Reed Richards envahit la Latvérie !

 

FF volume 1 et 2 par  Mark Waid et Mike Wieringo
Un run un peu Weird

Un run un peu Weird, Waid !© Marvel Comics

Première publication le 03 février 2014. Mise à jour le 09 avril 2015.

VO : Marvel

VF: Panini

Cet article compile les deux premiers volumes français du run de Mark Waid pour les 4 Fantastiques.

Volume 1

En voilà une série difficile à écrire ! Celle des premiers super héros de l’écurie Marvel ! Pour autant, les 4 Fantastiques n’ont jamais été les héros les plus vendeurs de l’univers Marvel.

La Chose qui passe son temps à pleurnicher, Jane Storm en épouse soumise au caractère aussi invisible que son pouvoir, les blagues potaches de Johnny Storm et Red Richards qui résout tous les problèmes de son équipe en deux coups de cuillère à pot.

Doom ! In the Flesh !

Doom ! In the Flesh !© Marvel Comics

Et puis avec un vilain charismatique, Doom, qui revient tous les 10 épisodes faire la peau d’une équipe dont il n’arrive pas à se séparer, on comprendra que les 4 fantastiques, riches, populaires, sans double identité à protéger, n’aient jamais soulevé les foules.

Vieux Routier du Comic Book, Mark Waid lors de l’âge d’or Quesada de 2002 relève le défi de reprendre une série à son numéro 500 et d’y raconter quelque chose de nouveau. Dans son Manifeste, il  explique vouloir creuser la psychologie des personnages aux détriments des clichés inhérents à la série : personne ne quittera l’équipe, Galactus reste chez lui et Ben Grimm ne retrouvera pas apparence humaine. Waid par contre, s’interroge sur la nature même de l’équipe, à la fois Super Héros, explorateurs, philanthropes et Beautiful People.

Heros, Beautiful people et une famille un peu folle

Héros, Beautiful people et une famille un peu folle© Marvel Comics

Il met en scène un volet relation publique où les FF doivent gérer leur propre Marketing pour pouvoir financer les inventions de Reed !

Pour ce faire, un expert passe une semaine à leurs côtés lors du premier épisode, irrésistible méta commentaire sur le reboot de l’époque ainsi que la connivence que Waid va installer entre ses héros et ses lecteurs. Waid trouve pourtant ses marques assez rapidement : il explore l’amitié entre Jane et Ben, définit la femme invisible comme une femme sexuée pleine d’esprit qui titille son mari.

Richards n’est pas seulement un cerveau mais aussi un aventurier, un type bon sous tous rapports et doté pourtant d’un ego surdimensionné pour s’autoproclamer Mister Fantastic. Que cache cette assurance qui rassure toute son équipe  Une immense culpabilité que Red tente d’expier en rendant ses amis populaires ! Inversement , Johnny , Ben et Jane savent qu’en vivant avec un génie, leur mission est de se sacrifier pour lui permettre d’arriver à ses fins.

Aidé par Mike Wieringo et Mark Buckingham aux dessins, Waid s’attarde sur le volet psychologique des personnages. Après un combat éprouvant contre Doom, le jeune Franklin Richards doit consulter un psychiatre pour sortir de sa catatonie, Johnny doit apprendre la maturité en gérant un contrat portant sur les molécules instables et Doom malmène comme jamais l’équipe.

Franklin , un enfant traumatisé par la vie dangereuse de sa famille

Franklin , un enfant traumatisé par la vie dangereuse de sa famille© Marvel Comics

Si vous voulez voir Red Richards perdre son self-control, remonter le temps pour tuer Doom et reconnaître les limites de son intelligence, c’est ici ! Si vous voulez voir Doom tuer la femme qu’il aime pour faire de sa peau sa nouvelle armure, torturer des enfants et défigurer Red, c’est là également !

Trépidante, drôle et imaginative, Mark Waid, aidés de dessinateurs investis livre une dizaine d’épisodes pleins d’énergie , de rebondissements et de finesse psychologique en dépoussiérant des héros fantastiques et terriblement humains !

Je viens de tuer l'amour de ma vie pour changer de fringues!

Je viens de tuer l’amour de ma vie pour changer de fringues!© Marvel Comics

Volume 2

A la fin du volume précédent un combat titanesque opposait Doom et les FF. Nos héros en ressortaient meurtris physiquement (Red est défiguré !) et moralement ( le Tyran a pris leurs enfants en otage et les a torturé ! ). Mark Waid décide d’explorer ce que peu de scénaristes exploitent : les retombées d’une bataille traumatisante sur ….10 épisodes ! Traditionnellement au royaume des Super Héros, la vie continue paisiblement après l’arrestation ou la mort du vilain jusqu’à son obligatoire réapparition. Sauf que Red Richards décide de faire ce qu’aucun Héros ne fait : il s’intéresse à la situation politique de la Latvérie après la défaite du tyran.

