LOT DE CONSOLATION (TALES FROM THE DARKSIDE)

TALES FROM THE DARKSIDE, par Joe Hill & Gabriel Rodriguez + la série TV et le film.

Un article de TORNADO

VO : IDW Publishing

VF : Milady

Tout a commencé à la télévision.
© IDW Publishing / Milady

Cet article porte sur trois œuvres portant le même titre :

  1. Le comic-book réalisé par Joe Hill & Gabriel Rodriguez
  2. La série TV créée par George A. Romero
  3. Le long métrage cinématographique réalisé par John Harrison.

Il s’agit d’une même création de type anthologie fantastique et horrifique qui a connu plusieurs itérations sous trois médiums différents.

L’idée principale, ici, est de porter un regard sur le comic book de Joe Hill & Gabriel Rodriguez, tout en cherchant à en connaitre la source d’inspiration. Afin de s’y retrouver dans tout ce Bazard, nous avancerons par ordre chronologique, en commençant par la série TV…

Charming, isn’t it ?
© Revelation Films/Koch

Au départ il y a donc une série TV intitulée TALES FROM THE DARKSIDE, une création de George A Romero, le célèbre papa des principaux films de zombies de l’histoire du cinéma.

Il s’agit d’une série de type anthologie (chaque épisode représente une histoire entière et autonome, indépendante de toute autre (© Présence)), l’une des premières de son genre qui, bien qu’elle soit en grande partie inspirée par feu les EC Comics (les comics horrifiques des années 50 ayant généré le Comics Code Authority), précède de quelques années les bien plus célèbres CONTES DE LA CRYPTE (l’une des séries EC Comics, justement).

TALES FROM THE DARKSIDE fut diffusée en quatre saisons, initialement entre 1983 et 1987. Afin de se repérer dans le paysage idoine (dont la source est toujours celle du modèle que représentent les comics d’épouvante des 50’s), le film à sketches CREEPSHOW (également réalisé par George A Romero) date de 1982, tandis que les autres séries TV du même genre ont été diffusées à peu-près à la même époque (HAMMER HOUSE OF HORROR en 1980, LE VOYAGEUR/THE HITCHICKER  de 1983 à 1987, HISTOIRES FANTASTIQUES/AMAZING STORIES de 1985 à 1987 et LES CONTES DE LA CRYPTE de 1989 à 1996. Enfin, BIZARRE, BIZARRE/TALES OF THE UNEXPECTED, une création britannique de Roald Dahl, a été diffusée de 1979 à 1988).

En France, tout comme LE VOYAGEUR (anthologie davantage axée sur le thriller que sur le fantastique, en tout point excellente (on y remarque entre autres les débuts de Paul Verhoven)), TALES FROM THE DARKSIDE (renommée en vf HISTOIRES DE L’AUTRE MONDE) sera diffusée de manière totalement anarchique et incomplète, avec au final seulement seize épisodes traduits sur les quatre-vingt-dix de son répertoire.

Rigolez pas, ce générique a traumatisé toute une génération !

En toute objectivité, cette série a beau être séminale (toutes les autres s’en inspireront incontestablement par la suite), elle a moins bien vieilli que ses cousines. Elle vaut surtout pour certains épisodes devenus cultes avec le temps, auxquels elle doit sa renommée. Et pour cause, deux d’entre eux ont été écrits par Stephen King en personne (lui-même fan avéré de ces comics horrifiques des années 50, auxquels il désirait rendre un vibrant hommage car ils représentaient l’une de ses principales sources d’inspiration), qui venait ainsi poursuivre sa collaboration avec Romero à l’issue du premier film CREEPSHOW (dans lequel il écrivait le scénario original sur le modèle des EC Comics, tout en jouant également un petit rôle).

