Quoi de neuf, Docteur ?

Doctor Strange par Jason Aaron et Chris Bachalo

Par : THIERRY ARAUD

VO : Marvel

VF : Panini (kiosque)

Par le pouvoir des Vishconty et l’aura de Cyttorak, je viens ici invoquer la nouvelle série du Sorcier suprême de la Terre, pour vous narrée par les magiciens Jazz-On-Arrone et Kris-Bakalo. Nul besoin de vous les présenter. Ce grimoire se veut un condensé du livre périodique du Wong compendium, volume 1 à 10.
Allez hop !
Avec la prochaine sortie du film « Doctor Strange » en novembre 2016, il y avait fort à parier que Marvel ressuscite le titre consacré au sorcier suprême de la Terre.  C’est chose faite et le titre n’a pas été confié à du menu fretin, loin s’en faut, puisque nous retrouvons aux manettes de cette nouvelle version pas moins que Jason AARON et Chris BACHALO. Au vu du grand ménage que le scénariste s’était permis sur Thor , on ne savait pas trop quoi attendre concernant la vision « Aaroninenne » de Stephen Strange.

Aux origines de la magie

Aux origines de la magie©Marvel Comics

De prime abord, pas de révolution : les origines du personnage sont celles que nous connaissons tous : chirurgien de génie à l’égo hypertrophié, Stephen Strange est victime d’un accident de voiture qui lui endommage les nerfs des mains et le rend incapable d’exercer la chirurgie. Il part alors en quête d’un remède aussi miraculeux qu’hypothétique et rencontre the Ancient One qui le forme aux arts magiques et lui fait prendre conscience que son nombril n’est peut-être pas le centre de l’univers, après tout.

Tout cela est conservé tel quel dans la version de Aaron et Bachalo. Ce qui change par contre, c’est le ton général de la série et la psychologie de Strange lui-même.
Le bon docteur délaisse les grands discours abscons et les phrases enluminées pour user d’un vocabulaire plus terre à terre et surtout, n’hésite pas à user d’un peu d’humour.
Aaron pose pour règle que la magie est partout dans le monde mais que seuls les sorciers ont capables de voir « derrière le voile »
Ainsi les démêlés de Strange, contre des espèces de limaces de Een’Gawori( vous savez : les bleues) sont montrés en surimpression du décor d’un jardin public. Le monde magique est coloré et le vrai monde cohabite en noir et blanc sans que l’on perde en facilité de lecture des planches.

Derrière le voile !

Derrière le voile !©Marvel Comics

C’est d’ailleurs l’occasion de saluer le remarquable travail de Chris Bachalo : personnages expressifs, décors détaillés et mise en page explosive. Il se permet de délicieuses trouvailles que je laisse à chacun le soin de découvrir.
Le look de Strange a été un peu bousculé par Aaron. Si le costume reste sensiblement le même, la grosse nouveauté est la paire de rangers du sorcier suprême. Car Aaron n’hésite pas à faire dans le musclé en matière de mondes et créatures magiques.

C’est ainsi que le brave docteur fait quelquefois très «Indiana Jones » (Aaron utilisera d’ailleurs le gag des serpents de Raider’s… en guise de clin d’œil). Bref, plutôt qu’une baguette magique on voit plus souvent Strange armé d’une hache, d’une épée ou d’un fléau.

Mais l’histoire, me direz-vous ?
Strange est visité dans son Saint des saints par une jeune bibliothécaire, Zelma Stanton, qui a des choses étranges qui lui passent par la tête. Littéralement. Comprenez, pour être plus clair que des choses un brin maléfiques sortent d’une grosseur qu’elle a sur le crâne. Cela peut sembler inhabituel mais Strange en a vu d’autres. C’est en voulant conjurer la menace de ces créatures que Strange se rend compte que la magie a des ratés. Les sorts ne fonctionnent pas. On dirait presque que la magie est en panne.

