Who’s Next ? (St Seiya next Dimension)

St Seiya-Next Dimension par Masami Kurumada

Tiens ? Il était pas handicapé lui ?

Tiens ? Il était pas handicapé lui ?

AUTEUR : Lion STEPHANE MAILLARD PERETTI

VF : Panini

Next Dimension est la suite officielle du légendaire St Seiya (Les chevaliers du zodiaque) écrit et dessiné par leur créateur Masami Kurumada. Le sens de lecture est japonais.

Leeees chevaliers du zodia-a-queuh, s’en vont toujours à l’atta-aa-queuh, en chan…
Oh…
Salut….

Désolé, j’essayais de retrouver des bons souvenirs de ce vieil animé, Saint Seiya.
C’est que j’ai lu il y a peu les 9 volumes de Next Dimension (ND) commis par Masami Kurumada, le créateur du manga original, et ça m’a fait tout drôle

Saint Seiya, c’est un shonen des années 80 qui conte les aventures des chevaliers d’Athéna, protégés par leurs constellations, luttant pour l’amour et la justice contre des adversaires mythologiques toujours plus puissants.

Piquage de yeux...

Piquage de yeux…

La série a été canonisée par le dessin animé amené par le génial Shingo Araki, au rythme des musiques grandioses de Seiji Yokoyama. Elle a été diffusée en France dans le Club Dorothée à partir de 1988 et à fait un nombre d’émules impressionnants, dépassés seulement par Dragonball, à la même époque.
Le manga se conclue en 1990 par une titanesque bataille contre Hadès, le dieu des morts, le héros, Seiya de Pégase, se sacrifiant pour sauver la cruche qui lui sert de muse, Saori Kido, réincarnation actuelle de la déesse antique.

Et c’était très bien ainsi.
Les chevaliers avait repoussé leurs limites et créé des miracles, et l’on pouvait leur imaginer un repos bien mérité quelque part sous un doux soleil.

Mais en 2003, la Toei Animation adapta cet ultime chapitre laissé de côté dans les années 90, faute d’audimat. Les faiseurs de rêves Araki et Yokoyama de nouveau en lice, et sa carrière loin d’être au beau fixe, l’auteur original démarra une préquelle à sa poule aux oeufs d’or: Saint Seiya Next Dimension.
En 2006, les premières pages toutes remplies de couleurs furent éditées.

 bucoliques, Athéna et Seiya ont leur moment le plus chaud depuis le début de la série

Bucoliques, Athéna et Seiya ont leur moment le plus chaud depuis le début de la série

Ouaip.
Kurumada est un bosseur. Pas franchement un grand dessinateur, certainement pas un bon scénariste, il a eu des coups de génie qui assurèrent une étonnante longévité à ses personnages un poil sadomasos. Malheureusement, les années passées ont amenés ses assistants vers d’autres boulots, et il faut reconnaitre qu’ils se donnaient à fond, à l’origine: Il est connu qu’à partir de la deuxième partie du manga, l’arc Poséidon, Kurumada se mouilla de moins en moins dans les dessins et le scénario de Saint Seiya. Ainsi, Next Dimension débute par une version colorisée des dernières passes d’armes entre Hadès et Pégase, réinterprétés à la baisse.
On retrouve Seiya dans un pré, sur Terre, dans le coma et sur une chaise roulante.

Athéna est à ses côtés; elle décide de partir en quête d’un remède pour lui, le drôle s’acharnant obstinément à dormir alors que la noble jeune fille a les ongles qui poussent.
Accompagnée par Shun qui passait par là, elle va demander de l’aide à Artémis, sa soeur, sur le mont Olympe. De menus combats et crêpages de chignons entre soeurs plus tard (et l’intervention de personnages aux noms fabuleux tels La Scoumoune, capitaine de la garde d’Artémis -j’en rigole toujours) Athéna apprend que la blessure infligée par l’épée d’Hadès sera fatale à Seiya dans un délai assez court. Elle décide donc de demander à Chronos de la renvoyer dans le temps, mais ce gros farceur lui joue un tour en la balançant 200 ans plus tôt, et la transformant en bébé, à l’aube de la précédente guerre sainte contre les armées des morts.

