Ragnarök ‘n Roll.

Thor Omnibus par Walt Simonson et Sal Buscema

Première publication le 19 octobre 2014-Mise à jour le 16 août 2018

AUTEUR : STEPHANE MAILLARD PERETTI

VO : Marvel

VF : Semic 

 

Si j'avais des marteaux !

Si j’avais des marteaux ! ©Marvel Comics

Ces temps-ci, un nouveau comic book nommé Ragnarok, dérivé des légendes nordiques, parait chez IDW Publishing. C’est un retour aux sources, ou presque pour Walter Simonson, qui s’illustra dans les années 80 sur Thor, en marquant le personnage peut-être plus encore que Jack Kirby. Avec lui, l’heure était aux légendes vikings, à l’intérêt accru envers le panthéon des amis du dieu Tonnerre, et de ses ennemis séculaires. Jamais le fils d’Odin n’avait été aussi proche de ses origines.

Thor, jusque là, c’était ce Vengeur fringuant, avec son justaucorps et son marteau, que l’on suivait parfois en Asgard mais surtout sur la Terre, tiraillé entre son existence divine et son alter égo, Don Blake, le médecin éclopé (et chiant). Dans la grande tradition du super héros Américain calqué sur les anciennes mythologies, Thor avait son côté humain, avec ses handicaps et ses faiblesses. Avec Walter Simonson, on allait faire plus ou moins table rase du passé.

Petite pub d'une époque où, quand ca changeait, c'était pour de bon!

Petite pub d’une époque où, quand ca changeait, c’était pour de bon! ©Marvel Comics

Le run de Simonson peut être décomposé en 3 parties, précédée d’un court prologue, La Ballade de Beta Ray Bill. L’histoire commence à l’épisode 337… Don Blake a décidé de rester sur Terre sans sa dame Sif, et se ballade dans Central Park. Rapidement amené auprès de Nick Fury, celui-ci lui dit avoir besoin de lui, enfin, de Thor: Un vaisseau spatial se dirige vers notre monde à grande vitesse. Pour survivre au crash de celui-ci, son capitaine Beta Ray Bill crée un cocon d’énergie autour de son corps et de Thor, redevenu Blake dans la confrontation.

A son réveil, face à des hommes du SHIELD, il se saisit du bâton/Mjolnir le heurte contre le mur… Et se mut en une version alien de Thor, maniant le marteau à sa guise, prouvant qu’il est digne de celui-ci! Bill, ramené à la raison par Odin gagnera un maillet aussi puissant que Mjolnir, forgé par les nains: Stormbreaker! Alors que sur Midgard les antiques ennemis d’Asgard pointent le bout de leurs nez, emmenant la série sur une pente plus mythologique, Thor et Sif terminent la Ballade De Beta Ray Bill en l’aidant à détruire les démons qui ravageaient son monde… L’enchantement changeant Thor en Don Blake passe à Bill, qui peut ainsi retrouver sa forme originelle. A partir de ce point, tout s’entremêle. Thor n’a plus d’alter-ego mortel et endosse sa divinité à bras le corps.

 Far from the fields we know... DOOM!

Far from the fields we know… DOOM! ©Marvel Comics

Le lecteur est témoin d’une étrange entreprise, « loin des terres que l’on connait » , où une immense masse martèle, depuis plusieurs épisodes, une monumentale enclume. Chaque escapade de ce côté mystérieux de l’univers est accompagnée d’un « DOOM! » retentissant. Fafnir,un ancien ennemi d’Asgard transformé en dragon, attaque la Terre, et dans une bataille toute teintée de poésie nordique, Thor affronte la créature, alors que, ressentant un danger lointain, Odin envoie ses corbeaux inspecter le trouble.

C’est Surtur, le démon du feu de Muspelheim, enfermé dans son antre depuis des millénaires, qui forge son épée, Twilight. Le péril devient plus inquiétant et plus clair, lorsque nous rencontrons l’elfe noir Malekith, lié à l’imposante créature jouant de la masse. Alors qu’Odin comprend le péril guettant Asgard, et convoque ses guerriers, Malekith libère le froid du Coffre des Hivers Anciens, un antique artefact. La guerre va éclater, et le portail emprisonnant Surtur, fragilisé par le froid émanant du Coffre, vole en éclat sous sa charge.

Surtur a forgé Twilight! Et c'est pas un bouquin pour ados!

