Si j’avais un marteau…(Une introduction à la Hammer)

Encyclopegeek : Une introduction à la Hammer

Première publication le 13/06/15- Mise à jour le 08/12/18

AUTEUR : 6 PATRICK FAIVRE

Cet article est bien sûr dédié à la mémoire de Christopher Lee disparu l’avant veille de la parution initiale de cet hommage ! 

Aux sombres héros de lHammer...

Aux sombres héros de l’Hammer…© Hammer.Source : Lpcm

 

Pendant longtemps les films Hammer n’ont évoqués pour moi que des souvenirs d’enfance des quelques diffusions de Dracula, Frankenstein et surtout du Chien des Baskerville dans la fameuse émission d’Eddy Mitchell « La Dernière séance » … Et puis plus rien pendant des années, jusqu’à ce qu’un certain Tim Burton ne remette à l’honneur les films de la Hammer notamment avec son Sleepy Hollow véritable relecture contemporaine des films de la compagnie Britannique…

Il n’en fallait pas plus pour rallumer en moi la vieille flamme et d’alimenter un intérêt qui n’a jamais disparu depuis…

La genèse

La production des films Hammer commençant en 1935, se terminant en 1979 et comptant plus de 200 films, je me garderai donc bien de me lancer dans un historique intégral et dans un détail exhaustif de leurs films, pour plutôt me concentrer sur mes films préférés et évoquer des souvenirs de cinéphage…( petit joueur Ndr…).

Tout d’abord pour tordre le coup à une idée reçue, non la Hammer n’était pas spécialisée uniquement dans les films d’horreur un peu kitsch. Leur palette de film va de la comédie, à la science fiction en passant par les films d’aventures… Et même si bien sûr la compagnie est passée à la postérité pour sa production horrifique, ce qui fait un film Hammer, c’est avant tout une atmosphère, une ambiance « so british » et surtout un franc système D !

Disons le, les films de cette compagnie sont le plus souvent des productions fauchées. Les même décors sont utilisés d’un film sur l’autre (et souvent avec les même acteurs) ce qui n’est pas le moindre des paradoxes surtout à l’époque où les films étaient présentés par « paire » au cinéma (Deux films à la suite dans la même soirée, simplement interrompus par un entracte) les spectateurs avaient parfois l’impression de voir deux fois le même film ! Dans un film un enterrement a lieu derrière une église et dans le suivant le même cimetière sert de refuge pour zombies ! Une maison Victorienne brule à la fin d’un film, elle est à nouveau intacte au suivant !

Vos deux films de la soirée !

Vos deux films de la soirée ! © Hammer

Plus qu’une firme indépendante, la Hammer était avant tout une petite entreprise familiale dans laquelle équipes techniques et acteurs se retrouvaient d’un film à l’autre. Logiquement non seulement les méthodes de productions étaient identiques mais l’atmosphère des films également. Ce qui peut être un avantage (si on aime un film Hammer on les aimera tous) mais ce qui peut également être un défaut (tout finit par se ressembler).

L’âge d’or

Au début des années 1950 les dirigeants de la Hammer eurent l’idée de s’associer avec des compagnies Américaines, en particulier la compagnie Robert Lippert Productions. Ce partenariat leur permettra de mettre du beurre dans les épinards, d’engager des stars Américaines, d’embaucher des réalisateurs reconnus (Terence Fisher en tête) et de toucher par là même les spectateurs potentiels du marché US.

Bray studios, le repère de la Hammer ressemble à un décor de film… ça tombe bien c’est justement le cas !  © Hammer.  Source : Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Oakley_Court

Bray studios, le repère de la Hammer ressemble à un décor de film… ça tombe bien c’est justement le cas !
Source : Wikipedia

En 1951 elle fait l’acquisition d’une grande maison prés de la Tamise « Down place » qui sera rapidement transformé en studio qui sera nommé « Bray studios ». Rentabilité oblige, la plus part des films y furent tournés jusqu’en 1966 ce qui contribuera notamment au cachet si caractéristique des films de la Hammer !

Le premier film marquant date de 1955, The Quatermass Xperiment (en VF Le monstre), adapté d’une série de la BBC. Un film de science fiction novateur pour l’époque. Revoir le film de nos jours évoquera plutôt un épisode de la Quatrième dimension mais se laisse regarder avec plaisir. Le film engendrera deux séquelles.