Son but est double : empêcher la main mise de Doom sur un peuple qu’il a martyrisé et le priver de tous moyens de le menacer sa famille et lui. Pour ce faire Red vide les comptes bancaires de son ennemi, autorise le pillage du château du monstre latvérien, démystifie le culte de la personnalité du Tyran en dévoilant les salles de torture où étaient exécutés les opposants au régime. Reed passe du côté obscur. Parallèlement , il s’autoproclame souverain de Latvérie ; notre héros de génie réorganise l’économie, instaure la liberté d’opinion et d’élections libres. Seul hic : Richards n’a aucune légitimité politique et il est bientôt menacé par les Etats Voisins, les Etats Unis et le Shield !

Tous se liguent contre les 4 Fantastiques qui vont devoir choisir entre la mort ou la prison ! Face à cette violence, Red Richards va se radicaliser: ses amis ne le reconnaissent plus, ses agissements vont à l’encontre de la morale au détriment de résultats immédiats et ,de fil en aiguille , sa position va indirectement causer la mort d’un être cher : Ben Grimm !

On ne rigole plus !

On ne rigole plus !© Marvel Comics

Mazette, on est chez Marvel là ? Un méta commentaire subtil sur l’intervention Américaine en Afghanistan et en Irak, une prise de parti qui évite tout manichéisme où la position américaine légitime de Richards ( débarrasser un pays d’armes de destruction massive) le dispute au camouflet qu’il impose aux autorités internationales. Pour le coup c’est bien vu : dans le monde des Super Héros , il est possible de sauver des vies immédiatement sans attendre des mois de débats aux Nations Unis. La saga Latvérienne se termine dans le sang, les larmes et l’amertume. Les FF perdent leur statut de VIP de l’univers Marvel et se retrouvent avec la nausée et les mains sales ! Impressionnant !

La suite est malheureusement moins glorieuse. Richards décide de ressusciter le Fantastic décédé . Il va le chercher …au Paradis et rencontre … Dieu ! J’avoue qu’après tant de réalisme, mon débit de déglutition à augmenté à la lecture de cet épilogue.

Pourtant le scénario de Waid est plus subtil qu’il en a l’air. Il distille suffisamment de second degré pour tirer son épingle du jeu. La machine lui permettant de voyager au Paradis a une origine historique crédible dans la saga et Dieu a les traits de … Jack Kirby qui s’affirme comme le créateur ultime qui rencontre ses créatures ! Malin et agréablement roublard. En deux volumes Mark Waid réalise un véritable tour de force : rendre intéressante une équipe de Super Héros prévisible en écrivant une saga qui enthousiasme les fans et accessible à ceux qui débarquent. Du Mainstream de haut niveau capable de passer du drame à la guerre et au pastiche de Marvel Team Up !

Panini fidèle à sa rigueur légendaire n’ a pas publié la fin de ce run. Fantastique aussi…

Kirby ex machina !

Kirby ex machina !© Marvel Comics

31 comments

  • Marti  

    Un excellent run qui m’a l’air d’être injustement boudé, on encense continuellement le très bon travail d’Hickman sur le titre mais le passage de Waid n’a pas à rougir. C’est une vraie honte que Panini n’ait jamais terminé cette réédition, ça valait bien plus le coup que de ressortir les épisodes de Millar et Hitch (attention je ne fais pas du Millar-bashing, il m’arrive même de défendre certains arcs de ce run, mais c’est juste dix niveaux en dessous).

    Si éditorialement parlant ce bouquin est super bien foutu, c’est parce qu’on est au lancement de la gamme Marvel Deluxe, dont les premiers tomes étaient volumineux et pas avares en bonus… deux caractéristiques qui vont s’inverser très rapidement (voir par exemple les New X-Men de Morrison…).

    • Marti  

      C’est toujours les vacances, au Club Doro… Bruce Lit !

      Comme pour Waid, Hickman s’est souvenu que les FF ne sont pas qu’une famille mais aussi des (super-)aventuriers, et en rajoute même une couche en les faisant devenir une école pour jeunes surdoués (piquant au passage même deux mutants à l’écurie X-Men, mais pas de manière gratuite vu qu’ils avaient depuis longtemps des liens avec les FF et que personne ne les utilisait). Je te conseille vraiment de jeter au moins un oeil au Marvel Deluxe qui vient de sortir.

