Œdipe Complexe (Les Fugitifs).

Les Fugitifs par Brian K Vaughan et Adrian Alphona

Les Fugitifs : Jeunes, rebelles et apprentis super-héros !

Les Fugitifs : Jeunes, rebelles et apprentis super-héros !©Marvel Comics

Première publication le 18/10/14- Mise à jour le 08/12/18

AUTEUR : TORNADO

VO : Marvel

VF : Panini (c’est compliqué)

A partir de 2003, époque bénie pour les amateurs de comics Marvel qui vivaient le temps des Marvel Knights, la Maison des idées, pilotée par un Joe Quesada encore consciencieux, laissait carte blanche à un jeune scénariste prometteur nommé Brian K. Vaughan.

Ce dernier, épaulé par le dessinateur Adrian Alphona (un type bien influencé par les mangas…) décidait alors d’inventer une toute nouvelle équipe de super-héros absolument neufs : Les Fugitifs (Runaways en VO). Des héros inconnus et adolescents, sans alias ni costume en spandex, vivant sur la côte-ouest des Etats-Unis. Bref, un concept très différent du tout-venant de l’écurie Marvel, et pourtant complètement intégré à la signature initiale de l’éditeur (on se souvient de la maxime initiée par Stan Lee : super-héros = supers-problèmes !).

Les lecteurs ne furent pas enthousiastes face à cette nouveauté, d’autant que le dessin un peu orienté manga d’Adrian Alphona semblait la destiner aux seuls enfants. Ce fut une grossière erreur de penser cela, car Vaughan était en train d’écrire une série majeure de l’Histoire de la Marvel, un récit universel et profond, comme un conte intemporel…

Les Fugitifs, de gauche à droite. En haut : Karolina, Alex et Chase. En bas : Nico, Molly et Gertrude. Le dino s’appelle Dentelle !

Les Fugitifs, de gauche à droite. En haut : Karolina, Alex et Chase. En bas : Nico, Molly et Gertrude. Le dino s’appelle Dentelle !©Marvel Comics

En France, l’éditeur Panini Comics, toujours aussi laborieux, va éditer l’ensemble de la série d’une manière extrêmement chaotique, étalant le tout sur plusieurs années et dans pas moins de trois, voire quatre collections distinctes dont les premiers tomes sont aujourd’hui complètement épuisés ! En gros, ils vont faire tout leur possible pour que la série soit un fiasco ! Et pourtant, petit à petit, grâce à un bouche à oreille bienvenu et tenace, la création de Vaughan va devenir une sorte de série culte…

Le créateur d’Y le Premier Homme nous offrira deux saisons brillantes. La première sera publiée en VF dans la collection « Mini Monster » (un truc miteux avec papier affreux, genre les Super Picsou géants des années 70…). La seconde bénéficiera des honneurs de la collection « deluxe ». Je vous propose de commencer par la première saison en entier, avant de m’attarder sur chacun des deux tomes de la seconde…

Comment faire des super-héros originaux ? En ne leur donnant pas de costumes !©Marvel Comics

Les Fugitifs Saison I :

Beaucoup d’enfants rêvent d’être des super-héros, ou bien d’avoir des parents qui soient des super-héros. Mais si ces parents étaient des super-vilains, comment réagiraient-ils ? Partant de ce postulat, Brian K. Vaughan, brillant scénariste, vous tiendra en haleine jusqu’au bout de son récit en imaginant une intrigue complètement maîtrisée de complots tentaculaires à base de fin du monde, de road-movie et de superpouvoirs.

Snif ! Nos parents sont des super-vilains !

Snif ! Nos parents sont des super-vilains !©Marvel Comics

Plaçant le contexte de son histoire au cœur de l’univers Marvel sans réellement utiliser ses figures principales, Vaughan en retient néanmoins l’esprit et nous offre une des premières créations du genre pouvant se lire de 7 à 77 ans !

