Une Madeleine de Proust : Comic Book Confidential

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Ils sont tous là !

Comic Book Confidential par Ron Mann

1° Publication le 21/11/15- Mise à jour le 03/01/18

 AUTEUR : NICOLAS GIARD

Produit en 1988 et réalisé par le documentariste Ron Mann, Comic Book Confidential explore de manière ludique, divertissante et nostalgique l’histoire des comic-books de 1933 à 1986, des premiers Famous Funnies à Dark Knight Returns.

Ce film fut présenté sur Arte dans le cadre d’un thema sur la bande-dessinée, il est depuis disponible en dvd. Il combine des interviews de personnalités des comics avec des images d’archives, des techniques d’animation et surtout une délicieuse bande sonore très rock n’roll avec principalement les Grateful Dead.

Le film commence par un extrait du talk-show Confidential File présenté par Paul Coates, datant de l’époque des Années 50 quand le psychiatre Frederic Wertham lança sa sinistre chasse aux sorcières contre les comics ; Coates, de manière tendancieuse nous explique qu’il devrait exister une loi contre les comic-books, allant jusqu’à mentir sur le contenu d’un Vault of Horror pour illustrer son propos.

Paul Coates n’aime pas le mauvais goût

Paul Coates n’aime pas le mauvais goût

Un planche dessinée par l’artiste Paul Mavrides, co-créateur des Fabulous Furry Freak Brothers avec Gilbert Shelton, nous présente les artistes qui illustrent ce documentaire : Bill Gaines, Stan Lee, Jack Kirby, Will Eisner, Robert Crumb, Art Spiegelman et seize autres qui donne tous une vision globale de ce que furent les comic-books sur cinq décennies.

L’aventure des comics commence en 1933 quand Max Gaines, le père de Bill Gaines eut l’idée de vendre les comic-strips moribonds sous forme de magazines pliés en deux, créant ainsi les premiers comic-books de l’histoire : les Famous Funnies et les Funnies on Parade. Bill Gaines nous explique comment Superman eut la même influence sur le jeune lectorat que les personnages de la radio et des journaux en leurs temps.

Max Gaines croyait en la liberté d’expression et en l’individualité, deux valeurs perdues dans les comics d’aujourd’hui ou tout est uniformisé et c’est cette force de caractère qu’il transmit à son fils Bill, futur fondateur des EC Comics qui firent pour le moins parler d’eux 20 ans après.

Un père fondateur et ses œuvres… l’histoire est en marche !

Un père fondateur et ses œuvres… l’histoire est en marche !

C’est au tour de Jack Kirby de prendre la parole. Il nous explique comment après avoir travaillé pour le Fox Feature Syndicate il a exploré la narration des super-héros, créant ses propres personnages, son propos illustré par des planches de Sandman, the Boys Commando. L’Amérique entrait en guerre, il créa Captain America avec Joe Simon, animé de sentiments très patriotiques.

Une autre époque, illustrée par les comics qui sortaient en masse pour l’effort de guerre. Qui d’autre que les Freedom Fighters et la Justice Society pouvaient partir aider les soldats contre les stukas et les tanks de la Wehrmacht ?

Un maître, un créateur, le futur fondateur de tout un univers… Merci Jack !

La personnalité suivante à prendre la parole est Will Eisner, un génie modeste qui avec une grande gentillesse nous explique comment le Register and Tribune Syndicate le contacte en 1939 pour lui proposer de créer un personnage de comic strip pour leur journal, pour contrer l’influence des comic-books qui leur volaient des lecteurs.

Will Eisner créa le Spirit, alias Dennis Colt, un héros atypique portant un fedora et un loup sur le visage pour masquer sa véritable identité. Eisner revient sur l’ épisode  « Bring in Sand Saref », dans lequel son personnage part sur les traces d’une ancienne petite amie devenue une redoutable aventurière.

That's the Spirit !

That’s the Spirit !

Après la victoire des Alliés en 1945, les Américains voulaient oublier les horreurs et les drames des six dernières années et profiter un peu du « rêve Américain »: consommer dans leurs belles et confortables maisons de banlieue.