Frankenstein

1957 est une année décisive pour la Hammer puisqu’elle décide d’adapter le roman de Mary Shelley, Frankenstein ! (Le fait que le personnage soit tombé dans le domaine public – et donc libre de droit – n’y est sans doute pas pour rien) Pour se démarquer de la version d’Universal de 1931 avec Boris Karloff, la relecture sera en couleur. Une autre différence de taille aura lieu : Le personnage central ne sera plus la créature mais le docteur Frankenstein lui-même !

Si la version précédente nous mettait en empathie avec la créature, ici il n’en est rien, le monstre est une créature sanguinaire et violente. Quand au Docteur Frankenstein il n’est guère mieux logé ! Scientifique froid et cynique il est prêt aux pires extrémités pour arriver ses fins… Plus que le film en lui-même c’est l’aspect violent et amoral du film qui marqua les esprits de l’époque !

Le début du longue Franchise pour la Hammer

Le début d’une longue franchise pour la Hammer

Cette première mouture réalisée par Terence Fisher réunira les deux acteurs phares du studio : Peter Cushing et Christopher Lee. (Même si ce dernier atrocement grimé est méconnaissable).
L’originalité du concept assurera un succès fracassant à travers le monde ! Fiers de sa réussite la Hammer continuera de revisiter les « hits » d’Universal : Dracula, la Momie, le Loup-garou, Jekyll & Hyde, etc. Le tout engendrant de nombreuses suites…

Car l’autre spécificité du studio est générer des séquelles à la chaine ! Frankenstein est un succès ? Ils en tourneront  7 ! Dracula cartonne ? 9 suites seront réalisées ! (une performance !). On ne change pas une équipe qui gagne !

Dracula

En 1958 la Hammer s’attaquera à une des figures de proue du film d’horreur : Dracula ! Le choix de l’acteur sera tout simplement un coup de génie : Christopher Lee incarne à merveille le Prince des ténèbres ! Il réussi a détrôner Bela Lugosi dans l’inconscient collectif (dans sa version de 1931 par Tod Browning).

 Des affiches peintes et surannées… l’autre marque de fabrique de la compagnie

Des affiches peintes et surannées… l’autre marque de fabrique de la compagnie

Pourtant le moins que l’on puisse dire est que le réalisateur Terence Fisher prend des libertés par rapport au livre de Bram Stoker ! Sans doute pour des raisons économiques Dracula n’a plus le pouvoir de métamorphoses (en brume, en chauve-souris…) et le film sera centré sur la lutte qui oppose Van Helsing et Dracula. (Difficile quand on dispose d’acteurs aussi excellents que Peter Cushing et Christopher Lee de ne pas baser le film autour d’eux !).

L’approche du personnage est plus « réaliste » que celle d’Universal : Ici pas de chauve-souris batifolant entre des toiles d’araignées, pas de brume fantomatique entourant le château… L’horreur doit être physique et concrète. La sexualité toujours sous jacente dans les films de vampire devient ici plus explicite… Les morsures sont filmées comme autant d’appels à l’orgasme ! Autre nuance de taille le Vlad l’empaleur version Hammer sera quasi muet ! Au grand dam de l’acteur du reste qui regretta que dans chacun des films vampiriques la psychologie et les motivations du personnage soient sous-utilisées…

Le Chien des Baskerville

S’il n’en reste qu’un ce sera celui là ! En 1959 la firme sort ce qui restera pour moi, sinon son chef d’œuvre, au moins mon film préféré ! Nouvelle collaboration pour le duo d’amis Cushing/Lee avec toujours Terence Fisher à la réalisation pour une relecture de Sherlock Holmes.

Si l’ambiance Gothique est maîtresse, il ne s’agit bien plus qu’un polar qu’un film d’horreur habituel de la firme. Les scènes horrifiques des films précédentes sont en effet ici absentes mais largement compensées par un rythme haletant et un scénario parfaitement géré. Peter Cushing colle si bien au personnage que les acteurs qui incarneront Sherlock Holmes par la suite seront toujours dans l’ombre de celui-ci. Christopher Lee (pour une fois du coté des victimes) est excellent comme toujours. Et si la scène finale souffre d’un chien parfaitement kitsch on aura été cependant emporté par cette histoire prenante et ce suspens à couper au couteau !

