Tales from the Past

EC Comics, par divers auteurs + Tales From the Crypt (série TV)

Par : TORNADO

VO : Dark Horse

VF: Akileos

Horror vintage !

Horror vintage ! © Dark Horse /akileos

Cet article portera sur l’éditeur EC Comics, principalement sur les anthologies d’horreur et de science fiction.

Etant donné que le magazine-phare de l’éditeur était le mythique Tales From The Crypt, nous développerons également toute une partie sur l’adaptation TV homonyme.

EC Comics est à l’origine une maison d’édition créée par William Gaines & Al Feldstein, qui vont publier des anthologies dans la première moitié des années1950.
Dans son système de publication bimestrielle, chaque magazine regroupait quatre histoires d’horreur, de suspense, de guerre ou de science-fiction, composées de 6 à 8 pages chacune. Rappelons qu’une anthologie est une série composée d’une histoire originale et autonome à chaque épisode.

L’école de la SF.

L’école de la SF © Dark Horse /akileos

1) Science Fiction :

Weird Science et Weird Fantasy étaient les deux magazines dédiés à la science-fiction. Il y eut 22 numéros en tout pour chacune des deux anthologies, chaque numéro regroupant quatre récits (176 histoires au total). Les ventes des magazines en question étaient assez faibles, ce qui explique qu’il y eut moins de numéros que pour les autres anthologies d’horreur dont nous parlons plus bas.

Chaque histoire explore un domaine de la science-fiction, pour un ensemble qui brosse toutes les facettes du genre, depuis le récit d’anticipation jusqu’aux voyages dans l’espace, en passant par les invasions extraterrestres, les savants fous, les manifestations paranormales et les paradoxes temporels.
La plupart de ces récits sont des créations originales, mais certains sont des adaptations effectuées à partir de nouvelles issues des principaux auteurs de la littérature consacrée, comme Roald Dahl, Donald Wandrey et surtout Ray Bradbury, qui accorda à l’éditeur le droit d’adapter toutes ses nouvelles.

Tous les thèmes de la science-fiction !

Tous les thèmes de la science-fiction ! © Dark Horse /akileos

Avec le recul, ces histoires sont dans l’ensemble d’un niveau très inégal, mais demeurent impressionnantes sur un point : Toute la quintessence de la science-fiction moderne s’y trouve en substance. Prenons par exemple le premier épisode de Weird Science, nommé Perdu Dans Le Microcosmos. On y trouve un récit similaire à celui du film L’Homme Qui Rétrécit, qui sortira au cinéma 5 ans plus tard. Mais ce n’est pas tout : Certains passages annoncent toutes les séquences les plus fameuses du film Le Voyage fantastique, qui sortira… 16 ans plus tard. Et ce n’est pas fini : Le voyage en boucle du héros a été repris, de manière évidente, dans l’épilogue du film Men In Black qui, lui, sera diffusé… 47 ans plus tard.
Et ce n’est que le premier épisode…

D’un point de vue artistique, les scénarios accusent le poids de l’âge et paraissent aujourd’hui naïfs et parfois un peu puérils. Mais dans l’ensemble ces épisodes ont pour moi bien mieux vieilli, dans la forme et dans la narration, que les comics de super-héros de la même époque. Tous les numéros de Weird Science tels qu’on peut les lire aujourd’hui en VF sont strictement en noir et blanc, et c’est une excellente initiative (Akileos n’a pas encore traduit Weird Fantasy à l’heure où j’écris ces lignes). Ils sont réalisés par d’excellents dessinateurs old-school tels que Wally Wood, Harvey Kurtzman, Jack Kamen, Joe Orlando, l’immense Frank Frazetta et bien d’autres.

Les planches ont un aspect rétro et suranné mais elles sont superbes, toutes en contraste clair/obscur du plus bel effet. Les dialogues sont naïfs mais pas infantiles, pas trop ampoulés, et les bulles de pensées sont réduites au strict minimum. En revanche, il y a beaucoup de texte explicatif qui raconte inutilement ce que les images disent déjà, dans un effet de redondance parfois lassant.
Ce sont les éditeurs eux-mêmes, William Gaines & Al Feldstein, qui imaginent la plus-part de ces histoires, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils font preuve d’une faculté incroyable de produire des concepts, tout en tenant une cadence phénoménale puisqu’ils écrivent également les autres anthologies !

Beaucoup de texte. Mais c’est beau (par Wally Wood) !

Beaucoup de texte. Mais c’est beau (par Wally Wood) ! © Dark Horse /akileos

A bien des égards, ces anthologies en annoncent une autre, télévisuelle : celle de La Quatrième dimension. Là encore, cette dernière arrivera plus tard (en 1959). Mais le principe est proche : De petites fables anticipationnelles acerbes, qui réservent un twist final cruel et cynique, à l’inverse des happy-ends habituels.

