LE HARD ROCK, UNE AFFAIRE DE FEMMES…(AUSSI)

LE HARD ROCK, UNE AFFAIRE DE FEMMES…(AUSSI)

Juste une mise aux poings de ce sale macho crasseux Eddy Vanleffe

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Depuis la déferlante que représentent les réseaux sociaux à propos de la culture populaire, j’entends toujours des énoncés le plus souvent péremptoires, formulés dans un présent de l’indicatif synonyme de vérité absolue. La libération de la parole féminine-chose positive autant que peut l’être la libération de la parole tout court partout sur le globe, a pourtant pour bizarre conséquence de faire croire que celle-ci n’existait pas auparavant.

Il n’est pas rare de lire ou d’entendre par exemple qu’il n’y avait quasiment pas de femmes dans le rock et surtout dans le hard rock que Orianthi serait presque une des premières à s’imposer dans son rôle de guitariste solo dans un milieu fort viril. A force de s’en faire un tel portrait, on aboutit clairement à des contre vérités pures et simple.
Depuis les années 1970, les femmes infiltrent le patriarcat rock et s’imposent peu à peu comme de vraies icônes crédibles face à leurs homologues porteurs de burnes. Lorsque je songeais à cette thématique, il m’a fallu moins de cinq minutes pour établir cette liste sans chercher dans des encyclopédies diverses. Pour la sélection des chansons, ça a été plus long…

10-VIXEN: EDGE OF A BROKEN HEART -1988

En plein période «hair metal», ce petit groupe américain est clairement présenté comme un produit pile poil situé entre Motley Crüe et Bon Jovi ressemblant comme deux gouttes d’eau aux méchantes de Jem et les Hologrammes. Roxy Petrucci, Share Ross, Britt Lightning et Lorraine Lewis signent des mélodies gentillettes et californiennes, il n’en reste pas moins que les membres du groupe s’affirment comme de musiciennes crédibles et pas là uniquement pour faire de la figuration. Toute une époque sentant bon la laque et l’huile solaire ressort de leurs chansons parfaites sur la route des vacances.

 

09: LITA FORD:HUNGRY-1990

Lita Ford fut sans doute le première femme à être reconnue comme une «guitar heroin». Ayant fait ses armes dans le groupe The Runaways avec Joan Jett, elle se concentra pourtant d’avantage vers son rôle de chanteuse que celui de guitariste, n’offrant en pâture à son public que de rares solos personnels. Elle n’en n’est pas moins celle qui porta fièrement cet étendard durant les 80′s inspirant sans doute tout un tas de gamines délaissant leurs ancestrales poupées pour des jolies six-cordes. Vous l’aurez compris, sans Lita, peut-être moins de Nita Strauss…

 

08-HEART: BARRACUDA-1977

Il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Qui ne connaît pas cette rythmique imparable tout droit sortie d’un Judas Priest période «POINT OF ENTRY»?Les sœurs Ann et Nancy Wilson au chant et guitare remettent les compteurs à zéro, d’entrée de jeu. Le rock n’a pas de genre, il est à tout le monde, à elles, à nous! Il est assez aberrant de constater qu’elles soient quasiment tombé dans l’oubli, la chanson ne servant plus de gimmick dans des séries tv. Avec cette amnésie collective, c’est pas difficile de croire que le rock féminin est né avant hier avec les hashtags sur internet. Pourtant avec ce punch et cette voix, aucun moyen de rester macho…

 

07-ROCK GODESS:HEAVY METAL ROCK N’ ROLL-1982

Au début des années 80, déboule un power trio féminin hargneux composé de Jody et Julie Turner et de Tracey Lamb héritant directement de Motörhead. Comme le devinent certain critiques de l’époque, chaque concert dans une ambiance pas forcément favorable les forcent à ne pas faire de quartier libérant une énergie de tarées dont pourraient s’inspirer pas mal de mecs. A trois pour faire autant de potin. Chapeau les fille, je veux dire les déesses du rock!

 

06:GIRLSCHOOL: EMERGENCY-1980

Même constat pour les filles de Girlschool, là encore Lemmy de Motörhead sponsorise le groupe. Il leur ouvre les portes du label Bronze, leur offre d’ouvrir pour lui, multiplie les duos et reprend même une de leur chanson. Parce qu’il faut savoir, que Lemmy derrière son image de gros macho queutard ayant un bâtard dans chaque port, est un fervent admirateur de la gent féminine. Admirateur des chanteuses de ABBA, affecté par la disparition de Wendy O’Williams des Plasmatics , il est le meilleur ami des nanas du rock qui ne tarissent pas d’éloges son égard à l’image de Doro. Girlschool plonge en effet ses racines dans la «New wave of british of heavy metal» ainsi que dans l’urgence du punk comme l’indique bien le titre que j’ai choisi ici. Les filles que sont Kim Mac Auliffe, Enid Williams, Kelly Johnson et Denise Dufort ne sont pas là pour faire beau, elles veulent en découdre et le public ne demande que ça. L’école des filles est ouverte et dispense ses cours de rock trapu depuis lors.

 

05-VERUCA SALT: SEETHER-1994

Bon les dépressifs chroniques du grunge ne m’ont pas marqué, excepté les filles de Veruca Salt qui possédaient l’art du riff saignant. Sautillant allégrement sur scène comme des puces, Nina Gordon et Louise Post enfilent les chansons hard-pop-crades sans se soucier de rien d’autre. Ce n’est peut-être pas à proprement parler du hard rock puisque leurs influences vont de Metallica aux Beatles (le deuxième album est appelé EIGHT ARMS TO HOLD YOU ce qui était le titre provisoire de «HELP!» trouvé par Ringo toujours soucieux de trouver des formules bizarres). Elles sont toutefois les garantes d’une continuité depuis Heart.

 

04-LEE AARON: METAL QUEEN-1984

Oh ce clip! Bon Dieu ce clip! Enfin je vous aurais prévenu. Si la fin des années 70 virent avec l’explosion de STAR WARS, pléthores de groupes plus ou moins inspirés par l’espace, la communauté hard rock au début des années 80, fut traumatisé par CONAN LE BARBARE et si vous pensiez que Dio avait touché le fond du kitsch avec HOLY DIVER, vous voilà à présent rassurés, il y a pire. Sérieusement, Lee Aaron est une chanteuse canadienne perçant peu à peu dans le monde métallique. Elle décide de frapper un grand coup avec son nouvel album. Le metal a ses «gods», ses «kings» et toute la hiérarchie royale. Elle s’intronisera la «queen». Ça marche assez fort pendant toute la décennie. Elle ne parviendra pas à tenir le cap lors de la déferlante grunge et n’aura pas le coeur à se radicaliser pour rester dans le monde metal, non à la place elle ira se diversifier en se rapprochant du jazz. Le titre de la «metal queen» lui ainsi sera donc ravi à jamais. N’empêche que son début de carrière fut assez ambitieux.

