Uncanny Covers : X-men #210

Focus : Uncanny X-men#210, « The Morning After » par Romita Jr et Wiacek

VO : Marvel

VF : Lug/ Panini

Par STEPHANE MAILLARD PERETTI

Uncanny Covers  propose un focus sur ces couvertures, dont certaines sont devenues légendaires, iconiques, mais aussi sur celles qui ont disparu de la mémoire collective, trop vite remplacées par des sirènes aux courbes plus alléchantes, ou simplement plus à la mode.

Qu’elle soient tellement connues que les hommages se sont multipliées en autant de clins d’oeil, ou juste belles et oubliées, elles ont droit ici à une nouvelle heure de gloire . 

(C) Marvel Comics

(C) Marvel Comics

« C’Mon, mess with us, make our day »
« Allez, Faites nous plaisir, venez nous chercher… »

C’est comme ça que je traduirais la catch-line du Uncanny X-men 210, d’octobre 1986 qui, à bien des égards, marque la fin d’une époque pour le magazine mutant.
Cette couverture ultra-connue, devenue représentative d’une époque, ré-imprimée dans nombres de recueils, est l’avant-dernière par John Romita JR, qui signe d’ailleurs son ultime épisode complet sur les X-men, jusqu’à son retour pendant l’ère Scott Lobdell.

Sur un fond grisâtre, plein, le dessin montre 6 membres de l’équipe actuelle se tournant, faisant face directement face au lecteur -ou, bien entendu, au quelconque quidam assez crétin pour venir leur chercher des noises à ce moment clairement mal choisi.

Le lecteur contemple 5 de ces « unsung heroes » (ils n’ont jamais été, jusque là, aussi décriés par la foule en pleine hystérie anti-mutants), baignés du feu d’un projecteur donnant une impression inéluctable de « dos au le mur »: une exposition forcée, mais loin de vouloir fuir, soutenant l’un des leurs, Diablo, blessé, tuméfié, toisant le lecteur d’un air de défi… Animaux sauvages acculés, assiégés, prêts à donner ce qu’il leur reste avant de rendre l’âme.
Colossus arbore son ancien costume (« les autres sont tous en miettes » dira t-il à sa soeur), Wolvie, juste derrière le géant Russe, expire sans gêne une volute de fumée virevoltante de son cigare, les griffes du poing gauche sorties, Tornade, au coeur de son époque punk n’offrant aucune douceur dans ses yeux, et Kitty Pryde, le visage baissé, toisant fièrement quiconque soutiendrait son regard.

Harry, flic sympatoche: "Ceci est le soufflon est le plus puissant de la création, le magnum 747. Une balle peut stopper la charge d'un troupeau de bulldozers... Alors fais un geste..." Source: bigpondmovies.com https://bpmovies.telstra.insnw.net/mop/IzMmMyOqAXu_eSOyLuUx5jFPYMVU/images/5148517/Sudden_Impact_CA_v2-270x390.jpg?i10c=img.resize(width:180,height:260)

Harry, flic sympatoche: « Ceci est le soufflon le plus puissant de la création, le magnum 747. Une balle peut stopper la charge d’un troupeau de bulldozers… Alors fais un geste…« 
Source: bigpondmovies.com

La catch-line, est un clin d’oeil évident au « Go ahead, make my day! » écrit par Charles B. Pierce, et balancé par le vindicatif Harry-Dirty-Callahan dans le film SUDDEN IMPACT (LE RETOUR DE L’INSPECTEUR HARRY) en 1983, le 4eme opus de la série de Clint Eastwood dans le rôle titre. Callahan réplique ainsi (« Vas-y, fais moi plaisir ») en mettant un criminel en joue de son magnum 44, poussant le preneur d’otage à se rendre…

