Les dignes héritiers de Starlin

Les gardiens de la Galaxie: Héritage par Dan Abnett, Andy Lanning et Paul Pelletier

1ère publication le 24/11/15- Mise à jour le  30/03/18

Reload !

Reload !©Marvel comics

AUTEUR : PIERRE N

VO: Marvel

VF: Panini

Ce volume Deluxe de Panini propose les 6 premiers épisodes de la série Les Gardiens de la Galaxie. Les scenari sont de Dan Abnett et Andy Lanning tandis que Paul Pelletier dessine. 

Lorsque l’équipe des gardiens de la galaxie est créé à la fin des années 60, elle est essentiellement constituée au départ de second couteaux, guère susceptibles d’atteindre la consécration de l’adaptation hollywoodienne (et pourtant).

Cette première mouture est relativement connue des lecteurs français pour la brève présence de la série dans la revue Titans, vite remplacée par l’adaptation d’une autre franchise SF plus lucrative qui cartonne durant cette seconde moitié des années 70 et tout autant actuellement (Star Wars bien sûr).

L’équipe au grand complet

L’équipe au grand complet©Marvel comics

On en retiendra notamment la participation au scénario du génial Steve Gerber, souvent surnommé le Grant Morrison des années 70 en raison de ses idées barrées.Celui-ci n’est autre le créateur d’Howard the duck, un personnage qui récemment a eu droit à un retour en grâce inespéré, malgré le nanar de George Lucas, en raison de son bref caméo à la fin du long-métrage consacré aux gardiens.

L’équipe d’origine a également accédé à plus de notoriété grâce à son intégration dans la Korvac saga des Vengeurs, qui n’a d’ailleurs pas forcément bien vieilli, Jim Shooter ayant souvent tendance à user des mêmes ficelles narratives dès lors qu’il occupe le poste de scénariste, et notamment en ce qui concerne l’utilisation de personnages omnipotents façon deus ex machina, souvent bien pratiques pour conclure une intrigue (l’event Secret Wars originel et son Beyonder bien souvent encombrant car trop puissant). Suite à cela le groupe apparaît de moins en moins, aboutissant à un long hiatus après la parution de la version pas spécialement mémorable des années 90 signée Jim Valentino (le moins prolifique des Image boys).

La première équipe venue du futur

La première équipe venue du futur©Marvel comics

Le premier arc du relaunch de 2008 (lancé juste après Annihilation: Conquest) donne le ton avec une introduction  placée sous le signe d’un rythme frénétique qui fait la part belle aux scènes spectaculaires. La bonne idée qui se dégage tout de suite de cette relance exemplaire, ce sont les débriefings post-mission qui facilitent les transitions et d’avoir un accès à posteriori sur le point de vue des personnages à propos de cette situation. Cette parenthèse dans le temps permet aux protagonistes de commenter ce qu’ils ont vécu peu avant (ce qui donne lieu à des commentaires acerbes et sarcastiques, et plus largement à des touches d’humour bienvenues).

Ce procédé narratif astucieux permet de structurer l’histoire en terme d’équilibre rythmique (à l’instar du premier Robocop entrecoupé de reportages télé qui amènent une autre optique, un regard sur les médias familier pour nous lecteurs puisque c’est un motif éminemment millerien). D’ailleurs cela ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd, puisque cet élément sera repris plus tard sans vergogne par un Bendis en manque d’inspiration sur ses trop nombreuses séries vengeresses.

Ça va barder !

Ça va barder !©Marvel comics

Tout cela provoque un effet de contraste très réussi (entre ce qui s’est passé et la façon dont cela a été perçu) mettant en valeur le sens de la dérision des scénaristes, et il en faut dans un récit qui implique notamment des concepts originaux et pour le moins insolites, comme le QG Nulle Part situé dans la tête tranchée d’un Céleste abritant un microcosme de diverses peuplades, et dont le chef de la sécurité n’est rien de moins qu’un chien télépathe russe !