Les Satellites d'Artémis aussi impressionnantes que dangereuses, et leur déesse par Shingo Araki puis Masami Kurumada

Les Satellites d’Artémis aussi impressionnantes que dangereuses, et leur déesse par Shingo Araki puis Masami Kurumada

On nous présente aussi Tenma, le chevalier de Pégase d’il y a 200 ans et son meilleur ami Alone, ainsi que le chevalier d’argent Suikyo de la Coupe, qui va entrainer l’aïeul de Seiya. Alone, lui part s’amuser avec une jeune fille qui trimballe l’âme d’Hades avec elle. Something wicked this way comes…
Le problème c’est que ça sent déjà un peu le réchauffé et que cette impression va nettement s’aggraver.

Shun et Athéna arrivent donc quelques années après cette scène, l’une au pied de la statue la représentant, l’autre à l’opposé du lieu, à l’entrée des escaliers des 12 maisons où il rencontre Tenma, nouvellement promu chevalier de bronze.
Vous le voyez arriver le truc, ou pas?
Les spectres d’Hadès ont décidé de franchir les 12 maisons, ayant senti que c’était le moment d’attaquer Athéna.
Le fan perd ainsi ses derniers espoirs, et c’est un festival de nullités qui se succèdent gaiement: le chevalier des Poissons est un traitre ainsi que le Grand Pope, ils kidnappent bébé Athéna, alors que Shion du bélier , comme son élève l’a fait dans les vieux mangas, abat les premiers spectres mais en laisse passer un: l’ancien chevalier de la coupe, passé dans le camp de l’ennemi.

Toréador, ton cul n'est pas en or...

Toréador, ton cul n’est pas en or…

Pour rejoindre Athéna, Shun et son nouveau pote Tenma doivent aussi se taper les 12 maisons les séparant de la créature sans défense qu’est devenue la jeune fille (ce qui n’est pas une grande nouveauté quant à son habituelle activité durant les combats de ses sous-fifres)

Pendant ce temps, dans le présent, suivant les traces de son frère, Ikki se bastonne durement avec les Satellites, les jeunes filles de la garde d’Artémis (le même gars qui a combattu des dieux, oui) et se traine péniblement jusqu’au gouffre temporel menant au passé. En somme, tous ces combats traversés auparavant, durant lesquels ces jeunes gens se sont dépassés encore et encore n’ont servi à rien. Leur niveau est redevenu plus ou moins celui qu’ils avaient avant l’arc Hadès. Plus d’armures divines, plus rien.

Et Seiya, alors? Eh bien Seiya est… ben il est seul sur sa chaise. En même temps, il va pas aller loin dans son état, donc Athéna ne s’est pas ennuyée à lui laisser un mot expliquant qu’elle allait faire un brunch 200 ans plus tôt.
Arrive alors Icarus! Un ange libéré par Artémis qui veut la mort de Pégase parce que… euh… je sais plus. Et franchement, on s’en fout. C’est un enchaînement de combats tous plus mal dessinés les uns que les autres, à peu de choses prêt les mêmes vus dans la série originale

 Icarus en plein délire bondage par Kurumada, et le même par Shingo Araki

Icarus en plein délire bondage par Kurumada, et le même par Shingo Araki

Le manque d’imagination et d’envie de se renouveler est tel que Ox , gardien de la maison du taureau, meurt debout tel Aldébaran (à qui il ressemble trait pour trait) lors du siège du sanctuaire au 20eme siècle. On nous réexplique le concept de guerre des 1000 jours (qui ne dure jamais) alors que Shun et Tenma passent une épreuve désoriantante dans la 3eme maison… Il n’y aurait pas un, mais deux chevaliers des Gémeaux, Caïn et Abel.