Rappelons que ce « Make my day » fut d’abord utilisé dans « Vice Squad », en 1982, mais l’allusion est généralement liée au personnage de C. Eastwood… Cette petite phrase a été utilisée plus tard par un certain Ronald Reagan, utilisant son veto présidentiel contre les démocrates cherchant à voter une loi visant à augmenter les impôts.
Signée J. Romita JR et Bob Wiacek à l’encrage, cette couverture est un excellent résumé de l’épisode, qui dépeint les mutants tenter de souffler après une bataille décisive, sur le point de sombrer dans une autre, qui les éprouvera d’autant plus, le changement de costumes soulignant progressivement un ton de plus en plus « Grim n’ Gritty » (Merci messieurs Miller et Moore).lug_0

Pour synthétiser l’épisode 210, ‘action s’ouvre sur une chasse au mutant: Tommy, jeune Morlock, tente désespérément d’échapper à des chasseurs, les Marauders. Son amant, un renégat du Club des Damnés, mourant, une lance d’énergie dans le dos, en couvrant sa fuite (une romance entre une mutante et un garde du Hellfire Club, ensemble? Quelle douce idée…)
Le ton est de suite donné, et perdure le long de l’histoire.
Les X-men, viennent de perdre Rachel/Phoenix, et aucun ne semble réellement la regretter -une réaction qui m’a personnellement toujours débecté. Malicia est prise à parti dans un centre commercial, (« You Mutie!! ») sous prétexte d’être, justement, une mutante. Magneto reconnaît les 5 X-men d’origine sous les traits de X-Factor, chasseurs de mutants, abasourdi, loin de se douter que ce n’est qu’une couverture pour sauver leurs semblables… ce qui le pousse à accepter l’offre d’alliance proposée par leur némésis, le Club des Damnés.

Le lecteur est témoin à deux reprises (avec Malicia puis X-Factor) de la prise de parole de rares civils défendant le genre mutant, exception qui ne transparaîtra jamais sur d’autres titres, soulignant une fois de plus l’intelligence de la plume de Chris Claremont.
Le coeur même de l’épisode dépeint la fuite de Diablo privé de son don de téléportation dans un squatte sombre de la Grande Pomme, rappel évident de sa première apparition, lors du Giant Size X-Men #1. Il ne doit son salut qu’à l’arrivée opportune de ses compagnons, Kitty en tête, qui, comparant la foule aux nazis lors de la seconde guerre mondiale, désamorce la crise… tout en remettant en place de ses seuls mots cette femme lui rappelant qu’elle devrait respecter ses ainés : « On ne parle pas ainsi aux adultes – C’est vrai, lorsqu’ils méritent le respect »
L’épisode se conclue sur l’exécution de la jeune Tommy, alors que l’un des « Marauder » lui promet d’être bientôt rejointe par de nombreux autres, un « boom » mortel retentissant hors-cadre…

New Defenders 128, par le grand Kevin Nowlan (C) Marvel

New Defenders 128, par le grand Kevin Nowlan
(C) Marvel

Revenons à ce qui nous intéresse ici, la couverture, et ajoutons qu’elle est un clin d’oeil à la magnifique illustration de Kevin Nowlan sur Defenders #128. Mais du fait de l’écriture géniale de Claremont, de la vie qu’il a instillée en chacun de ses personnage année après année, le dessin de Romita Jr et Wiacek devient iconique et sera repris dans le futur comme écho à un épisode qui clôt sans fanfare une époque.

Les X-men de l’âge d’or sont loin, en effet, Cyclope ayant perdu sa place face à une Tornade punk et sans pouvoirs, n’ayant plus rien de la déesse des vents, le Hurleur parti sur l’île de Muir, Malicia, ancienne adversaire, trouvant ses bases dans l’équipe, l’arrivée imminente de Dazzler, Longshot et Psylocke achevant ce changement du « roster », et le passage à un nouveau pan de leur histoire.