Les Fugitifs – composés de six adolescents on ne peut-plus ordinaires – ont beau évoluer dans l’univers de Spiderman et de Captain America, ils ne rencontreront réellement que La Cape et l’Epée, soit deux héros secondaires que le créateur d’Ex Machina se permet au passage de redéfinir. Le jeune lecteur s’identifiera viscéralement aux personnages principaux là où le sénior plongera avec délice dans un bain de jouvence, mais sans aucun infantilisme puisque la série est brillamment narrée et dialoguée, pleine de réflexion sur le complexe d’Œdipe, sur la question de l’héritage et de l’éducation, de l’adolescence et du rude apprentissage de la vie d’adulte, sans jamais tomber dans le démonstratif et sans ampouler le cœur du récit !

Dès le départ, la personnalité de chaque protagoniste est si finement dessinée, si crédible et si immédiatement attachante, que c’est précisément sur la profondeur et la véracité de chaque individu que le scénario va développer sa structure. Car Vaughan n’oublie jamais que l’être humain est imparfait et que de ses choix découlent les événements à venir ! Et c’est précisément cette magnifique idée qui va devenir le nerf de la série : Ce ne sont pas de quelconques événements racoleurs qui induisent le récit, mais bel et bien les vicissitudes de chaque personnage. Vaughan écrit son scénario et préserve sans cesse l’âme de ses héros. Ce sont eux qui colorent leur histoire. Qui la dessinent selon leurs choix et leurs démons…

Ainsi, l’aventure des Fugitifs est avant tout une aventure humaine, attachante et addictive, qui, derrière son apparent vernis enfantin, prend de la hauteur et se pare de résonnances universelles.

Hé les gars, c’est maintenant qu’on le fait notre Œdipe ?©Marvel Comics

Dès lors, il est impossible de refermer les trois tomes de cette première saison avant de savoir si les parents de ces ados rebelles, jusque-là pourtant normaux en apparence, sont bel et bien des méchants, s’il y a un traitre dans le groupe, si le sextet de jeunes super-héros en fuite va s’en sortir, s’ils vont découvrir et maîtriser leurs propres pouvoirs, et s’ils vont réussir à sauver le monde !Et le lecteur de passage de se dire : « Oui, enfin, comme d’habitude ! « . Sauf que c’est tout l’inverse !

Enfin une série qui ne cherche pas à racoler dans l’événementiel pour exister et qui parvient à happer le lecteur par ses seules qualités d’écriture. A l’époque, nous ne le savions pas encore, mais les pontes de la Marvel s’apprêtaient à nous noyer sous les crossovers et les events connectés entre toutes les séries. Et, il faut absolument le rappeler : les Fugitifs selon Vaughan ne mangeaient pas de ce pain là ! Alors, les Fugitifs ? Chef d’œuvre ? Que oui !!!

Ne vous laissez pas avoir par l’aspect enfantin d’une série majeure de l’univers Marvel !©Marvel Comics

Les Fugitifs Saison II, tome I :

Ce premier tome de la collection Deluxe contient les épisodes #1 à 12 de la seconde saison, publiés initialement en 2004. Pour bien l’apprécier, évidemment, il vaut mieux avoir lu la saga citée plus haut…

Après nous avoir émerveillés avec son premier récit, on attendait Brian K. Vaughan au tournant. Et beaucoup ont pensé que le début de cette seconde saison était forcément un cran en dessous.
Cette suite est néanmoins très réussie, mais souffre de la comparaison avec son aînée qui avait bouclé la boucle. En effet, les Fugitifs s’étaient émancipés de leurs parents « super-vilains » jusqu’au point de non retour. Ils avaient réalisé leur Œdipe. Que restait-il alors de substance pour nourrir la suite de leurs aventures sans tomber dans le mainstream digest ?