Je vous passe les détails, ce coup-ci, ce n’est pas de la schizophrénie à proprement parler, les frères ne pouvant physiquement coexister dans le même lieu ensemble, c’est une lutte incessante à propos de qui devrait ou pas être là. Par contre, ce sont les répliques de ceux que l’on connait, physiquement.
Rire jaune. Et la chute est loin d’être terminée.

Au 20eme siècle, Hyoga vient aider Marine qui a eu la bonne idée de jeter un oeil sur Seiya (Au fait, où est passée Seika, la soeur de Pégase, que Marine avait retrouvée, enfin? Bah, on en entendra plus jamais parler, circulez, y a rien à voir) . C’est donc un combat entre Icarus et le Cygne qui met le premier en fuite. Laissant Seiya continuer sa sieste, Hyoga part prévenir Shyriu que, vite, il faut se bouger.
Mais le copain bonze a adopté un gamin, avec sa pieuse Shun Rei, et il n’entend pas repartir en guerre, non monsieur, ces jours de colère et de folle jeunesse sont passés. Part devant, je te rejoint.

Déçu, Hyoga s’en va, mais Shiryu se ravise et plante sa meuf une 30eme fois, lui laissant cette fois un gamin sur les bras. Classe. (« Sois fort et viril » dit-il au galopin en partant… Ah, bonne mère.)

Festival Deathtoll, ses puissantes attaques Shabadabada, et pêche explosive... comme toujours, les chevaliers d'or ont la classe

Festival Deathtoll, ses puissantes attaques Shabadabada, et pêche explosive… comme toujours, les chevaliers d’or ont la classe

Dans le passé, on s’éclate: Ikki/Phénix va remplir des pages à son tour dans la maison des Gémeaux, et Shun s’amuse avec le chevalier du Cancer, un poltron hideux nommé Deathtoll parlant de lui-même au féminin (il se révèlera néanmoins bien plus noble de coeur que l’on aurait cru)… Et le chevalier renégat ayant tourné le dos à Athéna pour grossir les rangs d’Hadès, Suikio, souffre milles morts pour on ne sait trop pourquoi, comme auparavant Saga, Camus et Shura.
Les épreuves attendant les chevaliers à travers les maisons sont pratiquement les mêmes que celles racontées 20 ans avant: illusions, choix déchirants, chevalier montant la garde dans telle maison qui n’est pas la sienne… Si Kurumada pouvait s’attaquer lui-même en justice pour plagiat, il pourrait gagner, à ce niveau. Faites péter vos cosmo-énergies, les gars, on continue!

Le prochain gardien est Kaiser du Lion, double de Aiolia, avec un mono-sourcil. Ah, et Kaiser a un … Un lion. Géant. De compagnie. Goldy le bien nommé, un lion vêtu d’une armure d’or. Qui fait des yeux de Chat Potté (sans blague) pour attendrir son maître et le convaincre que les jeunes chevaliers de bronze apparaissant devant lui sont guidés par la justice.

Ox, jumeau de Aldébaran, Cain -ou Abel- jumeau de Saga et Kaiser, mix monosourcilaire de Aiolia et Rhadamante

Ox, jumeau de Aldébaran, Cain -ou Abel- jumeau de Saga et Kaiser, mix monosourcilaire de Aiolia et Rhadamante

Aussi entêté que son successeur, il laissera tout de même passer les gosses pour s’amuser à éclater un spectre, exactement le même spectre qu’affronta Aiolia du Lion, le massacre se déroulant attaque pour attaque de la même manière.

Je vais pisser et je reviens….On en était où? Ah, oui. Donc, Shiryu et Hyoga arrivent dans cette époque, et le Dragon rencontre une version toute jeune de son sensei, qu’il devra convaincre que « oui, je viens du futur, c’est dur à croire mais regarde mon tatoo, et ton beau tatoo, too, et prends donc ma plus puissante attaque dans la tronche, tu me crois là? » Et oui, finalement, après un combat aussi inutile que stupide, Jeune Dokho acceptera les absurdes explications de celui qui un jour sera son disciple (pfiouuuu!)

