Le roi de la kung-fu comedy (Jackie Chan Story)

Encyclopegeek : Jackie Chan

AUTEUR : MATTIE-BOY

Un amoureux de comédie et de kung-fu 

Un amoureux de comédie et de kung-fu

Jackie Chan est un acteur et cascadeur chinois qui a commencé à tourner des films dans les années 1970 et qui est toujours actif (même si à plus de 60 ans aujourd’hui, il fait moins le fou.) J’ai connu l’engouement autour de ses films. Et j’ai connu aussi le déclin de cet engouement (qui correspondait à la sortie de certains de ses films tournés aux USA, comme les Rush Hour ) avec des gens qui se sont mis à se dire que ce qu’il faisait, c’était de l’esbroufe et qu’il n’était surement pas un artiste martial aussi talentueux que Bruce Lee. Alors déjà…c’est n’importe quoi d’affirmer qu’il fait de l’esbroufe tant l’homme est un des cascadeurs les plus dingues et dévoués de l’histoire du cinéma. Et quant à savoir s’il est aussi bon au combat que Bruce Lee, ma foi je n’en sais rien, mais j’ai envie de dire qu’on s’en fout !

A propos de Bruce Lee  , ce dernier a d’ailleurs fait appel à Jackie Chan pour recevoir des coups dans ses films lorsque le jeune Jackie n’était que cascadeur. On peut le voir se prendre une raclée dans Opération dragon notamment. Lorsque Jackie évoque sa rencontre avec le petit dragon, il a cette jolie histoire en tête : il paraîtrait que Bruce Lee aurait mal retenu son coup lors d’une scène et qu’il se serait précipité vers Jackie pour savoir s’il allait bien une fois la scène terminée. Tout content d’être dans les bras de Bruce Lee, Jackie aurait simulé avoir très mal pour se faire choyer. Bruce lui aurait fait des signes toute la journée pour savoir s’il allait mieux.

Mais oui, il est là regardez !

Mais oui, il est là regardez !

Par la suite Jackie Chan aura failli se tuer des dizaines de fois en exécutant lui-même des cascades complètement dingues avec peu ou pas du tout de sécurité pour éviter le désastre. Ainsi il s’ouvrira le crâne dans une scène de Mister Dynamite lorsqu’une branche d’arbre cèdera sous son poids et lui causera 6 mois d’hospitalisation (la plus grosse blessure de sa carrière), se fera fendre le muscle d’une épaule par un rotor d’hélicoptère dans Police story 3 et se brisera le cou dans une chute sans filet depuis une tour dans Le marin des mers de Chine .

Un tel dévouement à son art force le respect, et frôle même la folie tant parfois cela ne semblait pas nécessaire d’aller si loin (mais selon Chan, c’est plus simple que de réfléchir à comment tourner la scène avec un filet sans qu’elle perde en réalisme. Moui…c’est une façon de voir les choses.) On se demande comment il a pu rester en vie si longtemps tant il a maintes fois joué avec la mort.

Ouais…tout ça, il l’a fait avec danger de mort.

Ouais…tout ça, il l’a fait avec danger de mort

Ce qui me permet de rebondir sur un des principaux intérêts des films de Jackie Chan : le spectacle. Mais attention ! Pas n’importe quel spectacle. On ne va pas se mentir, à quelques exceptions près dans des films comme Crime Story , New police Story , Karaté Kid ou dernièrement The foreigner dans lesquels il a eu l’occasion de montrer ses talents d’acteur dramatique, la plupart du temps les films de Jackie sont des kung-fu comedy ou des films d’action dont le scénario tient sur un timbre poste.

Seulement voilà, dans pas mal de films d’action modernes, on a pris l’habitude de pratiquer le découpage des scènes. Le sur-découpage même je devrais dire. Un plan filme un pied taper un autre pied, un autre plan filme une main frapper le visage…et les acteurs en réalité ne font pas plus de bagarre que ça. Ces plans sont juste montés les uns à la suite des autres dans un rythme effréné pour donner l’illusion d’un combat super rapide…sauf qu’à force on en voit toutes les ficèles, ce n’est pas toujours bien fait, le sur-découpage ou la mode « caméra à l’épaule qui remue beaucoup pour faire office de cache misère » peut devenir vomitif, etc. Résultat, la plupart des scènes d’action des films de Jackie Chan restent à ce jour encore bien plus bluffantes que n’importe quelle baston de super héros. De la même manière que des cascades de Buster Keaton restent impressionnantes. Car souvent c’est réalisé en une seule prise, en plan large, on voit l’acteur en entier et on se dit « mince, c’est balèze…et dangereux. » Et je ne cite pas cette star du muet pour rien, car Jackie Chan lui-même était très fan de comédie visuelle de ce genre datant de l’ère du cinéma muet.

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De l’humour à la Buster Keaton et des enchaînements martiaux en une seule prise

De l’humour à la Buster Keaton et des enchaînements martiaux en une seule prise

Alors évidemment, on ne peut pas demander à tout acteur d’être un cascadeur ou artiste martial hors pair, donc il est inévitable d’utiliser le découpage séquentiel du cinéma pour filmer des scènes d’action. Mais certains réalisateurs semblent ignorer que filmées ainsi, les scènes d’action ne peuvent pas représenter l’intérêt du film, et ils en font des tonnes pour un résultat indigeste.

Et par ces anecdotes réfléchies, je peux ainsi vous dévoiler l’intérêt de ces films sans faire l’apologie de la violence bête et méchante : les films de kung-fu, et particulièrement ceux de Jackie Chan, ce n’est pas du divertissement débile, c’est du spectacle rempli de prouesses humaines et de comédie toute droit empruntée au cinéma muet et à ces stars comme Buster Keaton, Charlie Chaplin ou encore Gene Kelly que Jackie mentionne (pas étonnant quand on voit ses cascades dans Les 3 mousquetaires de George Sidney).