      • Bruce lit  

        ah ? Intéressant ! De quels mutants s’agit il ?

        • Marti  

          Artie et Sangsue (Leech), amis de longue date de ce cher Franklin.

          • Bruce lit  

            Oui, c’est judicieux.

  • Kais Slim Saidi  

    Oh QUE OUI ! Là c’est du DOOM comme je l’aime ! Waid et Byrne sont ex-aequo dans l’écriture du plus grand salopard de l’univers Marvel !

  • Présence  

    Ça m’a fait plaisir de lire ce commentaire. Je comprends mieux pourquoi tu m’as demandé si Mak Waid s’en était bien sorti avec Irredeemable.

  • Tornado  

    Le croirez-vous ? Les deux tomes VF dorment sur mes étagères.
    Confirmes-tu de nouveau, Bruce, qu’ils peuvent se lire sans le tome 3 qui n’a jamais été publié ? J’ai déjà posé la question mais je ne me souviens pas de la réponse !
    « Irrécupérable » : Une série à laquelle j’ai renoncé. Je le regrette un peu car, depuis, elle a gagné une excellente réputation.

    • Bruce lit  

      La fin du deuxième volume conclue l’invasion latvérienne et marque le retour au statu quo. Il reste sûrement des points de détails qui ne sont pas résolus ( la catatonie de Franklin je crois), mais, oui, Tornado le volume 2 peut faire office de fin sans que celà ne soit trop dérangeant!

  • Stan FREDO  

    J’ai beaucoup aimé ce « run » de Mark Waid et du regretté Mike Wieringo. Peut-être le meilleur en ce XXIè siècle pour les 4F. J’avais oublié que Mark « Fables » Buckingham avait été de l’expédition !

    • Bruce lit  

      Salut Stan ! Tu as raison de mentionner la mort de Wieringo. Je ne sais pas d’ailleurs ce qu’il lui est arrivé.

      • Stan FREDO  

        Fr.wikipédia.fr dit « crise cardiaque ». A 44 ans. En.Wikipedia dit « aortic dissection ». Grande grande perte pour les comics car le bonhomme faisait de plus en plus fort à chaque nouvelle série qui lui était confiée.

        • Bruce lit  

          Purée….44 ans, le pauvre….
          Dans le Volet Sombre de Marvel, Sean Howe écrivait que les crises cardiaques étaient fréquentes chez les artistes de l’écurie.
          Dans un autre contexte, la nouvelle du Cancer de Frank Miller me touche beaucoup. Je préférais le voir irascible et arrogant plutôt qu’amaigri et épuisé.

  • Clovis Totenkopf  

    Woooo ! Enfin vous parlez de ce (fantastique) run! Wieringo était l’un de mes artistes favorisb, surtout sur Fatalis…

    Quelle histoire! Quelle méta! Quel travail scénaristique! Le Spider-Man/Fantastic Four était super chouette aussi, dessiné par Wieringo.

    Je regrette juste que l’armure de Fatalis ait été « retcon » et qu’il se soit pas soucié de Valéria plus que ça. Sacré Victor.

    Merci pour vos supers articles ecclectiques, et longue vie à votre blog!

  • Matt  

    Tiens ça me fait penser que j’ai enfin pu mettre la main dessus grâce aux rééditions Hachette (les deluxes sont super chers, surtout le premier)
    J’attends ma livraison (sont un peu lents chez Hachette par contre…)

  • Matt  

    Ayé j’ai lu les 2 tomes de l’édition Hachette.
    Eh bien moi qui ne suis pas fan des 4 fantastiques (je n’ai absolument aucun comics sur eux) j’ai trouvé ça très bon. Les thèmes abordés sont en effet osés. ça ne rigole pas.
    Euh…bon, la fin c’était quand même un peu bizarre avec Dieu. Je m’attendais à pire mais bof bof quand même.

    Petit bémol quand même selon moi : le dessin. Oh, rien de moche, mais je ne sais pas…j’ai trouvé ça très classique, trop flashy. On sent qu’on sort à peine des années 90 quand même. C’est peut être les couleurs davantage que le dessin qui me gêne d’ailleurs.

    • Bruce lit  

      Le volet Dieu m’a moins choqué au cours de ma deuxième lecture. Sur le moment, oui, ça semble un peu WTF, mais comme retour au statu quo, il y a pire que de rencontrer Jack Kirby !
      Content que tu ais aimé.

