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 Love in Vain par J.M Dupont et Mezzo

Tout Robert Johnson en une image : une guitare à la main, une femme de l'autre

Tout Robert Johnson en une image : une guitare à la main, une femme de l’autre

Love in vain est une biographie illustrée du bluesman Robert Johnson. Il s’agit d’une histoire complète publiée par Glénat dans un format à l’italienne. Une traduction des chansons les plus célèbres de Johnson complète le programme à la fin de l’album.

Comme ce serait facile de jouer au loto avec les chiffres que Robert Johnson nous a laissé !  Premier musicien mort à 27 ans, il ouvre le bal du club des 27  où le rejoindront par la suite Janis Joplin, Brian Jones, Jim Morrison, Kurt Cobain ou Amy Whinehouse. Il laisse derrière lui 29 chansons enregistrées, seulement 2 photos de lui authentifiées, 3 tombes éparpillées aux Etats Unis se disputant chacune l’authenticité de sa dernière demeure et une légende romanesque aussi dense que celle de James Dean qui mourra 18 ans plus tard.

Le bal du maudit

Le bal du maudit

Une légende finalement devenue plus célèbre que la vie et l’oeuvre du musicien noir : un soir sur un carrefour du Mississippi ( Crossroad ) , le jeune Robert aurait pactisé avec le Diable en personne ! Le guitariste devint alors le meilleur bluesman  de sa génération avant de disparaître tragiquement empoisonné par un rival amoureux et/ ou des suites d’une syphilis foudroyante.

Avant lui, seul peut être Mozart provoqua la fascination du public pour un destin aussi tragique que génial.  Le rock, qui fut la première musique populaire à bâtir une mythologie autour de ses musiciens, ne pouvait que se pourlécher d’une telle aura. Sans Jonhson et l’influence qu’il eut sur Clapton, Hendrix ou les Stones, la musique du Diable aurait perdu son principal prophète ! Héros du rock, il était tout à fait logique que Johnson devienne un héros de BD.

Robert Johnson revit via le dessin habité de Mezzo ! Et ceci n'est que la première page !

Robert Johnson revit via le dessin habité de Mezzo ! Et ceci n’est que la première page !

Love In Vain ( du nom d’une de ses chansons que les Stones reprendront dans Beggar’s Banquet ) retrace donc tous les grands moments de la vie de Robert Johnson. La plus grande force du scénario de Jean Michel Dupont est de parvenir à nous intéresser au destin d’un musicien au parcours fulgurant sans qu’il soit nécessaire d’apprécier le blues. Approuvé par Lawrence Cohn, le producteur de l’album Robert Johnson The Complete Recordings, voici un ouvrage qui force le respect par le sérieux de son entreprise et la sobriété de son exécution.

Tout y est : de la naissance de Johnson dans le Mississipi bringuebalé de père de substitution à sa mère abandonnique.  Sa vie entre l’apprentissage du blues et cette fameuse nuit qui changea sa vie. Ses amours, où le jeune Robert doté d’un physique imparable tombe toutes les femmes qu’il croise sensibles à ses paroles explicitement sexuelles. Ses blessures : Jonhson aurait connu le grand amour avec sa femme de 16 ans avant que celle-ci ne meurt en couche avec son bébé.  Et bien sûr, sa mort mystérieuse et foudroyante.

Voodoo Lounge !

Voodoo Lounge !

De ce côté donc, Dupon fait un travail rigoureux : les dates, les anecdotes, les personnages secondaires ( Johnny Shines, Howlin Wolf et la crème des bluesmen de l’époque). Johnson y est décrit comme un musicien aussi brillant, capable de reproduire instantanément une chanson entendue à la radio, que faillible.

Pourtant, l’album terminé par une amusante pirouette narrative ( la voix off qui raconte la vie et la mort de Jonhson est celle de Satan elle-même qui achève son récit par le drame d’Altamont), un sentiment de frustration étreignit votre serviteur. Oui, la tâche de Dupont n’est pas des plus aisée : raconter la vie d’un type mort il y a un siècle ( )  et démêler la réalité de la légende.

I Got The Blues...

