Quand les aliens prennent racine

Trees par Warren Ellis et Jason Howard

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The screaming tree ©Image Comics

AUTEUR SONIA SMITH

VO : Image

VF : Urban

C’est en mai 2014 que Warren Ellis publie les premiers épisodes de Trees chez Image Comics avec au dessin Jason Howard.

L’auteur reconnu et consacré de Transmetropolitan et Hellblazer voit sa nouvelle série traduite en français et paraître chez Urban Indies en octobre 2015. L’occasion de retrouver Ellis dans une série indépendante, un vrai régal pour les amateurs du fantasque scénariste britannique.

Ces dernières années voient revenir en force les récits mettant en scène des extra-terrestres de tout poil qu’ils soient dans une démarche coloniale, expérimentale ou d’étude du monde merveilleux dans lequel nous évoluons. Il suffit de se référer au Letter 44 de Charles Soule et Alberto Jiménez Albuquerque ou de constater le retour de Mulder et Scully pour une dixième saison d’X-Files.

En ce XXIe siècle en quête de sens, l’alien se porte plutôt bien. C’est donc à ce sujet devenu classique que s’attaque Warren Ellis l’iconoclaste et comme les extra-terrestres de toutes formes m’ont toujours intéressée, je n’ai pu que faire l’acquisition de cet intrigant ouvrage.

Si tu vas à Rio…

Si tu vas à Rio…©Image Comics

Au contraire de nombreux ouvrages, Ellis ne met pas en scène d’invasion alien, aucun vaisseau extra-terrestre ne flotte au-dessus des gratte-ciel new-yorkais ou ne s’écrase dans le désert. Lorsque s’ouvre le récit, l’invasion a sans doute déjà eu lieu mais comment le savoir ? En effet, une dizaine d’années avant le début de l’histoire des sortes de troncs géants ont atterri aux quatre coins du globe sans autre activité depuis cette période. Au début surpris, les humains s’habituent à vivre à l’ombre de ces étranges arbres qui ne semblent avoir aucune activité ni aucun intérêt pour notre espèce.

L’auteur choisit de découper son récit en tableaux qui s’alternent à intervalles réguliers, permettant ainsi de voir comment l’humanité réagit en différents points du globe face à cette présence silencieuse mais oppressante. Les arbres ont, par leur seule existence, remis en cause l’ordre existant qui n’avait pas de réponse à apporter à cette ingérence mutique.
A Rio, la violence continue à se répandre dans les favellas alors qu’à New-York, la police est devenue une sorte de gang des rues comme les autres. En Chine est née une zone culturelle spéciale qui permet à ceux qu’on considère ailleurs comme des marginaux de s’épanouir sans avoir à subir le jugement d’une humanité étriquée pendant qu’en Sicile, les mouvements fascistes s’épanouissent à l’ombre d’un arbre qui provoque l’inquiétude d’une population désabusée. Dans le Spitzberg, une équipe de scientifiques tente de comprendre la raison de l’implantation des structures venues de l’espace tandis qu’en Somalie, le président Rahim part à la conquête du sommet de l’arbre afin d’y installer des infrastructures militaires.

L'expérience culturelle de Shu : dans quel état j’erre ?

L’expérience culturelle de Shu : dans quel état j’erre ?©Image Comics

Ces troncs fermement enracinés dans le sol de notre planète est pour Warren Ellis l’occasion d’étudier et de proposer des types humains et leur façon de réagir face à une situation inhabituelle et c’est ce qui fait de Trees plus qu’un simple récit d’invasion d’aliens tueurs. Le politicien cherche une occasion de d’accéder au pouvoir pour prendre le contrôle des institutions et de les modeler à son avantage. Le scientifique est obnubilé par ses recherches au point de perdre toute notion de danger ou tout intérêt pour son existence et celle de ses semblables. Le jeune artiste inhibé se réalise enfin sur le plan émotionnel dans un environnement underground. Le professeur lutte contre la barbarie fasciste et forme des adeptes. Le tyran africain cherche à asseoir son pouvoir et montrer sa puissance au monde entier.

