LE MAGICIEN D’OS – 2° PARTIE

Les 14 films de Ray Harryhausen décryptés !

Un article de TORNADO et MATTIE BOY
Le programme de cette deuxième partie !

Voici la suite de notre article visant à décrypter les quatorze films du magicien des effets spéciaux Ray Harryhausen. Vous trouverez la première partie de l’article ICI.

Mythologie, quand tu nous tiens…
© Columbia Picture
8. JASON ET LES ARGONAUTES (JASON AND THE ARGONAUTS) – 1963 (review : Mattie Boy)

Pour moi, on tient là le meilleur film du Harryhausen universe. Certains des meilleurs effets spéciaux sont dans ce film, le casting est solide, l’histoire aussi, la mise en scène rythmée, et Harryhausen nous gratifie de certaines de ses meilleures séquences d’animation.

L’histoire, inspirée par la légende grecque de LA TOISON D’OR, nous raconte le périple de Jason, demi-frère de l’usurpateur Pélias qui s’est emparé du trône de son père qui devait normalement revenir à Jason. Pélias lui dit que s’il est capable de lui ramener la légendaire toison d’or, il lui cédera le trône. On se doute bien que Pélias est fourbe et espère surtout que Jason perde la vie durant le voyage, mais Jason relève le défi et se met en chemin avec son équipage, les argonautes

Nos protagonistes vont affronter de nombreux dangers dans une quête semblable à celle de l’Odyssée d’Ulysse. Ils vont croiser un colosse de bronze, Talos (qui sera ici de la taille de King Kong), des harpies, une hydre, des squelettes, etc.

Jason va également tomber amoureux de Médée, l’ensorceleuse (jouée par la jolie Nancy Kovack). Et comme avec LE CHOC DES TITANS, nous verrons les Dieux sur le mont Olympe suivre la quête de Jason et intervenir en sa faveur ou non. C’est ainsi qu’Athéna donnera des conseils à nos héros en se manifestant sur des statues, que Poséidon (ou peut-être est-ce Triton ?) ouvrira un récif, etc. Il se dégage du film un souffle épique et magique.

La somme des efforts des films précédents

Concernant les effets spéciaux, on pourra trouver Talos pataud mais c’est complètement voulu, comme en témoignent les grincements métalliques de la statue vivante qui peine à se mouvoir. Mais de nos jours, plus personne n’accepte qu’une créature ne fasse pas des saltos arrière en rebondissant sur les murs…donc il ne sera pas l’effet visuel le plus apprécié. Par contre, nous avons de splendides harpies, une hydre inoubliable dont l’animation des 7 têtes a donné du fil à retordre à notre ami Ray qui faisait tout de mémoire, et cette fameuse scène des squelettes. Cette dernière scène est honnêtement encore bluffante aujourd’hui. Les mouvements ne sont peut-être pas extrêmement fluides (mais comme ce sont des squelettes, je pourrais sortir l’argument de mauvaise foi que ça colle très bien !) mais l’incrustation dans les décors est splendide et la nature d’objet réel des marionnettes (avec leur texture, leurs imperfections) les rend très convaincants.

Je suis obligé de vous mettre l’extrait

Au niveau des décors, de la photographie, des couleurs (surtout depuis leur restauration), le film est splendide. Il est rythmé, épique, il transpire la passion du cinéma d’aventure. Bref, vous l’aurez compris, j’aime beaucoup ce film et c’est surement le meilleur auquel a participé Harryhausen. Ce serait d’ailleurs le film préféré de Tim Burton selon une interview.

La machine à explorer la lune !
© Ameran Films
9. LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE (FIRST MEN INTO THE MOON) – 1964 (review : Tornado)

Le pitch : Fin XIXe siècle. Ruiné, le jeune Bedford s’associe avec un savant génial, auteur d’une matière permettant de vaincre la pesanteur : la Cavorite. Ce faisant, les deux hommes décident de partir pour la lune en compagnie de Kate, la fiancée envahissante de Bedford !
Arrivé à destination, le trio découvre une race d’insectoïdes évolués, vivant sous la surface de la lune : Les Sélénites. Alors que le professeur tente une communication pacifique, Bedford agresse instinctivement les extraterrestres. Dès lors, la présence des terriens devient une menace pour l’équilibre de ce peuple qui vivait en harmonie…


Librement inspirée du roman de H.G. Wells, cette adaptation ressemble un peu à LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS, le chef d’œuvre de George Pal réalisé en 1960, d’après un autre livre de Wells. De nombreuses scènes sont calquées sur ce dernier, notamment celle où les Sélénites (en lieu et place des Morlocks) ont trainé la capsule (celle du voyage dans l’espace se substituant ici à celle du voyage dans le temps) à l’intérieur de leur antre…
Toutefois, LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE se démarque dans le message philosophique en posant un regard amer sur la nature colonialiste de l’homme, prompt à s’approprier toute terre qu’il découvre au détriment de ses habitants…

Ce classique de la science-fiction a pris un sacré coup de vieux et c’est un euphémisme ! L’ensemble est incroyablement kitsch et il faut faire l’effort de se replacer dans l’époque, pour ne pas rire ! A partir de là, la chose ne manque pas de charme et l’on retrouve cette magie des décors et des trucages surannés avec, outre le voyage dans l’espace, quelques extraterrestres croquignols et une paire de chenilles géantes pour une scène de combat dans la grande tradition des films de monstres !