Contre toute attente, ce film n’engendra pas une nouvelle franchise de plusieurs films (comme il était prévu initialement) craignant sans doute la réaction des fans face à l’absence de « Monstres Hammeriens » la compagnie abandonna le projet…

Sex and blood

La fin des années 60 furent un autre tournant pour la Hammer puisque dans un souci de coller avec son époque et dans un souci de mêler Eros et Thanatos la décision fut prise de mettre l’accent sur la tension sexuelle et sur la nudité… (Nuançons cependant le propos nous sommes quand même dans les années 60, l’érotisme « choquant » de l’époque, parait tout à fait « light » de nos jours !).

Ainsi lors du tournage de Frankenstein Must Be Destroyed (1969) Peter Cushing devait agresser et violer l’actrice Veronica Carlson… Peter Cushing (« L’homme le plus gentil de la terre » selon son ami Christopher Lee) s’excusa auprès de la comédienne pour cette scène de violence qu’il considérait comme inutile ! Il regrettera toujours l’avoir tourné.

Cette tendance se poursuivra dans la décennie suivante, avec une série de films mettant en scène des vampires mêlant érotisme, nudité, voir même bisexualité ! Avec des titres aussi évocateurs que Vampires Lovers, Countess Dracula ou Lust for a Vampire…Tout un programme ! Le succès est au rendez-vous notamment aux Etats Unis. Le studio collabora en particulier avec Columbia, 20th Century fox ou Universal.

Le début de la fin

Dans les années 70 James Carreras, le fondateur de la Hammer, prit sa retraite et laissa le studio entre les mains de son fils Michael. Hélas ce dernier ne partageait pas les même choix artistiques que son père… Cette transition marquera le début du déclin de la Hammer.

Du Kung-fu et des Vampires… Difficile de ne pas rire !

Du Kung-fu et des Vampires… Difficile de ne pas rire !
© Hammer

A sa décharge il faut dire que les temps ont changés et les goûts du public aussi ! Les nouvelles sensations du public ne s’appellent plus ni Dracula ni Frankenstein, mais bien plutôt Rosemary’s baby (1968), La Nuit des morts vivants (1969) ou Massacre à la tronçonneuse (1974) ! Peu à peu la compagnie, en complet décalage avec son époque, perdra aussi bien en qualité qu’en audience…

A bout de souffle la compagnie cherchera a recycler ses propres œuvres, Les sept vampires d’or (1973) en est un parfait exemple : Le mélange improbable du Vampirisme et du Kung Fu ! Seule la présence du toujours impeccable Peter Cushing sauve ce film du mauvais gout absolu ! En 1979 la Hammer réalisera son dernier film pour le cinéma avant de mettre logiquement la clé sous la porte…

Life after death

Dans les années 80 la Hammer se tourna vers la télévision. Elle réalisera une série télévisée de 13 épisodes « Hammer house of horror » en 1980 et une seconde série en 1984 « Mystery and suspense ». Le succès ne sera hélas pas au rendez-vous. Dans les années 90 la compagnie sous perfusion ne produira plus que des documentaires sur son propre passé. Avant de disparaître corps et bien.

Contre toute attente la Hammer fut racheté en 2007 par un consortium Européen. Plusieurs films seront réalisés dont le plus marquant sera La Dame en noir en 2012 avec Daniel Radcliffe (Monsieur Harry Potter lui-même). Proposant un savant mélange de « tradition Hammerienne » et de modernité (surtout au niveau des trucages) le film sera une franche réussite et rencontrera un succès aussi bien critique que populaire ! Reprenant ses bonnes habitudes la firme réalisera une suite en 2014. De nouveaux films sont annoncés pour les mois à venir, la Hammer n’a donc pas fini de nous faire trembler !

Horreurs et comics

Comme ce blog s’intitule « Brucelit » et non pas « Bruceregardedesdvdkitch » je ne peux pas finir cet article sans mentionner quelques adaptations/influences du studio Britannique sur le petit univers du comics…

 

Rings any bell ?

