Totem, Baston et Tabou (Review Klaw)

Klaw par Antoine Ozanam et Joël Jurion

Article de OMAC SPYDER

VF : Le Lombard

Klaw est une série parue en 8 tomes de mars 2013 à octobre 2017 aux éditions Le Lombard. Un 9ème tome est en cours de préparation.
Les auteurs sont Antoine Ozanam pour le scénario et Joël Jurion pour les dessins. L’équipe s’étoffe de Yoann Guillé aux couleurs dès le tome 3 et d’encreurs à la patte agréable aux tomes successifs.

Cet article ne vise pas une revue exhaustive de l’histoire, mais propose un angle de vue sur cette série rafraîchissante entre comics et manga. Vous pourrez donc lire ces lignes sans envie de me mordre ensuite pour cause de révélations intempestives.

Ne pas oublier ses Frosties le matin! Ou Cours! "woaw" de transe mission

Ne pas oublier ses Frosties le matin!
Ou
Cours! « woaw » de transe mission©Le Lombard

Mise en bouche

Tout commence par une histoire.
Faire lire un préadolescent n’est pas chose aisée. Ce n’est pas moi qui le dis, je viens de l’entendre sur France Culture. J’y souscris un peu. Il paraît que, sollicités par les multiples écrans, trouver le moment de vide et d’ennui propice à la lecture ne va pas de soi pour ces adolescents-là.
Cela tombe bien : j’en ai un spécimen à la maison. Mon fils lit souvent, tout compte fait : des bandes dessinées souvent, des romans occasionnellement. Bien évidemment il faut que le thème lui plaise suffisamment. J’ai tenté d’oeuvrer dans ce sens, mais dans cette affaire-là, la transmission ne vas pas toujours de soi.

Un jour il me prit par surprise en me disant qu’il fallait que je lise la BD qu’il avait lue la veille, qu’elle était « trop bien », il semblait empli d’élan! Plein de phrases avec des « trop », forcément. En retour, ainsi piégé, je lui confirmai que j’allais y jeter un oeil quand j’aurai un moment. A vrai dire, j’ai mis un peu le temps. Tout compte fait, ça n’est peut-être pas si simple non plus de faire lire les parents..

D’un côté, j’étais un peu pris de court. Moi qui étais l’incitateur régulier et obstiné à la lecture, voici que j’étais face à la demande, pris à mon propre jeu : c’était un peu déroutant. Et d’un autre côté le mystère restait entier : était-ce juste un enthousiasme passager comme les adolescents peuvent en rencontrer souvent, ou les suites publiées allaient-elles susciter le même engouement? Je devais bien admettre que oui, qu’à chaque tome trouvé, mon fils demandait le suivant, me relançant l’invitation sur le même ton qui finit par devenir… enthousiasmant. Si, si!
Je saisis l’occasion de quelques jours de congés consécutifs pour m’y plonger. J’avais quand même 6 tomes dans la vue, à rattraper… Et je voulais avoir du temps devant moi pour les lire d’affilée, mais tranquillement. Tranquille, quoi!

Klaw, ça déchire! Ou 1, 2, 3 : Transformations. De l'enfance au héros!

Klaw, ça déchire!
Ou
1, 2, 3 : Transformations. De l’enfance au héros!©Le Lombard

Le plat de résistance

Klaw, c’est l’histoire d’un garçon qui découvre qu’il peut se transformer en homme-tigre. Nous sommes en 2031, et Ange Tomassini, un garçon de 10 ans sans histoire, fils d’un marchand de poissons renommé dans la ville, découvre au hasard d’un épisode de harcèlement de la part de ses camarades qu’il a la possibilité de se transformer en un homme-tigre puissant et rapide qui met forcément en déroute ses pairs malveillants.

Le jeune Ange va dès lors tenter de percer le mystère de ce pouvoir incroyable, mais il va aussi découvrir un autre secret de famille auquel il ne s’attendait pas. Ce secret de famille l’amènera à fuir son paternel et à entrer en conflit avec celui-ci. En route, il trouvera d’autres figures tutélaires, comme son garde du corps (oui, Ange ne s’était jamais demandé pourquoi un fils de marchand de poissons, fussent-il de gros poissons, avait besoin d’un garde du corps chauffeur pour l’accompagner à l’école), et d’autres mentors qui vont l’amener à découvrir des vérités auxquelles il n’était pas préparé sur lui-même et sur son obscure famille.