    • PierreN  

      « Eh bien moi qui ne suis pas fan des 4 fantastiques (je n’ai absolument aucun comics sur eux) »

      Ah tiens, je me posais cette question plus largement par rapport à la mise en pause de la série et à sa baisse de popularité graduelle au fil des décennies, mais qu’est ce qui fait que tu n’as jamais accroché aux FF ?
      En tant que fan de la série, ayant sans doute trop le nez dans le guidon et une perspective qui fait que je la juge sous un jour plus favorable que d’autres titres, je me suis parfois demandé quels sont les aspects du titre qui peuvent être considérés comme un repoussoir pour la frange du lectorat qui préfère les X-Men, Spidey ou les Vengeurs…

      Pour le dessin, tu fait référence à Wieringo ou à Howard Porter ?
      s’il y en a un des deux dont le style est très typé 90’s, c’est bien celui de Porter, alors que pour le regretté Mike, c’est plus du cartonny à la Art Adams (en moins détaillé), et dont plus intemporel je trouve.

      • Matt  

        C’est plus visible chez Porter en effet, mais l’aspect cartoony de Wieringo associé aux couleurs flashy n’est pas mon style préféré non plus.
        Curieusement j’apprécie pourtant Ramos sur Spidey mais là; je sais pas trop…bof.

        Sinon pourquoi les FF ne m’intéressent pas ? Cela tient à plusieurs choses.

        1. Je préfère les héros solitaires comme Spidey, Batman, Daredevil. A la limite les duo.

        Mais alors pourquoi les X-men ? J’y viens.

        2. Les personnages ne m’intéressent pas. Ils ne sont pas bien charismatiques, leurs costumes ne sont pas personnalisés. C’est une famille très soudée, pétée de thune et aimée de tous. Les VIP de Marvel comme le dit Bruce. Au moins chez les X-men, même s’il y a un paquet de personnages, il y a justement plus de variété, de personnages qui vivent des tragédies, des amours interdits, des conflits relationnels, etc. La première équipe des X-men me gonflait aussi, mais avec l’arrivée de la seconde avec Tornade, Wolvie, Diablo, Colossus, et même les méchants qui devenaient passionnants aux mains de Claremont comme Magneto, ou terrifiants comme Stryker, ambigus comme Mystique, c’était cool. Les FF ils ont qui à part Doom comme méchant charismatique ? Ouais, j’aimais bien Doom mais pas les FF.

        3. Les sujets qu’ils véhiculent ne m’ont jamais captivé. Le mariage, la maternité…ça peut paraître bête mais bon j’ai connu tout ça alors que j’étais jeune et j’en avais rien à foutre d’un couple avec un gosse. Johnny est un playboy dont je me suis toujours désintéressé. Il n’y a que Ben Grimm qui parlait d’intolérance avec son apparence qui lui interdisait d’être heureux. Mais ça encore je l’avais aussi dans les X-men…en mieux car ça allait jusqu’à la parabole raciale, le massacre de mutants avec les futurs alternatifs glauques, les sentinelles, les Morlocks, etc.

        4. Un truc tout simple aussi : je ne sais pas dans quoi c’était publié mais je n’avais pas le moindre épisode des FF dans les Strange que j’avais.

        Bref en gros pour moi les 4 fantastiques c’était surtout les 4 fadasses.
        Avis perso encore une fois. Tu me conseillerais quoi au pire ? Ceux de Byrne ?

      • Bruce lit  

        @Pierre
        Pourquoi les Fantastiques me gonflent…
        Parce que mis à part Doom et Galactus, ben c’est une équipe un peu chiante…Toujours fondée sur la même dynamique. Un peu comme une équipe de foot qui utiliserait depuis 20 ans la même attaque : Ben se plaint et fonce dans le tas. Johnny est un petit con au coeur tendre. Susan…euh…elle a une personnalité Susan ? Et Reed qui bricole ses machins. Ensuite, le volet découvreur de monde avec mon amour des aliens et des autres dimensions j’ai vite fait le tour.
        Ici le volet geopolitique m’avait passionné.
        @Matt : les FF étaient publiés dans Nova.

        • PierreN  

          « Susan…euh…elle a une personnalité Susan ? »

          Oh quand même elle s’est un peu étoffée et endurcie au fil des ans, certes dans les années 60 elle se limitait à son joli minois, mais à partir du moment où elle acquis son champ de force, pour devenir le membre le plus puissant du groupe, elle a peu à peu gagné en intérêt.

          Entre la fois où elle a plaqué son mari dans les années 70 (ils ont failli divorcer, et bien sûr Namor a essayé d’en profiter), ou la période du run de DeFalco durant laquelle est elle devenue chef d’équipe en l’absence de son mari (là encore Namor est dans les parages), son rôle est devenu plus central qu’auparavant.
          Mais celui qui a sans doute le plus développé le personnage, ce doit être Byrne, et notamment lors de la période post-Secret Wars, après sa fausse couche (un épisode mémorable avec Octopus).