Dans le 6eme temple, Suikyo se frite avec « l’homme le plus proche de Dieu », Shak… euh, Shijima de la Vierge. Comprenant qu’une tragédie se prépare, le renégat envoie des pétales de saules marqués de son sang à Shijima. Qui comprend que l’impossible va arriver.

La seule nouveauté (et de taille) se trouve là. Entre les maisons du Scorpion et du Sagittaire se trouvait le temple du Serpentaire, le 13eme chevalier d’Or puni par les dieux pour avoir trop voulu s’en rapprocher. L’heure de son retour est arrivée et avec elle, la destruction du Sanctuaire tout entier (Tremblez, mortels!)

 Pour ne pas choquer les fans, Kurumada montre Ikki venir sauver son incapable de frère

Pour ne pas choquer les fans, Kurumada montre Ikki venir sauver son incapable de frère

Au 20eme siècle cependant , Shina papote avec Marine qui s’est lassée de la conversation fabuleuse avec un Seiya comateux. Un malaise prend Shina! Elle se précipite entre les maison du Scorpion et du Sagittaire , gratte à droite à gauche de ses douces mimines de petit chaton, et hop, voilà-t’y pas des ruines du temple du Serpentaire, oublié depuis la nuit des temps?
Z’avaient pas beaucoup cherché, hmn, les archéologues. Manifestement troublée par cette trouvaille, Shina se prend d’envie de tataner Marine venu lui demander si tout allait bien… Saturday Night Fever.

Dans le passé (quelqu’un en a marre? Honnêtement? Moi j’en ai marre) Shun et Tenma entrent dans la maison de la Vierge à leur tour, se chamaillent avec Shijima et sont sauvés par le fantôme-venu-du-futur de Shaka. On est pas au premier pas dans le pays d’Absurdie, hein.

Alors, on est pas bien, là, décontractés du gland, avec Tenma et Shun, et Goldie le doudou?

Alors, on est pas bien, là, décontractés du gland, avec Tenma et Shun, et Goldie le doudou?

Entre 2006 et aujourd’hui, 10 volumes de Next Dimension sont parus, taggés « La suite légitime de Saint Seiya » au mépris du très bon spin-off Lost Canvas de Shiori Teshirogi. En 10 livres, les dessins ne se sont pas empirés, mais le lecteur nostalgique des grandes heures du Club Dorothée cherchant son bonheur dans ces pages a rapidement compris qu’il n’y avait plus grand chose de l’âme de ce shonen. Depuis 3 volumes (!), le retour cataclysmique du 13eme chevalier d’or est annoncé, mais on ne l’a toujours pas vu.

M...Maitre...Laissez moi vous toucher...Hum, plus tard Shiryu, quand j'aurai 200 ans.

M…Maitre…Laissez moi vous toucher…Hum, plus tard Shiryu, quand j’aurai 200 ans.

Malgré la délirante accumulation de redites et les dessins piteux, les ventes du dernier manga de « maître Kurumada » comme l’appellent ses fans passionnés arrivent à se maintenir convenablement, montrant que l’intérêt pour les personnages est toujours au haut-fixe dans le coeur des gens.
Il est bien dommage que la qualité ne leur soit pas offerte en réponse à cet amour aussi flamboyant qu’une armure d’or…

(Note:je n’ai pas lu le 10eme tome de cette trépidante saga, donc, certains détails grandioses peuvent manquer ici…).

Cardinale des Poissons raconte le scénario de ND à Shijima de la Vierge...

Cardinale des Poissons raconte le scénario de ND à Shijima de la Vierge…

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La BO du jour :

Toujours la même rengaine avec Kurumada !