Un témoignage qu’il avait développé dans une interview pour le New York times en 1995 en déclarant son amour pour Buster Keaton, Charlie Chaplin, Harold Lloyd, Gene Kelly et Fred Astaire

Un témoignage qu’il avait développé dans une interview pour le New York times en 1995 en déclarant son amour pour Buster Keaton, Charlie Chaplin, Harold Lloyd, Gene Kelly et Fred Astaire

Je vais donc vous parler à présent de mes films préférés mettant en scène le monsieur. Il faut noter que cette sélection est complètement subjective, basée sur mes préférences et aussi mes scènes favorites qui peuvent l’emporter sur le meilleur scénario. Bon et puis…je sais que vous allez en avoir marre que je dise ça dans chaque article sur le cinéma, mais cette fois c’est sérieux : les VF sont à éviter. Les doubleurs se lâchent et disent n’importe quoi. On peut souvent constater que lorsqu’en VO le personnage se contente de crier « aaah », on a droit en VF à « houlàlà, attention, c’est pas bon ça, aïe aïe aïe ! ».

Sachez aussi que les versions originales ont souvent 5 ou 10 minutes de plus qui ont été coupées au montage pour les versions occidentales. Et que les musiques diffèrent aussi. Les deux versions peuvent avoir un intérêt si vous êtes fan de VF ringardes, mais en gros c’est presque des films différents en fonction de la piste sonore que vous choisissez. Vous voilà prévenus.

Les restaurateurs adeptes du kung-fu

Les restaurateurs adeptes du kung-fu

Soif de justice ( Wheels on Meals ) de Samo Hung (1984)

A Barcelone, une jeune femme du nom de Sylvia (Lola Forner) est recherchée par deux camps : le majordome de son père qui veut lui signaler qu’elle a 15 jours pour réclamer son héritage, et des hommes payés par son oncle qui veut la faire disparaître, elle et sa mère, pour que l’héritage lui revienne. Le majordome en question engage le détective privé Moby (Samo Hung) pour retrouver Sylvia. Thomas (Jackie Chan) et David (Yuen Biao), deux amis de Moby qui tiennent un fast-food ambulant, vont se retrouver mêlés à tout ça et ne vont pas trop se faire prier pour aider la jeune femme…qu’ils trouvent fort jolie (normal, c’est Lola Forner, ancienne miss Espagne de 1979.)

Le trio Jackie Chan/Samo Hung et Yuen Biao n’en est pas à sa première collaboration. Samo Hung était un des piliers de la Nouvelle vague hongkongaise des années 1980, ayant grandement contribué à renouveler les films d’arts martiaux. Jackie Chan, Yuen Biao et lui ont tous trois étudié à l’Académie d’étude du théâtre chinois de Hong Kong et ont souvent collaboré ensemble.

La demoiselle en détresse et les 3 idiots à la rescousse

La demoiselle en détresse et les 3 idiots à la rescousse

Niveau scénario, ce n’est pas bien compliqué. Il faut sauver la demoiselle en détresse de vilains escrocs. Mais ce n’est pas grave, c’est un film qui mélange habilement comédie et action, avec de bonnes cascades et un long final aux combats épiques dans le château des truands.
La première partie du film nous montre donc Thomas et David, deux colocataires qui tiennent ensemble un camion de fast-food et l’accent est surtout mis sur la comédie avec des situations burlesques impliquant leur voisin coureur de jupons qui essaie d’échapper à sa femme, leurs stratégies pour trouver des clients et des visites à l’hôpital psychiatrique du coin (avec son lot de patients déglingués) pour rendre visite au père de David.

Les situations cocasses rappellent un peu des gags de Laurel & Hardy et on rigole de bon cœur. Puis arrive Sylvia, dont la mère est également à l’hôpital et semble amoureuse du père de David. Les deux amis vont se lier d’amitié avec Sylvia après quelques déboires et va débuter une course poursuite impliquant tous les personnages : Moby qui cherche Sylvia et demande de l’aide à ses amis, des truands qui poursuivent Sylvia, d’autres qui kidnappent sa mère à l’hôpital, etc.

Chez nous les bastonneurs, c’est comme ça qu’on éteint les bougies

Chez nous les bastonneurs, c’est comme ça qu’on éteint les bougies

Le point d’orgue du film est évidemment les 20 dernières minutes qui nous en mettent plein les mirettes avec cascades et longs affrontements où chacun des héros aura affaire à un adversaire différent. Le meilleur combat est évidemment celui opposant Jackie Chan au bras droit du comte interprété par Benny Urquidez, un champion de kickboxing américain surnommé « the Jet » pour la rapidité et la précision de ses coups.
Si j’ai choisi ce film plutôt que Le marin des mers de Chine souvent considéré comme un des meilleurs Jackie Chan, c’est surtout pour ce duel final. Les deux combattants se recroiseront d’ailleurs 4 ans plus tard dans le final de Dragons forever . Jackie est plus souvent connu pour affronter une nuée d’ennemis au moyen d’objets en tous genres mais les films où il affronte un unique adversaire à sa hauteur sont généralement ceux qui me marquent le plus (le syndrome « boss de fin » sans doute.).

Bref, ce Soif de justice est un bon film. Même si l’action met un peu de temps à pointer le bout de son nez, le final en a à revendre et nous fait passer un très bon moment.

Un Indiana Jones hongkongais

Un Indiana Jones hongkongais

Mister Dynamite ( Armour of god ) de Jackie Chan (1986)

La série des deux films Armour of god est connue chez nous sous les titres Mister Dynamite et Operation Condor . Malgré ces titres, seul le premier film parle d’une armure de Dieu. Ces deux films sont des Jackie Chan à la sauce Indiana Jones (car c’était la mode à l’époque.)

Ici, Jackie est un aventurier. Il traque des objets rares pour les revendre aux enchères à des collectionneurs. Un jour, il récupère l’épée d’une mystique « armure de Dieu ». Sa réputation de chasseur de trésors attire l’attention d’une secte religieuse en possession de quelques pièces de l’armure qui veut se servir de lui pour trouver les morceaux manquants. Des moines vont donc capturer l’ancienne petite amie de Jackie, Anna, actuellement en couple avec un de ses amis, Alan (Alan Tam) afin de les forcer à travailler pour eux (parce que les sectes de méchants, ça paye pas, ça fait du chantage !)

Voyage organisé chez les moines fous

Voyage organisé chez les moines fous

Les deux amis vont réussir à obtenir la coopération d’un millionnaire collectionneur qui accepte de leur prêter les trois pièces qu’il possède à condition que sa fille May (à nouveau Lola Forner) les accompagne et qu’ils essaient à eux trois de dérober toute l’armure à la secte une fois Anna sauvée.