Sur la partie graphique, le talentueux Paul Pelletier officie avec un rendu proche du style d’Alan Davis, mais avec tout de même moins de finesse et d’élégance dans le trait et plus de force brute au niveau de l’impact visuel, rappelant également du coup le style de Dale Keown de la grande époque (la période du Panthéon qui reste un des moments les plus mémorables du run de Peter David sur le géant de jade, mais bon je ne suis pas objectif sur le sujet puisque j’ai commencé les comics avec Future Imperfect).

Le débriefing une pause salutaire histoire de souffler un peu entre deux cataclysmes

Le débriefing une pause salutaire histoire de souffler un peu entre deux cataclysmes©Marvel comics

Et puis s’ajoute également à cela des réminiscences de John Byrne (l’influence première de Keown, comme quoi tout se recoupe !) que Pelletier va jusqu’à citer directement, le temps d’un hommage référentiel très bien intégré, par le biais de la swipe d’une planche de la mythique Dark Phoenix saga.

À la base de cette longue saga (Annihilation, Annihilation: Conquest, War of Kings, Realm of Kings, Thanos Imperative) dans lequel s’intègre la série, un noyau dur de personnages fait office de repères pour le lecteur, en particulier Nova/Richard Rider et Peter Quill/Star-Lord. Rider représente au début du premier crossover le jeune candide tandis que Quille fait figure de vétéran aguerri, plus cynique et pragmatique, et leur évolution progressive sera au coeur de l’histoire. Dans la dernière phase, ils sont logiquement mis en avant pour le dernier baroud d’honneur dantesque que constitue le crossover Thanos Imperative.

Drax se prend pour Wolverine

Drax se prend pour Wolverine©Marvel comics

Il est primordial de réussir la caractérisation du leader du groupe, Abnett et Lanning l’ont bien compris, et leur approche du personnage de Star-Lord s’éloigne de ce qu’il pouvait être à ses débuts pour faire de Quill un chef faillible mais déterminé et bien intentionné, qui veut bien faire mais pas toujours de la manière la plus adéquate (la révélation à la fin du premier volume en est une bonne illustration).

Point de table rase en perspective au niveau de la continuité, car les deux scénaristes anglais qui travaillent ensemble depuis pas mal de temps (DnA comme les fans les surnomment ont depuis cessé de collaborer en raison d’une bisbille) procèdent à un travail d’inventaire, puisque l’équipe originelle est réutilisée afin de donner une certaine légitimité à la nouvelle.
Ayant à disposition un large vivier de personnages, ils ont du coup l’opportunité rare de développer ce versant spatial qui a toujours eu tendance à être moins mis en avant que celui de DC, en prenant en compte les apports de Starlin et Kirby (Kang, Magus, ou encore l’église de la vérité dirigé par des fanatiques, une création de Starlin qui est connu pour avoir la dent dure envers la religion dans certaines de ses oeuvres).

Dans l’espace, personne ne vous entend prier

Dans l’espace, personne ne vous entend prier©Marvel comics

La série en elle-même fonctionne sur les bases posées par l’excellente mini-série Annihilation: Conquest – Star-Lord de Keith Giffen, qui réintroduit dans l’univers 616 des personnages laissés sur le carreau depuis plusieurs décennies :
-Star-Lord qui a eu droit a une brève heure de gloire grâce au trio Claremont/Byrne/Austin
-Rocket Raccoon le raton laveur adepte des armes lourdes comme Cable (n’étant toutefois pas un cliché ambulant des travers des comics mainstream des années 90 comme peut l’être le fils Summers) et dont on doit la création à Bill Mantlo le scénariste de Rom Spaceknight
-Groot un rescapé de ces comics de monstres typiques des tendances des années 50
-Phyla-Vell la nouvelle Quasar, une des dernières représentantes de la lignée des Mar-Vell (vu que son frangin Genis a apparemment fini en apéricubes)
-Et bien sûr Adam Warlock, Drax et Gamora, les créations fétiches de Starlin au même titre que le titan fou
Cette équipe a tendance à être instable et conflictuelle car construite dans l’urgence, au point que l’on se demande s’ils vont s’écharper tel Cyclope et Thunderbird au début des X-Men de Wein et Claremont.

