Tout ce que vouliez savoir sur Tintin sans oser le demander

Focus : Tout ce que vouliez savoir sur Tintin sans oser le demander

Article de JEAN-LUC REMY

Dans cette nouvelle publication, une tentative de réponse aux nombreuses questions « POURQUOI ? » que se sont posées parfois les lecteurs des aventures de Tintin à propos d’une case surprenante, d’une situation particulière ou à propos de ce qui semblait une incongruité.

POURQUOI…
Hergé a-t-il attendu Objectif Lune pour doter le professeur Tournesol d’un cornet acoustique ?t_1

Dans l’album Objectif Lune, au détour d’une case, à la page 8, on découvre notre cher professeur utilisant subitement un cornet acoustique dont il ne s’était jamais servi dans les aventures précédentes.
Ce n’est pas dû au hasard, c’est tout à fait volontairement que Hergé l’a doté de cet instrument un peu suranné.
Pourquoi ? il l’explique lui-même.
Tout simplement parce qu’il a estimé que cet objet était nécessaire, voire indispensable :
« … Dans une histoire bourrée d’explications que la surdité du Professeur eût interminablement allongée… »

En effet, sachant que l’aventure lunaire exigerait plus d’explications que dans les aventures précédentes, et qu’il devrait les faire partager au lecteur, Hergé a préféré doter Tournesol de cet appendice pour ne pas ralentir le récit.t_0

Le cornet acoustique du Professeur Tournesol est en ébonite, c’est ce qu’affirment les pompiers venus éteindre le début d’incendie dans la chambre du Capitaine. Ce dernier l’avait bourré de tabac dans ce qu’il croyait être sa pipe.
L’ébonite a la couleur de l’ébène (ce qui soit dit en passant n’est pas le cas de celui du professeur Tournesol. Hergé aurait-il commis une erreur ?) et lui doit son nom.
Ce matériau fut inventé en 1839 par un certain Charles Goodyear (plus célèbre pour sa mise au point des pneus) à partir de caoutchouc vulcanisé, ce qui lui donne sa couleur noire. Ce produit fut utilisé dans des applications comme : les combinés téléphoniques, les tuyaux de pipe, les becs d’instruments de musique (clarinette, saxophone, etc.), les disques 78 tours, les stylos et même les boules de bowling. L’ébonite peut être considérée comme l’ancêtre des résines artificielles.

POURQUOI Une fanfare alcoolisée dans Les Bijoux de la Castafiore ?t_2

Souvenez-vous : Après que le séjour de la Castafiore à Moulinsart ait été divulgué par la presse, le maire de Moulinsart se rend au château et y prononce un discours de l’acabit de ceux (admirables !) du maire de Champignac. Il est accompagné de l’Harmonie de Moulinsart.
Au cours du deuxième entretien de Numa Sadoul avec Hergé (Tintin et moi, entretiens avec Hergé, 1975 aux éditions Casterman), l’auteur rapporte une amusante anecdote sur l’origine de cette fanfare :
Se trouvant dans une de ses propriétés à proximité de Bruxelles, Hergé reçut la visite de la fanfare de la petite localité voisine. Laissons parler Hergé :
« …Les musiciens avaient déjà fait le tour des cafés des environs et, quand ils sont arrivés, dans une espèce de char-à-bancs, ils étaient déjà sérieusement éméchés. Ils sont descendus, une bonne dizaine, ils ont commencé, en rang, par compisser ma haie… Cette formalité accomplie, ils ont faire leur entrée triomphale, taratata boum pouët pouët !…
Et ils ont alors répandu des flots d’harmonie. Après avoir bien joué, ils ont bien bu. La bière a coulé, elle aussi, à flots… Enfin, leur porte-parole prononcé le traditionnel discours de remerciement.
Discours qu’il a conclu en ces termes : « Et maintenant, chers amis, nous allons lever notre verre à la santé de Mossieu Remi, et crier tous ensemble, d’une seule et même voix : Vive SPIROU ! … »t_3

Hergé s’est directement inspiré de cette charmante anecdote pour l’Harmonie de Moulinsart, une façon de rentabiliser la beuverie des fanfarons belges. La transposition en bande dessinée est cependant d’un standing un peu plus élevé. Au final, la fanfare est toujours aussi saoule, mais le gag s’est francisé, gommant la belgitude brassicole.