Après nos films N°4, 5 et 6, c’est la quatrième et dernière fois que Ray Harryhausen coopère avec le réalisateur Nathan Juran (également auteur de JACK LE TUEUR DE GEANTS dans le même registre, sans Harryhausen). En solide artisan du 7° art, Juran orchestre le spectacle avec beaucoup de fraicheur, contrebalançant les faiblesses du récit (complètement improbable dans le cadre de la réalité scientifique) par un second degré amusé et candide.
Un petit classique familial, teinté de méta-commentaire, réservé aux afficionados…

Oh ! la belle Raquel !
© Hammer Film Production
10. UN MILLION D’ANNEES AVANT J.C. (ONE MILLION YEARS B.C.) – 1966 (review : Mattie Boy)

Aaah ce film ! Un pur plaisir coupable bien kitsch signé HAMMER. Presque un nanar. Mais non en fait ! Je ne peux pas dire une telle chose ! Un nanar est un film mal fait sur pas mal de plans (interprétation, effets visuels, script, mise en scène, etc.) et en fait…ce film est bien mieux fait que ce qu’il mérite d’être ! Le script est assez cocasse oui, avec l’histoire de cet homme préhistorique, Tumac, exilé de sa tribu barbare qui débarque dans une tribu plus pacifique dont les femmes sont vêtues de peaux de bêtes taillées en forme de bikinis (qui ne doivent pas tenir chaud du tout !), et qui vit diverses péripéties impliquant des attaques de dinosaures (bah oui les femmes préhistoriques sortaient toutes d’une école de mannequinat et côtoyaient des dinosaures à l’époque ! On vous apprend quoi à l’école ?)

Sauf que…tout le monde semble faire de son mieux ! On s’attendrait presque à entendre les acteurs parler en anglais et sortir des jurons du XXème siècle, mais non ! Contrairement à ce navet même pas drôle de 10000 de Roland Emmerich qui tombait dans ce piège, ici on a un film…muet. Ou du moins les personnages parlent une langue inconnue (sans sous titres.) Les acteurs font de leur mieux, la photographie est soignée ainsi que les décors (même s’il s’agit majoritairement de grottes) et Harryhausen nous livre encore quelques magnifiques dinosaures (bon ok il y a aussi des utilisations discutables de vrais reptiles qui…paraissent plus réels, mais ne semblent pas savoir ce qu’ils foutent là. Béh oui ce n’est pas pour rien qu’on les crée en CGI aussi aujourd’hui. Un lézard ne se dresse pas trop…)

Oui c’est un peu ridicule. Mais curieusement bien fichu.

L’histoire, on s’en fiche un peu honnêtement. C’est presque un road movie préhistorique qui n’a honnêtement pas grand intérêt. On retiendra que les femmes se disputent Tumac et qu’on aura droit à un catfight entre une Raquel Welch et une Martine Beswick en peaux de bêtes. Car oui c’était un des premiers rôles de notre ravissante Raquel, surtout taillé pour mettre en valeur son physique il faut l’avouer.

C’est clairement du cinéma d’exploitation un peu nunuche, mais cela reste très réjouissant visuellement et tout le monde semble faire de son mieux (bon ok, sauf le mec qui a écrit le scénario.) Le film ne s’adresse peut-être pas à tout le monde, mais il reste plaisant.

L’ouest (très) sauvage !
© Warner bros
11. LA VALLEE DE GWANGI (THE VALLEY OF GWANGI) – 1969 (review : Tornado)

Le pitch : Dans le Far-West, des forains découvrent l’existence d’une mystérieuse vallée, dont les murailles imprenables ont favorisé la survie de plusieurs animaux préhistoriques. Décidés à ramener un dinosaure afin de l’exhiber dans leur spectacle, ils s’exposent alors à la terrible « Malédiction de Gwangi », annoncée par les gitans qui vivent à proximité…

Il s’agit d’un concept puisant sa source dans le KING KONG de 1933. En effet, le script est à l’origine un projet avorté de Willis O’Brien sur un film de dinosaures affrontant des cowboys (VALLEY OF THE MIST) ! De plus, il répond au désir inassouvi, de la part de Ray Harryhausen, de réaliser un remake de KING KONG, les deux récits étant presque identiques dans le fond.