La dynamique de groupe est ainsi construite au coeur de l’action, la menace commune semblant être le seul motif valable d’unité. Ceux-ci sont souvent dépassés par les événements car impliqués dans des conflits galactiques de grande ampleur faisant passer World War Hulk pour une querelle de cour de récré en comparaison.
C’est justement cet axe global moins centré sur la terre qui permet aux personnages d’avoir une toute autre perspective:  par exemple le Nova terrien Richard Rider trouve  au moment de son retour sur terre que la situation des héros au sortir de Civil War est aberrante, surtout quand elle est comparée à l’échelle de ce qui se passe au fin fond de l’univers.

Chez les gardiens, le recrutement se fait autour d’un verre (dans le Starlin bat tiens tiens)

Chez les gardiens, le recrutement se fait autour d’un verre (dans le Starlin bar tiens tiens)©Marvel comics

Tout au long de cette saga, la surenchère de puissance au niveau des antagonistes est devenue de plus en plus forte (à la manière de Dragon Ball chaque ennemi est plus fort que le précédent) au point que le fil rouge de l’histoire est que ces conflits à répétition qui ébranlent les fondations de l’univers risquent de provoquer à terme une brèche dans l’espace faisant office de portail vers une autre dimension belliqueuse. Les deux scénaristes ont fait ainsi preuve d’une collaboration prolifique que j’aurais tendance à considérer comme les auteurs des seuls crossovers Marvel potables de ces quinze dernières années (Schism et Original Sin de Aaron font figure d’exception).

À propos de ce genre d’histoires, le second arc de la série fonctionne justement en tant que tie-in à Secret Invasion, bien représentatif de la médiocrité des crossovers de l’époque (et même actuellement étant donné que Axis n’a pas relevé le niveau) mais qui a débouché sur quelques bonnes histoires annexes qui fonctionnent sur un axe moins global plus nuancé à base de paranoïa généralisée.
Cet arc s’intègre dans ce cas de figure car il profite de l’aspect huis clos pour aboutir à pas mal de tensions, surtout à partir du moment où tous sont soupçonnés d’être des skrulls, qui sont au passage représentés comme n’étant pas tous mauvais par nature, les extrémistes étant ceux qui attaquent la terre.

Gare aux imitations

Le vaisseau d’Albator ? ©Marvel comics

Cette période s’est achevée plus tôt que prévu, car faute d’équipe créative pas assez bankable, les ventes ayant tendance en plus à baisser dangereusement dès lors qu’il n’y a plus d’events pour soutenir les séries régulières (après tout ce genre n’a pas toujours été un hit commercial, comme le démontre l’adage bien connu du cosmic don’t sell/le cosmique ne vend pas).

Mais tout cela c’était avant que Bendis ne s’accapare ce coin de l’univers Marvel et vienne y foutre le boxon, rendant pénible ce qui était au départ appréciable. Sa version de Star-Lord est par exemple bien différente de la précédente, devenant plus désinvolte, plus proche de la version ciné que des modèles sur lesquels il lorgne comme Han Solo ou Malcolm Reynolds de la série Firefly.
L’omniprésent scénariste réussi même l’exploit de rendre la série principale bien fade et mollassonne, au moment même où l’impulsion provoquée par le succès du film pousse les éditeurs à multiplier les spin-offs dans une logique bien mercantile, histoire de presser le citron jusqu’au bout, au point que la plupart des membres ont droit à leurs propres séries.

Cette gestion piteuse est aux antipodes du run de DnA qui reste une période phare, constituant un récit trépidant, riche en rebondissements, rythmé, avec des enjeux forts, multipliant les sub-plots et les cliffhangers autour de diverses factions dont les rapports de force en perpétuelle évolution provoquent des changements majeurs dans l’échiquier géo-politique de cette partie de l’univers Marvel, établissant ainsi une cosmogonie cohérente et structuré, dont le souffle épique n’a rien à envier à celui des meilleurs blockbusters de ces vingt dernières années.