POURQUOI Cette étonnante machine de guerre dans le Sceptre d’Ottokar ?

À la page 55 de l’album du Sceptre d’Ottokar, juste avant que l’avion de Tintin soit pris dans les tirs de la DCA Bordure, Hergé a dessiné un drôle d’appareil… Idem lors de la première publication en noir & blanc, en 1939, dans les pages du Petit Vingtième.
Et nombreux sont les lecteurs qui se sont demandé de quel engin il pouvait s’agir, croyant à tort qu’il s’agissait de canons anti aériens.
Rien à voir pourtant. Il s’agit d’un TÉLÉSITÉMÈTRE ! Une invention française qui permettait de prévoir l’arrivée d’un avion alors que le son qu’il émettait n’était pas encore perceptible par l’oreille humaine. Ce type d’engin fut détrôné par l’arrivée du radar.t_12
Mais revenons à l’origine de ce surprenant engin :
C’est Jean-Baptiste Perrin (signalons au passage que cet illustre inconnu pour la plupart d’entre nous a obtenu le Prix Nobel de Physique en 1926) qui, dès 1915 entreprend des recherches sur la détection à partir du son.
En utilisant le principe de l’écoute binauriculaire, il met au point, en 1917, le myriaphone.
Le principe du myriaphone est donné par son inventeur (accrochez-vous !) :
« Un grand nombre de prises de son identiques, de simples cornets dans le cas de l’air, captent l’énergie sonore. Cette énergie sonore, pour chaque prise s’engage dans un tuyau sonore où elle se conserve approximativement. Les divers tuyaux groupés, par exemple par 7, accolent leurs extrémités en un carrelage qui forme le fond d’un cornet allongé qui peut être de nouveau conjugué avec d’autres cornets, jusqu’à un cornet qui conduit le son au fond de l’oreille. »t_13
Ce système permet d’amplifier le signal sonore et le nombre de cornets augmente la précision du pointage en direction.
Le matériel est expérimenté en février 1918 au Centre d’Instruction et d’Études de la D.C.A. du Fayel, près de Compiègne.
L’appareil donne satisfaction et 20 sont mis en construction et livrés en juin. Une commande de 100 appareils est passée en septembre. Ces derniers, manœuvrés par des opérateurs expérimentés ont une portée par temps calme de 6000 à 7000 mètres pour un avion volant à 2000 mètres

POURQUOI Hergé, dans L’Affaire Tournesol, a-t-il supprimé la croix gammée ?

Ce n’est pas vraiment une question puisque la croix gammée est définie par la jurisprudence comme un symbole de l’idéologie nazie et que son utilisation peut être punie par la loi.
Pourtant l’anecdote mérite d’être connue :
Dans L’Affaire Tournesol, page 23, lorsque Tintin et Haddock se trouvent dans la maison du professeur Topolino, ils découvrent un livre intitulé « German Research in World War II ».
Sachez que ce livre (218 pages, environ 23 cm x 17 cm) existe vraiment. Il a été publié en 1947, chez l’éditeur John Wiley and Sons à New York. L’auteur qui est un colonel américain du nom de Leslie E. Simon, avait fait partie d’un groupe de scientifiques missionnés, juste à la fin de la seconde guerre mondiale, pour examiner les installations de guerre allemandes.
Dans son ouvrage, il faisait un point complet sur l’avancée des recherches technologiques allemandes en matière d’armement. Entre autre sur les armes de destruction utilisant les ondes du son à l’aide des projecteurs paraboliques…

Ça ne vous rappelle rien ? Les fameux essais de Tournesol dans son laboratoire…
La couverture de l’ouvrage a été scrupuleusement reproduite par Hergé (signalons que dans l’album le livre apparait dans 9 cases) … à l’exception, pour des raisons que l’on imagine, de la croix gammée qui figurait sur l’avion noir. Ce qui lui permit de représenter à la place le cockpit de l’appareil.
Ce livre est aujourd’hui INTROUVABLE; Pour info il a été vendu dans une salle d’enchères très connue, lors d’une vente Tintin, en 2014, à plus de 2 000 €

POURQUOI… Le professeur Tournesol a-t-il le plus souvent un pendule ?t_11

Le nombre de cases (ou d’illustrations) de Hergé où figure le professeur Tournesol avec son pendule est innombrable. Pourtant Hergé ne l’a doté de cet appareil de radiesthésie qu’à partir du 114 éme strip du Trésor de Rackham le Rouge (première aventure dans laquelle le professeur est apparu) lors de la publication en noir & blanc dans Le Soir, le samedi 13 juillet 1943.