Plus précisément, le King écrit pour TALES FROM THE DARKSIDE les épisodes L’ORDINATEUR DES DIEUX et DESOLE, BON NUMERO (issus de ses propres recueils de nouvelles), qui trônent clairement dans le haut du panier, tandis que d’autres sont de la plume de Clive Barker, Harlan Ellison, Robert Bloch ou encore Michael McDowell. La série devait au départ être une extension du film CREEPSHOW, mais elle fut finalement renommée TALES FROM THE DARKSIDE à la demande des producteurs, qui souhaitaient marquer davantage la filiation avec les TALES FROM THE CRYPT des comics des années 50, ce qui donnera manifestement des idées à Walter Hill, Robert Zemeckis, Joel Silver et Richard Donner, les futurs créateurs des CONTES DE LA CRYPTE…

Nous garderons en mémoire quelques bons épisodes qui, s’ils n’ont donc pas toujours bien vieilli, font honneur à la dimension fantastique chère à Maupassant en cherchant souvent la limite ténue entre le réel et le surnaturel. Cette volonté de semer le doute dans l’esprit des spectateurs marquera son époque et l’on entend encore certains d’entre eux témoigner que, lors de sa diffusion originelle, cette série était vraiment terrifiante !

Reste aujourd’hui une bonne petite anthologie vintage, très kitsch mais charmante, comme bon nombre de oldies horrifiques qui nous rappellerons nos bonnes vieilles soirées VHS du samedi soir entre copains…

Encore un qui lit dans un film…
© Revelation Films/Koch

Puisque l’on parle de soirées VHS, TALES FROM THE DARKSIDE le film se pose là ! Diffusé en VF sous le titre LES CONTES DE LA NUIT NOIRE, cette sympathique petite série B horrifique réalisée en 1990 marque la fin de l’âge d’or des films d’horreur (les années 80), dont elle représente le chant du cygne avec quelques autres perles (ma préférée demeurant DELLAMORTE DELLAMORE), tout en restituant de belle manière toutes ses qualités (liberté de ton et humour noir, casting jubilatoire, effets spéciaux créatifs et absence de censure).

Format anthologique oblige, le film se divise en trois segments sur le principe du film à sketches. On retrouve les têtes pensantes de la série-tv TALES FROM THE DARKSIDE puisque le scénario est écrit par Michael McDowell, hormis le sketch CAT FROM HELL, écrit par George A. Romero d’après la nouvelle de Stephen King (dans un hommage évident au poème d’Edgar Alan Poe) ! A noter que le premier sketch (LOT 249) est inspiré d’Arthur Conan Doyle. Il convient de reconnaitre que la meilleure partie du film est dévolue au scénario original de Michael McDowell, soit le fil rouge et surtout le dernier sketch (LOVER’S VOW), indéniablement le plus réussi.

Ainsi, le film se décompose comme suit :
– Le fil rouge : Un petit garçon, prisonnier d’une sorcière cannibale (interprétée par la Blondie Deborah Harry en personne !), essaie de gagner du temps en lui racontant trois histoires d’horreur issues d’un vieux grimoire.
– Première histoire (LOT 249) : Dans un campus universitaire, un étudiant (Steve Buscemi) ressuscite une momie et utilise ce pouvoir afin de se venger de ses camarades (Christian Slater et Julianne Moore)…
– Deuxième histoire (CAT FROM HELL) : Dans un vieux manoir, un vieillard milliardaire demande à un tueur à gages (David Johansen, chanteur des New-York Dolls !) de régler son compte à un chat noir maléfique responsable de la mort de toute sa famille…
– Troisième histoire (LOVER’S VOW) : A New-York, un artiste raté est attaqué par une gargouille. Celle-ci décide de l’épargner contre la promesse de ne jamais révéler son existence. Peu après, notre artiste rencontre le succès et épouse la femme de sa vie (interprétée par Rae Dawn Chong)…

La réalisation parait aujourd’hui datée mais l’ensemble ne manque pas de charme. Quelques scènes sont ostentatoirement gores, notamment celle de l’attaque de la gargouille, qui bénéficie par ailleurs de superbes effets spéciaux (pour l’époque) en animatronique et en stop-motion.
Une bonne petite série B au charme connoté 80’s qui ravira les amateurs et les nostalgiques des jeudis soirs sur M6, puisque l’émission LES JEUDIS DE L’ANGOISSE passait le film en boucle.
Elle ravira enfin les fans de films à sketches horrifiques, hérités des comics des années 50 mais également d’une certaine forme de cinéma fantastique qui, du séminal AU CŒUR DE LA NUIT (1945) à CREEPSHOW, en passant par L’EMPIRE DE LA TERREUR (1962), LES TROIS VISAGES DE LA PEUR (1965), LE CLUB DES MONSTRES (1981) ou autres NECRONOMICON (1993), représente un genre cinématographique à part entière.

