’abord inspiré les films, puis les films se sont invités dans l’attraction
photos libres de droits  / sources : wikipedia ,  Flickr  et Wikimedia

1. La malediction du Black Pearl

Le premier film parle d’un équipage de pirates qui ont été maudits après avoir dérobé un trésor Aztèque sur lequel a été jetée une terrible malédiction. Celle-ci les rend certes immortels mais les privent également de toute sensation de plaisir et leur fait ressentir la faim et la soif sans qu’ils puissent les étancher. Ils cherchent donc à récupérer toutes les pièces du trésor pour lever la malédiction. Déjà c’est plutôt sympa comme thème dans un film de ce genre. La plupart du temps, les méchants veulent devenir immortels mais là on choisit de nous montrer que selon les circonstances, ce n’est pas forcément le pied.

Cet équipage est mené par le capitaine Barbossa (joué par un Geoffrey Rush né pour incarner un pirate tellement le rôle lui va bien), anciennement le second du capitaine Jack Sparrow (Johnny Depp) qui suite à une mutinerie s’est retrouvé sans navire ni équipage…mais sans malédiction également. Barbossa cherche aussi le descendant d’un certain Bill Turner aujourd’hui disparu dont le sang permettrait de lever la malédiction puisque c’est lui qui se serait emparé du trésor initialement.

En route pour l’aventure et les abordages ! / ©Walt Disney Imagineering / source : Flickr

En route pour l’aventure et les abordages ! 
©Walt Disney Imagineering 
Source : Flickr

Elizabeth Swann (jouée par Keira Knightley) va se faire enlever par les pirates après s’être fait passer pour la fille de ce Turner. Pour la sauver, le véritable fils Turner (joué par Orlando Bloom) va s’adjoindre les services de Jack Sparrow qui veut récupérer son navire et arrêter Barbossa.
Le film marche plutôt bien, les acteurs sont vraiment bons dans leur rôle (même Johnny Depp dans son rôle de pirate déjanté qui ne cabotine pas encore trop, contrairement aux films suivants) et le spectateur se met à apprécier tout autant les méchants que les héros tellement…ben…ils se ressemblent en fait. Barbossa n’est pas si cruel que ça comme le découvriront nos héros, mais tous sont des menteurs et opportunistes auxquels on ne confierait jamais sa vie. On se prend au jeu des alliances et trahisons entre les différents protagonistes tous adeptes des coups bas.

Mis à part Turner et Elizabeth (quoique…c’est une roublarde aussi la demoiselle), personne ne rentre dans le stéréotype du héros vertueux. Il y a également le commodore Norrington joué par Jack Davenport qui veut faire exécuter tous les pirates et gagner la main d’Elizabeth. Techniquement il est du côté de la loi mais il finit aussi par passer pour un méchant tant les repères sont brouillés. Et c’est plutôt sympa.

Il y a même des zombies chez les pirates maintenant / ©Walt Disney Imagineering  /source : Disney.wikia

Il y a même des zombies chez les pirates maintenant 
©Walt Disney Imagineering
Source : Disney.wikia

Les effets spéciaux, bien que très numériques, sont tout de même assez inspirés avec des looks de zombies réussis pour les pirates (qui se révèlent uniquement à la lumière de la lune.)

Il y a bien quelques facilités scénaristiques (jamais compris comment Sparrow pouvait tuer Barbossa en lui tirant dessus juste AVANT de lever la malédiction. Il s’est déjà pris 30 coups de sabres, douze balles depuis le début du film, mais si on lui tire dessus 10 secondes avant de lever la malédiction, ça marche ? Bon…ok.) mais le film reste un spectacle familial de bonne facture, fort agréable, avec certes quelques blagounettes pas toujours drôles mais pas encore trop envahissantes. Et puis moi, que voulez-vous, j’adore les récits de pirateries, les beaux galions, les histoires de malédiction, de monstres marins, les squelettes, etc. On est complètement dans mon point faible donc forcément je vais davantage aimer ce genre de film et pardonner les défauts si je m’éclate. Il y a d’ailleurs un sacré soin apporté aux costumes, au look des pirates qui sont tous crades et avec des dents pourries. Trois énormes bateaux magnifiques ont été construits (heureusement qu’ils ne sont pas en CGI ceux-là.), la musique de Hans Zimmer est entrainante et les décors naturels des Bahamas et de Porto Rico magnifiques. On n’atteint bien sûr pas la qualité d’un Seigneur des anneaux de Peter Jackson mais on reste dans un bon récit d’aventure « feel good ». A certains égards, ces films renouent avec un certain type de cinéma d’aventure rappelant les films de l’ère Harryhausen . Un genre de cinéma qui n’existe plus vraiment si on excepte les adaptations de bouquins. Quant au réalisateur Gore Verbinski, sans effetuer là ce qu’on pourrait qualifier d’un travail d’auteur, est un bon « faiseur ». C’est un réalisateur qui a tout de même un certain sens de l’esthétique et il effectue un boulot visuellement superbe sur ce film avec une direction artistique très réussie, pas trop de CGI, des décors naturels magnifiquement mis en valeur, etc.