C’est Bill Gaines qui va mettre des coups de pieds dans la fourmilière en proposant une nouvelle ligne de comic-books racontant des histoires policières, à suspense, de science-fiction et surtout d’horreur. En ce temps là, l’Amérique craignait la bombe et cette peur nous donnera les plus belles pages de Weird Science et Weird Fantasy. Et ce sont ses Vault of Horror et ses Tales from the Crypt qui inspireront des générations de cinéastes tels que Joe Dante ou Wes Craven et de romanciers comme Stephen King, nourris d’EC Comics dans leur jeunesse, sans oublier Harvey Kurtzmann qui condamnera la Guerre de Corée dans des planches audacieuses pour la revue Frontline Combat.onf_06

Bill Gaines raconte ses démêlés avec la Commission érigée par Fredric Wertham qui attaquera l’univers des comics, les déclarant nocifs pour l’esprit de la jeunesse Américaine, et racontant les pires mensonges dans son livre Seduction of the Innocent, un tissu d’affabulations et de « preuves » préfabriquées. Ron Mann fait usage d’images d’archives pour montrer le combat de Gaines contre le comité ainsi que des enfants brûlant des comics en masse dans un autodafé que n’aurait pas renié Josef Goebbels.

Le pire « vilain » de l’histoire des comics

Le pire « vilain » de l’histoire des comics

Bill Gaines perdit son combat contre Wertham et dans une mesure auto-castratrice, les éditeurs de comics se réunirent pour fonder le Comics Code, une belle saloperie castratrice et hypocrite qui sonnera le glas des EC Comics et dont les comics mettront des décennies à se remettre.

Le film de Ron Mann décrit ensuite la nouvelle vague de comic-books post-Code Authority : des bandes inodores et incolores du style Psychoanalysis, Young Romance, Adventures of Jerry Lewis ou Leave it to Beaver. Sans compter la castration complête de Superman, Batman et Wonder Woman.onf_08

Dans le chapitre suivant, Harvey Kurtzman nous rappelle comment le Comics Code a supprimé toute la veine créatrice de la bande-dessinée Américaine et comment l’art a besoin de liberté pour s’exprimer. Sous l’impulsion de Bill Gaines il a crée le magazine d’humour MAD, découvrant sa veine humoristique et se moquant de toutes les institutions de la prude Amérique, parodiant allègrement les stars de cinéma, les super-héros, les hommes politiques, etc.onf_09

En 1956 c’est le grand retour des super-héros sous l’impulsion de Julius Schwarts, alors rédacteur en chef chez DC qui donne le signal de depart pour le Silver Age des comics, les super-héros du Golden Age sont recyclés dans le moule de la science-fiction des revues pulp style Thrilling Stories.

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The King, c’est pas lui….

Stan Lee avec son bagou habituel et une amnésie très sélective nous raconte comment sa femme l’a poussé a créer des super-héros , plus terre a terre, plus humains, nous donnant les Fantastic Four, Spider-Man, les X-Men en omettant Steve Ditko,  Gene Colan, et surtout  Jack Kirby qu’il a toujours spolié.

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Achetez moi, sinon je fais un malheur….

Robert Crumb nous parle ensuite de son départ pour San Francisco dans les années 60, armé de son seul courage et de son talent pour dessiner des cartes postales, une tâche qui le soûlait au plus haut point. Il se fit connaître avec Zap Comics mais surtout avec la création de Mr Natural, puis avec Fritz the Cat dont il nous raconte la mort, assassiné par une petite amie en rut, sur fond de Keep on Trucking des Grateful Dead.

Son vieux complice Victor Moscoso intervient pour raconter comment ce sont les boutiques spécialisées en posters psychédéliques qui ont permit l’essor des comics underground dessinés par Crumb, Gilbert Shelton et quantité d’autres artistes dans une ambiance sentant bon le rock n’roll, la marijuana et les bouleversements sociaux. Spain Rodriguez nous parle de sa création, Trashman, sorte de justicier social, héros de la classe ouvrière dans une Amérique post-apocalyptique, un peu comme dans V for Vendetta.onf_13

C’est le temps de la bd underground avec des bd provocatrices telles que Binky Brown , Trots & Bonnie, les deux petites filles à qui Shary Flenniken fait aborder des thèmes très adultes dans leurs aventures ; les Air Pirates de Dan O’Neil qui parodie Mickey et Minnie ce qui lui valu un procès a rallonge avec Disney ; Zippy the Pinhead de Bill Griffith, un personnage pour le moins en décalage avec la réalité qui nous conduit à une séquence intitulée « Are we having fun yet ? ».