 

03-JOAN JETT AND THE BLACKHEART: I LOVE ROCK N ROLL-1982

Encore une transfuge des Runaways, Joan Jett possède la hargne des punks et le culot d’un général. Elle est la cheftaine de son petit monde et assène son I LOVE ROCK N’ROLL devenu depuis immortel. J’aurais pu faire mon intéressant et sélectionner BAD REPUTATION, ou I HATE MYSELF FOR LOVING YOU ou encore la reprise d’AC/DC: DIRTY DEEDS DONE DIRT CHEAP. Elle est simplement la grande vénérable de la maison hard. Ayant survécu à tout et surtout aux années, elle en impose encore aujourd’hui à passé 60 ans…Comme ses partenaires masculins, elles est devenu inaltérable, sorte de chêne séculaire du genre. Mais un chêne femelle…

 

02-PAT BENATAR:HEARTBREAKER-1979

Encore une patronne, elle aussi issue de la scène américaine du début des années 80, elle se pose dès le début comme artiste soliste dans la lignée des Stevie Nicks mais avec un son plus dur et un registre vocal pouvant faire le grand écart entre douceur, puissance et émotion sans en faire des tonnes. Lorsqu’il s’agit d’hommes, on parle souvent de «femmes de l’ombre», il est assez rigolo de noter qu’elle et son mari le guitariste Neil Giraldo ont inversé le cliché. Gentlemen discret, le musicien s’efface volontiers pour donner plus de lumière à son impératrice de femme. Précurseur du modèle suédois?

 

01: DORO: ALL WE ARE-1987

Cette hardie valkyrie qui pourrait passer pour la mère de Lagherta dans VIKINGS, fan de Judas Priest, de Motörhead et de Pink Floyd, fonda le groupe Warlock en 1982 et obtint un certain succès en tant que leader de team. Lorsque le groupe implosa, elle continua sous son nom vaille que vaille année après année, lâchant ses disques comme des missiles, multipliant les événements et duos. Elle fut des plus proches amies de Lemmy (Motörhead) dont elle continue de parler aujourd’hui les larmes aux yeux.

Résidente permanente du festival de Wacken, la grand messe annuelle métallique, elle est finalement devenue la vraie «Metal Queen» adoubant son public de toute façon vaincu. Personne ne viendrait plus lui contester sa couronne. Un journaliste remarqua un jour qu’elle chantait en anglais laissant souvent l’allemand pour ses ballades comme FÜR IMMER ou TAUSEND MAL GELEBT, surpris par ce choix, il lui demanda si l’allemand convenait pour ce genre de douceur. Sans se démonter Doro, lui avoua que pour elle l’anglais était la langue du rock n’ roll et qu’elle ne se voyait pas écrire dans un autre idiome. Pour ce qui était des chansons d’amour, elle retrouvait la sincérité et l’intimité d’émotions profondes et en cela, elle retrouvait naturellement les accents de sa langue maternelle. Tout simplement. Précisons également qu’elle dessine ses propres vêtements de scènes qu’elle fait fabriquer sur mesure avec du cuir végétal, puisqu’elle est devenue végane depuis un certain nombre d’années.

 

En conclusion

J’aurais pu parler plus longuement de Suzi Quatro ou de Wendy O’Williams des Plasmatics ou de Cherie Currie, j’aurais pu faire l’inventaire de la liste des chanteuses qui ont poussé sur les arbres depuis l’avènement du Metal symphonique parmi lesquelles on trouvera évidemment Tarja Turunen, Sharon Den Adel, Floor Jansen ou encore Amy Lee. Parmi toutes les chanteuses à voix ma préférence ira toujours à Anneke Van Griesbergen dont le pouvoir est de vous propulser dans les étoiles.
Je pourrais également sortir du hard et ressortir les les Bangles, Patti Smith, Deborah Harry de Blondie, Siouxie ou Chrissie Hynde pour les plus anciennes, et poursuivre par les L7, Hole, Breeders ou Shirley Manson. J’ai envie de citer les Screaming Females dont la guitariste/leader/chanteuse Marissa Paternoster, du haut de son mètre cinquante envoie du lourd.

Enfin bref, la liste est bien plus longue qu’on croit. Bien sûr que leurs parcours a sans doute été semé d’embûches, mais visiblement pas impossible.
Je suis aujourd’hui assez émerveillé de voir cette relève vivace, prenant leurs racines dans le classic rock des origines ou les bon vieux hard rock comme pour ce petit groupe canadien d’adolescents Motion Device mené par les sœurs Menoudakis ou le groupe Bunring Witches qui adopte son nom du premier album de Warlock (Doro).
Il serait illusoire de surcroît de se targuer d’une quelconque supériorité dictée par une évolution-toute relative-par rapport aux années 70-80. Il suffit de lire les commentaires dès qu’une fille montre son petit minois sur une vidéo. Le combat est loin d’être gagné mesdames.
Le poète a dit que la femme était l’avenir de l’homme. Rien n’est moins sûr finalement, mais l’avenir du rock…très certainement.

Voilà un petit groupe canadien parfaitement mixte, l’avenir idéalisé….

52 comments

  • Eddy Vanleffe  

    C’est con qu’avec ce genre de sujet, j’ai pu faire aussi peu attention à mes participes passé…
    Je suis confus ^^
    Désolé pour les troubles occasionnés …

  • Présence  

    Il n’y a qu’un groupe que je ne connaissais pas : Veruca Salt (d’un autre côté, c’est un groupe de grunge, genre de musique qui ne me parle pas… sauf exception comme L7).

    Vixen – J’ai réécouté par acquis de conscience. Il s’agit bien d’un titre que je connaissais, une sorte de Whitesnake post Moody/Marsden, ça ne me parle pas.