Le vilain Barbossa (Geoffrey Rush) et Elizabeth Swann (Keira Knightley) / ©Walt Disney Imagineering / source : Pirates.wikia

2. Le secret du coffre maudit et Jusqu’au bout du monde

Parlons ensuite des deux films suivants qui constituent une seule histoire. Alors…ces films divisent beaucoup et n’ont pas une super réputation. Et je comprends parfaitement pourquoi. Trop de personnages inutiles, trop d’humour cartoonesque, trop de cabotinage de la part de Johnny Depp qui devient gonflant, trop d’effets spéciaux over the top, etc. On aurait également pu se passer de Will Turner et Elizabeth Swann (j’aime bien Keira Knightley mais bon…leur histoire à tous les deux est finie, ils ne servent plus à grand-chose.) En tous cas les films en font des caisses et deviennent plus lourdingues que le premier. Le principal problème…c’est qu’on a deux films de 2h30, avec bien 1h30 de scènes inutiles au total. Les films auraient fait 1h40 chacun qu’ils auraient surement gagné en lisibilité.

Bon, mais je les aime bien quand même, dammit ! Pourquoi ? Déjà j’adore l’histoire. Je la préfère à celle du premier. Quelle est-elle ? Eh bien Jack Sparrow, qui a récupéré son navire et son équipage, reçoit l’étrange visite d’un homme couvert de coquillages et autres bernaches qui lui annonce qu’il doit payer sa dette auprès d’un mystérieux Davy Jones, capitaine du Hollandais volant. Jack se fait marquer à la main d’une nouvelle sorte de malédiction qui attirera sur lui le Kraken, un monstre marin aux ordres de ce Davy Jones qui semble faire trembler tout le monde. Tout ça pour qu’il n’essaie pas d’échapper à son créancier.

Tia Dalma alias Calypso sous forme humaine.  ©Walt Disney Imagineering  Source : wikipedia :

Tia Dalma alias Calypso sous forme humaine.
©Walt Disney Imagineering
Source : wikipedia

On découvrira plus tard l’histoire de ce Davy Jones (personnage dont le nom est inspiré de l’expression de marins anglais « to be sent to Davy Jones’s locker » qui signifiait être envoyé au fond de l’eau, comme si ce Davy Jones était une sorte de démon) Ici, c’est une sorte de mort-vivant maudit avec son équipage dont les membres ressemblent tous à des hommes poissons. Le look excellent de Davy Jones ne peut que rappeler Cthulhu aux fans de Lovecraft (pour le visage seulement, hein.) Apparemment, Sparrow, lors d’une de ses roublardises, s’est retrouvé endetté auprès de Jones et doit venir servir à son bord pour l’éternité. Sparrow va tenter d’échapper à cette dette en promettant une centaine d’âmes à la place de la sienne (sympa, hein ?). Jones s’en amuse et lui laisse un peu de temps pour voir comment il compte s’en sortir. Sparrow et ses « amis » (ou disons les gens qu’il fout dans la mouise pour les obliger à l’aider) vont tenter de retrouver le cœur de Davy Jones dont la légende prétend qu’il est enfermé dans un coffre (oui oui, le vrai cœur battant.) Puisque transpercer ce cœur est la seule façon de tuer Jones, il compte s’en sortir en lui faisant du chantage.

Mais pendant ce temps sur les côtes, un Lord du nom de Cutler Beckett appartenant à une compagnie des Indes cherche également à récupérer ce cœur pour réduire en esclavage le plus grand fléau des mers et faire fructifier ses affaires. Pour les curieux, le commerce entre une métropole et ses colonies était souvent contrôlé par une compagnie à qui l’État conférait un monopole, et qui portait le nom de Compagnie des Indes. Sous le nom des Indes, on recensait tous les territoires nouveaux qui pouvaient être atteints en prenant la route de l’Est (Indes orientales) et ceux qu’on rejoignait par la route de l’Ouest, dite du Nouveau Monde (Indes occidentales).

La pieuvre géante, un très ancien monstre dans l’imaginaire collectif

Davy Jones est certainement la raison principale qui me fait aimer ces films. Ce grand méchant aurait même pu voler la vedette à tous les autres personnages s’il avait été davantage développé (et il aurait peut être du l’être au détriment d’autres persos inutiles !) On comprendra au fil des deux films que c’est un marin qui est tombé amoureux de Calypso, déesse de la mer, et qui a servi pendant dix ans sur les eaux de l’au-delà à accompagner les âmes des défunts pour avoir le droit de mettre pied à terre et rejoindre son amour…qui ne s’est jamais présentée à lui, l’abandonnant à son sort.

