Les années Claremont

Encyclopegeek:  Les années Claremont

1ere publication le 4 /09/14. Mise à jour le 30/06/18

Un article de  STEPHANE MAILLARD PERETTI

VO : Marvel

VF : Lug, Semic, Panini, Bethy

Cette encyclopegeek est une rétrospective du run de Chris Claremont pour les Xmen. Tous les scans de cet article  © Marvel Comics.

Le maitre de Marvel dans les 80s

Le maitre de Marvel dans les 80′s© Marvel Comics.

Lorsque l’on plonge dans le monde des comics US, plus particulièrement ceux de la Marvel, certains noms sortent du lot. Que l’on soit adolescent ou quadragénaire, ou même plus, à un moment donné, on entend parler de Jack Kirby, de Steve Ditko, de Stan Lee… de Brian Michael Bendis… Et surtout de Chris Claremont. Génial, prolifique, bavard, lisse ou avant-gardiste, le lecteur tombera d’une manière ou d’une autre sur une histoire signée Claremont, souvent ancrée dans les années 80, et plus souvent encore parlant des mutants, qui furent pendant 20 ans au moins la locomotive puissante de la Maison des Idées comme aime à s’appeler Marvel.

Né en Angleterre en 1950, Christopher Claremont est avant tout connu pour avoir tenu les rennes de la série Uncanny X-men durant 16 années, c’est à dire bien plus longtemps que tout autre auteur. Soyons clair, personne ne donnait cher des X-men avant que notre homme ne transforme la franchise en un best-seller inégalé.

De 5 teenagers à une équipe internationale

De 5 teenagers à une équipe internationale© Marvel Comics.

Mais au delà d’avoir régi le destin des mutants, X-men comme New Mutants pendant son long règne, Claremont a tissé une véritable toile dont les nombreux fils n’ont pas tous étés aussi solides mais chacun, à un moment ou à un autre, retourne au tronc central, celui de la fine équipe de Cyclope et Tornade. Claremont, c’est aussi l’homme qui va amener sur le devant de la scène les femmes fortes. Psylocke, Malicia, Kitty Pryde, Dani Moonstar, Magik… Et Tornade, bien sûr, pour ne citer qu’elles.

Deadly Genesis!

Deadly Genesis!© Marvel Comics.

Les débuts

Il est difficile de regarder le boulot de Chris Claremont épisode par épisode. De nombreux arcs sont intriqués tout le long de son run qui s’étend sur d’autres séries, et il est le maître des plots et subplots que l’on pense oubliés et qui ressurgissent au moment opportun.

Débarqué en 1969 comme assistant éditorial pour X-men 59 par Roy Thomas (déjà le virus mutant!) Claremont commence à avoir une part vraiment active sur Dracula , Son Of Satan, Man Thing, mais surtout en 1974 avec Marvel Team Up , Deadly Hands of Kung Fu et Iron Fist , un héros maîtrisant les arts martiaux (c’était à la mode, comme les monstres à la Hammer) dessinée par celui qui deviendra son compère, John Byrne. Il aborde aussi Starlord (des Gardiens de la Galaxie) et John Carter, Warlord of Mars avec Frank Miller.

Première apparition de Dents de Sabre dans Iron Fist

Première apparition de Dents de Sabre dans Iron Fist…© Marvel Comics.

Iron Fist, donc… La série périclite assez vite, malgré d’évidentes qualités mais Claremont qui commence à bosser avec Dave Cockrum sur Uncanny X-men à partir du # 94, plante déjà son décor: On croise dans la série Iron Fist, Dents de Sabre qui finira comme pire ennemi de Wolvie dans Uncanny X-men. La copine de Iron Fist, Misty Knight, devient coloc’ de Jean Grey, idylle de Scott Summers, et la pendaison de crémaillère de ces dernières voit s’affronter les héros!

Tellement de superhéros qu'il est impossible de ne pas se croiser

Votre copain l’araignée© Marvel Comics.

La meilleure amie de Misty , Collen, va s’amouracher d’un Cyclope tentant de faire le deuil de Jean Grey supposée morte, et Spiderman rencontre ces deux femmes nommées les filles du dragon (Knight et Collen) et se rapproche des X-men au moment où il s’allie à Captain Britain (créé lui aussi par Claremont) pour s’échapper du Murderworld du tueur à gage Arcade qui ensuite s’en prendra aux mutants… Déjà, tout est lié. On voit Tornade faire un saut dans le Bronx, en quête de souvenirs d’enfance, et menacée par des jeunes squatters, secourue par Misty Knight et Power Man/Luke Cage, nouveau camarade de Iron Fist…

 ...qu'on retrouve chez Wolverine, mais aussi dans la neige!

Wolverine dans la neige!© Marvel Comics.

Sous la plume du scénariste, Spiderman, dans Marvel Team Up, fait souvent des rencontres qui ramènent l’intrigue vers le monde des X-men (Havok, Tigra, Iron Fist, le Monolithe Vivant). Il crée Madrox, amène dans notre ère Red Sonja (personnage de R. Howard, auteur de Conan) dans une lutte contre le sorcier Khulan Gath, affrontement qui aura des conséquences des années après à l’arrivée de la super sentinelle Nimrod… Le Docteur Strange est un bon pote de Chris Claremont aussi. Il l’écrit avec l’excellent Gene Colan au dessin un certain temps, et le fera aider les X-men à diverses occasions, comme cette aventure dans l’enfer de Dante pour retrouver le pauvre Diablo.