Rings any bell ?© Lucasfilms & MarvelSource Bronze age babies

La première et non des moindres sera la plus inattendue : Dans Iron man #124 de Juin 1979, Tony Stark perd le contrôle de son armure et tue devant les médias du monde entier l’ambassadeur de Carnélie… Derrière ce crime se cache Justin Hammer (!) un homme d’affaire Anglais sans scrupule dont le but est de discréditer Stark afin de prendre le control de son entreprise…

Outre son nom, force est de constater une ressemblance troublante entre Justin Hammer et l’acteur fétiche de la compagnie, Peter Cushing ! Alors David Micheline et John Romita Jr seraient-ils des fans de l’horreur Britannique ? En tous cas l’inspiration est manifeste.

En 1976 une revue Britannique intitulée The House of Hammer vit le jour au format magazine, composée d’adaptions en BD (noir et blanc) des films Hammer, d’histoires inédites reprenant les personnages des films de la firme, ainsi que de divers articles horrifiques. Parmi les artistes ayant œuvré pour ce comics on peut compter Steve Grant, John Bolton, Dave Gibbons, David Lloyd, ou Brian Bolland… Beaucoup d’entre eux feront plus tard carrière outre Atlantique lors de la décennie suivante !

Au numéro 19 la série change de nom et devient Hammer’s House of Horror avant d’à nouveau changer de titre au numéro 21 Halls of Horror. Le magazine sera finalement annulé au numéro 23. Une tentative avortée pour convaincre Marvel de publier la revue sonnera le glas de cette parution ! En 1983 une nouvelle tentative de relance du titre fut opérée mais avec guère plus de succès que précédemment…

Avec le retour aux affaires des films Hammer pourquoi pas un retour de la gamme horrifique en comics ? On peut toujours rêver en tous cas.

Hammer comics !

Hammer comics !
© Hammer

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La BO du jour : Hé Patick Faivre, regarde comment qu’j’my connais mieux que toi en musique : Les chanson de noël assaisonnées façon heavy metal par Christopher Lee avant sa mort. C’est pas ces chochottes des Smiths qui pourraient faire ça hein ?

33 comments

  • Présence  

    Un article très agréable. J’y ai appris beaucoup de choses (il faut dire que je ne connaissais les films de la Hammer que par leur influence sur les créateurs de comics), avec une iconographie riche et judicieuse.

    Le dernier paragraphe m’a mis l’eau à la bouche, et je me demande si ces récits de John Bolton et David Lloyd ont eu droit à une réédition.

  • Matt  

    Ah ! Les films de la Hammer. Bien que ce ne soit pas de ma génération et que je les ai vus assez tard (donc pas de fibre nostalgique), je suis un cinéphile qui apprécie les « vieux » films souvent plein d’idées que le cinéma de maintenant ne fait que recycler (quand ils ne font pas carrément des remake)
    J’ai bon nombre de films anciens (Jacques Tourneur, les classique de films de monstres d’Universal, les films utilisant le stop motion comme King Kong ou les films du maitre Ray Harryhausen, et bien sur des films de la Hammer)
    Après sur certains films il faut savoir mettre de côté l’aspect kitsch et replacer le film dans son époque. Toute chose finit par vieillir, c’est un peu injuste de reprocher ça à ces films (tout comme le vieillissement de certains effets spéciaux qui, paradoxalement, m’impressionnent pourtant davantage quand on considère les moyens de l’époque que ceux d’aujourd’hui qui ne connaissent plus de limite avec les images de synthèse, donc plus vraiment de quoi être impressionné)

