The Crow (Article Participatif)

The Crow par Alex Proyas

In brightest day, in blackest nigh

In brightest day, in blackest nigh / Source : Amazon / (C) Touchstone Video

Par : Article Collectif 

1ère publication le 02/07/18- MAJ le 01/11/18

Après Homecoming, voici le deuxième article participatif de la saison portant sur le film culte The Crow; après avoir visionné le film à la fin du mois de juin , j’en livrais dans la nuit mes impressions à chaud sur le mur du blog, comme ça, avec beaucoup de dépit et un peu de provoc’. A mon réveil, les pros et les contres The Crow dialoguaient gentiment. L’occasion pour Pierre N de synthétiser les échanges, reprendre l’iconographie proposée par nos lecteurs et des membres de l’équipe (Patrick, JP, Stéphane et Pierre). Le résultat est ici et libre à vous de poursuivre le débat ici ou sur Facebook. Crooaaa !-Bruce 

Cet article portera sur le film The Crow de 1994, une adaptation du comic-book indé de James O’Barr, publié à partir de 1989 (une oeuvre toute personnelle aux atours semi-autobiographiques, puisque l’auteur y évoquait le décès de sa compagne à travers le filtre de la fiction). Le premier film permit notamment à l’oeuvre originale de se faire connaître auprès d’un plus large public, en particulier du côté de la culture gothique.

Il y a de cela 25 ans, l’acteur Brandon Lee décédait accidentellement lors de la fin du tournage du film The Crow (20 ans après le trépas de son illustre père, un certain Bruce Lee), conférant ainsi une aura mortifère au premier long-métrage d’Alex Proyas, essentiellement connu en ce temps-là pour ses clips vidéos, et plus récemment pour ses incursions mitigées dans le domaine des blockbusters (I, Robot , Prédictions , Gods of Egypt), sans oublier son dernier coup d’éclat ( Dark City ), souvent perçu rétrospectivement comme son meilleur film.
Pour compléter le film alors inachevé après une interruption de plusieurs mois (il a failli le rester), la production a eu recours aux services de scénaristes pour diverses réécritures, puis de cascadeurs, sans oublier les doublures numériques en CGI pour pallier à l’absence de l’acteur.

Le succès du film, sorti un an après la mort de Lee, sera suffisant pour engendrer une série tv (un spin-off réutilisant le personnage d’Eric Draven) et trois suites, dont deux films relégués dans la case des direct-to-video, suivant en cela le même chemin que d’autres sagas du cinéma fantastique ( Hellraiser & co).

Un reboot du film original traîne dans les limbes du development hell hollywoodien depuis une dizaine d’années, et aux dernières nouvelles sa concrétisation reste incertaine, suite aux départs successifs du réalisateur et de la star Jason Momoa (Conan , Game of Thrones , Aquaman).

L’année de la sortie du Sandman de Gaiman, une autre âme en peine se faisait porter pâle

L’année de la sortie du Sandman de Gaiman, une autre âme en peine se faisait porter pâle    (C) Gallery Books / Delcourt

Bruce Tringale : Le film ne m’avait pas convaincu il y a 20 ans. Et là, encore moins.
Il y a une ambiance, oui, c’est un peu comme si Gaiman écrivait Robocop , il y a un metteur en scène dans la place, c’est certain et quelques scènes sympas. Et puis cette ambiance rock bien entendu. Mais tout ceci ne fait pas un film.
Pour le reste c’est souvent clinquant avec tous les défauts des 90’s : des personnages inconsistants, une ost où l’on entend la moitié d’un refrain de gens vachement énervés de se faire de la thune si facilement et une histoire qui se donne beaucoup de mal pour être plus maline qu’elle l’est vraiment.
Dans le même style, je préfère encore le Shocker de Craven qui est loin d’être son meilleur film. Dark City joue quand même dans une autre catégorie.

Nicolas Golovanow : un nanar faussement culte

Bruce Tringale : J’osais pas le dire…

Nicolas Golovanow : et la bd est encore pire… mal écrite mal dessinée et ne tiens que sur une fausse interprétation du sois disant auteur. Une arnaque du début à la fin qui semble-t-il perdure.

Bruce Tringale : Nicolas Golovanow je ne l’ai pas lue… Tornado a beacoup aimé

Nicolas Golovanow : moi aussi j aime la bouillie visuelle quand ça s’ assume

Bruce Tringale : Nicolas Golovanow Bon ça reste mieux foutu que Spawn hein…

Nicolas Golovanow : effectivement

Lequel d’entre vous a commandé du gothique à volonté ?