Rejetant son ingrate tâche, Jones est reparti écumer les mers et s’est retrouvé maudit pour avoir déserté son poste. Son navire, ses hommes et lui-même se sont mis de plus en plus à ressembler à un amalgame de créatures marines, et ils répandent la terreur, profitant de leur immortalité. Mais Jones ne peut toujours pas mettre un pied sur la terre ferme, et son cœur qu’il s’est arraché est sa seule faiblesse. C’est un personnage romantique de tragédie grecque rongé par la haine et la tristesse tantôt cruel, tantôt en train de verser une larme en jouant de l’orgue dans son navire (une référence à peine dissimulée au capitaine Nemo du film 20 000 lieues sous les mers de Richard Fleischer.)

Le meilleur élément des films 2 et 3  ©Walt Disney Imagineering  Source : Disney.wikia

Le meilleur élément des films 2 et 3
©Walt Disney Imagineering
Source : Disney.wikia

D’ailleurs son rôle de méchant lui sera disputé par Cutler Beckett qui parviendra à s’emparer de son cœur, reléguant Jones au rang de marionnette, un rôle qu’il a trop longtemps tenu et qui le ramène à sa place de méchant tragique constamment exploité à qui personne n’offre de chance de rédemption. Lorsqu’il sera à nouveau libéré de sa servitude, sa colère explosera à nouveau dans un final dantesque (euh…bon ok un peu trop dantesque avec un trop plein d’effets spéciaux abusés…mais la partie concernant Jones reste cool.)

Raaah voilà, c’est ça le problème de ces films. L’histoire est chouette, il souffle un vent d’aventure épique tout le long des films, le méchant est une sorte de Dark Vador  à qui il reste une part d’humanité et dont le cœur bat encore pour son amour perdu (autant qu’il se consume de haine pour elle), il y a des monstres marins divers et variés qui font penser aux vieux films d’aventure de Ray Harryhausen  , mais à côté de ça on a des scènes grotesques cartoonesques exagérées avec un Jack Sparrow qui hallucine dans les limbes en cabotinant à mort, des combats au sabre sur une roue à eau qui dévale une pente et…plein de trucs qui passeraient bien dans un dessin animé moins soumis à la vraisemblance mais qui vont trop loin dans un film avec de vrais acteurs. On se retrouve à bondir d’enthousiasme à certains moments, à rigoler ou même être ému par le destin de Jones, et à côté de ça on a parfois envie de se faire un facepalm avec un gant de baseball géant devant la connerie de certaines scènes. Il y a notamment tout un passage incroyablement inutile qui dure 30min sur une île lorsque des indigènes capturent l’équipage de Sparrow et le prennent pour un dieu (WTF ?)

Des fois, c’est vraiment n’importe quoi… / ©Walt Disney Imagineering / source : jacksparrowcostuming

Des fois, c’est vraiment n’importe quoi… 
©Walt Disney Imagineering 
source : jacksparrowcostuming

De la même manière, vous remarquerez que j’ai pu expliquer l’histoire sans parler de Will Turner et Elizabeth Swann. Et pourtant ils sont là, à se faire balloter et raccrocher à l’intrigue de manière artificielle (le père de Will est parmi l’équipage de Jones…pour le peu que ça sert à l’intrigue.) Et puis qui peut trouver Keira Knightley crédible en pirate dans le 3ème film ? Oui ok elle est mignonne mais…on l’imagine en tout sauf en capitaine des pirates. Bon ok c’est peut être aussi pour l’aspect un peu comique vu que les pirates nous sont présentés sous un jour plus amusant que réaliste, tous égoïstes et incapables de voter pour quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes, ce qui provoque un résultat de vote assez aberrant.

Mais là aussi, on se dit que ça passerait mieux dans un dessin animé familial qui se soucie moins de vraisemblance. Certes ce n’est pas l’ambition du film d’être réaliste, on le sait depuis la présence de zombies, de bateau maudit qui plonge sous l’eau, etc. Mais dans un film avec de vrais acteurs, on accepte tout de même moins certains délires qui tiennent du cartoon. Quant à Sparrow, si la performance de Johnny Depp en pirate un peu dérangé et lâche était assez bienvenue dans le premier film, il finit par devenir lourdingue à en faire des tonnes.

Un rôle de pirate un peu perché qui devient barbant à la longue, surtout quand son interprète Johnny Depp ne semble plus chercher à jouer autrement depuis  ©Walt Disney Imagineering  source : Amazon

Un rôle de pirate un peu perché qui devient barbant à la longue, surtout quand son interprète Johnny Depp ne semble plus chercher à jouer autrement depuis
©Walt Disney Imagineering
source : Amazon

Et pourtant, il y a aussi de bonnes idées parfois avec des personnages qu’on a envie de suivre et qui, même sans être des modèles de profondeur, sont assez attachants et changent suffisamment au fil des aventures pour qu’on s’intéresse à leur sort (contrairement aux personnages des derniers Star Wars  qui me laissent complètement froid par exemple.) Et même si j’ai dit que plein de persos ne servent à rien, certains restent sympathiques à suivre notamment Elizabeth Swann pour sa transformation de fille de bonne famille en femme curieuse assoiffée de nouveaux horizons ou du moins attirée par une vie plus aventureuse.