Mal équilibré entre les séquences fantastiques et les abondantes et ennuyeuses scènes de dialogue, LA VALLEE DE GWANGI est loin d’être le meilleur spectacle de Ray Harryhausen. Le principal défaut tient à son manque de décors fantastiques. En effet, hormis un très beau plan « à la King Kong » au moment où les personnages pénètrent dans la vallée (avec un superbe mate painting montrant une falaise en arrière-plan d’un pont rocheux suspendu entre deux pics), le décorum se résume à quelques plans dans le désert et un cirque en plein air assez insignifiant. Heureusement, le film culmine avec la grande scène qui voit le tyrannosaure s’échapper dans la ville et, tel King Kong, semer la panique. Lorsque l’animal pénètre dans la cathédrale en flammes, on assiste enfin à une séquence qui tient la comparaison avec les grands classiques du genre.

Peu généreux en créatures préhistoriques (cinq en tout), le film vaut surtout pour ses deux scènes d’anthologie (le combat entre T-rex et styracosaure après que les cowboys aient tenté de capturer le premier au lasso et son évasion dans la ville à la fin). Passablement longuet et naïf (on n’est pas loin d’une vieille BD), il s’adresse surtout aux inconditionnels de Ray Harryhausen et démontre que, sans ce dernier, les mêmes films réalisés par des tâcherons (ici un certain Jim O’Connelly) n’auraient aucun intérêt.

En route pour la Lémurie !
© Columbia Pictures
12. LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD (THE GOLDEN VOYAGE OF SINBAD) – 1974 (review : Tornado)

Comme souvent, Ray Harryhausen est à l’origine du script, puisqu’il développait chacun de ses projets sur des concepts d’effets spéciaux et de mythologies. Ainsi, ce second Voyage de Sinbad, réalisé bien plus tard que le film de 1958 cité plus haut, a pour but unique d’explorer un continent mythique : la Lémurie. Plus ancien encore que l’Atlantide, il s’étendait dans l’océan indien et pouvait ainsi réunir en son sein les origines de plusieurs mythologies distinctes, issues aussi bien de l’Afrique que de l’Asie.

Sur cette base fabuleuse, Harryhausen va opposer son héros à des créatures piochées dans plusieurs folklores différents. Le Magicien des mille-et-une nuits côtoie ainsi la déesse Kali (l’une des plus belles séquences d’animation du maître), un centaure, un griffon, une figure de proue, un homoncule aux ailes de chauve-souris et la mythique Fontaine de jouvence au beau milieu d’un continent fantastique sublimé par de magnifiques décors en peinture sur verre. Ajoutons à cela la présence de la somptueuse Caroline Munro et de son poitrail stupéfiant (que les amateurs de cinéma fantastique connaissent très bien pour ses rôles divers et variés dans le genre consacré), la superbe partition de Miklos Rosza, et vous obtenez un joli film d’aventures fantastiques qui ne manque pas de qualités.



Comme tous les films issus de la collaboration entre Ray Harryhausen et le producteur Charles H. Schneer, le script basique n’est prétexte qu’à la matérialisation d’une série de tableaux fantastiques d’une beauté purement poétique. Ici encore, cette plastique parvient à tirer le film vers le haut, et ce malgré la mise en scène assez laide du réalisateur Gordon Hessler, artisan mineur du monde du cinéma, qui emballe le tout comme une série TV, avec une vision sans ampleur et une direction d’acteurs en roue libre. Ces derniers semblent néanmoins s’amuser comme des fous en nous balançant du début à la fin, avec une bonne humeur communicative, moult aphorismes arabisants de pacotille, dont le désopilant « attache ton chameau » (mort de rire) !

En route pour l’Hyperborée ! (une affiche vendeuse de rêve !)
© Columbia Pictures
12. SINBAD ET L’ŒIL DU TIGRE (SINBAD AND THE EYE OF THE TIGER) – 1977 (review : Tornado)

Le pitch : De retour d’un voyage (fantastique ?), Sinbad débarque dans la cité de Sharak avec en tête l’idée d’épouser la main de la princesse Farah (oubliant de fait les seins de Caroline Munroe…). Hélas, cela semble compromis, car le frère de la princesse (le prince, donc) a été transformé en babouin par la maléfique sorcière qui convoite le trône ! Il n’en faut pas plus à Sinbad pour reprendre la mer (il ignore manifestement que c’est la mer qui prend l’homme) en quête d’un remède, afin de gagner le cœur de la main de la princesse…

Après la Lémurie, Sinbad explore L’Hyperborée, située dans le grand nord au-delà des glaciers. On y découvre de nouvelles créatures issues de tous les folklores, depuis les milles-et-une nuits jusqu’aux légendes celtiques, en passant par la Grèce et l’ère préhistorique ! Sorcière, prince arabe, minotaure, morse géant, troll et tigre à dents de sabre s’affrontent ainsi dans une réunion cosmopolite !