17 comments

  • Matt  

    Mon dieu ! C’est quoi ce truc ? On dirait une fan fiction amateur quand on regarde les dessins. Un truc gratos qu’on pourrait trouver sur le net ou dans des fanzines…

    Déjà après la saga du sanctuaire, c’était toujours pareil dans l’anime (à chaque fois Shiryu devenait aveugle, Ikki sauvait son frère). ça ne m’a pas empêché de regarder ça plus jeune parce que c’était cool, les musiques sympas, etc. Mais avec un look pareil et des idées aussi réchauffées et bizarres, je ne vois pas ce que les gens qui achètent ça peuvent trouver au manga. Si encore c’était magnifique visuellement…

    Un article amusant dans lequel on sent bien que cette lecture t’a déconcerté^^

  • Présence  

    Houla ! Zéro étoiles !!!

    Effectivement la lecture de ton article donne l’impression d’une suite d’affrontements mécaniques et artificiels. En te lisant j’ai eu l’impression que Masami Kurumada se contente de mettre à la suite différents combats, déconnectés du sens de la mythologie, sans beaucoup de personnalité pour les protagonistes.

    • Matt  

      Et avec un dessin très moche surtout.
      Je peux comprendre les fans qui tombent sous le charme d’un graphisme somptueux malgré une histoire pourrie…mais là…

  • Leo  

    Et puis… A l’époque, Toriyama savait déjà être inventif dans la représentations des affrontements de ses persos, dans Dragonball, alors que Kurumada montrait des combats un poil rébarbatifs, genre duels de pistoleros -même si je ne nie pas ma passion pour la vieille série…
    Là, c’est juste ridicule.
    Ajouter de la couleur ne suffit pas.

    • Bruce lit  

      C’est vrai quand on y pense : les duels des chevaliers ne sont guère impressionnants visuellement. Le duel d’epistolero est bien approprié. Et au fait : sympa le détournement de la dernière image !
      Ce serait une bonne idée de rubrique ça !

  • JP Nguyen  

    Ah ouiii…. comme ça a l’air trop bien !
    Le scan « Piquage de yeux… » est d’une rare illisibilité. Le choix de ne pas montrer le visage du perso rend l’image encore plus confuse…
    Kurumada est quand même un drôle de loustic. On lui doit la création de Saint Seiya mais l’anime est quand même bien mieux que le manga. Et déjà, lors de l’adaptation d’Hadès, Kurumada était venu interférer de manière contre-productive, en faisant virer un réal et un chara-designer…
    Dans « Next Dimension », il invalide la chronologie de « Lost Canvas », une histoire bien mieux fichue que la sienne…
    L’article du jour retranscrit bien la grosse panne d’idées neuves dans cette série, qui ferait presque passer Marvel et DC pour des creusets d’innovation…

  • Bruce lit  

    Cher Leo du Stéphane,
    J’ai lu avec attention ta chronique sur l’A 83 lors de mon retour de vacances. Et je l’ai dévorée littéralement. Même si je n’ai jamais lu aucun spin off de St Seiya et n’en lirai jamais, j’ai tout compris à ce qui s’y passe ou plutôt ce qui ne s’y passe pas. C’est Fun, ironique, bien écrit. Tellement que comme à ton habitude, ça se finit un peu abruptement ! J’aurais adoré lire la fin de la saga (du Gémeaux) via ton prisme. Mais c’eut été trop te faire souffrir !
    Suis je le seul à penser qu’à la fin d’Hadès tout le monde meurt ? Tout s’écroule autour des bronzes. Même Hadès pose la question de comment ils vont revenir sur terre dans ces conditions. C’est donc pour moi la fin idéale de St Seiya et aucun spin off n’y changera rien : ainsi souchève la série Canonique (des gémeaux bis). Si Athena n’est ni fichue de remonter le temps ni de guérir son ami d’une blessure, on se demand vraiment à qui qu’elle sert.
    C’est fou quand on y pense : lorsque la fin de St Seiya chez Poseidon fut diffusée à l’époque, tout le monde s’en tamponnait le coquillard. C’était devenu ringard et sans sans surprise même pour les gamins sans Internet. Un peu comme les Xmen de Adams et Thomas.
    Malheureusement Seiya n’aura jamais son Claremont…