Gare aux imitations !

Gare aux imitations !©Marvel comics

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En 2014, les spectateurs étonnés découvrent des superhéros Marvel semblant sortir de nulle part : les Gardiens de la Galaxie. Cette incarnation signée Dan Abnett & Andy Lanning vous est présentée par Pierre N, dans toute son inventivité.

31 comments

  • JP Nguyen  

    Et bien, il semblerait que ce blog compte un fan de Bendis de plus !

    Ton analyse du style de Pelletier est très pertinente : Davis, Keown, Byrne; il y a effectivement toutes ces influences dans son trait.
    J’avais lu un ou deux épisodes de ce run mais n’avais pas trop accroché. Je m’étais dit « éventuellement, à reprendre plus tard » et je n’y suis jamais retourné.
    DnA ont effectivement eu le mérite de revamper toute la partie cosmique de Marvel et en cela on peut les considérer comme les successeurs de Jim Starlin. Cependant, leur sensibilité est différente et me semble davantage tournée vers le space opera alors que Starlin écrivait plutôt des tragédies cosmiques (parfois aussi tragi-comiques).
    En affreux curieux avide de révélations et scandales, qui pourrait me dire l’origine de la brouille entre Abnett et Lanning (qui me semblaient devoir toujours aller de pair, tels David et Jonathan ou Stone et Charden… appréciez au passage les références…) ?

  • Jyrille  

    Ca a l’air sympa et encore une fois j’apprends plein de trucs, mais je ne pense pas être le bon client pour ce genre de lecture. Trop de poses et de bastons, même si j’avoue apprécier l’univers space-opera… En tout cas merci Pierre !

  • Bruce lit  

    Bon. Je passe pour cause d’allergie spatiales mais au moins je me coucherai plus au fait ce soir des Gardiens de la galaxie (dont j’avais peu apprécié le film en passant…oui….je sais…je suis irrécupérable). Tu as bien décrit la dynamique d’écriture de Abnett dont je n’ai lu je crois que sa mini série assez médiocre sur Iceberg. Un truc tellement mauvais que j’ai décliné la proposition de Xavier Lancel d’écrire dessus pour Scarce, tellement je n’ai rien à en dire. Car, oui ! le prochain Scarce passera au crible cet auteur.

    Je suis soufflé en tout cas de voir un p’tit gars de ta génération Pierre maîtriser la culture comics. Et en remontrer aussi en culture rock avec Montrose que je ne connaissais pas. C’est sympathique ce mélange Pink Floyd, Deep Purple et Black Sabbath. Bravo en tout cas, tu as passé le cap du toujours difficile second article.

  • Tornado  

    Aïe. Et bien moi ça ne m’a pas beaucoup plu. Et j’ai arrêté le tome 2 aux trois quarts de l’histoire en parallèle avec « War of Kings ». Je pense que j’aurais mis entre 2 et 3 étoiles pour le coup !

    Bien que je comprends ce qui a plus à Pierre et aux fans de la série, je déplore ce genre de saga baroque qui nécessite un diplôme de doctorat en continuité Marvel dans ses recoins les plus obscurs. C’est tellement bourré de multiples personnages et de situations référentielles égo-centrées sur la continuité des héros spatiaux que c’en est hermétique au possible. Qui plus est, c’est à partir de là que les sagas cosmiques commencent à crossoveriser autant que les séries « terriennes ». Nous sommes donc priés, afin de suivre la série, de lire 30 autres comics mensuels…

    Lorsque j’ai écrit le commentaire Amazone sur le tome 2, je faisais remarquer que l’éditeur avait pris au piège ses lecteurs : En commençant avec une saga accessible et autonome comme « Annihilation », il avait lentement évolué vers une connexion de moult séries estampillées « spatiales », obligeant le lecteur à tout lire (et tout acheter), à réviser ses classiques et ainsi, à se noyer dans une connexion aussi vaste et indigeste que les séries Marvel habituelles !