Lequel d’entre vous a commandé du gothique à volonté ? / Source 1 bp Blogspot / (C) Touchstone Video

Ludovic Le Guennec : J’ai bien aimé The Crow . Je l’ai vu comme un film de série B violent à l’esthétique un peu gothique. Le film n’aurait pas eu le succès qu’il a eu si Brandon Lee n’était pas mort sur le tournage. Beaucoup de gens ont été voir le film pour ce côté morbide.
Le bémol pour moi a été la bande son.NIN , The Cure , Smashing Pumpkins & Co que des groupes que je n’apprécie pas vraiment , j’aurais préféré une bande son plus Métal , ça aurait ajouté un peu de violence au film. Un bon film de série B à la bande son pourrie. J’ai lu le comics après avoir vu le film (Chez le Disjoncteur en 6 tomes). Mal dessiné , mal scénarisé , j’ai détesté (J’ai adoré Dark City ).

Sebastien Isolar : Je préfère la bo au film… surprenant n’est-ce pas ?

Marc Gagnon : C’est surtout une sacrée bonne adaptation selon moi. Un film magistral dans mon cas.

Patrick Six : Je suis d’accord sur le côté stéréotypé des personnages (des méchants très méchants et sans profondeur) cependant bien que simpliste l’histoire fonctionne et reste émouvante. Atmosphère et talent évident de réalisation compensent largement les défauts du film. Par contre il faudra que tu m’expliques le lien avec Shocker .

Patrick Six : Ah je me réponds à moi-même (comme ça au moins je suis sûr que l’on ne va pas me contredire) car j’ai oublié de préciser que le film, à l’instar du comics originel, est bien plus convainquant lorsqu’il décrit le deuil, le manque et la cruauté de la séparation, que dans les scènes d’action parfois un peu puériles.

Jean-Christophe Adam : Je trouve certains un peu durs avec ce film. C’est clairement un produit des années 90 mais je ne le trouve pas mauvais pour autant. Brandon Lee fait bien le taf, c’est une bonne adaptation du matériel original, la bande son est superbe, la mise en scène tient la route et à même quelques fulgurances. Je l’ai acheté en blu-ray il y a quelques années et je l’ai apprécié…. Franchement je préfère 1000 fois ce The Crow à des productions actuelles genre Fast and Furious et autre Jurassic World

Carole Desvilles : J’ai découvert « The Crow » sans savoir qu’il y avait un comics derrière …. Je vous trouve vache .. bon .. a contrario je n’ai pas aimé les  » pan t’es mort  » ou  » ça ( la clope) finira par te tuer …. « . Mais j’adore ce film….. et en plus, oui, la BO est top !

Fany Petit Bielawski : J’ai lue après avoir vu le film. Et je reste tout de même fan du film

Même pas mal !

Même pas mal !  Source : Amazon  / (C) Touchstone Video

Frederique Lamoureux : un film que j’avais vu au ciné à sa sortie et j’avais adoré, écouté en boucle la BO;  et pourtant ni geek ni boutonneuse à l’époque et encore moins « bedonnante »maintenant, peut-être un chouïlla gothique et encore….
Bruce, je suis très nostalgique de ce film, même si ce n’est pas un chef d’oeuvre.

Michel Dragnir Velon : Un de mes films et comics fétiches . La perte tragique d’un amour me parlait . L’injustice et la douleur du deuil me touchait particulièrement. L’esthétique sombre et gothique accompagnée de cette bande tout aussi sombre et violente m’ont conquis d’emblée. Parole de bedonnant consommateur de nanar faussement culte

Frederic Bartolomucci : Shelly’s dead… un comics culte, tendre, triste et violent ; un film culte qui rend hommage au comics, une BO exceptionnelle.

Sébastien Zaaf : Un pur produit de son époque, comme les comics du début d’Image Comics. Soit on déteste soit on adore. Moi perso j’adore ce film. Les suivants sont pourraves. La série avec Dacascos est pas trop mal.

Frédéric Moliérac : Film sympa. Bonne BO (surtout Cure et NiN). Et malgré tous ces défauts esthétiques et graphiques, le comics a quand même quelques moments de poésie qui manquent au film (les passages oniriques appuyées par les paroles de Joy Div’ et Cure). J ai un bon souvenir aussi du Crow féminin par Maleev.
En BO énervé attiré par le pognon.. c est plutôt à la suite du succès de cette BO là qu’on retrouve ce genre de BO avec toute la vague de BO indus, indus/electro, metal..