Comme chaque film de la trilogie, Sinbad est interprété par un acteur différent. Après Kerwin Mathews et John Phillip Law, c’est désormais Patrick Wayne, fils du « Duke » (John Wayne, quoi !) qui reprend le turban. Son interprétation est loin d’être mémorable (un charisme d’huitre), à l’image de sa carrière. Nous retiendrons surtout les deux actrices assurant le glamour, c’est-à-dire Tarin Power (elle aussi fille de star (Tyrone Power)) et Jane Seymour (future Dr QUINN) !

Ce troisième Voyage de Sinbad peut paraître aujourd’hui embarrassant tant il est ubuesque. Qui plus-est, le film est réalisé par Sam Wanamaker, un homme de théâtre. Le résultat est ainsi similaire au précédent Voyage, c’est-à-dire plutôt affligeant en termes de grammaire narrative. Pis encore : Mues par un naturalisme prosaïque, certaines scènes sont en contradiction totale avec la poésie candide de la Dynamation…
Heureusement, on retrouve le merveilleux attendu dans la seconde partie, portée par une imagerie inédite faisant surgir l’Hyperborée au cœur des glaciers du pôle nord dans un décor rétro-futuriste qui ne manque pas de charme !

Les spectateurs venus chercher un grand film d’aventures comme on en voit aujourd’hui risquent d’être refroidis, surtout s’ils découvrent que la chose est sortie au cinéma en même temps qu’un certain phénomène intitulé… Star Wars ! Phénomène qui annonce la retraite de notre magicien des effets spéciaux…

Le passage d’une époque à une autre.
© Metro-Goldwyn-Mayer
14. LE CHOC DES TITANS (CLASH OF THE TITANS) – 1982 (review : Tornado)

1982 marque une date pour le dernier film de Ray Harryhausen : Nous sommes en plein milieu des trilogies STAR WARS et INDIANA JONES, et c’est l’année de CONAN LE BARBARE. Au sein de ces énormes machineries hollywoodiennes, les trucages de notre magicien font figure de vieilleries obsolètes. Attention, tous les artisans de la profession qui travaillent sur ces nouveaux standards le vénèrent et lui doivent leur vocation. Mais sa technique est à présent dépassée.

Ainsi, l’année 1982 marque une époque charnière : celle où le vétéran passe le relai à ses successeurs.

LE CHOC DES TITANS est à la fois fun, grandiloquent et incroyablement ringard. Mais c’est une ringardise élégante, délicieuse. Son premier degré assumé dénote son cœur de cible, à savoir les enfants, et son humour diffus (le jeu distancié de Laurence Olivier dans le rôle de Zeus, celui de Burgess Meredith en vieillard truculent, les péripéties du robot-chouette Bubo, sorte de R2D2 à la noix) leur est également réservé.

Côté effets spéciaux, le film ménage à la fois le pire et le meilleur. Le début nous inflige deux effets kitsch des plus embarrassants avec la mouette qui survole le générique et la scène où Poseïdon libère le Kraken, deux incrustations tellement ratées qu’elles nous fichent la honte pour le pauvre vétéran des FX. Heureusement, la suite rattrape le tout, avec notamment une splendide séquence de raz-de-marée encore impressionnante aujourd’hui.

Le reste est affaire de nostalgie, entre le recyclage de JASON ET LES ARGONAUTES dont il semble être la suite avec sa galerie de créatures mythologiques, et l’ultime hommage à Willis O’Brien avec la scène des scorpions géants (LE SCORPION NOIR étant le dernier film du créateur de KING KONG).

LE CHOC DES TITANS est le chant du cygne de toute une époque de l’histoire du cinéma, le testament d’un magicien légué à toute la profession du 7° art en matière de magie des images, de rêves et d’illusions. Un dernier cadeau certes suranné, mais porté par une foi en ce que l’on appelle aujourd’hui la « suspension consentie d’incrédulité », que l’on ne retrouvera plus jamais avec autant d’innocence…

Notre article est terminé.

Il est de coutume, aujourd’hui, de tergiverser sur les effets spéciaux « à l’ancienne », certains cinéphiles y étant attachés comme à de doux souvenirs d’enfance, quand d’autres les estiment dépassés et « mal faits ». Il s’agit en vérité d’un débat complètement stérile tant il est évident que le temps à fait vieillir cette technique à base d’animation effectuée image par image.

La réflexion que l’on peut se faire en revoyant les film de Ray Harryhausen, est que ces effets spéciaux et ces décors étaient avant tout magnifiques, et que c’est cette beauté, davantage que cette technique dépassée, qui mérite aujourd’hui le coup d’œil, comme l’on regarde un tableau de maitre peint jadis à la tempéra sur bois, technique de peinture médiévale aujourd’hui obsolète, tout en le trouvant aussi beau que la peinture à l’huile sur toile d’un tableau moderne ou, encore, qu’une œuvre multimédia suintant la technologie futuriste…

MATTIE : le plus triste pour moi, ce sont les gens qui ne se rendent pas compte qu’à l’époque, c’était le top des effets spéciaux (sauf peut-être pour LE CHOC DES TITANS, sorti trop tard.) Ne pas être réceptif aux vieux films est une chose compréhensible, mais se moquer comme je le vois parfois sur des commentaires ignares qui me brisent le cœur sur des sites de vente « ha ha ha c’est trop mal fait, on se marre trop ! » ça revient à se moquer de vos grands parents parce qu’ils ne se servaient pas d’Internet à leur époque ! Eh ! Sans dec ? ça n’existait pas !