Cours au loin Run away et deviens toi-même!

Cours au loin
Run away et deviens toi-même!©Le Lombard

Il y a un petit côté Runaways  dans ce propos de départ, et ce ne sera pas le seul emprunt du côté des super-héros dans ce récit initiatique menant le héros de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte. Klaw va presque naturellement utiliser son pouvoir pour tenter de faire le bien, guidé en cela par son mentor. Il va adopter un costume rouge avec un logo composé de trois griffes sur le torse. Le nom de Klaw va rapidement lui coller à la peau.

Contrairement aux comics, ici le temps se déroule et voit le héros grandir. Six ans s’écoulent entre les tomes 2 et 3, et deux ans entre les tomes 4 et 5 permettant de donner à l’aventure un souffle particulier qui se concentre dans chaque tome.

Superhéros Ou "Tiger, you've just hit the jackpot!"

Superhéros
Ou
« Tiger, you’ve just hit the jackpot! »©Le Lombard

Le dessin prend autant son inspiration du côté du manga, du street art que du comics, procurant aux planches un dynamisme assez fascinant. La fluidité du trait traduit très bien le déplacement du félin mi tigre mi homme et l’expressivité des personnages est un régal, leur conférant des expressions marquées comme elles le sont dans cette période de transformations de la vie. L’exagération dans le passage de l’enfance à l’âge adulte, dans cette adolescence, n’est pas chose rare. Le dessin colle donc à l’histoire, d’autant plus que les deux vont évoluer avec le temps pour trouver un trait plus marqué, plus abouti, comme une évolution naturelle.

L’histoire suit des cycles de trois tomes, fournissant une lecture rythmée qui peut aisément correspondre aux différents cycles de la vie du héros. 3 tomes pour sortir de l’enfance, 3 tomes pour la rébellion adolescente, trois autres tomes sur la vie adulte et les choix qui en découlent. Et bien sûr, dans tout ça, une bonne dose de baston entre deux introspections!

Au commencement : Se faire bouffer l’existence

Ange Tomassini est donc un garçon de 10 ans sans rien d’extraordinaire. Plutôt frêle et timide, il se fait régulièrement malmener par des petits caïds de l’école, a un meilleur pote auquel il confie ses déboires, et regarde les filles d’un peu loin. Il pourrait s’appeler Peter Parker mais aucune araignée radioactive ne lui vient en aide. Ange se fait bouffer l’existence, harcelé de façon insistante jusqu’à ne plus pouvoir le supporter davantage.

Dans la peau de la victime... Quand les autres nous bouffent la vie!

Dans la peau de la victime…
Quand les autres nous bouffent la vie!©Le Lombard

C’est alors que son Totem va surgir! Ange se tranforme en un homme-tigre surpuissant et rapide comme le félin qu’il est désormais. Il met en déroute ses agresseurs, et comme l’histoire est ancrée dans le quotidien d’un jeune garçon ordinaire, il va raconter son exploit à son meilleur ami. Quoi de plus naturel pour un garçon de son âge? Là où Peter Parker portait seul son secret, Ange est un garçon de son temps : il se confie, quitte à passer pour un « mytho »!

Et la mort va surgir là aussi. Le petit ami de la fille pour qui Ange en pince, et qui lui aura dit vertement de se tenir à l’écart de sa petite copine, va être retrouvé lacéré. L’amour, la mort, la transformation, tout est prêt pour lancer le héros .

L’adolescence : Avoir les crocs!

Le destin du jeune Ange change désormais, et l’histoire va suivre ces bouleversements en cascade qui vont aller des révélations autour de cette capacité à se transformer en homme-tigre à d’autres révélations autour de sa famille, son clan.

Parlant de clan, Ange va découvrir qu’il existe des « dizhis » : des totems correspondant aux 12 signes astrologiques chinois transmis de génération en génération et conférant à leur porteur des pouvoirs et capacités spéciales. Chacun des signes possède ainsi des attributs spécifiques, et chaque dizhi ou totem peut être partagé par deux personnes maximum, chacun ne pouvant l’utiliser que lorsque l’autre ne l’utilise pas. Un mentor, un disciple.