Cette première partie de la seconde saison est la moins réussie des deux. Comme toujours, Vaughan prend son temps pour construire son scénario. Quasiment toutes ses créations « longue durée » souffrent de ce défaut : L’histoire commence de façon légère, presque superficielle. Ce n’est que petit à petit qu’elle commence à s’étoffer, à se nourrir de références et à prendre de la hauteur. Il faut parfois attendre le dénouement d’un arc narratif pour prendre conscience de la profondeur, de la cohérence du récit et de la toile de fond que le scénariste a creusée en sous-texte. Si le lecteur n’est pas assez patient, il risque malheureusement de décrocher avant cette prise de conscience, criant haut et fort qu’il vient de lire une série pour « djeuns » complètement inepte. Il aura tort…

Allez dentelle, attaque le méchant lecteur incrédule !

Allez dentelle, attaque le méchant lecteur incrédule !©Marvel Comics

Arrivé au bout de la 2° saison, époustouflé sur le long terme par la richesse de son contenu, je me dis qu’elle possède facilement trois niveaux de lecture :

- 1° niveau : C’est une série sur les super-héros originale et rafraichissante. Elle se fond dans l’univers et la mythologie Marvel avec suffisamment de singularité pour y exister par elle-même sans tomber dans « l’événementiel », c’est-à-dire la tare principale des vieilles séries mainstream ayant du mal à se renouveler. Elle plaira aux plus jeunes pour le ton moderne et relativement branché que ses auteurs lui ont insufflé. Elle plaira aux plus vieux pour les liens qu’elle entretient avec la mythologie invoquée et le respect apporté à l’ensemble.

Mettant en scène ses protagonistes en plein cœur de Los Angeles, elle se démarque ainsi du lieu prisé habituellement par les principaux super-héros Marvel (New York) et offre à la Côte Ouest son nouveau groupe de surhommes. Enfin, en faisant de ses héros des fugitifs clandestins recherchés par tout le monde au milieu d’une atmosphère teintée d’ésotérisme, les auteurs nous offrent un road-movie haletant et différent du tout-venant de la Maison des idées.

Karolina, une héroïne extraterrestre, jeune, belle et gay ! Les Fugitifs vivent avec leur temps.

Karolina, une héroïne extraterrestre, jeune, belle et gay ! Les Fugitifs vivent avec leur temps.©Marvel Comics

- 2° niveau : Derrière ses airs de manga pour préados, elle dynamise le genre en le confrontant aux thématiques liées à la jeunesse, comme le rapport aux adultes et le complexe d’Œdipe. J’avais peur qu’après la 1° saison, cette dernière thématique n’ait plus lieu d’être. Mais à présent que nos jeunes héros se sont émancipés de leurs parents, ils gardent une furieuse méfiance à l’égard des adultes qu’ils répercutent sur leurs rapports avec les autres super-héros : Que ce soit Captain America (qui ne pense qu’à les séparer afin de les placer dans un centre d’accueil spécialisé) ou Spiderman, les Fugitifs ne font confiance à personne et condamnent la notion de « modèle ». Par exemple, lorsqu’ils font face à un Spiderman particulièrement affable et protecteur, ils le foudroient direct. Car comme le répond Nico à la jeune Molly qui lui demande s’ils doivent craindre les héros : « Non, nous nous méfions des adultes ! ».

Pour entériner cette émancipation, les Fugitifs ont renoncé à leur « alias » de surhumain, car, comme le dit Gertrude : « Les surnoms, c’est pour les jeux. Nous, on n’est plus les pions de personne »… Derrière ses airs de divertissement léger, elle abonde de références à la culture générale et surtout à la culture populaire. Vaughan ponctue ses dialogues de détails référentiels (technologie geek, littérature, cinéma, musique) et les lie directement aux événements. Par exemple, lorsque Nico, la jeune sorcière, cite Pink Floyd en s’écriant « Shine on you crazy diamond », elle jette un sort à son ennemi l’enfermant dans un diamant géant !

Ouah l’aut’ hé ! trop ringue !