Une autre rencontre mystique de la même période, Dracula, (Claremont écrivit quelques hors-série de Tomb Of Dracula) qui se mesure lui aussi aux enfants de l’atome… Quand je vous dit que tout est lié, chez notre homme.

 Vampire, vous avez dit vampire?

Vampire, vous avez dit vampire?© Marvel Comics.

Claremont le féministe.

Ah, les femmes… Eh bien, les femmes, dans les comics, se faisaient surtout capturer par les « méchants », avant Mr Claremont… Mais pas avec cet homme. Au scénario de personnages qui disparaissent malheureusement (ou pas) des ventes, on retrouve l’ami Chris. Spider Woman et Miss Marvel, par exemple. La première, passée pour morte après une assez longue série où elle affronte entre autre Vipere (qu’affectionne Claremont) revient à la vie, privée de ses pouvoirs. Et passe quelques temps à Los Angeles, en compagnie de nos potes au X sur la ceinture, avant de se sentir en trop… Tout cela se passant vers la saga Secret Wars 2 (on y reviendra)

Miss Marvel qu’il appréciait particulièrement, va se voir elle aussi démunie de ses pouvoirs dans l’annual des Avengers # 10, par Golden au dessin, où apparait la nouvelle Confrérie des Mauvais Mutants, menée par Mystique et où débarque… Malicia.

Ms Marvel... Luttant déjà contre un contrôle mental!

Ms Marvel… Luttant déjà contre un contrôle mental!© Marvel Comics.

Malicia, qui vole les pouvoirs et souvenirs des gens au moindre contact, va la dépouiller à vie des deux, en prolongeant sa prise, laissant la pauvre Carol Danvers plus morte que vive et amnésique. Danvers se retrouve mêlée à une mission des X-men les menant à croiser le fer et le feu contre les immondes Broods, extraterrestres parasites qui la transforment en la puissante Binary, créature céleste qui considèrera rejoindre les hommes de Xavier …

Au moment où son bourreau, Malicia, vient demander de l’aide à l’école, déboussolée par les souvenirs de Ms Marvel… La réaction de Binary est compréhensible, explosant de colère, elle quitte la Terre pour rejoindre les Starjammers, équipe spatiale du père de Cyclope.

Malicia demande l'aide du professeur Xavier

Malicia demande l’aide du professeur Xavier© Marvel Comics.

Et Cyclope, tiens? Ayant retrouvé Jean Grey, il la voit être pervertie par l’un des membres du Hellfire Club/Le Club Des Damnés , devenir la Reine Noire (un clin d’oeil à une société élitiste dont on entend parler aussi dans un épisodes de Chapeau Melon et Bottes de Cuir) puis se transformer en Dark Phoenix. Passons les détails, le Dark Phoenix finira par se sacrifier pour mettre un terme à sa faim dévorante, laissant Scott désespéré.

Le(s) club(s) des damnés

Le(s) club(s) des damnés© Marvel Comics.

Ororo Monroe/Tornade devient le leader des X-men, affirmant le goût de Chris Claremont pour les femmes au fort caractère. Alors commence une transformation incroyable de la sage et pacifique déesse de la pluie, qui répugnait à attenter à une vie.

Lors d’un voyage au Japon qui opposera nos héros à d’anciens adversaires de Spider Woman, Tornade fait la connaissance de Yukio, ravissante et dangereuse femme avec qui elle flirtera (on le lit entre les lignes) et à son retour aux USA, c’est une Tornade exhibant un mohawk et des habits punks en cuir, collier clouté et bracelets de force qui se présente à ses amis… Prête à présent à tuer pour arriver à ses fins.

Tornade s'émancipe

Tornade s’émancipe© Marvel Comics.

Le premier cross-over de Marvel Secret Wars, va emmener les héros de tous bords de l’autre côté de l’univers. Tornade, Xavier et Cyclope (de retour) s’affrontent plusieurs fois pour savoir qui est vraiment en charge de l’équipe.

Néanmoins, au retour sur Terre, Tornade prendra véritablement le rennes de la team, et sacrifiera ses pouvoirs (c’est une habitude chez Claremont: Banshee, Miss Marvel, Storm) pour sauver Malicia qui enfin est acceptée. Dans un duel avec Cyclope, Tornade s’affirme comme leader et LA femme forte de l’univers Marvel.

Qui commandera les Xmen ? © Marvel Comics.

L’acte 2 de « Secret Wars » continue sur Terre et chez les mutants, une rescapée du futur (plus précisément de la saga Days Of Future Past) va tenir un rôle très important: Rachel Summers Grey, fille de Cyclope et Phoenix d’une ligne temporelle différente. Personnage au vécu traumatisant, Rachel est hantée par les fantômes des mutants qu’elle fût obligée de chasser et tuer pour le compte des humains dans « son futur ».

Confrontée au Beyonder tout puissant, elle aura, avec Kitty et Magnéto, un rôle prépondérant au changement de ce personnage omnipotent… Bien plus que tout autre perso de la Marvel. Tout cela avant d’être transposée dans la série Excalibur avec Diablo et Shadowcat/Kitty. Pour remplacer ces départs, citons Psylocke, qu’il créa en 1976 avec Herb Trimpe… et qui rejoignit l’équipe en 1986 pour remplacer Shadowcat. Claremont montra un intérêt grandissant pour ce personnage bien précis…

L'une des meilleures histoires des New Mutants, The Demon Bear Saga

L’une des meilleures histoires des New Mutants, The Demon Bear Saga© Marvel Comics.