Dans la toile de... Klaw! Des similitudes avec un autre homme animal et ses ennemis?

Dans la toile de… Klaw!
Des similitudes avec un autre homme animal et ses ennemis?©Le Lombard

Klaw va ainsi croiser les chemins des onze autres dizhis, amis ou ennemis, tissant des liens avec certains d’entre eux, récupérant les pouvoirs de plusieurs dizhis au passage jusqu’à plonger dans une addiction au pouvoir engendrant un état de manque changeant ses réactions envers ses proches. Cette question de la limite est intéressante : elle pose la question du rapport à l’autre, et Ange va devoir faire un choix quant à ses pouvoirs, à savoir s’il les conserve au prix d’une addiction nocive ou s’il assume les responsabilités qui vont avec, en les partageant avec d’autres.

L’âge adulte : Pourquoi j’ai pas mangé mes amis

Ange Tomassini va être ainsi confronté à des choix parmi les personnes qu’il va rencontrer, entre absorber leur pouvoir lorsqu’il les a vaincus, partager son pouvoir avec d’autres personnes, fuir devant ses ennemis, ou les affronter.

Ayant fui sa famille biologique, il va progressivement se créer une nouvelle famille au fur et à mesure des rencontres et des choix difficiles qu’il fera. Car dans la vie, les choix sont compliqués, et notre héros y sera confronté régulièrement. Peu à peu, il reforme un clan, à sa façon. L’adolescent fougueux et cherchant le « toujours plus » de pouvoir après y avoir goûté, cède la place à un adulte qui crée des liens, fait confiance à nouveau après avoir perdu ses illusions et avoir couru après des chimères.

Tisser des liens : le Totem comme vecteur

Tisser des liens : le Totem comme vecteur©Le Lombard

Totem et Tabou

Trouver un totem, c’est se situer dans une lignée et faire ses preuves : devenir un homme. Dans le chamanisme, l’essence totémique tient au fait que les membres humains d’un clan possèdent des caractéristiques similaires. Leur hybridation forme des relations, du lien social, de l’identité générique et de la continuité générationnelle.

Dans le chamanisme Amérindien, le Totem est un guide, un protecteur dont les qualités et les défauts vont amener à un travail sur soi. Le « nagual » permet en l’occurrence au chamane de se transformer en cet animal dans ses expériences chamaniques.
Dans le chamanisme de caste comme celui des arborigènes, on ne pourra pas se marier avec une personne qui a le même animal Totem ; c’est une manière d’organiser le monde qui fixe des implications sociales fondamentales, des interdits qui fondent la culture et fabriquent l’homme.

L'intégration du Totem Et la relation au père spirituel

L’intégration du Totem
Et la relation au père spirituel©Le Lombard

Pour Freud, là où il y a totémisme, il y a prohibition de l’inceste. Pour illustrer ce propos, Freud relate un récit mythique correspondant à une représentation du monde. Encore une petite histoire : au temps où les hommes vivaient en horde, il y eut un temps où les fils de la horde jalousèrent ce père de la horde qui avait accès à toutes les femmes. Pour changer l’ordre des choses, ces fils tuèrent le père et mangèrent son cadavre. Un fois le festin consommé, le remords se serait emparé des fils rebelles qui érigèrent en l’honneur du père et par peur des représailles un totem à son image.

Afin que la situation ne se reproduise pas, les fils établirent des règles correspondant aux deux tabous principaux : la proscription frappant les femmes du même totem (l’interdit de l’inceste) et l’interdiction de tuer le totem (interdiction du meurtre et du parricide). L’animal totem permet aux fils de s’identifier à lui à travers cette image du père.

Ainsi d’emblée dans la littérature scientifique, nous voyons comment les Totems forment la base du devenir homme. Dans Klaw, le totem, ou « dizhi », est aussi une partie de soi-même qui protège et guide à la fois dans la découverte de soi et de son histoire mais aussi dans le monde extérieur. Le totem fournit cette articulation entre le monde interne et le monde externe afin de trouver sa place dans la lignée. Celle-ci n’enferme pas, elle propose un socle social permettant de s’émanciper. La mort du père symbolique est présente, celle-ci permet à l’homme d’advenir. Et dans Klaw, la pensée se transpose en acte. Un acte rageur, rapide, fluide et félin comme le totem du Tigre!