Ouah l’aut’ hé ! trop ringue !©Marvel Comics

- 3° niveau : Vaughan s’abreuve de l’héritage des grandes figures de la littérature anglo-saxonne sur le monde de l’enfance. Il n’oublie pas que lorsque Mark Twain écrivait Les aventures de Huckleberry Finn et qu’il racontait les péripéties d’un adolescent et d’un esclave en fuite à bord d’un radeau de fortune sur le Mississipi, il développait une allégorie de la liberté par la fuite qui allait devenir une des thématiques primordiales de la culture américaine.

Il n’oublie pas non plus que lorsque Sir James Matthew Barrie créait l’univers de Peter Pan, il suggérait que le monde des adultes pouvait paraître si étranger et morose, que l’on pouvait alors renoncer à l’intégrer en refusant de grandir.
Enfin, il n’oublie pas que lorsque Charles Dickens écrivait Oliver Twist, il démontrait que la société pouvait être si cruelle, si dégueulasse, que les adultes oubliaient qu’ils avaient été un jour des enfants, allant jusqu’à torturer les plus jeunes pour arriver à leurs fins…

Et pour étendre un peu plus les références, il se souvient également que Carlo Collodi, lorsqu’il écrivait Les Aventures de Pinocchio, prouvait que seul l’amour des parents permet à l’enfant de s’épanouir dans le monde. En nourrissant son histoire de ces modèles majeurs de nos civilisations, Vaughan confère à son scénario quelque chose de puissamment universel. Ce patrimoine finit par pénétrer l’inconscient collectif culturel de ses lecteurs, prouvant qu’il fait partie des auteurs les plus marquants de son époque postmoderne.

Y a même une référence à King Kirby !©Marvel Comics

Deux arcs narratifs se succèdent dans ce premier recueil. Le côté un peu manga du dessin (surtout sur le second, effectué par un artiste nippon) peut également paraître racoleur. Mais ce serait dommage de passer à côté de la série sur ce simple apriori…

Les Fugitifs Saison II, tome II :

Cette deuxième partie de la seconde saison est supérieure à la première. Le ton léger et fun a désormais disparu au profit d’une ambiance ténébreuse et dépressive. Comme toujours, Vaughan prend son temps pour construire son scénario.

L’essentiel des épisodes tourne autour de la notion de résurrection. Que ce soit les « méchants » ou les « gentils », ils vont tour à tour tenter de faire revenir quelqu’un à la vie. Et Vaughan de se frotter à l’un des thèmes récurrents de l’univers des super-héros. Mais, contrairement aux habituelles séries mainstream qui usent de ficelles scénaristiques crétines pour faire marcher la dimension événementielle de ce genre de séquence-choc, la notre évite ces écueils. Pas une fois elle ne tombe dans le ridicule ou la redite. Au final, la mort des personnages devient ici mille fois plus tangible et viscérale que dans la plus-part des autres séries de l’univers Marvel, alors qu’elle est censée viser un public plus jeune !

Enfin une série Marvel où le suspense n’est pas un leurre. Car ici, tout le monde peut mourir… Définitivement…

Enfin une série Marvel où le suspense n’est pas un leurre. Car ici, tout le monde peut mourir… Définitivement…©Marvel Comics

Vaughan continue parallèlement de développer les relations entre les membres du groupe et aborde le thème de la famille recomposée en dessinant des caractères particulièrement attachants et crédibles. Les lecteurs les plus sensibles risqueront de verser quelques larmes…
A l’aube de Civil War, il termine sa deuxième saison de brillante manière et réussit, au détour d’une seule et unique dernière image, à inverser la vapeur quant à son discours sur l’adolescence et a élever le débat de manière vertigineuse, nous faisant prendre conscience de toute la maîtrise de son sujet ! Magnifique.

En conclusion, Les Fugitifs est une série dense et profonde, dont l’apparente légèreté et la longue mise en route peuvent malheureusement induire le lecteur en erreur, qui passera à côté d’une des séries Marvel les plus originales et les plus riches de son époque, bourrée de références en tout genre (ne ratez pas la version adolescente et moderne de La Vision et la sorcière rouge).