    Lita Ford – Je me serais plus tourné vers le duo avec Ozzy (oui, je sais c’est une balade), ou Cherry Red dans l’album que tu as choisi.

    Heart – Excellent choix. Mon album préféré est Desire walks on (1993), mais je n’ai pas écouté les premiers. J’ai également été très impressionné par leur prestation de Stairway to Heaven, devant Page, Plant et John Paul Jones en 2012 : ce n’est pas donné à tout le monde ne pas se ridiculiser devant les artistes originaux. J’aime beaucoup Tall dark handsome stranger également.

    Rock Goddes – Trop bon, c’est exactement le morceau que j’aurais choisi. Je désespérais de pouvoir réécouter cet album, et la magie de youtube m’a permis de m’offrir (gratuitement en plus) un voyage nostalgique très satisfaisant.

    Girlschool – D’excellents souvenirs également surtout pour les albums Hit and run, Screaming Blue Murder. Comme chanson, je n’aurais pas réussi à choisir entre Hit and run, Yeah right, Hellrazor.

    Veruca Salt – Une découverte, je vais m’y atteler ce week-end.

    Lee Aaron – J’ai raté le coche pour elle. Du coup, je me suis limité à l’album Call of the wild.

    Joan Jett – Difficile de ne pas choisir I love rock’n’roll, Quelques unes de mes préférées : You don’t own me, Wooly bully, The French song, Black Leather, I wanna be your dog, Celluloid Heroes… C’est une artiste que j’apprécie beaucoup.

    Pat Benatar – Pour le coup, je ne suis pas fan de la trilogie In the heat / Crimes of passion / Get nervous, je préfère Gravity’s Rainbow.

    Doro – Je ne l’ai découverte qu’à partir de sa carrière solo. Quelques unes de mes préférées : World gone wild, I am what I am, Unholy love, I had to much to dream.

    Une très belle rétrospective, merci beaucoup. Mince, Cherie Currie je ne connais pas non plus. Ah tiens, L7 est dans la conclusion. Je relance de Phantom Blue, Halestorm. En ce moment, je suis épaté par Floor Jensen que tu cites également. Sa présence scénique est incroyable.

    • Présence  

      N’arrivant pas à apprécier The Gathering, il m’a fallu attendre The Gentle Storm (projet d’Arjen Anthony Lucassen) pour apprécier la voix d’Anneke van Giersbergen.

    • Jyrille  

      Présence, j’imagine que tu sais que I Wanna Be Your Dof est une chanson de Iggy Pop période Stooges (premier album). Je ne savais pas que Joan Jett l’avait reprise, je n’ai jamais écouté aucun de ses albums.

  • Eddy Vanleffe  

    Thank you Présence!

    j’aurais pu faire un truc avec toutes voix opéra actuelles mais ça aurait été chiant et réducteur…
    Floor Jensen, c’est l’ancienne chanteuse de After Forever qui est devenu la nouvelle front woman de Nightwish?

    • Présence  

      Oui c’est elle. J’ai découvert Nightwish un peu tardivement, avec Once qui m’a laissé assis sur place. J’ai donc assisté au départ de Tarja Turunen, à son remplacement par Anette Olzon (sympathique, mais trop semblable à Tarja Turunen, en moins technique) et à l’arrivée de Floor Jansen. Il m’a fallu un temps d’adaptation, en particulier parce que les albums suivants n’étaient pas des suites conformes de l’album Once. J’ai regardé un concert sur youtube avec Floor Jansen, et je suis resté la bouche ouverte. Elle en impose, avec un bon équilibre entre sa personnalité et une continuité avec l’époque Turunen. Elle a également régulièrement collaboré avec Arjen Anthony Lucassen.

      En chanteuse, j’ai récemment découvert Beth Hart, et je suis aussi resté comme 2 ronds de flan à l’écoute de son émotion et de son énergie. Je te recommande le Live at Paradiso, et ses collaborations avec Joe Bonammasa.

      youtube.com/watch?v=pwhDEZANzrA&list=PLtCDFwCwngz_iSLkDR6Bxhm3miG607S8r

      youtube.com/watch?v=xlGshq8bYH4

      • Eddy Vanleffe  

        Je suis à fond!
        En chanteuse, je suis encore attaché Sharon Den Adel qui je trouve possède une voix splendide, elle pourrait chanter mon petit quinquin que je la trouverai puissante ^^

        après ce genre de metal, ça lasse aussi et je reviens à des trucs plus « rock » ou « heavy », plus basique… Clémentine Delauney m’ a impressionné lors de son duo avec Kai hansen

        Alissa White-Gluz de Arch ennemy m’a aussi bien fait marrer avec la voix guttural, mais alors une présence su scène de fou…

    • Présence  

      Je me souviens que dans ma collection de 33 tours, il y avait un album hard rock de 1982 produit par Vanda & Young, avec 2 chanteuses australiennes : Cheetah.

      youtube.com/watch?v=utTCjkXpgh8&list=PLfYJW7_ofQ3M85KlRkFsZ5bW2vTHUhuG1

  • Matt  

    Alors je connais rien à tout ça, et là tout de suite j’ai pas le temps d’écouter.
    Mais ton intro est bien vraie. C’est hallucinant cette vague de « girl power » depuis quelques années qui prétend que les femmes n’existaient pas avant. Euh…bon ok y’a toujours des inégalités, tout ça…mais réveillez vous !
    Je me souviens le buzz stupide lors de la sortie du reboot de Ghostbusters qui tournait autour du fait que « enfin ! Des femmes dans les rôles principaux ! Et drôles en plus ! »
    (sauf que c’était pas drôle)
    Ce crétin de Paul Feig et ses actrices qui disaient qu’il n’y avait jamais de place pour les femmes dans les films.
    Mais sérieux les gars ??

    • Kaori  

      Le reboot de GHOSBUSTERS par des femmes, mais quelle connerie… J’ai même pas voulu le regarder…

      Mais je m’interroge quand même.
      Je ne connais aucune de ces chanteuses. (bon je connaissais le titre I LOVE ROCK’N’ROLL mais sans savoir le nom du groupe).
      Bien qu’elles existent, elles n’ont jamais eu la même visibilité que les groupes de hard rock qu’on pouvait voir sur les T-shirts à une certaine époque… Ou je me goure ?