Les premiers magasins spécialisés en comics attirent les lecteurs friands de leur dose mensuelle de super-héros et de BD indépendante, parmi ces dernières Cerebus, Elfquest, la revue Star*Reach dans laquelle Walter Simonson fit ses premières armes. Gilbert Hernandez nous fait une présentation dessinée sur un mur de sa bd Love & Rockets, centrée sur des personnages féminins d’origine latino-Américaines, vivant à Los Angeles.

Harvey Pekar raconte sa jeunesse sur des dessins de Robert Crumb et nous présente son œuvre principale, American Splendor, une série de comics autobiographiques, à mille lieues des habituelles histoires de super-héros.onf_14

La cartooniste Lynda Barry présente une bd de quelques pages dans laquelle elle parle de l’arrivée des premières règles chez les jeunes filles, elle s’est faite une spécialité tout au long de sa carrière de parler de la condition féminine et des rapports entre hommes et femmes.onf_15

Quant à Sue Coe, cette illustratrice et cartooniste est également une activiste contre la cruauté envers les animaux ; ses travaux sont très politisés. L’œuvre qu’elle nous présente, How to Commit Suicide in South Africa est une enquête sur la mort d’un médecin Sud Africain également activiste pour les droits des travailleurs. Cet album, noir et effrayant parle de la situation désespérée des noirs d’Afrique du Sud et a fait parler de lui jusque dans les prisons de ce pays où un condamné a mort a écrit « Quelqu’un parle de nous en Amérique ! Quelqu’un se soucie de nous… »onf_20

 

Art Spiegelman et sa femme Françoise Mouly  nous présentent RAW, une revue underground d’avant-garde publiée de 1980 à 1991. Le couple souhaitait faire de la bande-dessinée pour adultes, dans un format large, cartonné avec plein de petites surprises à l‘intérieur : pas seulement des scénars et des dessins, mais des disques, des cartes pliables, du chewing-gum durci et collé ensuite. Françoise Mouly raconte que leur imprimeur a cru devenir fou quand il a vu comment l’équipe artistique de RAW déchirait des pages pour les recoller ensuite différemment.

Publié par Raw Books & Graphics, la revue présentait les œuvres d’artistes Americains, Européens, voir même Japonais ou Africains ; il y avait également des galléries d’illustrations, de la poésie, Charles Burns nous présente son album Big Baby dans une volonté de parler de peurs plus personnelles aux limites du fantastique ; et surtout les débuts de Maus, le magnum opus de Art Spiegelman sur la Shoah.onf_17

Le dernier chapitre du film nous conduit aux Années 80, à la periode d’assombrissement de l’univers des super-héros avec des histoires telles que les New Teen Titans de Marv Wolfman, Crisis on Infinite Earths, Grendel, les X-Men de Claremont et Byrne, et le Dark Knight de Frank Miller.onf_18

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Hippie Miller ?

Avec la modestie qui est la sienne, Miller nous explique qu’il a revitalisé les vieilles bd et qu’il a essayé de donner un souffle nouveau aux personnages dont il s’est occupé en ce temps là, brossant un rapide portrait de Batman et expliquant que son Dark Knight est à l’image de l’Amérique des années 80 qu’il perçoit comme effrayante et stupide a la fois, espérant que son album l’est également. Dark Knight Returns nous est présenté avec une bande sonore bien composée et conclut le film de Ron Man.

Le mot de la fin revient à Will Eisner qui constate que de plus en plus de lecteurs et de scénaristes recherchent des histoires plus intelligentes, plus évoluées et cela lui semble un futur inévitable. Le temps lui a donné raison pour beaucoup d’œuvres mais moins sans doute pour les super-héros à l’exeption d’œuvres comme Watchmen, Astro City, Powers.onf_21
Comic Book Confidential se regarde comme un film tout public traitant de cinq décennies de comic-books, un survol un peu rapide mais qui donne un bel aperçu de l’histoire de notre médium favori.

C’est un film que j’ai vu à une époque charnière de ma vie, en plein dans la lecture d’Ere Comprimée et Strange, juste avant d’élargir mes horizons dans les magasins spécialisés après les heures de fac. Une madeleine de Proust qui cristallisa ma passion pour les comics, me permit de mûrir et d’évoluer comme passionné et comme lecteur.

27 comments

  • Jord Ar Meur  

    J’ai encore flingué mon compte en banque… commandé le DVD ce matin.

    • Bruce lit  

      Je ne connaissais pas ce DVD. Ton meilleur article à ce jour M. Giard ! Bravo pour la somme d’informations s’en dégageant !