Retour au format originel du livre…
© IDW Publishing

La version papier de Joe Hill & Gabriel Rodriguez (soit la même équipe créative que pour la série LOCKE & KEY, l’un des best-sellers des années 2010 !) est une mini-anthologie de trois épisodes réalisés en 2016.
Il s’agissait, au départ, d’un projet télévisuel dont le but était de produire le reboot de la série TV des années 80. Ce projet étant tombé à l’eau, Joe Hill, qui devait en écrire le scénario, recycla ainsi ses idées pour une adaptation sous forme de comic-book…

– Histoire N°1 : Ziggy, un jeune étudiant, passe l’été entre les soirées festives et son job de maitre-nageur. Un jour de gueule de bois, il s’endort tandis qu’une femme se noie dans la piscine. Le mari de cette dernière le tient alors pour responsable de la tragédie. Peu après, Ziggy voit apparaitre un étrange personnage défroqué au moment où le ciel s’assombrit. « Voilà une manifestation du Darkside ! », lui crie l’homme mystérieux ! A partir de ce moment, toutes les personnes qui croisent le regard de Ziggy se mettent à s’évanouir comme par magie. C’est lorsque Ziggy décide de sortir entièrement couvert que resurgit le mari de la noyée…

– Histoire N°2 : Brian (l’homme étrangement défroqué de l’histoire précédente) est soumis depuis son enfance à une terrible malédiction : Un double maléfique de lui-même punit tous les gens qui se mettent en travers de sa route de la pire manière qui soit. Un jour, il est contacté par une mystérieuse organisation qui lui offre de l’opérer et de le guérir. Il ignore que le but de cette intervention est bien plus vaste. Evidemment, les conspirateurs ne vont pas tarder à regretter la mise en place de leur projet…

– Histoire N° 3 : Alors que la jeune Joss manque d’écraser un homme défroqué (Brian, qui disparait aussitôt), elle emboutit la boite aux lettres d’une petite maison. Elle propose au couple de propriétaires (un homme et une femme à l’allure étrangement ringarde) de les dédommager. Ceux-ci s’empressent de lui proposer de garder leur progéniture le soir venu. Lorsque Joss se retrouve seule avec les deux enfants, c’est le début du cauchemar car ces derniers, qui ne se séparent jamais de leur tablette numérique, sont capables de matérialiser tous leurs souhaits, même les plus abominables…

Dans la postface, Joe Hill dévoile son projet initial : La série devait progressivement dévoiler, au fur et à mesure des épisodes, que toutes les manifestations du Darkside ont une origine commune : Un médium (Brian) paralysé par un implant cérébral. Implant qui procurerait à son monstrueux « Ça » les pouvoirs d’un démon, capable de remodeler la réalité.

Une équipe creative parfaitement rodée.
© IDW Publishing


Toujours dans la postface, Joe Hill, en tant que fils de Stephen King, évoque avec une certaine insistance ses regrets quant au fait que le projet de série TV n’ait pas abouti. Etant donné que son père avait écrit le script de certains des plus fameux épisodes de la série originelle, Hill avoue qu’il voyait là l’occasion de développer son intérêt pour la notion d’Héritage, source d’inspiration quotidienne et privilégiée au cœur de son propre travail d’auteur.
Il termine néanmoins son discours en étant très fier d’annoncer, qu’en contrepartie, la chaine CBS a donné le feu vert pour une adaptation TV de LOCKE & KEY, lui laissant le soin d’en écrire le pilote. Mais non sans une pointe d’amertume quant à ce TALES FROM THE DARKSIDE, à la trajectoire un peu sinueuse…