C’est évidemment à prendre pour ce que c’est : du cinéma daté. Mais du cinéma qui nous a conduit là où nous en sommes aujourd’hui. Du cinéma qui a inspiré les plus grands réalisateurs d’aujourd’hui et même d’hier (parce que Harryhausen ça remonte à avant-hier quand même…) Du cinéma fait avec la passion de mettre en scène des histoires, de donner vie à des créatures par nos propres moyens ! Du cinéma porté par un homme presque seul, un précurseur qui faisait quelque chose d’unique et a ouvert la voie à la profession d’animateur au cinéma.

Nous espérons humblement que notre approche vous aura aidé à comprendre pourquoi ces films méritent, ici comme ailleurs, leur place dans la stratosphère geek !


BO : Alors, c’est qui le magicien du 7° art ?

27 comments

  • Bob Marone  

    Un bel hommage au magicien. Bravo ! Et Merci pour ce moment, comme dirait l’autre.
    C’est fou comme le Choc des titans paraît kitsch et moche par rapport à Jason, pourtant plus vieux de 20 ans : physique des acteurs, costumes (ces armes ripolinées !) etc. J’avais même oublié la chouette mécanique…

    • Matt  

      Exactement ! C’est assez triste. Je trouve le choc des titans assez raté. Même si j’aime quelques séquences comme celle de Meduse qui a une super ambiance inquiétante avec lumière tamisée.
      Mais le combat des scorpions, quelle horreur ! Les bestioles hyper mal incrustées.

      Ray a été aidé sur ce projet, et sans doute que la collaboration ne s’est pas faite au bénéfice du film.
      Sur Jason il a bossé des mois seul dans son atelier pour créer les animations une fois le film fini. Sans doute qu’ils se sont dit que c’était trop long et qu’il ne devait pas bosser seul.
      Dommage…

      Jason pète la classe 20 ans plus tôt pourtant…

  • Surfer  

    Que je me souvienne., j’ai dû voir 50% des films présentés.
    Je trouve que c’est une bonne moyenne 😉

    JASON ET LES ARGONAUTES et le CHOC DES TITANS sont 2 films qui ont marqué mon enfance. Je pourrai, je pense, encore visionner ces films aujourd’hui avec plaisir.
    Pour le reste, si je tombe dessus par hasard… pourquoi pas !

    La BO: Jolie surprise, je ne connaissais pas du tout. Les arrangements sont magnifiques ! J’ai vu qu’il y avait l’album complet sur YouTube. Je pars ce matin en déplacement, je l’écouterai sur la route. Merci pour la Playlist 😉.
    Mon intuition me dit que l’album va me plaire. Si c’est le cas et qu’il le mérite, je le réécouterai ce W. E. avec un peu plus de temps sur ma chaîne HiFi. ( histoire de mieux l’apprécier 👍😉)

  • Manu  

    J’ai un souvenir nostalgique de tous ces films. Même si depuis les progrès technologiques ont fait un bond de géant, je trouve qu’il y a une vraie force de caractère qui manque au cinéma contemporain. Jason et les Argonautes a aussi ma faveur dans la liste présentée.
    Bien joué les gars!

  • Nikolavitch  

    Ah, le Choc des Titans, ouais, c’est un peu un plaisir un honteux, mais quelle sacrée madeleine, quand même !

  • Matt  

    La splendide scène avec Kali dont parle Tornado :

    https://www.youtube.com/watch?v=ROssbvtE41U

    Moi je l’aime bien ce Sinbad. Je le trouve encore fort potable. ça se dégrade surtout avec le 3.
    Mais il y a de bons acteurs dans ce Sinbad (John Philipp Law pour SInbad et Tom Baker qui fait un super vilain sorcier)

    Et puis la scène de la figure de proue ou de Kali sont chouettes.

  • Présence  

    Bien sûr : le premier réflexe en découvrant l’article est de vérifier que chacun a commenté autant de films. 🙂

    Jason et les argonautes : j’ai dû le voir, mais je ne ‘en souviens pas. Je suis obligé de vous mettre l’extrait : j’y comptais bien et c’était très agréable de pouvoir ainsi le revoir. Merci.

    Les premiers hommes dans la Lune : je n’en avais jamais entendu parler.