Au niveau des effets spéciaux, c’est pareil. Il y en a de très bons et d’autres qui semblent faits à l’arrache. Par exemple, encore une fois, Davy Jones a eu droit à un soin particulier puisque le regard de l’acteur Bill Nighy est conservé au milieu des effets numériques qui forment son visage. On reconnaît malgré tout l’acteur, ses mimiques faciaux, et ses yeux sont très expressifs. C’est d’autant plus flagrant lorsqu’on entrevoit rapidement son apparence humaine lorsque Calypso lui touche le visage. Même si l’acteur cabotine aussi un peu, c’est clairement une créature numérique avec de la personnalité, et donc réussie. A côté de ça, certains membres de son équipage sont beaucoup moins soignés, ne ressemblent à rien et paraissent sortir d’un dessin animé. Certains effets auraient gagné à être simplement des prothèses ou maquillages.

Comme quoi les CGI, quand c’est fait avec soin et que ça préserve l’apport du jeu d’acteur, ça peut être bien aussi.  /@Walt Disney Imagineering / Source : wikipedia

Comme quoi les CGI, quand c’est fait avec soin et que ça préserve l’apport du jeu d’acteur, ça peut être bien aussi.
/@Walt Disney Imagineering /
Source : wikipedia

Ah et puis encore une fois les films sont bien mieux en VO, ne serait-ce que pour l’effort fait sur les accents, l’argot et le côté un peu « rustique » des pirates. Si vous ne connaissez pas l’accent et le langage pirate, eh ben vous verrez de quoi je parle en regardant la VO.
En gros vous l’aurez compris, j’aime bien, mais c’est bancal. Je ne considère pas ces films comme des navets (mais je comprends ceux qui trouvent ça mauvais, c’est subjectif après tout), je passe un bon moment en les regardant, même si lors de quelques scènes j’ai envie de faire avance rapide. Mon but n’est donc pas de vous convaincre que vous devez aimer (si ce n’est Davy Jones, parce qu’il est chouette comme vilain !) mais de défendre aussi le droit d’aimer des trucs qu’on reconnait pourtant comme pas très bons du moment qu’il y a suffisamment d’éléments qui touchent la corde sensible de nos goûts. Et là franchement il y a quand même une direction artistique soignée, de magnifiques musiques, une dose suffisante de second degré et de comédie pour qu’on comprenne que les trucs les plus délirants ne se prennent pas au sérieux, etc. Et puis zut, je n’en ai pas honte, j’aime bien ! La vie est déjà assez compliquée pour qu’on évite de se sentir coupable d’aimer des divertissements destinés justement à nous la rendre plus agréable.

Il faut de tout, et vous ne deviendrez pas plus bêtes en appréciant des divertissements sans grosse réflexion profonde.
Mais je dérive un peu là, je dois reprendre le bon cap. Pour moi dans ces films il y a suffisamment de bonnes choses pour que les mauvaises choses ne l’emportent pas. Bien sûr c’est subjectif, mais quelle critique ne l’est pas ? Alors sur ces mots je lève les voiles et je vous donne rendez-vous dans un prochain article.

Et n’oublions pas les chouettes duels à l’épée…aussi over the top soient-ils parfois. / ©Walt Disney Imagineering / source : Pirates.wikia

Et n’oublions pas les chouettes duels à l’épée…aussi over the top soient-ils parfois. 
©Walt Disney Imagineering 
source : Pirates.wikia

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BO du jour : même son thème est une des meilleures musiques des 3 films :

44 comments

  • matt & Maticien  

    quelques bons souvenirs de visionnage avec les enfants… mais ce qu’il reste c’est cette musique entêtante d Hans Zimmer !
    encore un hit ;)

  • JP Nguyen  

    Moi, j’aime bien les 3, même si le 2 est un peu frustrant car « à suivre ».
    Il y de beaux petits moments d’émotion (genre Élisabeth qui croise l’âme de son défunt père).
    et puis, c’est peut-être parce que je suis fan de Keira Knightley, mais je ne trouve pas son personnage inutile. Il est très intégré dans l’intrigue (c’est elle qui piège Jack à la fin du 2, elle participe activement à son retour dans le 3, son histoire avec Will connaît bien un changement entre la fin du 1 et celle du 3.
    Pas des classiques, ces films ? Je les trouve aussi distrayants et entraînants que les Indiana Jones. Du bon cinoche d’aventures, tous publics.
    Et j’adore la BO… (pour citer Kaamelott : « l’ embêtant avec celle-là, c’est qu’elle reste dans la tête… »)

    • Matt  

      Bah objectivement les films 2 et 3 sont trop bancals et en roue libre avec de la surenchère de n’importe quoi. Trop cartoon. C’est mon ressenti. Non, je ne dirais pas que ce sont des classiques.

      Mais je les aime bien aussi, hein. Je le dis bien.
      Elizabeth n’est pas désagréable à suivre avec son évolution de fille de bonne famille en roublarde, mais il y a un trop plein de personnages.
      La BO est très bien en effet.