Premier spin off aux X-men, il est impossible de ne pas parler des Nouveaux Mutants. Apparus dans le Marvel Graphic Novel # 4 de 1982, alors que Xavier pensait les X-men morts dans l’espace (lors de la saga des Broods) ces jeunes donnent l’occasion à Claremont de s’exprimer sur la genèse d’une équipe , alors que jusqu’à présent il n’a pu que reprendre les X-men au vol.

Là encore, un casting féminin important: Karma, jeune vietnamienne apparue dans un Marvel Team Up, pouvant posséder les corps, et que Claremont pensait sacrifier rapidement, Mirage, une Cheyenne au caractère trempé qui matérialise les cauchemars de ses adversaires, Wolfsbane, une jeune lycanthrope écossaise, et les deux garçons, Cannonball, un gamin du Kentucky se transformant en rocket vivante et Sunspot/Solar , canalisant la force du soleil pour la déployer à son avantage sont les premiers arrivants. Rapidement suivis de Magma, sortie d’une citée Romaine bâtie en jungle amazonienne il y a des siècles, et dont le nom indique bien les pouvoirs et surtout Magik, soeur de Colossus, mutante et sorcière qui mérite un dossier à elle toute seule.

Magik, initiée par Belasco

Magik, initiée par Belasco© Marvel Comics.

C’est indéniable, si les comics étaient une lecture s’adressant plutôt aux jeunes hommes, les personnages de Chris Claremont sont, eux, du sexe dit faible… Et mieux vaut ne pas les taxer de victimes, loin de là! Pour conclure ce passage il faut noter l’intérêt sexuel de l’auteur pour ses personnages féminins, des actrices centrales aux satellites tels Moira Mc Taggert, Lilandra ou Stevie Hunter.

Humaine et noire : Stevie Hunter, une amie des mutants

Humaine et noire : Stevie Hunter, une amie des mutants© Marvel Comics.

Avant Alan Moore, Chris Claremont donne une vraie vie à ses jouets. Nombre d’entre nous, fans de comics, affirmons que les premiers super-héros ayant une vraie vie, un réel semblant d’existence, sont les Watchmen du grand Alan Moore. Il y a, pour moi, un grand oubli en cela. Chris Claremont, s’il ne s’appliqua pas à développer le background de chaque personnage de la même manière et aussi intensément, s’il ne creusa pas au même point leur psychologie, est indéniablement le premier scénariste de comic books qui insuffla à des héros un semblant, voire plus, de « normalité », de remise en question, de souffrance et de joie.

Pourquoi tant de trentenaires et quadragénaires sont tant attachés à leurs années Strange? Pourquoi Uncanny X-men a t’ il marqué la Marvel à un tel point? C’est simple. Chez les X-men, ces personnages disparates venant de chaque coin du globe, nous retrouvions les doutes, les manques, les envies (même si ils n’étaient qu’à peine equissés) de tout un chacun. Une première.

Des personnages principaux aux plus effacés, tous connaissent des vissicitudes

Des personnages principaux aux plus effacés, tous connaissent des vissicitudes© Marvel Comics.

Diablo, préféré de Cockrum, premier dessinateur de la série, catholique à l’apparence de démon, se cachait de la vue des autres… Et doutait de sa bonté après avoir fait hurler de peur la jeune Kitty. Wolverine, un personnage qui faillit passer à la trappe avant l’arrivée au dessin de Byrne, était tiraillé par ses instincts sauvages et son honneur. Son amour pour Jean Grey, promise à Cyclope renforçait ce côté loup solitaire qui était inconnu jusqu’alors.

Tornade est claustrophobe, le Hurleur se sent trop vieux, Colossus nous parle lors d’un pique nique de son mal du pays, qui ne fait que s’agrandir jusqu’à se retourner contre lui entre les griffes d’Arcade. Cyclope s’ampute de sa douleur lorsqu’il pense Jean Grey morte, tant il est incapable d’y faire face.

Banshee, un héros complexé par son âge

Banshee, un héros complexé par son âge© Marvel Comics.

Alors bien sûr, on n’en est pas au regard acéré de Moore, qui nous fait une véritable thèse sur le personnage derrière le masque mais nous quittons subitement les vieilles JLA ou Avengers, les antiques X-men de Roy Thomas où les épisodes s’enchainaient au rythme des ennemis, sans que les membres de l’équipe concernée n’ai d’état d’âme. La mort de Thunderbird, dès la deuxième mission des persos marque tant Cyclope que, dans sa détresse, il laissera son rayon optique libérer un mal qui reviendra hanter plus d’une fois les élèves de l’école.

Mind control et autres perversions

Rien n’est épargné aux X-men ou leurs alliés. Ni à leurs adversaires.L’équipe transformée en bêtes de foire par Mesmero, lui-même terrassé par un Magnéto fou de colère… Jean Grey irradiée puis sublimée en un être plus qu’humain, le Phoenix, pervertie par un ancien ennemi qui ourdit son plan sur une quinzaine d’épisodes…

Freaks!

Freaks!© Marvel Comics.