    Bref, article très intéressant. J’ai beaucoup aimé le chien des Baskervilles aussi. Excellent film. A savoir que le film Vampire lovers est une adaptation relativement fidèle de la nouvelle Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu, une des premières histoires de vampire ayant apparemment inspiré Bram Stoker pour son Dracula. Je ne pense pas vous apprendre grand chose en disant ça, mais je le mentionne quand même^^.
    Ce que je retiens des films de la Hammer c’est que malgré les faibles moyens et donc des effets spéciaux un peu pauvres même pour l’époque, c’est qu’il y avait quand même de l’idée et plus de diversité que dans les films fantastiques d’aujourd’hui. C’est valable d’ailleurs pour tout le cinéma fantastique de cette époque.
    Ce que je trouve dommage, c’est justement cette histoire de gouts du public. Ok ils ont changé, mais les gens aiment aussi de la merde parfois. Donc plutôt que de se cantonner à faire 50 suites à Saw juste pour rameuter les amateurs de tripailles (alors que la premier film était davantage un film policier façon Seven), ce serait sympa qu’il y ait des prises de risque et des films un peu plus diversifiés en matière d’horreur ou de fantastique. Je ne dis pas tout de suite de mélanger du Kung Fu avec des pirates de l’espace et des zombies (ou alors dans une comédie), mais les films d’ambiance avec des malédictions, des menaces tapies dans l’ombre, des monstres étranges qui apparaissent peu à l’écran, ça se fait trop rare ! Peut être encore à cause de cette absence de limites dans les trucages d’aujourd’hui. Avant on masquait le monstre parce qu’il aurait l’air ridicule à l’image. Donc ça poussait les auteurs à faire des films angoissants, d’ambiance, à cacher leur créature. Et finalement c’était bien plus efficace que de les faire grouiller à l’écran et se tortiller en bavant et faisant gicler des litres de sang.

    Avis personnel bien sûr^^
    Merci en tous cas pour cette plongée dans le passé du cinéma.

  • JP Nguyen  

    Merci pour cette belle page de culture !
    J’avais totalement loupé la référence Justin Hammer/Peter Cushing. J’identifiais surtout ce dernier par son rôle dans Star Wars.
    Et le jeu de mots des « sombres héros de l’Hammer » est comme je les aime !

    @Matt : d’accord avec toi, parfois c’est plus pertinent de suggérer sans tout montrer (au cinéma, en BD et ailleurs…)

    • Patrick 6  

      Le plus amusant JP c’est que je n’ai fait le lien entre Justin Hammer et Peter Cusing qu’en préparant cet article ! Soit trente ans plus tard ! J’ai été un peu lent à la détente sur ce coup :))

  • Lone Sloane  

    Comme Présence, j’ai appris plein des choses grâce à ton article. L’influence de ce studio est telle qu’il est passé dans le langage courant pour décrire cette ambiance liée aux monstres classiques de la littérature fantastique d’Outre-Manche.
    Tu mets en relief l’influence du trio Peter Cushing, Christopher Lee et Terence Fisher.
    A propos de l’influence majeure de Cushing sur le personnage de Sherlock Holmes, j’ai hâte de voir ce que va en faire Ian – Gandalf Magneto- Mc Kellen :
    http://www.imdb.com/title/tt3168230/?ref_=fn_al_tt_1
    Quand au très doué Daniel Radcliffe, souhaitons que son goût manifeste pour le cinéma fantastique continue à nous donner des films aussi réussis que La dame en noire ou le Horns l’année dernière, adaptation éponyme du très bon bouquin de Joe Hill. Il va d’ailleurs incarner un personnage hautement hammerien en la personne d’Igor, l’assistant de Victor Frankenstein.
    Merci pour ce surprenant billet, Patrick (et bravo pour les légendes des scans, Noir désir il fallait le trouver :-))

    • Patrick 6  

      Merci à toi mais rendons à César ce qui appartient à Bruce, c’est ce dernier qui a trouvé la référence à Noir désir 😉
      McKellen en haut de forme j’ai un doute mais attendons pour juger 😉

  • Tornado  

    Ouais ! C’est une incroyable coïncidence que cet article soit apparu chez Bruce Lit au moment du départ de Maitre Christopher Lee !

    Pour ma part, les films de la Hammer (tout comme ceux de Univesal) coulent dans mes veines. J’en ai déjà chroniqué des dizaines et j’aurais également adoré écrire un tel article !
    Je peux d’ailleurs témoigner que tout ce que dit Patrick est vrai !
    Alors merci pour ce tour d’horizon plus que bienvenu et qui tombe complètement au bon moment (rest in peace Christopher !!!)