Karolina et Xavin : L’amour libre pour une série d’une finesse incomparable, trônant à des années lumière au dessus des autres.

Karolina et Xavin : L’amour libre pour une série d’une finesse incomparable, trônant à des années lumière au dessus des autres.©Marvel Comics

Cette deuxième saison connaitra un prolongement sous la houlette du scénariste Joss Whedon (Monsieur Avengers version cinéma, en personne !) et du dessinateur Michael Ryan dans Les Fugitifs : Génération perdue. Une suite inférieure au run de Vaughan, mais tout à fait divertissante et autonome, avec une vraie conclusion.
Avant la troisième saison, les Fugitifs feront équipe avec les Young Avengers dans la tourmente Civil war. Cette mini-série, écrite par Zeb Wells et dessinée par Stefano Caselli, est disponible dans Civil War, Tome 5 : Choisir son camp.

Marvel tentera maladroitement d’étirer la sauce en confiant le filon à des vedettes du monde des comics. Une troisième saison verra donc le jour sur un scénario de Terry Moore et des dessins de Humberto Ramos (par la suite relayés respectivement par Kathryn Immonen et Sarah Pichelli. Tout ce beau monde s’empressera de vider la création de Vaughan de sa substance, transformant la série en une déclinaison complètement débile, vulgaire et hystérique. Mais ceci est une autre histoire…

©Marvel Comics

38 comments

  • Jord Ar Meur  

    Qui a commencé ?

  • Tornado  

    C’est Bruce qui a commencé…
    C’est comme ça, on est des grands gamins.
    Tiens, moi, quand j’étais tout jeune, je bavais sur « Daisy Duke », la nana tout le temps en short dans « Sherif Fais-moi Peur » !
    http://en.wikipedia.org/wiki/Daisy_Duke

  • Marti  

    Il y a eu deux mini-séries mettant en scène les Runaways et les Young Avengers : l’une durant Civil War, l’autre durant Secret Invasion. Le groupe est aujourd’hui éclaté et s’est retrouvé en partie dans les séries Avengers Arena puis Avengers Undercover qui doit bientôt s’achever.

  • Bruce  

    Aie…..
    Je viens de finir la première saison et je n ai pas beaucoup aimé. Je ne trouve pas la caractérisation des personnages aussi poussée, à part Nico, tous les personnages m agacent, je trouve que Vaughan en fait beaucoup dans le name droping, les pouvoirs des personnages sont bof et les dessins aussi. Les couvertures sont excelentes en revanche dont la fameuse 18 où Nico est belle à croquer. Et puis, les intrigues avec aliens, portail dimensionnel et tout le tintouin n vaient aucune chance.
    Je crois en fait que je naime pas beaucoup l ecriture de Vaughan et son utilisation des personnages qui m avait lassé pour son Y the Last Man et Ex Machinae. Dommage, car, oui les thè que tu évoques sont bien là.
    Ce doit etre la premiere fois que je n accroche pas avec une de tes recomandations. Sorry;;;;;

  • Tornado  

    Présence non plus n’avait pas accroché. Ça fait un moment que j’ai lu cette série à présent. Mais je me souviens l’avoir trouvée meilleure que 99% de la production en termes de super-héros.
    Moi c’est l’inverse, je suis fan de l’écriture de Vaughan, qui me correspond complètement.

    N’empêche que lorsque tu dis que c’est la premiere fois que tu n’accroches pas avec une de mes recommandations, je le prends plutôt comme un compliment ! :)

  • malik  

    Article très intéressant, merci !

    • Bruce lit  

      Bonsoir Malik !
      Un lecteur nocturne ? Ça tombe bien, chez Bruce Lit, on ne dort jamais !