  • Ben Wawe  

    Très bon article, qui explique bien les atouts et défauts de la saga.
    J’adore le premier, qui est pour moi le prototype moderne du divertissement familial, drôle et aventureux. Rien ne manque, rien ne gêne.
    Je ne supporte plus les suites, du fait de la surenchère de bouffonnerie et d’un Johnny Depp insupportable ; ça m’a fait rejeter tout en bloc, alors que en effet le fond de l’histoire est bon.
    J’ai préféré le 4, très imparfait mais où Jack fait moins bouffon et plus pirate noble qui cache cela sous une armure de dilettante ; le 5 est le pire, il n’y a rien à sauver, surtout pas les enfants…

    • Matt  

      Je comprends très bien ce ressenti^^
      Je n’ai pas vu le 5.

  • Eddy Vanleffe  

    Je trouve aussi que le qualificatif de classique va à ces films en fait.
    ce sont de très honnêtes divertissements tous publics et assez bien foutus, même dans le WTF..
    les visuels sont jolis et ils donnent la banane en fait.
    ces films vont rester au même titre que les vieux Jean marais, ou Jason et les argonautes…
    Johnny Depp invente son personnage dans ces films. on aime ou pas, mais Jack Sparrow fait maintenant parti des personnages reconnaissables entre mille que ce soit pas le voix, le look, la gestuelle. un vrai modèle à imiter en cour de récré… un héros quoi!

    • Matt  

      Personne trouve qu’il y a un trop plein de bouffonnerie cartoonesque ?
      Bon…je m’attendais à plus de gens qui me disent que les films sont nazes.

      Pour moi pas des classiques non. Mais de toutes façons je n’aime pas Indiana Jones 2 moi par exemple. Trop de nawak (comment chuter d’un avion avec un canot pneumatique sans avoir le moindre bobo), des personnages secondaires insupportables (la blonde et le gosse) Et pourtant pour beaucoup c’est un film intouchable.
      Classique ça veut dire quoi en fait ? Un truc incontournable ? Non critiquable ?
      Pour moi ça fait trop « dessin animé » et il y a plein de défauts. J’aime les films mais c’est juste pas possible que je dise que tout est réussi.

      • Eddy Vanleffe  

        Le remise en question du jour: qu’est-ce qu’un classique…
        on va parler d’un film qui a bénéficié d’un certain succès(parfois sur le long terme) et qui dans son genre a fait bouger les curseurs ne serait-ce que d’un poil dans l’histoire du cinéma.
        On va dire aussi qu’il résiste souvent au temps et qu’un lieu de donner le bâton pour se faire battre, acquiert une certaine intemporalité…

        beaucoup de vieux films sont des classiques et ont pourtant pris un coup de vieux mais ils parviennent à garder un certain plaisir de visionnage.
        c’est très subjectif tout ça.
        Je ne sais pas voir Spielberg (son cinéma-je n’ai rien contre lui) en peinture mais il a chié les classiques dans les années 80.
        Est-ce que les tarzan de Weismuller sont des classiques? j’aurais tendance à dire que oui.
        les Star Wars aussi c’est évident.
        Les films Marvel?
        Et bien ils le deviendront sans doute en tant que « groupe de film » parce que c’est la seule fois qu’un univers devient réellement multimédia avec une certaine réussite générale et qu’on retiendra la décennie 2010-2020 comme celle des super héros au cinéma et cela même si ça s’arrête demain. individuellement, les films ne sont forcément des monuments, mais je suis sûr que le petit fils de Tornado en fera une rétrospective passionnée..

      • Jyrille  

        Pour Indiana Jones 2, et les Indy en général, je dirai qu’ils font plus « bd » que « dessin animé ». Quant au look de Jack Sparrow, il aurait été partiellement inspiré par Keith Richards, des Rolling Stones.

  • Matt  

    Sinon, parmi ceux qui aiment les 3 premiers, qui a aimé le 4 ?
    Je me demande si j’étais pas dans un bon jour, ou si vraiment c’était pas terrible.
    Je m’en souviens mal, à part que Barbe noire avait des pouvoirs qui sortaient de nulle part on sait pas trop comment (au moins la « magie » est vaguement expliquée dans la première trilogie avec les spectres et fantômes. Il est quoi Barbe noire ? Un mutant télékinésiste ?^^)

    Et si vous connaissez de bons films de pirates, n’hésitez pas à m’en conseiller^^
    L’île aux pirates était sympa dans mon souvenir, mais ça fait un bail que je ne l’ai pas vu.

  • PierreN  

    Sans le considérer ni comme une purge (il est vrai qu’à choisir, je préfère ce qu’a pu faire Verbinski en dehors de cette saga) ni comme un véritable représentant du haut du panier des blockbusters de ces années-là (les Jackson, Raimi, Del Toro, Spielberg*, etc…), le premier ne m’avait pas pour autant laissé un mauvais souvenir (plus revu depuis sa sortie cela dit ; c’est un peu comme les Harry Potter, je n’ai jamais eu envie de les revoir).
    Toutefois, entre la tendance à la surenchère des suites (le final du 3 et ses tonnes de navires) et la dégénérescence du jeu de Depp (c’est à se demander si la mauvaise tournure prise dans cette manière de jouer date de là), la franchise n’a pas tardé à provoquer dans mon cas un certain effet de lassitude (pas spécialement pressé de rattraper les opus 4 & 5 du coup).