    Du point de vue de la forme, je n’ai pas non plus accroché au style DnA. Le gimmick des interviews m’est apparu bien mince, n’apportant rien en termes de toile de fond, avec un humour que j’ai trouvé personnellement assez bof.
    Au final, je trouve l’ensemble assez creux, du comics mainstream de base qui reste en surface, avec de l’action et de la connexion. Mais rien d’autre.

    Mon avis, en définitive, se résumait un peu à cela (pour ceux que cela intéresse d’avoir un avis différent) : « A l’arrivée, les aventures de ces héros cosmiques sont extrêmement denses et complexes, et le lecteur est bringuebalé entre diverses séquences et scènes d’actions aux quatre coins de la galaxie, dans diverses zones plus ou moins parallèles du présent, du passé ou du futur, où se téléportent et s’entretuent une foultitude de puissants surhommes et autant d’extraterrestres en tout genre. En réalité, personne ne tue personne, et si d’aventure un personnage devait mourir, n’ayez point peur, car il est rapidement ressuscité dans les épisodes suivants, dans un gigantesque brouhaha de combats factices et de digressions science-fictionnelles incompréhensibles à base « d’énergie kinétique », de « méta-organisme optimisé » ou de « bioforme entomologique »…
    L’ensemble peut ainsi se révéler indigeste, particulièrement décousu et dispersé, les personnages (dont la personnalité est aussi épaisse qu’une feuille de papier) opérant souvent séparément et conjointement à plusieurs endroits éloignés de la galaxie. »

  • Bruce lit  

    Non Leo. Peter David est encore très absent de ce lieu. Que ce soit pour Hulk ou X-Factor. Personnellement, j’ai presque rien lu de lui à part Rahne de Terra.

  • PierreN  

    Pour la bisbille en question, ce n’est pas très clair.
    D’après Abnett (qui bosse à nouveau sur une série des gardiens) c’est lui qui faisait le gros du travail par rapport à son ancien compère.

  • Présence  

    Cela m’a fait très plaisir de me replonger dans le détail des ces aventures. En grand lecteur et admirateur de Jim Starlin, j’avais été déçu de la prestation de DnA dans un premier temps. Ils ont pioché dans les personnages cosmiques (après la relance d’Annihilation par Keith Giffen), sans en retrouver l’essence.Adam Warlock n’était guère plus qu’une coquille vide, un artifice narratif, tout en surface, sans profondeur.

    Mais après quelques épisodes, ils ont su trouver leur propre voix. J’avais bien aimé leur Peter Quill, et c’est eux qui ont ramené Groot. Du coup, Tornado a raison de souligner qu’une bonne connaissance préalable de l’historique de l’univers Marvel ajoute un degré de plaisir à cet lecture (et peut-être un degré de compréhension). Comme JP Nguyen (je sais, je ne fais rien qu’à copier), je trouve que leurs récits s’inscrivent plus dans le registre opéra de l’espace. Dans ce genre, j’avais trouvé leur final Thanos Imperative très réussi. Par contre ils ont été victime de leur succès en devant rallonger la sauce pour War of Kings et Realm of Kings. Un peu lassé, je n’avais pas été jusqu’à lire les 2 miniséries des Annihilators (groupe que Starlin avait fait apparaître par la suite dans « Thanos: the infinity revelation »).

  • Bastien  

    Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant.
    Personnellement j’ai bien plus aimé ce tome que les events Annihilations dont il est issu. Ce premier tome m’a beaucoup plus. Je n’ai pour l’instant pas lu la suite, mais ton article me donne envie de m’y pencher.
    Personnellement j’ai beaucoup aimé les dessins de Pelletier, j’ai trouvé tous les personnages intéressants et leurs interactions sont plutôt bonnes.
    Merci en tout cas pour cet article bien écrit, bien détaillé sans dévoiler le coeur de l’histoire et surtout bien référencé.
    Bonne journée