Sans être le meilleur film de Jackie Chan, ce film s’essaie à l’aventure un brin exotique avec un Jackie qui parcourt le monde et même si le film a quelques problèmes de rythme (un long passage d’exposition de l’histoire pourtant pas bien compliquée), il contient de très bonnes cascades et quelques scènes d’anthologie.

 

Pas de favoritisme chez Jackie Chan : on botte les fesses des dames aussi

Pas de favoritisme chez Jackie Chan : on botte les fesses des dames aussi

Déjà il y a une scène d’une violence déroutante pour ce type de film lorsque des moines armés d’AK-47 font un carnage pour capturer Anna. Et la fin nous réserve deux combats mémorables dans la planque montagneuse de la méchante secte. D’abord Jackie affrontera un paquet de moines dans une grande salle à manger, armé d’une poutre enflammée ou de tout objet passant à sa portée.

Et enfin, le vilain grand maître de la secte dispose de 4 gardes du corps féminins (drogués, forcés à obéir), les artistes martiales Marcia Chisholm, Vivian Wickliffe, Alicia Shonte, et Linda Denley. En gros quatre femmes noires au look d’amazones en talons-aiguilles. Aussi improbable que cela puisse paraître, le combat à 1 contre 4 est très impressionnant et drôle avec ces femmes qui cherchent à viser les parties de notre héros. Bref ce n’est pas le meilleur film de Jackie mais il a tout de même des arguments de poids et reste très fun à voir.

Une suite qui corrige les défauts du premier

Une suite qui corrige les défauts du premier

Operation Condor ( Armour of God 2 ) de Jackie Chan (1991)

En 1991, Jackie Chan décide de donner une suite à son Armour of God . Pourtant il ne sera pas question d’armure de Dieu. Cette fois-ci, il reprend le rôle de l’aventurier le Faucon (qui s’appelle parfois le Condor en VF parce que visiblement, comme avec Star Wars  et son Condor ou Faucon Millenium, les français passent leur temps à mélanger les deux oiseaux.) Il doit à présent retrouver de l’or nazi perdu quelque part en Afrique durant la seconde guerre mondiale. Il va rapidement se retrouver avec trois compagnons de route : Ada une historienne chinoise (Carol Cheng), Momoko une touriste japonaise (Choko Ikeda) et Elsa (Eva Cobo) une jeune allemande parente de l’officier qui a dissimulée le trésor pendant la seconde guerre mondiale. Evidemment, d’autres personnes veulent mettre la main sur cet or.

Ce film va à 100 à l’heure tout le long. Le rythme reste soutenu avec cascades et situations burlesques à l’humour bien débile (le coup de la serviette que Jackie va utiliser pour distraire les ennemis à chaque fois qu’une des filles sort de la douche.) Certes ce n’est pas toujours subtil mais ça fonctionne bien. Les scènes d’action interviennent régulièrement de telle façon qu’on n’a jamais le temps de s’ennuyer et alternent combats et poursuites en véhicules qui nous emmènent dans divers lieux exotiques. C’est une véritable avalanche de gags et d’action.

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Combat dans une soufflerie, décors exotiques et…le bon vieux coup de la serviette

Combat dans une soufflerie, décors exotiques et…le bon vieux coup de la serviette

Le final dans la base secrète souterraine nazie nous réserve aussi son lot de séquences d’anthologie avec un combat sur des plateformes mouvantes ou dans une immense soufflerie que les personnages secondaires essaient de stopper pendant que Jackie et ses adversaires sont projetés dans tous les sens par la force d’une turbine tout en essayant de se battre.

Il paraîtrait que Jackie Chan a explosé son budget pour ce film, ce qui explique qu’il n’en a plus réalisé par la suite avant un bon moment. Alors oui, les plus facilement offensés ou bienpensants pourront peut être s’offusquer de voir que les personnages féminins ne servent pas à grand chose si ce n’est jouer les jolies potiches (mieux vaut éviter la VF à ce titre, qui en rajoute des caisses dans les dialogues lourdauds des filles), mais l’humour et l’enthousiasme des acteurs reste incroyablement communicatif. On sent qu’ils s’éclatent tous et le film mérite vraiment d’être vu.

La boxe de l’homme saoul

La boxe de l’homme saoul

Combats de maître ( Drunken Master 2 ) de Liu Chia Liang & Jackie Chan (1994)

Vers le début du XXe siècle, pour éviter de payer une taxe lors d’un voyage en train ; le jeune Wong Fei-hung (Jackie Chan) cache un paquet de ginseng dans les bagages d’un ambassadeur. Mais l’ambassadeur possède un paquet similaire contenant une antiquité chinoise volée. En voulant récupérer plus tard son paquet, Fei-hung se retrouve avec un sceau de jade et va se comprendre qu’il a mis le nez dans les affaires de trafiquants d’objets d’art. Va s’en suivre un affrontement entre les criminels et Fei-hung et ses amis.

Alors celui-là, c’est un film énorme. Et malheureusement quasiment le seul film de Jackie Chan qui ne dispose pas encore d’une édition DVD digne de ce nom chez nous puisque celle disponible ne propose que la VF dans la version courte du métrage. Bon…on va faire avec. Ça ne ruine pas l’expérience de cette kung-fu comedy survoltée. Jackie retrouve son personnage de Wong Fei Hung (dont le nom s’inspire d’un célèbre pratiquant d’arts martiaux et médecin devenu un héros populaire) qu’il incarnait déjà dans le premier Drunken master (intitulé Le maître chinois chez nous) qui l’a rendu célèbre en 1978 (il n’est pas nécessaire pour autant d’avoir vu le premier film.)

Wong Fei-hung et sa belle-mère (jouée par Anita Mui qui était plus jeune que Jackie)

Wong Fei-hung et sa belle-mère (jouée par Anita Mui qui était plus jeune que Jackie)

Pour ce film, c’est Liu Chia Liang qui est aux manettes, un réalisateur et chorégraphe culte surtout connu pour avoir tourné un paquet de films pour la Shaw Brothers. Jackie et lui s’affronteront même dans un combat mémorable (tous les combats sont mémorables dans ce film.) Mais apparemment, suite à des désaccords, c’est Jackie qui terminera le film. C’est donc un métrage mélangeant deux styles.