I Got The Blues…

Mais le scénariste semble tomber dans le piège de l’exercice biographique : l’enchaînement de séquences fortes sans transition entre elles, sorte de best of de la vie de Johnson. On obtient alors un récit elliptique, hâché qui survole son sujet sans vraiment réussir à nous le rendre attachant. La voix off du Diable relève du gimmick, ouvertement inspiré de Sympathy for the Devil, mais n’amène pas de progression dramatique ni de tension liée au compte à rebours des pages défilantes comme autant de minutes à vivre pour Johnson. Que ce soit la rencontre avec le Diable ou la mort de Johnson qui auraient pu être le clou du spectacle et finalement  mises en scène ici de manière plus qu’anecdotiques.

Reste le dessin de Mezzo qui après avoir brillé sur une autre oeuvre maudite, le Roi des mouches, est au sommet de son art pour le roi du Blues ! Chaque page est une merveille pour les rétines où transparaissent l’exigence et la rigueur du dessinateur. Pour son noir et blanc, Mezzo trouve habilement pour chaque personnage ce qu’il faut d’ombre et de lumière. Et son niveau de détail est hallucinant: le pli des vêtements, le regard des personnages, les arrières plans, la reproduction à l’identique des flacons d’alcool et de shampoing, la position des doigts sur le manche de guitare. Lors des scènes collectives tous les personnages ont quelque chose à faire, un regard, une expression qui leur est propre.

Les premiers concerts de rock et leurs backstages

Mezzo gâte son spectateur puisque les pleines pages sont nombreuses et que chacun d’entre elles racontent une histoire, un moment. Le trais gras et appuyé de ce dessinateur qui aura passé sa carrière à rendre hommage à Robert Crumb et Charles Burns, épouse parfaitement le propos de la moiteur du bayou.

Au final véritable album  photos retranscrit par le dessin sensationnel de Mezzo, cette biographie imagée de Robert Jonhson n’aura pas été…vaine. J’ai notamment apprécié les nombreuses parenthèses de Dupont autour de la condition des noirs aux Etats Unis qui pouvaient perdre la vie simplement pour avoir regardé une blanche sur le trottoir d’en face. Dommage que le scénario survole parfois son sujet et ne parvient pas à percer le mystère du guitariste diabolique. Mais était ce le propos ? Le diable seul le sait….

La gorgée fatale !

La gorgée fatale !

24 comments

  • Présence  

    Je me souviens avoir acheté la première édition CD de Robert Johnson, les « complete recordings », très curieux d’entendre ce musicien de référence, et assez curieux de découvrir des enregistrements aussi vieux. J’avais été épaté par son jeu de guitare où j’avais l’impression qu’il fallait être 2 pour jouer une telle musique. Du coup lorsqu’Eric Clapton a réalisé 2 albums de chanson de Johnson, je n’ai pas pu résister non plus, avec une préférence pour « Sessions for Robert J. ».

    • Bruce lit  

      Effectivement C’est ce qui disait Keith Richards à son sujet.

      • Présence  

        L’album « Sessions for Robert J. » est vendu d’office avec un DVD retraçant les enregistrements. Une fois n’est pas coutume, j’ai pris le temps de le regarder. C’est très instructif de voir Eric Clapton répéter pour réussir à faire aussi bien que Robert Johnson.

  • Bruce lit  

    Le blues ne m’attire pas plus que ça. Je l’apprécie d’avantage métissé par les rockers que « pur ». Un peu comme ceux qui préfèrent leur café allongé plutôt que serré.

  • Lone Sloane  

    Ca a l’air magnifié par le N&B d’un Mezzo en grande forme mais tu mets en avant les écueils de la biographie illustrée, et le format à l’italienne demande d’avoir un support pour la lecture.
    J’aime beaucoup le rêve de Meteor Slim de Frantz Duchazeau, où l’on retrouve Robert Johnson dans un récit qui tente, avec succès à mon sens, de restituer cette période et ce besoin irrépressible de jouer le blues.
    Duchazeau est un artiste talentueux, au graphisme très éloigné des inspirations de Mezzo, et passionné par cette période pionniére de la musique américaine.
    Tous ses albums sur ce thème sont intéressants, Lomax collecteurs de Folk songs ou Blackface Banjo, pour les amateurs de BD musicale.