  • Le moustachue  

    Encore une fois je m’excuse du retards :’) Ayant décidé d’essayer les comics en grande partie grâce au film des gardiens mon avis sera tout sauf objectif !
    Ce comics est l’un des meilleurs que j’ai pus lire pour l’instant (j’en suis a une vingtaine de tome reliée et autant format kiosque) connaissant abnett pour ses incroyable roman (zone de guerre et tous les warhammer 40k) que je vous conseille , jétait heureux de le revoir ici ! Pour en revenir a nos mouton spaciaux le scénario est complexe sans être indigeste comme peut l’être Hickman sur le second tome de la série avengers (très lent … Trop lent ! A lire reposé) les débriefing rajoute un humour qui fonctionne terriblement bien tout en permettant de detramatise la trame principal . maintenant passons au dessins ayant peut de connaissance BD ça ma d’abord fait penser a requiem (olivier Ledroit au crayon ) mais en y regardant mieux la seul connexion était se trop plein de couleurs qui pourrait paraitre indigeste mais qui au final est très appréciable , la qualité du dessin et assez adulte a contrario du rush de bendis (que j’apprécie mais a qui il manque un file conducteur alors que j’en suis au 14eme chapitre ) pour finir le seul défaut est comme le dit tornade se trop plein de crossover je viens d’arriver dans l’univers Marvel et le cosmiques m’intéresse mais il est presque impossible de lire tous le post Marvel noW (tome trouvable que en VO ou a des prix astronomique ) donc je dirais que l’ouvrage est parfait sauf pour mon porte monnaie …..
    Je tiens a m’excuser pour ce roman sur une aussi vieille publication ! (J’espère que vous serez clément sur mon superbe orthographe ! )

    • Bruce lit  

      @Moustachue: concernant le contenu de cet album, je laisserai Pierre N, l’auteur de l’article te répondre.
      T’excuser pour lire les anciens articles est parfaitement inutile puisqu’ils sont là pour ça et pensés pour être lus et relus. C’est à moi donc de te remercier. Et t’encourager à rattraper les 750 articles de retard depuis le début du blog !

  • Matt  

    Pour ma part, je suis on ne peut plus d’accord avec Pierre N. Qu’il y ait des défauts, je ne le nie pas. Mais tout le run de DnA m’a transporté dans un univers passionnant peuplé de personnages que je connaissais peu, oubliés, et auxquels les auteurs ont redonné vie. Là pour le coup, mainstream ou pas, j’ai adoré. C’est surement subjectif, mais tout cet univers cosmique m’a plu avec ce mélange Star Wars/Star Trek/mythologie
    C’est un domaine dans lequel les morts et résurrections ne me gênent pas puisque plein de personnages sont quasiment des Dieux. Il y a cette dimension mythologique qui m’a accroché jusqu’à Thanos Imperative.
    Ce sont les seuls comics cosmiques que j’ai (avec le gant de l’infini), je n’ai jamais couru après les épopées cosmiques des X-men. Mais là c’était génial, voilà.^^

    Du coup je vais même me racheter ce fameux deluxe récemment sorti et virer mes kiosques vu qu’ils contiennent aussi la série Nova à laquelle j’accroche moins, et qui vient compliquer la lecture en étant insérée au milieu des autres alors qu’elle est assez indépendante dès la fin de War of Kings.

  • Léo Vargas  

    Hello,

    Merci pour ton article très pertinent et fouillé.
    Je connais peu cette mouture des Gardiens de la Galaxie.
    Avant les films, quand on me parlais de cette équipe, je pensais tout de suite à la première version.
    Comme je cherchais une histoire par où commencer, tes indications tombent à point !!!

    • PierreN  

      Bonne nouvelle le run de Bendis est terminé (reste à savoir quelle autre équipe il va saccager maintenant, en espérant que ce ne soit pas les FF), les lecteurs qui en ont marre de lui en tant que scénariste vont peut-être pouvoir relire du bon GoG avec le début du run de Duggan, et le Rocket Raccoon d’Al Ewing.

      • Matt  

        Pfiou j’ai eu peur que tu annonces que Starlin était mort.
        Dernièrement tu as souvent fait remonter des sujets pour cette raison^^

        J’ai complètement zappé les gardiens de Bendis. Je me suis arrêté après Thanos Imperative de DnA. C’était une sacrée saga de fou depuis Annihilation que j’ai vraiment appréciée.