    Un million d’années avant JC – Ce film est bien mieux fait que ce qu’il mérite d’être ! Une très belle formule qui m’a bien fait sourire, avec l’école de mannequinat et les lézards qui ne savent pas ce qu’ils font là. 🙂

    La vallée de Gwangi – Le combat entre T-Rex et styracosaure + On n’est pas loin d’une vieille BD = 2 remarques qui m’ont permis de savoir que ce commentaire avait été écrit par Tornado, sans même avoir à vérifier avec le tableau en début d’article.

    Le voyage fantastique de Sinbad – Attache ton chameau ?!? Je suppose qu’il faut avoir vu le film pour comprendre.

    Sinbad et l’œil du tigre – La chose est sortie au cinéma en même temps qu’un certain phénomène intitulé… Star Wars… C’est vrai que le contraste a dû être terrible.

    Le choc des titans – Je ne l’ai pas vu non plus, mais je me souviens encore de la campagne marketing qi a accompagné sa sortie, et des critiques qui avaient toutes la dent dure.

    J’aime beaucoup la conclusion de Mattie : ça revient à se moquer de vos grands parents parce qu’ils ne se servaient pas d’Internet à leur époque !

    Hé bien oui, cette encyclopédie des films de Ray Harryhausen m’a ouvert les yeux sur ce qu’il a apporté aux films fantastiques. Au fur et à mesure que je regardais les extraits en même temps, leur chrme a fini par agir sur moi. Merci beaucoup pour cet enrichissement de ma culture.

  • Matt  

    T’es vachement gentil avec les notes de l’oeil du tigre et du choc des titans en fait, cher coéquipier Tornado^^ J’aurais été plus méchant.

    • Tornado  

      Pour revenir à ces évaluations, celui que j’aime le moins est quant à moi 1 MILLIONS D’ANNEES AVANT JC. C’est vraiment celui où non seulement je suis le plus embarrassé par le côté nunuche et ridicule (absolument tout est à côté de la plaque du début à la fin), mais où je m’ennuie le plus également. Les séquence de dinosaures de LA VALLEE DE GWANGI m’ont beaucoup plus marqué par exemple.
      Quant on y pense, il manque vraiment à son palmarès un vrai bon film de dinosaures. Il lui aura manqué le bon scénariste et le bon réalisateur au bon moment, comme ce fut le cas pour Willis O’Brien avec KING KONG, qui oeuvrait sur quelque chose de très solide à tout point de vue.

      Pour comparer 1 MILLIONS D’ANNEES AVANT JC avec les deux derniers Sinbad par exemple, je préfère largement ces derniers car on ne s’y ennuie pas et il y a moins de décalage entre le fond et la forme. Malgré la mocheté de la réalisation, le côté fabuleux est mieux assumé et ça se prend beaucoup moins au sérieux. Il m’est bien plus facile de les prendre au 2nd degré.

  • Eddy Vanleffe  

    difficile d’être objectif puisque ce sont des films dont on aime presque autant les défauts et l’aspect patrimonial que leur « vraies » qualités intrinsèques.
    Je ne les connais pas tous (Les premiers Hommes dans la lune par exemple) mais j’ai un super souvenir de tous ceux que j’ai vu.
    J’ai toujours adoré les Sinbad (même si à priori je n’en ai vu que deux sur les trois…) Jason bien sûr et Le choc des titans, si on excepte la longue robe du héros qui tue la classe, tout est bonnard…
    Alors oui ça a vieilli mais à présent qu’on a du recul est ce que Toy Story ou Shreck 1 n’ont pas déjà méga vieilli? ou le HulK de Ang Lee? pourtant ce sont aussi des bons films…

    vous me donnez envie de refaire une cure de ce genre de films…
    Vive Vous!

    • Matt  

      Merci bien
      C’est vrai que moi, ça me ramène (enfin métaphoriquement car je n’étais point né^^) à une époque où le cinéma était plus artisanal, et ou on comprenait comment les choses étaient faites. Ou il y avait des limites, comme lorsque qu’on monte une pièce de théâtre et qu’on ne peut absolument pas se reposer sur des ordinateurs. Que les objets doivent être présents devant les gens, sans post-production.
      Il faut créer des décors, créer des bouts de marionnettes qui feront suffisamment illusion. ça n’aura pas l’air réaliste, mais le but est de donner envie au spectateur de jouer le jeu aussi, de le laisser aussi apprécier la manière dont est conçu la pièce, le film, etc. Il est conscient des limites, et apprécie ainsi les efforts accomplis.

      Aujourd’hui on ne sait même plus comment c’est fait. Ou plutôt on sait que c’est à l’ordi et qu’il y a zéro limite. C’est comme du dessin, tu fais ce que tu veux. ça peut être moche et mal fait (comme du dessin…) mais tu peux tout représenter quand même. Comment tu veux être impressionné sans limites ? ça peut toujours être mieux fait en fait.