Les craintes du sorcier suprême se confirment lorsqu’il se rend compte que dans certaines dimensions, les sorciers suprêmes ont tous été massacrés impitoyablement. Il se fait jour que tout cela est le fait d’une étrange puissance, The Empirikul, qui a entrepris de chasser et de détruire tous les sorciers de toutes les dimensions et réalités. Si cette force inquisitoriale arrive à ses fins ce sera alors « The Last days of Magic ».

L’ambiance devient chaude pour les magiciens

L’ambiance devient chaude pour les magiciens©Marvel Comics

Je l’ai déjà dit : la série reprise par Jason Aaron se permet quelques nouveautés au niveau du ton général, de la caractérisation des personnages et de l’usage de la magie. Le ton est souvent drôle ou décalé. La narration respire et le rythme est très agréable, souvent rapide mais aussi avec des pauses dans lesquelles l’artiste resitue les rapports entre les personnages.

Ainsi la relation de Strange et de Wong fait elle plus penser à la relation Bruce Wayne/Alfred. Wong ne se prive pas de donner son point de vue et on apprendra qu’il cache un lourd secret.
Les pauses dans le récit permettent aussi à Aaron de creuser l’univers de la série et notamment la maison de Strange. On apprend ainsi que toutes les portes de la demeure cachent de grands dangers mais que celle qu’il ne faut ouvrir sous aucun prétexte est la porte du frigo.

 Surtout, n’ouvrez pas le frigo…

Surtout, n’ouvrez pas le frigo…©Marvel Comics

Le repas de Strange dans le numéro quatre est aussi un grand moment, mais certes pas du point de vue de la gastronomie. Un magicien doit manger équilibré. Lorsque Strange fait visiter sa bibliothèque à Zelma Stanton et qu’il la prévient de ne pas regarder ce qui se passe à la limite de son champ de vision sous peine d’avoir les yeux qui brûleront hors de ses orbites, celle-ci lâche un retentissant « AAAIEEE !!! That’s the most horrifying thing I’ve ever seen !!! » devant… une pile de livres posé au sol. Encore que ce dernier gag passe surtout auprès des bibliothécaires…
Le récit est mené avec un art consommé. Aaron sait dérouler son propos avec rigueur et imagination. Peu à peu, par exemple, on apprend que la magie, blanche ou noire a des règles très strictes. Ainsi tout acte magique se paie en retour. Le flash-back du 4ème épisode l’explique avec autant de clarté que d’humour.

Vous en reprendrez bien un peu ?

Vous en reprendrez bien un peu ?©Marvel Comics

Les 4 premiers épisodes posent les bases de l’univers de la série. On y croise tout ce que l’univers Marvel compte de magicien(nes), sorcier(es), on commence à parler de l’Empirikul qu’on devine puissant et inquisitorial.
C’est à partir de l’épisode 5 que commence vraiment la partie classique du récit. Tout est en place et Aaron et Bachalo envoient la sauce.
On a droit alors à un récit plus classique et « super-héroïque » mais ponctué de multiples clins d’œil (Harry Potter, entre autres…) et de traces d’humour un peu plus grinçant, dont ce sidérant dialogue :
Lord Imperator : No more Doctor Strange. Magic’s final hour has come !
Strange : Really ? Because the Magic says otherwise ! ABRACADABRA you son of a bitch !

Cela surprend et la première impression est celle d’un gag. On réalise ensuite que le mot Abracadabra viendrait du grec Abreg ad Hâbra ce qui signifie « envoie ta foudre jusqu’à la mort » et cela correspond tout à fait à la situation. Aaron joue assez souvent de ces possibilités de lecture à double entrée.

Ca y est, vous me l’avez mis en colère !