    J’aime beaucoup le second Indy malgré Willie Scott (là où Demi-Lune m’est déjà plus sympathique), peut-être pas un aussi bon film que le premier et aussi intéressant que le 3 sur le plan thématique (le rapport père/fils), mais un sacré rollercoaster d’anthologie néanmoins (l’intro au Club Obi-Wan, la course de wagonnets), avec une mise en scène très inspiré, sans doute le volet le plus fun (les scènes de couple façon « screwball comedy ») et le plus sombre de la saga (l’arrachage de coeur, les gamins esclaves maltraités, la séquence du « dark » Indy).

    *la période SF post-Soldat Ryan/pré-Indy 4 de sa filmographie plus spécifiquement (bien que Munich, Catch Me If you Can et Le Terminal n’entrent pas dans cette catégorie)

    • Matt  

      Justement le côté sombre de ce Indy, pour moi il contraste trop avec l’humour bêbête pour enfant avec la nana qui a peur de tout, les trucs complètement WTF façon cartoon alors que…t’es censé prendre le film plus au sérieux ?

  • Eddy Vanleffe  

    J’ai vraiment bien aimé le 1, il était frais, revenait à ce plaisir du combat d’escrime et cascade à la Zorro. Depp qui en faisait des tonnes de manière too much.
    J’avoue ne pas super accrocher aux deux et trois qui sont vraiment hyper liés formant une sorte de béhémoth filmique de cinq heures dans lesquelles, je dors toujours au moins une heure…
    Par contre j’aime bien le 4 avec les sirènes, parce que c’est un one-shot qui revient à une recette plus simple comme le premier.
    Je n’ai pas vu le 5 parce que… l’instinct me dit que c’est vraiment celui de trop…
    la magie WTF est déjà là dès le premier pour ma part, mais j’aime bien quand même…

    • PierreN  

      À propos du renard rusé, je garde un plutôt bon souvenir du Masque de Zorro par Martin « OO7″ Campbell (mais je me suis toujours refusé à voir sa suite).

      • Matt  

        Le premier est chouette oui.
        Et t’as raison de ne pas aller voir la suite. On se retrouve dans un espèce de film pour enfants avec des ennemis qui tirent sur les chapeaux et jamais sur les gens, le fils de Zorro qui fait un duel contre son professeur d’école avec une règle, euh…c’est une comédie potache pour enfants quoi.

        • PierreN  

          Voilà, c’est cet aspect « film familial ratissant large » qui ne m’a inspiré confiance, raison pour laquelle j’ai égale évité la suite de The Mask (sans Carrey ce n’est plus pareil aussi).

          • Matt  

            Houlàlà le fils du mask c’est encore autrement plus mauvais et lamentable…

          • Matt  

            Je dirais même qu’il serait dangereux de montrer le fils du mask à de pauvres enfants^^

  • Tornado  

    J’aime bien cette saga aussi. Et davantage à la revoyure d’ailleurs, une fois l’aspect « cartoon » bien intégré dans mon esprit. De fait, mon préféré est le 2, avec la mise en avant de Davy Jones et du Kraken, pour une poignée de scènes d’anthologie (à côté, celles de l’île, avec la roue, font tâche, c’est dommage).
    Je n’ai jamais été irrité par le jeu de Johnny Depp parce qu’il crée un personnage inédit et qu’il le pousse jusqu’au bout de son concept. Je crois d’ailleurs qu’il a énormément orienté l’esprit cartoonesque de la saga dans ce sens. Mais s’il faut dire que depuis c’est un mauvais acteur, je ne suis pas d’accord. Son numéro dans « Le crime de l’Orient Express » est tout simplement extraordinaire, par exemple.
    Le « 4″ est assez anecdotique, qui répète un peu la formule un ton en dessous, avec une histoire maigrichonne. Quant au 5, oui, c’est effectivement le film de trop puisqu’il s’agit de raconter la même histoire que les trois premiers en boucle…
    Mais sinon j’aime bien le tout car on replonge dans un cinéma de contes mâtinés d’horreur qui avait un peu disparu depuis des années. C’est parfois couillon, mais c’est extrêmement généreux et « jouissif » si on est un geek, un vrai !
    Et d’accord pour dire que ça rentre peu à peu dans la catégorie des « classiques ».