Les personnages secondaires se retrouvent face à des membres de leur famille… Qui modèle la réalité, tel Proteus, un des adversaires les plus flippants jamais créés, mutant pétri de haine qui occupe un corps puis l’autre, les faisant dépérir à grande vitesse, plongeant le fier Wolverine dans un état catatonique après l’avoir déformé dans tous les sens… La plupart de l’équipe se transforme en Broods, aliens insectoïdes avant d’être sauvés in-extrémis…

Les Nouveaux Mutants? La soeur de Colossus passe 7 années dans les Limbes, un territoire mystique sous le joug de Belasco, et voit 3 cinquièmes de son âme voués au mal… le sort de la patrouille entière n’est guère enviable lorsqu’ils s’aventurent en Asgard. Mirage devient une valkyrie et ne sera plus jamais la même, et je ne vous parle pas des tourments endurés par Carol Danvers avant de renaître sous l’apparence de Binary…

Binary décue par les Xmen quitte la Terre!

Binary décue par les Xmen quitte la Terre!© Marvel Comics.

Les adversaires des héros font partie des plus effrayants. Le Hellfire Club n’hésite pas à promettre la dissection aux X-men, les fous de la Terre Sauvage font régresser Spidey et les autres à un stade animal, le Roi D’Ombre ne semble jamais vraiment mourir, et que dire de la terrible Dark Phoenix… Colossus lui demandant If there is anything human remaining within you... – There isn’t. répond elle, avec un sourire d’un calme effarant.

Dans Days Of Future Past, la communauté entière des super héros se ligue pour arrêter les mutants qui se retrouvent enfermés dans des camps de concentration, affublés de colliers inhibiteurs de pouvoir (voir mes lignes sur le côté SM) , obligés de contempler les tombes de leurs aimés… Un claremontisme aussi fréquent? Le contrôle de l’esprit et le leurre télépathique. Qu’il soit fait pour dresser les amis contre les amis, pour se faire une armée de mutants des X-men, le mind control est un maitre mot (il est même tellement utilisé que ça en devient agaçant).

Angel, hypnotisé lui aussi!

Angel, hypnotisé lui aussi!© Marvel Comics.

Mesméro capture l’équipe entière ainsi, Sauron menant Wolvie contre les autres, Arcade lave le cerveau de Colossus, Phoenix devient la Reine Noire du Club Des Damnées avant de leur échapper pour son plus grand malheur, etc, etc. Et si le plan du vilain n’est pas de ce ressort, vous pouvez être certain qu’il en sera de l’hallucination provoquée par un télépathe puissant ou quelque chose du genre…

Une autre tendance assez troublante chez ce diable de Claremont, ce sont les allusions au SM, et elles sont légions, suggérées ou bien à la vue de tous.Les Morlocks, société de mutants reclus dans les égouts désaffectés de NYC sont vétus de cuir et lorsque Angel est fait prisonnier par leur reine Callisto, c’est plus ou moins en laisse qu’elle le tient… En Asgard, l’Enchanteresse se comporte envers Illyana en une vraie dominatrix et je connais plus d’un lecteur ayant ressenti de sacrés émois aux dessins détaillés de Arthur Adams…

Entre les griffes de l'Enchanteresse

Entre les griffes de l’Enchanteresse© Marvel Comics.

Et ces habits en latex plus ou moins vivants, ces asservissement laissant toujours une part de conscience… Mr Claremont, dites-nous en plus… Dois-je revenir aussi sur l’accoutrement (que j’adore) de Tornade en punk, toute de cuir vêtue? Du traitement de tel ou tel personnage telle Rachel, transformée dans son époque en chien de chasse, animal à tuer le mutant? Il y a peu de sagas où le thème de l’esclavage mental ou physique n’est pas évoqué de cette manière très… sexuée.

Boires et déboires…

Mais si parfois ces « claremontismes » (I’m the best at what I do and what I do is not very nice _ Bang, you’re dead) sont assez lourds, rien ne l’est autant que le bavardage incessant de l’auteur.

Pour le lecteur de comics des années 2000, il peut-être curieux voir peu plaisant de lire certains épisodes de cette époque (et le pire est peut-être le « X-men 1″, dessiné par Jim Lee, qui reste le comic book le plus vendu , avec 8,1 millions de copies…) Des bulles de pensées dont l’emploi est devenu assez obsolète, des cases des 15 lignes mangeant le dessin au tiers voire à la moitié, ce n’est plus très vendeur.

 Un beau dessin de John Byrne illustrant un claremontisme!

Un beau dessin de John Byrne illustrant un claremontisme!© Marvel Comics.

Parce que Chris Claremont est verbeux. Il aime faire parler ses personnages et les faire penser, à la limite du supportable, et nous rappeler qui est qui est quels sont ses pouvoirs. Oh, il n’est pas le seul à le faire mais croyez moi, si vous suiviez les X-men dans les 80s, vous sentiez arriver le coup à 10 km à la ronde.

Le niveau de Uncanny X-men à subi un déclin plus ou moins au départ de John Romita JR, pour de nombreuses raisons sur lesquelles je reviendrai juste après. Mais il est assez facile de remarquer que l’époque Silvestri reste asse en dessous du niveau établi depuis des années, comme si la série s’essoufflait… un tournant s’approchait.

 Cyclope et Claremont restent bavards même pour la mort de Phoenix

Cyclope et Claremont restent bavards même pour la mort de Phoenix© Marvel Comics.

Des bâtons dans les roues.

Comme pour la romance entre Kitty Pryde et Colossus, pas mal de plans de Chris Claremont ont étés sabordés, souvent pour des raisons éditoriales.  Jim Shooter, rédacteur en chef de l’époque n’approuvant pas une romance entre un perso de 13/14 ans et un autre d’une vingtaine d’années.