      Et puis d’un coté c’est super pratique de pouvoir tout représenter…mais si tu te reposes trop dessus, tu perds l’intérêt du film « live », avec de vrais gens. Au bout d’un moment si les décors sont faits en 3D, les monstres en 3D, tu te demandes surtout ce que foutent de vrais acteurs au milieu. Faites un film en 3D complet ! Ce ne sont plus les marionnettes qui s’invitent dans le réel. C’est les acteurs qui s’invitent dans un film en 3D. Tu n’as plus l’impression de voir une pièce de théâtre avec quelques marionnettes irréalistes, mais un dessin animé ou film 3D avec de vrais gens qui se pointent et qui du coup ont l’air irréalistes avec le reste de l’image.

      Je dis pas que ça doit cesser, ni qu’il faut revenir au stop motion.
      Mais encore aujourd’hui, je trouve qu’un film comme Jurassic park qui utilise des CGI juste comme il faut et avec un grand souci de réalisme, avec des marionnettes pour les gros plans afin qu’on sente vraiment bien que ce sont des créatures palpables, ça marche mieux que tous les films récents. On se croit encore devant un film, et pas un cartoon.
      Je pense qu’un peu de retenue dans les effets spéciaux en CGI serait bienvenue. C’est bien trop too much. Jusque dans le langage corporel des créatures qui font presque du kung fu aujourd’hui, histoire que ça bondisse sur la caméra et impressionne le spectateur. Mais ça fait cartoon ! ça renforce l’aspect complètement fake de la bestiole. Même Harryhausen donnait un langage corporel plus soigné à ses marionnettes.
      Et je le disais sur mon premier article : les créatures en CGI qui ont un langage corporel réussi c’est celles basées sur la performance capture d’Andy Serkis (Gollum et le King Kong de 2005)

      Surtout que de nos jours, faire une bestiole en 3D ok…mais ils font parfois les forêts en 3D, etc. Punaise quand tu quittes un blockbuster et que tu regardes un film policier juste après, t’as l’impression de revenir dans le réel^^ « ah ouais merde, ça ressemble à ça une vraie forêt »

      Enfin j’ai toujours du mal à expliquer ce ressenti, mais pour moi tous ces effets modernes dont on est tellement fiers aujourd’hui, ça se voit que c’est faux aussi. ça bouge mieux, tout ça…mais ça fait faux.
      Et ce n’est certainement pas aidé par le fait qu’on en abuse et qu’on ne soigne pas le langage corporel, ni le réalisme des combats.
      Souvent les persos en 3D semblent n’avoir aucun poids et flotter dans les décors, etc.

      Le T-Rex en CGI de Jurassic park a du poids : Il s’enfonce dans la boue et tout. On ne fait plus cet effort aujourd’hui je trouve.

  • Patrick 6  

    Ah je guettais la fin de cet article avec impatience 😉 
    Alors dans l’ordre :
    -Jason et les argonautes : en effet probablement son chef d’œuvre ! Hum par contre si je ne mélange pas les pinceaux, le film semble sous-entendre une suite… Qui n’est jamais venu ! Hélas… C’est le seul défaut du film selon moi, tant il est d’une poésie et d’un onirisme sans égal !
    – Les premiers hommes dans la lune : Mince je n’avais jamais entendu parler de celui-ci ! Attrayant à priori, même si le scénario calqué sur La machine à remonter le temps semble dérangeant !
    -Un million d’années avant JC : ça alors Harryhausen a fait un film chez la Hammer ! Ah il faut vraiment que je vois ça ! Avec en plus le charme de Raquel 😉
    -La vallée de Gwangi : Inconnu au bataillon ! Pour le coup je ne suis pas très pressé de voir celui-ci !
    -Le voyage de Sinbad : alors celui-ci commence a être franchement embarrassant. Les effets sont formidables comme toujours mais l’action autant que les personnages sont carrément tartes !
    -Sinbad et l’œil du tigre : un franc désastre ! Le film fait définitivement penser à un téléfilm par son rythme et sa réalisation ! On s’ennuie violemment entre chaque scène de bataille…
    -Le choc des titans : J’avais toujours pensé que ce film datait des années 60 ^^ Effectivement pour les années 80 c’est un total anachronisme ! Il n’en reste pas moins assez fun et bien mené. Harryhausen tire finalement sa révérence en beauté.

  • Eddy Vanleffe  

    C’est marrant mais en regardant les trailers, le nom de Caroline Munro devient de lus en plus familier…Je me demande à quoi c’est dû….

    sinon je l’avoue j’ai failli pisser de rire sur le paragraphe de THE EYE OF THE TIGER

  • Matt  

    Et sinon, rien à voir mais…elles sont pas belles les affiches ?
    Moi ça me vend plus du rêve que des gros plans de visages d’acteurs qui prennent toute l’affiche.

  • Matt  

    Le pire film de la liste a même une affiche qui pète la classe^^

    • Jyrille  

      Oui, on savait faire des affiches, avant… Il faut que je regarde si je les ai encore, mais j’avais des photos de cinéma de quartier, vous savez, ces photos extraites du film affichées en-dessous de l’affiche principale au cinéma. J’en avais une dizaine, je ne sais plus où j’ai pu les mettre.