Les X-men ont toujours parlé de différence, de l’acceptation de l’autre, de causes sociales à peine abordées dans les autres comics.
Ici, les membres de l’équipe, à bout, montrent les signes de n’importe quelle frange ou minorité sociale poussée à bout, physiquement et moralement, minorité recluse, blessée et prête à défendre chèrement sa peau. Clairement épuisés, ils ne donnent en aucun cas l’idée d’être prêts à se rendre, loin de là.
A nouveau, ils représentent les afro-américains en lutte contre la ségrégation raciale, les homos, lesbiennes et dragqueens des émeutes de Stonewall à New York après une énième exaction policière, ou bien encore les natifs amérindiens. Chacun d’eux représente une minorité déterminée à en finir avec la maltraitance et l’injustice d’une société trop longtemps répressive.
Reprise entre autres dans New X-Men (Vol 2) #25 , cette putain de cover se détache en intensité de toutes les autres du même mois d’octobre 1986, et, pourtant sobre, fait se demander au nouveau lecteur « Qui sont ces personnages à l’air tellement bad-ass, qui appellent à la reconnaissance de leur cause, cet air de bête fauve prête à en découdre sur leurs visages, et qui semblent se dresser, seuls, sur le chemin de quelque danger écrasant? »

Ces personnages étaient les X-Men… et c’était dans l’air du temps, d’un comic book et d’un auteur qui avait plus bien des choses à dire, et d’artistes puisant dans leur talent le maximum afin de faire exploser les différences de ces protagonistes hors du commun, plein d’une âme les démarquant à jamais des autres acteurs de BD américaine.

Bien moins inspirée, la cover de New X-Men 25, par M. Brooks (C) Marvel

Bien moins inspirée, la cover de New X-Men 25, par M. Brooks
(C) Marvel

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Dans notre nouvelle rubrique,  Uncanny Covers, Stéphane Maillard Peretti dresse l’inventaire des covers les plus emblématiques des comics. Ici celle du Mutant Massacre des X-Men. Qu’a t’elle de si particulier ?  Découvrez le chez Bruce Lit.

21 comments

  • PierreN  

    Excellente idée, il y a de quoi tenir longtemps avec ce type de sujet tant les exemples ne manquent pas. Je me demande qui a produit le plus de couvertures pour Marvel au total (60′s=Kirby, 70′s=Gil Kane, 80′s=Byrne, 90′s=?, etc…).

    Le style de JRjr est souvent critiqué, mais s’il y a bien quelque chose que l’on ne peut pas lui enlever (en plus de son talent évident de storyteller), c’est qu’il sait y faire pour représenter les visages tuméfiés par les coups (la trogne du père Murdock avant qu’il ne se fasse descendre). Son Diablo en est ici la preuve.
    L’absence de Rachel, je crois qu’elle s’explique plus ou moins parce que Claremont voulait lui consacrer une mini-série. Faute d’aboutissement, elle sera exfiltrée dans le titre Excalibur, une autre titre qui ne manque pas de couvertures marquantes, drôles voire méta (lorsque les X-Men apparaissent et que Jean se tourne vers le lecteur en disant « If it doesn’t increase sales, nothing will »).

  • Présence  

    Excellent souvenir que cette couverture qui m’avait tapé dans l’œil sur les présentoirs d’album à l’époque de sa sortie en VO. Je n’avais jamais eu l’idée de la rapprocher de celle de Defenders #128 par Kevin Nowlan.

    C’est très prenant cette présentation de la couverture, rattachée à la fois au contenu du comics (ça prouve qu’il ne s’agit pas juste d’un dessin accrocheur, sans rapport avec le contenu), au positionnement des X-Men à l’époque), à la capacité JRjr a rendre compte de l’état d’esprit des personnages, pour développer ce qui faisait la spécificité des préoccupations de Chris Claremont.

  • nicolas  

    Très belle couverture avec laquelle Claremont critique ouvertement la montée de la violence à la Miller/Moore dans les comics. « Make my day » se veut sarcastique.. D’autant plus que dans l’épisode suivant les Maurauders ramassent les X-Men à la petite cuillère, les achevant après leur passage à tabac par la Freedom Force et Nimrod. Belle critique (en filigrane) par Claremont de leur entrainement en salle des dangers…

  • Steph  

    Salut.
    Merci pour les habituels retours … (putain, c’est plein de coquilles. Faut que je me relise avant d’envoyer le texte à Bruce)

    Je m’adresse surtout à l’équipe du blog pour m’expliquer un peu, aujourd’hui.