        • PierreN  

          Je te rassure Starlin a l’air d’aller bien (il produit encore des histoire cosmiques sur Adam Warlock en compagnie d’Alan Davis), malgré l’incident de l’explosion de sa machine à soda.
          https://www.facebook.com/jim.starlin.94/posts/1472987272716306

          « J’ai complètement zappé les gardiens de Bendis. »

          Et tu as bien fait (je crois que je ne suis même pas allé au bout du premier arc, faut dire aussi que le sommaire pas très engageant du magazine « Iron Man » de Panini n’incitait pas à persévérer).

  • Matt  

    J’ai feuilleté hier l’anthologie Panini des gardiens de la galaxie et c’est triste.
    Si au niveau des épisodes old school, ils sont relativement bien représentés, pour les modernes on a droit à UN SEUL numéro de DnA et pas moins de 6 de Bendis. Snif…

    Sinon, à propos de Starlin, ça donne quoi son « Warlock & the infinity watch » ? Je me suis procuré son « Warlock » publié chez Hachette, mais dans leur collection rouge ils ont aussi un tome Warlock qui publie les 6 premiers épisodes de cette série.

    • Présence  

      Warlock & the infinity watch – C’est un peu compliqué parce que c’est une série qui a été créée pour servir d’épilogue à Infinity Gauntlet, et qui a très vite servi d’annexe aux 2 crossovers Infinity War, puis Infinity Crusade. Ensuite, Starlin a dilué son intrigue et est parti avant de pouvoir la finir. Du coup, les 2 recueils VO d’Infinity War et Infinity Crusade sont très bien faits car ils replacent les épisodes de Warlock & Infinity Watch (et ceux de Warlock Chronicles, un trimestriel) au bon endroit entre les épisodes des crossovers. Par contre lire Infinity Watch indépendamment du reste doit constituer une expérience frustrante.

      • Matt  

        Ah ok merci.
        Même les 6 premier épisodes, ce serait frustrant ? Ils ne constituent pas une suite à infinity gauntlet ? (que j’ai, donc ça ne poserait pas de souci)
        D’ailleurs oui je me souviens qu’en lisant Infinity war, je n’avais pas trop compris pourquoi Warlock n’avait plus le gant de l’infini. J’imagine qui distribue les pierres au début d’Infinity watch ?

        D’ailleurs tu en penses quoi de Infinity war et infinity Crusade ? C’est quand même en dessous de Infinity Gauntlet, non ? J’avais été plutôt déçu par Infinity war. Crusade j’avoue que ça fait un bail, je ne sais plus trop. Mais si je m’en souviens peu, c’est que ça ne m’a pas marqué. Contrairement au premier de la trilogie qui m’avait foutu une claque.

        • Présence  

          Comme toi, j’avais trouvé Infinity War et Infinity Crusade inférieurs à Infinity Gauntlet, mais j’avais pris plaisir à les relire. Commentaires sur amazon pour les 2 recueils VO.

          Je viens d’aller y jeter un coup d’œil : effectivement le crossover avec Infinity War concerne les épisode 7 à 10. Effectivement Warlock confie 5 gemmes à 5 autres personnes, et conserve celle de l’âme pour lui.

          • Yuandazhu kun  

            Une petite question pour l’encyclopédie Présence…Tu as lu le Captain Marvel de Peter David ? Je viens d’acquérir le tome 2 en monster édition de 2007 de Panini qui comprend les 4 épisodes de Drax que je cherchais prélude à Annihilation…

          • Présence  

            Non, je n’ai pas lu le Captain Marvel de Peter David, parce que ça correspond à la période où j’avais arrêté de lire des comics. Je présume que Marvel finira par les éditer dans la gamme Epic Collection et que je ne pourrai pas résister à la curiosité de les lire.