Ca y est, vous me l’avez mis en colère !©Marvel Comics

Au fil du récit on apprend les origines de l’Empirikul et de son Lord Imperator. Vivant sur une planète dirigée par des moines mystiques très puissants, le père du grand méchant de l’histoire est exécuté par l’inquisition parce qu’il est scientifique. Son fils est sauvé, mais traumatisé par la mort de ses parents, il vouera sa vie toute entière à détruire, au nom de la science, les moindres manifestations de la magie forçant Strange et ses compagnons magiciens à trouver les tous derniers objets magiques de la planète.

On retrouve là un thème récurrent dans l’oeuvre de Aaron : la religion.
L’auteur, qui se revendique athée, fait un rapprochement des plus intéressant entre religion et scientisme, montrant que dans les deux cas, les extrémismes mènent aux mêmes horreurs. Ce sont d’ailleurs des faits que l’histoire de l’humanité, de ses origines à nos jours, n’a cessé de démontrer.
Inquisition religieuse ou scientifique, des êtres humains meurent parce qu’ils ne veulent pas rentrer dans le carcan qu’une classe autoproclamée dirigeante et qui impose sa vision du monde comme la seule possible. Tout les reste est hérétique.
Rappelons au passage que l’étymologie d’hérésie provient du grec haíresis : choix.

le retour de l’inquisition

Le retour de l’inquisition©Marvel Comics

Au final, une lecture agréable qui démontre s’il en était besoin l’aisance avec laquelle Aaron est capable de redéfinir un personnage, une série qui compte pas mal d’heures de vol au compteur. Et combien Chris Bachalo a le secret d’ambiances bien campées, un sens aigu de la mise en page et un art de coloriste qui n’est plus à prouver.

Si on peut reprocher à cet arc une seconde partie plus classique et moins surprenante, il reste excellent par sa lente introduction, son suspens habilement distillé, sa mise en place remarquable et ses personnages qui, bien qu’évoluant dans une ambiance de magie omniprésente, restent, avant tout, profondément humains.

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« Make mine Marvel » 5/6
Affublé d’une hache, d’un bouclier et d’un sens de l’humour féroce le Dr Strange revient sous l’égide Jason Aaron et Chris Bachalo. Thierry Araud est ensorcelé !
La BO du jour :
Comme une évidence !

51 comments

  • PierreN  

    J’ai été conquis également.
    Après presque 20 ans sans séries régulières, et après avoir été massacré par Bendis, le docteur retrouve un scénariste à sa mesure, qui renoue avec un côté aventureux & fun (Stern, Gillis) et une étrangeté digne des meilleures séries Marvel des années 70, dans une série qui (pour le moment) est à l’abri des crossovers…
    La dernière fois que le personnage avait été aussi gâté, cela doit remonter à la mini-série de Vaughan, voire au GN Triumph & Torment de Stern et Mignola…

    • Thierry araud  

      Alors, il va falloir que je me procure ce GN. Je connais surtout la période Lee/Ditko. Strange n’est pas un personnage qui m’emballe et c’est bien grâce à l’équipe créative que je me suis lancé dans la série. Mais ça y est : je suis envouté !!!

      • PierreN  

        Et il y a aussi le Marvel Classic avec la paire Paul Smith/Terry Austin.

        • Matt  

          Et c’est bien ?
          Et quid des épisodes choisis dans l’anthologie ? Quelqu’un les a lu ?

          • PierreN  

            Oui c’est très bien.
            La composition de l’anthologie est convenable, avec pas mal de Gene Colan, et l’épisode 68 dont le Marvel Classic est la suite.

  • Matt  

    Eh ben voilà c’est malin ! Je vais racheter du Marvel 2016.
    ça me donne bien envie.
    Est-ce que ce premier arc a une fin ? C’est une histoire complète ou non ?
    Du Bachalo + Strange + le ton décalé de Aaron dont il usait aussi sur son run sur Ghost Rider = tentation forte de tenter moi-même.
    ça sort bientôt en VF en plus. Le mois d’octobre avec la sortie du film est blindé de sorties Dr Strange. Dont justement the Oath de Vaughan et Triumph & Torment de Stern et Mignola cités par PierreN.