Les principaux architectes de ces ennuis furent les rédacteurs en chef. Shooter, Jemas, Harras, mais aussi son compère John Byrne qui prit un malin plaisir à désamorcer ses scénarios plus d’une fois, dans sa reprise des Fantastic Four. Mais le problème dans la continuité Claremontienne intervient quand Jim Shooter s’interposa à la survie de Jean Grey après la Dark Phoenix Saga.

Claremont espérait un tout autre dénouement pour Jean Grey

Claremont espérait un tout autre dénouement pour Jean Grey© Marvel Comics.

Dépossédée de ses pouvoirs de Phoenix et de Marvel Girl, celle-ci devait quitter les X-men avec Cyclope pour fonder une famille, menant à un climax vers l’épisode 200. Mais pour Shooter, Jean Grey ne pouvait pas survivre ainsi au meurtre de 5 milliards de D’brai (peuple qu’elle génocida en dévorant leur soleil). Cela mena donc à la mort de Jean Grey, un épisode que tout fan ressentit avec émoi. Jusqu’à l’annonce du retour de Jean Grey pour réunir un nouveau groupe composé des 5 X-men de base, saccageant la saga de Claremont et ses retombées.

Claremont proposa à Shooter une histoire où la soeur de Jean prendrait la place de l’héroïne déchue – déclinée de Bizarre Adventures #27. Les deux soeurs, enlevées, se tiraient de la situation mais Phoenix dans l’entreprise, déclenchait les pouvoirs latents de Sarah. Ces pouvoirs seraient de ressentir la présence d’un mutant, parallèle au rôle de limier de Rachel Summers Grey. Mais Shooter tenait à une Jean Grey lavée de tout souvenir de péché planétaire. Un stratagème scénaristique désamorça donc la fin tragique de Phoenix invalidant l’émotion de la Dark Phoenix Saga… Et Byrne n’y était pas pour rien, là non plus! Ce stratagème fit donc en sorte que Cyclope quitta Madelyne Pryor, originellement une femme qui ressemblait simplement à Jean.

  Les plans pour Madelyne Pryor aussi furent changés

Les plans pour Madelyne Pryor aussi furent changés© Marvel Comics.

Mais ces évènements changèrent les origines prévues pour elles et menèrent au cross-over Inferno, où l’on apprend qu’elle est un clone destinée à tomber amoureuse et à avoir un fils de Summers… Claremont détesta ce changement imposé, lui qui voulait que la jolie rousse soit la personne donnant une vie heureuse au mutant aux rafales optiques.

La douce Madelyne devient la Goblyn Queen dans la saga Inferno

La douce Madelyne devient la Goblyn Queen dans la saga Inferno© Marvel Comics.

L’autre problème évoqué par Claremont fût que Scott, quittant sa femme pour rejoindre X-Factor, prenait alors une image plus que négative. Claremont pensait que peut-être il pourrait enfin créer un couple Jean Grey/Wolverine avec cet imbroglio. On pourrait parler de la mini série en 6 parties sur Rachel qui aurait dû être dessinée par Rick Leonardi et qui promettait d’être très versée sur le côté psychologique.Jugée comme un projet trop complexe, la série fût abandonnée.

Un autre problème surgit avec Alan Moore. Le génial auteur est très (très!) tatillon pour ce qui est des droits d’auteurs. Et c’est ainsi que les plans de Claremont furent de nouveau contrariés: Moore et Alan Davis se sont occupés de Captain Britain (créé par Claremont), eux aussi, pour un run mémorable. Dans ce run, un personnage excessivement puissant au pouvoir sur la réalité ( à la Protéus, quoi que plus puissant encore), fou et détestable, Sir Jim Jaspers, venu d’une autre réalité, désirait ardemment un monde sans super-héros. Pour chasser les êtres à pouvoirs, Jaspers lança la redoutable cyber-créature Fury aux fesses des super-héros, et l’effroyable personnage alla jusqu’à éliminer notre Captain Britain, alors en transit dans cette réalité.

La faction Anglaise, Excalibur, reprenant Captain Britain et Meggan

La faction Anglaise, Excalibur, reprenant Captain Britain et Meggan© Marvel Comics.

Ressuscité par Merlin, Cap se heurte de nouveau aux deux super puissances. Longue histoire courte: Dans un maelström de réalités et d’énergies, les deux sont annihilés. Et Claremont trouva la continuité ici créée intéressante et voulut l’inclure à celle des X-men. Si vous jetez un coup d’oeil au procès de Magneto à Paris, l’un des juges se nomme James Jaspers et ressemble méchamment à celui de Moore. Et dans le même temps, la super sentinelle Nimrod débarque du futur de Rachel (Vous me suivez?) La Fury devait fusionner avec Nimrod, et éradiquer le Hellfire Club et les Morlocks dans leurs tunnels new-yorkais.

Chez les X-men, Diablo et Kitty seraient blessés dans un combat contre la créature surpuissante et devaient quitter l’équipe avec Longshot et Colossus pour l’île de Muir… Et engendrer Excalibur, de ce fait.Jaspers, lui, s’allierait avec le symbiote et embrigaderait la population humaine contre les mutants, qui, partout dans le monde , auraient à s’allier… Le fin mot devait revenir à Forge et Roma non sans apporter un changement quasi complet à l’équipe des X-men.

Mutant Massacre : un plan B pour Claremont

Mutant Massacre : un plan B pour Claremont© Marvel Comics.