  • Jyrille  

    Mezzo a effectivement l’air en forme d’après tes scans. Mais comme souvent, je fuis les biopics, surtout musicaux, c’est la même raison qui ne m’a jamais poussé à acheter le Duchazeau qui a l’air très beau aussi. Robert Johnson, je l’ai écouté chez un ami, il y a longtemps, faudrait que je retente, je l’entendrai différemment. Car moi non plus je ne suis pas très attiré par le blues pur, qui a tendance à se ressembler et faire toujours les mêmes progressions. Un jour peut-être j’arriverai à apprécier cette musique.

  • JP Nguyen  

    En grand inculte musical, je ne connaissais pas cette anecdote de pacte faustien supposé pour ce musicien dont je ne connais que vaguement le nom.
    En indécrottable fan des super-slips, ça me rappelle une histoire courte de Batman Black and White par Archie Goodwin et Jose Munoz,, « la Trompette du Diable »…

    • Présence  

      Exact, dans le premier tome de « Batman black & White ». Cette histoire courte était plutôt un hommage à un musicien de jazz (amalgame de plusieurs) qu’à un musicien de blues.

  • Jyrille  

    « Le rock, qui fut la première musique populaire à bâtir une mythologie autour de ses musiciens, ne pouvait que se pourlécher d’une telle aura. »

    J’aime beaucoup cette phrase, mais je pense que le jazz avait déjà utilisé ce truc pour faire parler de lui. Ou bien était-ce au moment…

  • Bastien  

    Bonjour,

    Très bel article. Les scans me donnent très envie de jeter un oeil à cet album.
    J’irai voir si je le trouve à la médiathèque car il est vrai que ta critique ne donne pas forcément envie de l’acheter.

    Bonne journée

  • Bruesman  

    @ Bastien et Lone Sloane : effectivement sans les dessins de Mezzo, je ne suis pas sûr que j’aurais investi du temps là dedans ! Ce qui est sûr, c’est que je n’achèterai pas l’album même s’il est magnifique à contempler.La bio d’Epstein me tente plus, car à mon sens, il décolle d’avantage de son sujet initial.
    @Jyrille : J’écoute depuis deux jours l’album Blonde on Blonde de Dylan. Je le trouve fabuleux, même si je zappe systématiquement les morceaux 100 % Blues. Je les trouve réelement très répétitifs. De mauvais souvenirs de musicien aussi, lorsque tu joues, et qu’il y a toujours un mec qui te propose de faire « un boeuf » ( Je HAIS cette expression) et te joue toujours des accords à la J L Hooker.
    Dilué dans le Rock, pas de souci : Les Stones bien sûr, les Beatles, Dylan ( Just like a Woman : quelle merveille !), BLack Sabbath….
    Et puis la guitare de Gilmour si blues !
    En fait, je me rends compte que le Blues, comme le rock est difficile à définir.
    Le Jazz : Je n’aime pas le JAzz, mais alors pas du tout ! De ce fait, ma culture de cette musique est aussi peu élevée que la croissance française! C’est une musique dont je me sens exclu ! Trop technique ! J’ai souvent l’impression au vu des concerts auquel j’ai assisté à n’entendre que des démonstrations techniques où les musiciens se font plaisir au détriment de la mélodie ! J’aime le format pop, j’aime la mélodie, la simplicité. Les longs solos de guitare m’emmerdent même dans le rock….
    Mais encore, il y a des Jazzs ! J’adore les premiers albums de Gainsbourg ou l’OST de West Side Story ! Est ce du Jazz ?

    • JP Nguyen  

      @Bruce : « En fait, je me rends compte que le Blues, comme le rock est difficile à définir. »

      Ah que ben oui ! Johnny il a dit la même chose :
      « Les mots ne sont jamais les mêmeuh, pour exprimer ce qu’est le blues… »

      mais plus tard dans la chansonette, il a réussi à définir ce que c’est que le blues
      « Le blues CA VEUT DIRE QUE JE T’AIMEUH… »

      Bon, je sors…

  • Jyrille  

    Les premiers Gainsbourg ont une certaine partie jazz oui, tout comme la BO de West Side Story. Il y a effectivement plusieurs jazz. Je me sens totalement inculte dans le sujet mais certains artistes me parlent. Ce que je préfère, c’est la période électrique de Miles, et des Coltrane. Il faut que tu écoutes In a silent way de Miles, c’est un bonheur sans fin.