Ce petit tour d’horizon nous aide un peu à saisir en quoi TALES FROM THE DARKSIDE le comic-book n’est pas un chef d’œuvre du niveau de LOCKE & KEY, ni même de SANS ISSUE, BIENVENUE A CHRISTMASLAND.
Soyons clair : Joe Hill est sans doute l’un des auteurs de comics (et je ne parle pas ici de sa carrière de romancier) les plus doués de sa génération. Un concepteur brillant, qui a parfaitement saisi les spécificités du medium de la bande-dessinée et dont l’inventivité, l’imagination novatrice et la qualité d’écriture surpassent de très loin l’essentiel de la concurrence.
Les trois épisodes de TALES FROM THE DARKSIDE ne déméritent pas dans la forme : Tout y est excellent, que ce soit dans l’originalité des histoires, dans l’étrangeté de l’atmosphère horrifique, dans le rythme et le découpage séquentiel, dans le sens du tragique ou encore dans les dialogues percutants et les personnages bien campés. Mais l’ensemble n’est malheureusement pas abouti.

Le Bonheur d’être jeune, insouciant et fêtard, ne va pas durer…
© IDW Publishing


Hormis le premier épisode, il n’y a pas de fin, et le lecteur referme le livre en se demandant pourquoi les histoires se sont soudain arrêtées en plein milieu ! Le leitmotiv du « Darkside » est employé de manière encore inaboutie au stade de ces trois histoires et les interventions de Brian, le personnage central qui fait le lien entre les épisodes, ne débouchent sur rien de concret.
Si l’on se contente d’une lecture superficielle on peut pourtant se régaler : Le dessin de Gabriel Rodriguez est impeccable, l’ambiance est inquiétante à souhait, le rythme est échevelé, et l’ensemble respire l’hommage en retrouvant parfaitement l’esprit des anthologies télévisuelles qui nous avaient émerveillés dans les années 80, avec ce petit quelque chose en plus de Joe Hill qui lui confère un supplément d’âme. Hélas, le mot « FIN » nous laisse sur la curieuse impression de n’avoir lu que le début de l’histoire…

Effectivement, Joe Hill le dit encore dans sa postface : Au fil des épisodes, certaines des victimes du Darkside auraient fini par s’allier dans l’espoir de remettre l’univers d’aplomb, au péril de leur vie. Un concept ambitieux, en définitive très différent de celui de la série TV et du film, mais ici encore totalement inabouti.

TALES FROM THE DARKSIDE le comic-book est donc une étrange publication, qui tient plus de l’ébauche que du projet final. Un livre qui se lit très vite et que l’on trouve très bon, mais d’un niveau de frustration très élevé dans la mesure où il n’y a pas de fin, et où l’on sent bien, après lecture de la postface, que Joe Hill ne nous livre ici qu’un lot de consolation au regard de quelque chose qui aurait pu être…

Ouh ! Les vilains nenfants !!!
© IDW Publishing

La BO de l’article

Tellement sympa, mais pas fini…

27 comments

  • Matt  

    Bon bah maintenant que tu t’es montré capable de lire un truc pas fini, pourquoi ne pas lire Chroniques de l’ère Xenozoique ?^^ On peut aussi se régaler sur le dessin.

    Plus sérieusement, j’avais entendu parler de ce comics mais j’avais su que c’était inachevé. Pire même : à peine commencé. Du coup j’ai fait l’impasse.
    Xenozoic tales au moins t’as un arc complet et un bon 14 épisodes.

    La série ne me tente pas des masses vu ce que tu en dis. Je pense que je serais capable d’apprécier, mais comme c’est une série…bah voilà quoi, si c’est pas super génial, je vais perdre du temps^^
    Je verrai surement le film que je n’ai jamais vu au passage ! Eh voui, je connais que dalle à ce dont tu parles aujourd’hui en fait^^ (enfin je connais de nom)
    Je n’ai jamais su si c’était bien.
    J’ai vu des films a Sketchs de l’époque Amicus, les premiers tales from the crypt ou Vault of horror d’ailleurs, le train de l’épouvante et autres Asylum…
    Et les Creepshow bien sûr.
    Mais pas celui-ci.