      Je ne peux citer aucun grand groupe de filles dans le milieu. Et pourtant Eddy vient de prouver qu’elles sont là, elles existent, elles existaient déjà avant, mais qui en parlait, qui en parle dans les différents médias ?
      C’est une vraie question, hein…

      • Matt  

        J’en sais rien moi, je parlais surtout pour les films^^. Et là c’est évident qu’on en parlait autant voire plus que les mecs.
        Et des premiers rôles elles en ont depuis les années 60 au moins.
        Alors peut être pas dans les gros blockbusters…(et encore) mais c’est assez nul de résumer le cinéma aux plus gros films vu que ce sont rarement les meilleurs.

      • Eddy Vanleffe  

        Pendant des années ma seule interface avec le monde musicale c’est ma radio, les rayons fnac et hard rock magazine (et autres…)
        Faut pas se leurrer, le milieux est mixte mais pas paritaire (devrait-il l’être d’ailleurs? )
        pour un article sur les filles, il y en avait dix pour les mecs… (je me souviens quand même d’un hors série avec des posters… Lee Aaron et Doro était chacune d’un côté et on ne pouvait pas afficher les deux… :(
        mais leur actualité était traité de la même manière (avec un peu de sexisme parfois, puisque personne n’était indifférent à la plastique de Lee Aaron^^)
        les albums chroniqués avec les autres…
        J’ai fait une sélection de filles qui sont à même de reverser la vapeur parce qu’elles sont aussi respectées dans le milieu en tant que musiciennes ou en tant qu’impactantes dans l’histoire du hard rock,
        maintenant le hard, c’est un milieu assez fermé, c’est vrai aussi….
        aujourd’hui les choses justement se démocratisent avec des guitaristes comme Nita Strauss ou Orianthi et plein d’autres…et tout le régiment de chanteuses lyriques dont le boom fait que plus un numéro de Metalian peut faire l’impasse sur la féminité du rock….
        la promo sur t-shirt, on est justement dans le flou…
        il manque dans tous ces groupes UN groupe qui ait fait date comme l’on pu le faire AC/DC ou Metallica, un truc de leader… un truc qui aurait fleuri sur tous les blousons à chaque concert…

        tant que ça n’arrive pas on considérera le hard comme sexiste, la vérité est beaucoup plus nuancée…

        • Matt  

          Attention quand tu parles de « hard » tout court hein.
          Les « hardeuses » c’est autre chose^^

          Ahem…pardon, je m’en vais^^

        • Présence  

          Parmi les guitaristes, on peut aussi évoquer Jennifer Batten, avec Above, below and beyond (1992).

          youtube.com/watch?v=ZUVH8IsW900

          • Eddy Vanleffe  

            Voilà quand on cherche…on trouve! et on en trouve plein!

      • Tornado  

        @Kaori : Aucun grand groupe de filles ? Même pas The Bangles ?

        • Présence  

          Pas même the The Go-Go’s ?

        • Kaori  

          Si, the Bangles je connais, si c’est celles qui ont fait Walk like an Egyptian, mais je crois que c’est le seul titre que je connais (après recherche, je connais aussi Eternal Flame).

          Et non, je ne connais absolument pas les Go-Go’s (c’est un vrai nom de groupe ???)

          Après, niveau pop rock, je peux t’en sortir quelques-un comme les Cardigans, Garbage, K’s Choice, Four Non Blondes.
          On pourrait même mettre les Crannberries ou le groupe de Gwen Stefani, No Doubt…

          Mais pas un groupe qui fait référence, comme disait Eddy.
          Y a pas d’équivalent à Led Zep, Metallica, ou même les Beatles.

          • Présence  

            The Go-Go’s

            youtube.com/watch?v=jQyazt4RDTM&list=PL4k4SVVNuu2bKSvq4DhPMpqkjSl_-DJ0b

            en.wikipedia.org/wiki/The_Go-Go%27s

          • Kaori  

            Merci pour les liens.

            Alors non, je n’avais jamais entendu parler des The Go-go’s, ni même entendu leur musique.
            Je n’ai pas énormément de culture musicale « années 80″…
            La chanteuse était super mignonne. A part ça, niveau musique, ben, c’est très « années 80″, justement ;) (pas vraiment ma période musicale préférée…)

      • Bruce lit  

        C’est vrai Kaori.
        Maintenant que tu le dis, je ne connais aucun groupe de femmes qui ait tenu dans la durée autant que les groupes masculins. En duo ou en solo, oui.

        • Eddy Vanleffe....  

          Même en interview on était loin du féminisme obligatoire actuelle… Lita Ford ou Joan Jett ou les anciennes Bangles ont souvent dit qu’un groupe de nanas c’était infernal et qu’elle préféraient être en solo ou avec des musicos masculins…
          L’égo ça ne concerne pas que les poilus….

          Sinon un groupe avec une femme Leader qui est resté iconique…j’oserai: BLONDIE

          • Bruce lit  

            Oui. Je parlais des groupes 100 pour 100 feminin : Elastica, L7, Bangles, c’est finalement très rare.

          • Kaori  

            Ha ha ha !!

            Effectivement, peut-être que tout vient de là : le crêpage de chignon !!

            Moi la première, je ne pourrai pas tenir sur la longueur avec uniquement des filles…

            Et effectivement, en solo, y a pas de problème, on trouve facilement.

          • Bruce lit  

            Il semble qu’il soit de nouveau possible de commenter. Sans doute un avertissement de OVH.

  • Bruce lit  

    Oh là là…
    Oh là là
    Mais quelle horreur différence !
    Je salue ta démarche Eddy et j’ai souffert pendant ces 10 putain de chansons je m’y suis attelé consciencieusement.
    Le hard-rock a souvent été catalogué comme le parent pauvre du rock. Je me rends compte que lorsque l’on sort de AC DC ou Alice Cooper qui ont des racines rock, le genre ne m’interesse pas du tout : ce look peau de bête, voix guerrières, look désastreux…c’est au dessus de mes forces.
    Dans tout ça je distingue loin au dessus de la masse le tube de Joan Jett. Pour le reste c’est juste pas possible même si je reconnais que le riff de Heart a de la gueule.
    En fait, je me rends compte que je n’ai jamais fait de distinction entre le rock homme ou femme. Les mêmes chansons interprétées par des mecs me feraient fuir itou.
    Veruca Salt : mignonet… production Steve Albini puis BOb rock : grunge et métal à la fois.