Mentor et quête de soi Ou Mon Totem est à Vous

Mentor et quête de soi
Ou
Mon Totem est à Vous©Le Lombard

Digestion, intégration

Tout finit par une histoire.
Klaw est cette histoire qui relate les passages de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte comme les histoires de super héros ont pu le faire à leur façon : l’apprentissage du contrôle de soi, sur comment composer avec son héritage, et sur la façon de créer des liens et de se créer une autre famille.

Tout cela empreint d’une mythologie séduisante où les totems/dizhis se présentent comme partie constituante de l’individu, comme un marqueur social qui le caractérise, mais qui peut aussi se combiner de façon particulière pour créer des alliances, des hybridations. Le totem est une notion ancestrale que nous retrouvons ici conjuguée à notre temps.
Alors en plus nous avons des bastons, des personnages surpuissants, intrigants, menaçants, touchants… Klaw est tout compte fait une histoire montrant comment on devient sujet de son histoire : de l’enfant apeuré et victime à l’adulte réalisant qui il est et agissant en tant que tel. Klaw est bel et bien une histoire de transmission.

Suivez le (gros) lapin blanc Ou La pensée est dans l'action et vice versa..

Suivez le (gros) lapin blanc
Ou
La pensée est dans l’action et vice versa..©Le Lombard

Le mot de la fin : celui du fils

« Pourquoi j’ai fait lire (Klaw à) mon père? Je trouvais que Klaw était une histoire fantastique : voir des personnages se transformer en créatures, c’était incroyable mais à la fois cela permettait de suivre l’histoire d’un garçon qui évoluait dans cette aventure en rencontrant d’autres personnages comme lui, avec leurs totems, mais différents aussi. Il y rencontre des ennemis et des amis, il doit faire face à des séparations, à des morts, ceux qu’il doit quitter, et ceux qui perdent la vie. Klaw affronte une vie compliquée, traqué par certains, aidé par d’autres. Grandir c’est aussi se séparer en souhaitant des retrouvailles futures. »

Voilà, tout est dit. Transmis!

Et tu seras un Homme, mon fils...

Et tu seras un Homme, mon fils…©Le Lombard

—–
Un jeune homme a le pouvoir de se transformer en Tigre. Découvrez Klaw un super-héros à la française par Antoine Ozanam et Joël Jurion. Omac Spyder a les crocs et impose sa griffe chez Bruce Lit.

La BO du jour : A crocs, que veux-tu !

19 comments

  • Présence  

    Voilà une bonne surprise de découvrir un nouvel article d’Omac Spyder, après une longue période de disette, le précédent remonte quand même à février.

    Faire lire un adolescent : un défi bien étrange dans ses phases. Je me souviens que mon fils a tout de suite pris goût à la lecture, livres & BD. Par contre, je n’étais pas loin de désespérer en ce qui concerne ma fille qui ne s’intéressait à aucun livre. Il aura fallu beaucoup d’années avant qu’elle ne prenne goût à cette occupation… au travers d’un cycle de romans de chevalerie étudiés en classe, une professeure qui aura réussi sa mission de passeur du goût pour une forme de littérature, alors que je n’y croyais plus.

    Partager ses pouvoirs – Voilà effectivement un développement sur le thème des pouvoirs que je ne me souviens pas d’avoir vu abordé sous cet angle dans les comics, où le pouvoir est toujours personnel.

    Dans la vie, les choix sont compliqués – Décidément, voilà un récit ambitieux qui ouvre sur la complexité du monde.

    J’ai dégusté avec une certaine gourmandise le développement sur le totem et l’ouverture que tu en fais dans le domaine psychanalytique, en notant la formulation : un socle qui permet de s’émanciper, apprendre pour devenir libre.

    Superbe fin d’article avec la question : pourquoi j’ai fait lire Klaw à mon père ?