    Pour le reste je serai d’accord avec toi, je suis un fan de Blonde on Blonde, tous les titres. Premier album électrique de Dylan il me semble.

    Les longs solos m’emmerdent et les techniciens aussi, enfin, les démonstrateurs.

  • Stan FREDO  

    Merci Bruce pour ce commentaire sur un livre que je n’ai pas lu et ne lirai probablement pas. Il reste que ce double CD réédité il y a déjà quelques années par CBS, avec tous les enregistrements de Robert Johnson, a été pour moi un véritable choc. Aussi précaire qu’ait été l’enregistrement (chambre d’hôtel, si je me souviens bien…), Johnson et sa seule guitare proposent des chansons qui ne peuvent que marquer qui les écoute, indépendamment de l’incroyable maîtrise de la guitare dont fait montre Robert Johnson. Ces chansons sont universelles. Les rééditions en vinyle proposées par CBS dans les années 1950 ont inspiré la plus grande partie des artistes que le British Blues Boom a rendu célèbres. Keith avait-il un album de Robert Johnson sous le coude lorsqu’il a retrouvé son copain d’école primaire Mick sur le quai de ce métro / de cette gare (je ne sais plus) ? Je sais que Clapton est fou malade de Robert Johnson, mais à titre personnel, j’estime que les deux artistes n’ont rien à voir. Jusqu’à un certain point, Clapton est même l’anti-thèse (si on en juge par sa discographie) de Robert Johnson. Le « God », pour mes oreilles, a toujours été plus « technique » que transcendé par le genre… A son endroit, je reprends à mon compte la dernière phrase du récent post de Jyrille…

    • Bruce lit  

      A propos de la technique de guitare, Buddy GUy avait déclaré : La technique c’est comme le sexe ; c’est toujours bien d’en avoir mais au final ce qui compte, ce sont les sentiments.

  • tornado  

    Super article ! Et voilà que tu talonnes notre Présence pour ce qui est de décrire la partie graphique de très belle manière !
    Les planches de Mezzo sont effectivement sublimes ! Et si tu avais mis 5 étoiles, j’aurais acheté l’album sans hésitation !
    Je le feuillèterai et le lirai volontiers si j’en ai l’occasion.

    J’ai écouté le disque de Robert Johnson à maintes reprises et il y a un truc qui coince : Le son.
    Amoureux du son pur et léché, je n’arrive pas à apprécier un enregistrement effectué avant 1955. C’est dommage mais là dessus je suis indécrotable. Raison pour laquelle je suis également incapable d’apprécier le rock « garage ».

    Je suis un grand amateur de jazz. Et contrairement à Jyrille je préfère la période Miles Davis des 60’s, période « cool », mon album de référence étant « Kind Of Blue ». J’ai tout de même beaucoup écouté la période électrique. Si j’aime encore me passer « In a Sient Way », je n’écoute plus du tout « Bitches Brew », qui m’emmerde.
    Mais j’écoute encore avec gourmandise les premiers albums de jazz-rock des 70’s, ceux de Chick Corea, Stanley Clarke, Keith Jarrett, Dollar Brand ou Larry Corryel. Je décroche lorsque ça devient trop technique et démonstratif. Impossible d’écouter « Uzeb », par exemple.
    Dans l’ensemble, j’adore les trompettistes et les saxophonistes. Mes idoles restant Miles Davis, Stan Getz, Chet Baker et Kenny Dorham, et dans une moindre mesure Cannonball Aderley et Clifford Brown, dont je ne suis jamais parvenu à me lasser. Je ne supporte pas le « Coltrane » expressionniste que tous les intellos balancent dans les soirées mondaines pour faire les marioles (je reste persuadé que la plus-part n’en ont jamais écouté !), mais « My Favorite Things » reste pour moi l’un des plus beaux albums de jazz jamais enregistrés.
    Et puis il y a Louis Armstrong. Génial et unique (mais je n’écoute rien de ce qui a été enregistré avant 1955)…
    J’écoute encore beaucoup certains pianistes de la période « cool », comme Bill Evans ou Dave Brubeck.

    Mon côté fleur bleue fait que j’adore aussi les crooners, femmes et hommes, Frank Sinatra en tête. (c’est du pur jazz !!!)

    Plus récemment, je suis un fan absolu de Pat Metheny, que la plus-part des rockers détestent à cause du son synthétique de la guitare et des albums trop planants. Je le mets à égalité avec Pink Floyd pour ce qui est des albums qui parviennent à m’hypnotiser.

    Mais tout comme tout le monde ici, les longs solos et les longues démonstrations m’emmerdent !

  • Jyrille  

    Je ne connais pas assez tous les artistes que tu cites, Tornado, mais je confirme que j’ai longtemps passé outre Metheny à cause de son son de guitare. En gros, c’est le contraire de toi : j’adore le son brut et sale plutôt que les trucs léchés (on rejoint notre discussion sur Stevie Wonder). Si tu y penses, c’est la même chose pour le dessin, la littérature, la peinture etc…

    De Coltrane, j’ai écouté pas mal de choses et j’aime vraiment, mais évidemment ce n’est pas un truc à écouter quotidiennement, comme Sun Ship ou A Love Supreme. Mais son premier grand disque, Giant Steps, est un chef d’oeuvre. Tu as ensuite My Favorite Things et Olé Coltrane qui sont hautement recommandables, afin qu’il parte de Atlantic pour Impulse où là il a commencé à devenir mystique.

    J’aime énormément Bitches Brew, je ne l’écoute pas assez. Voilà des années que je ne l’ai pas fait.

    Pour le jazz rock genre Corea, Return To Forever, Wheather Report et tout ça, j’ai un mal fou à cause du son, mais certains me plaisent, surtout les albums avec Jaco Pastorius. Uzeb m’emmerde aussi.

    Enfin, je note tout ça dans un coin, sachant que j’ai eu une surprise cette année avec le trio de Marc Ribot live at the Village Vanguard (il me semble). Ce sera sans doute pas ta came, Tornadao 🙂

  • Matt & Maticien  

    Très bel article. Je ne connaissais pas ce musicien. Je ne précipiterai pas cependant sur ce livre qui a quelques défauts.

  • Bruce lit  

    Ah ! J’adore Armstrong et Nina Simone ! C’est donc du Jazz !!
    Je suis preneur de conseils sur ce genre d’artiste !

    • Stan FREDO  

      Le jazz, au-delà des étiquettes, c’est finalement quoi ? C’est une musique qui se tient, qui a un rythme (‘It doesn’t mean a thing if hasn’t got that swing!’), qui est « élaborée » sans excès car là n’est pas le but, et qui donne la possibilité à ses différents musiciens d’exprimer leur propre sentiment, leur âme propre. Louis Armstrong a été arrêté il y a 101 ans aujourd’hui (veille de nouvel an), pour avoir tiré en l’air avec une arme à feu dans une rue de New Orléans, afin de célébrer la nouvelle année. A l’âge de 12 ans… Mais il s’est retrouvé de ce fait dans une institution grâce à laquelle il a pu apprendre véritablement à jouer de la trompette ! Je ne peux pas être d’une grande aide, Bruce, pour Louis Armstrong. Je n’ai que les compilations ‘Ken Burns Jazz’ (2000, 25 titres qui couvrent a priori toute sa carrière de trompettiste et de chanteur, quel que soit le label originel) et ‘Le Monde Merveilleux de Louis Armstrong’ (1995, chez Verve Records/TF1) sans compter sa présence dans différentes autres compilations, de celles d’Ella Fitzgerald (son coffret ‘First Lady Of Song’) à celles consacrées à des B.O.F. (cf. ‘This Is Cult Fiction!’) ! S’agissant de Nina Simone, c’est le double CD ‘Nina Simone Gold’ (2003, Universal) que j’ai pour l’instant retenu pour ma discothèque.

  • tornado  

    ATTENTION : En ce moment au cinéma, il y a un grand, un immense film sur la musique en général et le jazz en particulier : « WIPLASH ».
    Allez-y, emmener vos amis, votre famille, ou dites-leur d’y aller.
    Chef d’oeuvre !!!

    • Jyrille  

      Ah oui il a l’air très bien ce film.

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