    • Bruce lit  

      En matant la fiche Wikipedia, je vois que VS existe encore et que ses changements de Line Up doivent égaler ceux de Deep Purple (encore un groupe que je n’aime pas)
      Psssttt, c’est le groupe préféré de Presence.

      • Eddy Vanleffe  

        AAah Bruce…
        le parcours musical est propre à chacun…
        Je me souviendrai sans doute toute ma vie lorsque mon frangin m’a réveillé pour m’annoncer qu’un truc super furieux allait passer à la radio…c’était Fast as a shark d’Accept et ce fut mon traumatisme à vie, j’avais six ans…un truc que j’ai gardé jusqu’à présent….

    • Kaori  

      Je remercie Eddy pour cette douce vengeance :D

  • Tornado  

    Purée, je dois l’avouer bien bas : Encore un top 10 où je ne connais rien de rien. A part bien sûr le tube planétaire I LOVE ROCK’ROLL !
    Merci pour la découverte car je me suis toujours demandé pourquoi les guitar heroïn étaient si rares, et aucun de mes potes guitar-heroes n’a jamais été capable de répondre à cette question ni à me citer une seule de ces dames !

    Pour la liste, juste un ressenti à froid, à ne pas prendre comme quelque chose de personnel :
    Le deux premières : Du hard FM. C’est rigolo mais ça n’ira pas plus loin ^^
    J’aime bien la 8.
    La 7, musicalement, je trouve ça très mauvais. Affreux, même.
    LA 6 je déteste.
    La 5 : Pas mal. Ça m’évoque et Garbage c’est bon signe.
    La 4 : Pas mal aussi. Presque un riff à la Black Sabbath. Effectivement le clip est à hurler de rire !
    La 3 : La seule que je connais donc. Je l’ai toujours aimée. Ça me rappelle mon enfance. Quand Les Visiteurs du Mercredi laissaient la place aux magazines rock du mercredi en fin d’après-midi…
    La 2 : Mouais. Assez banal en fait.
    La 1 : Du hard-rock épais plein de doubles pédales de grosse caisse. Pas fan. Si elle est végane en plus, y aura pas moyen ^^

    Merci merci pour toutes ces découvertes qui élargissent mon champ de connaissances et qui répondent à plein de questions que je me pose depuis des lustres ! :)

  • JP Nguyen  

    C’est grave si parmi tous les groupes féminins cités, je ne connais que Jem et les Hologrammes ?
    (et les méchantes du groupe adverse, je crois que c’était les Misfits…)
    et le tube de Joan Jett, car il est assez mainstream…

    Impressionnante culture rock, Eddy !

    • Kaori  

      Ha ha, j’ai pensé pareil !!

      Oui c’était les Misfits :D

  • Présence  

    En farfouillant dans ma CDthèque, encore un petit pour la route : l’album Rats (1994) de Sass Jordan

    youtube.com/watch?v=ycIaKn2FodI&list=PLXZzOx5ewx4EXHw-SSGtGokdu-D-gSaIJ

    En lisant ton commentaire, je me rends compte qu’effectivement leur actualité (interview ou critique de CD) était traitée de la même manière que celle des hommes.

  • Jyrille  

    Je n’ai toujours pas lu l’article ni même écouté les chansons (ça viendra), mais comme Bruce me l’a demandé, voici une petite revue du concert de Metallica à Prague auquel j’ai assisté.

    La setlist : https://www.setlist.fm/setlist/metallica/2019/letist-praha-letany-prague-czech-republic-139fcd59.html

    Le site est planté au terminus du métro, à Letnany, pas loin des champs qui sentent le fumier. Ouverture des portes à 16h. On débarque à 17h, le premier stand qui vend des bières n’a déjà plus de verre (enfin, on dit cup maintenant) Metallica (« …And Beer For All »). J’aperçois quelques t-shirts de Tool (trois), de Megadeth, des Guns N Roses, de vieux groupes de métal divers, mais surtout plein plein plein de Metallica. D’ailleurs la queue au stand merchandising est impressionnante, tout comme le nombre de produits qu’ils vendent : t-shirts, hoodies, sweats… il y a le choix.

    La scène est visible de loin, elle est immense. Nous sommes en zone B, soit à une centaine de mètres de la scène, l’immense zone A format un demi-cercle attaché aux scènes (car il y a une avancée au milieu). Derrière nous, quatre immenses gradins qui seront plein à craquer. Au total, 78000 personnes. Il fait super chaud, le sol est en terre avec des cailloux, mais certaines marchent en talons, respect.

    On arrive alors que Bokassa joue. Je n’ai pas trop fait attention, c’est a priori un trio qui font de la power pop ou en tout cas du rock un peu FM tout ce qu’il y a de plus classique. Pas déplaisant mais pas marquant. Sur l’écran géant, on pourrait voir le groupe en vidéo. Mais il y a tellement de soleil que les images sont diffuses, on ne voit quasi rien. Arrivent Ghost, avec un joli décor un peu gothique, et des casques intégraux noirs entre Daft Punk et n’importe quel film de space opera récent. Enfin sauf pour le chanteur, qui lui est habillé en dandy. Les cymbales s’allument lorsque le batteur cogne dessus, ça fait un peu jacky tuning. Quant au style, c’est un gros mélange entre glam-rock, heavy des années 80 avec des envolées à la Judas Priest (merci de confirmer), le tout dans une ambiance un peu gothique, un peu Marilyn Manson, un peu Phantom of the Paradise. La voix est haut perchée, et rien ne m’accroche. On fait une partie de UNO à même le sol.

    Et puis ils sont là. Enfin on a droit à l’intro avec le Bon la Brute et le Truand comme toujours, le soleil est en train de se coucher, Paco court, mais tout le monde exulte pour eux. Tout comme Springsteen harangue ses ouailles, Hetfield le rappellera plusieurs fois, ce n’est pas un public, mais une famille, la Metallica family, qui est là ce soir. Dévoués et fervents. Je me rends soudain compte que tout à gauche des écrans géants, il y a un immense M de Metallica, dernière version, avec les décrochages du logo de Hardwired. J’imagine donc sans le voir qu’à l’autre bout, il y a le A.

    Toute l’infrastructure et le déroulement du concert sont impressionnants de technique, de gigantisme, de savoir-faire. Des flammes sortent du haut de la scène, sur scène, et en face de la scène : nous sentons leur chaleur malgré la distance et la chaleur. Des ballons de 4m de diamètre apparaissent une seule fois, pour une seule note, avant de se dégonfler. Des feux d’artifice sont lancés plusieurs fois, de derrière la scène et en face, devant les gradins (mais tout en haut des enceintes). Le mieux reste la vidéo. Des images défilent sans cesse en rapport avec la chanson, des films ont été tournés pour eux, des films d’animation ont été créés (mention à celui avec une chute d’immeuble), le groupe est bien visible (parce que pour les voir en vrai, c’est un peu compliqué), c’est parfaitement réalisé.

    Hetfield prévient que ce sera surtout du Hardwired, un peu du milieu de leur carrière et aussi des vieux trucs. Pas de grosse surprise du côté de la setlist donc, avec une One un peu en deça (Lars Ulrich semble courir après le tempo), une Master of Puppets d’excellente facture et le reste très bien. Mais les passages les plus intéressants seront ceux où Robert Trujillo endosse une vieille veste à carreaux trop grande pour lui, prenant sa basse et un immense iPad afin de reprendre un titre très connu des Tchèques (ils font ça dans chaque pays, à Paris ce fut une reprise de Johnny, Ma gueule), accompagné de Kirk Hammet à la guitare et à la voix, c’est le moment drôle, immédiatement suivi par l’hommage à Cliff Burton, projeté pendant sa prestation live de For Whom The Bell Tolls tandis que Robert, après un solo de basse un peu expérimental, reprend la partie centrale de ORION, c’est le moment émotion (et il fut réussi). Cela dit tout le reste est très bien exécuté, surtout que tous les membres semblent complètement heureux d’être là, Hetfield le premier. Ca fait vraiment plaisir. Ils ne veulent plus quitter la scène après le rappel, prennent chacun le micro pour remercier Prague, et un petit film sans doute monté pendant le concert est projeté, le voici :

    https://www.youtube.com/watch?v=0Q0teKrtnOk

    Le retour en métro fut un cauchemar. Pas super bien organisé, leur immense lieu de concert. Heureusement que le public métal est super zen. Si un seul paniquait, on se faisait écraser.

    • Eddy Vanleffe  

      merci pour cette rétrospective de ce concert événement. j’iame les hommages que le groupe fait dans tous les pays, c’est vraiment respectueux… j’ai vu la reprise de Johnny parce que je croyais que c’était une blague,mais non… on pense ce qu’on veut des artistes, de leur intégrité blabla pipeau…
      mais en définitive, c’est juste un hommage de musicien envers l’un des leurs, avec un truc qu’on ne voit plus tous les jours: le respect.

      Ghost…
      je ne connais pas bien et je ne peux avoir que mon avis de vieux con qui va dire qu’il a déjà vu ça quelque part…..

      j’ai eu la chance de les enterre à la radio avec le titre « danse macabre »….je me suis dit tiens on dirait que Scorpions a un héritier dans l’art de faire hard-pop catchy très mémorisable… ça sent même un chouia la repompe avec le coup du couplet calme qui embraye sur un refrain très hard 80′s…
      du coup je suis passé à coté toutes ces histoires de look, vrais/faux musiciens etc… j’avais juste la mélodie et ça m’allait…
      je checke sur you tube et là je vois un groupe aux allures très gothique/doom/ tous ces trucs à la con du métal extrême … je me suis dis que je me gourais mais je vais plus loin et non, ils confirment dans ce coté très daté, bien fait mais assez commercial sans que cette notion soit péjorative mais bon , ça s’écoute facilement.
      Le look du chanteur et sa voix me immédiatement penser cette fois à King Diamond le chanteur de Mercyful Fate et là aussi la pompe semble assez visible…
      et là dans le clip que vois-je? mes yeux font roue libre…: des DANSEUSES comme dans les clips de pop/R’N’B…
      je révulse, je prends mes médicaments et regarde un autre cliop et là même topo!
      donc groupe sympa qui font tout pour avoir de la visibilité et du succés.
      je me doute qu’ils doivent être conspués par les jeunes intégristes metal pur et dur mais ils semblent aussi bénéficier d’un succès populaire qui n’est peut-être pas là par hasard non plus…
      je me souviens que j’ai entendu Danse Macabre, ben j’ai eu envie d’en savoir plus…une bonne chanson c’est quoi d’autre finalement
      ?

    • Bruce lit  

      Merci pour ce compte rendu très complet et plutôt flatteur de la part d’un pas-fan-que-ça.
      Je n’ose imaginer la titanesque infrastructure de tout ça.
      Et c’est la face cachée du roc : combien de personnes ces groupes de stades font-elles vivre ?
      Tu as vu le documentaire sur Netflix Olé Olé Olé ? qui raconte, en plus d’un joli tour en Amérique du sud, l’organisation du concert des Stones à Cuba.

      • Jyrille  

        Merci les gars. Je vous invite à aller voir des vidéos sur YouTube pour avoir une idée de la structure de malade qui est mise en place. Cela doit embaucher deux, trois cent personnes ?

        Non Bruce je n’ai pas vu ce documentaire, je vais tâcher de le regarder !

        • Jyrille  

          En fait il y a peut-être 500 personnes qui bossent pour cette tournée… je sais pas c’est tellement immense. Et tu as raison Eddy pour cette histoire de respect envers les autres musiciens.

          • Bruce lit  

            Qu’on aime ou que l’on déteste Johnny, que l’on le trouve sans aucun talent ou doué, personne, personne ne pourra nier que l’homme savait tenir une scène.

          • Eddy Vanleffe  

            Johnny s’en fout, il est sans doute quelque part à bouffer un hamburger avec le King et ses autres idoles…

  • Jyrille  

    Merci Eddy pour le préambule qui remet les pendules à l’heure. Cela dit, je ne suis absolument pas client de hard ou de heavy en général, je ne connais donc pas la plupart des artistes ici présentes. Je connaissais Joan Jett et j’ai découvert grâce aux GARDIENS DE LA GALAXIE que son groupe exclusivement féminin fut très important dans les années 70 (avec le titre Cherry Bomb présent dans la BO).

    Mais pour moi, le rock féminin a sans doute commencé avec PJ Harvey et Björk, ou Nico chez le Velvet Underground, rien à voir donc…

    Est-ce que tu as vu THE DIRT, le biopic sur Mötley Crüe ? C’est un groupe que je n’ai jamais écouté (et que je n’écouterai sans doute jamais) mais le film est sympathique.