Et si l’instrument apparaît entre les mains de l’éminent professeur c’est tout simplement parce que Hergé et encore plus son épouse Germaine, étaient convaincus de l’efficacité de ce type d’objet. Il paraît qu’un pendule avait permis, en octobre 1939, au radiesthésiste Victor Mertens, d’élucider la disparition de l’alliance de Germaine à leur domicile.
D’ailleurs une lettre de Hergé, dans laquelle il dit sa confiance en cette méthode, a été reproduite dans l’ouvrage de Victor Mertens « Radiesthésie, téléradiesthésie et phénomènes hyperphysiques » paru chez Casterman en 1942.
Signalons que les Remi (dont la santé n’étaient pas au top en juin 1944) consultèrent à nouveau ce radiesthésiste. Ses conclusions furent formelles : un courant d’eau passait sous leur domicile du 17 avenue Delleur à Boistfort… il leur déconseille de séjourner de façon prolongée dans les pièces situées en façade.

POURQUOI Tintin porte t’il des pantalons de Golf ?

Le pantalon de Tintin s’apparente à un « plus-fours », que l’on appelle aussi breeches ou breeks en Angleterre, ou knickerbockers. C’est un pantalon qui tombe 4 pouces sous les genoux. Cette mode qui durera près de 30 ans, et plus chez les enfants, nous vient d’Angleterre et s’est surtout hyper-développée aux États-Unis.
Apparus dans les forêts humides du Royaume-Uni, aux jambes des riches chasseurs dans les années 1860, c’est certainement l’un des premiers vêtements que l’on peut considérer comme sportswear, puisqu’il a été développé pour répondre à une contrainte technique liée à un sport.t_6

En l’occurrence, ne pas salir son pantalon quand on court après un sanglier dans les ronces et la boue ou tout simplement pour ne pas mouiller le bas du pantalon lors des parties de golf sur des gazons anglais, forcément humides. En effet, ces messieurs avaient pris l’habitude de le rentrer dans leurs chaussettes jusqu’à ce qu’un petit malin ait l’idée de raccourcir le pantalon à hauteur du genou.

La tenue plus-fours, sweater col V, chemise, cravate et casquette fait fureur sur les cours de golf, notamment grâce au grand Bobby Jones. Les danseurs se l’approprient aussi, on habille les enfants avec en gardant leur fonction principale : ne pas salir un pantalon dès qu’on court dans la boue. Les pilotes de moto ou d’avion et les cyclistes s’y sentent très à l’aise également, parfois équipés en haut d’un blouson en cuir. Mais dans la plupart des montagnes européennes et en Allemagne, les knickerbockers ont aussi toute leur place : trop pauvres pour s’acheter plusieurs pantalons, les paysans de Bavière les ont adoptés également. En montagne, c’est l’allié parfait : il ne gêne pas les pas en randonnée, il ne se mouille pas lorsqu’on s’enfonce dans la neige et les alpinistes sont légers et libres de tout mouvement en plus-fours.
Autre explication pour les golfeurs : pour empêcher de tricher car le pantalon retenu au mollet par un élastique, avait pour résultat qu’il était impossible de faire glisser une balle à l’intérieur de son pantalon jusqu’au sol pour faire croire que l’on avait retrouvé une balle perdue.
Le pantalon de golf de Tintin serait-il alors une marque visible de sa totale intégrité ?t_5

POURQUOI Hergé a-t-il inscrit TOULOUSE sur la borne kilométrique ?