    • nicolas giard  

      Merci beaucoup Bruce ! J’en suis pas peu fier, j’admet. Ce film représente la synthèse de 27 ans de passions pour les comics, comme le temps passe.

    • Stan FREDO  

      Je pense que je vais également acheter ce DVD.

  • Présence  

    Magnifique !

    J’ai appris énormément de choses. Ton article m’a permis de me faire une idée construite et articulée de l’envers du décor de 50 ans de comics, c’est-à-dire des courants de comics en marge des grands éditeurs.

    J’ignorais totalement que c’était le père de Bill Gaines qui est à l’origine du format comics. Je te remercie encore pour avoir articulé de manière intelligible l’apparition des comics underground dans une frise chronologique, ainsi que la place de MAD par réaction au comics code authority.

    • nicolas giard  

      Merci pour tes compliments Présence, je suis content que mon article t’ai plu.
      Oui c’est bien Max Gaines qui à eut l’idée du format comics, mais à part ça c’était un homme violent au caractère dur qui battait son fils, le traitant comme un propre à rien.
      Bill Gaines a prit une belle revanche sur la vie avec ses EC comics !

  • Tornado  

    Mais il est passionnant cet article !
    Extra. J’ai également appris plein de choses et je comprends encore mieux pourquoi les vieux comics post-comics-code étaient aussi naïfs et pourquoi ils le sont restés aussi longtemps.
    Je ne savais pas qu’il avait existé des comics sur Jerry Lewis !
    Et je suis d’accord sur le fait que les comics de super-héros ont toujours beaucoup de mal à sortir de leur carcan bébête et infantile, encore aujourd’hui. Et d’autant plus avec la politique éditoriale de Marvel depuis quelques temps.

    • nicolas giard  

      Ca me fait plaisir que tu ais apprécié !
      Adventures of Jerry Lewis, un modèle du genre ! lol
      Les comics on mis longtemps a se remettre de l’influence pernicieuse du comc code, pour finalement le rejeter entièrement la décennie précédente.

  • JP Nguyen  

    Ouh punaise ! Ce docu a l’air très bien fait. Et ton article l’est tout autant, Nicolas !

    Maintenant, j’imagine une suite avec les années 90, Image puis les ères Quesada – Didio de Marvel / DC…

    Jim Lee : « J’ai repensé la place de la femme dans les comics : sur le devant de la scène avec le dos cambré. »
    Rob Liefeld : « Pour mettre les lecteurs dans ma poche, j’en ai donné plein à mes personnages… »
    Todd McFarlane : « Je voulais redonner le pouvoir aux créateurs et leur donner plus de droits sur leurs créations… Et vendre plein de jouets, aussi… »
    Joe Quesada : « Je pense que l’univers Marvel avait atteint une certaine maturité, il était donc important de faire régresser notre personnage phare en écrivant une histoire totalement abracadabrante pour attirer un nouveau lectorat… »
    Dan Didio : « DC, ça rime avec PC. C’est normal de rebooter pour que ça marche… »

    En fait, non, c’est peut-être pas une bonne idée, cette suite…

    • Nicolas  

      MDR
      J’aime ton sens de l’humour !

      Ce qui est amusant c’est que Ron Mann a produit le blue ray du film pour son 20° anniversaire avec des interviews coupées au montage, dont David Gibbons. Je me demande ce qu’aurait donné une narration de Watchmen pour ce film.

  • Lone Sloane  

    Bravo pour cet article qui synthétise avec brio 50 ans de comics.
    J’ai également appris pas mal de choses et tu donnes envie de voir le docu pour en découvrir plus. Il est frappant de penser que la création du Comics Code Authority a lieu la même année où s’achève la période terrible du maccarthysme.
    Et cette couv du Spirit est vraiment à tomber.

    • Nicolas  

      Les années 50 ont été une periode terrible pour un pays qui soit-disant prone la liberté de penser et d’agir.

  • Leo Swampy  

    Merci pour ton excellent article, Nicolas!
    Je rattrape lentement mon retard sur le blog,.. Et je tente de ne pas me ruiner, mais pas mal de vos critiques à tous me donnent envie de le faire…

    Là, je suis conquis…
    Bloody hell!

    :)

  • Jyrille  

    Pas mieux que tout le monde, un très bon article très intéressant qui m’a appris une tonne de choses. J’espère voir ce DVD un jour ! Et comme Leo, j’ai un retard monstrueux…

    JP, j’ai adoré ton humour.