Ces premières créations de l’éditeur EC Comics s’imposent ainsi comme un manifeste de la science-fiction, qui préfigure, dans des versions un peu « archaïques », toutes les créations du genre qui verront le jour dans les décennies suivantes.
D’un point de vue strictement narratif, l’ensemble porte évidemment le poids de l’âge et nécessite que le lecteur replace l’ensemble dans son contexte initial. Mais d’un point de vue historique et culturel, ce témoignage de ce que produisait l’industrie des comics dans la première moitié des années 50 vaut assurément le détour.

Le futur monde intérieur de… Rick Remender !

Le futur monde intérieur de… Rick Remender ! © Dark Horse /akileos

Bien des années plus tard, un auteur de comics fan des publications EC livrera une série formidable, tout en hommage à ces pionniers de la bande dessinée que furent William Gaines, Al Feldstein et tous les artistes qui gravitaient autour d’eux. La série s’appellera Fear Agent. Et l’auteur, Rick Remender.
Fear Agent s’imposera comme une déclaration d’amour phénoménale à ces comics de l’aube et propulsera, pour notre plus grand bonheur de lecteurs geeks mais exigeants, l’un des meilleurs auteurs modernes dans la sphère des plus grandes maisons d’édition actuelles. Le bonhomme nous livrera bien des séries cultes, telles que Uncanny X-Force, Frankencastle, Venom, Uncanny Avengers, Captain America, Deadly Class, Tokyo Ghosts, Last Days of American Crime, Black Science. Et elles seront toujours teintées d’un hommage révéré aux EC Comics…

Comme le dirait un certain Alice, I love the Death…

Comme le dirait un certain Alice, I love the Dead… © Dark Horse /akileos

2) Horreur :

En plus de Weird science et de Weird Fantasy, l’éditeur EC proposait tout un panel d’anthologies dédiées à l’horreur et aux histoires de guerre. On y trouvait ainsi les magazines Shock suspenstories, Crime suspenstories, Haunt of Fear et Vault of Horror dans le domaine de l’épouvante et du thriller, Two-Fisted Tales et Frontline combat dans celui de la guerre. Mais dans l’inconscient collectif, le magazine le plus populaire est sans conteste le célèbre Tales From the Crypt, la goule qui présente chaque histoire de manière truculente y étant probablement pour beaucoup !

Comme toutes les autres, les histoires publiées dans ces anthologies d’horreur sont dans l’ensemble d’un niveau inégal, mais elles exhalent toutes un délicieux parfum d’épouvante vintage qui aura, depuis, fait école à travers tous les divers médiums. Phénomènes paranormaux, loups-garous, maisons hantées, morts qui reviennent à la vie, meurtriers punis par le mal qu’ils ont initié et vaisseaux fantômes se bousculent d’une histoire à l’autre, avec une étonnante propension à la métaphore, où la cruauté de l’âme humaine est mise à nu d’une manière aussi évidente qu’indiscutable ! Tales From The Crypt et consorts, c’est le miroir déformant de nos sociétés aliénantes qui produisent des monstres au cœur même de notre civilisation !

Êtes-vous choqué ?

Êtes-vous choqué ? © Dark Horse /akileos

Ainsi vont les petites histoires de ces anthologies horrifiques et cruelles. L’être humain moderne y est observé à la loupe, et l’on ne rate jamais une occasion de dénoncer les pires travers de l’homme (et de la femme !) qui traverse nos sociétés en répandant le mal, que ce soit par nature, par plaisir, par intérêt et, le plus souvent, pour asseoir sa place dans la dite société…
C’est donc une belle toile de fond qui s’offre à nous tout au long de ces petits récits cyniques et gentiment sadiques. De la fable, dans le meilleur sens du terme.

Ici aussi, ce sont les éditeurs eux-mêmes, William Gaines & Al Feldstein, qui imaginent la plus-part de ces histoires. Ils parviennent à manipuler les concepts avec une aisance désarmante même si, en la matière, ils se montrent un peu moins impressionnants que sur les histoires de science-fiction.

Quoiqu’il en soit, l’ensemble de ces anthologies horrifiques s’impose comme un modèle pour tous les comics portés sur l’horreur qui suivront ensuite dans les décennies suivantes, notamment dans les publications de l’éditeur Warren, où l’on retrouvera une grande partie des mêmes artistes.

