Le spectacle doit continuer (The last American)

Last American par John Wagner & Alan Grant, Mick McMahon

Donnez-moi un ennemi !

Donnez-moi un ennemi ! © Delirium

Article de PRESENCE

VO : Epic Comics / Rebellion

VF : Délirium

Ce tome constitue un récit complet et indépendant de tout autre. Il comprend les 4 épisodes, initialement parus en 1990/1991, coécrits par Alan Grant & John Wagner, dessinés, encrés et mis en couleurs par Mick Mahon.

Cette histoire est parue à l’origine dans le label Epic Comics de Marvel, une branche adulte créée sur le modèle de Heavy Metal, l’homologue du magazine Métal Hurlant français. Ce recueil commence par une introduction en texte d’une page, écrite par Mick McMahon, sur l’impact psychologique de la crainte d’une guerre nucléaire quand il était jeune.

Dans une chambre souterraine, un appareillage technologique arrive au terme de sa mission : réveiller un soldat américain cryogénisé 20 ans plus tôt. En 2019, le 4 juillet (date symbolique), le caisson se vide de ses fluides. 3 robots, dotés de parole et d’intelligence, arrivent dans la salle du caisson pour assister au réveil et aider le soldat. Able et Baker sont les 2 robots chargés des tâches militaires, allant de la logistique à la bataille, en passant par la conduite de véhicule. Charlie est chargé de l’assistance personnelle à Ulysses Pilgrim et de maintenir son moral. Il s’exprime de manière joyeuse, avec un discours émaillé de références à la culture populaire américaine, surtout télévisuelle. Pilgrim ne regagne pas connaissance tout de suite. Du coup Able et Baker le secouent un peu pour le stimuler. Ayant repris ses esprits, Ulysses Pilgrim se plaint de continuer à ressentir le froid jusque dans ses os. Néanmoins, il est bientôt prêt à sortir à l’extérieur après avoir eu la confirmation qu’une guerre nucléaire a eu lieu. Il demande aux robots qui en est sorti vainqueur, et comprend vite que les circonstances de son réveil indiquent que ce n’est pas les États-Unis. C’est donc forcément l’ennemi.

Bon retour dans le monde des vivants

Bon retour dans le monde des vivants © Delirium

Après avoir été armé de pied en cape par Able & Baker, le Commandant de l’Apocalypse (c’est son grade officiel) sort à l’extérieur, flanqué des 3 robots. Il découvre un paysage désolé, et un ciel cramoisi comme s’il avait absorbé le sang des victimes de la guerre. Ils montent tous les 4 à bord d’un énorme tank sur chenilles et commencent à se diriger vers la ville la plus porche. Ils ne croisent pas âme qui vive. Pilgrim observe les cadavres dans les voitures qui jonchent l’autoroute. Il remarque que les occupants portaient des vêtements très chauds, comme s’ils devaient se protéger de l’hiver nucléaire. Pilgrim se demande ce que sont devenus Barbara et Tony, sa femme et son fils.

En 1982, Jim Shooter décide de créer une branche plus adulte au sein de l’éditeur Marvel. Avec l’aide d’Archie Goodwin et Al Milgrom, ils lancent d’abord un magazine appelé Epic Illustrated, puis quelques histoires complètes dans la ligne Graphic Novel de Marvel, et enfin des miniséries et des séries comme Moonshadow, Blood: A tale, ou encore Dreadstar, The Bozz Chronicles, et même des projets de superhéros trop particuliers comme Elektra: Assassin, ainsi que des partenariats avec des créateurs comme Moebius ou Clive Barker. Lorsqu’arrive cette histoire post-apocalyptique, le lecteur commence par se dire que l’éditeur profite de l’engouement du lectorat américain pour les auteurs anglais (la British Invasion initiée par Alan Moore, Neil Gaiman, ou encore Grant Morrison), et qu’il a juste débauché Alan Grant & John Wagner (le duo qui écrit les aventures de Judge Dredd dans 2000 AD à l’époque) et Mick McMahon, dessinateur à la forte personnalité graphique, connu pour avoir illustré Judge Dredd et Sláine: Warrior’s dawn également dans les pages de 2000 AD. La couverture est assez étrange avec ce soldat à l’uniforme composite (avec des guêtres ?), une main énorme, tirant sur un ennemi invisible.

L’air frais du dehors © Delirium

Cette réédition est de très bonne qualité réussissant à rendre les tonalités des couleurs, sans impression boueuse. L’introduction de Mick McMahon permet de bien saisir l’intention des auteurs : évoquer l’angoisse d’une apocalypse nucléaire, catastrophe jugée très probable pendant la Guerre Froide (1947-1991), ayant traumatisé des générations entières par l’idée hallucinante que le genre humain a créé lui-même des armes assez puissantes pour se détruire (et même plusieurs fois), et par des spots télévisés expliquant que faire en cas d’alerte de guerre nucléaire. Le label Epic Comics indiquait qu’il ne s’agirait pas d’un simple récit de survie après la guerre, et la nationalité des auteurs indiquait (et indique encore) que la nation des États-Unis n’en ressortirait pas forcément grandie. Il vaut mieux avoir conscience de ce contexte éditorial pour pouvoir apprécier le récit. En effet Ulysses Pilgrim sort du bunker flanqué des 3 robots et il parcourt du terrain à bord de son tank en constatant la dévastation et l’absence de tout être vivant. Et c’est à peu près tout pour l’intrigue. Il faut également un temps d’adaptation pour les dessins. Mick McMahon aime bien les traits droits et les oreilles décollées.

Mick McMahon réalise lui-même sa mise en couleurs dans des teintes assez sombres, rendant compte de l’impression crépusculaire des environnements post-apocalyptiques. Il semble travailler à la peinture directe, avec des couleurs plutôt unies, sans dégradés tels que l’aquarelle peut le permettre. Il porte les variations de luminosité en détourant des zones sur les surfaces concernées, et en y appliquant une nuance plus claire ou plus foncée. L’effet est parfois surprenant car sur les visages, ces surfaces sont détourées à angle droit, formant souvent des rectangles, ce qui se marie mal avec le relief d’une figure par exemple. Néanmoins, il ne s’agit pas non plus d’aplats d’une couleur uniforme.

Des visages très particuliers

Des visages très particuliers © Delirium

Le lecteur distingue de petites variations qui produisent un effet de texture sur les surfaces. L’artiste accentue cette impression de texture avec des traits souvent très fins, parfois un peu gras pour marquer les plis des étoffes ou de la peau. Le résultat est à nouveau parfois étrange, surtout sur la peau, avec de nombreux petits traits secs, pas forcément bien jointifs, dont l’extrémité peut déborder un tout petit peu de l’autre trait sur lequel elle vient mourir, comme si le dessinateur avait tracé ça vite fait et n’avait pas voulu souhaiter peaufiner après coup. Le résultat est également assez étrange pour les visages, dont la peau semble ne pas être élastique de la même manière partout, subissant des plis sur des lignes droites. Le lecteur observe que McMahon exagère aussi discrètement quelques détails anatomiques comme la pliure au niveau du poignet (à angle droit bien marqué) ou la taille des cuisses, et les oreilles systématiquement décollées.