Moore ne l’entendait pas de cette oreille pour des raisons de droits, et le plan de Claremont qui devait s’étendre sur facilement 2 ans tomba à l’eau. Il fallut donc créer à la place du symbiote les Marauders et l’Adversaire, qui combattrait les mutants sur le building de Forge, Eagle Plaza. Et tout cela changea la donne d’une autre manière: l’histoire qui aurait dû se suivre seulement dans Uncanny s’étendit dans X-Factor, New Mutants, et donna l’impulsion aux sagas à tiroirs, ou plutôt « tie-in » qui devinrent l’habitude des boites de comics dans les 90s.

Si Claremont avait fait comme il voulait, Wolverine se serait retourné contre ses amis

Si Claremont avait fait comme il voulait, Wolverine se serait retourné contre ses amis© Marvel Comics.

Pour épiloguer sur les problèmes de Claremont avec l’éditorial, n’oublions pas que ses plans étaient de faire de la bataille de Muir Island avec le Shadow King un élément bien plus marquant, de lier le chasseur de mutants Ahab et Cable et de se débarrasser de Wolvie tel que nous le connaissions (autours de X-tinction Agenda) par la main de Lady Deathstrike. Pour culminer à la mort de Charles Xavier.

Jean Grey, face à un Logan lobotomisé par la Main, devait avoir un rôle clé. Le griffu devait perdre son adamantium et voir ses griffes arrachées par Colossus dans un combat monumental En fin de compte, Wolverine rejetterait le conditionnement de la Main, qui entre temps lui aurait remplacé ses griffes, et se rapprocherait de Jean Grey… Un peu comme dans Enemy of The State, de Millar et Romita JR Mais nous savons comment les Jim Lee, Portacio, Liefeld et autres ont massacré tout cela avant de se barrer pour fonder Image comics …

La fin d'une époque, dans X-men 3

La fin d’une époque, dans X-men 3© Marvel Comics.

Les 90s et la traversée du désert

Claremont qui donc fit la notoriété de Marvel et sa substance pendant plus de 16 ans fût plus ou moins remercié. Devant des choix qui étaient plus des crève-cœurs qu’autre chose, il prit ses clics et ses clacs et se barra. Chez Marvel, Scott Lobdell fût le plus apte à reprendre le flambeau et à jouer avec les personnages, des parties de baseball aux pique niques près du lac, en passant bien sûr par les plots et subplots chers à Chris.

De retour chez Marvel, Après le très médiocre Heroes Reborn, Chris Claremont récupéra FF avec Alan Davis puis Salvador Larocca. La série n’était pas mauvaise en soi et on ressent l’affection de l’auteur pour la première famille de super-héros, mais beaucoup de scénarios avaient un goût de prémâché. Du mind control, des habits en latex, des personnages tous droits sortis de l’univers X, mais pourquoi pas…

Annoncé en grande pompe sur X-men, de nouveau, Chris ne resta pas bien longtemps. Que ce soit pour la série régulière ou pour être bouté sur Extreme X-men (ce qui lui plaisait bien!) la Maison des Idées fût bien cavalière avec sa poule aux oeufs d’or d’antan.

Claremont et The Néos...Retour perdant..

Claremont et The Néos…Retour perdant..© Marvel Comics.

Jamais ne fûrent expliqués les changement arrivés dans ce trou d’un an chez les Hommes X… les pouvoirs de Jean Grey intervertis avec ceux de Psylocke, certains personnages des Neos, nouvelle bande sortie d’on ne sait où pour être annihilée vers 2011, l’arrivée de Tessa, sleeper agent de Xavier au Hellfire club, aperçue depuis des années dans Uncanny, et ce nouveau Thunderbird, Indien au pouvoir du feu… Claremont a vite compris qu’on lui laissait les miettes de Grant Morrison. Il consentit à cela. On lui enleva le Fauve après les premiers Extreme X-men (Larocca avait déjà dessiné les épisodes), et les lecteurs n’accrochaient pas à ses derniers ajouts (Timestream et Lifeguard, des sang-mêlés Shiar, sans doute) qu’il perdit dans l’espace tout en prévoyant un jour leur retour…

Bill Jemas , anti-continuité et fan des séries « comics-manga » , alors au commandes de Marvel avec Quesada décida d’envoyer Larocca sur Namor et de mettre Igor Kordey, dont le trait n’allait pas franchement avec la série aux crayons. Extreme X-men finit assez rapidement et les derniers boulots de Claremont (Excalibur , New Exiles pour ne citer qu’eux) attirèrent de moins en moins de lecteurs.

 Fantastic... Doom?

Fantastic… Doom?© Marvel Comics.

Il était clair que le mot d’ordre avait changé par rapport aux débuts de Claremont, où garder une équipe créative en marche était essentiel. Les séries se font de plus en plus en arcs de 5 ou 6 épisodes, et Claremont n’a plus le temps de tisser ses longues sagas si chères à son coeur. Après une tentative de BD en France qui n’a pas rencontré le succès escompté, il semble que Chris Claremont soit toujours sous contrat avec la Marvel, et il scénarise ces temps-ci le retour de Diablo. On voit avec lui à nouveau des personnages qu’on pensait disparus.

Mais soyons clair, la politique « tuer et ramener » X ou Y, devenue loi depuis la fin des 90s n’est absolument pas à son goût et comme beaucoup de lecteurs, l’écrivain se rend compte que tout aspect dramatique s’évapore des séries à ce jeu stupide et mercantile, comme il s’exprima sur la vraie fausse mort de Kitty Pryde et autres.

Wanderers, BD européenne qui n'eût pas le succès escompté...

Wanderers, BD européenne qui n’eût pas le succès escompté…© Marvel Comics.