    Mon film Hammer préférés est sans doute « La Nuit du Loup-garou ». Ensuite, « Frankenstein s’est échappé », « La Gorgone », « Le Cauchemar de Dracula », « Dracula et les femmes », et le sublime « The Vampire Lovers » dont parlait Matt plus haut.

  • Bruce lit  

    Un bien bel article de notre Patrick déchaîné ! Tu m’auras appris entre autre que Peter Cushing et Christopher Lee avaient tourné ensemble.

    Je suis peiné de la mort de Lee. A vrai dire, c’était le dernier vivant non ? Cushing et Vincent Price sont morts ? Flemme de Wikipédier…. Il nous reste qui désormais ? Kirk Douglas qui doit être centenaire ?

    Je ne garde que des souvenirs très lointains des films Hammer, l’époque magique de l’âge d’or de Canal et des rediff’s du samedi matin : la chute de la maison Usher m’avait beaucoup impressionné. Je ne me sens pas le mieux placé pour parler de cet univers ultra Kitsch. La seule filiation avec mon quotidien, je le vois via Alice Cooper et son horreur de série Z que j’adore.

    Pour autant, Patrick il manque quelque chose à ton article. En bon Geek, tu n’as pas fait de Top 5 de « tes » films Hammer !

  • Patrick 6  

    @ Matt et Tornado : Je vois que j’ai affaire à de fin connaisseurs ! J’aime parler à des spécialistes merci à vous donc 😉
    Ceci dit en lisant vos commentaires je me faisais justement la réflexion que des Blockbusters réalisé à coup de millions de dollars ne vieilliront pas nécessairement mieux que les films Hammer ! J’ai revu récemment le premier Superman avec Christopher Reeves et les trucages étaient tout simplement kitchissime !

    @ Bruce : Dark shadow est pour toi !

    • Bruce lit  

      Je distingue en général pour les FX loupés, les effets spéciaux dépassés, mais qui ont gardé leur charme dûs à leur ingéniosité, le kitsch, le truc déjà nul à l’époque, et le ringard, qui au mépris des efforts et du pognon « sonne » faux…

  • Jyrille  

    Je ne connais rien en vieux films, ni ceux de la Hammer : je crois même n’en avoir vu aucun. Comme Lone et Présence, je suis donc ravi d’en avoir appris autant ! Merci Patrick ! Maintenant j’ai envie d’en voir plusieurs, y compris ceux de Daniel Radcliffe…

    Je confirme également que c’est mieux de suggérer la plupart du temps, que ce soit au cinéma ou dans tout autre art.

  • Patrick 6  

    @ Bruce : ah et j’en oubliais ton Top 5 des films Hammer… Difficile de répondre à une telle question vu que pour commencer je ne les ai pas tous vu ! (Dieu merci la production comptant son pesant de Nanards !) mais bon quoi qu’il en soit je dirais à vu de nez :

    1-Le chien des baskervilles
    2-The revenge of Frankenstein
    3-Le cauchemar de Dracula
    4-Raspoutine
    5-Les vierges de satan
    (ah zut j’aurais du mettre plus de films avec Peter Cushing mais bon c’est ce qui me vient dans l’immédiat)

    Et autrement oui ils sont tous morts 🙁

  • Tornado  

    Je suis moi-même un enfant de la « Dernière Séance » et je me souviens parfaitement de l’effet que m’avait procuré le « Chien des Baskerville » (diffusé en deuxième partie de soirée). Je l’avais enregistré sur VHS et j’ai dû le regarder une vingtaine de fois, à l’époque !
    Il a définitivement fait de moi un inconditionnel du détective de Baker Street…

  • Matt  

    Juste un petit ajout à propos des effets soéciaux.
    Tous les films de la Hammer ne sont pas kitsch non plus. Pour le chien des Baskervilles par exemple, on ne peut pas dire qu’il y ait des effets ratés vu qu’il n’y en a pas tant que ça. Pareil pour the Vampire lovers. En tous cas je ne me souviens pas avoir été tant choqué par des effets nuls. Bon je ne suis pas le plus gros accro aux effets tant que j’arrive à être pris dans le film. Tiens je me rappelle d’un film de la Hammer aussi : « Dr Jekyll & sister Hyde » Un titre qui peut prêter à sourire mais qui traitait dans un sens de l’homosexualité. Vous l’aurez compris, Jekyll ne devient pas un monstre, mais une femme. Avec des envies de femme. Et la ressemblance entre l’acteur qui joue Jekyll et l’actrice qui joue Hyde se passait bien d’effets spéciaux aussi de morphing. Donc souvent je trouve quand même qu’ils s’en sortaient avec les moyens du bord.