    Allez, j’essaie tes pistes ! En capitales, les groupes ou artistes que je ne connais pas du tout ou jamais écouté ou jamais entendu parler.

    VIXEN : ta présentation m’a fait rire (j’avais complètement oublié Jem, d’ailleurs). Ce n’est pas du tout ce que j’aime. Ou alors pour en rire devant une parodie des Simpsons. Mais clairement c’est bien fait.

    LITA FORD : qui est Nina Strauss ? Bon, pareil, c’est hyper bien fait mais ce n’est pas du tout pour moi. C’est assez récent non ? Enfin, ce ne sont pas les années 80 ?

    Heart : voilà un groupe que je n’ai jamais tenté mais son nom revient souvent. Je connais ce morceau ! Pas mon truc mais diablement efficace. Ca sent bon les 70s.

    ROCK GODDESS : Impressionnantes ! Ca avait l’air d’envoyer sévère. C’est bien sympa même si je n’écouterai jamais non plus.

    GIRLSCHOOL : Ah tiens, je n’ai jamais poussé plus loin que ça l’écoute des Plasmatics. Il faut que je m’y mette. J’aime beaucoup l’album CUT de The Slits (les fentes…) sorti en 79. Il y a une reprise post-punk de I Heard Through The Grapevine que j’adore. Pour Girlschool, j’aime le son sale de la guitare, ce petit côté punk. Merci pour la découverte.

    Veruca Salt : Ah ! Ca je connais bien. J’ai souvent écouté l’album à l’époque, avec une française au chant s’il vous plaît Je n’ai découvert que bien plus tard que Veruca Salt était un personnage de Roald Dahl, tiré de Charlie et la Chocolaterie. C’est d’ailleurs la meilleure chanson du film de Burton (écrite par Danny Elfman évidemment, mais avec les paroles du roman, soient de Roald Dahl). Je me suis cependant arrêté au premier album. Tu me donnes envie de le réécouter tiens. (quant à Charlie : https://www.youtube.com/watch?v=Uv_UuUxcXa8 et https://www.youtube.com/watch?v=Umu172GMNX4 pour la VF) A l’époque j’atais plus fan de BELLY (le cd est resté 15 jours sans sortir du lecteur lorsque je l’ai acheté). Et des Breeders évidemment… Depuis j’ai découvert Sleater-Kinney. Des tueuses mec ! Ecoute donc leur album THE WOODS… Là je vais me mettre à Kate Bush tiens.

    LEE AARON : oh purée !! Il faut que je mette de côté pour rigoler avec les copains. Il y a tous les clichés, y compris musicalement. Bref, j’aime pas du tout.

    Joan Jett : qui ne connaît pas ce titre ? On la mettait tout le temps dans nos boums… et en colonie de vacances… J’aime bien. C’est un des premiers morceaux que Maël a travaillé à la batterie. J’aime bien Bad Reputation aussi, reprise par je ne sais quel groupe dans la BO de KICK-ASS (le film). Joan en jette !(JP staïle)

    Pat Benatar : j’aime bien cette fille, elle a vraiment la classe en plus d’être belle, mais sa musique ne m’a jamais parlé.

    Doro : voilà un nom que je croise souvent mais pour lequel je n’ai jamais eu de velléités. Tu me rappelles par contre que je dois toujours visionner VIKINGS (bon sang…). Pareil, ce n’est pas du tout ma came. Je n’écouterai jamais ça.

    Dans le hard comme toi, j’aime beaucoupla voix de Anneke Van Griesbergen, celle de THE GATHERING. Et ce groupe n’est pas désagréable. Mais je penche plutôt du côté de Debbie Harry et d’autres que tu cites pour la musique que j’écoute : Hole était bien (j’ai deux albums) le premier L7 était sympa… Tu oublies Cocteau Twins, Cardigans (très bon groupe en fait, qui reprend systématiquement un titre de Black Sabbath sur ses albums), Echobelly, les horribles Cranberries, la femme cinglée de Neil Gaiman, Amanda Plamer, avec les Dresden Dolls… y a de quoi faire !

    Bravo en tout cas d’avoir relevé le défi, c’est le genre d’article où il est facile de se perdre, en ce sens, tu as parfaitement synthétisé pas mal de sujets inhérents au rock et aux femmes dans le rock. Respect man !

    La BO : jamais entendu parler. C’est pas mal. Un peu gothique.

    • Bruce lit  

      es horribles Cranberries
      Dans mes bras ! C’est insupportable les Cranberries.
      Eddy, Cyrille et sûrement Tornado : vous connaissez Kim Fowley ? Il a fait des putains de bons disques, écrits des centaines de chansons pour Kiss ou Alice Cooper et surtout a fondé et produit les Runaways de Joan Jett justement.
      Sur Kickass, c’est Joan Jett herself qui se reprend :)

      • Jyrille  

        Ouais, il y a deux ou trois titres des Cranberries que j’aime bien et basta. Comme Oasis quoi.

        Je ne connais pas Kim Fowley !

        Ah tu veux dire que THE HIT GIRLS, le groupe crédité, comprend Joan Jett ? Ce n’est pas ce que dit Wikipedia : « Also, the version of « Bad Reputation » used in the film was by Joan Jett but the version on the soundtrack is by a band called « The Hit Girls ». »

  • Jyrille  

    Il y a d’autres groupes de filles que j’aime bien :

    Savages https://www.youtube.com/watch?v=kvvhHT0B5ck

    The Organ https://www.youtube.com/watch?v=X8Kivt4Pin8 (je ne connais que cet album, qui est très bon, qui devrait plaire à Patrick 6 : ça sonne très Smiths)

    Eletrelane https://www.youtube.com/watch?v=vO3r8kvDrno (je ne connais vraiment que cet album, produit par Steve Albini)

    Et j’avais oublié le premier album de Elastica qui est cool (avec un plagiat de Wire).