    Je suis désolé de ne répondre -et encore, succinctement- que lors de mes publications assez rares sur le site.

    Je ne vais pas en faire des tonnes, ni chercher à apitoyer qui que ce soit, c’est pas tellement mon genre.
    Comme d’autres dans la « team » , j’ai des soucis de santé qui durent depuis plus de 20 ans, qui concernent, entre autres, la dépression.
    Je n’ignore en rien que nous avons tous à faire face à nos épreuves.
    Seulement, face aux miennes, je n’ai plus du tout le goût aux débats écrits -et de ce fait, j’ai quitté pratiquement tous les groupes Facebookiens qui parlent de comics et autres, trop souvent peuplés de je-sais-tout qui aiment juste se lire.
    Et ce rejet du débat écrit s’étend, je l’avoue, au blog.
    Je me protège, simplement. Même si vous n’êtes pas des « étrangers », ou des inconnus de FB, je fais ce que je dois pour garder mon cap. Je comprendrais si mon silence par rapport à vos propres articles vous lasse, et je ne demande bien sûr rien en échange.

    Il est normal que j’en parle rapidement – bien que déjà trop longuement :
    Je vous lis, pas toujours c’est vrai, mais souvent. Et je ne commente pas, même quand je rigole et que ce n’est que du plaisir, pour les F.R. de JP par exemple.
    Je n’ai juste pas « ça » en moi, et si je vous rencontre de nouveau pour certain et pour la première fois pour d’autres, en vrai, je serai heureux d’enfin débattre… mais de vive voix. (Enfin, je crois, j’espère)
    Ce que je ne peux plus faire, du moins pas pour le moment, et sans doute pour un bon bail encore, par écrit.

    Voilà, je fais pas plus chier avec mes horribles emmerdes.
    Prenez cette verdeur du langage pour un symbole de franchise, of course.
    Je vous apprécie tous à votre juste valeur, les gars.

    • Jyrille  

      Je n’ai aucun souci avec ta retraite des réseaux sociaux, Leo. De toute façon, tu peux toujours nous contacter quand tu le souhaites.

  • Tornado  

    C’est une jolie plume qui intervient ici sur cette nouvelle rubrique dont je me dis qu’il est étonnant qu’on n’y ait pas pensé avant !
    Malgré mon désaccord éternel quant à savoir ce qui est mieux entre la révolution Moore/Miller et le mainstream old-school candide (pour moi c’est Moore/Miller forever et contre tous, évidemment), j’ai une fois encore apprécié la manière dont un fan de cette période réussit à extirper la substantifique moelle et la toile de fond habitée de ces vieux comics. Ça m’aide à les défendre quand j’en discute avec des élitiste littéraires fermés.

    Entièrement d’accord avec Steph sur sa décision d’éviter les réseaux sociaux et leurs discussions agressives et stériles (« trop souvent peuplés de je-sais-tout qui aiment juste se lire » : c’est exactement ça bordel !!!).
    En revanche, Stéphane, même si je comprends ton renoncement à venir débattre avec nous autres ici-même, sache que pour ma part il n’y aurait que bienveillance envers toi en cas de retour… ^^

    • Matt  

      « Ça m’aide à les défendre quand j’en discute avec des élitiste littéraires fermés. »

      Ah punaise tu les défends des fois ?^^

      • Tornado  

        Et oui !
        C’est justement parce que j’ai des copains qui aiment (voire vénèrent) ces comics que je les défends. Je les défends quand je discute avec des élitistes arrogants pour qui toute BD est de la merde, et les super-héros de la sous-sous-merde par définition.
        En revanche, quand j’en discute avec les copains, je dis que je trouve ça mauvais ! :D
        En fait, la réalité, j’imagine que tout le monde l’a compris, c’est que même si je n’aime pas le old-school, j’aime bien ceux qui le lisent (à l’exception de ceux qui me font la leçon en me disant que c’est meilleur que Miller & Moore ! ;) ).
        Idem pour le punk, musique que je déteste, alors que c’est avec les punks que je me suis toujours le mieux entendu…