Certains types sont à la limite des stéréotypes et pourtant Warren Ellis s’en sort à chaque fois avec habileté. Chaque situation est réaliste et pourrait tout à fait refléter de véritables situations de crise politique ou sociale sans d’ailleurs qu’il soit besoin de se référer à des aliens. D’ailleurs, les protagonistes se réfèrent à des structures existantes comme lorsque le fasciste pourfendeur d’homosexuels Tito évoque son modèle grec Aube Dorée. Ce premier tome de Trees est donc plus l’occasion pour Ellis de dépeindre une société en crise, un monde entièrement paralysé par la peur de l’inconnu et qui se tourne vers ses vieux réflexes : l’épanouissement de la violence, de l’intolérance et l’éradication de toute forme de différence. Plutôt que de se tourner vers une solution commune pour comprendre l’implantation alien, l’humanité se recroqueville et les dirigeants ou les frustrés voient dans le chaos l’occasion d’affirmer leur puissance ou de régler leurs comptes.

Il pleut, il pleut… des bombes

Il pleut, il pleut… des bombes©Image Comics

C’est donc plus une peinture sociale qu’un livre d’action que nous tenons entre les mains, la peinture d’une société déliquescente dans laquelle chacun se révèle pour le meilleur et pour le pire. L’expérience underground de Shu tranche dans un ensemble violent ou morose offrant un idéal social permettant à tout un chacun de trouver sa voie et d’y être enfin heureux mais évidemment cette société idéale ne peut que déplaire qu’aux tenants de l’ordre moral qui finissent par l’exterminer. En montrant le triomphe de la médiocrité frustrée et violente, Ellis brosse en creux le portrait d’une société idéale, débarrassée de ses préjugés et de ses inhibitions tout en nous faisant comprendre qu’elle n’est pas pour demain.

Sur le plan graphique, Jason Howard offre un trait dynamique, les visages de ses protagonistes sont épurés, hiératiques parfois, tout en retenue. Ses décors urbains sont une vraie réussite et les planches alternent entre un rouge explosif, des couleurs plus chaudes sentant presque le sable ou des couleurs sombres évoquant les bas-fonds de cités qui se délitent. Ce dessin appuie l’ambiance oppressante qui traverse tout ce comics et augmente le sentiment d’étouffement qu’on peut ressentir par moment.

Regarde les fleurs

Regarde les fleurs©Image Comics

Et les aliens dans tout ça ? On pourrait presque passer à côté tellement ils sont inactifs et stoïques. Les immenses troncs enracinés dans notre pauvre monde ne bougent pas, aucun son n’en émane. Toutefois, ils semblent bien être faits de matière organique, exsudant parfois une matière verte toxique qui se répand comme un fleuve mortifère ou laissant pousser à leur pied – notamment dans un univers polaire rendant la chose peu vraisemblable – des fleurs du mal qui prolifèrent de manière inquiétante. Leur sommet est plat et n’est surmonté d’aucune frondaison. On n’en saura pas plus sur ces structures dans ce premier tome.

La relation des humains avec ces étranges envahisseurs est, dix ans après leur arrivée, faite à la fois d’indifférence et de colère. Indifférence parce que finalement ces aliens immobiles finissent par se fondre dans le paysage dont ils deviennent une composante. Certes, les zones proches des racines sont désertées ou dépréciées et seuls s’y installent ceux qui résistent à la peur ou qui restent attachés à leur terre et donc à leurs propres racines.

Quand le mal s’enracine

Quand le mal s’enracine©Image Comics

La colère est également présente chez les humains, une colère mêlée d’orgueil envers ces étrangers qui ne semblent même pas remarquer notre présence et s’implantent sur Terre comme si elle était vide de toute forme de vie. « Tout mais pas l’indifférence », qui reste la pire des insultes face à l’espèce orgueilleuse qui a soumis animaux et végétaux et qui n’est rien face à des organismes venus d’ailleurs. L’humanité entretient donc avec les arbres une relation à sens unique à son plus grand étonnement et pour sa plus grande frustration. Elle retourne donc son sentiment de haine contre elle-même, comme à son habitude.

Ainsi, le lecteur qui chercherait un ouvrage où l’action prédomine pourrait être déçu. Rien n’explose, les aliens ne sont pas des humains déguisés en lézards qui voudraient se servir des humains comme d’une nourriture de substitution. On n’en sait pas plus en refermant l’ouvrage de Warren Ellis et Jason Howards sur ces arbres qui ont pourtant bouleversé la planète. Comme dans nombre de ses ouvrages, Ellis profite d’une situation inédite pour dénoncer les travers des sociétés en crise qui cherchent un prétexte pour excuser l’intolérance ou pour déchaîner une violence mâtinée de contrôle social.

Reste à savoir ce que réservera le deuxième tome de ce récit volontairement malsain et délicieusement oppressant. En saura-t-on plus sur la raison de cette implantation extra-terrestre et que vont devenir ceux des protagonistes, attachants ou détestables, que nous laissons en vie à la fin de ce premier volume ?

Arboresence...

Arborescence….©Image Comics

23 comments

  • JP Nguyen  

    Présentation très claire de cette série, dont le pitch me rappelle un peu les Chronolithes de Robert Charles Wilson. Je suis intrigué et ça fait un moment que je n’ai pas lu du Warren Ellis mais le dessin ne m’enthousiasme pas vraiment. Je vais espérer qu’un exemplaire aura poussé dans ma médiathèque…

    • Sonia Smith  

      Merci JP, je dois avouer sans honte que sans le prix de lancement, j’aurais peut-être hésité davantage, mais je me suis vraiment sentie happée par cette ambiance très étrange et je dois dire que j’attends le tome suivant avec une certaine impatience.

  • Présence  

    Ce tome se situe quelque part dans une de mes piles de comics. J’ai quand même pris le risque de lire l’article qui s’avère bien plus intéressant que ce que j’ai pu lire sur d’autres sites. Cette analyse prend la peine d’observer l’ouvrage et de le commenter pour ce qu’il est. J’ai bien aimé la remise en contexte du début, avec le retour des séries SF de type arrivée d’extraterrestres.

    • Bruce lit  

      Journée de la femme oblige, c’est à Sonia Smith qu’incombe la tache de commencer la semaine avec le nouveau Warren Ellis : « Trees » ! Des arbres aliens poussent partout dans le monde pour un récit choral qui prend racine chez Bruce Tree !
      La Bo du jour : si les arbres aliens martyrisent et obstruent l’humanité, ce n’est pas le cas de l’ami Brassens qui refuse de le quitter des yeux…https://www.youtube.com/watch?v=Q3-_8SblRIQ

  • Jyrille  

    Sonia, heureusement que je t’ai laissé t’occuper de cette bd, je n’aurai pas été capable de faire une telle analyse ! Ta seconde partie d’article est superbe (bien vu le coup avec Aube Dorée) et tu résumes tout parfaitement, mettant bien en avant la volonté sociale du propos et une vision originale de l’envahisseur. Tout comme les diverses réactions et volontés dépeintes. Et comme toi j’ai beaucoup apprécié le dessin.

    Je reproche cependant un peu trop de statu-quo dans ce premier tome, on en apprend trop peu sur ces colonnes étranges.

    Sinon qu’est-ce que le Spitzberg ? Je pensais qu’il étaient en Antarctique…

    • Sonia Smith  

      Merci Cyrille, tu es trop gentil, tu aurais fait un super article également, tiens ça serait sympa de faire un article à 4 mains pour un prochain titre non ?
      C’est vrai que ce premier tome pose l’histoire très lentement, on peut trouver ça un peu longuet mais, c’est marrant comme on évolue, maintenant, ce sont les histoires trop rapides qui me gonflent et là, je trouve bien qu’Ellis prenne son temps.
      Pour le Spitzberg, j’ai vérifié, c’est bien ça et c’est dans l’Arctique mais oui, pour moi aussi au départ, je les avais vus en Antarctique

  • Bruce lit  

    Bon, désolé, mais moi, les racines Ellissiennes ne prennent pas. J’ai eu peine à le finir tellement je me suis ennuyé, comme d’habitude avec cette auteur. Et Dieu ! que j’en bave pour l’aimer lui….Pourtant l’idée de base est superbe, j’étais intéressé par le volet social que tu évoques et ton article m’avait vraiment donné envie.
    Mais voilà, ça prend pas…D’abord je déteste les récits chorals, mais vraiment j’ai horreur de ça. Ensuite, je trouve l’écriture de Ellis trop démonstrative. C’est vrai quoi, des pages pour nous parler de la culture d’une plante noire, non c’est au dessus de mes forces…
    Enfin, comme Despentes en littérature, il y a ce truc de ne jamais écrire sur monsieur tout le monde : tous ses personnages sont toujours des transhumains, des transexuels, des transparents auxuquels je n’arrive pas à m’identifier. Sorry….

    • Sonia Smith  

      Evidemment, si tu n’aimes pas Ellis, il y avait peu de chances que ce titre trouve grâce à tes yeux, tout ce que tu détestes dans ses récits semble être tout ce que j’aime. Et il se trouve que j’aime aussi beaucoup Virginie Despentes, ça tombe bien :-), ce n’est pas si mal parfois de ne pas écrire sur monsieur tout le monde (parce que monsieur tout le monde, il est un peu comme Scott Summers, parfois un peu ennuyeux).

      Cependant, Ellis ayant en effet une écriture particulière, je peux aisément comprendre que ça ne prenne pas chez tout le monde.

      • Jyrille  

        J’aime bien Virginie Despentes mais ses livres m’ennuient. J’ai dû en lire deux, dont Baise-moi. C’est pareil pour Beigbeder, dont j’ai lu pas mal de romans pourtant. Là-dessus je te rejoins, Bruce : la déchéance comme mode de vie et comme une culpabilité à nous infliger, je n’en vois pas l’intérêt. Un auteur comme Hubert Selby Jr la décrit bien mieux, et de façon bien plus répugnante et repoussante, mais ce n’est jamais gratuit chez lui. Un auteur majeur que tu devrais tenter si tu ne connais pas.

        L’homme dé je l’ai depuis une éternité, toujours pas lu. Mais il y a un espoir, puisque je relis plein de romans de K. Dick en ce moment.

        Quant à Warren Ellis, il y a tellement de bonnes choses que je ne comprends pas que tu ne l’apprécies pas. Authority, Planetary, Transmetropolitan… Ca ne manque pas ! Alors que tu peux apprécier Millar qui est largement plus brutal. Etrange je trouve.

        • Bruce lit  

          Il m’arrive d’apprécier Millar : Kickass + The Chosen (et encore)….On ne peut pas dire qu’en 20 ans de carrière, le Millar m’ait transporté. Transmetropolitan est un comics qui me répugne, c’est physique, je ne supporte pas Spider Jerusalem….Un peu comme Björk….
          Selby Jr: j’ai lu un roman de lui….Requiem for a Dream….Il y a trèèèèèès longtemps. Je me rappelle d’un rythme saccadé m’évoquant parfois Lou Reed.
          Beigbeder : sa bio de Salinger m’avait terriblement ému.

        • Jyrille  

          Pas lu la bio de Salinger par Begbeider. The Chosen de Millar est sympa mais dans le genre d’album indépendant du bonhomme, je te conseillerai son 1985. Et pour Ellis, essaie Planetary alors. Mais je crois que ça ne va pas te plaire.

  • Tornado  

    Ah ben flute alors ! Fan de Warren Ellis, je pensais pourtant sauter cette série. J’ai été un peu échaudé par ses séries non finies (Doktor Sleepless) ou au final peu excitantes (Freakangels). je préfère désormais attendre un peu.
    Mais là, avec un tel article…

  • Farid  

    J’aime cette série.
    Ellis fait durer le suspens quand à l’origine des « Trees »,mais quand on apprécie ce bon vieux Warren on se laisse prendre au jeu.
    Et puis un peu de Science Fiction,ça change…

  • Lone Sloane  

    Intrigante chronique qui fait écho à une récente traversée d’une minuscule commune de Charente portait le beau nom de L’Arbre et la lecture d’un roman de Vincent Message, Défaite des maîtres et possesseurs, variation sur la présence d’une espèce extra-terrestre ayant supplanté et domestiqué les humains comme des animaux domestiqes ou du bétail.
    J’attendrais vos avis, à toi et Cyrille, sur la suite de la série avant de m’aventurer dans cette lecture, mais comme toi, j’aime les histoires d’extra-terrrestre. Je regrette juste, qu’à la manière inhabituelle d’un Clifford D. Simak, nous ne trouvions pas d’auteur capable de nous proposer un miroir d’une espèce réconciliée avec la Nature et non le spectre amplifiée de nos propres peurs et de cette volonté constante d’éradiquer les autres espèces et de piller sans conscience les ressources qui nous sont vitales.

    • Sonia Smith  

      Merci pour ce message très poétique et pour ton conseil de lecture (Vincent Message). Il est vrai que les récits mettant en scène des aliens sont exactement ce que tu décris : un miroir de nos peurs et de notre propre façon de traiter les autres espèces de la planète en les asservissant voire en les éradiquant…pas étonnant qu’on ait constamment peur de subir le même sort.

    • Jyrille  

      J’adore ton message, Lone, mais le type d’ouvrage que tu recherches ne donnerait sans doute pas grand chose de palpitant… Cependant, je viens de lire le tome 4 de Sunny (Matsumoto) et je te conseille cette série qui est juste splendide et magnifique.

  • Patrick 6  

    J’arrive après la bataille, juste un petit mot pour dire que définitivement ce blog aura raison de mes économies !
    Pfff ce n’est vraiment pas sympa Sonia ! ;)

    • Sonia Smith  

      Patrick, je suis dans le même état de dénuement après avoir lu vos chroniques en général :-), bon là, le prix de lancement étant assez raisonnable, j’espère que, même si tu n’aimes pas trop l’ouvrage, l’effort financier reste mesuré

  • comics-et-merveilles.fr  

    Je partage ton enthousiasme pour ce premier tome. Par contre, ton analyse m’a éclairé sur ma propre lecture tout en la complétant. C’est tout ce que j’aime et c’est pourquoi j’aime lire Brucelit!
    Pour une fois, tu ne me ruineras pas sur ce coup^^ (c’est bien parce qu’il était « déjà » à 10 euros :))

  • CathyBenod  

    Très bonne critique qui me redonne envie d’aller voir le tome quand il sortira. Je suis restée un eu sur ma fin sur ce tome 1, en me demandant où l’auteur voulait en venir. En même temps, il tisse une toile intrigante avec tous ses personnages, il y a du potentiel sur la suite de l’histoire. Et le concept des arbres extraterrestres destructeurs mais a priori sans intention est bien trouvé.

    • Jyrille  

      Elle est super cette chro de Planetary, Sonia !

  • Pingback: [Review] Planetary – Comics have the Power

  • Présence  

    J’ai lu le premier tome de la série et j’ai retrouvé tout ce que Sonia y a relevé. Dans les 4 localisations différentes, les Arbres révèlent les aspiration d’êtres humains très différents et de communautés très différentes également. Il y a même une grosse explosion de violence à la fin, qui vient bouleverser les forces en place. Warren Ellis décrit des individus crédibles, avec un fond de géopolitique et des interrogations politiques quant aux aspirations humaines. J’ai beaucoup aimé.

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