    « Indiana Jones & le Temple Maudit » a longtemps été mon film préféré avec « L’Empire Contre-Attaque », formant avec ce dernier un duo d’idéal cinématographique. Toutes les incohérences du film n’ayant aucune importance à mes yeux, alors que cette plongée dantesque dans l’aventure viscérale et ce cocktail d’action et d’humour fonctionnaient du tonnerre, sans jamais me donner l’impression d’être un idiot. J’ai toujours voulu faire un article sur la saga « Indy », d’ailleurs. Mais parait-il qu’il y a aurait un 5° film en préparation…

    • Matt  

      Voilà, je suis assez d’accord. Je les ai préféré aussi après un second visionnage alors que la première fois le côté cartoon m’avait fait un peu soupirer. Puis, pris comme tels, il y a des trucs qui fonctionnent bien. Mais certaines scènes font tâche en effet^^ Enfin c’est un peu ce que je dis dans l’article quoi.

      Par contre pas d’accord pour Indy 2 mais je respecte le fait qu’on puisse aimer. Le principal problème pour moi n’est pas tant les incohérences que le fait que le supporting cast m’agace profondément. Le premier film est de loin mon préféré.
      J’ai trouvé le 4 très mauvais en tous cas. Ces américains…ils n’ont pas de limite dans le n’importe quoi et la défiance des lois de la physique avec les humains. Il y a un moment ou la suspension consentie d’incrédulité, ça marche plus. Pas quand ça va aussi loin.

  • Matt  

    Dîtes, question de geek mais…y’a que moi lors du premier visionnage du premier opus qui me suis demandé pourquoi le fait de tirer sur Barbossa AVANT de lever la malédiction permettait quand même de le tuer ?^^

  • Bruce lit  

    Et bien voilà qui m’a donné envie de voir ça avec mes enfants, ma grande de 7 ans tout du moins.
    J’avais adoré le premier film que j’avais trouvé très inventif et bien construit : le scénario rebondissait sans arrêt, c’était chouette.
    Le deuxième, c’est celui avec Keith Richards (tu n’en parles pas du tout), c’est ça ? J’avais arrêté au beau milieu, je ne m’y retrouvais plus du tout, trop délirant. Je n’ai pas vu le -3. Ce que vous dîtes semble favoriser le Replay Value.

    Ta BO est très jolie. J’ai hâte de découvrir ce vilain avec ma fille. Je suis complètement passé à côté de ça.
    Enfin, j’ignorais totalement qu’à la base c’était une attraction Disney.

    • Matt  

      Keith Richards c’est dans le 3. C’est le papa de Sparrow. Et oui le 3 c’est le plus WTF donc forcément je comprends ton ressenti. Mais prends le comme un cartoon live, ça passera mieux. Peut être…
      J’en parle pas parce que j’avais même pas reconnu le mec (pour le peu que je le connais)^^

      • PierreN  

        « Keith Richards c’est dans le 3″

        Une manière de boucler la boucle si je me souviens bien, puis Richards était plus ou moins considéré comme une des sources d’inspiration de Sparrow (look, comportement ou gestuelle, voire les 3 à la fois, mais il faudrait que je vérifie pour en être sûr).

        • Bruce lit  

          Je confirme : Keith Richards est l’inspirateur du look de Sparrow. C’ets d’ailleurs pendant le tournage je crois qu’il y a eu l’incident de la noix de coco.

          • Matt  

            Dans t’as vu le 1 et un bout du 3.
            Pas étonnant que tu ais arrêté. Déjà tu devais rien piger. Et pour louper Davy Jones, t’as pas du voir le 2.

          • Bruce lit  

            I dont like the drugs but the drugs likes me….
            Ben on va tout recommencer…

    • Matt  

      Et puis sans dec, t’attends encore de moi de citer des musiciens ou chanteurs quand ils font une apparition ? La plupart du temps, même ceux que j’écoute, je connais pas leur visage vu que je ne regarde pas de clips.^^

      • PierreN  

        L’échec cuisant de L’îLe aux Pirates au box-office a aussi probablement dissuadé Hollywood de s’aventurer à nouveau dans ce genre-là avant un moment.

  • Matt  

    Bon et je disais : qui connait de bons films de pirates ? ^^
    Et qui a vu récemment « l’ile aux pirates » ?

    • PierreN  

      La grande période des films de pirates ça reste l’ère du cinéma classique hollywoodien pré-60′s (Errol Flynn , La Flibustière des Antilles & co), donc vaut mieux puiser par là trouver ton bonheur (de bons films modernes de pirates, comme pour le western, il ne doit pas y en avoir des tonnes).

  • Présence  

    Je n’ai pas vu ces films et c’est un vrai plaisir de les découvrir dans ces commentaires alertes et bien rythmés. De cette série de films, je ne connais que les BO.

    On est complètement dans mon point faible. – J’ai moi-même un (petit :) ) point faible sur les superhéros qui subsiste malgré des années de déconstructions pertinentes montrant tous les défauts de ce genre. C’est donc un sentiment que je comprends bien.

    Ton explication sur le bon usage du CGI appliqué à un visage d’acteur est éclairante et très convaincante.