Surtur a forgé Twilight! Et c’est pas un bouquin pour ados! ©Casterman ©Marvel Comics

Les démons du feu attaquent la Terre, une diversion laissant la cité d’Asgard sans protection, et seuls Loki, Thor et Odin peuvent prendre les armes pour leur ville. Surtur échouera mais Odin disparaitra dans une faille dimensionnelle. C’est le tournant du run de Simonson, et le début de la seconde partie. Hela vient demander l’âme d’Odin, et est mise en fuite par Thor. Ce dernier se sentant responsable des vies mortelles condamnées au royaume de Héla après la bataille contre les hordes de Surtur, il est de son devoir de les en libérer.

Le dieu-tonnerre combat de nouveau Héla, qui le défigure. Il réussira tout de même à libérer les âmes des mortels. Laissant pousser sa barbe pour cacher ses horribles cicatrices, Thor ne sait pas qu’ Hela à présent ne connaitra nul repos avant de l’avoir brisé. Ces événement amènent le noeud gordien de la troisième partie. Mais pas avant que le héros ne se retrouve transformé en grenouille par son demi-frère en éternelle quête de pouvoir!

The Thunder Frog!

The Thunder Frog! ©Marvel Comics

Thor le puissant crapaud réussit à inverser le sort et délègue le trône d’Asgard à Balder après trois épisode tragicomiques à souhait! Sal Buscema prend le relais au dessin et la troisième et dernière partie de l’épopée démarre. Elle reste en dessous des deux premières malgré les 8 fracassants épisodes de conclusion. Nous en sommes à l’épisode 373.

Humiliée à plusieurs reprises, Hela prépare sa vengeance, qui sera sans doute le plus dur défi du dieu viking. Pris dans les affrontements mutants entre X-factor et les Marauders, Thor apprend de la bouche de la déesse de la mort qu’à présent, ses os seront aisément friables et que la mort lui sera pourtant interdite!

 Thor et Hela, round 2

Thor et Hela, round 2 ©Marvel Comics

Une pénible descente aux enfers débute pour Thor, qui devra affronter les dieux de l’Olympe, dans la série Avengers. Simonson achève le look Viking de son personnage en lui faisant construire une armure de combat aux runes magiques, qui tiendra son corps à moitié brisé en un seul morceau, malgré l’innommable douleur. Les affrontements se succèdent, la mythologie nordique est toujours au rendez-vous (Grendell, les géants des glaces) et l’ultime ennemi de Thor fait son apparition: Jormungand, réveillé par les même géants, qui trouve Thor sous son armure.

Pour ce qui est de l’histoire, il faut apprécier le peu de cross-over la parasitant. Bien sûr, on a le passage des Secret Wars 1 et 2, mais il ne gâche en rien la fluidité et la compréhension de l’histoire. Vu que Simonson redéfini son personnage en lui redonnant de profondes racines mythologiques, le lecteur voyage dans les différents mondes d’Asgard qui sont souvent vus pour la première fois. Et quel voyage!

Une magnifique double page

Une magnifique double page ©Marvel Comics

La vision de Hel, le territoire des morts, est détaillées et montre toute la virtuosité graphique du scénariste/dessinateur. Beaucoup depuis s’en sont inspirés. L’abandon de Don Blake par l’auteur permet à celui-ci de se concentrer sur la divinité du personnage qui passe alors par des épreuves impossible du temps de l’enchantement le transformant en mortel après une minute sans son marteau. Ce qui veut aussi dire que pour le nouveau lecteur, nul besoin de lire les 300 épisodes antérieurs, vu que les anciens personnages n’ont plus d’utilité.

Ainsi, débarrassé intelligemment d’une continuité peu utile, Thor de Walt Simonson atteint des cimes nouvelles, avec ce trait typique des comics des 80s, les scénarios à tiroirs dont les intrigues commencent bien un an avant d’éclater au grand jour. Le dessin de Simonson est dynamique, jeté, clair.Ses personnages sont massifs, prêts à s’échapper des cadres. En quelques traits, chaque visage a une expression bien vivante, qui parfois pointe vers la caricature sans jamais devenir gênant.