Fais comme l’oiseau

Fais comme l’oiseau !   Source Scontent / (C) Touchstone Video

Raoul Duke : Faut que ça crame
Faut que ça crame
Faut que ça crame
De toute façon la suite avec Perez Vincent est tellement meilleure. Tout le monde le sait.

Sam Spade : Une autre daube avec un soupçon de « french touch »

Frederique Lamoureux : ah oui punaise, j’avais oublié cette « suite »…. enfin ce film zarb’ et mauvais avec Vincent Perez

Anthony Uår : Mon esprit avait refoulé ce sombre épisode avec Vincent Perez !
Je ne vous remercie pas pour ce rappel des ténèbres où il était à sa place…

Pierre Navarre : Il doit y  avoir aussi une suite avec Edward Furlong

Pat Perrin : The Crow: tous !!! sont des chefs d’oeuvre

Philippe PardoPrince : La série avec Mark Dacascos est bien

Le chat a 9 vies ; Draven en a t-il autant en réserve ?

Le chat a 9 vies ; Draven en a t-il autant en réserve ? Source : Akem / (C) Touchstone Video

Bruce Tringale : Le camp des pro crow semble  majoritaire.

Sam Spade : Un navet, une mise en scène de série Z, un acteur qui fut culte le temps que quelques geek boutonneux deviennent adultes et aujourd’hui tombé dans l’oubli. Un bande son sympa rappelle leur jeunesse à des adultes bedonnants.

Anthony Uår : Nous sommes d’accord : c’est donc Bruce Lit qui parle d’un film avec Brandon Lee..? Cette situation cocasse n’aura échappé à personne
Question : les scènes de combat ont-elles la puissance de celles du père ?

Emmanuel Ballandras : Je rejoins l’avis général : il aurait fallu un peu plus de choses pour en faire un bon film. Là il donne un goût de MacDo : vite vu, presque aussitôt oublié. C’est pas un nanar, mais c’est un film inachevé pour moi.
Vraiment dommage. Y’avait de quoi faire pourtant.
J’avais commencé à regarder la série tv à l’époque qui semblait prometteuse mais j’ai eu du mal à la suivre

Leo Swampy : Ancré dans son époque… vite consommé et digéré. Tape à l’oeil, donc souvent joli, mais considérablement creux… Comme j’adore l’animal totem, j’ai pas de mal à regarder
J’ai plus de mal avec le côté BO, la aussi, toute une époque à laquelle je suis imperméable, et parfois, un côté « vidéo clip » mal assumé dans le film.
Après, chacun ses goûts, of course (j’aime beaucoup Dark City ) !

Pas très confortable cet oreiller!

Pas très confortable cet oreiller!   Source Amazon / (C) Touchstone Video

Anthony Uår : Dark City ! Je viens de m’acheter le blu ray pour le regarder à nouveau. C’est un film superbe, prenant ! Je l’avais vu à l’époque comme un proto- Matrix . Que tu cites ce film me rappelle cette ambiance particulière d’emprisonnement insidieux…

Pierre Navarre : Effectivement, le très bon Dark City se bonifie avec l’âge (avec un Kiefer Sutherland plutôt convainquant dans un autre registre que 24h). The Crow , pas tellement…

Anthony Uår : Je pense en effet que l’effet du film s’accentue à chaque visionnage…

Pierre Navarre : Avec les lugubres « pâlichons » rappelant assez la figure de Nosferatu (voire les cénobites, mais sans l’attirail BDSM)

Paulo Carapinha : Dark City est magistral. The Crow était le brouillon par contre sa bande son était géniale…. cela n’engage que moi d’ailleurs.

Jyrille Bocellin : Dark City était sympa mais je n’ai aucune envie de le revoir malgré la présence de Connelly. The Crow est une série B, loupée mais assez poseuse pour en faire un objet culte (sans même parler de la mort de Brandon Lee…). La BO a quelques bons titres, celui de Cure et une bonne reprise de Joy Division.

Il est hardcore ce biopic sur le mime Marceau

Il est hardcore ce biopic sur le mime Marceau    Source Amazon  (C) Touchstone Video

Raoul Duke : Rest in peace Brandon.

Michel Montheillet : Très honnêtement sans la disparition de son acteur, le film serait considéré comme à peine mieux que The Shadow ou The Phantom . J’ai essayé de le revoir mais c’est maniéré, c’est long et c’est surtout très daté. Comme revoir une page de MTV de l’époque. J’ai toujours trouvé bizarre que l’on reproche à Daredevil quelques années plus tard ce que l’on trouvait très bien dans The Crow . Mais justement parce que c’était quelques années plus tard. La BO charrie toute cette époque de films clips qui ne passent pas beaucoup d’émotion. Au mieux un reflet de leur époque.