Encore une fois, on aime ou pas le verbiage de Chris Claremont. J’ai grandi avec ses histoires et je ne saurai cracher sur un magicien qui a toujours donné un sens profond et des valeurs à ses histoires, parlant d’acceptation de l’autre, si différent soit-il. Des sagas telles God Loves Man Kills, Dark Phoenix Saga ou Days Of Future Past sont sorties de son imagination fantasque, et l’oeuvre qu’il a bâtie année après année résonne encore dans les titres repris piteusement de nos jours par Bendis et consort.

Claremont a redéfini le médium du comic book à travers le traitement de ses X-men et nous a offert bien plus que l’habituel affrontement héros/vilain, il a été et reste l’artisan qui humanisa les personnages de BD outre-atlantique toujours en butte à leurs émotions et au jugement de leurs pairs. Pour cela, et toutes ces heures de rêves, chapeau bas, Mr Claremont.

 Les années Claremont reste une mine d'or pour les auteurs de comics d'aujourd'hui...

Les années Claremont restent une mine d’or pour les auteurs de comics d’aujourd’hui…© Marvel Comics.

47 comments

  • Leo Swampy  

    Il m’a l’air facile à dessiner aussi, Iceberg.
    Peut-être Claremont n’avait pas l’utilité d’un personnage « comique » vu qu’il n’y a pas tant d’aspects amusants que ça dans ses BD? Les quelques épisodes de Spiderman qu’il a écrit rendent un tisseur peu blagueur…
    Je trouve étonnant qu’il ai mis Angel dans la bd, le perso étant assez inintéressant par rapport aux autres.

    Je n’ai pas parlé de Wolverine pour plusieurs raisons, dont la longueur du texte, trouvant en plus cette histoire peu intéressante, la laissant pour un sujet sur Miller ou sur le personnage.
    Comme il y a déjà une chronique entière sur God Loves, et DOFP, j’ai évité la redondance pour placer des détails moins connus.
    Cette chronique n’est en rien exhaustive.

  • Jord Ar Meur  

    Si vous parlez de l’album « Vignettes » paru dans la collection « Best of Marvel » en VF, il contient exactement les « Classic X-Men » 1 de 1986 à 13 de 1987 de Chris Claremont et John Bolton (les dessins du N°6 « A Love Story » de février 1987 sont certainement de John Byrne vu le style, mais ce n’est indiqué nulle part (en plus c’est une histoire sans paroles).

  • Marti  

    @Leo : Concernant Iceman, je suis retourné chercher la réponse sur le forum officiel de John Byrne : Byrnerobotcs. Byrne y répond à énormément de questions, c’est une véritable mine d’or d’informations sur l’envers du décor ! Deux concernent donc Bobby Drake :
    Pourquoi n’est-il jamais apparu dans le run de John Byrne, à l’exception des funérailles de Jean dans le #138 ?
    Byrne explique que lors de son passage sur les Champions il a trouvé que Bobby était dur à dessiner, et qu’il faudra attendre X-Men: The Hidden Years (25 ans plus tard quand même !) pour qu’il trouve une version du personnage sur laquelle il se sente à l’aise.
    Pourquoi Bobby est le seul des X-Men originaux à ne pas être présent lors de la Dark Phoenix Saga ?
    De mémoire du scénariste-dessinateur, Iceman était alors déclaré indisponible car attaché à un projet de mini-série qui n’est jamais paru. Byrne en profite pour préciser que ce genre de choses arrivait souvent à l’époque aussi bien pour les méchants que les gentils. Ça laisse songeur quand on voit maintenant les personnages principaux de la firme être chaque mois entre trois et six séries à la fois…
    Source : http://www.byrnerobotics.com/FAQ/listing.asp?ID=2&T1=Questions+about+Comic+Book+Projects#178

    @Jord : Tout-à-fait, en VO un second volume reprenant les back-ups des #14-25 est également paru, et certaines d’entre elles se sont retrouvés en complément d’autres TPB et hardcover (Proteus, The Dark Phoenix Saga et Marvel Visionaries: Jim Lee). Il n’existerait donc à ce jour aucune republication totale de tous ces back-ups…

    • Leo Swampy  

      A l’époque, Iceberg , comme Angel et le Fauve, étaient (ou allaient être) utilisés pour un asses long moment dans New Defenders, avec d’autres personnages très peu connus en France… Il doit aussi y avoir de ça, pour la suite.

  • Erik 5  

    Mon très cher Léo Swampy, merci pour ce superbe article, qui m’a replonger dans les années fastes des X-Men.

    A des années lumières de ce qu’ils sont devenus aujourd’hui, les X-Men de Claremont étaient, comme tu le souligne très justement, réels, ils avaient une vie, des sentiments et plus encore que de s’identifier à eux, ils faisaient partis d’une famille virtuelle qu’on attendait avec impatience de retrouver tous les trois mois dans le mythique Spécial Strange.

    Ceci étant dit, toutes les périodes de l’ère Claremont ne ce valent pas, loin de là, si Dieu Crée, L’homme Détruit, représente pour moi le summum de l’écriture d’un Chris Claremont en état d’apesanteur créative, se qui restera vraiment la pierre angulaire de son œuvre c’est sa collaboration avec John Byrne.

    Que se soit sur Iron Fist, Marvel Team Up, même sur Star Lord (la meilleure incarnation de ce héros) et bien entendu sur les X-Men, leur synergie à fait des merveilles.