Différences entre couleurs de l'omnibus (gauche) et d'époque (droite)

Différences entre couleurs de l’omnibus (gauche) et d’époque (droite) ©Marvel Comics

Tel un film de Peter Jackson sur Lord Of The Rings, les épisodes se lisent comme une seule histoire et les moments épiques s’enchainent: Surtur frappe sur l’enclume, et sort peu à peu de l’ombre, à chaque DOOM! retentissant,  Thor, Odin et… Loki unissent leurs forces pour la cité d’Asgard, le dieu tonnerre est défiguré dans le combat l’opposant à Hela, déesse de la mort!, le merveilleux Thunderfrog abat sa colère sur la duplicité de Loki! Et…

Ah, l’épisode 380! Au temps où internet n’était pas encore dans tous les foyers, je l’ai cherchée cette single issue! Simonson revient ici pour l’épisode historique qui montre la confrontation, tout en chocs et en splash pages entre Thor et Jormungand, le serpent qui entoure la Terre! c’est une suite ininterrompue de passes d’arme entre les deux ennemis qui doivent s’entretuer lors de Ragnarok, le crépuscule des dieux. Le chant de Mjolnir s’élève… Thor frappe son maître coup… Son armure retombe… L’épisode est écrit tel un conte ancien sorti d’un livre oublié.

Y' a t'il un coeur, battant dans la poitrine d'Hela?

Y’ a t’il un coeur, battant dans la poitrine d’Hela? ©Marvel Comics

C’est la ligne droite vers le dénouement où le bien triomphe des dragons, des dieux du mal et des goules en quêtes de vengeance… Vous attendiez quoi? Du « grim n’gritty »? On est à Asgard, eh! L’omnibus a été recolorisé par Steve Oliffe. C’est du si bon boulot, qu’on en oublierait presque celui de Christine Scheele à l’époque. J’aime tellement ces épisodes que je me suis retrouvé à comparer les anciennes planches à celle recolorisées. Et parfois, la simplicité, la franchise de la couleur de l’époque manque un peu.

Oh, le boulot de Oliffe est génial. Mais peut-être parfois creuse t’il dans ses détails des dessins dont les couleurs plus naïves prenaient un aspect symbolique…C’est un problème mineur, néanmoins, si toutes fois c’en est un! L’omnibus, ouvrage assez cher a été décliné en 5 TPB dont le dernier est sorti en mai dernier, et qui bénéficient tous de la recolorisation de Steve Oliffe. La meilleure période d’un personnage mythique, dessinée par un géant  (suivi de John Romita Jr et d’Olivier Coipel, le génie français).

Ultime épisode du run

Ultime épisode du run ©Marvel Comics

17 comments

  • Jord Ar Meur  

    Cette période Walt Simonson est en effet assez exceptionnelle et même l’éditeur qui a le monopole de Marvel en VF a choisi de commencer par celle-ci dans les 4 premières Intégrales du Dieu Nordique de 2007 à 2010 avec en prime les 4 épisodes de « Balder the Brave ». Sir Stéphane Maillard Peretti, ton résumé de 5 années d’aventure Thoride d’une icône de l’Univers Marvel trouvant ici toute la grandeur que méritait son personnage divin (bien que le 2ème épisode s’intitule « The Fool and this hammer » traduit en VF par « Un imbécile et son marteau ») est heu!… très bien résumé (exercice sûrement difficile par rapport au nombre de pages de ce run). Les bonnes idées ne manquent pas dans cette saga qui, en plus d’une mythologie scandinave correcte contrairement au panthéon celtique de Marvel, nous transporte aussi dans les étoiles avec l »étrange Beta Ray Bill, le Korbinite se cachant sous un crâne chevalin. Un seul reproche, des commentaires incompréhensibles sous certains scans et un titre au jeu de mots facile. Non, là je blague. En fait, je me suis pas ennuyé en lisant ton article qui m’a presque donné l’envie de me replonger dans la VF pour le relire (je dis presque parce le temps me manque).
    Je laisse donc la place aux autres (si ce n’est déjà fait car je tape au clavier à une vitesse qui surprendrait un escarGoth) et je te félicite pour ton article.

  • JP Nguyen  

    J’ai adoré ce run bien que l’ayant connu tardivement et j’en étais tellement marteau que j’avais prestement acquis les 5 anciens TPB Visionaries. J’hésite à racheter la nouvelle édition recolorisée. Ca a l’air plus joli mais parfois moins efficace.
    Félicitations à Stéphane « Maillet » Peretti pour avoir rendu justice à ce run et à un personnage sous-représenté sur le blog (à tort).
    Et dire qu’il y en a qui persistent à dire, « Thor, c’est juste un ase »… ou à lui préférer son demi-frère, comme Kylie Minogue dans sa chanson « I shall be so Loki »…

    • Leo Swampy  

      JP, selon les petites recherches que j’ai effectuées, mon premier nom de famille voudrait dire « guerrier au maillet »…

      Ou « artisan de la maille » .. Dois-je dire lequel je préfère?