          • PierreN  

            Le choix de publication du run de Byrne en best of marvel n’était peut-être pas la bonne stratégie aussi.
            Publier la série de manière chronologique c’est un choix qui se respecte, mais il aurait mieux valu que Panini fasse comme pour Daredevil, à savoir publier le run le plus apprécié des FF dans les 80’s (Byrne) pour ensuite passer aux fondamentaux avec les années 60.

  • PierreN  

    Le run de Byrne en effet, mais aussi celui de Simonson en tant que scénariste et dessinateur, qui dépote bien sur le plan des aventures cosmiques bigger than life bardées de concepts démesurés, en particulier pour la saga de la time bubble et le combat temporel entre Fatalis et Richards qui donne lieu à une mise en page très inventive.

    Pour ce qui est des périodes précédentes, je conseille le run de Wolfman à condition de ne pas être allergique au « old-school ». Au delà de la série régulière, il y a aussi la mini-série « The End » de Davis (chroniqué en ces lieux) qui arriver à donner une conclusion idéale à la série tout en incorporant la plupart de ses personnages phares sans que ce soit indigeste.

  • Matt  

    Quelqu’un a lu books of doom sinon ?
    Bon, je n’aime pas les origin stories qui révèlent tous les mystères en général mais il ne reste plus grand chose de secret sur le passé de Doom à force d’éléments glissés dans les différents runs.

    • PierreN  

      La mini-série de Brubaker ? Ouais c’est pal mal.
      Après les grandes lignes de son origines étaient déjà là chez Kirby, mais il est vrai que les scénaristes suivants ont développé certains aspects spécifiques (l’âme de sa mère prisonnière du royaume de Méphisto où encore l’état du visage de Victor avant qu’il porte le masque de métal encore brûlant).

    • Matt  

      Hum…tes arguments ressemblent à ce que je reproche justement aux origin stories, la démystification, banalisation raconté sur un ton impersonnel.
      Bon…je ne sais pas si je vais tenter. Au pire ça existe en kiosque pas cher du tout pour se faire une idée mais bon…je verrai.

      Cela dit, je ne comprends toujours pas comment tu as pu aimer Thanos Rising si tu es sensible à la démystification, l’absence d’originalité, et le fait aussi que c’était écrit par le bon scénariste qu’est Jason Aaron.
      Ouais ok Simone Bianchi dessine bien mais…ça ne fait pas tout. ça ne fait même pas grand chose pour moi.
      Dieu que ça m’a déçu cette mini série ! Pire, j’en suis encore traumatisé.
      Alors oui je l’avoue une partie de ma déception vient de la caractérisation à chier du personnage et de celui de Dame mort qui font appel à ce que je sais des personnages (et donc de la continuité) mais ça me parait logique de rebondir un peu sur ce qu’ont fait les autres auteurs quand on raconte une ORIGIN story. Qui aurait l’idée de raconter l’origin story de Spider-man en disant qu’il n’a jamais eu d »oncle Ben ?

      Cela dit au delà de ça, en oubliant cette partie personnages/continuité, c’est ultra téléphoné, c’en est aberrant ! Thanos en petit gamin qui torture des animaux à l’école ? Ou ai-je déjà vu ça ? Dans toutes les histoires de serial killer du monde humain ? S’il n’y a pas mieux que ce cliché pour un perso comme Thanos, pourquoi pas Galactus qui souille ses couches dans un berceau géant ?

      • Bruce lit  

        Matt : Thanos Rising est pour toi 😉
        Ajudgé !

        • Matt  

          Et mer…!
          Moi et ma grande g…

          Si ça part en lapidation de ma personne dans les commentaires, je veux une prime de risque !

  • Matt  

    Quelqu’un a déjà lu le run de Claremont sur les FF qui se déroule peu de temps avant celui chroniqué ici.
    Je me souviens que j’avais quelques revues « marvel elite » quand j’étais plus jeune dans lesquelles Reed se retrouvait dans l’armure de Fatalis. Mais j’avais si peu d’épisodes que je ne sais pas si c’était bien.

  • Matt  

    Globalement il n’y a quasiment rien de réédité parmi les séries heroes reborn après Onslaught. Le Hulk de Jenkins, le Thor de Jurgens, les FF de Claremont, le Iron Man de Busiek et Quesada.
    Il y a bien les avengers de Busiek réédités en « librairie » mais c’est tout.
    Bon les revues, ça se trouve aussi. Mais je suis curieux de savoir s’il y a des trucs bien datant de cette période.

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