        • Eddy Vanleffe  

          On est tous un peu dans le même genre en fait.
          Je passe mon temps à conseiller des trucs que je kiffe pas à mort…
          un gamins l’autre fois cherchait du X-Men et semblait perdu. j’ai vu que Piskor ne l’attirait pas, et je lui ai montré Ultimate X-Men, je lui ait dit que c’était des sélects pas chers et avec une fin (Ultimatum)
          si on me cherche sur le coté le comics, c’est des mâles alpha qui se foutent sur la gueule, je lui parle évidemment d ‘Alan Moore, Miller, Morrisson et je me cale sur leurs « ambitions littéraires ».
          y’en a qui aiment du cartoony, du second degré, des univers compliqués ou simples…
          Parce que j’ai beau ne pas apprécier lire Morrisson personnellement, je pense quand même qu’il est le haut du panier actuel. je nuance parfois, je place d’autres noms quand il m’en vient (Tom King et Matt Kindt sont sûrement les futurs grands noms) mais je ne le cache pas sous le tapis.

  • Eddy Vanleffe  

    BON.
    1/D’abord je vais me jeter sur épisode en rentrant pour le relire.
    2/bonne idée que cette nouvelle rubrique. les couvertures de comics forment presque un « art » à part entière. entre science de l’affiche, de la pub, du poster, de l’aboyeur public « approchez, approchez, venez contempler les terribles maléfices de… », il y un sens de la composition unique et très riche (ouais parce que Kirby à Adi Granov, il a de quoi faire de l’exploration).
    3/pour le reste…
    rassures-toi, tu n’as aucun compte à rendre.
    Je ne sais trop comment te répondre afin de te rassurer. On ne se connait pas « en personne ». Je sais juste que personnellement, le comics est devenue une sorte de passion artistique, où le seul endroit qu’il m’ait été donné de pouvoir partager, c’est en ligne.
    sur des forums d’abord et puis ici enfin.
    Le débat est une spirale dans laquelle on glisse tous à un moment ou à un autre…
    au départ on veut juste partager nos idées, nos réflexions et puis après, on finit par faire des diatribes de quinze pages contre Grant Morrisson ou Dan Slott ou un autre…
    La dépression, je ne sais pas, j’imagine parfois que c’est sans Bruce Lit ou Buzz que je tomberais dedans, si tant que je n’y soit pas puisque je vois ça un peu comme l’alcoolisme, insidieux et invisible pendant des années jusqu’au point de rupture…
    mais je parle sans vraiment savoir…
    courage et suis tes besoins.
    En tout cas je suis déjà au taquet sur ce genre d’articles… :)

  • Matt  

    Sinon pour tes soucis, Stéphane, je comprends très bien. Pour ma part, même si certains ne s’en souviennent peut être pas, j’ai commencé à commenter ici en 2015, et suite à mes propres emmerdes similaires aux tiennes, j’ai fui le blog jusqu’à presque un an plus tard, avant de recommencer à causer et à me faire « embaucher » par Bruce dans la team. Je n’avais plus goût à rien en fait, même pas à la lecture. Rien à carrer des débats dans cette situation, c’est sûr…
    Et je connais les rechutes aussi, surtout lorsque les situations merdiques de la vie encouragent ces symptômes.

    Sinon je ne peux que te dire de t’accrocher. J’espère que tu as des gens qui t’entourent un peu, ça aide et faut pas avoir honte d’en avoir besoin. Même si je connais bien ce sentiment de se sentir nul et d’avoir honte de tout. Trouve toi quelqu’un dont c’est le boulot pour t’aider aussi. Sinon tu vas rendre fou tes potes^^
    Et on ne se vexe pas de ne pas te voir, pas de souci.