  • Matt  

    Bon j’ai suivi vos commentaires et c’est marrant mais moi aussi je la trouve craquante cette Nico. Lors de l’énumération des noms sur le 2eme scan j’étais là à me dire « celle en bas à gauche c’est quoi son petit nom ? »

    J’aime bien Vaughan. Parmi ce que j’ai lu de lui, je n’ai été déçu que par une mini série Spider-man « Negative Exposure » dont j’ai trouvé le scénar trop léger et surtout dont la scène finale est absurde tant Octopus n’avait aucune raison de tenir sa parole, sauf pour passer pour un abruti.

    Ce que tu mentionnes Tornado sur les thématiques du monde des adultes et les parallèles avec Peter Pan et Oliver Twist donne envie.
    Hélas les éditions VF de Runaways, en plus d’être introuvables, sont de qualité médiocre (les marvel monster de l’époque ont un papier pourri pour le prix demandé)

    Sinon pour en revenir à vos digressions sentimentales, moi mes premiers émois d’enfant avant l’adolescence, vu que je lisais surtout des séries tirées de spirou magazine, c’était Natacha l’hôtesse de l’air^^
    Plus tard il y a eu Navis de Sillage aussi…
    Ah je me souviens avoir craqué sur Naomi Armitage de l’anime Armitage III sur une VHS à l’époque.
    Ce sourire là me tuait :
    http://imgur.com/VxtmTUM
    Ouais je sais elle était aussi à moitié à poil dans l’anime mais je vous promets que c’est pas ça qui me faisait craquer. Il y avait une finesse dans son trait au niveau du visage…la bouche ou le petit nez, je sais pas…une finesse qui a totalement disparu dans le design suivant sur le 2eme film :
    https://lh3.googleusercontent.com/-OkzkWjAycqg/VrAvvaGLzZI/AAAAAAAAB2k/2MNowAKE_T4/s284-p/Naomi%2BArmitage%2B-%2B3

    Ahem…je m’égare chers amis.
    Mais sinon, maître de mes émotions en tant qu’adulte aujourd’hui, c’est Power Girl et ses gros b…nan, je déconne^^ Je ne craque plus sur des héroïnes de BD maintenant, c’est triste. Il y a Thorn dans Bone qui est attachante. Mais rien qui me pousserait à acheter la BD juste pour elle. Dans un sens, heureusement pour mon portefeuilles. C’est piégeux ces sentiments là^^

    • Bruce lit  

      La (dernière rediff) de l’été : « School’s in »
      L’été s’enfuit comme les Fugitifs, ces enfants de super vilains refusant leur héritage. Avec B.K Vaughan au scénario la cause était acquise : une des meilleures séries de Marvel de tous les temps. Jusqu’aux crossovers, des auteurs n’y connaissant NIB et une publication Panini calamiteuse. Tornado raconte.

      La BO du jour : Les Runaways ? De la bombe ! https://www.youtube.com/watch?v=pMDn6V7ZLhE

      @Matt : Nico, une femme fatale ? C’est le velvet qui chantait ça non ? ;) . Elle nous a en tout cas tous mis à genoux.
      Malgré ça, sa présence n’a pas réussi à me convaincre à apprécier Avengers Arena, sorte de Battle ROyale made in Marvel qui m’est tombé des mains plusieurs fois.
      Mes derniers coups de foudre pour les filles imaginaires…voyons…Mikasa, of Course ! et Miyuki Umino pour son sens de l’abnégation. Et bien sûr Kirsten Mc Duffie. Dans tous les cas, pas forcément des Sex Symbols, mais des femmes fortes et de caractère.

      • Matt  

        Ah j’aime bien Mikasa dans le jeu, faudra vraiment que je regarde l’anime.
        On est d’accord que les filles craquantes ne sont pas forcement des sex symbols. c’est pour ça que je rigolais avec Power girl. Les sex symbols, on ne va pas nier qu’elles sont plaisantes à regarder, mais c’est différent de la fille attachante, charmante, etc.

      • Matt  

        Tiens d’ailleurs…c’est si mauvais que ça alors Avengers Arena ?
        Je t’avoue que ça me rendait curieux. ça sort en VF dans 3 jours en plus. Mais donc tu ne conseilles pas visiblement ?