Le 17 octobre 1940 en fin d’après-midi, les kiosquiers de Bruxelles suspendent en devanture le supplément jeunesse du quotidien Le Soir. Hergé y célèbre le retour de Tintin et Milou, disparus des radars et des gazettes depuis l’annexion de la Belgique par l’Allemagne nazie. Comme des dizaines de milliers d’autres jeunes Belges, Tintin semble heureux de rentrer au pays en dépit du trou dans sa chaussure.
Sur le dessin de couverture, un détail accroche immédiatement le regard des passants : une borne kilométrique portant la mention « Toulouse ».
Si, sur le moment, l’allusion parle à tout le monde, elle est aujourd’hui une énigme pour la plupart d’entre nous.t_8

Pour comprendre, revenons à l’époque des faits.
Le 10 mai 1940, c’est l’invasion de la Belgique et par conséquent l’arrêt du Petit Vingtième où Hergé publiait Tintin depuis 1929.
William Ugueux incite Hergé à quitter Bruxelles et c’est ainsi que le 15 mai, Hergé et son épouse Germaine se retrouvent jetés sur les routes de France comme un million et demi de Belges, Ils se réfugieront dans le Puy-de-Dôme, à Collonges, à côté de Saint-Germain-Lembron grâce à l’aide de l’épouse du dessinateur Marijac (le créateur de Jim Boum).
Les 29 et 30 juin Hergé fait le voyage en sens inverse pour rentrer en Belgique. Sur la route du retour, il croise plus de 100.000 jeunes belges qui eux aussi essayent de regagner leur Patrie. Ces jeunes gens sont les C.R.A.B.

Que sont les C.R.A.B. ? Il s’agit des Centres de Recrutement de l’Armée Belge, dispositif mis en place avant la Deuxième Guerre mondiale pour assurer la mobilisation des adolescents et des sursitaires. L’écrasante majorité des C.R.A.B. fut envoyée en zone non occupée, dans le sud-ouest de la France, et notamment à Toulouse, où officiait son état- major.
Le 19 mai, ils découvrent leur destination sur des affiches collées aux murs, dans les journaux et à la radio : « Tous les jeunes gens de 16 à 35 ans appartenant à la réserve de recrutement […] peuvent aller directement en France, où ils trouveront immédiatement abri et travail. »
Deux jours plus tard, les services de l’ambassade et des consulats précisent le lieu de rendez-vous : Les jeunes hommes belges de 16 à 35 ans doivent gagner Toulouse.
C’est ainsi qu’une semaine à peine après la violation de la frontière belge par l’Allemagne, 120 000 jeunes belges prennent la route pour Toulouse sous les bombes, la plupart à pied, les mieux lotis à bicyclette, à destination de cantonnements montés à la hâte dans le sud-ouest de la France (principalement en Haute-Garonne, dans le Gers, l’Aude et l’Hérault).
Cette troupe composée de centaines de milliers de jeunes gens déboussolés et arrachés à leur famille, vécut en France, entre mai et septembre 1940, un exode pénible et pathétique, dans l’attente d’une reconquête qui ne vint jamais.

C’est à cette génération, qui s’identifiait pleinement à la figure de Tintin, qu’Hergé adresse un clin d’œil appuyé dans la première édition du Soir Jeunesse, avec la mention Toulouse sur la borne kilométrique, enfin avec l’apparence de son héros, dépeint comme un C.R.A.B. de retour au pays : semelle usée par des mois de marche à pied et bouteille de vin rouge dans la musette.t_9

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Mais pourquoi Tintin porte t’il un pantalon de golf ? Pourquoi attendre Objectif Lune pour traiter la surdité de Tryphon Tournesol ? Et c’est quoi cette fanfare alcoolisée à Moulinsart ? Notre Tintinologue Jean-Luc Remy répond à ces questions et d’autres plus ardues chez Bruce Lit.

La BO du jour : une fanfare bourrée contre celle sous Asyd Barrett, qui gagne ?

13 comments

  • Matt  

    Ah tenez, j’ai pas encore lu tout l’article et je le ferai demain, mais je ne résiste pas à l’idée de vous énoncer un nouvel exemple de la bienpensance ignare en rapport avec la croix gammée mentionnée dans l’article : les japonais ont songé à effacer les svastika de leurs temples à cause d’abrutis de touristes qui ne se renseignent pas sur la signification du symbole là bas et s’offusquent. Je cite « Cette confusion de la part des étrangers est si récurrente que les autorités chargées de la promotion touristique du pays proposent de remplacer ce signe. Une idée qui ne passe pas auprès de tous les Japonais »
    Rappelons-le, à la base :

    « Ce symbole est actuellement utilisé en Asie et tout particulièrement en Inde. Il est le symbole premier du jaïnisme, considéré par ses adeptes comme le plus favorable de tous les symboles. Dans l’hindouisme il possède de nombreuses significations sacrées et, en particulier, il représente le dieu Ganesh qui est fort populaire ; c’est toujours un symbole omniprésent chez les bouddhistes. En Chine, il symbolise l’éternité. »

    • midnighter  

      punaise on est pas rendu………

      • Bruce lit  

        @midnighter : je n’ai pas compris ta remarque.