  • PierreN  

    Et aussi les runs de Ditko et Englehart, par contre la mini-série de JMS est naze.
    @Matt: Cet arc se termine sur un cliffhanger, et il se termine dans le second arc.
    le premier arc tease la menace du second, et permet surtout de découvrir l’univers du doc sous un nouvel angle, avec un personnage de jeune ingénue façon Kitty Pryde qui découvre cet environnement en même temps que le nouveau lecteur.
    C’est plutôt malin, et cela permet de revisiter les fondamentaux du titre (la maison hyper dangereuse, le rôle de Wong, les liens avec les autres magiciens, la perception différente du monde).

    • Matt  

      Je suis bien tenté de prendre l’anthologie « je suis docteur Strange » aussi, même si je ne connais les récits choisis. mais déjà le papier mat pour les vieux comics c’est bien mieux que le papier glacé des intégrales.

      Je connais assez peu ce personnage en fait même si je l’aime bien.
      Curieux de voir ce que va donner le film. J’ai une petite appréhension quand même…

    • Thierry araud  

      @Matt : pour être précis, le premier arc comporte les épisodes 1 à 5 (1 à 4 = introduction et au n° 5 l’action démarre). Le second arc = épisodes 6 à 10.
      Je ne comprend pas pourquoi ils n’ont pas tout sortit en un seul volume, ça forme vraiment un tout.

      @PierreN : tout à fait d’accord avec ton analyse

  • JP Nguyen  

    Merci pour le topo, très clair et écrit sur un ton enlevé. Tu donnes bien envie d’essayer la série et je mets ça dans ma liste de futures lectures…

    • Thierry araud  

      Merci beaucoup. C’est vraiment une très saine lecture !

  • Bruce lit  

    Voici un héros qui m’intéresse peu, allergique à la magie en BD.
    J’associe Strange à toutes les fois où les héros ont besoin de résoudre un truc par magie. En fait, je ne connais pas Stephen Strange. Et malgré ton article élogieux, et mon admiration pour Aaron, je dis « Nay ». Je trouve les planches de Bachalo epruntes d’une forte identité graphique mais ça reste bordélique quoi…Regardez le scan, « derrière le voile », il faut froncer les sourcils pour comprendre ce qui s’y passe. M’enin, il est plus dans son élément ici que chez les Xmen.
    Ah ? une question ? Sont ce les scénaristes qui choisissent leurs séries et collaborateurs et Marvel qui le leur impose ? On est bien loin ici de Scalped.

    @Pierre N: lorsque j’ai vu Dr Strange au lit avec la Night Nurse dans ses New avengers, j’ai compris que c’était foutu…

    • Matt  

      Loin de Scalped ? Certes mais et Wolverine et les X-men ce n’était pas déjà le cas ?
      Tout comme son run délirant sur Ghost Rider que je trouve très sympa. Aaron a un côté foufou je pense. Qu’on aime ou non.

    • Thierry araud  

      Chacun ses goûts. Comme je le disais, moi même le personnage ne m’est pas très familier mais sur cet arc, j’adore !

    • Thierry araud  

      @Bruce : pour le scan « derrière le voile » je te rejoins et endosse la responsabilité de l’avoir choisi. Il s’agit en fait d’une double page et la lisibilité SUR L’ENSEMBLE des pages est excellente.
      Hélas, je n’avais pas de scanner sous la main, j’étais pas mal en retard pour la livraison et je n’ai trouvé que ça sur internet.
      De plus je voulais vraiment mettre une illustration car je trouvais ma phrase qui tente de décrire l’interpénétration des univers magique et réel pas trop claire.