  • Eddy Vanleffe  

    Merci Jyrille…
    j’irais voir les liens ce soir…

    mon terreau musical, c’est le bon vieux heavy metal des années 80. heureusement, ça passait jamais à la Télé. en visuels il y avait ces pochettes qui comme les couverture de Frisano sur Strange où les étranges illustrations de Siudmak chez Press Pockett, souvent teintées de médiéval fantastique ou de science fiction faisaient rêver là où les new waveux se cachaient derrière des symboles ou des pictogrammes minimalistes ou les artistes pop faisaient des photos noir et blanc si possible par Anton Corbijn ( je déteste les pochettes qu’il a pu signer).
    j’ai élargi très rapidement ma palette de goûts mais voilà c’est ma racine. j’ai choisi exprès des artistes 1-reconnues mais peu connues et surtout des anciennes afin rappeler que le féminisme rock c’est pas forcément né avant hier comme on le lit beaucoup sur le net.. tout un tas d’artistes ont défriché le terrain, essuyé les plâtres etc…
    je lis aussi que le metal c’est blindé de clichés…. j’ai envie de dire que chacun choisit ses clichés… le Rap en est blindé aussi, la new wave avec ses corbeaux inspirés du théâtre Nô, les punks qui ont aussi un cahier des charges très réglementés, que dire des chapeaux de cow-boy, des mullets de U2? des bandanas, des pullovers troués sur des jeunes camés aux cheveux gras du grunge…
    celui qui aime s’amuser à voir combien le rock, c’est des looks et des attitudes rigolotes, ont qu’à regarder le clip des Red Hot Chilli Peppers DANI CALIFORNIA qui fait le tour de tout ça… .

    j’ai regardé the DIRT parce que c’est une claque dans la gueule de Bohemian Rahpsody. rien n’est romancé, c’est « Garth Ennisé » même… (la scène avec Ozzy Osbourne est quand même un anthologie^^)

    J’aime pas Motley Crüe et de manière général pas trop le hard américain des années 80… il est justement porteur de tout ce clinquant qu’on jette sur le metal… drogues, filles à poil, partouzes, drogues pour des disques qui ont été enregistré dans le fond d’une cave…
    les groupes europééen avaient tendance à mettre la musique en avant, jouer bien, vite et faire des chansons qui sont restées depuis… judas Priest, Iron Maiden, Saxon, Accept, Helloween, Pretty Maids, Deep Purple, Rainbow, Black Sabbath faisaient des albums qui avaient une vie quand on les écoutaient dans la chambre. les américains ont retenu du hard que le message « Fais chier tes parents en refusant d’aller à l’église! » , « Baise un maximum! » et « Casse tout » totalement ce qu’on retrouve dans les illustrations musicales de Billy dans Stranger Things. cette forme de postérité m’énerve et je me sers de la tribune que me donne Bruce pour promouvoir « mon metal »…
    Thanks by the way!

    • Jyrille  

      Mais de rien. Mon terreau musical passait à la télé : c’était les clips à n’en plus finir sur RTL l’après-midi (découverte notamment de Bowie avec Ashes To Ashes) et les Enfants du Rock le samedi soir. J’ai passé mon enfance devant la télé.

      Bizarrement, alors que je suis fan des univers fantastiques, des jeux de rôles, des illustrations de SF dont tu parles, la musique hard ne m’a jamais intéressée. Même si j’écoute plein de groupes violents ou agressifs (Dillinger Escape Plan, Girl Band, Faith No More, NIN… enfin bref, plein).

      J’aime beaucoup les photos de Anton Corbijn, mais je ne suis pas friand de ses pochettes. Je suis totalement d’accord avec toi sur les clichés inhérents à chaque genre musical, que je souhaite combattre de tout mon coeur. Pour cette raison, les Pixies sont le groupe le plus parfait de tous les temps.

      https://www.facebook.com/ARTEConcert/videos/2182478065196345/

      Tiens, en parlant de ça de photos et de pochettes, je remets pour la nième fois ce super article : http://bacadisc.over-blog.com/2018/08/comment-une-paysanne-russe-a-t-elle-seduit-depeche-mode.html

      Pour The Dirt, oui, c’est l’anti Bohemian Rhapsody. Ce n’est pas du tout le même objectif. J’aime les deux films pour des raisons différentes mais de la même façon, je n’ai aucune envie de les revoir, ni l’un ni l’autre. La scène avec Ozzy dont tu parles, c’est un peu marrant, mais elle ne fait pas partie de mon panthéon. Si cette scène est vraie, c’est tout de même pathétique…

      Enfin je suis totalement d’accord avec toi sur l’illustration sonore de Billy dans ST. Comme je ne connais pas trop ces groupes, je te crois sur parole, et c’est bien l’illustration d’une philosophie que je trouve très réductrice et sans profondeur. Merci à Bruce donc pour ta tribune : je pense comme toi.

      Et once again : Pixies.

      • Eddy Vanleffe  

        La scène avec Ozzy est à priori totalement vraie mais c’est le témoignage de quatre camés…
        Ozzy a toujours transcendé la nullité par l’innocence enfantine totalement sincère avec laquelle il agit… il calcule rien, on lui de jeter d’un pont, il le fait parce que c’est marrant et que les copains vont rigoler…
        c’est un mec bizarre Ozzy, camé mais toujours en train de dénoncer la drogue, imbibé mais étonnamment lucide dans ses interviews, il fait écrire à sa place (N’est-ce pas Bob Daisley?) mais passe pour un génie. il passe pour une bête de scène alors qu’on dirait idiot qui applaudit tout le temps à contre temps…il chante faux mais on ne peut pas le reprendre sans foutre la chanson en l’air… c’est un mec à part avec une vie à part qui mériterait sans doute son film….il fait des conneries 24/24…bienveillant il a toujours beaucoup promotionné ses premières parties (avec Lemmy il est connu pour prêter sa prorpe logistique aux groupes totalement fauchés qui tournent avec lui pour qu’ils aient le même qualité de son)…
        oui il est lamentable mais c’est aussi les souvenirs que choisissent un groupe de déchets pour le décrire…Metallica aurait sans doute pensé au moment où il les a invités sur scène à le rejoindre…Zakk Wylde aurait sans doute d’autres choses a en raconter aussi…

        • Bruce lit  

          Il mériterait sans doute son article sur le blog…

  • Jyrille  

    Bon sang les coïncidences me font flipper (j’en ai parlé sur le blog de Présence) : tu cites le titre Barracuda de Heart que j’avais totalement oublié, et c’est un des éléments de l’épisode de Friends sur lequel je viens d’arriver… alors que j’ai lu cet article hier… Et en plus je n’en ai aucun souvenir, de cet épisode ! (S06E12)

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