L’histoire de trafic d’objets d’art reste assez simple avec d’un côté les gentils et de l’autre les méchants, mais les combats sont inoubliables et il y a même un petit côté drame dans la famille de Fei-hung puisque ce dernier ne peut libérer tout son potentiel de combattant qu’en se bourrant la gueule pour pratiquer la boxe de l’homme saoul. L’ennui c’est qu’il devient aussi une catastrophe ambulante qui fait honte à son père. Fei-hung essaiera donc de se passer de boire mais ne pourra vaincre le bras droit du grand méchant à la fin qu’en transgressant cette règle.

 Sans hésitation un des combats les plus fous de l’histoire du cinéma

Sans hésitation un des combats les plus fous de l’histoire du cinéma

La prestation de Jackie est complètement dingue dans ce film. Même si parfois des câbles sont utilisés pour accentuer l’effet des chutes, les combats restent des chorégraphies réalisées majoritairement sans trucages et Jackie est hilarant et bluffant dans le rôle du mec bourré qui utilise des mouvements de combat complètement imprévisibles. Le combat dans la rue, dans la maison de thé ou le final époustouflant où Jackie affronte Ken Lo (son garde du corps personnel dans la vraie vie) sont à vous décrocher la mâchoire tant ils sont épiques. Surtout le dernier qui est sans doute le combat le plus dingue de sa carrière dans lequel il se jette dans des braises (et se brûle réellement les mains) et se transforme en une espèce de Hulk déchainé après avoir ingurgité de l’alcool industriel.
Vraiment un must see !

 Finie la rigolade

Finie la rigolade

New police story de Benny Chan (2004)

Je me rends compte que je n’ai parlé d’aucun Police story (il y en a eu 5). Disons que les polars hongkongais, ce n’est pas ce qui manque. Et malgré les superbes cascades de cette saga, les histoires sont un peu faiblardes pour des films policiers (ou c’est moi qui suis plus exigeant pour les enquêtes policières. Je préfère les films de Johnnie To pour les polars.) Alors j’ai préféré parler des films d’aventure. Cela dit, pour finir cette liste, on va parler de New police story , le dernier de la série. Le plus sérieux, le plus sombre, et dans lequel Jackie ne fait plus du tout le mariole.
Une bande d’ados de la haute bourgeoisie adeptes de sensations fortes braque une prestigieuse banque de Hong Kong et décide de rester sur place pour faire un carton au fusil mitrailleur sur les forces de l’ordre par jeu (ils iront jusqu’à s’attribuer des points.) L’inspecteur Wing (Jackie Chan) fera l’erreur de les provoquer en annonçant publiquement pouvoir les arrêter en quelques heures. Hélas, ses hommes se feront piéger et mourront tous sous les yeux de Wing.

Parce qu’il n’a pas pu sauver ceux qu’il considérait comme ses frères, la vie de Wing s’est effondrée. Il a sombré dans l’alcool, incapable de faire face à son métier et à sa fiancée. Il reprendra son enquête un an plus tard avec l’aide d’un jeune policier du nom de Fung qui parviendra à le convaincre de se remettre en selle.

Un Jackie fatigué et au bord de la rupture

Un Jackie fatigué et au bord de la rupture

En 2004, la carrière de Jackie n’est pas au beau fixe. La faute à des films américains assez mauvais dans lesquels il n’avait droit qu’au second rôle un peu cliché du chinois qui fait des arts martiaux. Donc Jackie retourne à Hong-Kong pour produire un nouveau Police Story. Celui-ci est différent et ne laisse quasiment aucune place à la comédie. Il est également moins axé sur le spectacle et l’acteur livre une performance dramatique d’un homme brisé tout à fait convaincante.

Dès le début du film on voit Jackie plus bas que terre, bourré et qui passe la nuit dans un caniveau. On aura droit à un flash back pour comprendre ce qui l’a mis dans cet état. Et je dois dire que proposer comme antagonistes une bande de jeunes riches désœuvrés est une bonne idée et va à contre-courant des éternelles organisations mafieuses. Le film se paie le luxe de glisser en filigrane un commentaire sur l’éducation puisque les motifs de ces jeunes, bien que traités rapidement, ne trouveront pas leurs origines dans un trop plein de jeux vidéo mais dans une pression sociale et un désintérêt complet de leurs parents pour eux. Le film nous montre donc que les délinquants ne sont pas forcément toujours des pauvres mais peuvent aussi être des nantis qui détestent leur vie.
La mise en scène est maitrisée, les fusillades efficaces et Jackie nous gratifie malgré ses 50 ans à l’époque, de quelques cascades encore impressionnantes (même s’il sera câblé pour certaines.)

50 ans et toutes ses dents

50 ans et toutes ses dents

J’ai choisi de parler de ce film parce qu’il atteste de la capacité de Jackie à jouer dans un registre différent. L’antagoniste principal joué par Daniel Wu est un personnage tout à fait crédible et le film déborde de bonnes intentions pour nous offrir drame et spectacle. On pourra juste regretter que quelques personnages soient sous-exploités comme Sasa, une jeune policière experte en informatique qui viendra en aide aux héros ou même quelques touches d’humour apportées par Fung qui n’ont au final pas tellement leur place dans ce métrage plus sombre. Mais ce n’est pas bien grave. Le métrage reste un bon Jackie Chan sorti à une époque où on ne l’attendait plus. Tout à fait recommandable.

Et voilà, c’est donc la fin de notre tour d’horizon de la carrière et des inspirations de cet acteur qui aura marqué des générations par ses performances physiques et son attrait pour la comédie.

Il est encore là et ne vous en faîtes pas si vous l’avez trouvé vieux dans The foreigner , c’est du maquillage.

Il est encore là et ne vous en faîtes pas si vous l’avez trouvé vieux dans The foreigner , c’est du maquillage.

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Parce que il n’y a pas que Bruce Lee dans la vie, voici une encyclopegeek tout en gif animés des meilleurs films de Jackie Chan, ses combats et cascades spectaculaires de celui eut une influence déterminante sur les bastons de…Dragonball ! 