    • Matt  

      Tiens à propos de Scalped, je viens de me prendre les 2 premiers tomes chez mon libraire. Pfiou, il y avait l’intégrale de Top 10 de Moore, le tome 1 de Planetary et encore plein de trucs chroniqués ici qui me tentaient. Ce fut dur de choisir…

      • Bruce lit  

        Tu n’aimes pas les Zombies ?
        Alors prends toi une semaine de vacances, car à partir du 03 octobre au menu tu auras Walking Dead et le passage en revue de TOUS les MArvel Zombies !
        Scalped : Tu as fait le bon choix. Après un épisode 1 assez banal c’est une lecture exceptionnelle.

        • Matt  

          Ouch !
          J’aime tirer dessus dans les Resident Evil en général, c’est tout.
          Bon j’ai vu quelques films sympas, le meilleur étant Shaun of the Dead pour moi parce que c’est aussi comique. Mais depuis que c’était à la mode et qu’il y en avait partout, je n’en peux plus ! J’ai l’impression que c’est devenu un genre usé jusqu’à la corde. Et il sort encore des films, et la série walking Dead n’est encore pas finie. They are everywhere !

  • dragnir  

    Un énorme deception que ce titre . Encore une fois, marvel fait de la blagounette , du fun a tel point que j’ai eu l’impression de voir un épisode de charmed sans les nanas et moins drôle. On parle du sorcier suprème tout de même , d’un homme quo a consacré sa vie a la magie mais la non . Le gars a une réputation de queutard et va boire des coups avec ses potes sorcier au troquet des sorciers…sérieusement ??
    Quant au méchant c’est du réchauffé a en coller au fond de la casserole avec un arrière gout de spiderverse. Non vraiment j’ai pas pu et pourtant j’en attendais beaucoup

    • Thierry araud  

      Heu, l’aspect queutard, je ne l’ai absolument pas vu. La scène du bar, je l’ai trouvé géniale dans la mesure où elle permet dr’élargir la dimension magique au-delà de Strange. Pour moi, le personnage n’a pas à être inchangeable. Un artiste arrive sur une série, et il donne sa vision des choses, c’est son boulot d’artiste.Ca m’aurait fait mal de voir Aaron faire du Stan Lee… Après, l’humour, ça c’est à chacun de voir.

      • Matt  

        Les changements dans le comportement des personnages passent beaucoup mieux avec de l’humour je trouve.
        Pour moi il est important que l’essence du personnage soit conservée pour qu’on ait quand même l’impression qu’il y a une raison de l’appeler Dr Strange et de ne pas créer un tout nouveau perso, mais ça implique davantage les principes fondamentaux (genre ne pas transformer peter parker en assassin impitoyable) mais ça ne concerne pas les petits écarts de conduite de type : donner une vie sexuelle au personnage, ou le doter d’un sens de l’humour.

      • dragnir  

        Dans la première issue ces collègues magiciens le reproche son retard en sous entendant son penchant pour les choses galantes.
        La vision qu’a Aaron du sorcoer suprème n’est pas la mienne : Strange doit être un tant soit peu solénité et la franchement c’est absolument pas le cas. C’est pas ce que j’attends

        • Bruce lit  

          Que Strange ait une vie sexuelle ne me choque pas. Encore faut il qu’elle soit mise en scène autrement que façon Stephen et les garçons ce qui était le cas chez Bendis.
          Je ne savais pas que c’était Vaughan qui avait introduit (ahem) le truc (« tousse »).

          • Matt  

            Oui c’est Vaughan et c’est très sage dans sa mini série^^
            Je n’ai pas lu le passage que tu cites avec Bendis. Oublions Bendis.