  • OmacSpyder  

    X-cellente (désolé, pas pu m’empêcher) idée que cette rubrique! Comme dit Tornado, comment n’y a-t-on pas pensé avant? Dès que l’on se fait cette remarque, c’est que l’idée est bonne!
    Ouvrir la rubrique avec cette couverture est encore une bonne idée : quel sens de la composition et tout le message qui transparaît alors, implicite et explicite, pour le lecteur!
    L’article met bien en exergue les tenants et aboutissants de cette période pour les X-men et ce que cela renvoie de la métaphore à laquelle ces personnages renvoient : des minorités. C’est-à-dire des personnes insuffisamment considérés.
    Et cette phrase que j’avais oubliée, posée là comme un affront, une provocation comme pourrait le faire une population dos au mur, ou un ado n’ayant plus de recours ou de secours.

    Cela rappelle ce que les X-men ont pu incarner. Et en quoi l’art narratif à pu mettre en scène ces situations pour les voir tomber, et se relever.
    Aussi je ne puis m’empêcher de faire le lien entre ce choix de couverture et ton commentaire, Stéphane. Comme une mise en abyme implicite, menant de la provocation .fr cette couverture à la résignation dont tu fais part pour trouver une voie d’expression propre, respectueuse de soi-même et de ses blessures. Parfois sous couverture.

    Merci pour cette uncanny cover. On a tous quelquechose en nous d’Uncanny, par ici ^^

  • Vindicator  

    Article bien trop court parce que c’est bien.
    Sinon ca va dans la bteam ? Parce que entre cet article et celui de Bruce hier, c’est pas la joie

  • Jyrille  

    Très bonne idée, surtout que je ne connais pas du tout ces épisodes et que je suis toujours friand de couvertures : une couverture réussie est tellement complexe à élaborer !

    Je ne connaissais donc pas celle-ci, mais elle est vraiment très belle. J’aime Romita Jr en général.

    Es-tu sûr que la référence à Dirty Harry n’apparaît pas dès le premier opus ?

    La BO : classique, ne serait-ce pas encore Bruce derrière ça ?

  • JP Nguyen  

    Quel bon goût dans le choix de cette première cover !
    Avec ce « Uncanny goût », la rubrique a forcément du chien ! ;-) (on peut aussi dire qu’elle envoie du pâté, si on veut).

    Bref, c’est cool de te voir poster de nouveaux articles Stéphane, à +.

    • Eddy Vanleffe  

      mais comment tu fais?
      Canigou…chien… :)

      • JP Nguyen  

        Je pratique un humour de niche.

        • Eddy Vanleffe....  

          tu viens de me tuer là… :)

  • Lefeuvre  

    Bravo pour l’article, Stéphane !
    Chapeau : pour quelqu’un qui se bagarre avec ses propres murs, je mesure bien l’exploit peu commun qui consiste à abaisser ses défenses pour écrire un article, et venir commenter.

    Je répète : Chapeau.

    Passons.

    Je ne connaissais pas la couv de Nowlan, qui est vraiment sublime. Magnifique Ping-pong ou chacun enrichit l’apport du précédent. C’est en effet dans l’histoire (et le recul sur la vague grim ‘n’ gritty) que Claremont emplit de sens les regards de la reprise par JRjr. Très bon.

    Le « No More Mister Nice Guy » de la BO du jour « Fini la méthode douce », me renvoie à la couv tout aussi emblématique de Daredevil (184) par Miller, où Tête à Cornes nous braque d’un 44 magnum, façon (tiens tiens !) Dirty Harry.

    http://ilikecomicsonline.com/product/daredevil-184-bronze-age-grade-9-4-find-no-more-mister-nice-guy/

    Bonnes fêtes de fin d’année à tous !

  • Tornado  

    Aaah ! C’est amusant que Laurent flashe sur la cover de Nowlan, car j’y vois clairement une filiation (au sens positif du terme, bien sûr) plastique avec les aventures du renard ! :)

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