  • Bruce lit  

    Oh mon Dieu ! Walt Simonson ? Thor ? deux raisons de ne jamais lire ça ! J’ai détesté X-factor à cause des dessins de ce gars ! Et lorsque je vois certaines planches , non je ne peux pas! Pourtant, certains scans que tu as choisi sont vraiment très beaux.
    Thor est un héros que je n’arrive pas à prendre au sérieux : ses ailes d’Asterix, son marteau volant, sa manière de parler. Je reste desesperement accroché à mes héros Zurbains. Je me rappelle avoir découvert le mutant massacre. Je voulais absolument savoir ce qui était arrivé à Archangel. Et je le vois arriver avec son gros marteau. Je me disais intérieurement : mais vas y toi dégage !. Je comprends maintenant son état de faiblesse face à Maraudeurs.
    J’ai toujours entendu partout que Simonson était l’artiste de référence pour Thor sans chercher à comprendre pourquoi. Ton article éloquent m’ a enfin permis de compléter ma culture. Merci.
    Ps: en préparant ton article j’ai relu un vieux Comic-Box où le Walt était interviewé. Il semblait plutôt sympa d’ailleurs. J’y ai appris que sa signature avait la forme de dinosaure. Voilà donc une seconde information sur Simonson que j’emporterai dans ma tombe….

    • Jyrille  

      J’aime bien le dessin illustré ici par les scans… Mais comme Bruce, je ne connais pas vraiment Thor et j’ai un peu de mal à le prendre au sérieux. Je n’ai même pas vu les films sortis ces dernières années. Finalement, le Thor que je connais le mieux est celui des Ultimates.

      Merci donc pour parfaire ma culture, Stéphane !

  • Nicolas  

    Très bel article, Stephane, très détaillé avec de beaux scans.
    Je me susi acheté l’Omnibus il trone fierement dans ma comcsthèque comme tu as pu t’en apercevoir si tu as vu mes photos sur FB.

    Je suis content que tu ai fait cet article, c’est un très beau run devenu légendaire pour la vitalité des scripts de Simonson et pour la puissance ioma

    • Nicolas  

      puissance imaginative disais-je de son dessin. Simonson a le plsu grand respect pour le travail de Jack Kirby et je pense que ça se voit au résultat.
      Une pincée d’humour avec l’histoire de la transformation en grenouille lol

      Les Editions Semic nous ont fait rater ce run puisqu’ils ont commence Presque vers la fin en pubilant les episodes du Mutant Massacre en Version Intégrale, sans doute a cause de la presence de Facteur X. Dommage que les rédactrices n’aient pas eut confiance ne Walter Simonson…

  • Présence  

    Merci pour cette rétrospective complète et synthétique du Thor de Simonson, dont je n’ai lu que le TPB « The ballad of Beta Ray Bill ». Comme toi, je ne suis qu’à moitié convaincu de la nécessité de refaire les couleurs, quand un simple rafraîchissement aurait pu suffire (normalement Tornado ne devrait pas être d’accord).

  • Tornado  

    Ayant cordialement détesté ce run, je crois que je ne vais pas insister de peur de vous gâcher le plaisir.
    Je passe donc mon tour.
    Juste une chose : Par contre j’ai adoré le run de Michael A Oeming, beaucoup plus récent, notamment l’arc « Ragnarok » !

  • Manticore  

    Le titre « A Fool and his hammer… » est un clin d’œil à un dicton anglais classique: « A Fool and his money are soon parted »: « Un imbécile et son argent ne tardent pas à être séparés », littéralement. On nous annonce ainsi que Thor va pas retrouver son marteau tout de suite.

  • Jord Ar Meur  

    Merci du renseignent. Comme je ne lis ni ne parle anglais, je ne pouvais pas faire de rapprochement avec un dicton classique anglais que je ne connais pas et qui n’a pas son équivalent en français. Le titre de l’épisode me parait plus clair à présent.

  • Stan FREDO  

    Je suis en train de lire, sans me presser, le découpage en 5 TPB de cet Omnibus. J’ai lu uniquement le 1er (qui comprend les épisodes que Présence a lus) et j’ai beaucoup aimé. Notamment pour Beta Ray Bill. J’aime notamment l’amalgame entre « Marvelverse » et l’influence européenne, admise volontiers par l’intéressé. J’ai déjà, mais je l’admets un peu loin au fond de la pile « à lire », le n° 2 de cette intégrale. Récemment, j’ai beaucoup apprécié Jason Aaron et Esad Ribić pour leur ‘Mighty Thor’. Je viens d’acheter (par mégarde) le #1 de la nouvelle série de ‘Thor’ et je ne pense pas aller plus loin.