    Bizarre, il y a un casting célèbre, mais le film semble tombé dans l’oubli non ? Jamais trop entendu parler alors que Creepshow, difficile de l’éviter^^
    Creepshow 2 était moyen cela dit. C’est mieux ce Tales from the darkside par rapport à Creepshow 2 ?

  • Tornado  

    Xenozoic, pourquoi pas, un jour.

    Oui, je préfère nettement Tales From the Darkside à Creepshow 2. Le seul truc qui me réfrène à te le crier c’est que je ne suis peut-être pas assez objectif, étant donné que j’ai découvert le film à l’époque et que je pense que j’y suis très attaché. Regarde-le. Franchement, tu ne peux pas passer un mauvais moment à mon avis…
    La série est sympa aussi. Mais quand même un ton en dessous des CONTES DE LA CRYPTE (pour moi en tout cas). Je te conseille par contre (encore, je ne compte plus) LE VOYAGEUR. Là c’est vraiment aussi bien, sauf que c’est plus axé thriller que fantastique (même s’il y en a un peu). Je t’en avais filé un épisode, non ?

    • Matt  

      Oui ton épisode doit encore trainer quelque part^^
      Je ne me sui pas précipité dessus. Comme je t’ai dit, si tu voyais ma pile de films à voir…

  • Présence  

    Porter un regard sur le comic book de Joe Hill & Gabriel Rodriguez, tout en cherchant à en connaitre la source d’inspiration : exactement l’article que j’attendais. En voyant les nom de Hill & Rodriguez sur la couverture, mon sang n’avait fait qu’un tour, mais après l’avoir feuilleté, je ne l’avais pas pris.

    Merci pour le (c). 🙂

    4 saisons, initialement entre 1983 et 1987 : je n’avais aucune idée que cette série TV était aussi récente, enfin récente pour quelqu’un de mon âge. 🙂 Seulement 16 épisodes sur 90 : ça ne m’étonne pas que je sois passé à côté.

    Stephen King, Clive Barker, Robert Bloch : beaucoup de beau monde.

    Le film : je ne savais même pas qu’il avait existé. Cat from Hell, écrit par George A. Romero d’après la nouvelle de Stephen King (dans un hommage évident au poème d’Edgar Alan Poe : encore du beau monde.

    Merci pour les coulisses du projet TV avorté de Joe Hill.

    Pour te faire saliver : j’ai lu les 2 récits de Joe Hill pour Hill House Comics : Basketfull of heads (avec Massimiliano Leomacs), Plunge (avec Stuart Immonen).

    • Tornado  

      Ouah ! Autant j’attendais la sortie VF de Basketfull of Heads (en mars ou avril chez Urban), autant je n’étais pas au courant de la seconde !
      C’est bien ?

      • Présence  

        J’ai beaucoup aimé Basketful of heads, un peu moins Plunge. Le commentaire pour le second reste à venir, celui pour le premier en version courte, puis le lien :

        Pari réussi pour le co-auteur de Locke and Key : écrire un récit aussi prenant, tout en étant plus court. Joe Hill déroule un thriller imparable, avec une touche d’horreur (les têtes coupées) et une touche d’humour macabre (les têtes coupées qui parlent), avec une héroïne immédiatement attachante qui est faillible, mais qui ne joue ni les potiches, ni les victimes. La narration visuelle est incroyablement bien adaptée à la nature du récit, avec que ce soit pour les exigences descriptives que l’intégration organique de la touche macabre.

        https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/R134CE7NHSVGH0/ref=cm_cr_dp_d_rvw_ttl?ie=UTF8&ASIN=1779502974