  • Jyrille  

    Merci Mattie pour un résumé aussi instructif que partial ! Je n’ai vu que le premier film, mais il n’est effectivement pas à garder dans les annales : je n’en ai aucun souvenir ou très peu (alors que je l’ai vu 10 ans après sa sortie, au minimum, donc plus ou moins « récemment »). Tu me diras j’ai très peu de souvenirs du Pirates de Polanski mais je l’avais adoré.

    De toute façon, QUI n’aime pas les histoires de pirates ? C’est impossible, c’est la vraie aventure, les bateaux, les lianes de la jungle sur des mats, des trésors, des monstres… Bref c’est super. Le film avec Russel Crowe qui reprend en fait deux romans est vraiment très bon par exemple : Master and Commander. Je te conseille également la BD Polly et les pirates de Ted Naifeh. Cela a longtemps été une bd de chevet de mon fils et même ma fille a adoré.

    « En tant que passionné de cinéma, je dois reconnaître que j’aime parfois des films pas géniaux ou même un peu idiots du moment qu’ils me font passer un bon moment ou qu’ils me font rigoler. » Ah mais ça reste du cinéma, pourquoi faudrait-il en avoir honte ? C’est exactement ce que disait la fin de l’épisode de Chroma qui traitait du navet sorti en même temps que Jurassic Park, souviens-toi, tu as dû le partager une ou deux fois ici. Plus le temps passe plus je mets tout au même niveau. Il doit être très compliqué d’écrire, de réaliser, de jouer des comédies ou des films d’aventures qui assurent que des polars complexes ou des drames. Peu importe le genre ou le style, tous sont méritants. Si ce n’était pas le cas, tu n’aimerais pas les super-héros…

    Je ne me souvenais pas que la BO était de Hans Zimmer, je devrai essayer du coup.

    Y a pas de BO du jour ?

    • Matt  

      Bah la BO du jour, c’est un bout de BO du film. Non mais ! Bande de rockeurs ! On peut pas faire une pause avec vos groupes ?^^

      Mettre tout au même niveau ? Moui bon quand même…
      Carnosaur est un gros nanar, qui peut être fun. Et en effet les petits films foireux ont aussi leur importance dans l’industrie du cinéma.
      Après ces films Pirates des caraibes, c’est pas des grands films mais la direction artistique, les effets visuels et la musique de Zimmer, c’est quand même pas du niveau d’un gros nanar^^
      C’est des films pop corn avec des défauts quoi.

      • Jyrille  

        Je ne l’ai pas revu depuis sa sortie, mais tu devrais tenter le Pirates de Polanski.

    • Matt  

      Polly et les pirates : je me suis déjà demandé si c’était bien. C’est comme Courtney Crumrin ? Ou plus enfantin ?

      • Jyrille  

        C’est plus court que Courtney Crumrin (beaucoup) et un peu plus enfantin : on quitte Polly encore enfant, elle ne devient pas une ado. Mais le ton un peu détaché est le même, c’est pince-sans-rire et chaque action devient une aventure en soi. C’est hyper bien.

  • Jyrille  

    Ah si y a une BO, j’ai pas les yeux en face des trous… C’est sympa.

    Sinon j’ai oublié de dire que je n’ai pas du tout reconnu Bill Nighy en Davy Jones, y compris sur ton scan.

    Quant aux commentaires de Pierre N, je le rejoins totalement ou presque. Moi ça ne me dérange pas de revoir les Harry Potter (je les ai tous vus au moins trois fois), c’est la plus grande saga moderne. Les bouquins sont mieux mais les films sont loin d’être mauvais, ils ne cherchent même pas à ratisser large, mais bien à être des adaptations de romans. Après, Spielberg… je n’aime pas Munich, Catch Me If You Can ça passe mais pas tout, Le Terminal c’est sympa. Mais La guerre des mondes, c’est un de ses meilleurs, avec Jurassic Park, 1941, Indiana Jones et Les dents de la mer.

    • Matt  

      La guerre des mondes ? Pfiou me suis fait chier devant celui là moi…
      Ah ben quand même on le reconnait Bill Nighy je trouve. Après c’est à voir en action. Je ne dis pas qu’il est évident de reconnaitre l’acteur une fois transformé en poulpe, mais ses mimiques, son regard sont conservés à l’image, donc on a une créature très expressive.

  • Tornado  

    Oui, on reconnait très bien Bill Nighy et son charisme particulier par delà le masque. Et c’est une prouesse !

  • Matt  

    @Tornado : Tu parles de la prestation de Depp dans le crime de l’Orient Express de Brannagh. Il est bien le film ? Je n’en ai jamais vu aucune de ces adaptations du bouquin (y’a eu 4 ou 5 films non ?)

    • Matt  

      Bon ben je me réponds à moi même, ayant décidé de le regarder en absence de réponse : le film est bien.
      La résolution de l’intrigue me parait quand même curieuse, un brin tirée par les cheveux. Mais bon d’après ce que j’ai compris, c’est le cas du bouquin.
      En fait c’est curieusement pas satisfaisant comme résolution d’enquête, mais je suppose que c’est l’idée.
      J’avais jamais vu ni lu cette histoire ^^

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