    Et oui, les gros blockbusters vieilliront aussi. Et plus vite même que certains effets artisanaux. Enfin pour ma part, pour faire écho à un précédent article, je trouves que les CGI de la menace fantôme ont vieilli. Les effets du premier MIB aussi (suffit de voir le super cafard à la fin, on le croirait sorti d’une cinématique de jeu video) Attention, comme je l’ai dit, je ne m’attache pas tant que ça aux effets donc en aucun cas ça ne rend les films pourris. Mais c’est une réalité, plus ça évolue vite et plus ça vieillit vite. Donc faut savoir apprécier quand même ou s’en foutre un peu sinon on va renier tous les (bons) films.
    Moi je suis toujours un immense fan des effets spéciaux de Ray Harryhausen et ses monstres animés en stop motion (le 7eme voyage de Sinbad, l’ile mystérieuse, Jason et les argonautes et sa superbe bataille de squelettes encore impressionnante pour un film de 1963, etc.) On sentant l’énorme travail d’un seul homme derrière, et sa passion pour animer ces monstres transpire à l’écran. Même si ça rentre dans la catégorie du « dépassé » comme le dit Bruce, ce sont des effets qui pour moi ont gardé tout leur charme et tout leur potentiel impressionnant (pour qui reste conscient des limites de l’époque bien sûr.) Je ne suis pas fan du choc des titans de 1981 (trop de libertés et des choix scénaristiques un peu nazes, et les incrustations des monstres à l’image sont souvent catastrophiques) mais la scène du combat contre la Meduse reste une superbe scène qui d’ailleurs, si on la met en parallèle avec celle de l’horrible remake, illustre parfaitement ce que je pense des films fantastiques d’aujourd’hui : du combat bourrin à 100 à l’heure avec des ralentis au détriment de l’ambiance et du suspense.

    Bon je m’excuse si je dérive du sujet, mais je pourrais discuter de tout ça des heures^^

  • Jyrille  

    Merci Lone, très émouvant.

  • Patrick 6  

    En effet merci à Lone et à Peter Jackson pour ce touchant hommage… Si Christopher Lee n’était pas un vrai vampire on peut au moins dire sans se tromper que son héritage est immortel !

  • Tornado  

    Et bien j’ai pris beaucoup de plaisir à relire ce premier article anthologique sur l’Histoire de la Hammer.

    Bon, ma décision est prise : J’envisage d’écrire trois articles thématiques sur la Hammer. Pas un article en 3 parties, mais plutôt trois articles distincts, pouvant être publiés distinctement, chacun embrassant un thème particulier.
    Si le Boss il est d’accord, évidemment, je ferais ça pour la saison prochaine…

  • Tornado  

    Ou un crossover Frères Lumière VS George Méliès ! 😀

    • Bruce lit  

      L’influence de Max Linder sur Deadpool ?

    • Matt  

      N’empêche ce serait cool un article sur Méliès. Qui c’est qui m’avait demandé d’en faire un ? Jyrille je crois. Ce à quoi j’avais répondu qu’hélas je ne suis pas assez calé sur son travail.

      P.S : Ah, au fait, toujours pas de figure replay ? Le prochain devait être « monstrueux ». On enchaine sur une 3eme semaine monstrueuse peut être ?

      • Bruce lit  

        Oui une troisième et dernière semaine horrifique commence demain pour un FR le 13 novembre. Pour le menu, tu devrais être content….

      • Jyrille  

        Oui c’était moi. Je passe vite fait pour vous dire que je n’ai pas encore fini de lire le premier article sur les Universal Monsters, donc je repasserai lorsque j’aurai lu tout ça plus vos commentaires… Mais je peux d’ores et déjà dire que c’est un boulot de fou abattu là, Tornado. Et puis j’ai un article sur le feu, et je me rends compte que ça me demande de me couper un peu du net.

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