        • Matt  

          Je sais que je passe complètement inaperçu mais je crois qu’il réagit juste avec consternation à ce que j’évoque plus haut^^

    • Catherine Mabille  

      Et en plus, elle  » tourne » dans l’autre sens

  • Eddy Vanleffe  

    Encore un ben bel article qui parvient à nous apprendre encore d’avantage sur un domaine qu’on pensait connaitre à fond… :)

    Je ne savias pas que c’était carrément illégal de représenter la croix gammée même dans un but historique?
    il doit avoir des trucs sur le troisième Reich en fiction. on est bien obligé de la représenter.

  • Matt  

    Un chouette article, oui.
    Anecdote amusante pour la fanfare.
    Et intéressants éléments historiques pour le TÉLÉSITÉMÈTRE dont j’ignorais tout de l’existence, et l’exode à Toulouse.

  • Tornado  

    Merci pour cette précision sur les C.R.A.B dont je ne savais rien. Elle coupe encore davantage l’herbe sous les pieds des détracteurs d’Hergé qui le traitent aujourd’hui encore de collabo !

    A noter que la croix de Ganesh est à l’envers, et qu’elle symbolise effectivement l’éternité. Tout le monde devrait pourtant savoir qu’Hitler s’était inspiré de ce symbole, décidant au dernier moment d’inverser le sens de la croix (afin de se la réapproprier), qui devint ainsi lisible sous le nom de « SS ». C’est effectivement pathétique de devoir effacer un symbole qui n’a, à l’origine, rien à voir avec les nazis…

    • Matt  

      Il me semble que c’est plus compliqué. Hitler a incliné à la croix à 45 degrés mais ne l’a pas inversée. Les deux versions de la croix (dans un sens ou dans l’autre) sont un symbole positif.

  • Jyrille  

    Super article, où j’apprends une tonne de choses. Il faut dire que j’ai très peu de souvenirs des albums de Tintin dont on parle ici. Même les Bijoux de la Castafiore, qui est peut-être mon préféré, j’en avais oublié la fanfare. L’anecdote y est d’autant plus savoureuse.

    Je rejoins Matt et Tornado sur les CRAB et le Télésitémètre, mais je suis également épaté par le livre scientifique nazi. Merci beaucoup pour tout ça.

    La BO : pas la période que je préfère (même si j’aime bien le premier album, ce second n’est pas à la hauteur de l’extrait je trouve) mais le titre est bon.

  • JP Nguyen  

    Après le crabe aux pinces d’or d’hier, voilà que le CRAB du jour m’instruit de nouveau ;-) !
    Le pantalon de Tintin était un des détails qui me faisait un peu tiquer quand j’étais gosse. Ca m’empêchait un peu de m’identifier au héros, cette tenue que je n’avais jamais vue portée par personne (et c’était pas comme pour les super-héros, ou le costume extraordinaire fait partie du package…).
    Du coup, j’étais content quand il est passé, très tardivement, au pantalon classique (chez les Picaros et dans le lac aux requins…)

  • Présence  

    Un article aussi sympathique qu’informatif qui produit l’étrange effet de répondre à des questions auxquelles je n’avais pas pensées et qui pourtant s’imposent à la lecture. Mes préférées sont celles relatives à la radiesthésie et à la mention de Toulouse. En grand lecteur de BD, j’apprécie également l’usage pertinent du cornet acoustique pour éviter l’overdose de phylactères par le lecteur. Un grand merci pour ces éclairages qui donnent une autre saveur à ces détails.

  • Bruce lit  

    L’explication et l’association autour du Pantalon de golf de Tintin est passionnante. Merci Jean-Luc.
    La séquence du Zouave et ses quiproquos avec un Tryphon version Dragon Ball est sans doute la plus drôle de la série.
    Concernant le symbole de la swastika, même si l’idéologie du nazisme est bien entendu condamnable et épouvantable, l’esthétisme des costumes et de la croix gammée aura eu un impact profond sur le cinéma et le rock.

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