    • OmacSpyder  

      Merci Présence.
      Mars fut en effet de ce côté un mois d’absence. Cependant l’article Alpha Flight a été vu presque 200 fois (suite à un partage sur un groupe par un fan^^) je n’étais donc pas très loin ;)
      Et pour le coup c’est double ration puisque je reviens demain! Et je prépare un article pour une thématique à venir prochainement :)

      L’idée de cet article est née de cette affaire de transmission, et donc le lien avec ce qu’elle représente dans la construction de chacun est apparu avec ce récit. Bref, il n’y avait plus qu’à l’écrire! Ravi que l’on petit développement t’ait plu :)
      La fin… allait de soi!^^

  • Florent Bulles  

    Merci pour cet article, qui me fait découvrir une BD sympathique et qui me touche de par son argumentation et de par son thème : la transmission !

    • OmacSpyder  

      J’ai été touché au carré en effet puisque c’est le thème du livre (en tout cas ma lecture) et ce qui m’a amené à lire ces 8 volumes! Et demain la transmission au cube avec l’interview! ;)

  • Eddy Vanleffe  

    Bonjour
    j’ai déjà précisé que les couvertures de cette BD sont très visibles sur les étals et c’est très attrayant… un vrai bon point.
    Ensuite j’ai l’impression que l’auteur réussit ou affiche la volonté de digérer cet héritage propre à notre génération nourri au Strange et abreuvé au club Do.
    Nous nous retrouvons donc en face d’une sorte de comics à la sauce shonen-neketsu dans un un écrin franco-belge.
    le tout après est de réussir à être original et franchement avec Florent Maudoux, Laurent Lefeuvre et d’autre on finit par atteindre une certaine « maturité » et un truc bien « à part » très interressant…
    C’est en tout très bien mis en exergue par l’article….
    je suis convaincu

    • OmacSpyder  

      Tu résumes très bien l’idée Eddy! C’est une affaire de digestion. « Pourquoi j’ai pas mangé mon père? » C’est de la transmission en boîte! Digestion et transmission seraient deux mamelles indissociables..?

  • Bruce lit  

    A force de lire à la chaîne, on peut louper des trucs.
    J’avais commencé ce tome 1 que j’avais trouvé effectivement trop teenage. Je n’avais pas insisté. Pourtant j’avais bien apprécié l’énergie de la couverture.
    Mais tu m’as persuadé de retenter ma chance : des héros qui vieillissent plus vite qu’en temps réel, des totems et du chamanisme, un zeste de Spider-Man version Straczynscki, ce Klaw me semble effectivement tout trouvé pour être le compagnon d’étagère de Foxboy. Je te fais un retour dès que relu.
    Très belle intro tout en humilité et relation père-fils. Il est vrai que nous sommes souvent l’arroseur arrosé de l’autre, celui-celle qui fait l’effort de nous découvrir à travers ce que l’on choisit pour lui/elle et que la réciproque n’est jamais évidente. Je l’ai constaté avec ma fille de 7 ans qui me bombarde de références qu’elle veut partager avec moi. Parmi celles que j’aime bien ; les Sisters et les Lapins Crétins.
    Good to have you back anyway Omac.

    • OmacSpyder  

      Omac is back with his son (g)…
      N’est-ce pas le fils qui ramène le père au bercail? Ou l’enfant en général qui me situe à son tour? J’ai trouvé cette situation très parlante : qu’il me renvoie l’ascenseur comme s’il avait digéré mes suggestions.
      Et qu’il le fasse avec un titre tel que Klaw parlant de la transmission m’est apparu comme un non – hasard :)
      Je lui ai dit : on écrit un article tous les deux. Il m’a dit : je fais un petit bout parce que toi tu en écris beaucoup. N’est-ce pas de la transmission de pouvoirs, du partage de totem? Omac Spyder s’est dédoublé! Straczynski, puisque tu le cites, peut revenir juste pour nous ;)

  • Matt  

    Béh moi je vais faie le même rabat-joie que d’habitude. Malgré un bon article bien sûr, et même si ça paraît sectaire, quand je cherche de la BD française, je m’éloigne du genre super-héroïque. Je n’ai pas envie de lire que ça. Peut être aussi que je cherche une excuse pour ne pas tout lire, mais ça me suffit comme raison pour faire l’impasse^^

    • OmacSpyder  

      Moi aussi je m’éloigne Matt! Mais là j’ai été ramené!! :D
      Et côté excuses j’ai pas mal donné, jusqu’à… jusqu’à… me faire bouffer!^^

  • JP Nguyen  

    Je trouve les dessins très agréable à l’oeil.
    Et sans vouloir faire injure au père, je trouve le résumé écrit par le fils rondement mené et donnant envie de se pencher sur cette BD.
    Merci à la famille Omac !