    • Matt  

      Moi j’ai arrêté après Poséidon justement. Je n’ai jamais pu me remettre dans les nouvelles sagas. C’est pas que je n’aime pas, mais c’est comme quand on déterre une franchise de films 20 ans après avec un Ghostbusters 3 (qui est un reboot apparemment), j’en ai rien à foutre, je suis passé à autre chose.
      Je peux revoir avec plaisir la saga du sanctuaire, mais curieusement je n’ai pas envie de me replonger dans de nouvelles aventures. Jamais regardé les nouveaux trucs DBZ non plus.

      • Bruce lit  

        La saga HADES animé est très très chouette ! Tu loupes quelque chose MAtt !

        • Matt  

          Tu vois tu n’arrives même pas à me donner envie^^
          Un jour peut être.
          Faudrait que ce soit gratuit…qu’on me le donne sans que j’ai à aller le chercher…
          Lazy mode ^^

          • Bruce lit  

            Et bien il ne nous reste plus qu’à le passer en revue…

    • Matt  

      C’est du domaine de l’enfance, de la nostalgie, je sais pas…
      Je n’ai pas envie que ça continue, que ça devienne à chier, etc. Du moins je ne suis plus intéressé. Si on me force à regarder le truc, peut être que je pourrais découvrir que c’est pas mal, mais aucune motivation de m’y mettre moi-même.

      • Leo  

        La seule différence, dans ce cas, Matt, c’est que la saga Hadès n’est pas un reboot mais ce qui se passait vraiment après Poséidon pour les Japonais qui lisait le manga à l’époque…
        et pour moi, la première partie, comme le reste bourrée d’incohérences, est géniale. Après, bon… il y a à boire et à manger. Mais c’est la réelle suite et fin.

        Bruce, en effet, pour moi aussi, tout s’écroulait et le groupe « mourrait ». Ou du moins, allait voir ailleurs, se reposer…

        Tu as tort pour l’un des spin-offs, car Lost Canvas est supérieur en presque tout au manga de base et de loin. Le seul problème est qu’il l’est pas considéré « canon »…

  • Jyrille  

    Très bel article Leo, très drôle et inspiré ! Bon je n’ai pas compris grand chose à l’histoire, ne connaissant pas l’originale et les personnages, mais merci de me rappeler le cynisme et le capitalisme, qui fait vendre des horreurs pareilles pendant que certains dessinateurs talentueux n’arrivent pas à se faire publier ou doivent abandonner leur série… Comme tu nous le montre si bien, les dessins de Kurumada sont horribles en face de ceux de Araki. C’est franchement honteux, tout m’a fait mal aux yeux ici !

    • Leo  

      Merci Cyrille… En même temps, pour Araki, c’est le gars qui m’a poussé à dessiner avec John Byrne, donc il n’y a guère que son dernier boulot animé qui me laisse de marbre (et, oh, coup de chance, c’est sur un manga odieux de connerie par Kurumada aussi… Si on doit se moquer un jour d’autre chose par lui, je m’y collerai.)

  • Tornado  

    Pas grand chose à dire, vu que je ne connais rien à cet univers. Je me souviens vaguement de la série diffusée dans le Club Dorothée. Je détestais ! C’était trop tard pur moi qui ne regardais plus de programmes jeunesse à l’époque. Je me souviens d’un anime insupportable, où chaque combat était figé et étiré sur je ne sais combien d’épisodes. Je suis out sur le coup ! :D
    Ceci étant dit, ce manga a l’air très mauvais, y compris au niveau du dessin comme c’est bien précisé dans l’article ! Le scan « qui pique les yeux » est effectivement impressionnant ! :D
    Content de lire un article de Steph, cela-dit, toujours très bon !

    • Leo  

      Ma cosmo-énergie n’a d’égale que ta Force, Mr T. ;)

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