  • Yuandazhu kun  

    Merci Présence pour ta réponse…Eh bien une fois n’est pas coutume je lirai la fin d’une série avant d’avoir lu le début ! C’est toujours sympa de tomber sur des séries par hasard et étant un gros fan du captain marvel version Starlin, je lirai cette histoire de fils du Captain Marvel avec curiosité. J’aime beaucoup le dessin de Breitweiser sur Drax earthfall que je ne connaissais pas…Présence tu ne connaitrais pas une autre saga spatiale bien sympa ?

      • Yuandazhu kun  

        Oui les articles réédités je les connaissais mais je ne suis pas fan des gardiens de la galaxie et le traitement du perso de Thanos de ces dernières années me déçoit. Etant un vieux fan de Starlin, je cherche en ce moment des trucs que je connais pas, qui m’aurait échappé lors de leur sortie, des trucs avec des intrigues un tant soit peu complexes…mais c’est chaud car malheureusement je commence à connaitre pas mal de choses. Il m’arrive d’être une vraie fouine ! Parfois je rêve de redécouvrir pour la 1ere fois des oeuvres qui m’ont enthousiasmé…Plus t’as de connaissances plus tu deviens casse-couilles dans tes choix de lecture (en tout cas pour moi !). Y a que ce bon vieux Présence qui peut tout lire en tirant souvent le meilleur de ces lectures…Sacré Présence va !

        • PierreN  

          Pour la période des années 80, avant le come-back de Starlin, Stern avait fait des choses intéressantes dans Avengers concernant l’héritage du défunt Thanos (Nébula & co).
          En cosmique, il y a aussi Operation Galactic Storm, mais ce crossover ne semble pas remporter autant les suffrages que son illustre prédécesseur (la guerre Kree-Skrull).
          Il faudrait demander à Bruce ce que peut bien valoir la saga des X-Men dans l’espace par Brubaker (après m’être infligé Deadly Genesis, j’ai été vacciné de l’envie de lire ça, alors que pourtant j’aime bien War of Kings).

  • Yuandazhu kun  

    Bruce ? le boss ?? Celui qui aime pas ce qui se passe dans l’espace ? (oui j’extrapole…)…Concernant Operation galactic storm c’est marrant car c’est tout à fait à cette époque que j’avais laché les comics…il me semblait que tout n’avait pas été traduit (oui car en bonne feignasse je lis que de la VF) est-ce que je me trompe ? War of kings alors là je suis très mitigé car jamais lu mais l’envie n’a jamais été là non plus…L’heritage de Thanos…ça me parle faudra que je vérifie si j’ai pas déjà lu (quelle mémoire de mer….) En tout cas merci pour ces infos !

  • Yuandazhu kun  

    Merci Présence t’es royal ! dans le classement y a quand même les 2 premières places occupées par des oeuvres de Starlin…(une obsession ? Non juste le gros lourdeau fan de Starlin…)…Un peu surpris d’y trouver certains titres genre planète Hulk (qui est sympa mais tout de même bourrin) et par l’absence d’autres (cube cosmique ou es-tu ?)…

    • Présence  

      Je relance d’une série qui m’a beaucoup plu : les 2 saisons des Ultimates, écrites par Al Ewing.

      • Fred Le mallrat  

        Yep : pas mal du tout Ultimates 2 qui remet pas mal de nouveautés ou en tout cas de changement dans le cosmique.
        Plus interessant en tout cas que les autres séries cosmqieus du moment.

        De toute facon, il y a ce souci de devoir tout rattacher à la terre ou à un terrien pour le gros du lectorat… qui implique les « performances » de sertes comem Thor, GoG ou Doc Strange…
        Perso, j adore justement ses séries quand il n y a pas d alter ego humain, de retour trop souvent sur terre etc etc.. On lit pas Daredevil ou Spider-Man quand on lit Thor ou Guardins, quoi.

  • Fred Le mallrat  

    GoG de DNA!! Quand Bendis ne faisait pas du avengers , on avait quand même des séries qui duplicait les avengers (equipe dysfonctionelle soit sur le terrain soit en interne, triangle amoureux, conflits) avec GoG ou Agent Of Atlas..

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