  • Leo Swampy  

    Merci à tous.
    Je trouve un air de famille entre le run de Aaron et Rabic et celui de Simonson, le côté épique écrit intelligemment, le regard sur les dieus contradictoire par rapport aux autres sagas.
    Le run suivant Simonson était assez mauvais et en quelques épisodes, détruisait tout ce qui fût mis en place, plus de barbe, destruction de l’armure face aux célestes, etc… Et que dire de celui de Fraction qui m’apparait comme une blague!

  • Marti  

    Oubliez Beat Ray Bill, Thor-Frog, Jormungand, ou Surtur, s’il y a bien une image du run de Walter Simonson sur Thor qu’il faut retenir c’est celle-ci : http://4.bp.blogspot.com/-ak_8RlOxTnQ/UnnJdX60YeI/AAAAAAAAbRM/-kAvOEZBS6c/s1600/thhorlokiSimonsonSurtur+greatest+panel.jpg
    Blague à part, je trouve qu’elle résume parfaitement la mentalité des trois membres de cette famille divinement dysfonctionnelle.

    @ Burce : Tous les auteurs ne s’évertuent pas à faire parler Thor et les autres Asgardiens comme des personnages tout droit sortis d’une pièce de Shakespeare, je crois que JMS évacue cet aspect lorsqu’il ressuscite les habitants d’Asgard à la fin des années 2000. Dans les mêmes eaux, on a eu cette case (dernière de la page) dans Incredible Hercules #131 écrit par Greg Pak et Fred Van Lente : http://static.comicvine.com/uploads/scale_super/3/35815/880443-hercules1317.jpg

    @Jyrille : Les films de Thor sont parmi ceux qui font le moins l’unanimité dans la production Marvel Studios, mais je trouve que ce sont peut-être ceux (avec Iron Man) les plus accessibles à un public large ; preuve ultime, ma chère et tendre qui est assez hermétique aux films où l’on se bat et/ou à la SF/fantasy a bien aimé le second volet (sans même avoir vu le premier) !

    @Stan : Attention, la série par Esaad Ribic et Jason Aaron c’est Thor: God of Thunder (devenue juste Thor chez Panini), la dernière série en date titrée comme The Mighty Thor c’est celle de Matt Fraction dont parle Léo qui est bien bien bien… bien en-dessous !

  • Manticore  

    Ah, un détail que je remarque au passage: Surtur n’est pas « enfermé dans son antre depuis des millénaires », il est au moins descendu une fois sur Terre (Journey into Mystery n°104, Kirby magnifiquement encré par Chic Stone) et a menacé une autre fois Asgard (Thor n° 176-177).

    Il fallait que cela fût dit. :-D

    (Pour les chouinages genre « ouin, je peux pas prendre Thor au sérieux avec ses ailes au casque et son parler compliqué »… Pétez un coup et détendez-vous. C’est du comic book pour ados, pas un traité sombre et farouche sur la théologie comparée des anciens Nordiques et de diverses autres mythologies éteintes.)

  • Bruce lit  

    Hello Manticore,

    -Gasp-
    Chouinard, moi ? et ballonné en plus ? Bon, ça tombe bien pour un amateur de ballons de pensée !
    Ceci dit je suis très détendu : comme les pochettes de rock, l’uniforme du super héros est la carte de visite d’un univers et sa « charte » graphique. Or, celle de Thor ne m’intéresse pas. Mes héros sont urbains. Pas magiciens, astronautes ou demi dieu.
    DD est habillé comme un catcheur. Spidey comme un clown et Nightcrawler, un acrobate. Mais le courant passe. Avec Thor ou Namor, pas du tout.
    Ceci dit, je suis capable de m’intéresser à des univers qui ne me parlent pas. J’ai terminé cette nuit la biographie de P.K.Dick de Laurent Queyssi, malgré toute mon indifférence à la scifi et à Blade Runner en particulier.

    (Prout)

    • Matt  

      Mais c’est vrai que reprocher à un dieu d’avoir un marteau volant…
      C’est un dieu hein. Tu connais les mythes et légendes, les géant, les nains, les dragons ? Un marteau qui vole, c’est pas le truc le plus dingue.
      Après t’aimes pas, t’as le droit. Mais ne parlons pas de ridicule hein^^ Les costumes kitschs de tous les héros sont même potentiellement plus ridicules parce qu’ils ne proviennent pas d’un univers féérique de dieux et bestioles de fantasy. Ce sont des mecs qui ont grandi à New York et se sont dit « tiens je vais mettre un pyjama bleu et sauver des gens »^^

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