Après le jugement poétique final, vous aurez droit aux sarcasmes de la goule présentatrice du show…

Après le jugement poétique final, vous aurez droit aux sarcasmes de la goule présentatrice du show… © Dark Horse /akileos

Il faut le savoir : En 1955, les États-Unis accusèrent ces comics de mener les jeunes américains à la délinquance et ils furent censurés, ce qui conduisit la plus-part des séries de l’éditeur EC Comics à s’arrêter brutalement (seul le magazine comique MAD existe encore !) et à instaurer l’épouvantable Comics Code Authority qui sévira pendant plus de cinquante ans, obligeant les auteur de comics à écrire de manière souvent infantile. C’est aujourd’hui plutôt incompréhensible quant on s’aperçoit du contenu élégant et fédérateur de ces créations. Quand je remarque à présent que les clips de hip-hop les plus vulgaires circulent librement sur les écrans de nos enfants, je me dis qu’il y a décidément des choses qui m’échappent. Mais le témoignage de ces créations n’en demeure que plus précieux.

La superbe collection de l’éditeur VF Akileos (encore incomplète), soignée et parfaitement présentée, nous offre une superbe couverture cartonnée, une qualité de papier optimale, ainsi qu’un sommaire détaillé de chaque épisode (avec la date de sortie, le nom des auteurs et la pagination). Il ne manque que les couvertures originales en début des épisodes pour que ce soit parfait, mais le tout mérite quand même l’investissement… Avis aux collectionneurs !

Ça a mieux vieilli que les comics des années 90, non ?

Ça a mieux vieilli que les comics des années 90, non ? © Dark Horse /akileos

Il n’empêche que toutes ces anthologies parues entre 1950 et 1955 auront marqué les esprits.
Devenues des objets de culte, les créations de l’éditeur EC Comics vont, envers et contre tous, générer tout un tas de vocations et, aujourd’hui, plus d’un auteur majeur avoue avoir puisé une grande partie de son inspiration -voire de son œuvre- au cœur de ces bandes dessinées. On pense bien évidemment à Stephen King, fan énamouré des anthologies horrifiques lues dans sa prime enfance, qui nourriront constamment son imaginaire (il leur rendra hommage à maintes reprises, notamment en écrivant le scénario du film Creepshow).
Au rayon comics, les maitres du medium Alan Moore, Frank Miller et Art Spiegelman ont toujours martelé que leur vocation venaient de là.
En musique, dans le monde du rock également, l’influence se fait ressentir chez des stars comme Alice Cooper ou le Paul Williams de Phantom of Paradise, qui parviennent à restituer l’esprit Grand-Guignol des comics d’antan.
Du côté du cinéma, des pointures comme George Lucas, Steven Spielberg et Tim Burton se réclameront également de ce patrimoine. Jusqu’à ce que Walter Hill (le réalisateur de 48 Heures), Robert Zemeckis (le réalisateur de la trilogie Retour Vers le Futur), Richard Donner (le réalisateur des premiers films Superman) et Joel Silver (le producteur de Matrix !) décident de créer carrément une série TV adaptant une grande partie de ces anthologies…

La goule la plus célèbre de la TV !

La goule la plus célèbre de la TV !

3) Télévision :

En 1988, lorsque la dreamteam de cinéastes citée au dessus décide de se lancer dans l’adaptation des anthologies horrifiques issues de l’éditeur EC Comics, ils pensent tout de suite aux fans de ces vieux comics. Afin de les séduire, ils engagent William Gaines en personne entant que consultant.

Malgré le titre de la série, l’idée forte est d’adapter des histoires issues de toutes les anthologies horrifiques, dans lesquelles on peut piocher à l’envie. Shock suspenstories, Crime suspenstories, Haunt of Fear et Vault of Horror, aucune ne sera oubliée.

Si la dreamteam de départ s’occupe de réaliser certains épisodes (deux ou trois chacun), ils confient rapidement les rennes à un sacré paquet de noms prestigieux issus de l’industrie cinématographique (William Friedkin, Frank Darabont, Tobe Hooper, John Frankenheimer…), à qui ils vont laisser une liberté artistique quasiment exclusive.
Et puis, idée excitante, ils vont proposer à certaines stars de faire leurs premiers pas dans la mise en scène, confiant ainsi la réalisation de tout un tas d’épisodes à des personnalités comme Arnold Schwarzenneger, Michael J. Fox, Tom Hanks. Tout en mettant également des stars de l’époque au générique pour interpréter les personnages principaux (Demi Moore, Lance Henriksen, Lea Thompson, Patricia Arquette, Malcolm McDowell, Michael Ironside, Margot Kidder, Joe Pesci, David Warner, Martin Sheen, Roger Daltrey, Dan Aykroyd, Timothy Dalton, Kirk Douglas, Tim Roth, Whoopi Goldberg, Tom Hanks, Teri Hatcher, Brad Pitt, Christopher Reeve, Bill Paxton, Brooke Shields, Slash, Zach Galligan, et Michael J. Fox !).