D’un autre côté ces caractéristiques graphiques permettent de bien rendre compte de la nature mécanique des robots, sans que jamais le lecteur ne puisse y voir des simulacres ou des ersatz d’êtres humains. Le tank est incroyablement massif et les dessins montrent qu’il peut effectivement passer partout, écraser tous les obstacles présents sur son chemin, à commencer par les carcasses de voitures. Ainsi dessinée, la végétation devient bizarre, transcrivant son évolution malsaine sous l’influence des radiations et de l’hiver nucléaire. À plusieurs reprises, Mick McMahon s’éloigne d’une représentation trop littérale, ce qui permet à certains éléments de prendre une dimension plus conceptuelle, comme les squelettes présents dans le paysage, ou les pierres sur le sol ou dans l’air. En fait, l’artiste représente des boules irrégulières semblant de nature rocheuse, présentes aussi bien sur le sol que tombant dans l’air. Le lecteur suppute que pour ces dernières il s’agit de flocons imbibés de cendre, ce qui leur donne cette étrange apparence. En liant les 2 (pierres & flocons) de manière visuelle, le dessinateur donne à voir un environnement en déliquescence dont des parties se désagrègent et tombent sous les yeux du lecteur.

Des robots très mécaniques

Des robots très mécaniques © Delirium

Il est possible qu’il faille un petit temps d’adaptation au lecteur pour se faire à l’esthétique particulière des dessins de Mick McMahon, mais la narration visuelle reste claire et facile à suivre. Alan Grant & John Wagner n’ont pas facilité la tâche de l’artiste car eux aussi ont recours à des métaphores visuelles plus ou moins subtiles pour raconter leur histoire. Parmi les moins subtiles, il y a la vision de cet aigle ayant subi des mutations et s’acharnant sur une charogne pour se nourrir, soit une métaphore appuyée des États-Unis (dont l’aigle est le symbole) se nourrissant de ce qu’il a détruit. Dans le deuxième épisode, il y a également une scène hallucinante dans laquelle les cadavres semblent revenir à la vie pour se lancer dans une comédie musicale sur les bienfaits de la mort par irradiation atomique. Le lecteur se rend compte que la dimension un peu abstraite des dessins permet de faire passer cette scène, sans qu’elle ne soit ridicule ou outrée, juste grotesque et particulièrement sarcastique et macabre.

Les coscénaristes mettent en scène un homme finalement très normal. Ils ont pris soin d’en faire un soldat, ce qui semble logique pour qu’il puisse survivre dans un tel environnement, et d’expliquer comment il a été choisi et ce qui l’a convaincu d’accepter. Ils montrent que ce n’est pas un surhomme et que ses talents de guerrier ne lui permettent pas de faire face à la désolation de ces États-Unis après la bombe. Ulysses Pilgrim a été contraint et forcé d’accepter d’être le survivant en subissant cette cryogénisation et il n’est pas devenu un surhomme pour autant, ou capable de gérer l’ampleur du désastre et l’absence de survivants. Ils introduisent un contrepoint comique par le biais de Charlie, le robot qui cite des accroches de séries télévisuelles.

Mission exploratoire

Mission exploratoire © Delirium

Pour le reste, Ulysses Pilgrim découvre la réalité de ce monde après la guerre. Grant & Wagner évoquent les horreurs attendues, les cadavres laissés sur place, les autoroutes encombrées par les voitures des habitants essayant de fuir, les fourmis comme seule espèce ayant survécu aux radiations, les zones encore irradiées, la statue de la Liberté décapitée, les phases de dépression d’Ulysses Pilgrim en tant que seul survivant.

Les coscénaristes manient également l’allusion et la métaphore avec plus ou moins de légèreté. Le lecteur sourira plus aux références de Charlie s’il dispose d’une culture des années 1970/1980, sinon il ne pourra que subodorer l’existence de ces références, en en découvrant une qu’il saisit (comme celle au Magical mystery tour, des Beatles) et des artefacts technologiques d’une autre époque (comme un lecteur de cassette audio). Ils mettent en scène les particularités culturelles des États-Unis soit de manière directe (la première action d’Ulysses Pilgrim est de s’armer jusqu’aux dents avant de sortir), soit de manière métaphorique avec l’aigle malformé, soit de manière plus imagée (comme le tank qui écrase tout sur son passage, comme l’armée), soit encore sous forme de visions (comme cette comédie musicale interprétée par des cadavres). Parfois ils y vont lourdement : la naissance d’Ulysses Pilgrim le jour de la mort de John Fitzgerald Kennedy, l’exécution des détenus dans une prison, les présidents des États-Unis au Paradis, Pilgrim en train de s’en prendre à Dieu, etc. En découvrant l’action principale de chaque épisode, le lecteur se demande même s’ils savaient bien où ils allaient dès le début, ou s’ils ont improvisé une ou deux péripéties au fur et à mesure.

Et il y a même une comédie musicale !

Et il y a même une comédie musicale ! © Delirium

Le tome se clôt avec les paroles de l’hymne américain dans un contexte qui leur donne un autre sens, et le lecteur éprouve la sensation de sortir d’un mauvais rêve. Bien qu’il se demande encore si les expérimentations dans un autre bunker étaient bien nécessaires au récit, il a vécu un songe étrange, un cauchemar rendant bien compte de l’angoisse générée par l’éventualité d’une guerre nucléaire, de l’environnement ravagé et impropre à la vie. Il a également eu droit à une tragédie pour un individu incapable d’appréhender l’énormité de la situation, et à une critique pénétrante d’un pays qui se positionne comme le plus grand de la planète, même si certains propos sont plus appuyés que d’autres. Il a découvert un récit très personnel, tant pour la narration visuelle que pour la suite des péripéties, mettant en scène un individu ayant les caractéristiques d’un héros d’action, se retrouvant complètement inadapté et inefficace dans des circonstances que la seule raison ne permet pas d’appréhender.

L’Amérique vous salue bien © Delirium

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A l’occasion de la parution chez Delirium de Last American de John Wagner et Mick McMahon, Présence vous offre un tour en apocalypsie chez Bruce Lit.

La Bo du jour : Bienvenue dans les terres désolées….

71 comments

  • matt & Maticien  

    génial. j’étais sceptique en cliquant sur la vignette imaginant un récit outrancier mais quelle découverte ! la désinscription fine des dessins (as usual) permet de bien saisir l’intention de l auteur.

    tu n’as pas parlé du prénom du personnage principal. le fait de l appeler Ulysses convoque pour moi tout un imaginaire. qu’aurait dit Homère de notre époque ? le périple d Ulysses et son combat face aux dieux. La scène halluciné des morts vivants me semble être dans cette veine.

    j’ai hâte de lire ce récit !

    • Présence  

      Le récit revêt effectivement un caractère outrancier dans ses dessins, et comme, comme tu le fais observer, dans son utilisation ou plutôt sa transposition de a mythologie du voyage d’Ulysse, ainsi que par la référence au premiers colons américains, les pères fondateurs, les fameux pèlerins (= pilgrim).

  • Nikolavitch  

    j’avais applaudi quand j’avais appris l’intention de Delirium de publier cette série en VF (j’avais la VO d’époque, et cette mini m’avait marqué). et en passant leur dire bonjour à la Comicon de l’an passé, j’ai découvert que McMahon était en dédicace.

    forcément, j’ai craqué.

    et j’ai pas regretté.

    • Bruce lit  

      Alors c’est à toi qu’incombera le prêt à Bruce Lit.