Patrick Six : Michel : La comparaison avec Daredevil est pour le moins euh fantaisiste. Car accident mortel ou pas, Brandon Lee était un bon acteur tout à fait crédible dans son rôle, contrairement à l’autre bourrin mono expression dans DD… (et pourtant c’est lui qui a fait carrière, la vie est injuste n’est-il pas ?). Après concernant la charge émotionnelle du film, qu’elle ne t’ait pas atteinte je le conçois mais cite moi une seule personne qui ai été ému par DD. Pour finir mieux vaut ne pas comparer la réalisation des deux films tant celle de DD est plate comme une limande et sans surprise, alors que celle de Crow est tout en recherche et en atmosphère…

Michel Montheillet : Non je ne pense pas que Brandon était un excellent acteur mais à la limite c’est pas vraiment le sujet, je reste persuadé que sans sa disparition ce film n’aurait pas du tout cette aura. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’à un niveau purement cinématographique le film n’est pas mémorable. Je suis d’accord avec Bruce là-dessus.

Dancy : Assez d’accord (avec Bruce) sur le film : Des images d’enfer et des poses iconiques qui ont marqué toute une génération. Une bande-son investie. Mais c’est à peu-près tout. Michel pointe très bien l’absurdité des critiques lorsqu’elles sont trop subjectives : Daredevil n’est pas moins ridicule que The Crow (ou plutôt il est tout aussi ridicule sur certaines scènes) et tout le monde l’a descendu parallèlement à la glorification du film de Proyas. Par contre j’ai beaucoup aimé le comics originel. Il est très spontané et pas toujours bien maîtrisé, mais il s’en dégage une puissance inouïe. Si on parvient à ressentir la catharsis de l’auteur, l’effet est vraiment très fort.

Un comics qui cite Joy Division à chaque page ne peut pas être mauvais

Un comics qui cite Joy Division à chaque page ne peut pas être mauvais (C) Gallery Books / Delcourt

Bruce Tringale : Alors…. Je comprends que la mort de Lee ait eu son effet James Dean. Comment l’acteur de La Fureur de Vivre , Lee permettait à la Génération X d’avoir son acteur maudit post-mortem. Jimmy mourrait en voiture après avoir survécu à la Chicken Run de Nicholas Ray ; Lee, lui, mourrait à l’écran avant de revenir pour mourir de nouveau à la fin du film, puis à la ville. Sauf que, dans le cas de Dean, on avait un acteur qui a influencé De Niro, Martin Sheen ou Depp avec un vrai sujet de fond tandis que Lee, euh…, il a influencé qui ? Au mieux, on peut trouver des similitudes entre lui et le Joker de Ledger. La plupart du temps, il s’agit de doublure tournées post-mortem, on ne peut donc pas parler de jeu puissant, puisque ce ne n’est pas lui. Il y a des scènes un peu ridicules comme celle où il joue de la guitare électrique en haut d’un building, entre deux meurtres, préfigurant sans le vouloir le clip de Guns’n’Roses pas vraiment connu pour son bon gout.

Il s’agit à mon sens d’un film d’atmosphère qui rend son tribute honnête au début de Watchmen plusieurs fois (la chute d’Eddie Blake). Mais tout est souvent stéréotypé et rappelle les pires moments de Robocop II : une gamine orpheline qui a grandi plus vite que son âge, des méchants avec un cerveau pour 5, un vilain charismatique certes mais flanqué d’abrutis et d’une asiatique libidineuse. Tout ça plante un décor, une ambiance, un cadre dans lesquels évoluent une intrigue assez vide. Le personnage de The Crow rappelle que nous sommes dans les années Spawn avec un justicier revenant d’outre tombe en appuyant sur plein de gâchettes sans aucun véritable suspense ou de scènes aussi poignantes que les souffrances de Alex Murphy dans Robocop . Maintenant, c’est un document historique intéressant qui illustre les années NIN : Lee et Trent Reznor se ressemblent en antihéros du rock malsains et héroïnomane. On sentait dans l’air du temps que quelque chose allait arriver. Ce qui fut le cas avec le Pulp Fiction de Tarantino et Matrix qui allait chorégraphier les futurs combats au cinéma. The Crow , un gentil apéro ?