    • OmacSpyder  

      Joël Jurion, parlons en effet du fabuleux dessinateur, livre des dessins rafraîchissants et qui s’affinent de tome en tome! C’est acidulé et expressif, exagéré ce qu’il faut et juste à la fois. C’est du bubble gum citron fraise!!

      Pour ta remarque sur le résumé, loin de faire injure au père, elle me rend très fier :)

  • Tornado  

    C’est vrai qu’il y a du « Runaways » dans le pitch. Et d’ailleurs, j’en profite pour encourager ceux qui n’ont pas aimé le début de la série de Brian K Vaughan de lui redonner sa chance car, avec le recul des années, c’est quand même l’une des meilleures créations auto-contenues de la Marvel. Un truc qui démarre avec un air superficiel pour ado, et qui évolue lentement vers une œuvre profonde et terriblement attachante, voire bouleversante en fin de compte.

    Ce Klaw a l’air sympa mais, en l’occurrence, je pense que si je voulais lire ce genre de chose, je préfèrerais justement me refaire les « Runaways ».

    En ce moment, mon fils commence son apprentissage de la lecture. Pour débuter, il a choisi Lucky Luke. On verra plus tard pour les romans mais c’est un bon début, on va dire…

    • Eddy Vanleffe  

      Totalement d’accord avec Tornado sur Runaways, c’est le concept le plus original que Marvel a osé depuis Thunderbolts…
      soyons clair une série on-going qui raconte les aventures de gens non liés aux Avengers, ni aux mutants ni à personne sur une 40aine de numéros, c’est pas si courant. et en plus ça marche du feu de dieu…

      transmission filiale:
      1-Inu Yasha
      2-Ranma1/2
      3-Harley quinn…
      4-Les légendaires
      5-tintin

      rien de très original mais bon le fait de lire entraîne la curiosité…

    • Matt  

      Encore faudrait-il que ce soit encore trouvable pour donner une chance aux Runaways^^

    • OmacSpyder  

      C’est marrant que tu cites les Runaways Tornado : je lui ai donné à lire les Mini Monster 1 et 2. Il a beaucoup aimé.
      En boomerang, un Klaw dans les dents! ;)
      Les Fugitifs parlent en effet de la question de l’héritage, Klaw à mon sens parle davantage de transmission. Mais visiblement il y a un lien … direct du gauche! ^^

  • Jyrille  

    « Grandir c’est aussi se séparer en souhaitant des retrouvailles futures. » Comme cela est juste et profond de la part d’un préado ! Merci Omac pour cette découverte, la bd jeunesse requiert beaucoup de savoir-faire pour ne pas sombrer, et il semble que toutes les conditions sont ici réunies pour un jeune garçon… j’ai bien peur que cela ne parle pas trop à une fille.

    J’ai bien aimé ton cours sur les totems, j’apprends toujours des choses ici !

    Les dessins sont très agréables, ils me rappellent ceux de Cross Fire, notamment cette colorisation informatique (non ?). Je ne pense pas être intéressé par cette lecture par contre, et mon fils a passé l’âge je pense. Mais sait-on jamais, si je tombe dessus, je tenterai !

    La BO : c’est avec ce disque que j’ai laissé tomber NIN… Mais le titre marche pas trop mal.

    • OmacSpyder  

      Jyrille, tu verras dans l’interview de demain qu’une anecdote répond directement à ton propos sur le masculin/ féminin pour Klaw! (J’ai l’impression d’avoir mangé un Bruce avec cette phrase teasing de guedin!!)

      C’est mon côté prof : je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer, au-delà de vous convaincre de vous ruer sur cette BD, de vous. .. transmettre quelquechose ;)

    • Bruce lit  

      @Jyrille : With Teeth est le dernier grand album de NIN. Il est bancal mais contient de très très bonnes chansons. Par la suite, oui, c’est beaucoup moins bon.

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *