L’Oncle Sam a les crocs

American Vampire par Scott Snyder, Stephen King et Rafael Albuquerque

Comme vous avez de grandes dents, une couverture alléchante

Comme vous avez de grandes dents, une couverture alléchante © Vertigo

VO : Vertigo

VF : Panini, Urban

AUTEUR : SONIA SMITH

Dans le cadre de son spécial 500, Bruce Lit est heureux d’accueillir Sonia Smith, bien connue du facebook du blog qu’elle a toujours soutenue quotidiennement. 

C’est la première femme a écrire une review ici, ce qui est déjà un événement en soi et ce dont je rêvais depuis longtemps.

Sonia est archiviste dans la vraie vie et a son propre blog où elle liste l’importance des archives dans les œuvres de fictions. Et preuve que les femmes sont décidément plus productives que les hommes, Elle officie également pour deux autres blog ComicsOvore et Planète BD et ce qui est touchant, c’est qu’elle meurt de trac de publier chez Bruce Lit ! 

Et pour ne rien gâcher elle écoute du rock notamment Patti Smith.  Autant dire que son invitation allait de soi !  Roulement de tambour…..Ladies & gentlemen : Sonia Smith !! 

Welcome to America – des ambiances historiques reconstituées avec soin

Welcome to America – des ambiances historiques reconstituées avec soin © Vertigo

Alors que le monde se remet à peine des vampires à la sauce Twillight, à peine pubères baignant dans des amours sirupeuses, le duo de choc formé par Scott Snyder et Rafael Albuquerque va révolutionner la figure des Immortels aux grandes dents. Loin de reprendre une énième fois les histoires de Vlad l’Empaleur venu des Carpates, American Vampire permet une adaptation de cette mythologie européenne au Nouveau continent et offre une grande saga syncrétique où les mythes américains se mêlent à ceux du vieux monde dans une nouvelle interprétation de la théorie de l’Evolution appliquée aux vampires. Pour ressusciter un tel mythe, Snyder s’est adjoint un coscénariste de choix : le grand connaisseur des légendes américaines, le maître de l’horreur Stephen King, l’auteur de la préface et l’inventeur des origines de Skinner Sweet, le premier vampire américain.

Afin de parcourir l’histoire américaine, Snyder et Albuquerque ont choisi un parti pris chronologique qui entraîne leur lecteur de la fin du XIXe siècle à nos jours. En France, la série, éditée dans la collection Vertigo classique, compte à ce jour sept volumes qui nous emmènent jusqu’aux années 1960. Si American Vampire suit le destin de quelques protagonistes principaux, la saga est aussi celle de la construction des Etats-Unis à l’époque contemporaine, les vampires étant une sorte de métaphore évoquant la lente mutation de quelques colonies en un Etat moderne…vampirique.

Une atmosphère sombre pour vampires assoiffés

Une atmosphère sombre pour vampires assoiffés © Vertigo

Tout commence en plein Far West dans les années 1880 où l’agence Pinkerton, à la solde d’une banque aux actionnaires plus qu’étranges, pourchasse un hors la loi nommé Skinner Sweet, auteur d’un casse sans précédent. Sweet, condamné à mort, tente de s’échapper et finit écharper par un banquier obèse allergique à la lumière qui n’est autre qu’un vampire européen dissimulé parmi les humains. Ayant émigré comme de nombreux européens, les vampires originaires du vieux continent se sont fondus dans la masse et s’emparent du pouvoir économique. L’analogie entre vampirisme et capitalisme est clairement assumée par Snyder tout au long de la saga et apparait dès le début de ce premier volume.

Ayant laissé Sweet mort et enterré et même immergé puisque le village dans lequel repose le bandit a été enseveli sous des mètres cubes d’eau, les vampires européens s’apprêtent à se partager l’Amérique et ses richesses…C’est sans compter avec le retour de Skinner Sweet que la morsure de son adversaire a transformé en un vampire d’une nouvelle sorte, résistant au soleil, dont on découvre l’étendue des pouvoirs petit à petit. Skinner Sweet semble donc être le premier représentant de la nouvelle espèce des vampires américains. Notre nouveau personnage à dents crochues part faire un carnage et se venger de ceux qui l’ont fait passer de vie à trépas provoquant un bain de sang. Sa vengeance aura des conséquences inattendues dans les volumes suivants.

La « résurrection » de Skinner Sweet

La « résurrection » de Skinner Sweet par Bernie Wrighston © Vertigo

Lorsque Skinner Sweet se réveille d’entre les morts, le monde a changé et basculé dans le XXe siècle. Outre l’argent, un nouveau miroir aux alouettes mène l’Amérique : le cinéma qui attire déjà les midinettes en mal de célébrité. En 1925, la fin du cinéma muet voit aussi celle de la jeune Pearl Jones, littéralement déchiquetée par les producteurs d’Hollywood qui sont eux aussi des vampires européens qui ont investi dans la nouvelle poule aux œufs d’or que représente le Septième Art. Là encore, on peut y voir une allégorie d’un cinéma qui dévore ses enfants et détruit les espoirs d’une multitude de jeunes gens aspirant à la célébrité.

Pourquoi Skinner Sweet offre-t-il une deuxième vie à Pearl ? Amour ? Désir ? Volonté de ne plus se sentir seul de son espèce ? Que feront les deux représentants de l’étape supérieure de l’évolution vampirique ? Ennemis, alliés, quels peuvent être les choix de vie de ces êtres immortels et presque invincibles face à des adversaires déterminés….

Pearl Jones connait un réveil…difficile

Pearl Jones connait un réveil…difficile © Vertigo

Sur le plan graphique, on apprécie l’unité malgré l’apparition de plusieurs dessinateurs aux côtés de Rafael Albuquerque. Ce dernier offre un style nerveux, puissant qui colle parfaitement à ce récit vampirique au rythme soutenu. Une mention spéciale pour le talentueux coloriste Dave Mc Caig qui sait rendre avec justesse la chaleur du désert mexicain, éclabousser le lecteur du sang des vaincus ou l’entrainer dans de sombres bas-fonds où seuls des yeux inhumains vous fixent d’un air avide.

Evidemment, on n’échappe pas aux histoires d’amours impossibles entre humains et vampires, aux naissances d’hybrides et aux jeux de quenottes déchiqueteuses mais tout est tellement bien amené que rien ne parait déplacé. Aucun manichéisme dans American Vampire, tout est affaire de luttes des espèces pour leur survie et leur suprématie. Au fur et à mesure des volumes, l’histoire américaine se déroule sous nos yeux et l’on assiste à la création de Las Végas, fameuse cité du Péché ou à la bataille du Pacifique où d’étranges créatures asiatiques menacent les forces alliées. Au fil des tomes, de nouvelles espèces vampiriques apparaissent et l’on apprend que Skinner Sweet n’est pas forcément le premier à être issu du continent américain. Un groupe étrange fait son entrée : l’ordre des Vassaux de Vénus qui a pour mission d’éradiquer les vampires…ou de les recruter dans ses rangs.

un road movie avec un vampire sosie d’Elvis

Un road movie avec un vampire sosie d’Elvis © Vertigo

Scott Snyder sait enchainer les rebondissements, introduire de nouveaux acteurs et tisser des liens complexes entre les personnages sans faire perdre de son intérêt au récit tout en continuant à suivre un fil conducteur à travers les trajectoires de ses deux personnages principaux que sont Skinner Sweet et Pearl Jones. Peu à peu, une immense généalogie vampirique se tisse au fil des volumes et d’un groupe qu’on pensait unique – les vampires issus des mythes européens – émerge toute une variété d’espèces et de sous-espèces surprenantes et dangereuses.

Cette introduction progressive de cette mythologie complexe est très habile de la part de Snyder car elle permet de renouveler sans cesse l’intérêt de la série qui ne s’essouffle pas. L’introduction des Vassaux de Vénus permet également de sortir d’une simple lutte entre crochus. On est loin d’une simple baston qui déterminerait qui mordrait le plus fort. American Vampire est un grand jeu de manipulation dont on ne sait qui sortira vainqueur et surtout dont on devine parfois mal qui manipule qui et dans quel but.

Skinner Sweet et Pearl Jones : un duo ambigu

Skinner Sweet et Pearl Jones : un duo ambigu © Vertigo

American Vampire est donc une série qui renouvelle en profondeur les récits de vampire ce qui fait un bien fou après toutes les mièvreries pour adolescents subies ces dernières années. L’idée de lier la chronologie américaine au récit principal est vraiment excellente et ne verse pas dans un complotisme bon teint qui pourrait nuire au propos d’ensemble.

Bref, American Vampire pourrait être pour les vampires ce que Walking Dead est pour les zombies, une profonde relecture d’une mythologie qu’on croyait épuisée mais contrairement à la série de Kirkman, American Vampire ne montre pour l’instant aucun signe de ralentissement et continue à explorer le monde des ténèbres à un rythme soutenu.

28 comments

  • Bruce  

    « Special 500 » 2 /6
    Pour la suite de son crossover interblogs, Bruce Lit a la joie d’accueillir sa première femme dans l’équipe : Sonia Smith. Elle nous parle d’American Vampire de Scott Snyder coécrit avec un certain Stephen King. Loin de l’ambiance midinette façon Twilight, il s’agit ici d’écrire une saga vampire équivalente à ce que Walking Dead est aux zombies. Un article à croquer chez Bruce Lit.

    La BO du jour : à la fois homme et femme, fascinant et répugnant, romantique et violent, Marilyn Manson répond à tous les critères vampiriques http://www.dailymotion.com/…/x26odw_marilyn-manson-if-i…

  • Présence  

    Bienvenue Sonia Smith, et merci beaucoup pour cet article détaillé et argumenté.

    Jusqu’ici j’ai résisté à l’appel de cette série, bien qu’elle soit publiée par Vertigo. Je n’apprécie pas le Batman de Snyder, et j’avais trouvé son premier récit horrifique « Severed » (dessiné par Attila Futaki), particulièrement plan-plan.

    Aucun manichéisme + grand jeu de manipulation – C’est très agréable et enrichissant de bénéficier d’une présentation claire et structurée de ce qu’est ce récit, et de ce qui en fait sa spécificité. En tout cet article m’a convaincu de tenter la série.

    • Sonia Smith  

      Merci Présence,

      Je n’ai pas encore testé Severed ni le Batman de Snyder. j’espère que tu ne seras pas déçu par American Vampire. J’avais vraiment une appréhension car les histoires de vampires m’ont toujours parues un peu « cucul » (sauf l’histoire du comte Wampyr dans Photonik mais qui reste classique), mais là, ça vaut le détour.

  • Bruce lit  

    Yeah ! Une fille, enfin !!! Ouvrez les fenêtres, sortez les pizzas et jetez les bières les copains !!!
    Euh….tu veux un café, tu es bien assise Sonia ? Ce fut un vrai plaisir que de collaborer si vite et si bien Sonia, Thanx !

    En préparant ton article , je me suis laissé convaincre en, avant première et ai acheté le premier tome.
    Le + : une ambiance, des personnages bien marqués, de très bons dialogues.
    Le – : les alternances 20 years ago, Now ! que je n’ai jamais supporté. Le récit constamment et artificielement saucissonné entre Flashbacks et action présente. Pour l’instant je ne vois pas trop le rapport entre l’histoire de l’amérique et celui de ses vampires si ce n’est que les vampires européens sont des snobs et que l’américain est un voyou.
    J’ai bien aimé mais j’espère que le récit décolle par la suite !
    Merci en tout cas pour cette découverte.

    • Sonia Smith  

      Merci encore Bruce. Les alternances cessent dans les volumes suivants ou sont moins fréquentes, ce qui est effectivement un peu plus confortable à la lecture. Le rapport avec l’histoire de l’Amérique est en fait une question d’ambiance, chaque tome est ancré dans un période historique précise et si on ne fait pas forcément référence à des grandes dates de l’Histoire, on est à chaque fois plongé dans une période clef. J’ai bien apprécié pour ma part, le volume sur les années 50 par exemple.

  • Sonia Smith  

    Un grand merci à Bruce de m’accueillir ici, quelle belle présentation pour ce lancement !! J’espère vraiment être à la hauteur et ne pas trop décevoir les lecteurs habituels

  • Tornado  

    Toute la série American Vampire dort sur mes étagères !

    Merci à Sonia, (et bienvenue chez Bruce Lit !) qui me conforte dans l’idée que j’ai bien fait d’investir aveuglément dans cette série.
    Le dessinateur Rafael Albukerque a travaillé chez nous pour la mini-série « Elle » (dort sur mes étagères), sur un scénario d’Elie Chouraqui !
    http://www.bedetheque.com/BD-Elle-Soleil-Tome-1-Le-tesson-d-Amenartas-112943.html

    • Bastien  

      Bonjour,
      Dans ton lien c’est Alberto Jimènez Alburquerque qui est dessinateur alors que pour American Vampire c’est Rafael Albuquerque, je crois que ce sont deux personnes différentes. Par contre attention dans le titre il y a une coquille sur Albuquerque.
      Bonne journée.

  • Bastien  

    Bonjour,
    Merci pour cet article qui présente très bien cette série que j’aime beaucoup.
    Pour Bruce tu ne trouveras les flashback que dans ce premier tome.
    Ce sont d’ailleurs ces flashback qui sont écris par Monsieur Stephen King.
    J’ai juste trouvé la remarque sur Walking dead un peu dure, car même si il y a des passages un peu plus lent et moins inspirés la série en est à plus de 140 épisodes alors que American Vampire en est à une quarantaine d’épisodes (si il s’était déjà essoufflé ce serait inquiétant).
    En tout cas merci pour l’article.
    Bonne journée.

    • Sonia Smith  

      Merci à toi Bastien,

      Pour Walking Dead, qu’on s’entende, j’adore cette série, j’avais juste trouvé que les derniers tomes manquaient un peu de souffle, mais elle semble reprendre un bon rythme et ça me va :-), je lui reste fidèle malgré tout car cette série a, elle aussi, dépoussiéré le mythe zombie avec brio.

      Bonne journée également

      • Bastien  

        Bonjour,
        On est entièrement d’accord et le seul mal que je souhaite a American Vampire c’est d’avoir la longévite de Walking Dead qui est une référence pour une série indé.

        Bonne journée.
        P.S : J’ai peut être des tournures de phrases qui sont malheureuses mais j’espère que tu n’as pas pris ma remarque comme une agression car ce n’était pas le but.

        • Sonia Smith  

          Pas du tout, tes tournures sont parfaites et c’est vrai que c’est un peu sévère comme constat de ma part, mais j’aime vraiment Walking Dead et à un moment j’étais presque lassée. Par contre, je trouve que le dernier volume a bien remis la série en selle et ça me fait plaisir 🙂

  • Bruce lit  

    La coquille est corrigée.
    @Bastien : il est impossible de se sentir agressé par un garçon si poli !

    • Sonia Smith  

      Et sur le fond Bastien a tout à fait raison !! Merci pour la correction Bruce 🙂

  • JP Nguyen  

    Voilà un article très clair avec une certaine recherche dans l’écriture… Certaines tournures de phrases sont très élégantes. Mais rien n’y fait pour moi : je suis allergique aux Vampires. Excusez moi de passer mon chemin.

    • Sonia Smith  

      Une allergie peut se concevoir :-), bonne route sur d’autres chemins tout aussi passionnants et merci pour ta lecture et tes compliments

  • Jyrille  

    Et bien et bien, ça c’est du bel article ! J’en ai quelques-uns en retard, mais je voulais de suite saluer celui de Sonia ; j’ai en effet lu les deux premiers tomes de cette série mais depuis je n’ai pas eu le temps – les prêts nécessaires – l’investissement pour continuer la série. Il est vrai qu’en préface, Stephen King disait vouloir remettre le vampire à sa place, celle du chasseur. Et comme tu le dis si bien, ça fait un bien fou !

    Je ne vois pas pourquoi tu stressais, ton article est super, Sonia, et il me donne envie de vite lire la suite tant son parti-pris dans son discours tant que dans sa forme semble pertinent. Merci !

    • Sonia Smith  

      Merci Jyrille, c’est un peu grâce à toi si cet article a pu voir le jour ;-).

      • Jyrille  

        Ah bon ? Content alors ! 🙂

  • Matt  

    Ouah les mecs arrêtez de faire les beaux devant la dame !
    Ahem…pardon.
    Article très intéressant. ça donne envie de tenter la série. Mais j’ai un peu peur de sa longévité. Je ne supporte pas quand c’est sans fin.
    Et une autre raison sans doute plus bête : je dessine moi-même des BD sur les vampires à titre perso comme ça, sans prétention de publier (je n’estime pas avoir le niveau, c’est surtout du loisir)
    Et ça me détourne des films et BD de vampires, alors qu’on pourrait croire que j’y puiserais toute mon inspiration. Ben non ! En fait j’évite de lire des trucs sur les vampires de peur de constater que tout ce que je raconte a déjà été dit^^ (ce qui est surement le cas, le mythe du vampire et leur immortalité avec toutes les conséquences que cela peut engendrer sur leurs relations avec des humains ou avec le monde en lui-même qui change, ça a déjà été sucé jusqu’à la dernière goutte par de nombreux auteurs si je peux me permettre)

    Je l’avais dit, c’est une raison un peu bête. Je pourrais au contraire voir ce qui existe et essayer de m’en démarquer. Mais le truc quand on fait ça pour le plaisir, c’est qu’on a aussi envie de raconter à sa façon des trucs déjà dits sans s’imposer des contraintes sous prétexte que des mecs ont eu l’idée avant.

    Reste que les personnages, la façon de raconter, ça joue aussi bien sûr. Mais j’ai pas trop envie de constater que des gens font ça mieux que moi^^

    Mais bon je raconte ma vie, là.
    Merci pour cet article en tous cas. Avant de le lire, j’avais toujours pensé que c’était une série qui surfait sur la mode des vampires qui a sévi (à cause de…argh…Twilight, mon dieu ! Bon sang, d’ailleurs c’est bon de lire une fille qui n’aime pas Twilight ! Ouais, parait que y’en a plein mais…pas dans mon entourage).
    Même si ça paraissait plus violent, ça ne m’attirait pas. Ok avec des vampires, c’est mieux quand il y a du sang. Mais s’il n’y a que ça…bof ! Et c’est ce que j’avais cru. Que c’était une série creuse et violente. Sans doute à cause des images mises en avant qui ne laissaient pas trop penser à des complots et manipulations, mais à une orgie de combats.
    ça me rassure un peu, mais je doute de tenter l’aventure au final.

    • Sonia Smith  

      Matt, je comprends tout à fait qu’écrivant sur un sujet tu n’aies pas envie d’être influencé ou « pollué » par des lectures qui pourraient orienter ton écriture, je pense que je ferais comme toi si j’avais quelque talent scénaristique.

      Il y a certes des combats dans cette série mais je ne suis pas non plus adepte des séries de baston sans répit, donc je t’assure que ça va, on ne fait pas d’overdose à ce niveau là.
      Concernant la mode vampire avec Twilight, c’est bien pour ça aussi que j’ai beaucoup hésité avant de commencer American Vampire parce que je déteste ce genre de trucs cucul à l’eau de rose. J’ai testé grâce au prix de lancement d’Urban (10 €) pour le premier volume et j’ai été assez vite conquise.

      Pour moi, la série est assez équilibrée : un peu d’hémoglobine sans exagérer, un peu d’histoire d’amour mais pas cucul et des vampires correctement mis en scène et surtout d’espèces différentes.

      Voilà :-). Je te souhaite beaucoup de réussite dans tes projets personnels

  • Lone Sloane  

    Honni soit qui Vlad y pense! Pas lu non plus, mais tu écris sur cette série avec une conviction et un entrain communicatifs. J’ai rapidement suivi le lien de bruce vers ton blog et cela m’a ouvert de nouveaux horizons et des perspectives intéressantes de lectures futures. Un filon cette semaine ouverte, merci Sonia pour cette croquante contribution.

    • Sonia Smith  

      Merci beaucoup pour ton intérêt et tes encouragements 🙂

  • Bruce lit  

    Salut Sonia,
    BOn je viens de finir les tomes 2 et 3, le temps me manque pour une review complète. Je trouve que la série décolle vraiment, les personnages sont très bien caractérisés et les arcs diffèrent bien les uns des autres. C’est un excellent Thriller qui sait doser le rythme d’une intrigue finalement assez lente.
    Skinner me rappelle vraiment Victor Creed dans l’apparence, les griffes, les crocs et dans le caractère : un psychopathe abject mais drôle, lucide, malin et terriblement séduisant.
    L’histoire d’amour de Pearl est convenue mais bien dialoguée. MAis tous ces personnages ont des raisons d’interagir entre eux, et pour l’instant ça me suffit.
    Toutefois, je continue de penser que Snyder ne traite pas son sujet à fond. Ses personnages traversent l’histoire sans que Snyder se fatigue à commenter l’histoire de son pays. C’est très, très convenu, loin du niveau de recherche d’un Garth Ennis pour The Boys.
    Mais j’ai beaucoup de plaisir à les retrouver en me contenant d’une intrigue superficielle plutôt bien traitée. 3 étoiles et demi donc.
    C’est quoi American Vampire Legacy ?

  • Sonia Smith  

    Salut Bruce,

    Merci pour ton retour, je suis d’accord, certains passages sont assez convenus et classiques (l’histoire d’amour en est un bon exemple) et le côté histoire de l’Amérique est effleuré sans être assez creusé à mon goût non plus mais l’intérêt de la série est de voyager à travers des ambiances, des époques, je trouve quand même qu’on arrive à ressentir ces ambiances différentes qui ne sont peut-être que des toiles de fond, mais des toiles bien peintes tout de même.
    Skinner Sweet est tour à tour hyper agaçant et très touchant et ce personnage emprunte aux griffus de Marvel beaucoup de traits physiques et de traits de caractère sans en être ridiculement proche et sans être caricatural.
    Legacy est un spin off qui comporte 2 tomes pour l’instant et qui se focalise sur les Vassaux de Vénus, organisation anti-vampirique qui paradoxalement recrute des suceurs de sang ou des hybrides pour lutter contre leurs semblables…Les vassaux sont évoqués dans la série principale et Legacy est un bon complément à cette dernière.

  • Bruce Lit  

    Bon j’avoue ne pas être passionné par les Vassaux de Venus…Rien que le nom…
    Pour être passionné par la 2ème guerre mondiale, je n’ai pu ressortir que déçu par l’utilisation que Snyder en a faite. Le pitch était quand même que les monstrueux vampires trouveraient l’époque monstrueuse leur correspondant…Or, sérieusement, l’histoire aurait pu se passer pendant la guerre des gaules, de Corée ou des étoiles que le résultat, sympathique au demeurant, eut été le même….

    • Sonia Smith  

      Sur la Deuxième Guerre mondiale, qui me passionne moins que toi (personnellement, c’est la Révolution française qui me plait), je suis d’accord, c’est à mon avis le plus mauvais des volumes de la série. Legacy est sympa mais tu peux t’en passer largement sans pour autant louper grand chose dans la série principale.

      • Jyrille  

        Je viens donc de les lire, et je suis d’accord sur le tome 3, celui de la guerre du Pacifique : il ne décolle pas. Par contre, le quatrième est excellent, celui en 1954, qui correspond au scan avec le sosie d’Elvis.

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