        • Thierry araud  

          C’est ton droit le plus strict. Mais que ses collègues lui reproche un penchant somme toute banal ne fait pas de lui un « queutard », il me semble. Mais c’est juste un détail : je dis ça mais je dis rien LoL…

  • Tornado  

    Houlalah !!! Et bien moi non, ça ne fait pas du tout envie !!! 🙁
    L’ambiance humour et les dessins ados racoleurs de Bacchalo, ça va pas être possible je crois (le prochain sur la série ce sera qui ? Ramos ? Skottie Young ?). Qui plus est, Aaron est mon Dieu dans le récit noir (Scalped, Southern Bastards). Mais je ne supporte pas son humour sur le Marvel. Je trouve ça naze.
    En bref, une approche qui me fait fuir. Je me range du côté de dragnir sur le coup.
    Merci quand même à THIERRY ARAUD. L’article est clair. Mais ce n’est clairement pas pour moi. Dommage dans l’absolu. Mais bonne nouvelle pour le porte-monnaie…

    • Bruce lit  

      Tornado, Michel,

      Vous n’avez pas lu Wolverine et les Xmen ?

    • Matt  

      M’enfin oui, Aaron est aussi un comique ! Que ça plaise ou non, ne l’enfermons pas dans ses récits noirs.
      Et ne nous basons pas non plus sur sa mini série Spider-man et Wolverine pour juger de son humour. Là c’est bien indigeste.

    • Thierry araud  

      Ravi de t’avoir fait économiser de l’argent ! J’adore les récits noirs de Aaron, je crois bien tous, sans exceptions. Mais son humour fait mouche chez moi, c’est grave Docteur ?

      • Tornado  

        Non, ce n’est pas grave ! 😀
        J’apprends que l’humour est une émotion toute relative. Et Matt m’a certainement percé à jour parce que j’avoue être très fixé sur mes aprioris sur ce coup : De Aaron chez Marvel, je n’ai lu que Spiderman/Wolverine et Star Wars. Je n’ai pas lu Wolverine & the X-men, ni aucune autre série comme Thor, qui plait beaucoup. N’empêche que, pour l’instant, je le préfère nettement sur ses propres créations (je ne suis pas non plus hyper fan de sa version de Star Wars).

        • Matt  

          Eh, je ne suis pas un grand défenseur de Aaron non plus. Il souffle le brulant comme le glacé chez Marvel ce mec. C’en est même assez bizarre. J’ai beaucoup aimé son run sur Ghost Rider, ses Wolverine et les X-men (je n’ai pas tout lu mais pour l’instant c’est bien), mais je n’ai pas aimé Wolverine/Spider-man et je HAIS de tout mon être Thanos Rising.
          Mais du coup ça a suffi pour me convaincre que j’aime bien son humour et ça me rend curieux de tenter son Thor et son Dr Strange.

          • Tornado  

            Ah tiens, j’avais oublié que j’avais lu le Thanos, et que je l’avais bien aimé ! 🙂

          • PierreN  

            J’avoue j’ai bien aimé aussi son Thanos, même si c’est loin d’être ce qu’il a fait de mieux chez Marvel.

          • Matt  

            Béh pas moi, na ! Je n’argumenterais pas plus, je l’ai déjà fait et je ne répondrais pas à la provocation^^

          • Matt  

            Mais je me sens quand même un peu seul à ne pas avoir aimé. C’est bizarre parce que quand même Thanos à l’école…merde, non j’ai dit que je ne céderais pas !
            Disons simplement que les origines qui lèvent le voile sur tout, je ne suis pas du tout client. Jamais lu Wolverine Origins non plus, ça ne m’intéresse même pas. Vive le mystère.

  • Matt  

    Je comprends l’appréhension de Tornado mais je ne peux rejoindre dragnir. Les éléments qu’il relève lui vient de la propre perception qu’il a de Strange qui devrait être comme ceci et pas comme cela.
    Pourquoi ça ne marcherait pas Strange avec Night Nurse ?
    Son idylle avec elle commence dans la mini série The Oath de Vaughan. ça ne me choque pas qu’il ait une vie sexuelle perso.

  • Présence  

    Pas encore lu, mais cette série est dans ma pile, ne serait-ce que pour Chris Bachalo, et son remplaçant Kevin Nowlan (le dessinateur de Jack B. Quick).