      Personnellement j’adore les affiches de Mc Ginnis

      Il a notamment fait celle de LA VIE PRIVEE DE SHERLOCK HOLMES.

  • Jyrille  

    Super les gars, merci vraiment pour cet article qui remet les choses en perspective. Je suis assez d’accord avec vous sur le côté suranné à voir, à apprécier. Je ne pense pas avoir vu ces films, sans doute le JASON, mais sûrement pas celui ou ceux avec Munroe. Je crois avoir vu des bouts de celui avec Raquel Welch : n’y aurait-il pas un certain Ringo Starr qui joue dedans ? Le Choc des titans ne me dit rien.

    Je remarque que ces films peuvent paraître kitsch alors que d’autres étaient des chefs d’oeuvres bien avant. J’ai revu FENÊTRE SUR COUR cet été, et ce film date de 1954 ! C’est incroyable comme ça semble moderne.

    Sam Wanamaker : c’est un vrai nom ou un pseudo (sérieux) ?

    La BO : j’ai découvert grâce à toi Tornado. Tout l’album est vraiment cool.

  • Tornado  

    Désolé pour mon retard, j’ai été très occupé aujourd’hui.
    Merci à tous d’être passés.
    Pour les deux derniers Sinbad et LE CHOC DES TITANS, c’est vrai que ce sont des films objectivement faibles cinématographiquement parlant (et je le dis bien dans l’article d’ailleurs (et oui, le monsieur s’appelle vraiment Sam Wanamaker (et non, c’est pas un vieux rocker mais un réalisateur de théâtre dont il s’agit là de l’unique incursion dans le cinéma (mais vous ne lisez rien de ce que j’écris en fait ?)))). Mais il y a toujours ce charme signé Harryhausen qui personnellement m’emporte à chaque fois comme l’enfant que j’étais à l’époque. Même kitsch, c’est trop beau pour que je boude mon plaisir. J’aime trop cette forme de cinéma. Dans leur genre, ils sont bien au dessus de la moyenne, même les moins réussis.

    @Cyrille Ringo Starr c’est dans CAVEMAN. Plus récent, avec des FX signés Jim Danforth (JACK LE TUEUR DE GEANTS).
    La BO : Cet album est une merveille. Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter son dernier sorti en 2020. Je ne sais pas ce qu’il vaut.

    • Jyrille  

      Ah tu as raison je confonds avec Barbara Bach.

    • Matt  

      Ah bah quand même il est là le collègue !^^

      Le 2eme SInbad c’est surtout la structure narrative et les rebondissements qui ne sont pas terribles. A la fin on s’emmerde après Kali. Le cyclope et le griffon, plus rien à carrer^^

      Le choc des titans, moi j’ai du mal à le revoir je l’avoue. J’aime certaines scènes (bah Méduse quoi) mais…d’autres pouah !
      Et j’ajouterai que la chouette mécanique robot fait trop anachronique, c’est de mauvais goût, on dirait une tentative de mettre un R2D2 suite à Star Wars…

      Tiens et Harryhausen disait lui-même qu’il n’avait pas compris pourquoi la prod a voulu nommer le monstre marin Kraken, sachant que ce n’est pas grec mais scandinave. (il en parle dans le reportage « titan des effets spéciaux »)
      Et puis ces histoires de travail d’animation partagé entre plusieurs personnes qui ont donné ce rendu foireux…non vraiment pour moi c’est un peu un bordel décevant ce film.
      Sorti bien trop tard aussi.

  • Bruce lit  

    J’ai lu cet article ce matin sur mon quai de gare en faisant des post-its mentaux de ce que je pourrais dire d’intéressant sur ces films que je n’ai pas vus.
    L’extrait de JASON est sensationnel, que ce soit pour les bruitages ou les truquages, c’est incroyable tout comme la chorégraphie des combats. Tiens ça me rappelle qu’au tout début de ST SEIYA, Shiryu doit affronter ces mêmes squelettes pour réparer son armure chez MÛ. Lorsque l’on voit la couverture du CHOC DES TITANS avec sa méduse et Pégase, on peut se dire qu’il n’y a pas de hasard.
    J’ai aussi apprécié le teaser de Raquel Welch, avec cette tortue géante mangeuse d’hommes (eh?) et ces soldats qui se jettent dans les ravins qavant qu’ils ne s’ouvrent. C’est sans doute le film qu’il me plairait de regarder en premier puisque tout ça semble muet.
    Sinon, effectivement les covers sont vraiment soignées, ma préférence allant à celle de SINBAD dont je suis sûr qu’elle a inspiré celles de Marvel pour toute cette série https://marvel.fandom.com/wiki/Uncanny_X-Men_Vol_1_211
    La BO du jour : Bravo Tornado, je vais m’intéresser à cet artiste. Joli son de basse.

    • Jyrille  

      Wow ! Super boulot !

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