    Complémentaires, les deux compères tendaient aussi à limiter leurs tics narratifs respectifs, et ce n’est pas mentir de dire qu’aucun des deux n’est arrivé à un tel niveau créatif après leurs séparations, et ce même si Byrne à réussit un run d’anthologie sur Fantastic Four et créa les excellents Next Men.

    Durant cette période, beaucoup de Byrne ce retrouve dans l’histoire et l’évolution des personnages, comme par exemple, la filiation de Magnéto ou, bien évidemment, l’envol de Wolverine, et je suis intimement persuadé que c’est cette réunion de deux monstres sacrés de l’histoire des comics qui on contribués à donner à ce média ses plus belles lettres de noblesse.

    Juste pour finir sur les X-Men et la plupart des travaux Claremont / Byrne de cette période, un acteur essentiel à cette réussite, qui très injustement passe souvent à la trappe, était l’encreur Terry Austin, qui par son talent, finissait d’apporter la touche de magie finale, permettant véritablement de les faire entrer tout trois dans l’histoire des comics…La Dream Team Claremont / Byrne / Austin.

  • Bruce lit  

    « The Auteurs » : Finale
    Il aura recrée les X-Men, collaboré avec John Byrne, Dave Cockrum, Barry Windsor Smith ou Paul Smith. Et définit l’intégralité de l’univers des mutants en créant la meilleure équipe de super héros de tous les temps. Stephane Maillard Peretti vous raconte la saga de Chris Claremont dans un article à la hauteur du personnage : Uncanny !

    La BO du jour : Dans les années 80, un duo résumait parfaitement l’amour absolu de Claremont pour ses mutants: https://www.youtube.com/watch?v=x7hbPFc313Y

    • Matt  

      La version Hachette « phénix noir » a aussi la traduction de Coulomb. Donc je ne pense pas que ce soit la cause de la revente de Tornado. Il garde juste les best moments qui lui plaisent je pense.

      En tous cas t’as du courage d’acheter « les étranges x-men », Tornado. ça doit être salement abimé non vu l’age des revues ? Je n’aime pas avoir des revues que j’ai peur de lire tellement elles sont fragiles. Si tu l’as pris pour Lifedeath, sache qu’il est aussi publié dans la revue « X-men saga 13 : mort apparente » avec une bonne traduction et la revue est de bonne qualité et date de 2000. C’est ce que j’ai pris vu que l’intégrale x-men 1984 n’est pas encore réimprimée en VO, introuvable en VF et en plus traduite par Coulomb.

      • Tornado  

        Ah merci Matt ! Ça m’intéresse d’autant plus que la revue LUG avait censuré quelques pages de ce chef d’oeuvre :)

        • Tornado  

          La revue LUG que j’ai trouvée est en très bon état.
          Je garde effectivement les « best moments ». Et j’ai toujours d’autres revues que j’avais gardé de quand j’étais petit, comme « Belasco » (avec la rencontre de jeunesse entre Xavier et Magneto !).

        • Matt  

          Il y a lifedeath 2 aussi dans cette revue, qui se déroule un peu plus tard lorsque Tornade est partie en Afrique. Toujours par Claremont et Windsor Smith. Pas aussi bien que le premier, mais sympa tout de même.
          Il y a avec un bout de témoignage de Claremont après chacun des 2 récits. Je le mentionne parce que pour du Panini c’est rare d’avoir du contenu.
          Seule la qualité d’impression peut venir un chouilla ternir le tableau. Rien de dégueu hein, les couleurs sont bonnes, mais on voit un peu les points de trame quoi, un peu comme sur certaines intégrales. Traduction de Nicole Duclos.

  • The New Madrox  

    Attention: « Diablo, préféré de Cockrum, premier dessinateur de la série »…

    Dave Cockrum n’est pas le premier dessinateur de la série, c’est le premier dessinateur associé à Claremont sur la série.

    Merci pour l’article ! J’adore Claremont :-)

  • lionel  

    S’il est vrai que les dernières prestations de Claremont pour Marvel sont loin de constituer des pièces incontournables du comic-book. On peut se demander dans quelle mesure son travail n’est pas saboté par la Marvel. Tant la plupart des dessinateurs avec lesquels il travaille ne brillent pas par leur talent. Sans dévaloriser le dessinateur de la série Diablo, imaginez si l’on avait eu un duo Claremont/Davis. Chaque nouvelle réalisation du scénariste ternit un peu plus son image.

    Je trouve très étonnant que Claremont n’est quasiment jamais envisagé de créer une série pour Image.

    • Matt  

      Pour le coup Claremont et Davis ont collaboré ensemble sur Uncanny X-men entre juillet 2004 et 2005. Et même si c’était beau (Davis style, avec aussi un peu de Andy Park et de Olivier Coipel), on ne peut pas dire que c’était très bon. Sauf l’arc sur la fin des Grey que j’ai trouvé sympa (avec Bachalo aux dessins)

      Je crois qu’il faut juste savoir s’arrêter des fois. Notre Claremont n’est plus inspiré comme avant.

  • Léo Deroclès  

    Hello,

    Comme la pub pour Nescafé, il n’y a rien à ajouter ! Peut-être bien que personne d’autre ne pourra jamais faire mieux que Claremont…
    Certes je suis assez impartial car tout cela a marqué ma jeunesse mais comment m’en blâmer ?
    Je suis très fidèle à tout ce qui m’a marqué positivement dans ma jeunesse…
    Je me suis mordu les doigts pour avoir loupé Claremont lors de son passage chez pulp’s en mars dernier et jattends avec impatience son prochain passage à Paris…

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