    J’éprouve également quelques appréhensions quant aux changements opérés par Jason Aaron. L’humour ne m’inquiète pas outre mesure, l’approche musclée (avec une hache) un peu plus car je ne l’associe pas le personnage de Doctor Strange. On en revient toujours à la question de l’adaptation, de l’évolution des personnages de fiction récurrents.

    Merci pour les explications étymologiques.

    • Thierry araud  

      Merci.
      Je précise que pour Abracadabra, ce n’est qu’une origine probable, il en existe d’autres.

  • Lone Sloane  

    Ca a l’air fun et l’intérêt principal des blockbusters ou des séries sur les supers est de dicter la politique éditoriale de PANINI et de fournir aux lecteurs du matériel récent et ancien. Je suis curieux de venir voir le docteur avec toutes les pistes de lecture que toi et Pierre nous avez fournis.

  • Jyrille  

    Je ne connais vraiment pas le personnage du Dr Strange, à part de-ci de-là, comme dans le DD de Bendis. Mais la paire d’auteurs me plaît bien : toujours pas lu Scalped en entier, mais bien aimé les Wolverine and the X-Men. Alors pourquoi pas ? Je rejoins l’avis de Présence pour les armes et Kevin Nowlan…

    Quant à Queen on en a déjà parlé 🙂

    Merci donc Thierry pour cet article enlevé et les parties culturelles toujours bienvenues !

    • Thierry araud  

      Merci à toi pour ton commentaire. J’ai un peu planté Bruce avec Queen. A la base ce devait être « Magical World » de Blackmore’s Night en B.O. mais je me suis embrouillé dans l’envoi et il n’avait que mon premier choix : Queen !
      Mea Culpa donc

      • Jyrille  

        Ah mais aucun souci pour Queen !

        • Bruce lit  

          « Tousse, tousse »….

          • Jyrille  

            J’ai oublié de dire que j’adorais l’introduction rigolote.

            Ok je n’aime pas ce Queen mais bon chacun écoute ce qu’il veut 🙂

  • JP Nguyen  

    Je viens de lire le tome 1 en VO ce week end et j’ai beaucoup aimé. Un début de run qui ne bouleverse pas les fondamentaux du perso mais adopte un angle neuf et un ton enjoué, très agréable.Et le sous-texte est là aussi… Ma micro-réserve est que ça démarre très fort au niveau de la menace affrontée, on voit mal comment ça pourrait empirer (sic) par la suite…
    Encore merci pour l’article qui a contribué à me faire essayer cette série.

    • Thierry araud  

      Ravi que cela t’ai plu. Rendez-vous au tome 2

  • Matt  

    Quelqu’un a eu l’occasion de finir de lire la série ? Elle se termine en 2 tomes non ? ça vaut quoi ?

  • OmacSpyder  

    J’ai lu les deux tomes et j’ai bien bien aimé. C’est un plaisir de retrouver le Doc Strange dans une série magique! En plus on a le droit à un casting de magiciens qui est plutôt sympa pour des persos secondaires. On voit Strange en fâcheuse posture et c’est plein d’action. Ça se termine sur une porte pour la suite mais ça peut éventuellement se suffire à soi-même. Mais on a envie de suivre le Doc dans les aventures à venir.
    J’ai relu après du coup le Gambit de Faust, le RCM, dont j’avais aussi un très bon souvenir. Et il y a comme un parallèle en miroir inversé…

  • JP Nguyen  

    Après la lecture des 2 tomes et un peu de décantation, je garde le ressenti que c’est « bieng » mais pas exceptionnel non plus… Certains personnages empestent le plot-device… ils sont là parce qu’ils sont bien pratiques pour le scénar… Et certains twists sont un peu moisis ou du moins à double tranchant, si on y pense (et là, je ne parle pas de pb de continuité mais de cohérence interne du récit…)

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