    • Matt  

      Pinaise, à chaque fois qu’il y a un article sur des trucs d’horreur, ma liste de machins à acheter s’allonge…
      Et Tornado qui dit que ça arrive en VF en plus…

  • Bruce lit  

    De Joe Hill et Gabriel Rodriguez, j’en attends beaucoup, peut-être trop. CAUCHEMARLAND c’était sympa mais je n’en ai qu’un souvenir diffus. Pour moi le duo doit renouveler son essai et je ne pense pas investir dans un truc brillant s’il n’y a pas de fin ou d’aboutissement. Dommage.
    Je ne connaissais ni DARK SIDE en film ni en séries TV, je n’en avais jamais entendu parler, je me coucherai moins bête ce soir.
    La BO du jour : très sympa

  • FranckG  

    Great Paper. Je suis un enfant des années 70/80, et ne regardais que ce genre de film à l’époque 😉 Cela dit, j’apprends beaucoup de chose dans cet article, et vais me pencher sur le cas de pas mal de ces références TV que je n’ai qu’effleurées alors.
    Concernant Dark Side, j’avais vu passer le tpb, et l’avais mis en « wish list »…
    J’adore Joe Hill et Rodriguez, et Locke and Key est évidemment un petit chef d’œuvre en soit. je suis d’ailleurs en ce moment « Locke & Key in Pale Batalions », c’est pas mal…Mais j’ai plutôt kiffé « The Plot » et « Something is Killing Children » dans le genre, pour ne citer que deux déjà bien entamés, voire finis.
    Concernant les références, comment ne pas associer aussi « Stranger Things ».. ne serait-ce qu’avec l’avant dernière image choisie, représentant le maitre nageur sur sa chaise haute 😉 Même univers…;-)

  • Surfer  

    Un article long, mais bien structuré autour d’une œuvre que j’e ne connaissais pas.
    Ni par le biais de la série, du film ou du comic-book.

    Malgré la qualité de la chronique et les arguments valorisants, je n’ai pas suffisamment envie d’en connaître plus. Des 3 média seul le comic-book aurait pus m’intéresser car j’apprécie les auteurs, Malheureusement il n’a pas de fin donc il ne sera pas pour moi.

    La BO : Jolie reprise du chef-d’œuvre de MASSIVE ATTACK. Un morceau qui a définitivement installé le genre TRIP HOP dans les années 90

  • Eddy Vanleffe  

    Je me souviens du souvenir malsain et angoissant que m’a laissé LE VOYAGEUR quand j’étais gamin. Je suis assez friand des séries anthologiques comme ça….
    ça me donne envie d’en revoir tiens.
    Par contre je n’ai pas du tout accroché à LOcke and Key… le dessin de Rodriguez ne m’attire pas…
    du coup je risque plus de me faire une anthologie de chez Akileos plutôt que ce bouquin…

    • Jyrille  

      Locke and Key fait partie des meilleurs comics que j’ai pu lire, tu passes à côté d’un truc solide, malin, divertissant et original.

      Par contre la série télé Netflix passe totalement à côté en ne développant pratiquement que le côté ado, l’horreur des situations est très rapidement mise de côté, il n’y a aucune angoisse ni traumatisme marqué.

  • Jyrille  

    Je crois bien ne connaître aucune des trois oeuvres chroniquées ici. C’est un superbe article Tornado (et pas long) où j’apprends une tonne de choses. J’aimerai beaucoup voir tout ça, j’aimais bien LE VOYAGEUR (avec sa scène de sexe systématique), BIZARRE BIZARRE (oui, c’est de Roald Dahl, j’ai appris ça l’an passé seulement) et d’autres séries du genre (j’ai été terrifié, vers mes 11 ans, par un épisode en caméra subjective où l’on est un gars qui rentre chez lui et qui se rend compte, en se voyant dans le reflet de la table de salon en verre, qu’il était devenu un zombie. C’est donc avant les Tales of the Black Freighter de WATCHMEN), j’aimerai vraiment bien. Je pense que le Delirium de Wrightson, qui comporte la nouvelle Jessica, me rappellera un peu tout ça.