    • Présence  

      C’est rigolo parce que quand je l’avais lu lors de sa parution initiale, ce récit ne m’avait pas fait grand effet. Il faut croire que je n’étais pas capable d’en apprécier la saveur. 27 ans plus tard, je ne regrette pas de l’avoir relu.

  • Bruce lit  

    PLus d’une fois, cet album a failli franchir les caisses de ma librairie Aapoumienne. Et toujours au dernier moment je me suis ravisé.
    Ce que tu décris du pitch et de son déroulement survivaliste rentre tout à fait dans mon cahier des charges de lecteurs, les références à la culture pop 70′s également, mais je n’avais pas identifié le dessinateur (je l’assimilais plutôt à celui de Marshall Law).
    Ce n’est qu’en lisant l’omnibus de Dredd, volume 2 que j’ai compris à quel point le style de Mike Mahon me déplaisait. C’est comme tu l’indiques assez gras, difficilement lisible et aéré. Toute la saga de Dredd avec ce moment culte de guerre entre Burger King et Mc Do m’est tombé plusieurs fois des mains à cause de ça….
    Dommage, parce que ça m’a l’air assez génial.
    Pour le titre de ton article j’aurais bien envisagé : Just a Pilgrim ;)

    • Présence  

      Pour une fois, je ne suis pas d’accrod : Just a pilgrim était trop facile. :)

      Le spectacle doit continuer renvoie à la fois à cette scène hallucinante de comédie musicale avec des cadavres, un divertissement morbide, et au fait que Ulysses Pilgrim perpétue mécaniquement les us et coutumes des États-Unis, alors que le monde a tellement changé que ça n’a plus de sens… mais le spectacle continue.

  • Tornado  

    A un moment, je me suis demandé si notre ami Présence avait lu la chose en VF ! :D

    Commentaire roboratif comme d’habitude, qui donne presque l’impression d’avoir parcouru le bouquin avec un guide, comme dans un musée.
    Ce sont surtout les visages qui sont dessinés de manière très particulière. Le reste est plus facilement ingurgitable, avec, presque, un côté Druillet.
    Je ne connaissais pas du tout cette mini. Merci pour la découverte.

    Alors, un dernier mot histoire d’être méprisant avec les comics old-school, comme d’hab ( :D ) : Si Marvel souhaite créer une ligne de comics plus adultes dès le début des années 80, c’est bien que le reste est infantile, non ? ( :D :D :D )

    • Matt  

      Ou tout simplement « enfantin » ^^ pour être moins méprisant.
      Oui à la base c’était un peu pour enfants voire ados les super héros, c’est indéniable.
      Tu fais pas lire Scalped à un gosse de 10 ans. Tu lui fais lire du Picsou ou du spider-man.

      Après là ou tu fais une distinction hyper sévère entre enfatin et infantile, c’est juste sur la forme de la narration. Beaucoup moins balourde dans les comics Disney. Alors que chez Marvel c’est bavard et pas toujours bien adroit. D’un autre côté ça parle de drogue, d’écologie, de la guerre du Vietnam. Certes de façon un peu simpliste mais ça a le mérite d’être là sur le fond.

      En gros t’es ultra focalisé sur la forme toi. Faut juste comprendre que c’est pas le cas de tout le monde^^

      • Présence  

        Je partage ton avis sur le fait qu’on revient à une question de forme qui pour certains lecteurs peut avoir une importance prépondérante sur le fond. Mais en sens inverse, avec le magazine puis la ligne Epic, l’éditeur Marvel vise clairement un autre segment du lectorat, en privilégiant la forme, avec un fond qui ne suivait pas toujours. Des scénarios plus violents et des dessins plus gore ou plus sexe ne sont pas synonymes d’un propos plus adulte.

    • Matt  

      Tu serais surement moins sévère sur du Carl Barks parce que la narration est plus fluide.
      Mais j’ai pas le souvenir d’y avoir lu un commentaire social sur la tolérance comme dans les X-men par exemple.

      Je dis pas que c’est nécessaire. Il y a des BD dépourvues de messages qui sont divertissantes. Mais disons que pour toi une série B décérébrée du Punisher comme le « bienvenue au bayou » mentionnée plus tôt, qui a une vocation cathartique avec zéro profondeur et juste des gros méchants clichés détestables, ça va être adulte ? Alors oui ok c’est violent, c’est pas fait pour un petit enfant. Mais on repassera pour le truc intelligent et profond quoi…

      Et un comics qui veut véhiculer un message plus subtil que ça, s’il est mal raconté sur la forme, il est infantile ?

      Alors que pour moi le truc du Punisher va être une sorte de plaisir régressif ou plaisir coupable histoire de se défouler (rien de mal à ça…mais pour la notion de truc profond et adulte, on repassera)
      Et un comics mal raconté qui te parle de tolérance…ben il sera mal raconté si tu veux mais il ne sera pas infantile dans ses intentions. Moins que la série B défouloir.

      C’est là dessus qu’on ne se comprendra jamais je crois^^

      • Présence  

        En parlant de Carl Barks, je me souviens d’un article du Comics Journal qui faisait une lecture des aventures de Picsou sous un angle politique et économique. Il évoquait la censure de ces comics dans les pays comics, car constituant une propagande insidieuse et bien réelle du capitalisme. De ce point de vue, les aventures de Picsou comprennent un commentaire appuyé sur une forme de société présentée comme allant de soi.

        • Matt  

          J’ai pas bien compris.
          Barks faisait de la propagande ? Ou il était censuré parce qu’il en disait quelque chose ?
          Et t’es sûr que c’est pas encore des mecs qui cherchent de polémiques partout qui pondent ça ? Genre Hergé le nazi et tout ça…

          • Présence  

            Oups, je vais essayer d’être plus clair. Les bandes dessinées de Picsou étaient censurées, voire pas publiées du tout dans les pays communistes.

            Pour comprendre cet état de fait, l’auteur de l’article proposait une grille de lecture politico-économique des aventures de Picsou : un riche capitaliste devant sa fortune à son travail et à celui de ses employés, c’est-à-dire le reflet d’un modèle de société, celle des États-Unis.

          • JP Nguyen  

            Il me semble que le livre en question a été évoqué par « Mantichore » en commentaire de mon article sur la Jeunesse de Picsou.
            Et du coup, l’analyse « Picsou ne fait qu’encourager le capitalisme » semblait très biaisée et de mauvaise foi (d’après ce que j’ai compris du commentaire de Mantichore)

          • Présence  

            Par la force des choses il y a un biais : si je suis citoyen d’un pays capitaliste, cette idéologie est dans l’ordre naturel des choses. Si je suis citoyen d’un pays communiste, cette idéologie incarne le mal. Ça ne retire rien aux qualités d’auteur de Carl Barks. C’est faire le constat qu’un auteur est le produit de son époque, d’un point de vue socio-culturel. Ce n’est pas antinomique avec le fait que Carl Barks ait pu être humaniste, ou un auteur avec des qualités littéraires. C’est regarder son œuvre à partir d’un point de vue unique pour donner un éclairage particulier. Ça reste honnête si c’est présenté sous cette forme ; c’est malhonnête si c’est présenté étant une approche holistique.