BO du jour : Et vous saviez qu’il chantait aussi le Jackie ? Dans des titres qui sonnent bien les années 80 comme dans le thème  de Armour of God :

39 comments

  • Bruce lit  

    J’aimais bien les films de Jackie quand ils passaient sur Canal. J’ai le souvenir de certains films « sérieux » sans gags de sa période chinoise. Je serais hélas incapable de me souvenir s’il y en a un dans ta liste, c’était il y a …. 30 ans (sob).
    Il n’est pas si long cet article en fait :) . J’y ai appris plein de choses notamment que Chan effectuait lui même ses cascades au péril de sa vie ! Respect, voilà qui me le rend plus que sympathique. L’anecdote avec Bruce Lit vaut également son pesant de cacahuètes *.

    L’article en gifs pour illustrer la vitesse des combats est une très bonne idée. J’ai lu récemment que Jackie et ses films ont eu une influence majeure sur les combats de Dragonball. Toriyama est un fan absolu puisque un personnage s’appelle Jackie Chenn.
    Tu parles d’un Karate Kid : ce n’est pas celui que je connais.

    Message crypté à celui qui comprendra : c’est avec plaisir que j’aimerais voir ses meilleurs films avec Luna si je trouvais ça sur une clé USB dans ma boite aux lettres…..

    *Tmc : Présence

    • Matt  

      « J’y ai appris plein de choses notamment que Chan effectuait lui même ses cascades au péril de sa vie !  »

      Ah ouais ? Je pensais que tout le monde savait ça^^ ça a forgé sa réputation cet aspect casse-cou trompe-la-mort.

      Karate kid, je parlais du remake avec…euh…le fils de Will Smith.
      Ce serait plutôt kung-fu kid d’ailleurs le titre approprié (d’ailleurs c’est son titre à Hong Kong). Mais bon…les américains ils voient un chinois et ils se disent « ah ouais karaté ninja sushi » et hop ça devient Karate kid même si ça parle de kung-fu^^

      • Eddy Vanleffe....  

        Jackie Chan avoir plusieurs modèles . Buster Keaton évidemment, Gene Kelly pour le coté danse chorégraphiée au millimètre et Jean Paul Belmondo, première star mondiale a être renommée pour faire ses cascades lui-même(oui il ya aussi Jean Marais, mais il était moins « impressionnant »… Belmondo jouit d’une très bonne réputation en Asie, tout comme De Funès d’ailleurs…
        mes films préférés de Chan sont curieusement assez similaires au tiens Matt*J’adore Soif de Justice, mais aussi Mister Cool, les Police Story (tous), Le marin des mers de chine (1 et 2) et Double Dragons. Le combat des maîtres reste celui qui possède la plus grande similitude de savoir faire avec un film americain. je veux dire par là, qu’il est sans doute celui le moins « déstabilisant » pour un inhabitué. il est excellent! et puis il y a Anita Mui et Ti Lung…rien que pour ça… :)

        • Matt  

          Double dragons ? Ou twin dragons ? Je ne l’ai pas vu celui-là.
          J’aime bien aussi ceux que tu cites. Mais il fallait choisir pour l’article. Et les police story je les aime un peu moins que ceux cités. Même si bien sûr niveau spectacle ça reste bon. Plus jeune j’adorais police story 4 (ou contre-attaque) mais j’ai un peu moins aimé quand je l’ai revu. Mais il reste la scène de baston avec l’escabeau qui est énorme^^
          Le marin des mers de Chine est super aussi.
          Le combat contre Bradley Allan dans le film Gorgeous est énorme aussi, mais hélas le reste du film est d’un niais…

          Pour Belmondo oui, je n’y pensais plus. Mais je n’ai pas vu ou lu Jackie le mentionner. Comme je le dis par contre il parle de Chaplin, Harold Lloyd, etc. Mais Belmondo a été le modèle pour la création du perso de Cobra au Japon donc je me doute qu’il avait une bonne réputation^^

          Tu as vu Dragon lord sinon ? Moi pas^^ C’est pour savoir s’il est bien.

  • Eddy Vanleffe....  

    pas vu contre-attaque! ni Dragon Lord.
    c’est bien de Twin Dragons de Tsui Hark et Ringo Lam que je parle… ^^
    Je suis autant fan de de Maggie Cheung que de ce bon vieux Jackie…

    • Matt  

      Béh t’as dit que tu adorais tous les police story et contre-attaque c’est police story 4^^
      Oui Maggie Cheung est une chouette actrice aussi. Elle a changé de registre ensuite vu qu’elle s’est dirigée vers des films plus intimistes comme In the mood for love de Wong Kar Waï. J’suis pas bien fan de Wong Kar Waï pourtant…je m’ennuie souvent devant ses films alors qu’il est admiré partout.

      • Eddy Vanleffe....  

        J’ignorais que Contre-attaque en était un avant ton article ^^

        • Matt  

          Et tiens, si tu es fan de Maggie Cheung, je dérive un peu du sujet, mais as-tu vu Green Snake ? C’est bien ou pas ?

          • Eddy Vanleffe....  

            Ouais! j’ai bien aimé ce film. mais je ne l’ai plus vu depuis longtemps. c’est un hommage au cinéma de Bollywood…

  • JP Nguyen  

    C’est une bonne idée d’avoir utilisé les gifs animés pour cet article, le cinéma de Jackie s’y prête bien.
    Je n’ai vu quasiment aucun des films listés car cela correspond à une époque où je n’avais plus Canal et où je n’avais pas de thune pour louer des cassettes… En fait, j’ai surtout été exposé à sa période américaine, avec les Rush Hour et Shangai Kid… Même si les chorégraphies sont moins dingues que celles des films HK, quand on regarde les bêtisiers en fin de film, on réalise quand même les sacrées performances des acteurs/cascadeurs (avec aussi les prises manquées…).

  • Tornado  

    Le dialogue permanent entre le contenu de l’article et les gifs est énorme ! Ça donne un punch fou à l’ensemble !