        • Bruce lit  

          Ce n’est pas mauvais. Juste inintéressant au possible. Avec des personnages à la personnalité chiante…

  • Jyrille  

    Rien à voir mais il fallait que je vous le dise : j’ai revu le premier Batman par Burton. Ca a bien vieilli, le scénar est toujours pourri, les scènes d’actions sont nazes, les effets sonores super kitsch, mais il y a plein de bonnes choses : les décors et accessoires sont classes et travaillés (cette Batmobile, c’est dément), la photo leur rend bien hommage, c’est souvent plus une comédie qu’un film sombre, Michael Keaton est terrible, et pis plein de bonnes idées. Les infos télé, comme dans Miller, avec des présentateurs qui ne peuvent plus mettre de maquillage puisque le Joker les a empoisonnés : on se croirait chez Verhoeven. Et ça rappelle aussi le Dark Knight de Miller avec les morts au sourire figé. Tout comme sa fausse pub pirate, au Joker, c’est drôle et caustique. Le tableau de Francis Bacon que le Joker sauve parce qu’il l’aime bien, ça me fait kiffer. Il y a deux scènes qui ont été reprises presque telles quelles dans le Dark Knight de Nolan : le Joker et Batou face à face avec un déséquilibre évident (le Joker toujours seul avec rien d’autre qu’un flingue dans les mains au milieu de la rue, Batman avec soit une moto soit sa batwing) et une scène de discours du maire. On a une grosse référence au Vertigo de Hitchcock, c’est cool.

    Mais y a plein de trucs pourris à côté : le Joker est l’assassin des parents de Bruce Wayne (avec une phrase nulle comme signature « avant de tuer ses victimes »), ça oscille trop entre le sérieux et le kitsch de la série télé, les costumes sont faits pour les années 30 mais on est clairement dans les années 80, la musique de Prince est plutôt casse-couille et jamais bien intégrée et bien sûr le scénar est tout naze. Mais surtout, Batman TUE DES GENS. Il tue le Joker et ses sbires. C’est fou, je ne m’en souvenais pas du tout et aujourd’hui on hurlerait à la mort. Parce que c’est choquant, il faut bien le dire.

    • Matt  

      Ah en effet, rien à voir. Même pas sur un article Batman^^

      Ahem…je rigole.

      Pour le Joker en tant qu’assassin des parents…c’est nul juste si on compare à la BD. Sinon why not ?

      • Jyrille  

        Exact sur tous les points, Matt ! ^^ Mais fallait que j’en parle :)

  • Matt  

    Question : peut-on lire la saison 2 sans la première ? ça parait bête comme question mais la saison 1 étant introuvable à prix raisonnable, je me demandais si la 2eme pouvait s’apprécier quand même, ou si je renonce à lire cette série.

  • Tornado  

    Ce serait dommage, effectivement, de commencer par la saison 2. Il vaut mieux attendre. La saison 1 sera probablement rééditée un jour (c’est une discussion qui revient souvent chez Paninouille).

    • Matt  

      OK. Mais tu sais, si on attend la réédition de la v1, ce sera la v2 qui ne sera plus trouvable à prix décent à ce moment là^^ C’est toute l’histoire de Panini. Ils ont bien publié un prélude à Onslaught l’année passée (ou en 2015, j’sais plus) sans rééditer Onslaught lui-même épuisé depuis 10 ans.
      Du coup je me disais que je pourrais me procurer la v2 à l’avance.
      Et je me connais, il y a peu de chances que je parvienne à les garder sur mes étagères sans les lire.^^

  • Tornado  

    Ce serait dommage. Franchement. Ça te spoilerait les meilleurs passages de la saison 1.

  • midnighter  

    mouais, j’ aime toujours pas les visuels
    désolé de commenter un article de 2014 mais ilvient d’ etre posté sur facebook ;)

    par contre j’ ai bien aimé le commentaire sur le batman de tim burton

    • Jyrille  

      Merci Midnighter ! ;)

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