          • Matt  

            Picsou est aussi un peu un enfoiré des fois. Il n’est pas montré comme un modèle. A côté on a un Donald sympa qui galère tout le temps.
            Après moi je suis surtout fan de Don Rosa.
            Mais bon ça me parait limite comme critique en effet.
            A ce compte là, on peut dire aussi un truc du genre « avec Bruce Wayne et Tony Stark milliardaires, on nous dit que les vrais héros sont les gens riches »
            ça me parait tout aussi biaisé.

          • Présence  

            Oui, on peut le dire, et oui c’est vrai. C’est tout le propos de Watchmen. Adrian Veidt est riche et il s’érige comme étant le héros sauvant l’humanité. Ce n’est pas une démarche démocratique. Il choisit pour tous les êtres humains ce qui est le mieux pour eux : une bonne guerre contre un envahisseur extraterrestre (fabriqué de toute pièce) pour unir l’humanité contre un ennemi commun. Il n’est pas à la recherche d’un consensus ; il sait mieux que les autres.

            Il y a toujours un biais ou plusieurs : quand je rédige un commentaire ou je formule un avis, je le fais avec mon point de vue d’homme blanc, vivant en France au 20ème/21ème siècle, pas avec le point de vue d’un hindou au 15ème siècle, ou d’un inuit, etc. Bruce Wayne et Tony Stark sont des individus riches à millions (un rentier, un capitaine d’industrie) devant leur richesse à leur héritage, leur travail, le travail des autres (leurs employés). Ils font partie d’un système capitaliste. Ce sont donc des hommes blancs et riches qui imposent leurs solutions (moralement admirables) par la force. Ce n’est pas une solution démocratique, ou une démarche fondée sur la pluralité des points de vue.

            Par contre, c’est très satisfaisant comme fantaisie et comme divertissement dans un processus cathartique, de pouvoir se plonger dans un monde simplifiée avec des solutions efficaces pouvant être mises en œuvre par un unique individu, avec un point de vue centré sur un héros.

          • Bruce lit  

            Ce qui donne envie d’écrire un article que j’ai en tête depuis cet été : les super héros à l’épreuve du social.

          • Présence  

            Just do it.

          • Matt  

            Je sais que Don Rosa n’aime justement pas les super héros pour ça. Des mecs tout puissants qui règlent tout en faisant tout péter.
            Mais bon je ne pense pas qu’il faille intellectualiser le truc en comparant avec la réalité. Évidemment après on peut trouver plein de messages pas bons si on transpose ça dans une société réelle.
            C’est pour ça d’ailleurs que le Punisher je ne l’aime pas. L’approche est trop réaliste et le mec est un grand malade qui massacre des gens, et d’un seul coup ça devient moins « fantaisiste »

          • Eddy Vanleffe  

            Alos Matt, il faut faire Attention avec les Picsou
            Nous avons été abreuvé de bds italiennes ( que je préfère largement) où souvent Picsou est décrit comme une saloperie qui exploite jusqu’à ses neveux et Donald est un brave gars toujours dans la dèche qui se démène avec le système D en grugeant de ci-de là…
            on sens la culture très « populaire » italienne des années 70.
            J’a le souvenir d’un épisode où Donald fuit un huissier pendant tout l’épisode occasionnant une course poursuite de dingue digne de l’ Homme de Rio

          • Jyrille  

            Je rejoins totalement les analyses de Présence. Et j’en profite pour avouer que je n’ai jamais aimé lire Picsou à cause de ça : comme dit Matt, Donald galère tout le temps, il n’a de relations affectueuses que par ses neveux, Picsou est simplement un avare vantant le travail, Gontran a toujours de la chance (ou je confonds ?) alors qu’il ne fait rien, ne mérite rien. C’est totalement injuste et enfant je ne supportais pas cela, surtout qu’il n’y avait jamais d’échappatoire, jamais de remise en question.

            Par contre le manuel des Castors juniors était un de mes livres de chevet.

            Bruce, vas-y fonce. Je me souviens d’une histoire de Superman où il se retrouve impuissant et où les gens se sortent eux-mêmes, tout seul, de leurs situations dangereuses, ce qui le fait douter.

          • Matt  

            Non mais allez lire les Picsou de Don Rosa ! Picsou est développé comme un personnage complexe avec de bons côtés et hanté par son passé.

          • Eddy Vanleffe  

            les Don Rosa me tombent des mains….
            pour le coup, j’ai un schéma de pensée assez proche de celui de Tornado.
            j’ai beaucoup de mal avec l’anthropomorphisme. cette « forme » de graphisme, je m’assimile à des trucs vraiment enfantins et j’ai du mal à passer outre… ou alors avec un violent décalage (Canardo) ou quand c’est vraiment une tuerie (Usagi Yojimbo) sinon Disney, y’ a pas moyen.
            Je vais même dire que c’est précisément ça qui m’a mis au super héros. je me suis dit « AH des vrais gens », des être humains avec des vies amoureuses, des loyer à payer etc…
            J’ai évidement lu quelques Mickey Parade, mais je n’en garde aucune nostalgie à part pour UN volume: Donald fait fortune. le fameux bouquin où Donald passe tout le livre à essayer de trouver le truc qui lui fera gagner sa vie sans rien glander alors que Picsou n’hésite pas à l’expulser, le sous payer, le filouter. même les Rapetous sont plus humains…

          • Bruce lit  

            Je n’ai jamais aimé les histoires de Picsou et Mickey et leurs copains…
            Pour le coup, même enfant, je trouvais ça trop « infantile », toutes les histoires (de mémoire) se ressemblaient.
            Comme Eddy, j’ai tout de suite aimé les super héros qui m’apparaissait tout de suite plus adultes. Aujourd’hui encore, je ne suis pas sûr de m’intéresser à cet univers.
            Je pense avoir un vrai problème avec ça, même avec les histoires pour mes enfants ou la musique. Je ne supporte pas ces histoires de souris vertes qui se transforme en escargot, de petits lapins cachés dans le jardin ou de chocolat que maman fait en bas…. ça me rend dingue ! Au point que l’autre fois je leur ai balancé leurs disques de comptines et formulettes pour dormir et l’ai remplacé par un concerto piano de Ryuichi Sakamoto. Effet dodo garanti, à tel point qu’ils ne veulent plus me le rendre.

            Bon, après, c’est sûr que je vais pas apprendre Lady Marmelade à ma fille (encore que….), mais je ne supporte plus ces trucs d’apprendre des sornettes alors que le monde de la musique est si merveilleux et accessible à tous.

            @Cyrille : je ne connais que très peu ce compositeur, mais si tu le dis. La franchise Fallout est formidable. J’ai découvert plein d’artistes grâce à elle, notamment Peggy Lee et son fameux Johnny Guitar.

          • Jyrille  

            @Bruce : Tu devrais tenter les BO de Hans Zimmer pour Batman vs Superman par exemple. Et Gladiator évidemment !

            Je comprends ton agacement face aux comptines abrutissantes pour nos enfants (le plus fou, c’est les disques de reprise de standards du rock (même Smell Like Teen Spirit !) pour les tout petits… quel intérêt ?), déjà môme je trouvai ça insultant. En tant que moniteur, je n’ai jamais versé dans le gnangnan, je me suis toujours fait un devoir de prendre les enfants comme intelligents.

            Par contre j’adore les livres pour enfants. Pas tous évidemment mais je trouve qu’il est très compliqué de s’adresser spécifiquement à eux, et quand c’est réussi je suis en admiration.

          • Bruce lit  

            @Cyrille : je suis sans soute trop catégorique. C’est MON problème. Les histoires de Trotro, je peux pas alors que graphiquement c’est mignon comme tout. Je me sens juste incapable de lire ce genre de truc. Ce serait comme danser sur La danse des Canards.
            Il y a des livres pour enfants que j’aime beaucoup notamment ceux de Rebecca Dautremer.
            Zimmer : ah oui, Gladiator…C’était pas mal, oui.

          • Matt  

            En partant des Picsou de Don Rosa, on en arrive à les rapprocher de comptines abrutissantes…

            Je crois que je vais juste arrêter d’intervenir quand vous sortez des trucs qui me rendent dingues. Parce qu’à chaque fois ça va faire un débat bordélique.
            Mais rappelez vous qu’à la base ici vous prenez la défense de la pop culture et des super slips…alors bon…z’êtes un brin violent concernant les BD qui ne vous plaisent pas, hein.

          • Bruce lit  

            M’enfin, Matt….
            Je pense avoir un vrai problème avec ça, même avec les histoires pour mes enfants
            J’associe ma définition de l’enfance avec vos propos. Je n’insulte personne si ce n’est que je surfe sur ce qui a été dit sur ce que nous cherchions en tant que lecteur.
            Ne nous fachons pas le WE approche :)

          • Matt  

            Non mais j’suis pas faché. C’est juste que, corrige moi si je me trompe, tu as lu une vingtaine d’histoires de Picsou quand tu avais 10 ans sans savoir qui était les auteurs de ces histoires (car il n’y a pas que Don Rosa ou Carl Barks, il y a une multitude d’auteurs) et tu en as conclu que c’est pas bien.

            Je souligne juste que c’est pas tellement différent des gens qui affirment que les comics de super slips c’est des trucs débiles pour attardés^^ Ce sont des gens qui ont ouvert 3 comics et font des généralités.
            Ce serait un combe que la team d’ici qui veut briser un peu les apriori méprisants sortent des trucs du même genre sur d’autres BD, non ?

            Je sais que je démarre au quart de tour, que les provocations de Tornado me font tomber dans le panneau puisque je réagis bêtement sérieusement pour argumenter…mais bon si maintenant faut plus réagir et juste laisser des vannes fuser dans tous les sens…
            Désolé d’avoir envie de défendre aussi les trucs que j’aime hein^^

          • Bruce lit  

            Tu as tout à fait raison et j’attends d’en savoir plus sur ce que j’ai manqué enfant.
            Adulte, on a tendance à rejeter bêtement tout ce qui vient de chez Disney. Pourtant j’ai revu il y a deux mois Le livre de la Jungle avec Luna et j’ai adoré !
            Même la reine des neiges, je trouve ça bien :)

          • Matt  

            Pour ma part j’ai dépassé le stade de rejet^^ C’est quand j’étais ado et que je voulais faire style que j’suis grand que je ne parlais plus de Disney. Mais finalement c’est bien plus immature de tout rejeter bêtement plutôt que de regarder des trucs pour enfants^^
            J’ai des DVD de Disney, les longs métrages que je préfère, comme Mulan, Aladin, la belle et la bête, Taram et le chaudron magique (oui je l’aime bien pour sa noirceur celui là^^, même si Disney l’a rejeté)
            Et j’ai redécouvert les Picsou de Don Rosa que je lisais dans des Picsou magazine étant gosse, et c’est drôlement bien. Plein ‘histoires de chasse au trésor à travers le monde avec humour, références historiques authentiques, et un Picsou parfois plein de regrets, qui a laissé son amour de jeunesse lui passer sous le nez parce qu’il voulait surtout s’enrichir. Le reste de sa fmille pauvre qu’il aidait au début puis avec laquelle il a pris ses distances. L’histoire « une lettre de la maison » fait d’ailleurs renouer Picsou avec sa soeur après des embrouilles familiales quand il est devenu avare et accroc à ses richesses.

          • Bruce lit  

            un Picsou parfois plein de regrets, qui a laissé son amour de jeunesse lui passer sous le nez parce qu’il voulait surtout s’enrichir.
            Je te confirme n’avoir jamais lu ça dans mes Castors Juniors de l’époque.

          • Matt  

            Les Looney tunes, je n’ai jamais rejeté par contre. Et ça m’a joué des tours au collège où des emmerdeurs ont ouvert mon sac et trouvé une VHS de Bugs Bunny. Ah on s’est bien foutu de moi…
            Bon après le mec qui m’a ouvert mon sac est mort écrasé par un train plus tard dans l’année, alors euh…on va dire que je n’ai pas gardé de rancune vis à vis de ça…

          • Matt  

            @Bruce : Goldie, l’étoile du Nord, la roublarde du Klondike. Une voleuse qui s’est retrouvée à devoir vivre un moment avec Picsou dans sa cabane. Ils se sont détestés et puis aimés. Et il y a plein de jolis passages, comme lorsque Picsou renonce à une pépite d’or pour garder la mèche de cheveux de Goldie.

            Franchement les Don Rosa c’est génial^^

            http://dreamyquito.free.fr/Pages/saga/goldieogilt.htm

          • Jyrille  

            Matt, arrête de partir au quart de tour : je n’ai pas dit que je rejetais tout Picsou, cela fait des années que je lis dans des interviews d’auteurs bd que Carl Barks et Don Rosa sont des cadors. Je veux bien le croire mais je n’ai pas un très bon souvenir des Picsou, donc il se passera sans doute encore du temps avant que j’aie vraiment envie de m’y intéresser. Je sais désormais qu’il ne faut pas se forcer à étudier tel ou tel auteur ou telle mouvance ou tel style musical… il faut qu’il vienne à soi. Sinon on risque de le rejeter de toute façon.

            Les livres pour enfants je n’en connais pas autant que ça mais j’adorai les lire à mes enfants, même si bien sûr on est rapidement passé à Gaston, Léonard, Astérix puis Thorgal et le Petit Nicolas.

            Ce que je trouve super, c’est que même maintenant, mes enfants adorent régresser : cet été, on a encore écouté une compile de chansons de Disney qui appartient à Zoé (bon on a pas tout gardé mais il y en a quand même pas mal). Cela rend tout le monde joyeux ou rieur. C’est pas tout le temps, mais c’est marrant. Ecoutez donc Supercalifragilisticexpialidocious, c’est irrésistible de drôlerie. Maël me dit régulièrement qu’il aimera toujours se mater Les Aristochats, même étudiant avec ses potes.

            Du coup j’ai du mal à comprendre l’a priori de Tornado. Ou disons que je le comprends mais que je saisis également parfaitement la différence et que si je prends une histoire pour enfant à hauteur d’enfant, cela ne me dérange pas. Alors que si on me prend pour un débile, bd adulte ou pas, cela me rend furieux.

            Je le redis, mais pour moi, depuis près de vingt ans et avec Pixar en grande soeur, les dessins animés sont de meilleurs qualités pour les enfants qu’à notre époque, je trouve, en général. Pas toujours évidemment (beaucoup de mangas ont trop souvent les mêmes tics par exemple), mais ils ont une qualité d’écriture qui manquait dans les années 70 et 80.

            Quant à Tex Avery, on est tous fans à la maison.

          • Matt  

            « Matt, arrête de partir au quart de tour »

            Désolé m’sieur^^ Je le referai…euh…surement encore^^

            « Alors que si on me prend pour un débile, bd adulte ou pas, cela me rend furieux. »

            Voui, c’est chiant le jugement des gens en fonction de tes goûts. Peuvent pas s’occuper de leur cul, non ?

          • Jyrille  

            Ah mais je ne parle pas des gens, Matt, mais des auteurs. Ce que pensent les autres, j’en ai rien à carrer. Et c’est de pire en pire chaque jour.

            Enfin, non : seuls l’avis et les sentiments des gens qui comptent pour moi m’importe. Si je suis jugé par quelqu’un pour mes goûts, il est immédiatement rangé dans la catégorie des gens qui ne comptent pas. Les avis des autres, je ne sais même pas comment dire à quel point cela n’a aucune importance.

          • Matt  

            Ah…
            Bah j’suis pas sûr d’avoir déjà connu cette sensation qu’un auteur me prenait pour un con. A moins que tu prêtes des mauvaises intentions à un auteur qui manque juste de talent. Moi au pire je suis déçu par l’absence d’originalité, la manière de raconter, etc. Mais pris pour un con ? Je crois pas avoir lu un truc qui me donnait cette impression.

          • Présence  

            Ça me fait plaisir de lire ta réaction, parce que comme toi, je n’ai jamais eu l’impression qu’un scénariste me prenait pour un con.

          • Tornado  

            Et bien… C’est limite, mais alors limite ce que je me suis dit (« il me prend pour un con ») lors du dénouement de la série Nailbiter.

          • Jyrille  

            Lorsque les ficelles sont trop grosses, lorsque le scénario n’est pas cohérent, lorsque on appuie fortement sur des choses que l’on a comprises, lorsque des personnages apparaissent au petit bonheur la chance… c’est peut-être le manque de talent, le manque de temps passer à écrire, mais dans ces cas-là, je peux me dire (c’est rare mais ça arrive) que l’auteur croit que je ne comprends rien et que donc, il me prend pour un débile.

    • Présence  

      Non, je ne l’ai pas lu en VF Je me suis offert la réédition de 2017 de 2000 AD qui est dans un format plus grand que l’original, avec une bonne qualité de travail sur les couleurs. J’avais aussi la flemme de partir à la recherche des 4 épisodes parus chez Epic.

  • Tornado  

    Je disais juste ça pour rigoler en faisant de l’auto-dérision, hein… :)

  • JP Nguyen  

    Punaise : avec ses oreilles décollées, on dirait Jon Bernthal, le Punisher Netflixien !
    Je ne suis pas vraiment fan du trait de McMahon. Alors je passe, malgré la qualité du récit vantée dans l’article.

    • Présence  

      Les oreilles décollées et le nez carré m’ont effectivement demandé un temps d’adaptation. Les épisodes de Sláine qu’il a dessinés présentent des partis pris graphiques tout aussi tranchés.

  • Tornado  

    « Des scénarios plus violents et des dessins plus gore ou plus sexe ne sont pas synonymes d’un propos plus adulte. »
    Je prends la phrase de Présence comme j’aurais pu en prendre une autre pour énoncer mon désaccord :
    Je reste persuadé que c’est la forme et les thèmes qui rendent une histoire plus adulte. La manière de raconter est plus adulte si le ton est plus sérieux et plus dur. C’est logique quand même. Quant à certains thèmes, comme le sexe et la violence, ce ne sont pas des thèmes très enfantins, non ?
    Est-ce que vous ne confondez pas plutôt avec la « profondeur » des histoires ? Parce que oui, évidemment, certaines histoires pour enfants peuvent être beaucoup plus profondes que d’autres pour adultes qui seraient beaucoup plus creuses.
    Maintenant, moi je me sens davantage concerné par une histoire racontée à ma hauteur d’adulte, quand bien même elle est moins profonde qu’une autre racontée à hauteur d’un enfant de six ans (phrase que j’ai dû répéter un bon millier de fois). C’est la raison pour laquelle, oui, je me sens beaucoup plus en phase avec un Punisher dans le Bayou (que je n’ai pas lu, mais bon, c’est celui-là qui est invoqué, donc j’en garde le sujet…) qu’avec un X-men par Stan Lee & Jack Kirby qui, même avec sa toile de fond et son 2ème niveau de lecture, ne me parle pas avec sa voix d’enfant et son sa forme très mauvaise.
    En revanche, oui, mille fois oui : Je me sens également concerné par un Tintin, un Astérix ou un Picsou par Carl Barks ou Don Rosa, car là, en revanche, c’est raconté avec une élégance qui rend l’histoire universelle.

    • Matt  

      Ben disons que pour moi le terme « infantile » n’est pas du tout compatible avec « profondeur » de quoi que ce soit. Infantile = con. Donc si tu parles d’infantilisme, je pense directement que tu reproches l’absence de tout propos intelligent ou profond.

      « c’est la forme et les thèmes qui rendent une histoire plus adulte »

      Oui. Mais les thèmes adultes il y en a dans les comics old school pour enfants/ados. Pas traités de manière forcément super complexe, mais « infantile » n’est pas compatible avec ça. Même si la forme ne suit pas, je suis d’accord^^

      Et puis pourquoi reprocher à des BD jeunesse d’être pour la jeunesse ?
      Que tu préfère lire autre chose avec du cul et du gore, y’a pas de souci, hein.^^ Mais comme tu le dis ça peut aussi être couillon et dépourvu de profondeur, même si c’est « pour adultes »
      BD pour adultes ou BD adultes, est-ce la même chose ?^^
      Si on n’est pas d’accord sur les expressions déjà, c’est sûr qu’on ne se comprendra pas.

    • Présence  

      Je me sens davantage concerné par une histoire racontée à ma hauteur d’adulte, quand bien même elle est moins profonde qu’une autre racontée à hauteur d’un enfant de six ans. – Je trouve cette reformulation très claire. Par ricochet, ça m’incite à m’interroger sur ma propre approche de la lecture. Qu’une histoire de superhéros soit racontée de manière enfantine ne me dérange pas ; ça fait même partie de mon horizon d’attente. Une histoire de Spider-Man repose sur le postulat que lorsque quelqu’un est piqué par une araignée radioactive, il peut acquérir des superpouvoirs. C’est intrinsèquement enfantin, et même infantile. Ce n’est pas vrai, ça ne respecte pas les lois élémentaires de la biologie, etc.

      Dans le même temps, chaque histoire inscrite dans un genre avec des conventions (horreur, western, science-fiction, fantastique, etc.) utilisent des clichés enfantins, des éléments ou des situations dont le lecteur sait qu’ils n’existent pas, une approche de la réalité volontairement distordue, codifiée, simplifiée, ce qui n’empêche pas les thèmes adultes ou les propos construits, les explorations profondes d’un thème.

      L’usage de la violence dans les comics de superhéros, parfois avec un degré de sadisme élevé, n’est pas un indicateur d’un récit pour adulte, juste un usage d’une convention de genre déconnectée de la réalité : pas de sang, pas de séquelles, pas de période de convalescence, pas de traumatisme psychologique, etc. Ce décalage a fait l’objet de nombreux récits de déconstruction du genre dans les années 1980, en particulier avec Alan Moore (avec une forme plus sophistiquée), mais déjà avant avec Dennis O’Neill ou Steve Gerber. Le propos (forme + fonds) peut être malhabile (et pas seulement tout public), mais il est présent, ainsi que parfois un degré de sincérité qui supplante la forme (Steve Gerber).

      Je crois que je comprends mieux qu’un lecteur puisse dire que ce récit n’est pas pour lui du fait de la forme, comme il peut ne pas vouloir se plonger dans les récits abordant un type de thème, ou appartenant à un genre donné.

      • Tornado  

        Oui, c’est ça. Je suis d’accord aussi lorsque j’entends que le grim’n gritty bourrin c’est encore plus débile parce que ça se donne des airs adultes, alors que les thèmes sont les mêmes que ceux du old-school, sans même un 2nd niveau de lecture.

        Le old-school pour les gamins. Est-ce que je trouve ça con ? Ben oui. Parce que c’est enfantin, et en plus c’est mal écrit. Raison pour laquelle j’en suis arrivé à cet « infantile ». Mais, rolalah… me revoilà encore sur la même discussion encore et toujours…
        J’aurais dû me taire, tiens… (je voulais juste lancer une blague gimmick sans penser à « Super-Matt » qui me tomberait dessus) ^^

        • Eddy Vanleffe  

          Pour le coup, vous ne m’en voudrez pas de ne plus participer à ce versant de la conversation… :)

          • Tornado  

            Oui. je ne sais pas comment je peux me laisser embarquer à chaque fois alors que, désormais, on a tous bien compris que chacun avait sa propre grille de lecture et qu’aucun de nous n’était plus bête ou plus intelligent (ou n’en avait une plus grosse) qu’un autre ! Sacré Matt, va ! :D

          • Matt  

            Y’a pas un smiley en forme de doigt d’honneur ? Merde…^^

            J’y peux rien si j’ai été piqué par un avocat radioactif.

            Et z’y connaissez rien à pas aimer Don Rosa, voilà !

  • Matt  

    Bon si JP ne fait pas d’autre article sur Don Rosa, je vais devoir y réfléchir moi. Surtout qu’il y a une histoire encore liée à la jeunesse de Picsou dont JP n’a pas parlé « une lettre de la maison »

  • Jyrille  

    Je ne connaissais pas du tout, mais les scans font bien partie de la période où cette bd a été conçue. A première vue, elle me rappelle la série Clarke et Kubrick de Alfonso Font (https://www.bedetheque.com/serie-5061-BD-Clarke-et-Kubrick.html), y compris au niveau du trait.

    J’y jetterai un oeil à l’occasion car cela m’intrigue un peu, même si cela ne semble pas être un must have (il faudrait d’abord que je trouve du Chaykin, du Wrightson…).

    La BO : bien vu ! Cela me semble assez inspiré des travaux de Hans Zimmer pour les films DC. Mais c’est peut-être l’inverse…

    • Présence  

      Je ne connais pas la série Clarke & Kubrick. Si tu veux essayer une histoire écrite par John Wagner & Alan Grant, je te conseille plutôt Judge Dredd Démocratie, également publié par Delirium, avec un article disponible sur Bruce Lit.

      • Jyrille  

        Je ne sais plus quelles autre séries à fait cet auteur mais tu en as déjà peut-être lues dans les pages de Fluide Glacial y a longtemps…

        Merci pour le tuyau, je note !

  • JP Nguyen  

    @Matt : vas-y fonce, fais nous un autre article sur le Picsou de DOn Rosa. Je n’ai pas lu l’épisode que tu mentionnes. J’en ai eu de bons échos mais les « intégrales » Don Rosa sont un peu chères et je priorise d’autres achats dans mon budget.

    @Présence et Matt : ben si, moi ça m’est arrivé, d’être révolté par l’écriture/la construction d’une intrigue, de me sentir insulté et pris pour un con.
    Quand Bendis, dans Daredevil End of Days, utilise les dernières paroles de Matt Murdock « Mapone » pour dérouler toute son intrigue et qu’on découvre ce que ça veut dire… C’est ultra pourri de chez pourri.
    SPOILER
    C’est le nom de la fille cachée de Matt et ça suffit pour que Bullseye, désespéré, se suicide…
    END OF SPOILER
    Ca n’a pas de sens !
    Et attention, je fais bien la différence avec les auteurs qui adoptent une caractérisation à laquelle je n’adhère pas. Dans ces cas là, je n’aime pas mais c’est subjectif.
    Quand une intrigue est mal fichue, que le personnage A se retrouve dans une situation puis une autre sans rapport, que B est l’allié de C puis subitement l’ennemi, mais avec une explication bidon etc… Quand les intrigues sont totalement illogiques et que j’ai l’impression que l’auteur me dit, m’en fous, ça va quand même passer, alors oui,, je me sens pris pour un con.
    Fort heureusement, ça ne m’arrive pas souvent. Mais ça arrive.

    • Matt  

      Ah avec Bendis ça peut arriver peut être^^ J’ai pas lu ce que tu mentionnes.

      • Eddy Vanleffe....  

        Je ne me sens jamais vraiment pris pour un idiot par une intrigue malgré sa forme. je viens de relire Fantastic Four 51 « This man, this monster » par exemple. c’est cousu de fil blanc, et c’est assez « facile et enfantin ». mais c’est fait avec cœur. Je veux dire que Stan Lee est sans doute pas le meilleur, mais il fait de son mieux. avec le résultat qu’on interprête comme on veux. Cet épisode fait d’ailleurs l’objet d’une étude particulière de la part de Peter David dans « Writing for comics » qui m’avait assez bluffé à l’époque.
        Par contre, j’avoue être un peut dérangé par un auteur qui dégueule de mépris envers son public…
        Imaginez Motrorhead qui refus de jouer Overkill, et qui fait du Mozart à la place parce que le rock, vous comprenez c’est que trois accords pour débiles. le public hue, et le groupe répond: vous n’êtes que des attardés qui ne savez pas vous adapter. allez on s’en fout: « Cosi Van tutte ».
        Ca arrive parfois avec Bendis…surtout quand ce qu’il propose n’est pas si géant que ça.
        ceci dit: Je viens de relire Spider-Men également et c’est très émouvant. l’intrigue super héroïque s’efface derrière les « actes manqués de Peter ». et il s’est sorti les doigts…

  • Tornado  

    En ce qui concerne le dénouement de Nailbiter, dont je parlais plus haut, le scénariste n’arrive pas à cacher qu’il a lancé son intrigue hyper alambiquée sans avoir une quelconque idée au départ de comment il la démêlerait. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Et pour le coup, il se lance dans une explication complètement capilotractée d’une rare nullité. Là, franchement (et ce n’est pas Bruce qui va me contredire), je me suis senti un peu pris pour un con parce que, effectivement, il y va sans vergogne.
    Je sais que Présence à quand même aimé parce que c’est dans sa nature de prendre les choses avec davantage de philosophie. Avec davantage de pragmatisme et de bienveillance. Mais quand même, cet écart entre « promesses » et « résultat », c’est vraiment limite parfois.

    • Matt  

      Moui je vois. Un peu comme les explications dans X-files. Ou plutôt les constants aller-retours et explications variées qui ne vont nulle part.
      Mais je ne sais pas si c’est pour prendre le lecteur pour un con ou si c’est juste qu’ils ne savent plus quoi faire et tente des trucs maladroits en panique^^

    • Présence  

      Dans ce cas-là, je dirais qu’il s’agissait plutôt de pragmatisme. Joshua Williamson construit son récit sur la base de ces situations extraordinaires et horrifiques (une ville générant des tueurs en série) sans ambition de commentaire social ou psychologique. Il ne me semblait pas capable de proposer une sorte de solution qui s’apparenterait à une révélation, à déchirer une sorte de voile des illusions.

      Pour cette série, je choisirais la maladresse plus que la panique. Il avait une direction globale pour une sorte de thriller rapide. Le succès l’a conduit à insérer des chapitres supplémentaires faisant gonfler ce qui n’avait été conçu que comme un film de série B. Pour que la révélation finale soit à la hauteur du suspense, il faut un auteur du calibre d’Alan Moore, surtout pour des lecteurs adultes et chevronnés comme nous.

    • Matt  

      C’est vrai que moi, un auteur ne m’énerve pas à moins qu’il fasse de la rétro-continuité qui crache à la gueule d’une ancienne bonne histoire d’un autre auteur. Imaginons un mec qui aurait déclaré que durant « la dernière chasse de Kraven » Peter ou Kraven était un Skrull et donc il n’y a pas eu de traumatisme vécu ou Kraven n’est pas réellement mort, etc.
      C’est pire que de juste ressusciter un perso. Si on le ressuscite…bon…qu’on aime ou pas l’idée, ce n’est pas un concept qui vient annuler un truc qui a eu lieu précédemment. Mais je crois qu’il faut qu’un auteur ne se prenne vraiment pas pour de la merde pour décider qu’il va « améliorer » ou modifier une histoire précédemment écrite par un autre à cause de révélations débiles. « ha ha, vous savez cette histoire vachement bien que vous aimez ? Ben elle n’a jamais eu lieu ! C’était des Skrulls et puis y’a Mastermind qui a créé une illusion géante et tel perso n’a jamais existé, etc.)
      ça c’est un truc qui m’énerve.

      Il y a aussi les twists et les révélations de fin d’histoires qui peuvent parfois rendre l’histoire MOINS intéressantes, mais elles sont là parce que l’auteur semble plus préoccupé par l’idée de surprendre le lecteur que raconter un truc cohérent. C’est plus répandu dans les films là, mais c’est un truc qui peut m’énerver.
      Dans les deux cas, ce sont des décisions qui sont là pour surprendre ou choquer, et pas du coup raconter un truc intéressant. Je pardonne beaucoup moins ces coups de buzz qu’un auteur qui ne sait plus trop comment finir son histoire car là on peut lui accorder le bénéfice du doute qu’il ne cherche pas à prendre quiconque pour un con mais qu’il s’est fourré dans une situation dont il ne sait pas trop se sortir. Et donc il cherche une explication mal fichue.

      • Présence  

        Grâce à ton exemple très bien choisi (La dernière chasse de Kraven), je m’aperçois que je partge entièrement ton avis sur ce point-là. Je suis en train de lire des épisodes de la série Avengers: The initiative qui se déroulent pendant Secret Invasion et je prends mieux conscience du bazar que Bendis a mis avec ces personnages qui finalement n’étaient que des skrulls pendant plusieurs années.

        • Matt  

          Je ne me suis jamais renseigné pour savoir quels persos avaient été déclarés Skrulls parce que je sis que ça m’aurait énervé.
          Je sais que SPider woman en était une. Mais je n’ai pas lu ses aventures donc je ne sais pas trop ce que ça a comme conséquences.
          Elektra aussi, et là déjà ça voudrait dire que la Elektra que croise DD dans le run du même Bendis (!!) était une Skrull…(elle ne fait qu’une rapide apparition cela dit)
          Et j’imagine que ça fout des incohérences pas possibles dans d’autres séries, mais je ne veux même pas le savoir.

          Bendis a fait des dégats aussi dans ses X-men selon Bruce. Je ne les ai pas lus mais il a retconné God loves man kills ou ce genre de truc, juste le temps d’un épisode parce qu’il ne savit pas quoi raconter d’autre.
          ça, c’est énervant ! Bien plus qu’une intrigue un peu mal fichue qu’on peut mettre sur le compte d’une simple maladresse sans volonté de tout modifier et réécrire comme un opportuniste qui a pris la grosse tête.

        • Matt  

          Et j’ajouterai d’ailleurs que j’ai fini par suivre le conseil de Tornado qui me disait il y a un an ou deux que je me sentirais mieux en virant les machins que je ne garde que pour des soucis de continuité^^
          J’ai bazardé secret invasion parce que c’est naze et que je le gardais juste pour « comprendre » les trucs qui gravitent un peu autour (le Iron Man de Fraction qui se passe durant le dark reign, les Thunderbolts de Ellis, un peu le Thor de JMS aussi)

          Mais bon au final mieux vaut récupérer un peu de place. Et puis si j’oublie dans 10 ans pourquoi Osborn a été le patron un moment, ben…déjà c’est que je serais devenu sénile…et puis j’irai sur Google^^
          Les seuls events que j’ai c’est Civil War (juste le premier tome pour l’idée générale) et House of M parce que je les aime bien. Siege, Secret Invasion, Avengers vs X-men et tout ça…dégagés de mes étagères !

  • PierreN  

    « Quant à Tex Avery, on est tous fans à la maison. »

    Et vous avez bien raison. ^^
    Je regrette de m’être séparé du coffret dvd les contenant…

  • PierreN  

    De toute façon les Skrulls constituent une solution narrative digne d’un couteau suisse parfois, soit pour redonner un semblant de cohérence soit pour retconner :

    -Silver Surfer est présent au chevet de Mar-Vell alors qu’il devrait être incapable de quitter la Terre ? Pour mieux retomber sur ses pattes en terme de continuité, Il s’avèrera qu’il s’agissait d’un Skrull (alors même qu’un général Skrull non-camouflé avait visité le Kree mourant pour lui délivrer une médaille honorifique).

    -DeFalco n’est pas fan de l’idée de la romance entre Johnny Storm et Alicia Masters, l’ex de Grimm (un couple établi depuis Byrne et marié à partir du #300) ? Allez hop, dès que son run commence, il se charge de ce cas-là en priorité, en révélant que cette Alicia n’est autre qu’une Skrull (Lyra), infiltrée aux côtés des FF depuis la fin de Secret Wars (date du début de l’exil volontaire de la Chose dans le Battleworld).

    Ces derniers temps chez CBR, Brian Cronin est revenu sur certains de ces cas rétroactifs (Pourpoint Jaune, Nebula) et autres explications alambiqués, typiques des comic-books mainstream.

    • Matt  

      Voilà, et Peter David, même s j’aime bien sa façon d’écrire, ça me fait chier qu’il ait décidé de retconner complètement le run de Bruce Jones sur Hulk. Sur son blog, il ne cachait pas le fait qu’il n’aimait pas ce que faisait Bruce Jones.
      Sauf que les auteurs sont censés jouer le jeu. Si tout le monde déclare que les histoires des auteurs précédents, « en fait c’est jamais arrivé », plus rien de tient debout.

      Je n’appellerai pas forcément ça prendre le lecteur pour un con, mais en tous cas il faut une certaine dose de vanité ou une absence de respect pour les autres auteurs pour effacer des anciennes histoires du canon narratif.

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