Sam Spade : Bruce les quelques films de James Dean sont quand même d’un autre niveau cinématographique que The Crow , non ?

Bruce Tringale : Il y en a 3. On évolue pas dans le même registre. On est dans le psychodrame théâtral avec James Dean quand Lee tourne un film d’action. Les cinémas de Kazan et Nicholas Ray n’ont pas grand chose à voir avec ceux de Proyas. Tout au moins peut-on y déceler une même unité de temps : une action sur une nuit pour les deux films. Pour le reste, le dernier, de Jimmy, Géant , ne vaut que pour sa présence à l’écran (moins d’une demie-heure pour trois heures de cinéma à la papa de Georges Stevens).

Sam Spade : Certes, je doute cependant que The Crow soit encore connu de quiconque dans 70 ans contrairement au « cinéma de papa » de Georges Stevens , Kazan , ou Ray

Bruce Tringale : Oh…hélas, je peux te garantir pour avoir des élèves de 20 ans que le plus souvent personne ne connait James Dean désormais. L’autre fois, j’étais chez une charmante coiffeuse d’une trentaine d’années. Je lui ai demandé une coupe à la James Dean…Gros Bide.

Sam Spade : triste époque ou l’ignorance règne sans partage, alors que nous n’avons jamais eu autant d’outils pour diffuser la culture et la connaissance au plus grand monde

Bruce Tringale : Oh…je sais pas. Peut être qu’il est aussi le temps d’avoir de nouvelles icônes. Alan Moore irait dans ce sens.

Sam Spade : L’un n’empêche pas l’autre. Je suis le premier a avoir du plaisir à découvrir de nouveaux auteurs , réalisateurs , acteurs, dessinateurs , musiciens etc.. mais je suis aussi curieux de connaître ce qui a été fait dans le passé, et de ne pas m’enfermer comme beaucoup à croire que tout est nouveau aujourd’hui .
J’aime apprendre au quotidien , faire des découvertes, comme par exemple cette semaine tu m’as fait découvrir Paul Gulacy qui m’était étranger. Et en cinéma ,il en va de même. Les auteurs et acteurs dont nous parlons plus haut avait disparu bien avant ma naissance, et pourtant j’aime cette histoire du cinéma classique.

Bruce Tringale : Euh…Le mot de la fin ?

Jean-Pascal Nguyen : En fait, ce film, tu le trouves encore beau, mais si le ramage s’était rapporté au plumage, il aurait été le phénix des notes de ton blog (enfin, pas noté par Tornado, le phénix…)
Au final, pas de quoi en faire un fromage. On ne t’y reprendra plus ?

Bruce Tringale : Crooooâââ

Daredevil/The Crow : bon sang mais c’est bien sûr !  Daredevil/The Crow : bon sang mais c’est bien sûr ! Source Damlagol et 2Wp

Daredevil/The Crow : bon sang mais c’est bien sûr !
Daredevil/The Crow : bon sang mais c’est bien sûr ! / Source Damlagol et 2Wp / (C) Touchstone Video / Netflix

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The Crow : chef d’oeuvre gothique ou nanar surestimé du fait de la disparition choquante de Brandon Lee. Nos lecteurs ont la parole et vous invitent au débat chez Bruce Lit.

La BO du jour : un moment marquant du film : la reprise de Joy Divion par NIN.

49 comments

  • OmacSpyder  

    Eddy VL :  » OUi c’est ce qui m’a amené à cette question: le méchant ça fait des lustres qu’on le bute non?
    Est-ce que ça a un signification profonde sur notre notion de justice, surtout si on prend le cinéma comme une sorte de catharsis?

    oui, c’est un appel du pied à Omac….  »

    – Hein? Oui..? Oh… je m’étais assoupi..!
    Alors si l’on considère que le gentil et le méchant sont les deux aspects que nous portons en nous : un Moi tentant d’en faire la synthèse mais cherchant à atteindre un Idéal du Moi, c’est-à-dire une version de soi idéalisée, tuer le méchant revêt dès lors une autre dimension. Mais cela explique en même temps que cette élimination est sans cesse à refaire…

    Bien sûr, le côté cathartique n’est pas négligeable non plus. D’autant plus si on le relie à cet aspect des choses…

  • Jyrille  

    Je viens de récupérer la BO, je ne l’avais plus. Et je me rends compte qu’il y a au moins un troisième titre excellent sur ce disque : le Milquetoast de Helmet.

    https://www.youtube.com/watch?v=lEnMb4m9lu0

    • Jyrille  

      Hahaha ! ^^

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