  • Matt  

    Bon mais ça suffit là ! Entre Tornado qui me tente et pousse à demander un nouveau bouquin sur l’histoire du cinéma d’horreur pour Noël (l’art des films d’horreur par Stephen Jones), voilà un article qui me donne envie de voir ce documentaire.
    Bon après je pense connaître une bonne partie de tout ça à force d’avoir lu sur le sujet, mais ça semble être bien fait comme truc.

    • Bruce lit  

      Mon critère pour les rediffusions : est-ce que mon Mattie-Boy est venu commenter ou non ? Si non, il est temps de déterrer l’article ! Bingo ;)

      • PierreN  

        J’ai le dvd sous la main et je confirme que c’est très bien (la carrière de certains artistes et plus survolé que d’autres mais bon), notamment avec la forme, en jouant à fond sur l’aspect « BD » au niveau des transitions et des inclusions d’onomatopées.

  • Père Huck  

    Je l’ai ce DVD.Je l’ai acheté après avoir vu le film sur Arte.Très bon !
    J’avais aussi aimé , toujours sur Arte , mais sur les héros costumés cette fois , « De Superman à Spider-Man l’aventure des super héros ».
    Là aussi achat du DVD après le visionnage sur Arte.

  • Matt  

    A propos des EC comics, je suis en train de lire le tome 3 des Weird Science, et je tombe là dessus :

    https://scans-daily.dreamwidth.org/3404977.html

    Regardez la petite fille mutante de la dernière planche, et le rapprochement que fait un des commentateurs de l’article. C’est en effet la petite fille mutante Maggie du Marvels par Busiek et Ross. C’est sympa comme référence. Surtout qu’elle finit plus mal dans les EC comics la gamine. Et le sujet était le même : une fille était une mutante à cause de radiations, abandonnée par les parents, placée en orphelinat et que tout le monde trouve répugnante.

  • Matt  

    Plus j’en lis et plus je me rends compte que ces EC comics n’étaient pas du tout de mauvais goût. Il y a souvent une morale, les histoires parlent parfois de manière très explicite de problèmes en Amérique (racisme, etc…notamment dans les volumes « shock suspenstories »)
    L’affaire Wertham est vraiment lamentable quand même. On n’est pas non plus au même niveau de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie mais quand même c’est bien naze comme régression. Comme la censure de l’Eglise catholique en France des comics US déjà censurés.

    C’est normal si je vois d’un mauvais œil l’incursion de Macron dans les programmes télé ? Bon ok il y a de vraies merdes à la télé, je suis le premier à le dire. Mais méfions nous de ce qu’il appelle « l’excellence requise » à la tv et la radio.

  • Matt  

    Eh ! Tout le monde y s’en fout des références que je trouve dans les comics ?^^

    • PierreN  

      @Matt: Non non Matt, heureusement que tu est là pour faire le rapprochement (il n’y a pas aussi un caméo de Popeye dans Marvels ?).

        • Tornado  

          Tu as raison, Matt. C’est ce que je disais exactement dans mon article (incompréhension de ma part face à l’élégance et la classe de ces vieux comics -à mon sens 100 fois meilleurs que les comics de supeur-slips, mais bon…- victimes du C-C-A), si tu te souviens ;)
          Je faisais aussi référence aux multiples références !(et je dis pas ça pour dire que je l’avais dit avant, mais seulement pour dire que tu as raison ! :) )

          • Matt  

            Oui bah je ne me rappelle pas de tout ce que tu as dit^^

            Mais oui, sont chouettes ces EC comics. Cette histoire m’a marqué d’ailleurs. On ne voit pas la gamine tout le long, ce sont les autres persos qui la décrivent comme horrible et méchante…et vu le côté horrifique d’un paquet d’histoires des EC comics, on s’attend à un gros tas de chair dégueulasse…et en fait non, pas vraiment…et on remet en question tout ce que les persos dégoutés par son anormalité ont dit, s’ils n’ont pas exagéré ses comportements méchants ou s’ils n’étaient pas tout simplement liés au faut qu’elle ne soit pas acceptée et qu’elle en souffre.

            Sans le CCA, qui sait ce que seraient devenues les comics de super slips ? Plus matures ? Ou…peut être qu’ils n’auraient pas existé. Ah si Batman et Superman étaient déjà là. Mais bon ouais ce Wertham a vraiment foutu la merde.
            J’apprécie vraiment ces volumes de chez Akileos (malgré quelques fautes de frappe parfois dans les dialogues). Surtout les Weird Science d’ailleurs.

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