    C’est tout à fait dommageable que la bd ne soit pas terminée, tant les planches sont prometteuses. Je n’en avais jamais entendu parler.

    Je vais me mater les vidéos dès que possible.

    La BO : pas mal du tout, mais je préfère l’originale. Hooverphonic a beaucoup changé de chanteuse avec le temps, ainsi que de style je trouve. Les Archive belges ?

  • Kaori  

    Intéressant tout ça ! Pas pour moi, vu comme je suis trouillarde… Rien que les vidéos et les scans m’ont fichu les j’tons…

    Je ne connaissais pas du tout cette série… Je me demande sur quelle tranche horaire elle passait.
    Je connaissais le film de nom, par contre, étant donné qu’il fait partie de la filmographie d’un acteur pour qui j’ai eu longtemps un gros gros crush… Mais je n’avais jamais eu l’occasion de le voir (et au vu de la bande-annonce, j’ai pas spécialement envie de le voir !!)

    Pour le comics, ça fait plaisir de voir que le fils King a hérité du talent de son père, mais dans un autre registre… Toujours pas vu Locke and key… Je sais pas si c’est une bonne idée que j’essaye…

    • Jyrille  

      Il vaut mieux lire le comics !

  • Jyrille  

    Les vidéos me disent quelque chose. Je suis quasi certain d’avoir vu des épisodes de la série télé, et il est possible que j’aie déjà vu la bande annonce du film (qui a un chouette casting !).

  • Kaori  

    Ah bon sang le voyageur… Rien que la musique du générique est flippante !! Je crois me souvenir que ça passait tard… Mais je confonds peut-être… Les contes de la crypte, c’est sûr que je me dépêchais d’éteindre la télé avant de tomber sur le générique parce qu’après, impossible de m’endormir sereinement !!!
    Même la quatrième dimension en noir et blanc, avec la voix du narrateur, j’en flippais d’avance… J’en garde des souvenirs gravés tellement ça m’a traumatisée ! Un épisode avec Robert Redford (qui incarnait la Mort) et un prisonnier dans une cage… Sans parler de la ville où tout était factice et en fait, le type était prisonnier dans une ville jouet pour une gamine géante… seul… brrr… Et la marionnette qui prend vie, tue son ventriloque et échange leurs places !! Ah mais quelle idée j’ai eu de repenser à ça ^^;;; .

    • Matt  

      Mais c’est trop bien !!!^^

    • Matt  

      ça me fait penser que c’est l’intégrale de la 4eme dimension que je dois me faire !

  • Tornado  

    C’est trop bien ça aussi LA 4ème DIMENSION. Je me suis offert le gros coffret de l’intégrale blouré qui trône dans mon salon (c’était le 1/4 d’heure geek…)… 🤓

    • Jyrille  

      C’est clair que c’est trop bien THE TWILIGHT ZONE. Personnellement j’ai le coffret DVD des quatre premières saisons, je ne les ai pas encore tous vus ou revus.

      Tu confonds peut-être entre la ville factice et les jouets (qui sont dans une sorte de grand cylindre sans issue), en tout cas c’est dont je me souviens pour ceux que j’ai revus il y a dix ans. Tout le fantstique moderne découle de cette série, Black Mirror en tête.

      • Kaori  

        Dans mon souvenir, c’était un homme seul dans une ville fantôme, il n’y avait que de beaux pavillons vides, et à la fin on voyait l’oeil puis le visage d’une petite au-dessus de cette ville.

    • Matt  

      Plusieurs fois que j’hésite à prendre le coffret (mais peut être plutôt DVD, ça coutera moins cher, et puis bon voilà hein…s’ils sont tirés du même master restauré ils seront jolis)
      Mais après je vois qu’il est écrit dessus : 28 DVD.
      Ouch…
      ça doit prendre une place pas possible.
      Des fois ils font des coffrets cool ou t’as 6 DVD dans un boitier standard.
      Mais des fois t’as 28 boitiers…et tu peux racheter une étagère^^

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