    Croyez-le ou pas, mais je n’ai jamais vu un seul Jackie Chan ! Absolument aucun (la seule fois que j’ai vu cet acteur c’était dans « Opération Dragon », mais jusqu’à aujourd’hui je ne le savais même pas ! et dans les deux films « Cannonball », où il tient un petit rôle). A l’époque où tous ses films passaient sur Canal +, tous mes copains me faisaient baver avec ça. Mais je n’avais pas Canal + (mes parents mettaient un point d’honneur à ne pas payer pour avoir cette chaine). Petit à petit, il y avait tellement de films de Jackie Chan qui sortaient que j’ai lâché l’affaire, en ne gardant que « Le Marin des Mers de Chine » dans un coin de ma tête pour le voir à l’occasion. Mais l’occasion ne s’est jamais présentée…
    Toujours est-il que ton article, Matt, me fait complètement changer d’avis. Et je vais donc essayer de regarder ces films (si je les trouve), en commençant quand même par « Le Marin des Mers de Chine » que j’ai toujours voulu voir, puis en enchainant sur ceux que tu conseilles ici.

    • Matt  

      Merci pour le compliment du « punch »^^

      Eh ben…aucun ? Dommage. Faut aimer le genre après évidemment. Baston et rigolade. Mais comme je l’explique, c’est du spectacle qui fait davantage penser à du Buster Keaton qu’à des affrontements insipides de certains films.
      Il y a pire comme film pour commencer que « le marin des mers de Chine ». Si tu mets la main à la poche, tu les trouveras facilement. Si tu vises d’autres moyens…euh…ben déjà il y a de fortes chances que tu ne trouves que les VF. Pour certains, c’est dommage. Pour « soif de justice » la VF passe. Et les musiques de la version occidentales ne sont pas déplaisantes.
      Combats de maitre est un DVD qu’on trouve à 0,90€ partout et qui traine dans les bacs à soldes dans tous les magasins aussi. Pas à cause de la qualité pourri du film, mais plutôt de l’édition hyper minimaliste du DVD. Le film est super^^

    • Matt  

      Merci pour le compliment du « punch »^^

      Eh ben…aucun ? Dommage. Faut aimer le genre après évidemment. Baston et rigolade. Mais comme je l’explique, c’est du spectacle qui fait davantage penser à du Buster Keaton qu’à des affrontements insipides de certains films.
      Il y a pire comme film pour commencer que « le marin des mers de Chine ». Si tu mets la main à la poche, tu les trouveras facilement. Si tu vises d’autres moyens…euh…ben déjà il y a de fortes chances que tu ne trouves que les VF. Pour certains, c’est dommage. Pour « soif de justice » la VF passe. Et les musiques de la version occidentales ne sont pas déplaisantes.
      Combats de maitre est un DVD qu’on trouve à 0,90€ partout et qui traine dans les bacs à soldes dans tous les magasins aussi. Pas à cause de la qualité pourrie du film, mais plutôt de l’édition hyper minimaliste du DVD. Le film est super^^

    • Matt  

      Oups…doublon ?
      Bref…New police story ça passe aussi bien en VF, c’est un film plus récent, ils arrêtaient de faire n’importe quoi en remplaçant les musiques chinoises par des musiques occidentales, et le doublage se prend au sérieux.
      Combats de maitre t’as pas le droit de toutes façons, il n’existe que la VF chez nous (ils seraient temps qu’ils le sortent en version intégrale celui là)
      En fait c’est surtout les armour of god dont je déconseille la VF (et ce, même si en VO, on a quand même droit à quelques acteurs occidentaux doublés en chinois et que ça fait un chouilla bizarre^^ comme dans les films gothiques italiens qui n’ont pas réellement de doublage d’origine puisque les acteurs jouaient en plusieurs langues. Mais au moins c’est mieux joué et ils ne disent pas n’importe quoi)

  • Présence  

    Comme Tornado, je trouve l’emploi des Gif, aussi pertinent que parlant.

    J’ai bien sûr appris plein de choses dans cet article. Je savais que Jackie Chan faisait ses cascades lui-même, mais j’étais loin d’imaginer un tel niveau de blessures !!! Il va même jusqu’à se brûler intentionnellement les mains !!! J’ignorais qu’il avait servi de sparring-partner à Bruce Lee.

    Du spectacle rempli de prouesses humaines et de comédie – Belle formule aussi synthétique que parlante.

    Jackie est plus souvent connu pour affronter une nuée d’ennemis au moyen d’objets en tous genres. – J’ai dû voir un ou deux films avec Jackie Chan (je ne sais plus lesquels) et un ou deux combats extraits de leur film, sous forme de clip sur youtube, et c’est vrai que j’étais tombé sous le charme de l’inventivité à utiliser tout ce qui lui tombe sous la main comme une arme.

    Doublage français pathétique – Ce n’est pas la première que cette approche du doublage est abordée dans un article sur le site (également pour Doc Savage au moins) et je m’interroge sur ce qui motive un tel parti pris dans le doublage.

    La construction de cet article est vraiment impeccable, et je ne me suis pas ennuyé, même en l’ayant lu d’une traite. Outre l’avantage de parler de plusieurs films pour donner une idée de la variété des productions de Jackie Chan, il produit aussi un effet touchant, celui de le voir à plusieurs époques de sa carrière, ce qui met en évidence sa longueur.

    • Matt  

      Eh oui on l’appelle l’homme aux 1000 fractures. Quand on voit certaines scènes dans les films ou les bêtisiers, ça fait mal. Je ne peux pas mettre de liens parce que le boss a expliqué qu’il y a eu des attaques et qu’on ne peut plus mettre de liens mais on trouve facilement des vidéos sur youtube concernant ses cascades ratées ou réussies mais hyper douloureuses.
      Dans le premier police story, les affrontements provoquent la démolition d’un paquet de vitrines ou accessoires d’un supermarché et des cascadeurs ont même mis fin à leur carrière. Jackie saute à un moment en s’accrochant à une guirlande et en glissant jusqu’en bas en éclatant toutes les ampoules pendant la chute. Et juste après il doit se relever dans la même prise. Et au final : graves brulures et 2 vertèbres déboitées.
      Il a un côté un peu dingue quand même. La chute de la tour dans le marin des mers de Chine fait même peur à voir. C’est pas un mannequin mais un vrai bonhomme qui fait une chute. Filmée deux fois en plus et la réception au sol n’est pas la même donc je ne sais pas si la 2eme prise était un mannequin ou s’il a réellement re-filmé la chute pour être capable de se relever durant le même plan suite au « ratage » de la première prise où il s’est cassé le cou…mais woah ça fait mal.

      • Présence  

        En lisant ton article, le niveau de prise de risque et les blessures me faisaient carrément penser à une forme de masochisme.

        • Matt  

          Je ne sais pas si le masochiste veut risquer sa vie non plus^^ C’est plus du plaisir qu’il trouve dans la douleur, pas dans le danger de mort. Enfin je pense, je n’en connais pas^^
          J’y vois plutôt un mec passionné voire obsédé par le dépassement de soi et la qualité du résultat capturé sur pellicule. Quitte à prendre des risques pour renforcer le réalisme. Une sorte de perfectionniste.

    • Matt  

      Pour le doublage je ne pense pas que ce soit non plus du niveau de doc savage les Jackie Chan. ça m’a l’air pas mal débile Doc savage.
      Mais ouais je sais pas, il y a un petit côté « on se prend pas trop au sérieux et on en rajoute dans l’exagération » dans les doublages des « vieux » films de Jackie. Comme si les doubleurs voulaient en rajouter dans la comédie (au moins puisque les films sont comiques à la base, ce n’est pas non plus à contre-emploi, mais c’est too much)
      Et le changement des musiques c’était surement aussi pour faire plus occidental.

  • Eddy Vanleffe....  

    Si je dois en conseiller un pour commencer, je dirais « le combat des Maîtres », il est celui dont le montage ressemble le plus à un film « lambda », avec une histoire articulée selon les actes habituels…
    les chorés de combat sont topissimes, inventives et nombreuses.
    Difficile d’imaginer qu’Anita Mui a eu des rôles dramatiques quand on la voit pratiquer sa pantomime digne des comédies françaises à l’ancienne.
    Si je dois en conseiller deux: je dirais Police Story 3 (parce que putain Michelle Yeoh) ou le Marin des mers de Chine pour son hommage à Buster Keaton (la scène de l’horloge est une sorte remake)

    • Matt  

      Ah tiens pour beaucoup Police story 3 est décevant. Je ne suis pas sûr de l’avoir vu. J’ai vu le 1, 2, 4 et le new police story. Mais pas sur d’avoir vu le 3. C’est celui où il va en Chine continentale non ? J’ai du voir le début.

    • Matt  

      Combats de maître est un film de furieux^^ ça te fait bondir sur ton siège les affrontements. Et y’a des trucs drôles comme quand Jackie s’arrête de combattre 10 secondes lors de la baston finale juste pour aller taper sur une caisse en bois et revenir tellement il pète un câble^^ On dirait Hulk.

  • Loïc CLÉMENT  

    Ce type est absolument unique.
    Personnellement, j’ai un faible pour un film pourri avec le mot « royaume dedans » uniquement parce qu’il comporte un affrontement entre Jackie et Jet Li !
    Sinon, bien sûr Drunken Master et le Marin des Mers de chine qui sont un genre de madeleine pour moi. J’aime tellement cet acteur…

  • Vindicator  

    Marvel Top ton article Mattie-Chan.

  • Matt  

    Pour les curieux, copier ce lien et ajoutez « http » au début pour que ça marche (on fait comme on peut pour contourner les soucis de liens^^)

    ://sport.gentside.com/jackie-chan/jackie-chan-raconte-une-anecdote-de-tournage-avec-bruce-lee_art49034.html

  • Matt  

    Et une compil de cascades dingues mais plus ou moins ratées (la chute de l’horloge qui le brisa le cou, la chute de l’arbre qui lui fractura le crâne avec chirurgie du cerveau qui a pris 6 mois à la clé, les chutes qui ont failli être mortelles, une mauvaise réception lors d’un saut au bout d’une chaine qui lui a enfoncé la cage thoracique, etc.) (pareil, ajoutez « http » ^^)

    ://www.youtube.com/watch?v=-S2AEgjNYL0

    • matt & Maticien  

      Article passionnant. je ne connaissais aucun des films. j’ai découvert cet acteur à travers ses comédies américaines. voilà qui donne qq idées de soirée détente. j’ai regardé le lien avec les cascades ratées. l’engagement de jackie chan est total. il met réellement sa vie en jeu, ce qui m’interroge car ce sont le plus souvent des comédies amusantes et cette prise de risque donne une dimension dramatique au film. Pourquoi un tel niveau d’engagement ?

  • Vindicator  

    Salut eh c’est la grève des publications? Sinon bon 1 mai à tous

    • Matt  

      Le chef est en vacances, il y a une pause jusqu’à demain je crois.
      Ben quoi, les articles n’arrivent pas à vous intéresser plus d’une journée ?^^

  • Nickos  

    Enfin il fait aussi tristement la une en abandonnant sa fille par rapport à son orientation sexuelle. Du coup cela tue un peu la star qu’il était pour moi.

    • Matt  

      Et Johnny qu’on enterre en héros et qui déshérite ses enfants, t’en penses quoi ? Et Polanski qui a fait de bons films qui est coupable de viol ? Si on cherche, il y a toujours des trucs pas bien jolis chez n’importe qui. Et on voudrait toujours que les stars ou les gens talentueux soient clean.
      Dans le cas de Jackie, on n’en est pas non plus au viol. Et on ne connait pas sa vie privée ni ses rapports avec sa fille en dehors de ce qu’on nous dit. Ils n’ont peut être jamais été proches. Si tu savais le nombre de personnes qui laissent tomber des membres de leur famille…
      J’ai une cousine qui en a fait les frais. J’étais trop petit et je ne l’ai pas connue mais elle était anorexique, est tombée dans la drogue. A un moment elle a été confiée à ma mère pour dépanner mais elle n’a pas pu l’aider, c’était très lourd. Personne ne sait ce qu’elle est devenue. Mais celui qui viendrait dire que ses parents ou ma mère sont des cons pour ne pas avoir fait ce qu’il fallait sans rien savoir de plus que ce que je viens d’expliquer là, je les emmerde ! C’est tellement facile de pointer du doigt. Pourtant si mes parents étaient des stars, tu peux être sûr que tout ceci serait exploité par la presse à scandale.
      Personne n’est parfait et les histoires de famille, c’est pas si simple. Et je n’aime pas ce voyeurisme de toujours foutre le nez dans celle des autres et s’estimer en droit de porter des jugements comme si on était des proches de ces gens et qu’on connaissait tous les tenants et aboutissants.
      Je ne dis pas ça pour le défendre. Il est fort possible qu’il ait fait des trucs discutables. Mais en même temps j’en sais trop peu pour juger.

    • Matt  

      De toutes façons je déteste la vindicte populaire. Récemment sur le net il y a eu une histoire comme quoi un youtubeur américain qui s’est suicidé il y a quelques années a été exposé comme étant coupable de harcelement sexuel sur certaines de ses fans. Mais comme le mec est mort, tous ses fans qui se sont sentis trahis n’ont pas pu aller décharger leur colère sur lui et certains s’en sont pris à sa veuve. Des mecs qui veulent reprocher à un mec d’avoir harcelé des gens HARCELENT sa putain de veuve qui a surement du en chier un max d’apprendre tout ça aussi en plus de devoir faire son deuil ! Qui sont les plus gros sacs à merde dans cette histoire, franchement ?
      Pour ces raisons, je pense que toutes ces histoires devraient se régler devant la justice et ne pas être exposées à un public en mal de scandales et de buzz qui, ben tranquille derrière son écran, se croit permis de donner son avis et juger des trucs dont ils ne savent pas grand chose.
      Je ne blâme pas la fille de Jackie qui n’a peut être que ce moyen d’exposer ça au public pour obtenir de l’aide, mais je sais aussi qu’on ne sait rien de leurs rapports. Et je sais aussi que les homophobes ne sont pas tous d’odieuses personnes. Que les gens d’extrême droite ne sont pas tous des gros cons non plus (ce serait simple si les gens étaient tout simplement « bons » ou « mauvais » mais ça n’existe pas ça)

      Tiens j’ai lu Gotham Central de Brubaker et Rucka qui nous dépeint les parents de Renee Montoya qui n’acceptent pas son homosexualité aussi. Pour eux c’est incompréhensible et selon comment on les a élevés avant, très dur à accepter. Ils croient que leur fille va finir en Enfer, ils la renient. Même si un des parents semble vouloir renouer avec elle. Mais en tant que lecteur, je n’ai jamais ressenti de colère envers ces parents qui ont du mal à comprendre et accepter. ça peut paraître lamentable pour des gens ouverts d’esprit à ça, mais je crois que l’éducation, les croyance, l’héritage, ça joue un rôle dans la manière d’accepter certaines choses. Ce n’est pas forcément de la méchanceté.

      Bref tout ça pour dire que ce n’est pas si simple de juger ces trucs là. Surtout encore une fois quand on est complètement étranger à l’affaire et juste nourris par des potins de journalistes de la presse à scandale qui se régale de ces histoires.

  • Nickos  

    Je peux en parler c’est aussi ce que j’ai vécu personnellement dans ma vie avec ma famille alors arrêtons de trouvons des excuses à la connerie.

    • Matt  

      Désolé mais c’est la raison première pour laquelle tu ne serais pas retenu comme juré dans une affaire comme ça. Tu as vécu des trucs personnels, tu fais un transfert, t’es en colère. Mais chaque cas est différent.
      C’est pas des excuses que je cherche. C’est juste que je n’aime pas juger des histoires dont je ne sais rien, dont on n’a entendu qu’une seule version, je n’aime pas cette tendance à tout balancer sur le net dès qu’il s’agit de stars. ça fait le buzz, chacun s’imagine la version qui l’arrange, etc.
      Moi je dis juste que rien n’est si simple. Et que je n’aimerais pas que n’importe qui mette le nez dans mes affaires de famille en s’improvisant juge et jury comme s’il savait tout. Tout ça, ça regarde les familles. Sauf s’il y a crime. Et même quand il y a crime, ça concerne la justice. Et seuls ceux qui ont étudié l’affaire et en connaissent les détails ont le droit de juger.

    • Bruce lit  

      @Nickos
      Hello
      Je suis plutôt d’accord avec Matt même si je trouve sa formule un peu lapidaire. L’émotion n’est pas compatible avec la justice. Je trouve de plus en plus dangereux cette tendance à vouloir que les artistes aient un casier judiciaire vierge.
      Toutefois, et pour bien connaître les ravages de ce que peut produire les crimes sexuels (j’ai traité ça dans mon travail pendant une dizaine d’années), tu as toute ma compassion et mon empathie. Vraiment.

    • Matt  

      Surement. Et aussi le personnage de Brad Wong dans Dead or Alive (ben quoi ? Oui je sais que y’a plein de nanas en petites tenues, mais ça reste un jeu de baston bien fait^^)
      Ce perso me rend dingue. Je n’arrive pas à prévoir les attaques qu’il va faire, il roule quand il est par terre, il se casse la gueule et te frappe en même temps, c’est à s’arracher les cheveux^^ Mais ça fait clairement penser à Jackie dans Drunken master.
      Je mettrais bien un lien mais…bon…spam, tout ça…

      Ma formule est lapidaire ? Et y’a pas de crime sexuel là, hein, faut pas déconner. C’est des histoires de mésententes familiales pour des trucs pas forcément jolis mais dont on ne sait rien. Et je détesterai qu’on vienne pointer du doigt des membres de ma famille pour des trucs pas forcément très mignons qu’ils ontpu faire (je parle pas de crime non plus hein) Cette tendance à s’arroger le droit de juger les gens à cause d’un gros titre dans la presse, je trouve ça déplacé. Tout le monde a des conflits familiaux, des gens abandonnent leurs parents âgés qui crèvent dans leur coin sans que ça paraisse anormal. Mais ce serait une star qui fait ça, et il y aurait une levée de boucliers. Bref…

    • Matt  

      Tiens bah là un mec qui a comparé tous les mouvements : https://www.youtube.com/watch?v=VwDCJm5H-xs

      Brad Wong est complètement Jackie Chan, surtout dans les Drunken Masters. Un cauchemar d’imprévisibilité ce personnage. Et difficile à jouer…

    • Matt  

      Et évidemment pour Bruce Lee, il y a Fei Long dans Street Fighter, Marshall Law dans Tekken, Jann Lee dans Dead or Alive, Liu Kang dans Mortal Kombat.

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