La rencontre de trois stars…

La rencontre de trois stars…

En 1972 et 1973, la firme britannique Amicus (la rivale de la Hammer Film) avait déjà mis en chantier deux longs métrages adaptant les anthologies EC Comics. Les films en question (Histoires d’Outre-Tombe et Le Caveau de la Terreur, réalisés par Freddie Francis) connurent un succès d’estime auprès des fans. Avec le recul, l’ensemble se trimballe les oripeaux d’une vieille série télé anglaise ayant particulièrement mal vieilli. Ces films à sketchs se regardent néanmoins sans déplaisir pour les amateurs de oldies horrifiques. Mais ils se révéleront particulièrement ennuyeux pour le spectateur lambda.
Le premier sketch du film Histoires d’Outre-Tombe sera également adapté plus tard dans la série TV sous le titre Nuit de Noël pour femme adultère (Saison 1 – épisode 3). Il met ici en scène l’actrice Joan Collins dans un rôle de meurtrière toute droite sortie d’un épisode de Columbo !
Les autres segments sont interprétés par des acteurs britanniques habitués de ce genre de petite production (Richard Greene, Patrick Magee). Mais c’est surtout le grand Peter Cushing qui vient éclairer le troisième sketch de sa présence mythique qui résume à elle-seule l’époque et le genre consacré…
Dans les années 80, George Romero et Stephen King réaliseront le fameux Creepshow, hommage aux Contes de la Crypte, finalement très proche de ce premier film du genre…

Mais rien de comparable avec la série TV issue de la chaine HBO (une sorte de Canal + US spécialisée dans les séries prestigieuses d’où émergera des « trucs » comme Deadwood, True Detective, Rome, Les Soprano, Six Feet Under, Sex & the City ou… Game of Thrones…).

Ben oui, quand même…

Ben oui, quand même…

Notre version TV, conçue pour être diffusée à une heure tardive pour les amateurs de fantastique et d’horreur ne connaitra pas la censure, restituant ainsi intégralement l’esprit des comics originels.
Bénéficiant d’une aura majestueuse en parvenant à restituer l’esprit des comics, la série se payera également le luxe d’un générique devenu rapidement culte conçu par Richard Edlund (l’un des artisans de la trilogie Star Wars originelle), sur une musique inoubliable du grand Danny Elfman !

Nous en parlons à la fin mais, ce qui faisait tout le sel des EC comics, c’était l’humour sous-jacent qui venait pimenter la plupart des histoires. Un humour naturellement noir. Le charme de ces petites histoires venait ainsi en grande partie du fait qu’elles étaient toutes enrobées d’un humour noir grinçant, qui a plutôt bien vieilli et les rend beaucoup moins ampoulées que celles des comics de super-héros de la même époque. Bien évidemment, la goule présentatrice des Tales From the Crypt était garante de cette note humoristique macabre et la formule fonctionnait si bien que l’éditeur Warren Publishing reprendra le concept pour ses propres anthologies à lui : L’Oncle Creepy, le Cousin Eerie et la belle Vampirella seront ainsi tous des émules de notre goule bien aimée…

L’art et la manière d’introduire une histoire d’épouvante…

L’art et la manière d’introduire une histoire d’épouvante…

Au total, la série capitalisera sept saisons, 93 épisodes de 24 minutes, un spin-off (inédit en VF) et trois films (Le Cavalier du Diable (Tales from the Crypt : Demon Knight) en 1995, La Reine des Vampires (Tales from the Crypt Presents : Bordello Of Blood) en 1996 et Ritual (Inédit en France) en 2001).

En VF, seules les cinq premières saisons seront diffusées. Un coffret DVD regroupant une sélection de 39 épisodes sera édité. Il n’est donc pas possible d’acheter une intégrale de la série en zone 2 et on l’attend toujours, surtout que le coffret en question ne propose pas forcément les meilleurs épisodes !

Le culte généré par cette série TV, quasiment aussi important que celui observé sur les comics, est tenace et, en avril 2016, la chaine TNT a annoncé la commande d’une nouvelle saison de dix épisodes produite par M. Night Shyamalan, dont la diffusion est prévue en 2017 !

L’esprit des 80’s !

L’esprit des 80’s !

Avec le recul, ces sept saisons de la série principale sont un pur bonheur et vous rappelleront inévitablement les soirées VHS entre potes des samedis soirs de votre adolescence !
En effet, l’intégralité des 93 épisodes condense et restitue tout le meilleur de l’épouvante de son époque, et plus d’un segment vous rappellera les Loup Garou de Londres, les Griffes de la Nuit, les Poltergeist, les Reanimator, les Hellraiser, les Halloween, les Vampires Vous Avez Dit Vampire ? , les Simetière, les Génération Perdue, les Dellamorte Dellamore et autres Chucky la Poupée Sanglante de cette époque bénie dans le genre consacré…
D’un ensemble un peu inégal, on tient tout de même là une anthologie télévisuelle d’une qualité extrême et d’un niveau d’excellence assez unique en son genre. Preuve, s’il en est, de l’héritage exceptionnel laissé par Bill Gaines & Al Feldstein en seulement cinq ans, il y a de cela plus d’un demi-siècle…

Un générique culte s’il en est !

Un générique culte s’il en est !

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La BO du jour :

Bon je crois que c’est évident non ?

65 comments

  • Tornado  

    « La Danse de la Mort » c’était l’épisode 3, donc je l’ai vu juste avant « Jenifer ». Et tu me rassures en me disant que c’est chiant parce que c’est mon avis aussi !
    Juste avant, il y avait le Lovecraft de Stuart Gordon. On en reparlera plus tard dans un article à venir…

    • Matt  

      Ah oui j’ai pas compris que que Hopper voulait faire là. Un contexte de boite de nuit assourdissant pénible plein de lumière épileptiques et…ben je sais pas…c’est chiant, ça raconte rien.
      « vote ou crève » de Joe Dante est cool aussi. Même si ses épisodes et ceux de Landis sont un brin orientés « comédie ».
      Encore un article sur Lovecraft ?^^ Eh ben…
      Tiens « le chat noir » de Stuart Gordon tiré de la saison 2 est aussi un des seuls épisodes à sauver de la 2eme saison (avec « family » donc), si je me souviens bien.
      Tu vois j’ai pas gardé tous les épisodes parce que sur le principe une série qui durerait 60 heures comme game of thrones, c’est comme si j’ajoutais d’un coup 40 films dans ma collection en terme de durée de visionnage. A ce rythme, j’aurais plus le temps de voir ce que je possède^^ Donc je fuis les séries longues (en BD aussi), sauf éventuellement si les épisodes sont indépendants.

  • Tornado  

    « La Danse de la Mort » par Tobe Hopper est une adaptation d’une nouvelle de Richard Matheson. Je l’ai regardé deux fois d’affilée pour être sûr de comprendre le truc. La 2nde fois tu comprends le pitch, mais ça reste pénible et hystérique dans la forme, avec un final vraiment pas transcendant. Qui plus est, la toile de fond apocalyptique est traitée par dessus la jambe (on est dans un épisode à budget limité) et les personnages sont tout sauf attachants. A part les fans de trash façon « punk romantique qu’à un flingue à la fin du monde », je ne vois pas l’intérêt de cet épisode, malgré le cabotinage de Robert -Freddy Kruger- Englund.

    • Matt  

      Ok je ne savais pas tout ça. Mais oui sur la forme c’est insupportable. Et j’ai complètement oublié le semblant de pitch…

    • Matt  

      De toutes façons je ne suis pas fan de Hooper. A part Massacre à la tronçonneuse…(qui avait aussi une forme assez déplaisante, même si c’était voulu pour l’expérience), il n’y a que Poltergeist qui vaut aussi le coup dans sa filmo et il paraitrait que c’est Spielberg qui en a fait une bonne partie.

      • PierreN  

        Hooper a une filmographie très inégale, mais en dehors de ses deux films les plus célèbres, sa période chez la Cannon vaut le coup d’oeil quand même
        (le foutraque et généreux Lifeforce, L’invasion vient de mars assez prenant au début avant que ça ne se gâte dans la dernière demie heure, ou encore la suite déjantée et outrancière de Massacre à la Tronçonneuse).

        • Matt  

          Ah oui L’invasion vient de mars est rigolo. Lifeforce je me suis ennuyé à mort par contre…
          Enfin c’est pas spécialement un réalisateur de génie quoi…

  • Tornado  

    Et bien moi j’aime beaucoup sa première version de « Salem’s Lot » d’après Stephen King. Le téléfilm a un peu mal vieilli, mais replacé dans son époque, il n’est pas mal du tout.
    Il parait que, sans être des chefs d’oeuvre, son « Crocodile de la Mort » et son « Massacres dans le train fantôme » ne sont pas mal non plus.

    • Matt  

      J’avoue que je n’ai pas vu Salem’s lot.
      Mais le crocodile là…je ne le conseille pas.

      Massacres dans le train fantôme il faudrait que je le vois par curiosité, pour voir si vraiment j’accroche pas avec ce réal…
      Mais bon disons qu’il a surtout marqué un gros coup avec massacre à la tronçonneuse mais après ça…il a surtout été mis dans le même panier des réalisateurs qui ont redéfini les films d’horreurs dans les années 70/80 mais j’ai accroché à quasi aucun de ses films (que j’ai vus)
      Souvent ils sont un peu surestimés les mecs. Carpenter aussi, il a autant de films nazes à son actifs que de perles. Cronenberg aurait mieux mérité sa place dans les « maîtres de l’horreur » et c’est le grand absent.
      Bon après il y a aussi quelques réals qui sont tout sauf des maitres dans cette série, et au pire je m’en fous, je suis curieux de voir ce que n’importe qui peut faire…mais bon au final le titre de la série est un peu bizarre^^

      • PierreN  

        Pas du tout d’accord à propos de Carpenter.
        Pour moi, il n’y a pratiquement rien à jeter dans sa meilleure période (76-89), c’est à partir des années 90 qu’il commence à baisser significativement (son morne remake du Village des damnés, le film de commande avec Chevi Chase, etc…).

        • Matt  

          Ben j’ai pas dit que ses mauvais films dataient de la période 76-89 ^^
          Mais ghosts of mars, the Ward, ses épisodes de Masters of horror, Los Angeles 2013, le village des damnés comme tu le dis, ça va du mauvais au « boarf ».
          Et dans la période que tu mentionnes, the fog est sympa mais moyen (vu récemment), Halloween je ne suis pas plus fan que ça malgré son impact sur le cinéma (mais bon les slasher j’ai du mal), et le prince des ténèbres m’a ennuyé quand je l’ai vu il y a des années de ça.
          Je n’ai pas vu Starman ni Assaut.

          • PierreN  

            Starman c’est assez différent de l’atmosphère habituelle des films de Big John (plus pessimistes/radicaux) mais dans le genre « film plus grand public, un E.T. avec des adultes à la place des gosses » c’est plutôt plaisant.

        • Matt  

          Ok.
          Sinon le problème que j’ai avec les slashers (et ne me jugez pas, hein !) c’est que ceux que j’aime, j’ai l’impression que c’est pour de mauvaises raisons^^ En gros les personnages principaux sont tellement souvent des djeunz complètement cons et le tueur tellement iconisé comme la star du film avec plein de plans pour le rendre cool, ben je finis par trouver ça plus « fun » qu’effrayant avec un gros vilain qui éclate des personnages antipathiques^^
          J’ai apprécié le remake de Vendredi 13 parce qu’il condense en un seul film les 3 ou 4 premiers films d’origine (que je trouve vraiment ennuyeux à mourir) et qu’il y a la dose requise de crétins qui se font défoncer.
          Et les remakes de massacre à la tronçonneuse m’ont plu aussi ne serait-ce que pour la performance de R. Lee Ermey (le sergent instructeur de Full metal jacket) en faux shérif cinglé.

          Bref…ahem…en gros je ne pense pas que j’apprécie ces films pour les bonnes raisons puisqu’à part peut être un des persos principaux qui est moins con que le reste et qu’on espère voir s’enfuir, c’est souvent fun de voir crever les plus détestables personnages…

  • Tornado  

    Je suis assez d’accord avec toi, Matt.
    C’est vrai qu’on a tendance à mettre Tobe Hooper dans le panier des grands réalisateurs qui ont révolutionné le genre Horreur dans les années 70 avec Polanski, Friedkin, Carpenter et Kubrick. Mais en même temps, quand tu regardes les filmographies, tu vois bien qu’il fait pâle figure à côté.
    Pour Carpenter, c’est encore autre chose. Je trouve aussi qu’il s’agit d’un réalisateur surestimé. Parce que si tu écoutes la plupart des fans, c’est un génie qui n’a fait que des chefs d’oeuvre. Or, il a fait des films très moyens (« Halloween », « Fog ») et d’autres extrêmement surestimés (« New York 1997″ est à mon humble avis loin de mériter son aura (on dirait plus un téléfilm qu’un grand film de science-fiction)). Quant à ses derniers films (« Los Angeles 2013″ et « Ghosts of Mars »), ce sont plutôt des nanars que des grands films, malgré la toile de fond et son discours anti-capitaliste. Et puis il y a toujours cet arrière-goût de beaufitude, avec ces antihéros qui puent la crasse et les blagues lourdingues (ce qui est le cas des « Aventures de Jack Burton » et de « Vampires », même si pour le coup j’aime beaucoup leur côté rustre et fun).
    Pour le reste, on ne peut pourtant pas nier qu’il a fait des films qui ont de la gueule. « The Thing » est un vrai chef d’oeuvre, d’une perfection telle qu’il semble condamné à ne jamais prendre une ride. Beaucoup d’autres de ses films (« Assaut », « Christine », « Starman », « Invasion Los Angeles », « L’Antre de la Folie », « Les Aventures d’un homme invisible ») font montre d’une étonnante faculté de tirer le meilleur parti de leur modeste budget (voir l’intelligence avec laquelle il restitue la substantifique moelle de l’univers de Lovecraft dans « L’Antre de la Folie »). Il y a souvent une très belle écriture, d’une justesse admirable malgré les défauts relevés plus haut.
    Pour moi Carpenter n’est pas le génie que les fans prétendent. C’est un excellent artisan de série B, dans la lignée des classiques Jack Arnold (son idole, si j’ai bien compris) ou Roger Corman, des petits maitres du fantastique. Du coup je suis un peu agacé quand j’entends parler de « génie » ou qu’on loue ses talents de compositeur, alors que ses musiques de films sont ultra-limitées par exemple.
    Voilà, quoi. C’est un bon réalisateur, un petit maitre du cinéma de genre. Mais pas un Chaplin ou un Hitchcock.

    • PierreN  

      « Jack Arnold (son idole, si j’ai bien compris) »
      Et Howard Hawks surtout (son goût pour le western vient de là, et c’est un cinéaste qui en terme de style et de vision du monde a plus ses faveurs qu’un John Ford).

      Il ne faut pas non plus oublier un facteur important en terme de reconnaissance et dans cette propension à en rajouter pour compenser en quelque sorte une reconnaissance tardive ; Carpenter ou Argento ont pendant longtemps été défendus par une certaines frange de la critique (Starfix, Mad Movies & co) et au contraire snobés par la critique plus généraliste (The Thing n’est aujourd’hui plus du tout perçu de la façon dont il a pu l’être à sa sortie). Il a fallu attendre un certain temps pour que Télérama et autres finissent par retourner leur veste, paradoxalement à un moment où ces cinéastes commençaient à accoucher d’oeuvres bien moins inspirées.

      • Tornado  

        @Pierre : Je vois ce que tu veux dire. Mais cet effet « d’exagération » à des aspects agaçants aussi. Du coup le mec qui se fait tout un plat et qui découvre soudain un film plutôt moyen comme « Fog » ou « Halloween » va, en contrepartie, se dire que tout ça c’est des conneries etr va se braquer comme le fait Matt avec Hooper ! :D

        • PierreN  

          Hooper c’est un cas particulier. Celui qui a eu la « malchance » d’attraper le tonnerre dans une bouteille dès le début de sa carrière, sans jamais retrouver la même maestria (alors que Carpenter s’est montré très en forme pendant plus d’une décennie). Welles a frappé fort avec Citizen Kane, mais cela ne l’a pas empêché de faire tout aussi bien (voire encore mieux) par la suite.
          Tout le monde n’a pas vocation à tenir la distance de la même façon. Parmi la générations de jeunes acteurs alors prometteurs au casting du Outsiders de Coppola, il n’y a dorénavant plus que Tom Cruise pour subsister au premier plan (en grande partie grâce à son rôle de producteur, ses choix de réalisateurs et à dernière sa franchise phare).

        • Matt  

          Eh ! Je me braque pas j’ai regardé d’autres trucs de lui^^ Mais le fait est que je n’ai pas aimé grand chose.

          • Tornado  

            Je disais ça pour rire. J’ai bien compris ton point de vue et, comme je te l’ai dit, je suis assez d’accord avec toi. ;)

  • Tornado  

    J’ai peut-être tort avec « Les Aventures d’un homme invisible » qui est l’un de ses seuls films à gros budget.
    Et j’ai oublié « Privce des Ténèbres », film hybride dont le scénario est excellent, mais dont la réalisation est ultra-kitsch et a vraiment trop mal vieilli. J’en avais fait le commentaire à ma zone :
    https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/R2TAHHF32NPXXA/ref=cm_cr_dp_d_rvw_btm?ie=UTF8&ASIN=B00015BP62#wasThisHelpful

    • Matt  

      Oui je suis assez d’accord avec tout ça. Surtout qu’en fait on dirait qu’on est obligé de parler de génie dès qu’un mec se pointe et fait des bons films.
      Du coup Tim Burton s’en prend plein la gueule quand il fait des films moins bons ou pas très inspirés même s’ils restent tout de même corrects face à la masse de films infects qui existent. Certains sont trop « grandis » par les médias et la conséquence, c’est qu’ils ne semblent plus avoir le droit d’être moins bons après.
      Je ne jette pas la pierre à Carpenter qui a le droit d’être moins en forme sur certains films, et je lui reconnais des talents, mais du coup peut être qu’en effet il ne fallait pas parler de « génie qui ne réalise que des chef d’œuvres. »

  • Matt  

    A propos de Hitchcock, je viens de voir Vertigo (sueurs froides) et il est très bien celui-là. Je n’en ai pas vu des tonnes du monsieur mais celui-ci m’a bien plu. C’est la première utilisation du traveling compensé (ou contrarié) paraît-il. Ce fameux effet très chiant à faire à la main en tant qu’amateur^^ qui donne cet effet de déformation de perspective.
    Bon…c’est lesquels les meilleurs Hitchcock ?

    • Bruce lit  

      Tous les Hictchock sont bien même si j’ai plus de mal avec la période anglaise.
      Vertigo est magnifique.
      Pêle Mêle : Rebecca, L’ombre d’un doute, La loi du silence, Lifeboat, L’homme qui en savait trop, Psychose bien sûr, La corde, Les Oiseaux et Marnie. J’adore aussi qui a tué Harry.

  • Tornado  

    Mes deux préférés sont « Vertigo » et « La Mort Aux Trousses ».
    Ensuite « La Corde », « Psychose », « Les Oiseaux », « La Main Au Collet », « Fenêtre sur Cour » et « Rebecca ». Mais oui, ils sont quasiment tous bien sinon.
    Commentaire de Bibi sur Mamazon à propos de « Vertigo » et « La Mort Aux Trousses ». Tiens, Bruce, mon commentaire sur ce dernier film comporte des comparaisons avec Tintin. Ça pourrait faire un article pour le blog. Qu’en penses-tu ?

    • Bruce lit  

      Oui, c’est une super idée. J’adorerais te lire sur Hicthcock. Avec Kubrick et Lynch, c’est le seul cinéaste dont j’ai tous les films à la maison. Même Coppola et Scorcese n’ont pas cet honneur…

      • Matt  

        Tiens le noir et blanc ne te dérange pas, là ?^^
        TOUS les films ? Euh…la cinquantaine ?

        J’ai aussi vu les oiseaux, la corde, l’homme qui en savait trop et le crime était presque parfait. Je préfère Vertigo et Psychose pour l’instant mais il faut que j’en vois un peu plus^^

        • Bruce lit  

          Oui j’ai tout de lui. Je l’adore. J’ai longtemps été incollable sur lui.
          Le noir et blanc de la période anglaise oui, ça m’emmerde.
          POur d’autres films « pensés » en noir et blanc, ça passe notamment pour Lifeboat.

          • Matt  

            C’est fou, moi j’adore un film en noir et blanc de temps en temps pour un esthétisme différent. Surtout quand le réalisateur profite de ça et joue sur les ombres. C’est comme certaines photos en noir et blanc, je trouve ça très joli.

  • Matt  

    Tiens Akileos a commencé à publier Weird Fantasy. ça vaut quoi ? C’est tout du même niveau que les autres séries ? C’est du genre Weird Science avec de la SF ?

  • Tornado  

    Oui, c’est la 2nde série de Sf avec Weird Science. C’est exactement la même chose, avec les mêmes auteurs (et c’est marqué dans l’article ci-dessus scrongneugneu (à quoi ça sert que Ducros il se décarcasse…^^))…

    • Matt  

      Ah désolé, mais j’avais oublié^^ Dois-je relire un article de plusieurs milliers de mots quand je constate une sortie librairie sur les EC comics ?
      Bon…j’ai déjà trop de volumes des EC comics…mais la tentation d’en lire un nouveau est là malgré tout.

  • Matt  

    Bon…qui connait « Películas para no dormir » ? Une série de 6 téléfilms espagnols de 70min.
    Il y a un épisode réalisé par Alex de la Iglesia, un autre par Jaume Balaguero (Rec, Fragile, et autres films que j’ai pas vu mais Tornado il m’a dit que c’était bien^^)
    C’est sorti chez nous, avec des VF et tout.

  • Matt  

    Euh oui je précise que ce sont des épisodes indépendants, donc pas d’obligation de tout voir. C’est à voir comme une anthologie comme les Masters of horror ou Contes de la crypte.

  • Tornado  

    Je ne connais pas. Mais c’est bon à savoir ;)

  • Matt  

    Et kikavu « Get out » ? Je ne l’ai pas vu mais je me suis malheureusement fait spoiler le truc.
    Et l’idée over the top bien chelou me fait penser à une idée un peu dingue de vieux cinoche d’horreur comme les contes de la crypte. Mais j’imagine que le résultat dépend du ton du film.

  • Tornado  

    Non, pas vu. Faut juste espérer que ce ne soit pas un truc arty hyper-prétentieux à la « Funny Games »…

    • Matt  

      Euh…je connais le twist alors je pourrais dire que non. Mais ça dépend aussi du ton et de la façon de filmer que je ne connais pas.
      Tu as vu l’épisode des contes de la crypte avec Tim Curry qui joue à lui seul une famille cinglée qui séquestre un représentant de commerce pour le marier ? Bon…ben là c’est pas pour le marier mais y’a un truc bien fucked up et over the top dans la famille.

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